Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur les propos de Marine Tondelier sur les anciens présidents de la Ve République.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01On va commencer par une séquence absolument folle, de Marine Tondelier qui circule sur les réseaux sociaux.
00:08Je ne crois pas avoir vu cela dans la bouche d'un homme politique depuis que je m'intéresse à
00:14la politique.
00:15C'est effrayant, effrayant.
00:17Les gens, Madame Tondelier veut être présidente de la République, pour résumer, elle ne connaît rien, n'a rien sur
00:22les présidents de la République.
00:23C'est quand même ennuyeux.
00:24Elle n'était pas née.
00:25Elle n'était pas née, voilà, c'est l'argument.
00:26Et ce qui est formidable, c'est que souvent, Jordan Bardella est attaqué sur sa culture.
00:32Si Jordan Bardella avait répondu, comme Madame Tondelier a répondu à Darius Rochemin, de notre confrère d'LCI,
00:38et je remercie d'ailleurs LCI parce que c'est une séquence d'LCI,
00:42tu ne sais pas si tu dois rire ou si tu dois pleurer à ce niveau d'inculture.
00:47Marine Tondelier est interrogée sur les présidents de la Ve République.
00:51Les règnes, puisque la Ve République, c'est un peu comme les consuls romains,
00:54on peut compter par année de consul.
00:56Surtout avec Jupiter.
00:58Un mot sur chacun, un mot.
01:00Il y en a, je n'ai pas trop vécu les choses.
01:02Non, mais enfin, vous avez des souvenirs.
01:05On a fait l'exercice avec Marine Le Pen, avec un certain nombre d'autres.
01:08Oui, mais elle les a connus.
01:09Ah ben, pas De Gaulle, par exemple.
01:11Moi, j'ai connu à partir de Chirac.
01:12Allez, De Gaulle.
01:14De Gaulle, un infini respect.
01:16Puisqu'on est libre grâce à lui et grâce à d'autres qui ont travaillé avec lui.
01:19Et donc, pour moi, c'est une figure, ça fait quand même longtemps qu'on n'en a pas eu
01:22des comme lui.
01:23Pompidou ?
01:24Je n'ai pas de souvenirs.
01:26Je ne vais pas vous dire, je n'ai pas connu, je n'ai pas de truc marquant à dire
01:29sur Pompidou
01:30en tant que citoyenne, qu'électrice.
01:32La croissance, le développement, l'industrie.
01:34Vous, ça vous a marqué, apparemment.
01:37Giscard ?
01:40Mais moi, Giscard, il me fait penser à Macron.
01:42J'ai l'impression que Macron, quand il a gagné, il y a des gens qui disaient les jeunes et
01:45tout ça,
01:46mais qui menaient la politique de Giscard.
01:47Il y a pas mal de parallèles.
01:50Mitterrand ?
01:52Alors, Mitterrand, moi, je n'ai pas de souvenirs de Mitterrand au pouvoir,
01:56mais par contre, j'ai bien constaté que sur plusieurs générations de gauche,
02:01c'était leur moment, quoi.
02:03Le 81, plusieurs réformes.
02:04Et je pense que s'il devait retenir une chose de son mandat,
02:07c'est l'abolition de la peine de mort.
02:08Vous allez donner un coup de vue à beaucoup de ceux qui nous écoutent.
02:11On a l'impression que le temps commence là, ça remonte vraiment très bien.
02:15C'est en noir et blanc, déjà.
02:16Chirac ?
02:19Alors, Chirac, ça a été un président dont je me rappelle,
02:21mais je me rappelle forcément des choses qui ne sont pas très politiques.
02:24Moi, ce qui m'a marqué, c'est manger des pommes, déjà,
02:25parce que j'ai dû coller toutes les affiches.
02:27De votre grand-père ?
02:28Mais donc, on va dire manger des pommes sans pesticides.
02:31Sarkozy ?
02:32Oh, quelle angoisse, c'était long.
02:34C'est là où j'ai commencé à...
02:36Je crois que c'est là où j'ai commencé à devenir de gauche.
02:38Parce que je voyais de l'agitation.
02:42Sur le fond, sur la forme, vraiment, je me sentais à l'opposé.
02:45François Hollande, je crois que vous l'avez suffisamment assassiné.
02:47Pas besoin de dire autre chose.
02:49Et Emmanuel Macron, à la fin, il règne.
02:51Il a réussi deux mandats consécutifs, peut-être sans...
02:54Il a réussi, il a réussi quoi ?
02:55Il a réélu, peu plus souverain.
02:57Ah oui.
02:57Mais vous voyez, un président qui a été réélu
03:00et qui ne peut pas se représenter,
03:01ce qui n'est pas arrivé souvent,
03:02il aurait pu en faire quelque chose.
03:04Par exemple, il aurait pu dire
03:05je vais prendre des mesures
03:06que personne qui veut se représenter aurait pu prendre.
03:09Par exemple, sur la démocratie,
03:10il aurait pu changer la constitution,
03:11il aurait pu légisferer contre le mensonge en politique,
03:13une mesure qui me tient beaucoup à cœur.
03:15Et lui, il aurait pu le faire en disant
03:15écoutez, ce n'est pas pour moi, je ne me représente pas,
03:17mais moi, je veux sauver la démocratie.
03:18Même ça, il n'a pas été capable.
03:20Plus les injustices sociales qui ont augmenté dans son mandat
03:22et l'inaction climatique,
03:24je n'ai quand même pas beaucoup de trucs positifs à dire.
03:26Donc, je n'ai pas de souvenirs,
03:31que dire ?
03:33Non, mais globalement, même quand elle était née,
03:36ce n'est pas des commentaires
03:39ni très politiques ni très profonds.
