- il y a 4 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Une table, un verre, des discussions en toute simplicité, c'est ce que souhaite Gabriel Attal, candidat à l'élection
00:05présidentielle.
00:06Il lance l'opération 1000 bistrots. En fait, il veut, que ce soit avec ses électeurs ou les Français, prendre
00:11le temps de se parler autour de thèmes bien précis.
00:14Il l'a annoncé lui-même, un demi à la main.
00:17Je vais vous parler de notre entrée. Tout au long du mois de septembre, on organise l'opération 1000 bistrots.
00:23C'est 1000 rassemblements dans des cafés, dans des bistrots, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers,
00:28à 5 autour d'une table, ou parfois à 10, parfois à 100, parfois plus.
00:31Avec une idée très simple, prendre le temps de se parler.
00:35Parce que cette campagne, je veux la construire avec vous, au plus près de chez vous.
00:38Une campagne présidentielle, c'est des grands meetings, des grands moments, mais je veux aussi que ce soit des moments
00:42comme celui-là.
00:43Une table, un verre, des discussions en toute simplicité.
00:47Que vous me souteniez déjà, que vous hésitiez encore, ou que vous ayez tout simplement envie de parler de 2027,
00:52venez.
00:53Nous sommes avec Jade Zab, le secrétaire national de Renaissance, porte-parole du candidat Attal.
00:59Bonsoir, vous êtes devant un bistrot, ça y est, c'est parti, la tournée des bistrots ?
01:02C'est la politique de comptoir ?
01:06Bonsoir, oui, tout à fait. Écoutez, je suis à Saint-Herblain, en Loire-Atlantique,
01:09qui est une ville de 50 000 habitants.
01:11Nous allons avoir dans quelques minutes un café-bistrot sur le thème de l'école,
01:14ce qui est d'actualité vu les résultats de PISA qui ont été annoncés.
01:19Et si vous voulez, notre ambition, pas du tout politique de comptoir,
01:22en réalité, la politique, elle se fait trop souvent entre gens convaincus dans des salles fermées.
01:26Ce n'est pas du tout la vision que nous portons avec Gabriel Attal,
01:29et donc c'est la raison pour laquelle nous avons lancé, il a lancé hier,
01:32et pendant tout le mois de septembre, cette grande opération,
01:341000 brisqueaux, 1000 cafés, dont l'objectif en fait est de venir débattre,
01:38de discuter avec des gens qui ne sont d'ailleurs pas toujours des sympathisants,
01:41pas toujours d'accord avec nous, de nos priorités,
01:44donc l'école, les salaires, les frontières, l'intelligence artificielle.
01:47Et notre objectif, c'est d'être aux côtés des Français,
01:50alors que la rentrée a pointé le bout de son nez il y a quelques jours.
01:53Mais c'est pour répondre à la critique qu'on entend souvent,
01:56concernant Gabriel Attal, il est un peu hors sol, il est parisien,
02:00là, tout d'un coup, il casse son image, la bière à la main,
02:02à la façon un peu Jacques Chirac.
02:08Écoutez, en réalité, on passe nos journées, et vous notamment,
02:12et vous en avez bien le droit, beaucoup de Françaises et de Français disent
02:14que les politiques sont déconnectées des réalités du pays.
02:18Aujourd'hui, on fait un choix pour notre rentrée qui est bien différent,
02:21et je respecte évidemment tous les autres mouvements qui font des rentrées
02:24dans des universités politiques.
02:26Entre eux, nous, notre objectif, c'est d'être parmi les Français,
02:29de parler des sujets du quotidien, et en réalité, on va parler d'école,
02:32on va parler de salaire, de frontières, d'intelligence artificielle,
02:35on va proposer un certain nombre d'idées qu'on va mettre dans le débat,
02:39et puis, moi, dans quelques minutes, ça sera aussi l'objet des échanges.
02:43Écoutez ce que les gens ont à nous dire, s'ils sont d'accord, s'ils ne sont pas d
02:46'accord, pourquoi.
