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Six ans après la sortie de la quatrième saison de "Dix pour cent", les agents et leurs talents reviennent pour un film réalisé par Émilie Noblet, qui sera disponible jeudi 10 septembre sur Netflix. Les actrices Camille Cottin et Laure Calamy racontent leur "aventure collective". Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-08-septembre-2026-8592267
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00:00Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale.
00:04Elles nous ont fait hurler de rire le temps de 4 saisons d'une série devenue culte, 10%
00:10ou l'histoire d'une agence de stars avec leur caprice, leur fragilité et leur folie.
00:16Agents et acteurs de cinéma dans le même bateau pour notre plus grand plaisir.
00:20Les revoilà donc dans un film.
00:22Bonjour Camille Cotin, bonjour Laure Calamie.
00:25Et bonjour, merci d'être avec nous ce matin sur France Inter pour 10% le long métrage après-demain
00:31sur Netflix.
00:31Les spectateurs vont retrouver tous les personnages qu'ils ont adorés dans la série avec aussi quelques surprises.
00:37On va en parler avec vous aussi chers auditeurs, vous qui avez aimé cette série, appelez-nous.
00:43Venez parler à Laure Calamie et Camille Cotin, 01 45 24 7000 ou sur l'appli Radio France pour vos
00:49messages.
00:50Alors pour commencer, la même question à tous les deux, qu'est-ce qui vous a convaincu de revenir dans
00:55la peau d'Andréa et de Noémie 5 ans après la diffusion de la dernière saison ?
00:59Est-ce que vous avez hésité ? Et que vous ont dit vos agents ?
01:06A vous l'honneur ma chère.
01:08Alors écoutez, je me lance.
01:10Non, bien sûr qu'au départ il y avait un peu une peur parce que voilà, on adore cette série,
01:16on adore les personnages, on ne veut pas décevoir.
01:18Et donc il y avait un peu une crainte aussi par rapport au format, donc de films, deux heures pour
01:25développer toute une histoire avec quand même des guests, etc.
01:29Est-ce qu'on aura la place d'avoir autant de complexité, de nuances, etc.
01:35Et puis au départ il n'y avait pas Fanny Herrero et finalement...
01:39Fanny Herrero qui est la créatrice de la série.
01:42La showrunners, comme on dit en bon français.
01:44La showrunners principale, voilà, qui avait chapeauté les trois premières saisons.
01:48Et donc voilà, son retour nous a déjà complètement rassurés.
01:52On savait qu'on allait retrouver l'ADN de la série, voilà, accompagné de Daniel.
01:57Donc il y a une petite hésitation.
01:59Non mais normal, enfin...
02:01Ce que vous nous dites là, au tout début, c'est notamment ce que les agents vous disent à ce
02:06moment-là ou pas ?
02:07Ce qui est amusant, c'est qu'on dépendait un peu tous les uns des autres.
02:10C'est-à-dire qu'on se disait, mais il le fait, mais elle le fait.
02:13Enfin, tu ne veux pas trahir non plus, tu sais que c'est une aventure collective.
02:17Donc soit on y va tous, soit on n'y va pas.
02:19On est un peu tous liés, donc ça c'est un peu différent, tu vois.
02:24Enfin, vous voyez, dans un film qu'on vous propose, on lit un scénario, on est un peu seul, engagé.
02:29Là c'est...
02:29Là c'est une affaire de...
02:30C'est une affaire de famille.
02:31C'est une affaire de famille.
02:32Et puis il y a aussi, c'est ce que disait Florence, sur cette série qui est devenue culte,
02:36et des Français, des spectateurs qui, on imagine depuis dix ans, ne vous parlent pas que de ça,
02:41parce que vous avez deux carrières magnifiques, mais vous parlent beaucoup de ça.
02:43En fait, vous n'aviez aussi pas trop le choix que de leur faire plaisir en revenant dans un film.
02:47En tout cas, ça nous faisait plaisir de leur faire plaisir.
02:50Et on espérait, d'où l'appréhension, qu'en changeant de format et en revenant cinq ans après,
02:56on pourrait restituer ce plaisir-là.
02:58Alors c'est une série qui a eu un succès phénoménal, qui s'est exportée.
03:03Les Français se sont attachés à vos personnages.
03:07Comment vous expliquez que ça ait si bien marché ?
03:10Que vous soyez rentrée dans nos vies comme ça ?
03:13Il y a plusieurs composantes.
03:15Il y a les coulisses.
