- il y a 1 semaine
Avec Gilles Ganzmann, Jérôme Dubus, Giulia Acha, Louis Leroy
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NewsTranscription
00:00Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:03A vous de le dire avec mes trois débatteurs du jour, Jérôme Dubu, Julia Achat, Louis Leroy.
00:09Est-ce que c'est acceptable qu'un lieu public en France refuse une demande visant à invisibiliser les femmes
00:15?
00:16C'est pourtant ce qui s'est passé à la Tour Eiffel, c'était samedi dernier.
00:19Ses employés féminines en l'occurrence disent avoir été invitées à quitter leur poste,
00:24à ne pas apparaître pendant la visite privée d'une centaine de membres d'un groupe religieux hindou.
00:30Certaines auraient même été remplacées par les hommes.
00:33C'est vrai que la polémique a tout de suite enflé, mais elle retombe un petit peu
00:38parce que la direction a présenté ses excuses dans la direction de la Tour Eiffel.
00:42Le groupe hindou aussi, il ne voulait blesser personne.
00:47Il n'empêche, c'est vrai qu'on peut quand même se poser la question
00:50est-ce que c'est un énième renoncement à nos valeurs, à nos cultures,
00:54d'avoir toujours finalement le réflexe de dire, ah bah oui, on s'efface.
00:58Est-ce que nous, il nous viendrait à l'esprit de ne pas respecter les traditions
01:02quand on va en Inde, quand on visite le Taj Mahal ?
01:05J'imagine que non.
01:07Jérôme Dubu, que vous inspire cette histoire ?
01:10Écoutez, moi je cherche la responsabilité dans cette affaire.
01:13Bon, j'ai bien vu ce qui s'était passé.
01:15C'est un groupe assez intégriste, si j'ai bien compris.
01:18Oui, à la limite de la secte, en effet.
01:20Effectivement, donc ils ont exigé un certain nombre de choses.
01:22Et la société d'exploitation de la Tour Eiffel, qui dépend de la ville de Paris,
01:26puisque le président est le maire de Paris-Centre, Ariel Veil,
01:30donc ce n'est pas un inconnu, c'est un élu,
01:34avec un conseil d'administration, il y a un règlement intérieur, etc.
01:37Donc moi je cherche à savoir maintenant qui a autorisé.
01:42Voilà, c'est ça qui m'intéresse.
01:43Parce qu'une fois de plus, on va nous dire,
01:46mais il n'y a pas de responsable dans cette affaire.
01:48Vous allez voir, circuler, il n'y a rien à voir,
01:50personne n'a donné l'autorisation.
01:52Ce n'est pas le président, ce n'est pas la directrice générale,
01:54ce n'est pas le directeur général,
01:56ce n'est personne, ce n'est pas le responsable de l'exploitation.
01:59Donc moi c'est ça qui m'intéresse.
02:00La Tour Eiffel, je crois que c'est un établissement privé,
02:02mais avec quand même une partie publique, c'est bien ça.
02:05C'est la société d'exploitation de la Tour Eiffel,
02:06donc c'est la ville de Paris.
02:09Avec le maire de Paris-Centre, qui est Ariel Veil.
02:13qui est responsable de cette affaire.
02:15Et qui a encaissé aussi.
02:18C'est la deuxième question qu'il faut se poser.
02:20Parce que bien évidemment, si vous avez regardé les images,
02:23moi j'en ai vu beaucoup en préparant le zapping,
02:25il y avait toute une manifestation,
02:28il était soulevé sur un trône,
02:31il y a eu des danses indiennes,
02:32donc le quartier a été bouclé.
02:34C'est pour ça que personne ne pouvait ne pas savoir.
02:38Donc maintenant, il faut savoir qui est responsable
02:41et faire en sorte que ça ne se reproduise plus.
02:43Non mais c'est le problème.
02:45Oui, tu l'as.
02:46Mille fois aligné avec ce que vous dites,
02:47la responsabilité, il y a bien quelqu'un qui a pris la décision
02:50de tolérer ça.
02:51Moi, quand j'entends qu'ils se sont excusés,
02:53et que j'entends ce matin au micro de France Inter,
02:56Edouard Philippe, qui dit
02:57« Faut avouer à moitié pardonné »,
02:59ben non.
03:00Non, non, ben non, c'est pas pardonnable.
03:02Je veux dire, il y a eu une tentative d'invisibiliser des femmes.
03:05Paradoxalement, on a un débat public
03:06qui nous dit que, bon, en plus,
03:07les femmes qui s'invisibilisent via le voile,
03:10c'est pas bien non plus.
03:11Donc en fait, on est toujours en train de nous mettre
03:13face à des injonctions en plus contradictoires,
03:15nous les femmes.
03:15Et on est là en train de nous expliquer
03:17que, bon, ils se sont excusés,
03:18alors on va passer à autre chose.
03:19Et puis en plus, on sent bien que
03:20la pression médiatique aussi redescend.
03:22Alors que non, non,
03:23il y a bien eu une prise de décision
03:25qui avait pour but d'aller en tout cas
03:27dans le sens d'une philosophie,
03:29vous l'avez évoquée,
03:30vous avez dit le mot, intégriste,
03:31et qui vise à cacher les femmes,
03:34à les remplacer par des hommes.
03:35Enfin, je veux dire, on est en train de revenir à un âge...
03:37Ah oui, mais qu'eux essayent,
03:39c'est un groupe, on l'a dit,
03:41proche quand même d'une secte,
03:43qu'ils essayent, qu'ils aient leurs coutumes,
03:44leurs traditions, c'est une chose.
03:45Mais enfin, que nous, on obtempère,
03:47c'en est une autre.
03:48Je le disais, est-ce que nous,
03:49ça nous viendrait à l'esprit
03:50de ne pas suivre les coutumes d'un pays ?
03:53J'imagine que vous allez dans certains pays,
03:55on vous demande de vous voiler.
03:57Alors, c'est votre choix de ne pas le faire,
03:58vous n'allez pas dans le pays,
03:59mais en général, en tout cas,
04:01moi, j'essaye de respecter les lois du pays
04:04dans lequel je vais, je me rends en vacances
04:06ou autre, Louis-Laurent ?
04:07Non, mais trois choses.
04:08La première, c'est que je suis d'accord,
04:09ça pose la question de la responsabilité.
04:11Et voilà, s'excuser, c'est très bien,
04:12mais moi, je pense que le mal est fait.
04:14La deuxième chose,
04:16au-delà de qui sont ces personnes
04:18qui sont venues visiter la tour Eiffel,
04:20peu importe d'ailleurs ce qu'elles pensent,
04:22elles ont le droit de le penser,
04:24mais quand elles viennent en France,
04:25elles ont le devoir de respecter ce que nous sommes,
04:28de respecter nos règles.
04:29Et la première, c'est que les femmes sont l'égal des hommes.
04:32Et troisièmement, oui, encore une fois,
04:33on va entendre tout un tas de personnes
04:35qui vont venir nous expliquer
04:36que nous ne sommes pas bienveillants,
04:37que nous n'accueillons pas l'autre.
04:39Mais vous l'avez dit,
04:40moi, quand je vais dans un pays étranger,
04:41je respecte les usages du temple.
04:43C'est toujours cette petite musique de la tolérance.
04:45Bien sûr.
04:46Serge, bonjour.
04:47Vous nous appelez de Paris.
04:49Vous souhaitez réagir, Serge.
04:51Est-ce que vous avez été choqué, vous,
04:52ou c'est une fausse polémique ?
04:55Alors, pour moi, c'est plusieurs choses.
04:58Premièrement, que ce groupe demande,
05:00il peut demander ce qu'il veut.
05:02Il aurait pu demander même un pompon sur la tour Eiffel.
05:05L'idée, c'est que, si j'ai bien compris,
05:08il y a eu une réservation.
05:09La réservation, parce que si ça avait été le cas
05:12où on demande tout de suite,
05:14est-ce que je peux avoir ça ?
05:16Alors là, les responsables, ils disent,
05:18j'en sais rien, vu qu'il y a un groupe,
05:20je vais faire de l'argent.
05:22Je dis oui.
05:22Mais si les rues ont été bloquées,
05:24c'est que ça a été préparé en avance.
05:26Oui, c'est ça.
05:26Si ça a été préparé en avance,
05:28à ce moment-là, les responsables auraient dû dire non,
05:31de dire, attendez, je vais voir.
05:32Et puis, je ne fais pas.
05:35Mais ils peuvent demander ce qu'ils veulent.
05:38Le grave, c'est que ça a été accepté.
05:42Et que c'est un bâtiment public.
05:44Et que c'est un bâtiment public.
05:45Et pas n'importe lequel.
05:46Ça n'aurait pas dû être accepté.
05:48Mais ils auraient pu demander,
05:49moi, je n'en sais rien, n'importe quoi.
05:52Et on leur dit, ben non,
05:53oui, la demande est recevable.
05:56Enfin, elle est acceptable.
05:57Mais on ne peut pas l'accepter.
06:00Voilà.
06:02Ce qui vous choque, monsieur,
06:03c'est que ça soit la tour Eiffel,
06:05ou si, par exemple,
06:06moi, je suis patron d'un palace à Paris
06:09et on me demande
06:10d'avoir qu'un étage réservé aux hommes
06:13parce que je loue tout un étage.
06:15Est-ce que ça vous choquerait, moi ?
06:17Non, moi, ça ne me choque pas.
06:19Il y a bien des magasins
06:19qui se privatisent
06:22pour les princesses saoudiennes.
06:25Ça se privatise le dimanche après-midi
06:27ou le samedi, ou j'en sais rien.
06:28Et là, il n'y a pas d'hommes.
06:30Il n'y a pas d'hommes,
06:31ou il n'y a pas de chien,
06:32ou il n'y a pas de chat,
06:32ou j'en sais rien, peu importe.
06:34Le gars, il privatise,
06:35il fait ce qu'il veut.
06:35Vous avez raison,
06:36parce que, d'une certaine manière,
06:38la République est laïque.
06:39En l'occurrence,
06:40c'est un bâtiment public.
06:41C'est la Tour Eiffel
06:42qui vous gêne dans l'histoire.
06:43C'est un bâtiment public
06:45et qui est géré par le maire
06:46ou par un organisme public.
06:48Et l'organisme public,
06:50il doit pouvoir dire
06:51non, ce n'est pas possible.
06:53On ne peut pas le faire.
06:54Maintenant,
06:56vous louez une salle
06:57et dans la salle,
06:58vous n'avez que des hommes.
06:59On fait...
07:00Si c'est une salle privée,
07:01eh bien,
07:02l'entreprise a choisi
07:04cette solution.
07:05On peut le faire.
07:06Moi, ce qui me choque,
07:07ce n'est pas qu'il ait demandé.
07:09Moi, ce qui me choque,
07:10c'est que ça a été accepté.
07:11Bien sûr.
07:13Louis Leroy,
07:13c'est vrai qu'il a raison, Serge.
07:16C'est le principe de laïcité
07:17qui règne en République.
07:18Oui, bien sûr,
07:19la République est laïque
07:20et la France est chrétienne
07:21et nous avons une identité,
07:22nous avons des valeurs
07:23et qu'il faut défendre.
07:23Il ne faut pas
07:24dans la Constitution encore.
07:25Absolument.
07:26Au-delà de la question
07:27de savoir si c'est un bâtiment public,
07:28un bâtiment privé
07:29ou que sais-je,
07:29on ne va pas rentrer
07:30dans un débat juridique.
07:31C'est le symbole de la France.
07:32La France,
07:32le pays le plus visité du monde.
