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  • il y a 7 semaines
Regardez l'échange entre Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Jizô AI, auteur de "La cybersécurité", et Flora Granchette, journaliste au service économie de RTL.
Regardez C'est notre époque avec Céline Landreau du 08 septembre 2026.

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Transcription
00:07C'est notre époque, oui sur RTL on est ensemble jusqu'à 9h30, liquide, chèques, cartes bancaires, virements sans contact.
00:14Comment payez-vous vos achats aujourd'hui ? Est-ce que le bon vieux chèque vous manque ?
00:19Quel est le moyen de paiement le plus sécurisé ? Le paiement sans contact vous inquiète-t-il ?
00:22Est-ce que vous avez déjà été victime d'arnaques ? Voilà une foule de questions auxquelles on vous invite
00:28à répondre.
00:28En nous appelant notamment au 3210, on attend vos appels, vos témoignages.
00:33Deux experts sont là pour répondre à toutes ces questions. Flora Grandchette d'abord, bonjour.
00:37Bonjour.
00:37Journaliste au service éco ici à RTL et Nicolas Arpagion, bonjour.
00:41Bonjour.
00:41Directeur de la stratégie de Giso AI, plateforme d'observabilité réseau qui permet d'aider les décideurs d'anticiper, de
00:50bloquer les cyberattaques.
00:51On peut la résumer comme ça ?
00:52Parfaitement.
00:52Bon, on va planter le décor pour commencer avec vous.
00:55Peut-être Flora, quel est le moyen de paiement aujourd'hui le plus utilisé dans le pays ?
00:58Sans surprise, c'est la carte bancaire qui reste de loin le moyen de paiement préféré des Français.
01:04Elle représente plus de 60% des transactions.
01:07Dans le détail, on paie surtout avec le sans contact, bien sûr, pour les petites dépenses du quotidien,
01:13où je pense par exemple acheter le pain, faire les courses.
01:17Aujourd'hui, quand même, il représente plus de 70% des paiements en carte bancaire.
01:20Il y a vraiment eu une bascule au moment du Covid, où on a mis beaucoup en avant le sans
01:26contact.
01:26Le chèque s'est terminé ?
01:28On va dire qu'on est sur le déclin.
01:30Ça représente à peu près 2% des transactions aujourd'hui.
01:33Je parlais de la bascule du Covid.
01:36Depuis 2020, le nombre de chèques a été divisé par 2.
01:40Aujourd'hui, il y a très peu de personnes qui payent en chèques, surtout les personnes âgées.
01:46Ça reste un moyen de paiement sécurisé, le chèque ?
01:49Non, pourquoi ? Parce que c'est un écrit, il est manuscrit.
01:52Vous voyez qu'il peut être perdu, c'est un élément physique.
01:54Également même dès l'envoi du chéquier.
01:56Le fait que, justement d'ailleurs, les groupements bancaires veulent peut-être améliorer le signalement de l'envoi d'un
02:03chéquier.
02:04Pourquoi ? Parce qu'il arrive par la poste, on peut le récupérer dans une boîte aux lettres.
02:06Et à ce moment-là, c'est des titres de paiement qui peuvent être utilisés par le voleur.
02:11On a d'ailleurs des équipes qui allaient dans les boîtes aux lettres régulièrement tester pour essayer de trouver soit
02:16des chèques ou des chéquiers.
02:17En tout cas, ce qui est certain, c'est que même si on l'a davantage sécurisé, notamment avec des
02:21filigranes qui permettent d'authentifier le document,
02:25ça reste un support fragile au regard des identifications électroniques.
02:29Dany nous a appelé au 3210. Bonjour Dany.
02:32Oui, bonjour à tous.
02:34Vous, vous payez comment ?
02:36Écoutez, j'utilise beaucoup de moyens de paiement, mais essentiellement le liquide et le chèque.
02:42Je limite mes CB à des achats où je n'ai pas le choix.
02:47Voilà, tout simplement parce que je trouve qu'il y a beaucoup de frais cachés derrière,
02:53puisque vous payez des frais de compte, vous payez des frais bancaires.