03:16C'est toujours agréable de savoir ce qui se passe derrière le rideau, cette petite curiosité.
03:20Et puis il y a le monde du travail.
03:21Je ne sais pas comment ça se passe ici, entre vous.
03:23C'est pareil que dans 10%.
03:25C'est un groupe, on travaille ensemble.
03:28Non, pas du tout.
03:29Et les hiérarchies.
03:31Oui, les hiérarchies, les trahisons, les histoires d'amour.
03:34Ça, c'est universel.
03:35Oui, c'est universel.
03:37C'est aussi ce lieu de travail, cette entreprise où on fait front, on est ensemble, on est un groupe.
03:43Et puis en même temps, à l'intérieur de ce groupe, il y a des nuances, il y a des
03:45ramifications, il y a des complexités.
03:47Oui, l'orcalami, c'est vrai qu'il y a ces éléments universels.
03:49Le fait d'être une petite souris et de voir comment ce monde qui nous fascine fonctionne.
03:53Mais c'est vrai, quand on voit la façon dont la série s'est exportée aux Etats-Unis, à Bollywood,
03:57la version indienne de 10%.
03:59Ça, c'est quand même incroyable.
04:02Vous les avez vues d'ailleurs, ces versions ?
04:04Non.
04:06Non, non.
04:07Mais sur le succès universel, vous, comment est-ce que vous l'expliquez de 10% ?
04:12Non, mais parce que oui, je pense qu'on retrouve malheureusement l'être humain qui n'est pas très varié.
04:19Je pense qu'on retrouve à peu près les mêmes travers, quelles que soient les sociétés.
04:23Je pense qu'il y a des choses...
04:27Juste avant de rentrer dans le film, qu'est-ce qu'elle a changé pour vous, cette série ?
04:35Moi, j'ajouterais quand même qu'il y a beaucoup de tendresse dans cette série et que ça fait du
04:39bien.
04:39Voilà, qu'on traverse des moments difficiles.
04:42On vient d'avoir un petit aperçu de...
04:44Avec la chronique de Pierre Aski.
04:45Voilà, par exemple.
04:47Et voilà, ça ne résout rien, 10%.
04:50Mais effectivement, il y a quelque chose de réconfortant dans le regard tendre que Fanny Herrero pose sur des problématiques
04:56plus légères,
04:57mais néanmoins qui nous traversent, contemporaines.
05:00Voilà.
05:01Et qu'est-ce qu'elle a changé pour vous, la série ?
05:05Il y a eu un avant, un après.
05:06Oui, bien sûr, elle a changé nos vies.
05:09Enfin, voilà, il y a quelque chose où...
05:11D'un coup, d'être...
05:14Enfin, que c'est une telle ampleur...
05:16Enfin, ça nous a donné, évidemment, une visibilité à nous en tant qu'actrices, acteurs folles, inimaginables.
05:24Voilà.
05:25Et puis après, c'était la joie de...
05:28Quand même, de vivre nous tous, en fait, qui venons du théâtre, en fait.
05:34On était...
05:35Voilà, on est comme une troupe.
05:36Et c'est vrai que d'un coup, il y a quelque chose où on se retrouvait au fil des
05:40saisons.
05:41C'est aussi inédit et inouï de pouvoir vieillir avec un personnage et de pouvoir, voilà, le retrouver comme ça
05:49et de le pousser dans sa vie, dans ses complexités.
05:55Enfin, voilà, c'est assez passionnant, quoi.
05:56Et le plaisir de voir effectivement évoluer ces personnages.
05:59Là, on les retrouve, on retrouve leur caractère propre.
06:02Mais vos deux personnages, Andréa et Noémie, ont évolué.
06:07Si on rentre, et là, pour donner envie à l'auditeur de regarder le film, Camille Cotin, Andréa Martel, en
06:13est où ?
06:14On l'a quittée, agente, avec toujours, voilà, ce caractère assez femme puissante, parfois un peu cassante.
06:22Là, elle en est où, Andréa Martel, au début du long métrage 10% ?
06:26Sa fille a 5 ans et demi, elle est toujours séparée de sa femme, mais on sent qu'elle est
06:32quand même très sensible à ses charmes.
06:35Et elle est en plein prépa d'un long métrage, elle se lance dans la réalisation.
06:41Elle est exaltée, elle est pleine d'espoir et en même temps, elle risque beaucoup puisqu'elle met un peu
06:47tout sur la table.
06:49Elle a quand même planté l'agence, ça s'était terminé, c'était un peu morne.