07:34Ça, c'est paradoxal
07:34parce qu'on l'appelle
07:35la dame de fer.
07:35dans des plaies
07:36à ces personnes
07:37qui sont là.
07:38Elle ne l'a pas été,
07:39en l'occurrence.
07:39Mais au-delà de cette question-là,
07:41c'est la question de dire
07:43nous, nous avons des règles
07:44très simples.
07:45Nous accueillons tout le monde,
07:46nous respectons
07:46les croyances de tout le monde
07:47mais nous ne transigeons pas
07:48avec les valeurs fondamentales
07:50de la République
07:51que sont l'égalité
07:52entre les femmes
07:53et les hommes,
07:54la liberté
07:54et que nos lois,
07:56je dirais,
07:57ne doivent pas s'adapter
07:58à des prescriptions religieuses.
08:00Je privatise Disney,
08:02je ne veux pas de femmes Disney.
08:03Ça vous choque ou pas ?
08:04Oui, ça me choque.
08:05Bien sûr que ça me choque.
08:06Ce n'est pas la France.
08:06Attendez, ne parlez pas
08:07en même temps.
08:07Ce n'est pas la France.
08:08A la société d'exploitation,
08:10moi j'y ai siégé
08:11donc je sais très bien
08:12comment ça se passe.
08:13Il y a un règlement intérieur.
08:15Ce n'est pas la peine
08:15d'aller chercher la laïcité,
08:17la défense des grands mots.
08:18Non, il y a un règlement intérieur
08:19à la société d'exploitation
08:21de la Tour Eiffel
08:22qui interdit ce genre de choses.
08:24Donc ce règlement intérieur
08:25a été contourné par quelqu'un.
08:27Moi je veux savoir aujourd'hui,
08:29je demande à monsieur Ariel Vell,
08:31le président,
08:31de faire toute la lumière
08:32sur cette affaire
08:33et de dire qui a commis cette faute,
08:36qui a donné cette autorisation
08:38contrairement au règlement intérieur
08:39de la société d'exploitation
08:41de la Tour Eiffel.
08:41C'est très simple.
08:42Mais vous verrez
08:43qu'on n'aura pas la réponse.
08:44Mais règlement intérieur
08:45ou pas règlement intérieur,
08:47on ne va pas ressortir la pyramide,
08:49mais règlement intérieur
08:50ou pas règlement intérieur,
08:51ici c'est la France,
08:52il y a des principes,
08:53il y a des règles,
08:53il y a des lois,
08:54la femme et les gammes de l'homme.
08:56On est d'accord.
08:56On est quand même le pays
08:57qui le prouve le plus
08:59à une certaine élégance française,
09:00une certaine galancie française,
09:03une image désastreuse,
09:04le symbole est désastreux.
09:05La société était couverte
09:07pour ne pas accepter ça.
09:08Oui,
09:09mais ils l'ont fait quand même.
09:10Mais vous verrez
09:11que nous n'aurons aucune réponse
09:12sur ce sujet.
09:13Courage, fuyons.
09:14Merci Serge d'avoir réagi
09:16sur l'antenne de Sud Radio.
09:17On poursuit nos débats
09:18dans quelques instants
09:18avec Jérôme Dubut,
09:19Julia,
09:20Hachal,
09:21Louis,
09:21Leroy,
09:21on va parler de ce carton,
09:24pas carton rouge,
09:25mais enfin bulletin,
09:26très mauvais en tout cas
09:27pour les élèves français
09:29ainsi que dans l'ensemble
09:30de l'OCDE.
09:31Le classement PISA vient de tomber,
09:33il est sans appel.
09:35Le niveau,
09:36notamment en maths
09:37et en français,
09:37n'a jamais été aussi bas
09:38depuis 2000.
09:39Vous voulez réagir ?
09:400800 26 300 300.
09:43Sud Radio,
09:45parlons vrai.
09:4710h midi,
09:48Sud Radio,
09:49à vous de le dire,
09:50Stéphanie Demiru.
09:52Sud Radio,
09:54à vous de le dire,
09:54toujours en compagnie
09:55de Jérôme Dubut,
09:56Julia,
09:56Hachal,
09:57Louis,
09:57Leroy,
09:58on poursuit les débats
09:59qui vous font parler
10:00ce matin en France,
10:02en l'occurrence,
10:03le classement PISA 2025
10:04qui vient de tomber.
10:05Bon,
10:05il n'y a pas eu de miracle.
10:06Sans appel,
10:07il révèle le décrochage inédit
10:10des résultats
10:10des élèves français.
10:12Ça se mesure
10:13sur les élèves
10:14de 15 ans.
10:15Alors,
10:15l'ensemble de l'OCDE,
10:16ce n'est pas beaucoup mieux.
10:18Alors,
10:18ce qui pêche
10:19les scores en compréhension
10:20de l'écrit
10:21et en maths
10:22qui n'ont jamais été aussi bas
10:24depuis 2000
10:25dans les pays comparables.
10:27Bon,
10:27il n'y a pas eu de miracle.
10:29Vous êtes étonné ?
10:29Vous vous attendiez
10:30à mieux,
10:31Louis Leroy ?
10:32On utilise les mêmes effets.
10:34On est en train,
10:34je pense,
10:35de payer 40 ans,
10:36non pas d'une politique
10:38éducative,
10:39mais je pense
10:39d'une succession
10:40politique éducative
10:41d'ordre,
10:42de contre-ordre.
10:43Je pense qu'on en reviendra,
10:44mais vraiment
10:45que d'une seule manière.
10:46La plus simple,
10:47c'est celle
10:48de définir une méthode,
10:49une méthode de réorganisation,
10:50déjà, je pense,
10:51de l'éducation nationale
10:52et de toutes les strates
10:54qui viennent aujourd'hui
10:55l'empêcher.
10:56C'est bien évidemment
10:57le retour aux fondamentaux.
10:58On ne redécouvre rien,
11:00on a l'impression
11:00de poser des lieux communs
11:02en disant ça,
11:02mais que son lire,
11:04écrire,
11:04compter,
11:05connaître l'histoire,
11:06c'est de revenir
11:06à un véritable système
11:08de notation.
11:09Moi, je veux bien
11:09les gommettes,
11:10les codes couleurs,
11:11mais je pense que ça n'a
11:12jamais véritablement
11:14permis de connaître
11:15les capacités d'un élève
11:16et donc c'est une forme
11:17de nivellement
11:18par le bas.
11:19La deuxième chose,
11:20c'est le retour
11:21d'une école
11:23où l'autorité règne,
11:25où l'instruction
11:25des savoirs est maîtrisée.
11:27Ça passe par,
11:28oui,
11:29le retour de l'autorité
11:30dans une salle de classe,
11:30ça passe par des professeurs
11:32mieux rémunérés
11:33parce que, bon,
11:33moi, je pense qu'on n'attire pas
11:34des mouches avec du vinaigre.
11:36À un moment,
11:36il faut revaloriser
11:38ces professeurs
11:39et c'est bien évidemment
11:40une école sanctuarisée
11:42où on retire un peu
11:43tout un tas de sujets
11:43qui n'ont pas lieu d'être,
11:45un peu de politique
11:47et de politique,
11:48politicienne,
11:49je dirais,
11:49qui se sont mises
11:50à l'école
11:51pour revenir à des choses
11:52beaucoup plus fondamentales.
11:53Et un dernier point
11:53et c'est sans doute
11:54un des plus importants
11:55ou en tout cas,
11:56ça va dans la continuité,
11:57c'est le retour
11:58d'une véritable politique
11:59d'orientation
12:01dès le collège.
12:02Aujourd'hui,
12:03il faut qu'on remette
12:04tout ça à plat
12:04pour pouvoir avoir
12:06quelque chose
12:06qui soit le plus simple
12:07et donc le plus déficient possible.
12:09Mais alors,
12:09quid du choc
12:10des savoirs ?
12:11Je me souviens,
12:12vous vous souvenez,
12:13le jeune ministre
12:14de l'éducation,
12:15Gabriel Attal,
12:16lors du dernier classement PISA
12:18qui était déjà désastreux,
12:19qui nous a sorti
12:19le choc des savoirs,
12:22la fin du tabou
12:22du redoublement,
12:23le groupe de niveau
12:24en français,
12:24en maths,
12:25au collège,
12:26c'est devenu quoi ça ?
12:28Il y a eu neuf ministres
12:30en dix ans,
12:30je crois,
12:31je crois que c'est à peu près
12:31le tarif,
12:32donc ça veut dire
12:33que l'éducation nationale
12:34n'a pas été une priorité
12:35parce que si vous voulez
12:36avoir une politique
12:37un peu continue,
12:38et puis en plus
12:38des ministres différents,
12:39et des ministres différents,
12:41des ministres qui n'avaient
12:41pas les mêmes orientations,
12:42ce qui prouve qu'il n'y avait
12:43pas d'orientation générale
12:44définitive,
12:45ni du premier ministre
12:46en place,
12:46ni du président
12:47qui lui était resté en place,
12:48donc il y a eu un problème
12:50parce qu'à chaque fois
12:51on nous dit
12:51que l'éducation nationale
12:52est une priorité,
12:53d'ailleurs ça recommence,
12:54vous entendez les candidats
12:55qui vous disent tous
12:56l'éducation nationale
12:57est une priorité,
12:58ok, très bien.
12:59L'éducation nationale
12:59c'est la jeunesse
12:59qui est une priorité,
13:00enfin encore une fois
13:01on n'a rien inventé
13:01Non mais ils se disent
13:02les deux,
13:03j'ai entendu monsieur Retailleau
13:04présenter son plan
13:05pour l'éducation nationale,
13:06il vient de nous dire
13:07que l'éducation nationale
13:08était une priorité.
13:09Moi je veux bien l'entendre
13:10et je veux bien l'écouter
13:11et je veux bien le croire,
13:12mais pour le moment
13:13je constate qu'il y a eu
13:14neuf ministres en dix ans.
13:16Huit.
13:16Huit.
13:17Voilà, je vous ai fait checker.
13:18Ça revient au même.
13:19Non, ça ne revient pas au même.
13:22Après, enfin...
13:22Attendez,
13:23Bon, pendant que vous vous engueulez
13:24je vais prendre un Romina
13:26qui nous appelle
13:27de Vic en Bigorre.
13:29Bonjour Romina.
13:31Bonjour Stéphane.
13:32Oui.
13:33Soyez la bienvenue
13:33sur l'antenne de Sud Radio.
13:35Bon, ben c'est pas
13:35c'est pas folichon
13:37ce classement.
13:38Vous en pensez quoi ?
13:39Je crois que vous êtes
13:40déléguée de parents d'élèves,
13:41c'est ça ?
13:42Oui, je suis déléguée
13:43de parents d'élèves.
13:44Écoutez, moi je trouve
13:45que c'est lamentable,
13:46c'est pitoyable
13:47et puis ça fait des années
13:48et des années
13:48que ça continue comme ça,
13:50que personne ne s'en offusque.
13:51Je crois aussi
13:52qu'on en ressent
13:53les effets voyez-vous
13:54de Parcoursup.
13:55C'est-à-dire des gens
13:57qui arrivent là aussi
13:58devant les élèves
13:59et puis par dépit,
14:01il faut dire ce qu'il y a,
14:01avec parfois des collèges,
14:03des lycées
14:04qui dès la rentrée
14:04recherchent des professeurs.
14:07Vous parlez Romina,
14:08excusez-moi,
14:09vous parlez des professeurs,
14:10c'est ça, vous ?