02:57Enfin, le vendeur paye des frais, donc forcément, c'est compris dans le prix d'achat, des surcoûts.
03:06Et je trouve que quelque part, on paye déjà assez partout.
03:10Et ce n'est pas tout à fait logique en fait.
03:13D'accord, donc c'est pour une question de coût plus que de sécurité ?
03:17Évidemment, le coût, si vous regardez, j'ai fait un petit calcul, un petit peu, voilà, à large.
03:24Si vous avez 100 euros, vous appliquez des frais de 1, de 2 %,
03:30régulièrement, votre pouvoir d'achat, tout à coup, il disparaît au bout de 450 opérations à peu près.
03:37Donc aujourd'hui, vous donnez un chèque, vous avez 100 euros.
03:40Vous donnez 100 euros en liquide, vous restez 100 euros.
03:43Vous donnez par carte bancaire, voilà, au bout de X opérations, vous avez 0 euro.
03:49Donc disparu.
03:51Voilà, c'est ça qui me gêne beaucoup.
03:53Joanne-Nicolas Arpagion qui réagit en studio.
03:54Non, parce que ça a d'autres caractéristiques.
03:56Le fait que le paiement par carte bancaire, l'argent est garanti pour le commerçant,
04:01puisque précisément, c'est l'opérateur gestionnaire de la carte qui va garantir une fluidité, une interopérabilité.
04:06Alors évidemment, les néobanques, c'est-à-dire ces cartes, ces entreprises qui sont arrivées sur le marché de la
04:12banque,
04:13alors sans avoir d'agence, sans avoir des services réduits,
04:16eux offrent la gratuité de la carte en échange d'un usage, à raison de plusieurs fois par mois, de
04:22cette carte.
04:22Par contre, effectivement, le commerçant, lui, a une commission à payer pour cette prestation.
04:27Est-ce que je peux vous demander votre âge, Dany, si ce n'est pas indiscret ?
04:29Oui, non, non, je ne suis pas indiscret, j'ai 63 ans.
04:33Et le paiement par smartphone, par exemple, c'est quelque chose que vous utilisez ou pas du tout ?
04:38Smartphone, pas du tout.
04:39Soit j'utilise la carte bancaire.
04:41Voilà, non, pour l'instant, je veux dire, on entend assez des fraudes qui se passent quand même à grande
04:46échelle,
04:47que ce soit les vols de données, les vols machins.
04:50C'est-à-dire, aujourd'hui, quelqu'un qui voulait vous piquer des sous que vous avez à domicile,
04:55il fallait qu'il aille chez vous.
04:56Là, en fait, il peut le faire de n'importe où, il suffit qu'il trouve le bon code.
05:00C'est quand même un peu, voilà, je peux remettre tous les œufs dans le même panier.
05:04Et puis à la fin, tout d'un coup, il n'y a plus rien sur le compte à banque.
05:07C'est quand même un risque encore aujourd'hui, même si on en fait de plus en plus.
05:11Mais on entend aussi qu'il y a de plus en plus de soucis de fraude.
05:17Alors, Dany, vous nous l'avez dit, vous êtes sexagénaire.
05:20Est-ce que Flora Granchet, c'est aussi une question de génération, le choix du moyen de paiement ?
05:24Oui, on le voit aujourd'hui.
05:26Par exemple, pour le smartphone, c'est surtout les moins de 35 ans qui payent avant tout avec leur smartphone.
05:33On voit qu'aujourd'hui, deux paiements par carte sur cinq, par carte bancaire, du coup, par smartphone,
05:40sont réalisés par des moins de 35 ans.
05:44Pour le chéquier, c'est vrai que, voilà, c'est plus une habitude de la génération de Dany,
05:51des plus de 60 ans, qui, du coup, sont rassurés par ce...
05:56Parce que c'est aussi, voilà, une question de génération, ce chèque, ce carnet de chèques, justement.
06:01Oui, mais tout en Suisse.
06:04On a entendu cette crainte de Dany sur le risque de fraude, de se faire dépouiller à cause des nouvelles
06:11technologies,
06:12des vols de données.
06:13On va continuer à parler de tout ça dans un instant.
06:15C'est notre époque, on est ensemble jusqu'à 9h30 sur RTL.