02:47Et je crois que c'est ça dont les Françaises et les Français ont besoin en cette rentrée,
02:50et c'est l'objectif de cette opération qui va donc se dérouler partout en France.
02:54Ça a commencé hier, Gabriel Attal est sur le terrain,
02:57toute l'équipe est aussi sur le terrain, et ça se déroulera pendant tout le mois de septembre.
03:00– Alors, restez avec nous, Jadzab, parce que justement,
03:03on va regarder dans l'effet Graveli, c'est pas nouveau,
03:07rencontrer les Français au café, au bistrot,
03:09c'est ce qu'on va voir avec Raphaël.
03:11Bonsoir, Raphaël.
03:12– Bonsoir.
03:12– C'est le retour de la campagne à l'ancienne, en fait ?
03:15– Vous en parliez à l'instant, on ne peut pas ne pas montrer une photo quand même de Jacques
03:19Chirac,
03:20qui est quand même historiquement associé à la bière,
03:24mais aussi, de façon plus générale, au terroir,
03:26on se souvient quand même de ses heures au Salon de l'Agriculture,
03:29en train de manger des tonnes de fromage,
03:31beaucoup de fromage et de boire des litres de bière.
03:34Et cette notion de terroir, c'est peut-être aussi d'ailleurs ce qui manque,
03:36en tout cas ce que cherche Gabriel Attal,
03:38même si c'est évidemment pas le premier à miser sur l'image du bistrot,
03:41et encore très récemment d'ailleurs, en 2022,
03:43pendant la campagne des législatives,
03:46François Ruffin payait aussi cette tournée,
03:48on l'a vu jouer aux fléchettes,
03:49il appelait ça des bistrots débat,
03:51qui étaient mis en avant notamment sur les réseaux sociaux,
03:54et puis plus récemment, on a eu l'apéro en visioconférence,
03:57c'était avant l'été d'Edouard Philippe,
03:59c'était en juin dernier,
04:00face à l'ordinateur comme ça, une bière à la main.
04:03Alors justement, puisque vous parlez de bière,
04:04l'alcool, ça devient un enjeu politique.
04:07Oui, et c'est peut-être la grande différence avec les années Chirac,
04:10il y a deux visions radicalement différentes qui s'opposent,
04:13alors la vision plutôt festive avec Jordan Bardellin,
04:15qui s'est fait une sorte de spécialité assez étonnante,
04:18vous le voyez à l'image sur les réseaux sociaux,
04:20boire des verres de vin cul sec,
04:21alors on est plus proche du BDE étudiant à la fac que de Jacques Chirac,
04:26non mais les images sont assez étonnantes.
04:28En tout cas, ces vidéos, elles cartonnent sur les réseaux sociaux,
04:30c'est des vidéos qu'il faut à chaque fois 2, 3, voire 4 millions de vues.
04:34Alors que chez LFI, l'approche est très différente,
04:36elle est beaucoup plus critique.
04:37Hier notamment, c'est le député LFI, Antoine Léaumont,
04:40qui s'est insurgé contre la campagne de Gabriel Attal,
04:43en évoquant les effets de l'alcool sur la santé,
04:46son coût pour la société, 100 milliards d'euros.
04:48Alors, je signale quand même qu'il y a 3 ans, ce même député,
04:51appelé, je cite, à des apéros anti-Macron,
04:54en mettant en avant, lui aussi, c'était sur des émojis, des peintes de bière.
04:58Quoi qu'il arrive, chez Jean-Luc Mélenchon,
05:00maintenant c'est zéro alcool.
05:02Sur TikTok, il s'affiche en buvant des grenadines,
05:05mais surtout du lait fraise,
05:07qui est devenu sa boisson fétiche,
05:09et même un anglai de la campagne.
05:10On retrouve cette petite image du lait fraise,
05:12maintenant sur les objets dérivés de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
05:15– Alors, réagissez, Jad Zahab, à cette attaque,
05:18notamment du député Antoine Néoman,
05:20qui reproche à Gabriel Attal de faire la promotion de l'alcool, en fait.