14:11Oui, je parle aussi des professeurs.
14:13Il y a des gens
14:14qui sont vraiment
14:14très impliqués pour les enfants,
14:16qui aiment leur matière,
14:17qui la connaissent,
14:18qui partagent avec leurs collègues,
14:20qui aiment vraiment leur métier
14:21et puis il y en a d'autres
14:22qui sont là,
14:23on ne sait pas trop pourquoi.
14:25Donc vous avez des années
14:26où les enfants,
14:27ils se dégoûtent d'une matière
14:29juste parce que le professeur
14:30n'a pas le goût
14:31à l'enseigner.
14:31Ça, vous n'avez pas tort.
14:33Je l'ai vécu moi-même
14:34avec mes enfants,
14:34avec un prof de maths
14:35qui n'arrêtait pas
14:36de répéter au début du cours.
14:37Si vraiment vous trouvez ça
14:38trop dur,
14:39vous pouvez toujours
14:39changer d'option.
14:40J'ai trouvé ça absolument
14:41scandale au lieu
14:42de les aider.
14:43Ça, c'est vrai.
14:44Mais vous, Romina,
14:45qu'on comprenne bien,
14:46vous dites que c'est la faute
14:47de Parcoursup ?
14:49Je pense aussi
14:51que les premiers
14:52essais de Parcoursup,
14:53c'est-à-dire
14:54des voies
14:55qu'on prend,
14:56des voies pour eux,
14:58s'ils n'ont pas pu
14:59aller ailleurs,
15:00et donc ils se lancent
15:01là-dedans
15:02et en fait,
15:02ce n'est pas l'enseignement
15:03qui les a intéressés
15:04de prime abord.
15:07Oui.
15:07Gilles ?
15:08Je vais vous emmener
15:10il y a 26 ans.
15:12C'est en l'an 2000
15:13qu'a été créée
15:14l'étude PISA
15:16par l'OCDE
15:17auprès de 41 pays,
15:19une époque
15:20où il n'y avait pas
15:20de réseaux sociaux,
15:21une époque où
15:21la téléréalité
15:23n'existait pas
15:23pour nos jeunes.
15:25Eh bien,
15:25en mathématiques,
15:26nous étions...
15:26On parlait bien encore.
15:27On était 11ème
15:28sur 41.
15:30Vous vous rendez compte ?
15:31En science,
15:32on était 13ème
15:33sur 41
15:34au premier PISA
15:35et on était 15ème
15:37sur la compréhension
15:38écrite et la lecture
15:39sur 41.
15:41Donc,
15:41on était en haut
15:41du classement
15:42en l'an 2000.
15:43La France était réputée
15:44pour avoir des mathématiciens
15:45de haut niveau,
15:46de très haut niveau.
15:47Attendez,
15:48toujours,
15:48toujours.
15:49Il y a une petite partie
15:51peut-être,
15:51Polytechnique
15:52est une des meilleures
15:53écoles au monde,
15:54Saclay chez vous,
15:55au classement
15:56à Shanghai.
15:57Arthur Mensch
15:58sort de Saclay,
15:59il sort de Polytechnique,
16:01c'est un des meilleurs
16:02mathématiciens de France.
16:03C'est surtout
16:04qui part après.
16:05C'est un autre débat.
16:07Romina,
16:08vous,
16:08il y a une forme
16:09de fatalisme
16:10aujourd'hui.
16:11Vous êtes déléguée
16:13de parents
16:13dans quelle école ?
16:15Moi,
16:16j'ai encore Massie
16:16qui est au primaire.
16:17Par contre,
16:17je suis l'infermée libérale
16:18et je suis aussi
16:19les gamins.
16:20Je suis aussi des parents
16:21dont les enfants
16:21sont au collège
16:23ou au lycée.
16:24Et c'est vrai
16:25que ces questions
16:26d'éducation,
16:27en plus avec la présidentielle
16:28qui arrive,
16:29il ne faut pas se le cacher,
16:30ça fait partie
16:31des grandes questions
16:32et on en parle régulièrement.
16:34Et les réseaux sociaux
16:35et le téléphone
16:36et qu'est-ce qu'on en fait ?
16:37Vous voyez,
16:37ces questions-là,
16:38les Français
16:39se sentent très concernés.
16:43Ensuite,
16:43j'ai aussi des professeurs
16:45et je vous assure,
16:46il y en a qui sont formidables
16:48pour que ce soit science,
16:49maths, littérature.
16:50bien sûr,
16:51ce sont les trois matières principales
16:54et déjà,
16:55on a aussi les parents.
16:56Les parents,
16:57déjà,
16:57du départ étant,
16:59vous avez des parents
16:59qui ont du mal
17:00avec l'orthographe,
17:01qui ne lisent plus,
17:02qui ne savent plus...
17:03C'est l'un des points faibles
17:04d'ailleurs du classement,
17:06la lecture.
17:07Ça,
17:08c'est vrai
17:08que c'est un sujet
17:09qui est même un peu tabou.
17:10J'avais vu des rapports.
17:11il y a ce problème aussi
17:13des parents
17:14qui,
17:15pour certains,
17:15dans certains quartiers,
17:16ont du mal aussi
17:17avec le français.
17:18Il faut le dire.
17:20Romina,
17:20Racine Carré des 49.
17:22Non,
17:22je vous t'équine,
17:23Romina.
17:24C'est 7,
17:25bien sûr.
17:25Oui, 7,
17:26bravo Romina.
17:26Mais bien sûr,
17:28je veux dire,
17:29non,
17:29il faut donner envie
17:31et dire aux gamins
17:32où que vous alliez,
17:33quoi que vous fassiez,
17:35pour vous réunir aussi
17:36pour l'histoire
17:36de se retrouver,
17:38l'histoire de la communauté
17:39dans la société,
17:40les grandes questions
17:42philosophiques ou sociales,
17:43tout ce qu'on traverse
17:43dans notre époque,
17:44dans notre temps,
17:45la psychologie,
17:46tout ce à quoi on a ouvert
17:47et éclairé les gamins,
17:49c'est formidable
17:49depuis ces 40 ans,
17:51tout ce qu'on a réussi à faire.
17:53Mais sans le français,
17:54sans les maths,
17:55on n'y arrive pas.
17:56Absolument.
17:57Merci Romina,
17:57en tout cas,
17:58de votre intervention.
17:59C'est vrai qu'on passe
18:00beaucoup de temps à l'école
18:01à parler parfois
18:02d'autres choses.
18:03Mais non,
18:04mais si vous voulez,
18:04l'école,
18:05c'est quoi ?
18:05L'école,
18:06c'est pour transférer
18:07un certain nombre
18:08de connaissances.
18:09Et de savoir.
18:10Et de savoir.
18:10aujourd'hui,
18:11elle ne remplit plus
18:12cette mission.
18:13C'est assez clair.
18:14Puisqu'on mène
18:15une génération
18:16à 92,
18:1793,
18:1895%,
18:19ça dépend des années,
18:21au bac.
18:22Très bien.
18:23Mais quelle est
18:24la valeur du bac ?
18:25Dans la vie,
18:26moi je considère
18:26qu'il y a toujours
18:27une sanction.
18:28Quand vous êtes
18:28dans une entreprise,
18:29il peut y avoir des sanctions
18:29si vous n'êtes pas bon,
18:30etc.
18:31Bon,
18:31voilà.
18:32C'est le sens de la vie.
18:34Et l'école est devenue
18:35à l'abri des sanctions.
18:36C'est-à-dire qu'il n'y a plus
18:37de sanctions disciplinaires,
18:38quasiment plus,
18:39très peu.
18:40Et puis,
18:40il n'y a pas de la sanction
18:41du savoir.
18:42Il n'y a plus de sanctions
18:43du savoir.
18:43Quand vous avez une génération
18:44qui va au bac
18:45à 95%,
18:47tout le monde a coutume
18:49de dire ça,
18:50mais enfin,
18:51un enfant qui a passé le bac,
18:52ce n'est pas non plus
18:53si facile.
18:54Le ministre vous dit
18:55qu'on va remettre
18:56en circuit,
18:57on va remettre
18:58dans la correction
18:59un certain nombre
19:00de fondamentaux,
19:01notamment l'orthographe,
19:02etc.
19:02Et les profs nous ont dit
19:04mais allez vous faire voir.
19:05Il y avait des consignes
19:05cette année,
19:06c'est pour que ça soit noté
19:07plus sévèrement,
19:08mais ils ont abandonné.
19:09collège d'il y a 40 ans
19:11et le niveau de collège
19:11d'il y a 40 ans
19:12est un niveau de primaire
19:14d'il y a 60 ans.
19:15on peut tous prendre
19:15l'exemple de nos grands-mères,
19:17par exemple.
19:17La mienne,
19:18je crois,
19:18arrêtait l'école en CM2,
19:19avait une calligraphie impeccable,
19:22savait lire, écrire
19:23et compter sur le bout des doigts
19:25parce qu'on a dilué
19:26dans tout un tas de matières.
19:27On ne va pas en mettre
19:28les blouses blanches
19:29et les encrier.
19:29C'est une histoire de méthode.
19:32C'est une histoire
19:32de la façon
19:33dont on transmet le savoir.
19:34Vous utilisez
19:35des correcteurs d'orthographe ?
19:37Non,
19:37parce que j'étais un élève...
19:38Non,
19:39je vous dis la vérité,
19:40moi j'étais un élève
19:40plutôt bon en français.
19:42Un peu bon en maths
19:43mais plutôt bon en français.
19:44Aujourd'hui,
19:44il faut prendre en compte
19:45la technologie aussi.
19:46C'est une élève...
19:47Vous écrivez encore,
19:48mon cher Bini,
19:49quand vous faites des contrôles.
19:50Et des correcteurs
19:51et tout ce qu'on veut
19:52autour de ça,
19:53c'est de permettre
19:54à un enfant
19:54de pouvoir réfléchir
19:55par lui-même
19:56sans ses intelligences artificielles
19:58mais avec sa propre intelligence
19:59à lui
19:59pour pouvoir utiliser
20:01ensuite l'intelligence artificielle
20:02et avoir l'esprit critique.
20:04C'est-à-dire,
20:04c'est ce que nous faisons
20:05vous,
20:05nous autour de la table.
20:07Et un deuxième point,
20:07moi je ne pense pas
20:08que ce soit la faute
20:09des professeurs.
20:09Les professeurs,
20:10ils ont ordre,
20:10contre-ordre.
20:11Chaque ministre de l'éducation,
20:12vous avez dit,
20:12il y en a 8 ans,
20:1310 ans,
20:14y est allé de sa petite circulaire,
20:15y est allé de son nouveau projet de loi.
20:18C'est insupportable.
20:18Moi je pense qu'il faut redonner
20:19de la liberté aux professeurs.
20:21Ça ne me semble pas
20:21complètement délirant
20:22de dire que l'école
20:23doit tourner autour du professeur
20:24et que le professeur
20:25sait comment est-ce qu'on règle
20:27des difficultés.
20:29Ce n'est pas une question d'argent,
20:30je pense que ce n'est pas une question
20:31de nombre d'enfants par classe.
20:33Vous pouvez mettre 25 enfants.
20:34Ah si,
20:34elles en ont.
20:35Si, si, si,
20:36quand vous êtes 35,
20:37c'est plus compliqué.
20:3830 enfants,
20:39je pense que l'autorité du professeur
20:40ne doit pas forcément
20:42être la même.
20:43Et je pense que,
20:44c'était cette auditrice
20:45qui le disait,
20:45ça pose tout un tas de questions
20:47sur l'éducation
20:48dans la campagne présidentielle.