06:53Chacun partait de son côté, elle s'était disputée avec Gabriel.
06:57Elle se sentait trahie.
06:59Voilà, donc Andréa, elle est là et elle pense que vraiment, c'est un nouveau chapitre qui commence.
07:06Voilà, avec ce film et elle va aller un petit peu au bout d'un système.
07:10Vous, lorsqu'elle a mis la carrière de votre personnage, a connu une ascension fulgurante,
07:14sans perdre son état d'esprit, son exubérance, son côté sans filtre, au contraire.
07:21C'est sa marque de fabrique.
07:23Oui, oui, qui peut se révéler catastrophique pour Andréa notamment.
07:30Non mais voilà, donc bah oui, moi je continue, disons qu'on l'a laissé,
07:36enfin je suis devenue productrice d'une série à succès entre temps.
07:39Et puis je vais, voilà, par des circonstances particulières, me retrouver à produire le film d'Andréa,
07:47pour le meilleur et pour le pire.
07:48Et donc, voilà, et puis ce qui est assez beau, c'est de voir où elle en est,
07:54à la fois, ce rapport, parce que c'est un...
07:57En fait, nous on n'avait pas tellement joué ensemble avec Camille.
08:01Et là, c'est quand même la création d'un peu d'un nouveau duo, un peu à la... genre
08:06la cheffe quoi, Pierre Richard.
08:09Qui est qui ?
08:10Oui, malheureusement, j'ai bien peur d'être celui dont on ne prononce pas le nom.
08:18Voilà, et donc, non, et donc, je vais être un petit peu...
08:24Enfin voilà, ce duo...
08:26Mais justement, vous sauriez dire ce qui fonctionne dans ce duo ?
08:31Elle pue le snobisme, Andréa.
08:33Voilà.
08:34Elle trouve que Noémie, c'est vraiment un manque de goût.
08:40De goût ?
08:40De goût, oui, voilà, de goût, et puis elle est trop gentille pour Andréa, ça, c'est trop dur pour
08:46Andréa.
08:46Trop de gentillesse, au bout d'un moment, ça la déprime.
08:49Ça la déprime, ça l'angoisse.
08:52D'empathie, etc.
08:54Et vous vous regardez jouer l'une l'autre ?
09:00Avec une fond d'admiration.
09:00Alors moi, j'ai regardé, oui, si, j'ai regardé Laure jouer devant Georges Clooney.
09:07Non, mais j'ai admiré, elle m'a confié être nerveuse, et j'ai admiré la façon dont elle a
09:14réangé.
09:15C'est-à-dire qu'au-delà, j'ai...
09:16Il y a eu une apparition de Georges Clooney, donc, dans la série, vous êtes en train de dévoiler la
09:18suite de l'interview.
09:20Ah, pardon.
09:20C'est zéro.
09:21Moi, il fallait que je joue en anglais avec Georges, donc voilà.
09:24Et là, donc...
09:26Andréa est spectatrice de la tragédie qui se déroule sous ses yeux, puisque cette arrivée est une arrivée imprévue,
09:32et qui va vraiment pas dans le sens qu'elle souhaitait.
09:36Et c'est vrai que j'étais en même temps spectatrice de ce que proposait Laure, et je trouvais ça
09:42vraiment génial.
09:43Alors, c'est vrai qu'il y a cette scène qui nous a fait hurler de rire, où, on va
09:46encore une fois pas divulgacher pour les auditeurs,
09:49mais où, Georges Clooney, arrivez-vous, vous essayez de le convaincre de participer, de...
09:54Voilà, en tout cas, vous essayez de le convaincre, de travailler avec vous.
09:58Vous, vous le connaissiez, Georges Clooney, puisque vous aviez tourné avec lui.
10:02Vous, Laure Calamie, comment est-ce que vous avez vécu cette scène avec Georges Clooney ?
10:05Comment ça s'est passé ? Il paraît qu'il a mis la main à la patte dans l'écriture
10:09de la scène.
10:09Comment ça s'est passé avec lui ?
10:10Oui, il a mis la main à la patte.
10:12En fait, c'est lui qui a proposé cette idée sur ce film, Monuments Men, d'un mec qui attend
10:21qu'on lui dise la vérité.
10:23Et en fait, quand on lui dit...
10:24Pas trop, dis pas trop.
10:26C'est pas grave.
10:26Il y a plus personne n'écoute, vous avez mis la patte.
10:30Donc, ça s'est extrêmement bien passé, je vais noyer le poisson.