05:26– Écoutez, il ne s'agit vraiment pas de faire la promotion de l'alcool,
05:29évidemment, vous pouvez venir à ces cafés bistrots,
05:31vous pouvez boire une limonade, spoiler alert, ça sera mon cas,
05:34un perrier citron sans doute, enfin, si vous voulez.
05:36Là, je crois qu'on s'attache à des symboles.
05:38En réalité, oui, peut-être, mais si vous voulez,
05:42nous, l'objet, c'est d'être au cœur de la vie du quotidien.
05:45Les bistrots, les restaurants, les cafés font partie du quotidien
05:48de nos concitoyens et nos concitoyens.
05:49Dans les grandes villes, comme dans les petites et moyennes villes,
05:52je vous le disais, je suis à Saint-Arblain, en Loire-Atlantique,
05:54dans une commune de 50 000 habitants,
05:56et donc oui, le café, le bistrot, c'est un lieu de rassemblement,
05:58c'est un lieu de sociabilité,
06:00et donc l'objet de notre initiative,
06:03c'est précisément d'aller à la rencontre des Françaises et des Français,
06:05c'est là où ils sont, pour débattre, pour parfois le faire,
06:09même si on n'est pas d'accord, le ton montra sans doute,
06:12mais ça se fera dans un cadre évidemment respectueux.
06:14C'est ça la politique, en fait,
06:15c'est pas quelque chose qui vient du haut
06:17et qui tombe sur les citoyens,
06:19surtout en période de campagne électorale.
06:20Donc nous, notre vision, notre envie,
06:22c'est d'être parmi les Françaises et les Français,
06:24vous buvez ce que vous voulez,
06:25de l'eau, de l'alcool, avec modération si c'est le cas,
06:28mais notre objectif, c'est bien de parler d'école,
06:30de salaire, de frontière, d'intelligence artificielle
06:32et des défis qui sont devant nous
06:34dans cette campagne présidentielle.
06:36Merci Jadzab, merci d'avoir été en direct avec nous
06:39de Saint-Terre-Blanc-en-Loire.
06:40On est avec le spécialiste de la communication politique,
06:43Gaspard Grandezer, ancien conseiller en communication
06:45de François Hollande.
06:46Bonsoir Gaspard.
06:47Bonsoir.
06:47C'est une bonne idée cette tournée des bistrots
06:49ou est-ce que finalement, c'est pas un peu ringard ?
06:51Je trouve que c'est plutôt une bonne idée,
06:52d'ailleurs on en parle,
06:54et donc ça veut dire que ça fait déjà un peu le buzz,
06:56aujourd'hui et sans doute aussi sur les réseaux sociaux.
06:58Deuxième chose, tout ce qui va dans le sens
06:59d'une rencontre avec les Français va dans le bon sens,
07:01peu importe la modalité d'ailleurs,
07:02que ce soit le porte-à-porte de François Hollande en 2012,
07:06la grande marche d'Emmanuel Macron en 2017,
07:10ou encore l'apéro en direct, en visio,
07:13comme l'a fait Édouard Philippe,
07:14ou là, je trouve que c'est toujours une bonne chose
07:15d'aller discuter avec les Français.
07:16Le faire dans un bistrot qui est un lieu emblématique
07:18de la vie française, c'est aussi une très bonne idée.
07:21Oui, je trouve que ça va dans le bon sens.
07:23Après, le problème de ce type de séquences ou de moments,
07:26c'est qu'on en parle au départ,
07:27après on verra si ça dure,
07:30si ça se met vraiment en place,
07:31ou si c'était que de la communication.
07:32Et puis après, je trouve qu'il en fait quand même beaucoup,
07:34de deux points de vue,
07:35déjà un, le direct devant le bistrot,
07:37c'est quand même un peu dommage.
07:39C'est les nouvelles conventions citoyennes.