20:49Vous savez quoi ?
20:50Comme c'est un sujet tout fur,
20:51on va continuer à en parler
20:52et je n'ai pas entendu Julia
20:53sur ce sujet.
20:55Et vous n'hésitez pas.
20:56C'est pour ça qu'on parle
20:56de l'égalité homme-femme
20:57mais je n'ai pas eu l'occasion
20:59Je viens à votre secours
21:00ma chère Julia.
21:01On en parle dans quelques instants
21:02et puis n'oubliez pas,
21:03vous,
21:03si vous voulez réagir,
21:05826 300 300,
21:07votre avis m'intéresse.
21:08A tout de suite.
21:10Sud Radio.
21:12Midi,
21:13Sud Radio,
21:14à vous de le dire,
21:15Stéphanie Demiru.
21:16À vous de le dire,
21:17on poursuit nos débats,
21:18en l'occurrence celui
21:19sur l'éducation nationale
21:20puisque le classement PISA
21:22est tombé ce matin
21:23et le verdict est sans appel.
21:24On n'a jamais été aussi mauvais
21:26depuis les années 2000
21:27en compréhension de l'écrit,
21:29en mathématiques.
21:30Les élèves de 15 ans
21:32sont aux fraises,
21:33disons-le,
21:33par rapport aux élèves asiatiques
21:35qui tiennent le haut du pavé.
21:36Ça fait un moment
21:37mais là,
21:37ça empire.
21:38On est 27 sur 91.
21:40Alors,
21:41c'est vrai qu'on a toujours
21:41tendance à se demander
21:43ce qu'ils font mieux
21:43que nous les asiatiques.
21:45la fameuse école méthode,
21:47plutôt Singapour.
21:48C'est vrai que,
21:49personnellement,
21:49je milite pour rendre
21:51peut-être les mathématiques
21:52moins abstraits,
21:53plus concrets.
21:54On a loupé le coche
21:56et puis on n'arrive pas
21:57à changer des choses,
21:58Julia Acha.
21:59Effectivement,
21:59il y a un sujet doctrinal.
22:00On a abandonné,
22:02en abandonnant la recherche
22:03de l'excellence,
22:04ce qui était le cas
22:04il y a encore une dizaine
22:05d'années à l'école
22:06puisque j'étais un produit
22:07de cette école-là,
22:09même si on voyait déjà
22:09que ça commençait
22:10à se dissiper.
22:11On a abandonné
22:12notre génération
22:14et puis on abandonne
22:14aussi notre futur
22:15parce que typiquement,
22:16ce sont ces jeunes gens
22:17qui vont rentrer
22:17bien plus tard
22:18sur le marché du travail
22:19avec une méconnaissance
22:20des mathématiques.
22:22On va prendre un retard
22:23incalculable
22:24sur les notions
22:24autour de l'IA,
22:26de l'intelligence artificielle.
22:26On le voit bien,
22:27c'est déjà le cas.
22:28On a une fuite des cerveaux
22:29parce que la France
22:30n'est plus un pays
22:31qui fait rêver
22:33pour ces profils-là.
22:34Donc,
22:35en perdant cette culture
22:36de l'excellence...
22:36Ils se forment ici,
22:37c'est ce qu'on disait.
22:38C'est malheureux,
22:39mais c'est vrai
22:40que les polytechniciens,
22:41etc.
22:41Et puis après,
22:42ils partent
22:42parce qu'il y a
22:43de meilleures optiques.
22:45Là où j'aimerais revenir,
22:46c'est qu'effectivement,
22:46l'éducation nationale
22:47a un rôle à jouer
22:48dans ce déclassement
22:50et je pense que l'éducation
22:51aussi des parents
22:52à l'égard des enfants
22:53a aussi un impact
22:56extrêmement fort.
22:56Moi, je me souviens,
22:57l'école, pour moi,
22:58c'était ma clé de réussite.
23:00C'était ma façon à moi
23:01de pouvoir briser
23:01un plafond de verre.
23:02Moi qui venais
23:03de la province,
23:05c'était vraiment
23:05travailler à l'école
23:06et tu auras le métier
23:06de tes rêves,
23:07tu pourras exercer
23:07le métier de tes rêves
23:08et c'est ça
23:08qui m'a drivé
23:09et ça a drivé
23:10mes compagnons.
23:11L'éducation
23:12et aussi sur les réseaux sociaux.
23:13Aujourd'hui,
23:13les parents ont un concurrent
23:15de taille,
23:16je peux vous dire.
23:17Et quand on rêve
23:17et qu'on voit,
23:18aujourd'hui,
23:18on parlait de rôle modèle
23:19tout à l'heure
23:20qui sont des influenceurs,
23:21des footballeurs,
23:21on se dit,
23:22on n'a peut-être pas besoin
23:23forcément d'étudier
23:24et puis on va tenter
23:25d'aller faire de l'influence.
23:26Moi, je vois même
23:27des stagiaires aujourd'hui
23:28qui sont en stage
23:29chez des influenceuses
23:30au collège,
23:31au lycée.
23:31Je trouve ça assez dommage.
23:33Je pense que
23:34tout à chacun,
23:35on a la responsabilité
23:36aussi de faire émerger
23:36des rôles modèles
23:38qui ont réussi par l'école.
23:39C'est de moins en moins
23:40le cas.
23:41On a de moins en moins
23:42de réussite française.
23:43Donc, je pense aussi
23:44qu'on a une responsabilité.
23:45Vous êtes un peu sévère.
23:46Il y en a quand même
23:47des réussites françaises.
23:48Mais on en parle trop peu.
23:49Mais c'est vrai aussi,
23:50là où je m'en joins,
23:51c'est que c'est vrai aussi
23:52qu'on parle des Bac plus 5
23:53aujourd'hui
23:54qui ont du mal
23:54à trouver des stages,
23:56des emplois
23:56et c'est peut-être décourageant.
23:58L'autre jour,
23:58je parlais avec un ami suisse
24:00qui m'expliquait
24:00qu'en Suisse,
24:01c'était l'inverse.
24:02On commençait par l'apprentissage,
24:03le concret,
24:04le travail
24:05et après,
24:06on pouvait s'ouvrir
24:08à des parcours
24:09plus traditionnels.
24:10C'est une bonne idée, ça.
24:11Autour de l'apprentissage,
24:12il y avait un réel tabou
24:13au sujet de la française.
24:14Ça a été une des réussites
24:16entre guillemets
24:17d'Emmanuel Macron
24:18que de faire en sorte
24:19qu'on ait des apprentissages
24:21qui soient similaires
24:22en nombre
24:23à peu près
24:24à l'Allemagne
24:24puisqu'on était...
24:25L'Allemagne est à 1 million
24:26d'apprentis par an
24:27et nous,
24:28on était à 800 000.
24:29Il a essayé,
24:30mais il a fait
24:31850 000.
24:34Simplement,
24:34Bercy est arrivé par là
24:36et a raboté
24:38les aides à l'apprentissage.
24:40Immédiatement,
24:41immédiatement,
24:42les apprentis,
24:42le nombre d'apprentis
24:43a chuté.
24:44On est aujourd'hui
24:45à 600 000.
24:45Alors,
24:46ça a été des apprentis
24:47qui, effectivement,
24:47n'étaient pas dirigés
24:48vers les métiers
24:49industriels ou manuels
24:50mais vers les métiers
24:52supérieurs.
24:52Mais comme il n'y a plus
24:53d'industrie...
24:54Il faut faire attention,
24:55parce qu'il y a quand même
24:56un sujet aussi de société.
24:57C'est la subvention.
24:58C'est une date de début,
24:58une date de fin
24:59et c'est un contrat
25:00qu'on fait entre l'État
25:00et les entreprises.
25:01La subvention,
25:02c'était censé impulser
25:03l'embauche à l'alternance,
25:05ce qui était une très bonne chose.
25:06Mais il ne fallait pas
25:06dépasser le post-Covid
25:08parce qu'en fait,
25:08on a dopé les entreprises
25:09à ça et on les a habituées
25:11à recruter des alternants
25:12au profit d'une prime.
25:13Non, mais c'était
25:14de l'argent public
25:14bien placé,
25:15pour le coup.
25:16Il y a tellement
25:17d'argent public
25:19bien placé.
25:20Je ne suis pas d'accord
25:20parce que les entreprises
25:21ont une responsabilité
25:22à jouer,
25:23notamment dans l'apprentissage.
25:23Ce n'est pas un combat
25:24que l'éducation nationale
25:25et les services publics
25:26vont pouvoir mener seuls.
25:27C'est même un avantage
25:28aussi pour les entreprises
25:29d'avoir des personnes
25:30en sortie d'études
25:31qui soient employables
25:32le plus rapidement possible.
25:34Vous ne pouvez pas dire
25:35qu'il ne faut pas aider
25:35les entreprises
25:36pour encourager l'apprentissage.
25:38Je dis juste
25:38que les subventions
25:39telles qu'elles ont été
25:41données post-Covid
25:42auraient dû être réduites
25:43drastiquement dès le début
25:45ou en tout cas
25:45on aurait dû les cesser
25:46parce qu'une subvention
25:47c'est une date de début,
25:48une date de fin
25:48et on a mis ces subventions
25:50pour pallier à la crise Covid
25:51qui juste...
25:52Mais non !
25:52L'objectif c'était
25:53d'aller vers le système allemand
25:54qui recrutait
25:55un million d'apprentissage.
25:57Mais reconnaissez
25:57que l'entreprise
25:58a une responsabilité
25:59aussi.
25:59C'est un grand
26:00de notre niveau scolaire
26:01sur l'écriture et les maths.
26:03C'était une grande...
26:03Non mais ça a dit
26:04quelque chose
26:05de la philosophie qu'on a.
26:06En France,
26:07on n'avait pas assez d'apprentissage
26:09et qu'il fallait
26:10encourager l'apprentissage.
26:11Ça n'a rien à voir
26:12avec le Covid.
26:12Et donc on a mis en place...
26:13Vous parlez des subventions.
26:14Non, non, non,
26:18de la politique
26:19qui a été mise en place
26:20sur l'apprentissage.
26:21Bon.
26:21Eh bien, tout d'un coup,
26:22on a commencé
26:23à raboter les aides.
26:24C'est une erreur fondamentale.
26:25Je ne crois pas.
26:26Parce que c'est de l'argent public
26:29bien placé pour le coup.
26:31Oui, l'apprentissage.
26:32Ça sera un autre débat
26:33et c'est moi qui l'ai lancé.
26:34Vous avez raison.
26:34Mais c'est vrai que...
26:35Voilà, là on parle
26:36du niveau
26:37qui est au ras des pâquerettes.
26:39C'est vrai que...
26:40Comment peut-être
26:40s'inspirer aussi...
26:42Alors, est-ce qu'on a envie
26:42d'ailleurs de s'inspirer
26:43de l'exemple asiatique ?
26:48C'était à l'école de l'excellence.
26:49C'était une école exigeante.
26:51C'était une école
26:51qui offrait déjà le rêve
26:53de briser son plafond de verre.
26:55Travaille bien à l'école
26:56et tu auras le job de tes rêves.
26:58Je me souviens
26:59qu'on était hyper exigeants
26:59sur les mathématiques.
27:00Il y avait encore
27:01cette grosse culture
27:02de la notation.
27:03Pour nous,
27:03d'avoir des bonnes notes à l'école,
27:05c'était un graal.
27:06Il fallait qu'on soit les meilleurs
27:07et le fait qu'aujourd'hui
27:07on ait abandonné...
