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  • il y a 1 semaine
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:0418h15 sur Europe 1 et j'ai la joie de vous accompagner jusqu'à 20h.
00:09Première heure d'Europe 1 Soir avec Eric Tegner, bonsoir.
00:11Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:12Et avec Georges Fenech.
00:13Bonsoir Pierre.
00:14Bonsoir Georges, merci d'être là et bienvenue à vous Laurent Marcangeli.
00:17Merci.
00:18Vous êtes député président du groupe Horizon à l'Assemblée Nationale, est-ce que vous êtes fier d'être français
00:22?
00:23Bien sûr, bien sûr. Je ne vois pas comment on peut être député français et ne pas être fier d
00:28'être français.
00:28Je vous pose la question parce qu'il y a eu un combat de MMA ce week-end et c
00:33'est Mathieu Duclos qui a eu cette phrase qui crée la polémique et je voudrais donc qu'on l'entende.
00:39Il y a beaucoup de gens qui m'associent politiquement, en fait les gens sont très polarisés, ils sont soit
00:42des extrêmes droite, soit des extrêmes gauche.
00:44Je vous explique, moi je ne demande pas grand chose, je demande que tu aimes la France, que tu respectes
00:47son identité, que tu respectes sa culture et en fait j'ai l'impression que rien que demander ça c
00:50'est déjà trop.
00:51Donc tous les gens qui ne sont pas d'accord avec ça, vous n'avez pas de place en France
00:53et les autres, je vous aime tous.
00:55Voilà, qu'est-ce que vous pensez de ces propos ? Est-ce qu'il va trop loin ? Est
00:58-ce que c'est un patriote ou est-ce que c'est, pardonnez-moi pour le mot trivial,
01:03est-ce qu'il peut être considéré parce que j'ai l'impression que c'est dans l'ensemble de
01:07la classe politique ou en tout cas surtout à l'extrême gauche, est-ce que c'est un facho ?
01:11Je ne vais pas porter un jugement d'abord, ce n'est pas un homme politique, c'est un sportif
01:15qui visiblement est en plus marqué par une certaine forme d'émotion à la suite d'une compétition.
01:20Vous savez, en France, nous avons une forme de régime démocratique très poussé où on a le droit de ne
01:26pas aimer son pays.
01:28Où on a le droit de critiquer son pays.
01:30Vous trouvez ça choquant ?
01:31Moi ça me choque, moi je considère que nous avons de la chance d'être français, je considère que nous
01:36avons de la chance de vivre dans ce pays,
01:38de bénéficier du statut qu'est celui d'être un français ou une française.
01:42Et c'est vrai que parfois, lorsque je vois certains artistes, certaines personnes, y compris même certains responsables politiques,
01:50parler de notre pays, ça me fait de la peine.
01:52Vous en avez sous la main, sous le pied, des responsables politiques ?
01:56L'Assemblée nationale, je pense que nous avons pas mal de députés qui se situent tout à gauche de l
02:00'hémicycle,
02:01qui parfois ont des propos qui laissent entendre que leur amour pour la France n'est pas forcément la première
02:07cause de leur engagement politique.
02:10Est-ce que vous êtes d'accord avec votre ministre de l'Éducation nationale, qui a condamné Eric Ciotti,
02:14qui justement a choisi de faire monter le drapeau français devant les écoles ?
02:19Moi je suis pour l'autonomie des établissements, vous le savez, je défends le programme d'un candidat à la
02:25présidentielle,
02:26qui veut donner plus de responsabilité aux équipes dirigeantes des établissements.
02:29A titre personnel, le fait de voir les couleurs de notre pays dans une école ne me pose aucun problème,
02:35c'est déjà le cas, soit dit en passant, puisque depuis plusieurs années,
02:39le drapeau français et le drapeau européen sont à l'entrée des établissements scolaires.
02:44J'ai été maire d'une ville pendant huit ans, j'en ai visité des écoles,
02:46mais moi je vois aucun problème au fait que les couleurs de notre pays soient dans un établissement scolaire.
02:53Donc en fait le problème vient du fait qu'on commente cette affaire,
02:59qu'on la soulève, qu'on en crée une polémique,
03:03qui en fait n'est pas le seul fait de faire chanter les élèves une fois par semaine la Marseillaise,
03:08qu'ils connaissent le drapeau et l'hymne de national.
03:11Vous savez, depuis un certain nombre de décennies,
03:16j'ai le sentiment effectivement qu'on a, notamment au niveau du monde de l'école,
03:24déconstruit un certain nombre de choses.
03:26Déconstruit ?
03:27Déconstruit un certain nombre de choses.
03:28Vous savez, je ne suis pas si âgé, il y avait des cours d'éducation civique,
03:33on nous apprenait le fonctionnement de nos institutions,
03:36on nous disait ce qu'il fallait faire, ce qu'il ne fallait pas faire pour vivre en société.
03:41Laisser sa place à une personne âgée dans des transports en commun, par exemple.
03:45Je me souviens d'un cours où on nous expliquait que c'était bien de faire cela.