07:41Oui, c'est ça la convention citoyenne dans le bistrot.
07:42Et derrière, on fait remonter les idées,
07:44voilà ce que les Français m'ont dit.
07:45C'est marrant.
07:46Et puis j'ai trouvé que la vidéo d'annonce
07:47que vous avez montrée tout à l'heure
07:48avec l'accordéon en fond,
07:50ça pour le coup, c'est méga ringard.
07:52Parce que ce n'est pas du tout au second degré,
07:53c'est totalement au premier degré.
07:55C'est-à-dire qu'en fait,
07:55ce qu'on peut reprocher à Gabriel Attal,
07:57ce n'est pas la démarche,
07:58parce qu'en tant que telle, elle n'est pas mauvaise.
07:59Le bistrot, c'est sympa,
08:00les Français peuvent s'y retrouver,
08:01aller parler avec les Français, c'est bien.
08:02Mais c'est le côté un peu premier degré,
08:04pas de sourire en coin,
08:05genre vraiment comme si on organisait
08:07une grande agora ou des cahiers d'obérences.
08:09Et la bière, parce que la bière,
08:10ce n'est pas anodin d'avoir pris
08:12une pinte de bière dans la main.
08:14Oui, sans doute, on l'a dit tout à l'heure,
08:17la bière, c'est Jacques Chirac
08:18qui avait la réputation de s'envoyer
08:20quelques demi avant les repas.
08:23Évidemment, toujours avec modération,
08:24en tout cas, on imagine.
08:26Et j'ai vu aussi Emmanuel Macron,
08:28à la mi-temps ou à la fin d'un match de rugby,
08:29boire aussi quelques coups avec des rugbymans.
08:32Ça fait un peu partie de la tradition,
08:34comme on le voyait au Salon de l'agriculture,
08:35vous l'avez très bien dit tout à l'heure.
08:37Donc je pense qu'il va aussi se rendre sympathique.
08:38Mais comme toujours, on est un peu à la lisière.
08:40C'est-à-dire que c'est bien dans l'intention.
08:43Après, dès que ça fait un peu trop fabriqué,
08:45un peu trop mis en scène, les gens le récrivent.
08:47C'est quand même le bistrot, la bière à la main,
08:48mais en costume bien serré,
08:53en gardant son camp à soi.
08:57Personnellement, je trouve ça totalement éculé.
08:59Je trouve que les années ont passé.
09:00C'était peut-être bien, il y a 10 ans,
09:02il y a 15 ans, c'était sympa.
09:05Ce genre de vidéo, là, en 2026,
09:08concernant Gabriel Attal, en tout cas,
09:09il y a un décalage tel avec sa personnalité.
09:12Et puis c'est vraiment le jeune, en l'occurrence,
09:14qui veut faire vieux et terroir,
09:16là où les plus vieux vont essayer de faire toujours jeune et branché.
09:20Et puis c'est un Parisien,
09:21c'est ce qu'on disait tout à l'heure Gabriel Attal.
09:23C'est quand même dur de l'oublier.
09:25On sait bien qu'il a grandi à Paris,
09:27étudié à Paris,
09:29qu'il a été un jeune Premier ministre,
09:30il y a des bistrots à Paris, c'est sûr.
09:32Ça ne marche pas.
09:33Disons qu'il peut être fier,
09:35après toute cette carrière, il peut l'assumer.
09:37Et je crois qu'à trop vouloir forcer sa personnalité,
09:39parfois on tombe un peu dans le ridicule.
09:41On peut être inquiet pour sa santé,
09:42parce que 1000 bistrots en un mois,
09:44à chaque fois une pinte de bière,
09:46il y a une campagne à tenir.
09:48C'est pas lui qui l'est fait.
09:49Une, c'est pas beaucoup.
09:50Une, c'est pas beaucoup, dit Guillaume.
09:52Sur Jacques Chirac, ça collait mieux,
09:53il y avait une forme de naturel,
09:55c'était même sa grande qualité.