27:08C'est l'esprit chinois aujourd'hui
27:09si je peux me permettre.
27:10Vous avez déjà vu
27:11les élèves chinois ?
27:11On a tous vu des reportages
27:13sur les chinois
27:13qui sont...
27:15Vous disiez,
27:16Rantenne,
27:16Louis Leroy,
27:17qu'ils dormaient
27:18vous à Saclay
27:19dans les bibliothèques.
27:20J'ai le souvenir
27:21d'avoir visité
27:22des établissements
27:22de l'université
27:23Paris-Saclay.
27:23On a la chance
27:24d'avoir parmi
27:24les plus grandes écoles.
27:25On parlait de polytechnique
27:26qui ne fait pas partie
27:26de l'université.
27:27Mais à Central Sup,
27:28Élec,
27:29à Normale Sup,
27:30moi j'ai vu des étudiants
27:31asiatiques dormir
27:32dans les bibliothèques
27:33universitaires,
27:33c'est-à-dire faire des siestes
27:34pour pouvoir réviser
27:35toute la nuit.
27:35C'est une autre méthode.
27:36Ils ont faim, quoi,
27:37si j'ose dire.
27:38Après, on n'a pas tellement
27:39envie de s'inspirer
27:40du modèle éducatif chinois.
27:42C'est pour ça
27:42que je voulais vous lancer
27:44là-dessus.
27:44Est-ce qu'on a envie
27:45de vivre comme ça ?
27:46Mais non,
27:46c'est un modèle de société,
27:48d'ailleurs.
27:49C'est un modèle de société,
27:50ce n'est pas un modèle éducatif,
27:51c'est un modèle de société
27:52qui n'est pas une démocratie,
27:53c'est un autre régime.
27:54Je ne suis pas en train
27:55de louer l'exemple chinois,
27:56je suis juste en train
27:57de vous dire
27:57qu'ils sont en haut du tableau
27:58et nous...
28:00J'aimerais qu'ils travaillent
28:01un peu plus, par exemple.
28:03Là où je suis d'accord
28:03entièrement avec vous,
28:04vous parlez de niaques,
28:04aujourd'hui,
28:05les enfants n'en ont plus.
28:06C'est lié effectivement
28:07à l'exigence qu'on a
28:08à leurs égards à l'école,
28:09mais c'est aussi lié
28:10à l'attitude des parents
28:11envers les enfants.
28:12Quand vous avez un enfant
28:13qui a tout comme ça,
28:14il y a de ça aussi.
28:15Moi, je l'ai vu,
28:16je voyais la différence
28:17entre ceux qui venaient
28:17de la classe moyenne basse
28:18populaire et dont l'école
28:19était la possibilité
28:22de changer de vie.
28:23L'attitude était
28:24totalement différente
28:25d'un enfant
28:26qui bénéficiait de tout
28:27d'alors où les parents
28:28n'étaient pas derrière
28:28à pousser pour des bonnes notes.
28:30Il y avait un décalage
28:31et il existe encore.
28:32C'est vrai que ça apparaît
28:33cette inégalité
28:34de classe sociale en France.
28:35Dans ces classements,
28:36les classes défavorisées
28:38ont plus de mal
28:38à s'en sortir.
28:39Bien sûr.
28:40Louis Leroy.
28:41Oui, mais je nous écoute
28:43depuis tout à l'heure
28:44et c'est vrai qu'on y va
28:45de notre petite proposition.
28:46Quel modèle ?
28:46Quelle proposition ?
28:47Quelle nouvelle circulaire ?
28:49Quel nouveau ?
28:50C'est un problème de méthode.
28:52C'est-à-dire que si jamais
28:52on ne rebâtit pas l'école
28:53par la base,
28:54c'est-à-dire ce qu'elle doit être,
28:55ce qu'elle doit transmettre,
28:56ce qu'elle ne doit pas être aussi.
28:58On parle toujours de ça.
28:59J'entends le ministre
29:00de l'Éducation nationale
29:01il y a quelques semaines,
29:02quelques mois dire
29:02« Ah oui, mais on va commencer
29:03à réfléchir pour voir
29:04si on ne va pas faire commencer
29:05les gamins à 9h. »
29:07C'est ça la question
29:07de l'école aujourd'hui.
29:08Mais la question,
29:09ce n'est pas de savoir
29:09à quelle heure on commence,
29:10c'est de savoir ce qu'on a appris
29:11une fois qu'on en sort.
29:13Je pense qu'on est en train
29:14de prendre tout le problème
29:15à l'envers.
29:16Le problème,
29:16ce n'est pas celui des mesures,
29:17ce n'est pas de savoir.
29:19Le problème,
29:20c'est celui de la méthode.
29:21Et je le pense aujourd'hui,
29:22il y a un mot
29:23que plus personne ne veut dire,
29:24pourtant on en parle
29:25quand on parle de classement,
29:25c'est le mot de niveau.
29:26Ce qui fait l'orientation,
29:28c'est le niveau.
29:29Le niveau,
29:30ce n'est pas l'intelligence.
29:31Le niveau,
29:32c'est le fait
29:32de pouvoir suivre un cursus
29:33ou de ne pas pouvoir le suivre.
29:35Moi, je fais partie de ceux
29:36qui pensent que l'intelligence
29:37de la main
29:37vaut l'intelligence de l'esprit.
29:38Quand je vous disais tout à l'heure
29:39qu'il faut refonder l'orientation,
29:41c'est-à-dire que faire croire,
29:42parce qu'on citait
29:43les grandes dates
29:43de l'éducation nationale
29:44tout à l'heure,
29:45mais quand dans les années 80,
29:46on a voulu 80% de bacheliers,
29:48on a fait croire
29:48à toute une génération
29:49que tout le monde
29:50pourrait faire un bac général,
29:51que tout le monde
29:51pourrait faire des études supérieures
29:53et ça n'est pas le but.
29:54Mais ça continue.
29:55Mais ça n'explique pas le but.
29:56Ça continue,
29:57on est à 92 ou 93%.
29:59Et pour qu'on puisse avoir
29:5980% de bacheliers
30:00et plus de 90 quasiment maintenant,
30:02on a baissé le niveau.
30:03Si on n'en revient pas
30:04à la fin du collège unique
30:05et aux classes de niveau,
30:07je pense qu'on ne s'en sentira
30:08mais comment voulez-vous
30:09et la méthode,
30:10c'est des fondamentaux
30:11de l'autorité
30:12et de l'orientation ?
30:14Absolument.
30:14Ça pose un problème de fonds
30:19qui est d'ailleurs largement partagé
30:22sur tous les problèmes de société,
30:24pas seulement les problèmes d'éducation.
30:25Comment des gens
30:26qui nous ont amenés là,
30:28comment des gens
30:28qui nous ont amenés là,
30:29parce qu'ils nous ont tous amenés là.
30:31Ils ont été ministres,
30:32ils ont été...
30:33Ils ont fait un certain nombre
30:34de budgets, etc.
30:36Comment des gens
30:37qui nous ont amenés là
30:38sont capables
30:39de faire en sorte
30:40que ça ne se reproduise plus ?
30:42Je pose une question
30:43à laquelle je n'ai pas l'air.
30:44Il faut changer.
30:45Ça ne suffit pas,
30:45il faut aussi changer les gens.
30:47Peut-être qu'une va vous apporter
30:48une réponse.
30:49Tiens, Ségolène Royal,
30:50vous l'avez entendu ce matin
30:51sur Sud Radio ?
30:51Elle adorait la justice chinoise.
30:53Peut-être qu'elle adore
30:54l'éducation chinoise.
30:55En tout cas,
30:55elle a ses 500 parrainages,
30:56donc je pense qu'elle ne va pas se...
30:58Non, c'est mer socialiste.
30:59Oui, bien sûr, pardon,
31:00au PS, évidemment.
31:02Bon, apparemment,
31:03elle a beaucoup d'amitié au PS,
31:04elle le dit,
31:06et elle est même surprise
31:07que ça se passe aussi bien pour elle.
31:08On en parle dans quelques instants
31:10sur Sud Radio.
31:12Sud Radio, à vous de le dire,
31:17l'heure de nos débats,
31:22ça se poursuit.
31:23Jérôme Dubu,
31:24Julia,
31:25Hacha,
31:25Louis,
31:26Leroy,
31:26on a parlé de l'école.
31:28On va parler un petit peu politique
31:30maintenant,
31:30avec la surprise Ségolène Royale.
31:33Est-ce qu'elle va tous les...
31:34Allez,
31:35je vais employer un mot un peu familier,
31:36les griller à la primaire PS.
31:38L'ancienne candidate
31:39à la présidentielle,
31:40invitée de Sud Radio ce matin,
31:42a déjà obtenu ses parrainages
31:44qui vont pouvoir lui permettre
31:45justement de faire cette primaire.
31:47Elle fait un plutôt bon début
31:48de campagne.
31:50Est-ce que vous,
31:50vous voteriez pour elle ?
31:52Répondez-nous au 0800 26 300 300.
31:56Alors, ça y est,
31:57Jérôme Dubu,
31:58vous vous réjouissez,
31:59c'est le retour de l'ordre juste ?
32:01C'est le retour
32:01de l'ancien couple infernal,
32:04Hollande-Royal.
32:05Alors,
32:05Hollande est en embuscade,
32:07il attend décembre,
32:08visiblement,
32:08enfin,
32:08c'est ce qu'il nous dit.
32:09Son livre marche pas si mal,
32:11visiblement.
32:11Il a fait une dédicace hier
32:12dans le 8e arrondissement,
32:13il y avait beaucoup de monde
32:14à Paris.
32:15Donc,
32:16il fait des dédicaces
32:17à tour Larigot,
32:18à tir Larigot.
32:18Et puis,
32:19notre amie Ségolène,
32:21admiratrice,
32:21comme je le disais tout à l'heure,
32:22de la justice chinoise,
32:23il faut bien se le rappeler quand même.
32:26Eh bien,
32:26aujourd'hui,
32:27elle est candidate.
32:28Alors,
32:29je ne sais pas ce que ça va donner.
32:30On a vu,
32:30il n'a pas beaucoup de chance,
32:31mais je peux me tromper.
32:32Donc,
32:32le PS est dans un tel état
32:34de déliquescence
32:34qu'il est capable
32:35d'aller rechercher
32:36une ancienne candidate.
32:37Mais bon,
32:37voilà,
32:39je n'ai pas l'impression
32:39qu'elle ait grand chose
32:40à raconter de nouveau.
32:42Oh,
32:42méfiez-vous.
32:43De nouveau,
32:43de nouveau.
32:44Ah ben,
32:44elle est capable
32:44de toutes les provocations,
32:45mais ça,
32:46c'est autre chose.
32:46Mais de nouveau,
32:47je n'ai pas l'impression
32:48qu'elle ait revu son logiciel.
32:50Bon,
32:50voilà.
32:50En tout cas,
32:51on ne l'a pas forcément
32:51vu arriver.
32:52Elle m'a même dit,
32:53oh,
32:53je suis surprise,
32:54je ne savais pas
32:55que cela viendrait si vite.
32:56Cela prouve que j'ai gardé
32:58beaucoup d'amitié
32:58au sein du PS.
32:59Alors,
32:59surtout chez Olivier Faure,
33:01puisque je creusais un petit peu,
33:03la moitié des fameux parrainages PS
33:06viendraient de chez Olivier Faure.
33:07C'est important de le souligner.
33:09Si on veut affaiblir
33:10M. Glucksmann,
33:11c'est ce qu'on fait.