06:19Pour participer à l'émission, appelez le 30 de 10, 50 centimes la minute.
06:27RTL Matin, c'est notre époque, avec Céline Lambreau.
06:30C'est notre époque, oui, jusqu'à 9h30.
06:32Et on continue à parler de vos moyens de paiement ce matin,
06:36avec autour de la table Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Gizouaï,
06:39et Flora Granchet, journaliste au service éco d'RTL.
06:4263% des transactions se font aujourd'hui par carte bleue.
06:46Bonjour Chantal.
06:48Oui, bonjour Céline.
06:50Et merci d'avoir fait le 32 10 pour réagir à ce sujet avec nous.
06:54Justement, il vient de m'arriver une misère.
06:57Depuis juillet, depuis le mois de juillet,
07:00j'ai été 4 fois piratée sur ma carte bleue.
07:044 fois ? Quel montant ?
07:064 fois.
07:08Alors, il y a eu 160 euros, il y a eu 400 euros,
07:12il y a eu Cédarty, enfin.
07:17Et ils n'ont rien trouvé.
07:19Et vous savez, mon portable, c'est un petit préhistorique en plus.
07:22Alors, on dit que ce n'est pas possible.
07:24Donc, ce n'est pas à cause du smartphone, quoi ?
07:26Non, non, tout à fait, parce que je n'en ai pas.
07:29Alors, c'est pour ça que j'ai entendu qu'ils ne veulent plus les chèques.
07:32Là, vous voyez, depuis le mois de juillet, qu'est-ce que j'aurais fait sans chèques ?
07:37Alors, Nicolas Arpagian est dans ce studio avec nous.
07:40Se faire pirater 4 fois sa carte bancaire, est-ce que le cas de Chantal, d'abord, il est si
07:44rare que ça ?
07:44Alors, c'est le moyen de paiement, la carte qui est le plus sûre.
07:48Pourquoi ? Parce qu'effectivement...
07:50Alors, visiblement, pour Chantal, ça n'a pas suivi.
07:52Alors, évidemment, ce n'est pas une consolation dès lors qu'on est soi-même victime.
07:54Par contre, il est certain que sa banque, et j'imagine que c'est déjà le cas,
07:58doit investiguer pour comprendre les circonstances.
08:00C'est-à-dire, est-ce que ce sont des retraits dans des magasins ?
08:02Est-ce que ce sont des paiements sur des sites internet ?
08:05En clair, c'est de voir quelles sont les informations.
08:07Est-ce que le fraudeur et le détenteur a fait une copie de la carte de Chantal ?
08:13Est-ce que, par exemple... Prenons un exemple.
08:15C'est vrai que...
08:17La BNP m'a certifié que c'était dans des magasins.
08:21Voilà. Alors, c'est justement ce qu'on allait évoquer.
08:23C'est-à-dire qu'il est possible que lors d'une transaction,
08:27prenons l'exemple d'un restaurant, dans un hôtel,
08:30effectivement, quelqu'un ait recopié des chiffres,
08:33de la carte avec la date et le numéro qui se trouve au dos,
08:37ait pu effectuer des transactions avec ces éléments-là.
08:41Ça veut dire que Chantal n'a pas forcément commis d'imprudence avant d'être piratée.
08:46Exactement. Et c'est pour ça qu'à chaque cas est différent
08:48et que les banques sont très vigilantes à regarder les circonstances
08:51dans lesquelles c'est arrivé, pour voir si,
08:54et on parlera des fraudes par manipulation lorsque c'est la victime
08:58qui, elle-même, répondant à un appel, va exécuter les opérations de virement.
09:02Et là, les banques sont assez réticentes à assumer leur responsabilité
09:06parce qu'elles considèrent que c'est la personne
09:07qui a effectivement procédé au paiement à usurper.
09:11Là, la question de la mise en cause de la responsabilité,
09:13par exemple, si c'est dans une boutique, dans une ville,
09:16dans laquelle Chantal ne s'est jamais rendue,
09:18où elle peut démontrer qu'elle n'était pas présente,
09:20ou qu'elle n'est manifestement pas cliente de ce type de prestations.