03:41Enfin, on dirait une électrice lambda
03:44qui commente ce dont elle se souvient dans sa vie à elle.
03:49Je veux dire, vous enlevez l'image,
03:51jamais vous imaginez que c'est quelqu'un
03:52qui aspire à gouverner la France.
03:55Moi, c'est surtout ça, c'est la désinvolture
03:57dans le ton, l'histoire de son propre pays,
04:00l'histoire politique récente quand même
04:01dans laquelle elle souhaite s'inscrire.
04:03Mais le truc qui me fait le plus rire
04:05quand même dans la bouche de ce genre de personnes
04:08avec l'étiquette politique qu'elle a,
04:09c'est leur infinie admiration pour De Gaulle.
04:11Mais De Gaulle serait là,
04:12mais en trois minutes,
04:13ils auraient tous envie de vomir,
04:15de hurler,
04:15ils seraient insultés du matin au soir.
04:17Ils ne connaissent pas qui il est,
04:18ce n'est pas possible.
04:19Alors oui, il y a le De Gaulle de 40
04:21qui part à Londres,
04:21ça, ils ont compris,
04:22c'est déjà ça, vous allez me dire.
04:24Mais pour le reste, franchement,
04:25ils le détesteraient.
04:27Mais ils combattent toute la journée
04:29tout ce qu'il était.
04:30Et ceux qui, d'ailleurs,
04:31l'a aussi mené à Londres.
04:33On oublie parfois.
04:34Mais bien sûr,
04:35c'est pour ça que c'est...
04:37Il n'y a plus de repères, quoi.
04:39Tu es à un niveau de non-connaissance,
04:42on va dire.
04:43Ah oui, là, c'est...
04:44Et puisque vous citez
04:45le général De Gaulle,
04:47il faut rappeler que De Gaulle
04:48disait que la culture générale
04:49était la meilleure école du commandement.
04:51Là, on voit une personne
04:52qui a la bêtise satisfaite
04:54et qui n'a absolument aucune...
04:55Alors la bêtise, je ne sais pas.
04:57La non-connaissance.
04:58La bêtise, je ne sais pas,
04:59mais la non-connaissance.
05:01L'inculture.
05:01L'inculture crasse.
05:03Oui, l'inculture crasse.
05:03Et qui n'a aucune excuse sociale.
05:05Parce qu'il faut quand même rappeler
05:05que Marine Tondelier
05:06est fille de médecin,
05:07qu'elle a fait une classe
05:09prépa littéraire,
05:09qu'elle a ensuite été
05:10diplômée de sciences polives.
05:11Mais c'est ça qui est fou.
05:12Ça en dit quand même long
05:12sur l'effondrement
05:13du surplomb historique,
05:15du surplomb culturel
05:15chez les élites françaises.
05:16C'est ça qui est très intéressant
05:20de ce que vous dites.
05:20C'est que cette jeune femme
05:21a fait prépa littéraire
05:22et sciences poliles.
05:24Elle est incapable
05:25de mettre en perspective
05:27De Gaulle, Pompidou,
05:30Giscard, Mitterrand, Chirac.
05:32C'est incroyable quand même.
05:33C'est ça qui est sidérant.
05:35L'analyse politique
05:35qu'on peut en faire,
05:36c'est qu'à gauche,
05:37ils ne s'inscrivent plus vraiment
05:38dans une forme d'héritage.
05:39C'est un concept même
05:40qu'ils rejettent.
05:41Ils parlent du cataclysme
05:43qui vient en ce qui concerne
05:44Marine Tondelier,
05:44mais ils ne parlent jamais.
05:45Bon, écoutez.
05:47Moi, je voulais vous montrer ça.
05:49Ils sont ahistoriques.
05:50Il y a quelques pages
05:51de l'histoire
05:52auxquelles il se réfère régulièrement.
05:53Elle n'était pas née non plus.
05:54Je lui signale au passage.
05:55Ce qui est extraordinaire
05:56quand même,
05:57c'est que quand on lui parle
05:59de Giscard, quand même,
06:00elle se dit féministe,
06:01elle se dit progressiste.
06:03Giscard, quand même,
06:04il supprime l'adultère.
06:06Il supprime le délit d'adultère.
06:07Oui, il supprime le délit
06:08plus que l'adultère.
06:09Merci.
06:11Tandis, vous ne voulez pas
06:11le supprimer quand même.
06:13J'ai vu une femme
06:15comparait être en correctionnel
06:16pour délit d'adultère.
06:17J'ai vu, je rentre
06:18dans une salle d'audience
06:19un jour par hasard,
06:20il y avait une pauvre femme
06:21qui répondait
06:22du délit d'adultère.
06:23C'était en 1972,
06:25je crois qu'il a supprimé
06:25en 1973.
06:26Il a donné à la femme
06:27le droit de faire des chèques.
06:29Elle ne l'avait pas.
06:30Enfin, je veux dire que...
06:32Dans les chèques,
06:32c'est 65.
06:33C'est 65.
06:34Non, mais je regarde.
06:35C'est les droits de...
06:36C'est les régimes matrimoniaux,
06:36pardon, les régimes matrimoniaux.
06:38Il a quand même libéré la femme.
06:39Oui, oui, oui.
06:41Et ça, elle ne le sait même pas.
06:42Mais c'est la vie.
06:43Qu'est-ce que vous voulez
06:44que je vous dise ?
06:44Le vide, le vide.
06:45C'est le vide.
06:48C'est le vide.
06:48Ça commode quand même
06:49à tomber très bon.
06:50C'est le vide.
Commentaires

Recommandations