33:12c'est ça.
33:12Vous avez suivi ma pensée.
33:15Moi,
33:15j'ai écouté Mme Royale
33:16sur votre antenne ce matin.
33:18C'était la quatrième dimension,
33:20très honnêtement.
33:21Pourquoi ?
33:21La première question qu'on lui pose,
33:23c'est quelles seraient vos mesures
33:24sur le pouvoir d'achat ?
33:25Elle répond,
33:25je veux lutter contre la solitude.
33:27La solitude des entreprises,
33:28dit-elle.
33:29La solitude des commerçants.
33:30J'ai une femme commerçante,
33:31c'est un sujet que je connais bien.
33:31La solitude des agriculteurs aussi,
33:33dit-elle.
33:33Mais pourquoi est-ce qu'ils en sont
33:35dans cette situation-là ?
33:36Aujourd'hui,
33:36les entreprises,
33:37les commerçants,
33:37les agriculteurs,
33:39les entreprises,
33:40mais c'est bien la politique
33:40de Mme Royale et de ses amis
33:41pendant 40 ans,
33:42qui, dès que quelque chose bougeait,
33:44a voulu le taxer,
33:45l'imposer,
33:45le normer.
33:46Mais elle dénonce
33:48les causes
33:49qu'elle a produites
33:50elle-même.
33:51Quand elle parle
33:51du prix de l'énergie,
33:53mais quand elle était ministre
33:54de l'écologie en 2015,
33:57c'est bien elle
33:57qui a voulu ramener
33:58à 50% le mix énergétique
33:59pour faire alliance
34:00avec ses amis écologistes.
34:02Aujourd'hui,
34:03elle a tout un tas
34:03de bonnes idées.
34:05Mme Royale,
34:05c'est vraiment dommage
34:06qu'elle ait jamais été
34:06à un second tour de présidentielle
34:07pour pouvoir en faire
34:08par aux Français.
34:09On vous sent très ironique,
34:11Julie Hachat.
34:11Mais c'est 40 ans
34:13d'inaction,
34:13c'est 40 ans
34:14qui nous ont conduits là
34:15et aujourd'hui,
34:16on retend des micros
34:17à ces gens-là.
34:18Moi, ça me dépasse totalement.
34:19C'est vrai qu'on la voit
34:19encore jeune
34:21sorti de l'énarque,
34:23draguant entre guillemets
34:24Mitterrand
34:25pour avoir un poste,
34:26enfin,
34:26draguant,
34:26pas au sens propre du terme,
34:28mais le sollicitant.
34:30C'est vrai qu'elle est
34:31en paysage
34:31depuis très très longtemps.
34:33C'est une évidence
34:34avec son petit chébichou.
34:35Elle était au second tour
34:35face à Nicolas Sarkozy.
34:37Moi, je me méfie
34:38de tous ceux
34:39qui idolâtrent
34:40François Mitterrand,
34:40parce que vous l'avez
34:41à juste titre,
34:41on paye aujourd'hui
34:42une politique
34:43qui a 40 ans
34:43et une politique
34:44qui a desservi
34:46totalement la France.
34:47Il y a tellement
34:47de candidats aujourd'hui
34:48que moi,
34:49j'essaye de prendre
34:50de la hauteur
34:50dans ce micmac
34:51en me disant
34:51bon, ça va être amusant.
34:52Il y a les deux ex,
34:53comme vous l'avez
34:54parfaitement évoqué,
34:54qui vont se faire la guerre.
34:55C'est une belle revanche
34:56pour Ségolène Royal
34:57vu au regard
34:58de ce que François Hollande
34:59lui a fait subir.
35:01Néanmoins,
35:01est-ce qu'elle a des chances,
35:02vous l'avez évoqué,
35:03et j'en doute
35:04si on compte
35:04sur les poids
35:06espérés d'Olivier Faure,
35:07on peut se dire
35:08que c'est encore plus
35:09compromis
35:10pour Mme Royal.
35:11Maintenant,
35:12moi je suis toujours ravie
35:12de voir une femme
35:13qui se prête au jeu,
35:14il y en a très peu.
35:16Est-ce que ça vaut
35:18toute une énergie
35:19de se poser la question
35:20de est-ce qu'elle a
35:20une grande chance ?
35:21Oui, et puis on ne voit
35:21pas trop où elle veut en venir.
35:23Jacques Cardo ce matin
35:24insistait,
35:25avec qui elle se verrait
35:27gouverner.
35:28Elle posait la question
35:29de Xavier Bertrand
35:30et c'est vrai
35:31qu'elle ne l'a pas dit,
35:32elle n'a pas réussi,
35:32à sortir une alliance
35:34avec la droite,
35:35avec la gauche.
35:35Écoutez sa réponse.
35:37D'abord,
35:38l'essentiel c'est
35:39ce que pensent les électeurs.
35:42Donc il faut attendre
35:43de voir ce que disent
35:44les électeurs.
35:46C'est ça la démocratie.
35:48Ce n'est pas
35:48des opérations d'appareil
35:49avant.
35:50Deuxièmement,
35:51le centre,
35:52c'est très clair,
35:52le centre c'est la droite.
35:54Le centre c'est la droite.
35:56Donc,
35:57soit effectivement
35:58on veut une alliance
35:59avec la droite,
36:00ça, ça sera sans moi
36:01bien évidemment.
36:02Et d'autre part,
36:03la dynamique
36:04du libre choix
36:06de l'électeur
36:07à un second tour,
36:08c'est effectivement
36:09une union de la gauche.
36:11C'est évident.
36:12Bon,
36:13le centre c'est la droite.
36:14De quelle gauche ?
36:15Est-ce qu'elle préfère
36:15faire alliance
36:16avec la LFI
36:17plutôt que le centre droit
36:18qui,
36:19pardon,
36:19mais je fais partie,
36:21je ne crois pas
36:21qu'on soit...
36:21Elle n'a pas l'impression
36:21qu'elle ait répondu
36:22à cette question ?
36:23Non, non, mais...
36:24Et puis par ailleurs,
36:25elle ne répond pas
36:25à la question
36:25de la vision pour la France,
36:26elle dit qu'elle laisse
36:27les mains...
36:28Elle laisse le choix
36:29dans les mains des électeurs.
36:30Oui, mais les électeurs...
36:31Voilà, les électeurs
36:32ont besoin d'avoir une vision
36:33pour se prononcer.
36:34C'est d'ailleurs ce qui manque
36:34dans le débat politique actuel.
36:36Ségolène Royal,
36:37on en parle d'elle aujourd'hui,
36:38mais enfin on peut parler
36:38des autres candidats
36:39où on ne sait pas trop
36:40où ils veulent aller
36:41finalement concrètement.
36:43Donc bon,
36:43c'est toujours amusant
36:44d'entendre
36:44tous ces candidats présumés...
36:46D'autant que Mme Royal
36:47a déjà soutenu
36:49des candidats et les filles.
36:50Il ne faut pas l'oublier
36:51quand même
36:52dans son petit parcours.
36:53Elle a eu des passages...
36:54Elle a été candidate
36:55aux européennes
36:56puis elle a été tellement déçue
36:57qu'elle a dit
36:57ben non, il faut voter
36:58pour la liste et les filles.
36:59Bon, donc on voit bien
37:01où est son orientation.
37:03Ségolène Royal,
37:04c'est une femme de gauche,
37:04elle n'a jamais été centriste,
37:06elle n'a jamais été
37:07pour des alliances
37:08avec le centre.
37:08Elle dit le centre,
37:08c'est la droite.
37:09Donc elle,
37:10elle est pour des alliances
37:11avec elle et les filles,
37:12c'est clair et net,
37:13elle l'a dit,
37:14elle a soutenu les filles.
37:15Donc il n'y a aucune ambiguïté
37:16sur son parcours.
37:17Elle a été un peu plus ambigüe
37:18ce matin.
37:19Oui, Gilles, vous voulez...
37:20J'ai été checké,
37:21face checké
37:22l'histoire de MixEnergétique.
37:24Ça date d'une loi
37:25du 17 août 2015
37:27et à ce moment-là,
37:29elle réclamait
37:30une réduction du nucléaire
37:31de 50%
37:32de nos énergies,
37:34c'est-à-dire qu'on ait
37:34plus d'énergie nucléaire
37:37d'ici 2025,
37:38de passer de 75%
37:40à 50%
37:40et il voulait
37:41qu'on augmente
37:42de 40%
37:43la production
37:44d'énergie verte
37:45et donc évidemment,
37:47on a bien vu
37:47avec ce qui s'est passé
37:49cet été
37:50qu'on avait besoin
37:51de toutes nos ressources nucléaires
37:53et ça a arrêté également
37:54cette loi
37:55de la construction
37:55de nouveaux EPR.
37:57Ce n'est pas la termine de fermer.
37:58C'est quand même assez disqualifiant
37:59ce que vous dites là quand même.
38:00Je vous rappelle
38:00qu'Emmanuel Macron
38:01le 3ème siècle
38:02a fermé les érettes.
38:02Puisqu'en bon français,
38:03vous me fact-checker
38:04du coup,
38:05ce que je disais
38:05était exact
38:07mais moi je trouve
38:07que c'est quand même
38:08assez disqualifiant.
38:10Si on devait
38:10disqualifier tous ceux
38:12qui n'étaient pas
38:12pour le nucléaire,
38:13les gens n'auraient plus
38:14de président de la République.
38:17Et puis,
38:18il y en a un certain nombre
38:19même à droite
38:19qui ont fait cette erreur.
38:20Parce que sur les 40 dernières années,
38:22si vous regardez un peu
38:23ce qui s'est passé,
38:23il y a 20 ans de droite
38:24et 20 ans de gauche.
38:25Jérôme Dubu,
38:26pour abonder
38:26dans ce que vous disiez,
38:28Juliette Ruffer,
38:29me rappelle
38:30qu'en 2022,
38:31Ségolène Royal a dit
38:32le vote utile
38:33à gauche
38:33c'est Mélenchon
38:34et aujourd'hui
38:35elle dit
38:36je ne m'occupe pas
38:36des accords d'appareil.
38:37C'est passé par pertes
38:38et profits,
38:38y compris son bilan
38:39catastrophique
38:40en Poitou-Charentes
38:41quand elle était présidente.
38:42Quand on a eu
38:43la fusion
38:45avec l'Aquitaine,
38:47le président aquitaine
38:49qui était socialiste
38:50a dit
38:50mais je ne veux pas
38:50reprendre ses comptes.
38:51Oui,
38:52la petite popole,
38:53c'est sûr que ça intéresse
38:54je pense très peu
38:55finalement les Français.
38:56D'ailleurs,
38:57Samy nous appelle
38:58de Lyon.
38:59Bonjour Samy,
39:00Samy pardon.
39:01Bonjour Stéphanie
39:02et bonjour Gilles.
39:04Alors vous l'avez écouté
39:05Samy ce matin
39:07en Ségolène Royal ?
39:08Oui tout à fait.
39:09Merci de votre fidélité.
39:11Je vous en prie,
39:11j'ai trouvé ça
39:13assez pathétique.
39:15Cette mise en lumière,
39:16je suis désolé
39:16je vais être un peu direct
39:17mais on nous ressort
39:19les vieilles recettes.