03:49Et parmi ça, il y avait également le fait de se sentir à l'aise avec ce que nous sommes,
03:53avec notre République, avec notre identité.
03:58Et moi, je ne veux pas aujourd'hui donner l'impression à nos nouvelles générations
04:02qu'on doit avoir le drapeau honteux, la Marseillaise honteuse, l'identité française honteuse.
04:07Georges Fenech.
04:08Moi, je connais bien Laurent Marc-Angéli.
04:11Je ne peux pas m'empêcher de lui poser la question suivante,
04:15puisqu'il a été maire d'Agexio pendant des années.
04:19Il défend la Corse avec ses tripes, et il aime la Corse comme la France,
04:24à laquelle elle appartient évidemment complètement.
04:27Comment va la Corse, quoi, aujourd'hui ?
04:28Parce que les images qu'on a vues il n'y a pas si longtemps que ça
04:31nous ont rappelé quelques mauvais souvenirs,
04:33et c'est la question que j'ai envie de poser à l'ancien maire d'Agexio.
04:36Comment va la Corse ?
04:37La Corse va comme beaucoup...
04:43Sur le projet, le projet en lui-même...
04:44Là, on s'éloigne de la thématique du jour, mais on va en dire deux mots.
04:48La Corse rencontre des difficultés qu'on peut rencontrer également dans d'autres territoires.
04:54La Corse, aujourd'hui, a des difficultés économiques,
04:56elle a des difficultés également de type environnemental.
05:01Dieu merci, nous n'avons pas été trop frappés cet été par les incendies,
05:05comme on a pu le voir, notamment dans le sud-ouest de la France.
05:07Et vous avez également un débat, un débat auquel je suis attaché,
05:12parce qu'il faut aller au terme de ce débat, qui a été ouvert en 2022,
05:16par rapport au statut de la Corse dans la Constitution de notre République.
05:19J'y ai pris toute ma part à l'Assemblée Nationale,
05:21le gouvernement a joué le jeu,
05:23les parlementaires ont voté en première lecture à l'Assemblée Nationale,
05:26le Sénat, après le renouvellement sénatorial de septembre, se prononcera.
05:29Et je crois que c'est une bonne chose que le débat démocratique,
05:32je parle bien du débat démocratique, où les gens sont élus,
05:35ou délibèrent dans des assemblées élus,
05:37prennent la parole et prennent leurs responsabilités,
05:39c'est ce dont la Corse a besoin.
05:41– J'en reviens à l'actualité du jour.
05:43– Pardon d'avoir fait une digression.
05:45– Oui, on aurait pu le garder pour la fin de l'émission,
05:47mais en tout cas, aujourd'hui, il y a beaucoup de choses
05:50qui sont dans l'actualité du jour,
05:52et notamment cette victoire de l'AFD en Allemagne.
05:54Comment est-ce que vous réagissez ?
05:55Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent
05:58« Non, il faut absolument faire barrage à ce parti nationaliste »
06:01ou est-ce que vous dites « Finalement, c'est une zone désertée
06:05de l'ancienne RDA, où les gens sont extrêmement pauvres,
06:08ils sont désœuvrés, ils voient la politique,
06:10j'allais dire centriste de la CDU,
06:12et finalement, ils font un autre choix,
06:14et c'est un choix démocratique ? »
06:15– D'abord, je me garderai d'avoir un avis d'expert,
06:17parce que je ne peux pas l'avoir,
06:18je ne suis pas un expert en politique allemande,
06:20même si je sais que dans l'ex-Allemagne de l'Est,
06:24bien sûr, je sais que c'est un parti qui, d'ailleurs,
06:26ne fait pas mystère parfois de certaines sympathies
06:28par rapport à une époque qui n'est pas sympathique,
06:31qui est celle de l'Allemagne nazie.
06:32Et ça, ça me pose un problème à titre personnel,
06:35puisque j'ai vu les déclarations d'un certain nombre
06:36de leurs dirigeants.
06:37En revanche, il y a la démocratie qui s'est exprimée,
06:40et de manière assez large et nette.
06:42Plutôt que de pousser des cris d'orfraie,
06:45en tant que Français,
06:46qui n'ont pas directement concerné,
06:48je préfère aller chercher les raisons pour lesquelles, hier...
06:51– C'est la raison de l'angle de ma question.
06:53– Voilà.
06:54Et ces questions, nous devons nous les poser également
06:57à l'aune de ce qui se passe dans certains territoires
06:59de notre pays,
07:00où aujourd'hui,
07:02des forces radicales,
07:04qu'elles soient de droite ou de gauche,
07:06d'aucun parler d'extrême droite ou d'extrême gauche,
07:09obtiennent des résultats
07:10qu'on n'aurait pas imaginés il y a encore quelques années.
07:13Et il faut regarder ça avec beaucoup d'attention.
07:16– Vous voulez dire que cette élection peut...
07:18C'est une élection, encore une fois, régionale,
07:20peut avoir un ententissement national
07:22et avoir un écho également en France ?
07:24– L'AFD est en progression de manière régulière,
07:27élection après élection.