09:23Enfin, des éléments, un faisceau d'éléments
09:25qui vont dédouaner sa responsabilité
09:27pour que l'assurance fonctionne du côté de la banque
09:30et que le remboursement ait lieu.
09:31Vous avez été remboursée, Chantal, ou pas ?
09:33Pour l'instant, non.
09:35Alors, il y a peut-être un temps d'instruction.
09:37La banque m'a dit qu'il y avait une enquête.
09:39Voilà, c'est le temps d'instruction.
09:40Bon, écoutez, on espère que ça se finira bien.
09:42Merci, en tout cas, de nous avoir appelé, Chantal, au 3210.
09:46Philippe, aussi, a composé le numéro d'RTL.
09:49Bonjour, Philippe.
09:50Oui, bonjour, Céline.
09:52Oui, eh bien, moi, je voulais faire part
09:54de ce qui m'est arrivé en fin d'année dernière.
09:57J'étais victime d'une escroquerie
09:59où j'ai perdu 295 000 euros.
10:03295 000 euros ?
10:04Oui, oui, oui.
10:06Ça paraît fou, mais...
10:07Comment c'est possible, Philippe ?
10:09Qu'est-ce qui s'est passé ?
10:09Des faux placements, des faux placements.
10:11J'ai eu des contacts avec des escrocs
10:15se faisant passer pour des conseillers bancaires
10:17d'une banque qui était trade république, notamment,
10:23mais tout était faux.
10:25Ils m'ont proposé des placements au Luxembourg
10:27à des taux tout à fait raisonnables.
10:30Pas des taux à 20%, mais des taux à 5%.
10:33Donc, moi, à l'époque, ayant un peu peur
10:36de la conjoncture française en fin d'année dernière
10:40avec des gouvernements qui n'ont cessé de valser,
10:43bon, j'ai voulu protéger,
10:46mettre cet argent à l'étranger,
10:48ce qui est tout à fait légal
10:49à partir du moment où on le déclare aux impôts.
10:52Et j'ai pris contact, j'ai cherché sur Internet
10:56et sur Facebook, il y a eu une pub
10:58des personnes qui se proposaient du placement
11:01donc au Luxembourg.
11:03Et donc, vous vous êtes fait avoir,
11:06Nicolas Arpagian, là, on est dans le cas de figure
11:07que vous évoquiez.
11:08C'est de l'escroquerie.
11:09C'est-à-dire que c'est de l'escroquerie
11:10avec... on va créer un contexte informationnel
11:13qui va être destiné à inspirer confiance
11:15avec des éléments d'information.
11:17On peut même éventuellement,
11:17si vous avez eu un interlocuteur,
11:19il s'est créé une page sur le réseau professionnel LinkedIn
11:22avec des diplômes, avec des relations professionnelles.
11:25En fait, on crée une fiction
11:27pour vous inspirer confiance.
11:29Et c'est là où, d'ailleurs,
11:30ça va être une activité multimédia
11:31parce que, vous avez vu,
11:33ça commence par une publicité
11:34sur une plateforme sociale, ici Facebook.
11:36Ensuite, ils ont ouvert un site Internet.
11:38Éventuellement, vous avez des centres d'appel
11:40de manière à avoir une vraie personne
11:41qui peut venir conforter.
11:44Son rôle, c'est surtout d'accélérer
11:46la prise de décision
11:47et de faire en sorte que vous finalisiez
11:49votre transaction.
11:50Là, c'est davantage de l'escroquerie
11:52et de manière...
11:54Effectivement, c'est cette fraude
11:55par manipulation telle qu'elle est pointée
11:57par les instances bancaires.
11:59Elle est compliquée, pourquoi ?
11:59Parce qu'elle demande beaucoup de...
12:01On parle d'ingénierie sociale,
12:02c'est-à-dire qu'on collecte des informations,
12:05on comprend, on vous écoute beaucoup,
12:07donc à la fin, on vous apporte des arguments
12:08qui correspondent à vos attentes
12:09et on hyper-personnalise la relation
12:11et surtout, à un moment,
12:13on vous met au pied du mur,
12:14il faut procéder au virement.