39:21Je pense qu'elle tire
39:22une balle dans le pied
39:23de son parti
39:24en se portant candidate
39:25pour les primaires
39:27parce que le PS
39:28n'a vraiment pas besoin
39:29de Ségolène Royal
39:30et la France d'ailleurs
39:31n'a pas besoin
39:32de Ségolène Royal
39:33donc je peux comprendre
39:34que Ségolène Royal
39:35a besoin de lumière
39:36elle a du mal à comprendre
39:37que c'est fini pour elle
39:40elle tente d'exister
39:41du mieux qu'elle peut
39:43comme une personne
39:44qui est en train
39:44de se noyer
39:45elle se débat
39:46mais honnêtement
39:47qui veut encore
39:48de Ségolène Royal ?
39:50Personne ?
39:51Qui votera pour elle ?
39:52Personne ?
39:53Quel élu
39:54lui donnera
39:57son vote ?
39:58Personne ?
39:58C'est triste en fait.
39:59Ce sera triste et pathétique.
40:00C'est vraiment les soutiens
40:01d'Olivier Faure.
40:02Alors je suis désolé
40:02moi Ségolène Royal
40:06bah next
40:06next
40:07pour en faire
40:08un moment
40:08il faut juste arrêter
40:09le PS n'a pas besoin de ça
40:11les gens de gauche
40:12n'ont pas besoin
40:13d'une Ségolène Royal
40:13le seul exploit
40:14ça va être de faire
40:15pire qu'Anne Hidalgo
40:16Samy
40:17sans indiscrétion
40:18vous me répondez
40:18si vous voulez
40:19mais vous êtes plutôt
40:20justement vous
40:20socialiste
40:21et vous êtes un peu
40:23contrarié de ce qui se passe
40:24dans votre parti
40:25on ressent ça
40:26quand on vous écoute ?
40:28en tant que tel
40:28mais je sais
40:29de quel côté
40:31se situe mon cœur
40:32voilà
40:33dans mon corps
40:35mais en tout cas
40:36c'est une Royal
40:36c'est non
40:37voilà
40:38il faut juste arrêter
40:38c'est juste une personne
40:39qui a besoin de lumière
40:40qui n'existe pas
40:41sans lumière
40:41et qui fait tout
40:42pour
40:43qui fait des déclarations
40:44qui ne seront pas suivies de fait
40:46et en fait
40:47tout ce qu'elle compte
40:47c'est tout ce qu'elle
40:48elle souhaite juste
40:49avoir un peu de médiatisation
40:50un peu de lumière
40:51c'est tout
40:52malheureusement
40:53c'est vrai que
40:53c'est certainement
40:54l'avis de beaucoup de français
40:55ils sont un certain nombre
40:56dans ce cas-là
40:57les hommes politiques
40:58ils sont déjugés par les urnes
41:00et c'est vrai qu'ils ont du mal
41:00à quitter la scène
41:01quand même
41:01il faut bien le dire
41:03merci Samy en tout cas
41:04de votre intervention
41:05c'est spécifique
41:06non mais pas seulement
41:07les organisations du PS
41:09c'est spécifique à la France
41:10quand vous regardez
41:11ce qui se passe au Royaume-Uni
41:13aux Etats-Unis
41:14vous avez des gens
41:15qui quittent la politique
41:16on ne les revoit plus
41:17mais là non
41:18ils s'accrochent
41:19ils ne veulent pas s'arrêter
41:20ils ne savent pas
41:21ils ne savent rien faire d'autre
41:23regardez Ségolène Royal
41:24elle a vécu
41:25au crochet de l'Etat
41:26elle a été représentante
41:28des pôles
41:28on a contesté
41:30ses notes de frais
41:31etc
41:31il faut savoir
41:32quitter la table
41:34quand l'amour est desservi
41:35la femme j'en sais rien
41:36mais la table
41:37non non pardon
41:37j'ai ma langue à fourcher
41:40quitter la table
41:41bon
41:42on se retrouve
41:43dans quelques instants
41:44sur Sud Radio
41:450826
41:46300
41:47300
41:48justement
41:48les français sont dépassés
41:50par des discours
41:50politiques
41:51qui ne parlent pas
41:51de leurs besoins concrets
41:52c'est Michel-Edouard Leclerc
41:54qui le dit
41:54est-ce que vous estimez
41:55qu'on ne parle pas
41:56assez de pouvoir d'achat
41:57d'emploi
41:58de logement
41:58dites-le nous
42:000826
42:00300
42:01300
42:03Sud Radio
42:04midi
42:04Sud Radio
42:05à vous de le dire
42:06Stéphanie Demiru
42:08à vous de le dire
42:09on poursuit les débats
42:10qui font parler
42:11la France ce matin
42:12qui font parler
42:13mes débatteurs du jour
42:14Jérôme Dubu
42:15Julia Hachal
42:16Louis Leroy
42:16on parlait il y a quelques instants
42:17de Ségolène Royal
42:18est-ce qu'elle va créer
42:19la surprise
42:20vous n'avez pas l'air
42:21très emballé
42:22avant de parler
42:24de cette sortie
42:25de Michel-Edouard Leclerc
42:26le patron de la grande distribution
42:27qui estime que les français
42:28sont un peu dépassés
42:30par les discours politiques
42:31qui ne parlent pas
42:31de leurs besoins concrets
42:32je voudrais votre avis
42:33d'ailleurs sur la question
42:34est-ce qu'on ne parle pas
42:35assez d'emplois
42:36de logements
42:37de pouvoir d'achat
42:390826
42:39300
42:39300
42:40je voulais quand même
42:41vous faire réagir
42:42sur cette phrase
42:43de ce week-end
42:44du patron du Modem
42:45ex-premier ministre
42:46François Bayrou
42:47qui lui propose
42:48un tour préliminaire
42:50élargi
42:51allant de tous ceux
42:51qui refusent l'alliance
42:53avec Jean-Luc Mélenchon
42:54et à tous ceux
42:54qui refusent l'alliance
42:55avec Marine Le Pen
42:56en gros
42:56une compétition
42:58entre ceux
42:59qui écartent finalement
43:00les extrêmes
43:01est-ce que ça
43:03c'est une bonne idée
43:04de François Bayrou
43:05selon vous ?
43:06c'est précisément
43:07ce que ne veulent plus
43:07les français
43:08les français ne veulent plus
43:09de cette eau tiède
43:10on a vu que le
43:11en même temps
43:12ça ne marchait pas
43:13moi
43:13j'ai soutenu le
43:14en même temps
43:14et je reconnais aujourd'hui
43:16que ça n'a pas marché
43:16parce qu'il y a un certain
43:18nombre de sujets
43:19sur lesquels
43:20vous ne pouvez pas
43:20concilier des inconciliables
43:22comment voulez-vous
43:23concilier
43:24je pense qu'il allait
43:25jusqu'à Rotaillot
43:26c'est ça ?
43:27oui
43:27à peu près
43:28Rotaillot et Glucksmann
43:29c'est inconciliable
43:30arrêtons ce fantasme
43:32ça suffit
43:32c'est juste la machine
43:33à faire monter les extrêmes
43:35c'est tout
43:35voilà
43:36petit tour de table
43:37Julia
43:37moi je suis totalement d'accord
43:39je me posais la question
43:40parce que du coup
43:40il n'a pas précisé
43:41on ne connait pas vraiment
43:42la position de Sarah Knafow
43:43et d'Éric Zemmour
43:44au regard du ARF
43:45c'est pour ça que je posais la question
43:47non mais je pense
43:47qu'effectivement
43:48ça va être compliqué
43:49à une personne
43:51qui vote à droite
43:52de faire une alliance
43:53enfin de potentiellement
43:53si c'est quelqu'un à gauche
43:54qui gagne cette primaire
43:55de voter pour cette personnalité-là
43:57parce qu'il y a quand même
43:58des sujets
43:58que l'élivant
43:59je trouvais ça un petit peu étonnant
44:01cette proposition
44:03là on parle de François Bayrou
44:05on parlait de Ségolène Royal
44:06juste avant
44:06voilà
44:07bonnet blanc
44:07blanc bonnet
44:08c'est-à-dire que c'est 40 ans
44:10d'inaction
44:10et aujourd'hui
44:12on tend encore un micro
44:12à François Bayrou
44:13qui nous propose
44:14une sorte d'alliance
44:15de la carpe et du lapin
44:17enfin je veux dire
44:18François Bayrou a perdu
44:19son fief de peau
44:20ça ne l'interroge pas
44:21il revient à la radio
44:23à la télé
44:23pour donner des conseils
44:24tout comme François Hollande
44:25vous le voyez partout
44:26il revient donner des conseils
44:27et puis encore une fois
44:28c'est-à-dire que
44:29cette campagne présidentielle
44:30est-ce qu'elle va vraiment
44:30se dérouler
44:31pour se positionner
44:32par rapport à Jean-Luc Mélenchon
44:33ou par rapport à Marine Le Pen
44:34et à tous ceux
44:35qui refusent l'un ou l'autre
44:36mais que des candidats
44:37et il y en a suffisamment
44:38d'ailleurs
44:38viennent faire des propositions
44:39il faut vraiment arrêter
44:40justement des propositions
44:42est-ce que selon vous
44:43on parle assez
44:44d'emplois
44:45de logements
44:46de pouvoir d'achat
44:47c'est ce que relève
44:48Michel-Edouard Leclerc
44:49il dit que
44:49en gros
44:50les politiques sont déconnectées
44:52je ne suis pas loin de penser
44:54qu'il a raison
44:54en effet
44:55quand on entend
44:56nos auditeurs
44:57l'un de mes auditeurs
44:58hier
44:58qui expliquait
44:59que le 5 septembre
45:00il lui restait 280 euros
45:02pour vivre
45:03alors qu'il gagnait
45:042500 net
45:06il y a un moment
45:07il faudrait que les politiques
45:08s'interrogent
45:08sur ce genre de sujet
45:09quand même Jérôme
45:10oui mais alors moi
45:11je pense qu'il y a quand même
45:12des phases
45:13je ne veux pas excuser
45:14les politiques
45:14mais il y a un certain nombre
45:15de phases
45:16dans une campagne
45:17et là aujourd'hui
45:18ils sont tous inaudibles
45:19c'est la machine à prier
45:21en ce moment
45:21vous avez entendu
45:22il y a 50 propositions par jour
45:24aussi inaudibles
45:25les unes que les autres
45:26personne
45:27vous interrogez
45:28quelqu'un dans la rue
45:29vous lui demandez
45:29est-ce que vous avez retenu
45:31le plan
45:31je le prends au hasard
45:32ça n'a pas de sous-entendu
45:35ni de mauvaise impression
45:37je le prends au hasard
45:38Retailleau a présenté
45:39son plan éducation
45:40vous demandez
45:41à un parent d'élève
45:42est-ce que vous avez entendu
45:43monsieur Retailleau
45:43ou est-ce que vous savez
45:44ce qu'il veut pour l'éducation
45:45personne ne sait
45:46c'est vrai que souvent
45:47il y a un petit paradoxe
45:49parce qu'on se plaint
45:50de ne pas parler
45:51des sujets concrets
45:51et c'est vrai que
45:53vous allez certainement
45:54retenir le sujet du voile
45:55c'est totalement inaudible
45:56et ça se trouve
45:57beaucoup de français
45:58s'en fichent
45:58j'en sais rien
45:59je ne sais pas
45:59c'est volontaire
46:00d'ouvrir la fenêtre
46:01d'Overton sur un sujet
46:02absolument clivant
46:03qui est le voile
46:04de façon à ne pas répondre
46:05à des sujets
46:06éminemment importants
46:07comme le pouvoir d'achat
46:07parce qu'en fait
46:08la vérité c'est qu'ils n'ont
46:09pas de solution
46:09qu'ils n'ont pas de programme
46:10à ce jour
46:11à proposer aux français
46:13moi je pense qu'au contraire
46:14c'est une bonne chose
46:14qu'ils fassent
46:15dans la mesure du possible
46:17des propositions
46:18parce que justement
46:19on va les juger
46:20et on va les différencier
46:21à ça
46:21moi j'aimerais
46:22qu'ils fassent plus
46:22de propositions
46:23et que par ailleurs
46:24ils se prononcent assez rapidement
46:25sur la question du pouvoir d'achat
46:26qui est quand même
46:26la principale préoccupation
46:27des français
46:28c'est vrai
46:28est-ce que vous avez retenu
46:29une seule mesure
46:29d'un candidat
46:31sur le pouvoir d'achat
46:33typiquement
46:33quand Bruno Retailleux
46:34et moi je ne suis pas LR
46:35mais c'est une bonne idée
46:36qu'on partage
46:37quand il propose
46:38de défiscaliser totalement
46:40les heures supplémentaires
46:41pour relancer le travail
46:42et pour permettre aux français
46:43de gagner de l'argent
46:43ça me dit quelque chose
46:44cette mesure quand même
46:45c'est la mesure
46:46qui a été supprimée
46:47par Hollande
46:48et qui a été retravaillée
46:49de Sarkozy
46:50et qui a été retravaillée
46:51sous Hollande
46:52et sous Macron
46:53et où Macron a essayé
46:54quand même de la réinstaurer
46:54dans la mesure du possible
46:55mais ça pour le coup
46:56c'est une très bonne proposition
46:57en remettant le travail au centre
46:58et en permettant de gagner
46:59de l'argent par le travail
47:00mais enfin effectivement
47:02le reste c'est assez pauvre
47:03on ne les entend pas
47:03sur le prix de l'énergie
47:05pourquoi ?