10:35Attendez, ça s'est très bien passé, dans le sens où c'est quelqu'un de très liant, qui met
10:41à l'aise.
10:41Enfin voilà, donc j'ai oublié mon insomnie, ma nervosité assez rapidement et on s'est plongé dans le jeu
10:49et c'est vraiment...
10:51Puis c'est quelqu'un, voilà, quand on est passé sur lui, qu'il avait la première prise, il a
10:54fait même un petit commentaire négatif sur lui-même.
10:57Voilà, il était touchant quoi, parce qu'il est normal quoi.
11:01C'est un être humain avec ses doutes et ses peurs.
11:04Et j'ai trouvé ça...
11:05Vraiment, c'est un être exquis quoi.
11:07Voilà.
11:09Mais voilà, et pour revenir sur ce duo, moi ce que je trouve drôle aussi quand on parlait du monde
11:14du travail, c'est que mon personnage se retrouve...
11:16Je me suis quand même un peu accomplie en devenant produite, etc.
11:21Puis face à Andrea, je redeviens l'assistante face à son mépris, comme un vieux pli qui revient.
11:27Enfin, voilà, c'est des choses comme ça que je trouve assez...
11:30Lorsqu'elle a mis, vous disiez justement dans une interview, mon féminisme me rend attentive à ce que raconte politiquement
11:35un film.
11:36Qu'est-ce que ça raconte, 10% de ce point de vue-là ?
11:38Alors, je parle aussi bien du film que de la série.
11:42La série, il y a énormément de choses.
11:43C'est quand même, par exemple, il y a eu, avant Me Too, l'épisode avec Juliette Binoche.
11:50Enfin voilà, il y a des choses.
11:52Le fait, je ne sais pas, le personnage d'Andrea, voilà, le personnage homosexuel.
11:56Et ce n'est pas un sujet.
11:57Enfin, ça aussi, c'était extrêmement féministe.
12:00Et puis moi, par exemple, ce que je trouve assez beau, en tout cas, en ce qui concerne, par exemple,
12:06Noémie,
12:07je trouve que aussi ce que ça raconte sur le couple, etc.
12:12C'est un peu l'histoire d'une émancipation pour ce personnage.
12:17Et il y a quelque chose où ce couple, d'un coup, qu'est-ce qu'on est prêt à
12:24accepter des changements de l'autre, de son émancipation, etc.
12:28Et je trouve que Mathias, par exemple, va se retrouver à douter, à se voir vieillir, à raconter aussi une
12:35fragilité masculine qui n'est pas forcément évoquée tant que ça.
12:40Et ça, je trouve ça assez jouissif.
12:42Ce qu'il faut dire quand même, c'est que la série, elle parlait du cinéma dans un moment de
12:46bouleversement.
12:48C'était, vous le disiez, Me Too.
12:50C'était le questionnement sur le regard des hommes réalisateurs.
12:54Le consentement des actrices, la difficulté à vieillir dans ce métier.
12:58Ça, c'est quelque chose auquel vous assistez.
13:02Enfin, je veux dire que vous vivez dans la vraie vie, réellement.
13:05Oui, oui, bien sûr.
13:07C'est vrai qu'elle a toujours un temps d'avance, Fanny Arreau.
13:10Puisqu'en fait, l'épisode dont on parle, par exemple, avec Juliette Binoche,
13:14qui ne veut pas monter sur le bateau de ce grand magnat de la presse et qui dit, mais on
13:17n'est pas des courtisanes.
13:19Et avec justement cette...
13:22Voilà, je dis, mais tu es obligé, ce n'est pas grave, ça va vite, vas-y.
13:25Même Andrea, qui est pourtant un personnage très libre, lui dit, c'est un système et il faut jouer le
13:30jeu si tu veux produire ton film.
13:33Et c'était un an avant l'affaire Weinstein.
13:35Et c'est vrai que le premier épisode de la saison, c'est Cécile de France qui dit, mais quoi,
13:39tu me trouves trop vieille, donc elle va faire du Botox.
13:42Cécile qui, en plus, incarne un truc, elle, d'actrice qui est très naturelle.
13:49Et elle est toujours très juste.
13:51Et très avant-gardiste.
13:53Et très avant-gardiste.
13:54Quand on regarde les épisodes de la série.
13:56Juste avant de parler des galères de tournage, puisque c'est quand même le thème principal du film.
14:01Un mot sur le fait que ce film sera diffusé sur Netflix.
14:04Il faut rappeler que la série, elle a commencé sur le service public.
14:08Diffusé sur France 2, voilà.