09:57de manger, d'aller voir les gens,
09:58il faisait ça très bien.
09:59Oui, mais enfin, c'était aussi construit aussi.
10:01Oui, mais bien sûr, mais débonnaire.
10:03Mais au moins, il avait visé le président normal
10:05pendant sa campagne.
10:06Bon, ça collait plus, là aussi,
10:07avec sa personnalité.
10:08Gabriel Attal, c'est pour ça que vous parlez
10:09de convention citoyenne,
10:10il ne va pas faire les 1000 bistrots,
10:12ce sont ses 50 membres de com.
10:14Derrière, il va faire remonter ses idées
10:15en faisant des vidéos sur
10:16voilà ce que disent, me disent les Français.
10:18C'est pour ça que j'attends de voir
10:19quand même l'exécution de cette idée.
10:21Qu'est-ce qui va vraiment remonter ?
10:22Qu'est-ce qu'on en dira dans quelques semaines
10:23au-delà du coup de com d'aujourd'hui
10:25qui est plutôt réussi ?
10:25Gaspard dit quand même
10:26que c'est toujours bien
10:27d'aller voir les Français quand même
10:28dans une campagne.
10:29C'est ça, tout le monde.
10:29Non, mais c'est bien sûr.
10:30C'est les présidentielles.
10:32Le contraire serait complètement débile.
10:33Le problème, c'est qu'il y a
10:35une contradiction fondamentale
10:36qu'il annonce lui-même.
10:37Il dit, on va faire une énorme rencontre
10:38avec les Français dans les bistrots,
10:39mais ça s'arrêtera le 30 septembre.
10:41Le Chineau, c'est quand même un truc.
10:43Et les élections, c'est en 2027,
10:44donc s'il arrête, c'est débile.
10:46Deuxièmement, on va tous au bistrot
10:48le plus souvent possible quand on peut.
10:50Et moi, ce qui m'inquiète plutôt,
10:52c'est dans le cadre de ce bistrot,
10:53le grand dîner de cons de tous ces gens.
10:56Parce que Gabriel Attal,
10:57c'est plutôt l'outsider
10:58qui essaie d'inventer toutes les semaines
11:00quelque chose pour essayer
11:02de passer devant et de voir Philippe,
11:03qui lui-même essaie de rester calme
11:05pour calmer ceux qui sont derrière lui,
11:08c'est-à-dire Attal et Retailleau.
11:09Et tout ça va se terminer,
11:10c'est ce que disent les sondages aujourd'hui,
11:12par une finale entre Jean-Luc Mélenchon
11:14et Marine Le Pen.
11:15C'est ce que disent même les entourages
11:16de ceux qui sont actuellement en compétition,
11:18qui font du bistrot,
11:19qui ne font pas du bistrot, etc.
11:20– Mais à la fin,
11:21qui va trinquer dans cette histoire ?
11:22– Le dîner de cons.
11:23C'est-à-dire que s'ils ne font pas...
11:25Quand Attal dit,
11:27je parle sous le contrôle d'Amandine,
11:28quand il dit
11:28je vais continuer mon chemin
11:31jusqu'à la fin du mois de février,
11:34j'ai une grosse inquiétude.
11:36Parce que ça me paraît totalement dément.
11:38S'il n'y a pas d'accord,
11:40je ne suis pas en train de dire
11:41je vote mon bloc central,
11:43mais s'il n'y a pas d'accord
11:43à un moment ou à un autre,
11:45à la fin de l'année,
11:47ils sont cuits.
11:48Ils sont cuits
11:49puisque les sondages,
11:50les rollings vont arriver.
11:51Donc pas simplement les sondages par semaine,
11:53mais les sondages de tous les jours.
11:55Et étant donné ce qui se passe
11:56autour de Jean-Luc Mélenchon
11:57et les foules qui sont réunies,
11:59à mon avis,
12:00le bistrot,
12:00il va commencer avec du monde,
12:01il va finir tout ça.
12:02– Gondine ?
12:03– Oui.