07:29Là, il y a une très forte progression,
07:31puisqu'ils sont en capacité de pouvoir diriger le land,
07:33donc ça, c'est une réalité.
07:36Mais il faut aussi regarder chez nous,
07:37et chez nous, nous avons également une radicalité
07:39qui s'exprime de manière de plus en plus débridée dans les urnes.
07:42Donc, il y a l'affaire allemande,
07:45c'est l'affaire du gouvernement allemand,
07:46puis je pense qu'on a aussi nos problèmes.
07:48– Nous serons d'accord, Laurent Macron,
07:49pour dire que l'AFD est un parti vraiment allemand
07:52avec un retentissement,
07:54en tout cas des déclarations
07:56qui appartiennent à l'histoire de l'Allemagne,
07:58et on ne peut aucunement comparer,
08:00je n'aime pas le mot extrême droite,
08:01mais l'extrême droite française et l'extrême droite...
08:04– Disons que depuis quelques années,
08:07Madame Le Pen, depuis qu'elle préside
08:08au destiné du parti qui est le Rassemblement National,
08:12a rectifié certains tirs.
08:13C'est une réalité.
08:14– Éric Tecner.
08:15– Alors, vous parlez de radicalité du côté de l'AFD,
08:17il y a plusieurs éléments qui ont produit ce vote,
08:21notamment le refus finalement d'une écologie jusqu'au boutiste,
08:24c'est-à-dire qu'une partie de la population
08:26qui d'ailleurs dans les sondages
08:27se considère plutôt comme centre droit,
08:28ce qui est étonnant,
08:29qui a voté AFD,
08:30c'est également parce qu'ils sont contre
08:32l'abandon de la question du nucléaire.
08:34Est-ce que vous n'avez pas l'impression
08:35que pour le coup, le gouvernement,
08:36ces dix dernières années,
08:37n'ait pas allé dans le même sens,
08:38c'est-à-dire beaucoup virevolté
08:40sur la question de l'écologie,
08:43à être véritablement en soutien
08:45du pacte vert d'Ursula von der Leyen,
08:46et que finalement, ça n'est pas radical,
08:49c'est plutôt une partie de la population
08:51qui n'en a assez au nom d'une idéologie
08:53de finalement perdre ses emplois
08:54et de perdre sa capacité de productivité.
08:56Vous avez en face de vous
08:58un parlementaire qui depuis
09:00près de 4 ans, plus de 4 ans,
09:01a participé à de nombreux débats
09:04qui avaient attrait à l'environnement,
09:07l'écologie,
09:08la place de l'écologie dans notre société,
09:10également la place de l'écologie
09:11dans notre politique énergétique,
09:13la place de la défense
09:14de l'environnement également
09:15par rapport à nos agriculteurs.
09:18Moi, je demande à celles et ceux
09:19qui nous écoutent
09:20de regarder les votes
09:21qui ont été les miens,
09:22notamment l'été dernier
09:23sur la loi d'urgence agricole.
09:25Moi, je fais partie de ceux
09:26qui considèrent que
09:27l'objectif de protection
09:30de l'environnement,
09:30l'objectif qui vise
09:32à faire face
09:33aux chocs brutaux
09:36de changements climatiques
09:38et environnementaux
09:39est une bonne politique,
09:40mais qu'elle ne doit pas se faire
09:41au détriment,
09:43notamment d'un certain nombre
09:44de réalités.
09:46Sur le nucléaire,
09:47tout le monde sait
09:4930 ans plus tard
09:50dans quelles conditions
09:52la France et l'Allemagne
09:53se sont mis d'accord
09:55sur le nucléaire.
09:56C'est à l'époque
09:57où Mme Voinet
09:57était ministre de l'environnement
09:59et où les Verts
10:01étaient également présents
10:02aux responsabilités
10:04dans le gouvernement Schröder.
10:06L'Allemagne est allée plus loin,
10:08Mme Merkel,
10:08membre de la CDU,
10:09donc conservatrice
10:10est allée encore plus loin
10:12que le gouvernement
10:13social-démocrate
10:13qui avait initié
10:14cette sortie du nucléaire.
10:16On a vu le résultat
10:17où cela nous a menés.
10:19Par contre,
10:20ce que je peux dire aujourd'hui,
10:21c'est que sur les décisions
10:22qui ont été prises
10:23par le gouvernement actuel,
10:24y compris sur les programmations
10:25énergétiques,
10:26il y a un tir
10:27qui a été rectifié,
10:28notamment sur le positionnement
10:29français au niveau du nucléaire.
10:31Et c'est plutôt une bonne chose.
10:32Alors que ce même Emmanuel Macron,
10:35lorsqu'on reprend
10:35des articles datant de 2018,
10:38était pour la fermeture
10:39de 14 réacteurs nucléaires.
10:41Mais comme vous l'avez dit,
10:42quelques mois plus tard,
10:43le tir avait été rectifié.
10:4518h26,
10:46Laurent Marcangeli,
10:47l'invité d'Europe 1 Soir.
10:48A tout de suite.
10:5018h20,
10:51Europe 1 Soir.
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