14:09C'est important de parler du service public.
14:10Là, le film est aussi éco-produit par MediaOne.
14:14Qu'est-ce que ça change pour vous ?
14:16Est-ce que ça a changé quelque chose de travailler, de faire un film pour Netflix,
14:20plutôt qu'initialement d'avoir une série qui était diffusée sur le service public ?
14:28Déjà, ils nous ont très, très bien accompagnés.
14:30Et ils nous ont vraiment, on va parler des galères de tournage,
14:32mais donné les moyens de réaliser le film tel que Fanny Herreraud l'avait imaginé,
14:37tel qu'Emilie Noblet voulait le réaliser.
14:40Et après, entre le service public et la plateforme,
14:44il faut savoir que c'est diffusé dans 190 pays.
14:47Donc oui, enfin personnellement, je me disais, c'est marrant, c'est beaucoup quand même.
14:52Petite pression.
14:53En termes de sortie, potentiellement, ça peut être vu par vraiment pas mal de monde en même temps.
14:58Donc ça, oui, ça change un petit peu.
15:00Et après, le fait que ce soit visible chez soi et non pas dans les salles de cinéma,
15:06c'est aussi comme ça que ça a commencé.
15:07Donc c'est dans la continuité de la façon dont les gens l'ont découvert.
15:11C'était organique.
15:12Alors, pour témoigner de l'affection qu'ont les spectateurs pour vos personnages et pour la série,
15:17nous avons Elan, au standard de France Inter.
15:20Bonjour, bienvenue Elan.
15:22Je crois que vous voulez parler à nos deux invités.
15:25Oui, avec plaisir.
15:26Alors, j'ai découvert en écoutant France Inter ce matin que 10% le film sortait.
15:31Je crois que l'info m'a échappé.
15:34Je suis un grand fan de cette série.
15:36Donc je suis hyper ravi.
15:37Vous avez égayé ma journée.
15:38Merci France Inter.
15:41Vraiment, je voulais vous dire merci d'en faire un long métrage parce qu'on était tristes, nous les fans.
15:48En fait, il nous manquait quelque chose.
15:49On était sans famille là depuis la fin.
15:52Et on a tellement besoin de ce genre de film qui nous fait quand même réfléchir sur des sujets importants,
15:59mais tout en légèreté, tout en pouvant rire quand même.
16:02Aujourd'hui, c'est tellement important.
16:04Donc franchement, vraiment hâte et c'est génial.
16:07Merci.
16:08Merci Hélène.
16:10C'est vrai, on a...
16:11Vous voyez, vous êtes attendus.
16:12Oui.
16:13Et puis on a un besoin désespéré de rire.
16:16Et on rit beaucoup, leur Calamique et Micotin, notamment des vicissitudes qui arrivent dans un tournage, pas évident.
16:24Il y a les galères de la réalisatrice, il y a le contentieux et les contentieux entre les acteurs.
16:31Il nous fait beaucoup rire Vincent Macken, Leti Sacresta, tout ça géré par la productrice comme elle peut.
16:36Est-ce que ça, c'est arrivé ? Est-ce que ça vous est arrivé dans la vraie vie d
16:40'avoir autant de galères sur un tournage ?
16:43Ou est-ce que, pour le coup, là, c'est vraiment de la fiction ?
16:46D'affilé, non.
16:48Là, ils ont vraiment chargé.
16:49Là, tout est concentré.
16:50J'explique, Andréa, frôle la folie.
16:52D'ailleurs, il y a pas mal de personnages qui sont vraiment à la limite de ce qu'ils peuvent
16:56endurer dans leur vie.
16:58Même Vincent Macken, justement, il est dans une éco-anxiété assez paralysante.
17:03Donc, encore une façon de parler un peu des choses qui nous traversent.
17:06Mais je sais que Fanny Herrero et Lison Daniel sont allés voir les assureurs du cinéma et ont demandé...
17:12Quelles étaient les pires ?
17:13Qu'est-ce qui pouvait se faire cette fille ?
17:15Donc, c'est que des choses qui se sont produites.
17:19Mais toutes ensemble, les unes après les autres.
17:21Non, c'est-à-dire que là, c'est un cas d'école.
17:22Il y a dix jours de tournage, il n'y a pas une scène qui rentre.
17:25Sans vouloir spoiler.
17:26Et ça, c'est vraiment très, très angoissant.
17:28Et pour la productrice.
17:30Mais qui le vit et qui essaye de montrer une sorte de flegme, quand même, sur un plateau de tournage.