12:04– Ah, j'avais vu.
12:05– Non, mais juste une remarque.
12:06Je pense que cette campagne,
12:08elle part sur des bases très élevées
12:09en termes de communication
12:10et d'images de n'importe quoi.
12:12On a vu Glucksmann dans l'éolienne,
12:14on a vu Edouard Philippe,
12:15on l'a oublié,
12:15on devait le mentionner,
12:16quand même en train de faire des frites
12:17la semaine dernière
12:17avec Gérald Darmanin.
12:18Franchement, on ne s'y attendait pas
12:19parce qu'il a essayé quand même
12:21de renvoyer une image de sérieux.
12:22On voit Bardella enchaîner les culs secs.
12:25Mélenchon avec son lait fraise,
12:27maintenant Attal avec…
12:28– Gaspard, surtout dans le contexte.
12:29– Oui, c'est exactement ce que j'allais dire.
12:32– On vient de parler de la crise pétrolière.
12:33– C'est exactement ce que j'allais dire.
12:34Donc en fait, beaucoup d'images,
12:35beaucoup de buzz,
12:37beaucoup de clowneries quand même,
12:38il faut le dire.
12:39– Mais parce qu'ils sont nombreux
12:40sur la ligne de départ
12:41et qu'ils se distinguent.
12:41– Oui, alors ils cherchent en permanence
12:42à se distinguer,
12:42mais qu'ils se distinguent sur le fond,
12:44à la limite.
12:44– Avec des propositions.
12:46– Voilà, qu'ils mettent des objets politiques
12:48clivants sur les retraites.
12:50– Mais est-ce que c'est pas aussi
12:50pour les réseaux sociaux ?
12:51Parce que ce qui est nouveau quand même,
12:52par rapport aux campagnes précédentes,
12:55c'est que les réseaux sociaux
12:55vont prendre une place dingue.
12:57Et ça, c'est des séquences
12:58pour les réseaux sociaux.
12:59– Justement, je pense qu'il ne faut pas
13:00prendre les Français pour des cons.
13:02C'est-à-dire, les Français,
13:03ils s'attendent du fond
13:04et des réponses concrètes
13:05à leurs questions
13:05sur l'âge des retraites,
13:07le pouvoir d'achat, etc.
13:08Je peux vous garantir
13:09que si Gabriel Attel
13:09fait une vidéo sur TikTok
13:10ou sur Instagram
13:11en disant à quel âge
13:12il veut que les retraites se fassent
13:14ou pour augmenter le SMIC,
13:16eh bien ça va faire le buzz.
13:17Il n'a pas besoin de boire des bières
13:19pour que ça fasse le buzz.
13:20– Dites-moi, puisque vous êtes là,
13:22en parlant deux minutes
13:22de François Hollande.
13:23– Oui, alors je ne l'ai pas vu
13:24qu'une bière encore à la main.
13:25– Non, parce que François Hollande
13:26est en campagne,
13:26même s'il n'est pas candidat,
13:27mais on a bien compris,
13:28il a un livre,
13:29il fait des dédicaces.
13:30C'est plutôt une campagne à l'ancienne.
13:32– Oui, alors il a fait
13:33un choix différent, oui.
13:34– Et ça a l'air, pour l'instant,
13:35plutôt de lui réussir.
13:36– Moi, je ne suis pas
13:36dans son équipe de campagne,
13:37mais je l'observe avec amitié
13:39parce que je conserve
13:40une fidélité et une loyauté pour lui.
13:42Et ce que j'observe,
13:43c'est qu'il a fait un choix
13:43vraiment très classique.
13:44Lui, il met des objets politiques
13:45dans le débat
13:46qui font d'ailleurs réagir
13:47et critiquer dans tous les camps
13:49une nouvelle forme de TVA sociale,
13:51un bouger sur les retraites,
13:53un bouger sur l'immigration.
13:54Et il se dit que c'est en créant
13:55des débats qu'on va parler de lui.
13:57Alors, il a aussi fait des choses
13:58plus sympathiques.
