Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud s'intéresse à la publication du classement Pisa qui dévoile que le niveau des élèves français a encore chuté.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le classement PISA vient de tomber, on est nul.
00:03Non mais c'est terrifiant, on est nul.
00:06C'est-à-dire que l'école française qui était la meilleure, la médecine française qui était la meilleure,
00:10je n'y peux rien.
00:13Comment dire, le Salvador va être devant nous bientôt.
00:15Le Salvador va être devant nous.
00:17Hier j'ai cité le petit tweet de classement PISA que vous avez vu, mon ami Bukele.
00:22Mais écoutez Bukele, on peut retrouver d'ailleurs le tweet de Bukele.
00:27Vous savez, les petits Salvadoriens vont être meilleurs que nous.
00:31Quand je vois le ring-taïque Marine Tondelier tout à l'heure,
00:34je me dis que l'école française, elle est quand même en difficulté.
00:37On est déjà derrière l'Albanie et l'Azerbaïdjan en mathématiques,
00:39donc ça ne m'étonnerait pas que...
00:40Qu'est-ce qui est tombé là ?
00:42Ce qui est tombé, oui, c'est les résultats à 9h30 du dernier volet de PISA
00:46qui sont cataclysmiques sans surprise.
00:49On voit que l'effondrement continue, qu'il est bien parti pour continuer.
00:52En mathématiques, par exemple, on a perdu 16 points dans le dernier volet.
00:5516 points, c'est énorme.
00:5720 points, ça représente à peu près un an de niveau scolaire en maths.
01:00Donc ce qu'on voit, c'est que depuis que PISA existe,
01:03donc depuis l'année 2000,
01:04on a perdu quasiment l'équivalent de trois années de niveau scolaire en mathématiques en France
01:08à un rythme beaucoup plus rapide que la totalité des pays de l'OCDE.
01:12Et c'est à peu près pareil dans les autres disciplines.
01:14Ce n'est pas beaucoup mieux si on regarde en lecture ou si on regarde en science.
01:17Donc une fois qu'on a fait ce diagnostic qui est très sombre,
01:19la question qui doit nous obséder est de savoir comment on en est arrivé là.
01:22Je pense qu'il y a évidemment des problèmes de formation des enseignants.
01:26La formation, il y a une déqualification du personnel enseignant qui est folle,
01:30qui est liée à une mauvaise formation initiale et continue.
01:32Il y a l'emploi de mauvaises pratiques pédagogiques, de mauvaises méthodes.
01:36Mais le mal est beaucoup plus profond que ça.
01:38C'est les pédagogies anti-transmissives.
01:41C'est un affaissement sans précédent du corps social
01:44avec tout un tas de mots qui ruissellent dans l'école
01:45et qu'on lui demande de prendre seule en charge
01:47quand bien même elle est déjà très fragilisée.
01:50Et c'est enfin un scandale politique.
01:51C'est la démission de tous les gouvernements successifs.
01:54Je rappelle que Macron avait dit que l'école était son domaine réservé.
01:57Neuf ans après, on voit quel est le bilan de ce domaine réservé.
02:00Ça marche avec à peu près tous les autres sujets.
02:03Donc la leçon que je tire, moi, ce matin, est très simple.
02:05C'est de dire que le point de non-retour est extrêmement proche,
02:07qu'il est très tard, qu'il n'est peut-être pas encore trop tard,
02:09mais qu'il le sera certainement bientôt
02:11si on continue au même rythme
02:13et si on ne met pas en œuvre une thérapie de choc.
02:15Et je me demande que tu auras le courage de cette thérapie de choc.
02:17Alors ça, c'est intéressant ce que vous dites
02:18parce qu'en fait, dans tous les domaines,
02:20on a tellement attendu
02:22qu'on n'y arrivera que par des décisions radicales.
02:26C'est vrai pour tout.
02:27C'est vrai pour l'immigration,
02:29c'est vrai pour l'école
02:30et c'est vrai pour tout.
02:31C'est-à-dire que, bien sûr, maintenant,
02:33ce qu'il faut à la France,
02:34ce sont des mesures radicales dans tous les domaines.
02:37Parce qu'on a trop attendu.
02:39Et c'est intéressant ce que vous dites,
02:40thérapie de choc.
02:41On est obligés, obligés.
02:44Et on veut supprimer la règle du Parti passé maintenant.
02:47Ah bon ?
02:47Oui, mais qui propose ça, M. Collard ?
02:50C'est l'État profond,
02:51c'est le Conseil scientifique
02:52de l'évaluation de l'éducation nationale.
02:54Parce que comme les profs ne laissent plus la règle,
02:56on va supprimer...
02:57Le Parti passé composé ?
02:57Oui, l'accord du Parti passé
03:01avec l'auxiliaire à avoir,
03:02c'est le Conseil scientifique de l'éducation nationale
03:03qui a proposé ça
03:04et ça rejoint un message
03:05que j'ai voulu faire passer.
03:07Et ils ont embrassé...
03:10Ils l'ont embrassé...
03:12Ils l'ont embrassé...
03:15Ils considèrent, ces gens-là,
03:17que vu que le thermomètre donne un résultat négatif,
03:18il est préférable de le casser
03:19plutôt que d'inverser la dynamique.
03:21On va supprimer cette règle.
03:22C'est quand même incroyable.
03:23On va mettre « et partout » quoi ?
03:24Je assure ça, en fait.
03:25On va mettre « et partout » ?
03:26Hein ?
03:26Il y a, c'est generously .
03:26Il y a, c'est vrai.YUU
Commentaires

Recommandations