17:34Deux acteurs qui ne s'entendent pas et qui ont du mal à tourner les scènes ensemble.
17:37Ça, on imagine que ça arrive quand même assez fréquemment.
17:39Oui, ça ne s'est pas arrivé.
17:40Fréquemment, non, quand même pas.
17:43Des acteurs qui se seraient aimés par le passé et qui se retrouveraient, si, je pense que ça arrive.
17:48On a découvert avec Benjamin, en regardant le film, qu'il existait des agents pour animaux au cinéma.
17:54Puisqu'on a vérifié et qu'on en a trouvé.
17:58Vous comprenez que, vu de l'extérieur, parfois le spectateur, il se dit que c'est un monde de fous
18:02au cinéma.
18:02Oui, je pense que ça contribue aussi au succès de la série.
18:06C'est un monde de fous.
18:09Tout est intense.
18:11Tout est prioritaire.
18:12Et pourtant, ce n'est pas des enjeux géopolitiques.
18:15Mais néanmoins, on joue sa vie à chaque fois.
18:17Et en même temps, c'est quand même important de rêver.
18:22C'est important de rêver.
18:24Et ça marche, puisque j'imagine qu'il ne vous aura pas échappé que 20 millions de spectateurs sont allés
18:29dans les salles de cinéma au mois d'août en France.
18:32Ce qui est absolument énorme.
18:34Il y a eu des phénomènes comme le diptyque de Gaulle.
18:37Ça, c'est rassurant, non ?
18:39Sur la santé du cinéma, dans un moment où le milieu s'inquiète et où le milieu de la culture
18:44s'inquiète.
18:44Oui, surtout quand il est attaqué.
18:46Enfin, vas-y, Laure.
18:47Mais oui, effectivement.
18:49Est-ce qu'on fait trop de films ?
18:51Est-ce que le système du CNC est viable ?
18:53Oui, le système du CNC est vertueux.
18:55Il est fondamental.
18:56Oui, le public français est extrêmement cinéphile.
18:59Un des plus cinéphiles du monde.
19:00Son cinéma s'exporte.
19:02Donc, ça fait du bien.
19:03C'est une industrie puissante.
19:05C'est une industrie puissante et c'est vraiment s'attaquer à elle, c'est une hypocrisie.
19:11Mais vous avez raison, Camille Cotin, de relever les attaques contre ce système.
19:15Lorsqu'elle a mis, quand vous les entendez, ces attaques, il faut rappeler quand même qu'on est en année
19:22politique
19:22où ça va faire partie du débat.
19:24Est-ce que ça, vous vous dites, moi, je crains, je suis inquiète de là où on en sera dans
19:28quelques mois,
19:29précisément par rapport à ces critiques contre le système ?
19:31Je t'inquiète et je veux d'ailleurs repréciser que le CNC, c'est vertueux
19:35puisque c'est ce qu'on appelle l'exception culturelle française.
19:38C'est-à-dire que ça n'est pas financé par nos impôts,
19:41c'est financé par tous les gens qui vont au cinéma,
19:44qui achètent, que ce soit un blockbuster ou un film plus modeste.
19:49Il y a une partie qui est prélevée et qui sert à l'argent du CNC.
19:56C'est ça le financement.
19:57C'est vertueux, ça a été copié par exemple par la Corée, qui a un cinéma très puissant.
20:02C'est des choses comme ça.
20:03Et en fait, moi, il se trouve que je tourne un film français aux Etats-Unis en ce moment.
20:08Et je veux dire, je vois bien, cette exception culturelle française,
20:13elle est sur la culture, elle est sur la sécurité sociale,
20:16elle est sur des tas de choses.
20:18Enfin, je ne sais pas, le fromage au lait cru.
20:21Enfin, je veux dire, c'est plein de choses.
20:22Surtout l'école.
20:22Non, mais je veux dire, c'est quand même, on défend un système qui est unique
20:29et qui nous définit, qui a été fait dans un pays quand même,
20:33au sortir de la guerre, qui était beaucoup moins puissant,
20:37entre guillemets, économiquement qu'aujourd'hui.
20:39Donc, ce système est viable.
20:40C'est une question de volonté politique.
20:42C'est tout.
20:43Et c'est entre nos mains, en fait.
20:45Merci.
20:45Merci Laure Calamini et Camille Cotin d'être venus à notre micro ce matin.
20:5010% le film, ça sort après-demain.
20:52Sur Netflix, la revue de presse à suivre.
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