13:59Dans les campagnes électorales,
14:00je l'ai vu manger des galettes saucisses
14:02ou boire des coups
14:03avec des rugbymanes législatives.
14:05– Il mise sur tout
14:08pour l'échec patent de la primaire.
14:10– Oui, il n'a pas besoin
14:11de miser dessus, on va voir.
14:13– Il mise sur la...
14:15– Et il faudrait
14:16qu'Edouard Philippe chute.
14:18– On va voir.
14:18– Il faudrait que les deux
14:19soient réunis pour qu'il puisse
14:20avoir une chance.
14:21– Honnêtement, je pense qu'il suit
14:21son propre chemin
14:22et on verra bien ce que ça donne.
14:23Pour l'instant, il ne commet pas d'erreurs.
14:25Quand je travaillais pour lui,
14:26il faisait beaucoup d'erreurs,
14:27sans doute à cause de moi.
14:28Maintenant qu'il s'est affranchi de moi,
14:30il franchit les unes après les autres,
14:32ça a l'air de bien fonctionner.
14:33– Raphaël ?
14:34– Oui, non, je regardais aussi
14:36les sondages de Gabriel Attal
14:38et notamment un dernier sondage Elab.
14:40– Ce n'est pas très bon.
14:41– Oui, et surtout où c'est le candidat
14:43qui a l'écart le plus important
14:45de tous les candidats
14:46entre le vote des CSP+,
14:49et le vote des CSP-.
14:50C'est-à-dire qu'on essaie de l'ordre
14:51à 5% pour les CSP- et 15% pour les CSP+.
14:55Alors je ne sais pas
14:56si les bistrots correspondent à la vision
14:57que ces équipes peuvent avoir
14:59de ce que peuvent être les CSP-
15:00mais j'imagine qu'il y a peut-être
15:02une corrélation entre les deux.
15:03– Par ailleurs, c'est un copier-collé total
15:06des vidéos de Sarah Knafou.
15:07Vous ne vous rappelez pas ?
15:08Pendant la campagne de Paris,
15:09il y avait l'accordéon derrière,
15:11les petits clips super courts,
15:12on va à la rencontre des Français.
15:13– Oui, mais c'est les réseaux sociaux aussi.
15:15– Oui, mais l'accordéon,
15:16les gens n'écoutent pas l'accordéon
15:17sur les réseaux sociaux.
15:18Et c'est ce que disait Amandine tout à l'heure.
15:20Gabriel Attal,
15:21l'annonce de candidature en Lauser,
15:23si je me souviens bien,
15:24ce n'était pas une mauvaise idée
15:25mais en fait c'est trop souligné
15:26qu'il veut montrer absolument
15:28que ce n'est pas simplement
15:28un parisien de la rive gauche.
15:29Moi je pense que l'on gagne
15:30en montrant ce que l'on est vraiment.
15:32Nicolas Sarkozy ne s'est jamais caché
15:33d'avoir été maire de Neuilly
15:34et ça ne l'a pas empêché
15:36d'être président de la République.
15:37Et je crois que Gabriel Attal
15:38ferait peut-être plus simplement
15:39d'assumer ce qu'il est,
15:41un parisien,
15:41et on peut élire un parisien
15:42de la présidence de la République.
15:44– Tiens, vous pariez une bière
15:45sur François Hollande 2027
15:47ou pas Gaspard Ranzer ?
15:48– Je parie plus qu'une bière.
15:50– Votre voiture ?
15:50– Je viens de la vendre alors
15:52ce n'est pas du tout une bonne idée.
15:54Mais par contre,
15:54une bouteille de champagne,
15:55j'aime bien le champagne.
15:56– D'accord, je parie une bouteille de champagne.
15:58Vous y croyez ?
15:58– Non mais le pari,
15:59c'est possible.
16:00– On s'en souvernera.
16:01– Rendez-vous le 2 mai 2027.
16:03– Avec plaisir.
16:04– Merci messieurs dames.