12:15Et là, la banque ne peut pas considérer
12:17que c'est une défaillance de sa part
12:19puisque vous l'avez fait délibérément.
12:21Et vous vouliez prévenir tout le monde
12:22de ces risques.
12:23Merci Philippe d'avoir témoigné.
12:24Bertrand aussi, on a beaucoup d'appels
12:25décidément ce matin au 3210,
12:27ça nous réjouit, on en est ravis,
12:28continuez.
12:29Bonjour Bertrand.
12:30Bonjour.
12:31Bertrand, vous, vous êtes de l'autre côté,
12:33pas celui qui paye,
12:35mais celui qui encaisse.
12:36Oui, c'est ça.
12:37Mais aussi qui paye de temps en temps.
12:38Oui, bien sûr.
12:39Racontez-nous, vous êtes restaurateur,
12:41c'est ça ?
12:41C'est ça, oui.
12:42Et puis, moi, je lutte contre rien,
12:44mais ce qui me fatigue,
12:46c'est cette espèce de façon négligeante
12:48qu'ont les gens d'arriver au bar,
12:50par exemple,
12:51et puis dire, je ne sais pas,
12:52oui, tiens, un café.
12:54Bon, quand il y a un s'il vous plaît,
12:56mais un café.
12:56Et après, ils vous tend négligeamment
12:58un bout de plastique en disant,
12:59je vous paye.
13:00J'ai 1,50€.
13:02Vous allez pas me payer 1,50€
13:03avec un bout de plastique ?
13:04Vous n'avez pas d'argent ?
13:05Non, pas d'argent.
13:06Alors, vous faites le tour du monde
13:07avec un bout de plastique
13:08et vous imaginez que partout,
13:10on va vous servir.
13:10Vous leur demandez de payer
13:11davantage en liquide
13:12plutôt qu'en carte bancaire.
13:13Le bout de plastique, c'est ça ?
13:14Oui, je fais vraiment pas barres.
13:16Je suis plutôt restaurant.
13:17Donc, tous mes clients sont prévenus
13:19sur Internet et au téléphone.
13:20Je ne prends pas la carte bancaire.
13:22Et tous me disent,
13:23pas de problème,
13:24on va prévoir.
13:25Ne vous inquiétez pas.
13:26Et avec ma clientèle
13:27qui est plutôt 50, 80 ans,
13:29on va dire,
13:30parce que j'ai un restaurant traditionnel
13:32avec des goûts,
13:33des vraies saveurs, etc.,
13:35ils sont tellement contents
13:36qu'ils viennent me payer
13:37presque avec un sourire complice
13:39en disant,
13:39on vous a pris de l'espèce.
13:41Je ne peux pas m'empêcher, Bertrand,
13:43mais j'imagine que certains auditeurs
13:44se disent peut-être
13:45en nous écoutant,
13:47c'est peut-être aussi un moyen
13:48de faire un peu de blague.
13:50Ah oui, non,
13:51mais alors ça,
13:52ça peut être le jeu.
13:53Mais comme on déclare,
13:54non, on s'en fout.
13:55C'est qu'il ne faut pas
13:56que les gens tombent
13:57dans cette espèce de côté
13:58où ils marchent
13:59avec un bordeaux sur les yeux
14:00en disant,
14:01ah ben oui, non,
14:02je ne vais pas aller chercher
14:03de l'argent,
14:04des fois qu'on me le volerait
14:05ou je ne sais quelle idée.
14:06Et donc, ce bout de plastique,
14:07c'est très facile.
14:09Et alors,
14:09il n'y a plus ce côté complicité
14:11quand on vous paie,
14:12je ne sais pas,
14:1310 euros
14:14avec un petit billet qui craque
14:15plutôt que le bout de plastique
14:17quand les gens se battent
14:17pour payer.
14:18C'est pas de l'argent.
14:20Utiliser les billets qui craquent,
14:21ça fait plaisir à Bertrand.
14:23On rappelle que 4 transactions
14:24sur 10
14:25sont encore faites en liquide
14:26en France.
14:27C'est les chiffres
14:27que vous nous donniez,
14:29Flora Grandchette.
14:30Merci.

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