47:05parce qu'en fait
47:06Marine Le Pen
47:06a fait une proposition
47:08la taxe à 5,5
47:09elle veut ce qu'elle vaut
47:10mais enfin il y a une proposition
47:11c'est une proposition
47:12qu'elle nous resserre
47:13à chaque élection
47:13et puis ça fait 20 ans
47:14qu'on l'a
47:15donc c'est une proposition
47:16ça reste une proposition
47:17la question est plutôt
47:19où est-ce qu'on va trouver l'argent
47:20pour compenser la perte
47:21je crois que c'est quoi
47:2210 milliards
47:22c'est le grand sujet
47:23de toutes les propositions
47:24qui sont faites par beaucoup
47:26on ne comprend pas
47:27comment ils financent
47:28toutes ces propositions-là
47:29le peu de propositions qu'on a
47:30on n'arrive pas à savoir
47:31comment ça va être financé
47:32il va falloir s'attaquer
47:34à la dépense publique
47:34ça aussi
47:35je suis complètement d'accord
47:36et je pense que là
47:37vous soulevez les deux points
47:38en fait
47:38c'est les deux éléphants
47:39dans la pièce
47:40mais dont personne ne parle
47:41c'est-à-dire que cette campagne
47:42elle a commencé
47:42on va dire depuis la rentrée
47:43on y va
47:44c'est la petite surenchère
47:45la nouvelle proposition
47:46la nouvelle circulaire
47:48le nouveau décret
47:50qu'on publiera la première semaine
47:51si on est élu
47:53on ne sait pas comment tout ça
47:54est financé
47:54vous l'avez dit
47:55il n'y a pas un français
47:56qui est capable de sortir
47:57une mesure
47:57qui a été donnée par un candidat
48:00et parce que je pense
48:01qu'on se plante de débat
48:02le débat n'est pas la question
48:04des mesures
48:04n'est pas la question
48:05des propositions
48:06on peut tout s'y aller
48:06c'est la foire
48:07chacun y va
48:08de sa petite surenchère
48:09c'est le concours
48:09l'épine
48:10c'est l'argent
48:10c'est la dette d'ailleurs
48:11c'est une question centrale
48:13c'est avec quelle méthode
48:14et la priorité
48:15pour pouvoir parler d'éducation
48:17pour pouvoir parler de justice
48:18pour pouvoir parler
48:18des hôpitaux
48:20pour pouvoir parler
48:20de tous les services publics
48:22qui ne fonctionnent plus
48:23dans ce pays
48:23à part la collecte de l'impôt
48:25qui s'aille
48:25le dernier service public
48:26dans ce pays
48:27il faut parler de la méthode
48:28et donc il faut parler
48:29de la réforme de l'Etat
48:31moi je veux bien
48:32que sur le budget
48:33que nous nous apprêtons
48:34à voter à la fin de l'année
48:36avec nos représentants politiques
48:38on commence à demander
48:39des économies
48:40on ne peut pas
48:41démarrer cette campagne présidentielle
48:43en demandant
48:43des économies aux français
48:44tant que l'Etat
48:45ne s'est pas réformé lui-même
48:46le coût de notre désorganisation
48:48c'est 80 milliards d'euros
48:50c'est ce qu'a dit
48:50l'OCDE
48:51je ne vous parlerai pas
48:52des agences d'Etat
48:53des hauts commissaires
48:54il y a ceci
48:54des hauts comités
48:55au machin
48:56voilà
48:56le but c'est pas de fermer
48:57le CEA ou le CNRS
48:58c'est d'en virer les doublons
49:00c'est de débureaucratiser
49:01c'est de revenir de la liberté
49:03parce que c'est pas comme
49:04si on n'en parlait pas
49:05c'est quand même
49:06un débat qui ressort
49:08et le jour où on rendra
49:10du pouvoir d'achat aux français
49:11Michel-Edouard Leclerc
49:12dit le logement
49:12il a raison
49:13je pense qu'il y a
49:13deux grands chantiers majeurs
49:14dans ce pays
49:14c'est la jeunesse
49:15et le logement
49:16mais redonner du pouvoir d'achat
49:18mais pour quoi faire ?
49:19pour tout simplement
49:19qu'on puisse réaccéder
49:20à la propriété
49:21c'est-à-dire qu'on y va
49:23de nos petites mesurettes
49:23mais si c'est le débat
49:24de la propriété
49:25alors posons-le clairement
49:27déjà c'est celui
49:28de l'accès à la propriété
49:29c'est celui du respect
49:30de la propriété
49:31et c'est celui
49:32de la transmission
49:32de la propriété
49:33excusez-moi
49:34et je termine juste là-dessus
49:35cette campagne présidentielle
49:36elle a commencé
49:37il y a 15 jours
49:38les 15 premiers jours
49:39de la campagne présidentielle
49:40ça a été de savoir
49:41comment est-ce qu'on pouvait
49:41taxer la propriété
49:43en l'occurrence
49:43sur la mort
49:44c'est-à-dire le droit
49:45sur les successions
49:4615 jours
49:4615 jours là-dessus
49:48et maintenant
49:49depuis cette semaine
49:50en 15 jours
49:50on va avoir le droit
49:51au sujet de l'épargne salariale
49:52ils sont taillis
49:54franchement
49:55ils viennent demander
49:56les efforts
49:56dans la politique française
49:57il y a un problème de méthode
49:59c'est clair
50:00mais il y a surtout
50:01un problème de niveau
50:02malheureusement
50:03moi je suis sorti
50:03du débat du MEDEF
50:05affligé
50:06affligé
50:06parce qu'on n'a parlé
50:08que de petites mesurettes
50:10ni de timing
50:11ni de méthode
50:12et surtout
50:14aucun n'a une vision
50:15pour la France
50:15qu'est-ce qu'on demande
50:17à un président de la république
50:18c'est pas de vous dire
50:19je vais baisser la TVA
50:20je vais augmenter la TVA
50:21je vais faire de la TVA sociale
50:23je vais rétablir les comptes
50:24ça c'est la
50:25le job
50:26du premier ministre
50:27et du gouvernement
50:28le président
50:29c'est pareil
50:30dans une vision
50:31il y a la méthode
50:32et dans la méthode
50:33il y a la vision
50:33donc on peut
50:34c'est similaire
50:36c'est ça
50:37qu'on demande
50:38à un président
50:38de la république
50:40et bien
50:40je suis sorti
50:41de ces candidats
50:43quel que soit
50:44leur positionnement politique
50:47complètement affligé
50:48c'était pas
50:49un débat de présidentielle
50:50c'était un débat
50:51de chef de gouvernement
50:52et puis parce qu'il y a un sujet
50:54c'est que
50:55en tout cas
50:55ils ont tous un point commun
50:56c'est le manque de courage
50:57et je pense qu'à partir du moment
50:59on n'aura pas solutionné
51:00la question du courage
51:01en politique
51:02et bien on ne pourra pas
51:03mettre en place
51:04des réformes structurelles
51:05importantes
51:05dont notre pays a besoin
51:06et on a cité plein de choses
51:08mais d'autres sujets
51:09tels que la retraite
51:09est aussi un sujet
51:10éminemment important
51:11vous reviendrez en parler
51:12merci à vous trois
51:13Jérôme Dubut
51:14Julia Hachal
51:15Louis Leroy
51:16bonjour Péricault
51:17les gars
51:17bonjour Stéphanie
51:18alors
51:19d'abord grâce à vous
51:20j'ai changé mon humeur
51:21je vais la faire
51:22sur la tour Eiffel
51:22j'ai découvert
51:23qu'ils ont jeté
51:24un voile religieux
51:25sur la tour Eiffel
51:25il y avait déjà
51:27un truc sur le pont neuf
51:27pour le couvrir
51:28et là on a carrément
51:29jeté un voile
51:30c'est vrai
51:31on se demandait
51:31si c'était une folémie
51:32que nous ne savions voir
51:33en république française
51:34ça dit quelque chose
51:36voilà
51:36donc je vais
51:37on ne dit pas se lâcher
51:38quand même
51:39je vais être évidemment
51:40parce que c'est un détail
51:42très grave quand même
51:42et vous l'avez bien
51:43vu notre niveau à l'école
51:44vous pouvez commencer
51:45à parler comme ça
51:46et vous l'avez bien
51:46et vous l'avez bien souligné
51:48ensuite on va parler
51:49évidemment du rapport Pisa
51:51ce qui est bien
51:51c'est comme la tour Eiffel
51:52on descend d'un étage
51:53à chaque fois
51:54là il faut un scaphandre
51:56pour suivre
51:57à un moment donné
51:58ça se fera des pâquerettes
51:59et je recevrai
52:00je recevrai
52:01l'auteur
52:02Sophie Audugé
52:04voilà
52:04membre de l'association
52:05qui se bat évidemment
52:06pour une éducation nationale
52:07qui dénonce
52:08une éducation nationale
52:09en perdition
52:09et puis dans la continuité
52:11on va parler des libertariens
52:12qui sont là pour nous sauver
52:13bien entendu
52:14est-ce qu'il faut avoir peur
52:15de ceux qui veulent détruire l'Etat
52:16et c'est l'illustre Christophe Bourseiller
52:18qu'on connait souvent
52:19dans les activités
52:20si démographiques
52:20mais qui est un spécialiste
52:21j'allais dire
52:22des tendances sectaires
52:23la saga des libertariens
52:25et je vais en discuter avec lui
52:26de 13h à 14h
52:27voilà le programme
52:28le menu du jour
52:29et bien
52:29il y a de quoi rester sur le sud de radio
52:31évidemment qu'il faut rester
52:32et puis même après moi
52:33ça sera encore très bien
52:34moi je vous écoute tout le temps
52:34je suis dans ma voie
52:38bon allez à demain
52:4010h midi à vous de le dire
52:42Sud Radio
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