- il y a 7 semaines
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.
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00:02Bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir d'ici.
00:14Il est 18h, bonsoir et merci de regarder BFM d'ici en ce mardi 8 septembre.
00:20Nous sommes ensemble jusqu'à 19h30 à 18h45.
00:24Ne manquez pas notre focus dans les archives.
00:26Ce soir, nous découvrirons un album photo exceptionnel, l'album photo du chantier du barrage de Serponso.
00:33Mais tout de suite, on fait le point sur l'actualité dans nos deux départements.
00:37Au sommaire, ce soir, le parcours du rallye Monte Carlo dévoilé.
00:41Gap conserve le check-down et le parc d'assistance.
00:44Le Dévoluie et le Val-Gaudemare font aussi leur retour parmi les spéciales.
00:48On vous détaille ces nouveautés dans un instant.
00:51A Manosque, personnel et syndicat craignent des suppressions de postes.
00:54À l'hôpital, une mobilisation avait lieu ce mardi.
00:57Et puis, nous irons aussi à Gap, où le restaurant L'Atelier a rouvert ses portes.
01:02Fermé en décembre 2025, il a trouvé un repreneur.
01:06Et les clients sont au rendez-vous, vous le verrez.
01:09Notre invité, Rémi Roux, maire de l'Argentière, l'a baissé.
01:13En juillet, sa commune était touchée par le plus grand incendie de son histoire.
01:17Il reviendra sur la réunion organisée hier avec le préfet et les pompiers.
01:21A-t-il obtenu toutes les réponses qu'il attendait ?
01:24Réponse dans ce journal.
01:30Le parcours du rallye Monte Carlo 2027 a été révélé aujourd'hui.
01:36Pour la quatrième année consécutive, le rallye sera donc basé à Gap.
01:39Mais le tracé, lui, est largement remanié.
01:42Bonsoir, Lucas Sanson.
01:43On veut tout savoir maintenant, quel est le programme, le parcours prévu du 17 au 24 janvier ?
01:49Pour commencer, ce sont 18 spéciales chronométrées qui sont au programme,
01:53soit une de plus que la dernière édition, 353 kilomètres.
01:58Et l'organisation a décidé de changer une bonne partie du parcours sur les 10 étapes différentes.
02:02En 2027, 6 n'avaient pas lieu cette année, donc du coup en 2026.
02:07Et on commence dès le jeudi avec 3 spéciales dans les Alpes-Maritimes et les Alpes d'Haute-Provence.
02:11La saison 2027 du WRC démarrera avec la spéciale simithique du Col de Blaine,
02:17avec la Clu d'Aiglin qui n'était plus présente depuis 2004.
02:22L'ambourisse Clumanc aussi réapparaît, où le dernier passage était en 2014.
02:26Contacté par téléphone, le maire de Tartonne, Hugues Chélan, se dit être ravi de cette annonce.
02:30Il a affirmé, je cite,
02:31s'être battu pendant 10 ans pour accueillir l'épreuve et ainsi renouer avec les traditions.
02:36Et donc, à partir de vendredi, là, les Hautes-Alpes raflent tout.
02:40Exactement. Mais là aussi, on va changer de secteur.
02:42Par rapport à l'année dernière, on se dirige vers le nord du département et vers le sud de l
02:46'Isère.
02:47Le Val-Godemar est donc de retour avec un tracé entre Saint-Maurice et Aubessagne,
02:51ainsi que le Dévoluie qui sera de nouveau emprunté entre Agnéran-Dévoluie et Pélafolle.
02:56La maire du Dévoluie, Alexandra Butel, se dit être très fière de ce retour
03:00et remercie les organisateurs du rallye hivernal du Dévoluie pour leur grande aide.
03:04Le samedi, on retourne sur une journée bien plus classique,
03:07du côté de la Drôme et de l'ouest des Hautes-Alpes.
03:10Elle est quasiment identique à celle du vendredi de l'édition précédente.
03:13Seul changement à noter sur ces trois spéciales au programme,
03:16celle de la Borel, où il y a le retour du col du Perti.
03:19Et dimanche, le final à Monaco, comme l'année dernière ?
03:22Pas vraiment, cette fois-ci.
03:23Alors, on redescend dans les Alpes-Maritimes, on redescend vers Monaco,
03:26mais les bas-alpins auront l'occasion d'aller encore une fois sur le bord de la route
03:30avec un dernier passage dans les Alpes de Haute-Provence,
03:33du côté de Clumant-Clambrusse, avant de redescendre, comme dit, dans les Alpes-Maritimes,
03:37avec deux spéciales qui clôtureront cette 95e édition du Rallye Monte-Carlo.
03:42Merci beaucoup, Lucas Samson.
03:45En hockey, cette fois, la saison de Ligue Magnus redémarrera le 15 septembre.
03:49Gap rencontrera Chamonix, Briançon sera face à Rouen.
03:53Pour nos deux clubs, le défi est sportif, mais aussi financier.
03:56Les Diables Rouges ont notamment rencontré quelques difficultés cet été.
04:00Explication, Thomas Palmier.
04:02Oui, Axel Barnic, l'entraîneur adjoint et manager général des Diables Rouges, nous l'a confirmé.
04:07Il n'y avait pas de doute sur la partie financière.
04:09Le club travaille de la bonne manière depuis plusieurs saisons.
04:12Pourtant, les supporters des Diables Rouges ont tremblé cet été.
04:15L'inscription du club en Ligue Magnus a été largement retardée et officialisée seulement le 13 août dernier.
04:21En cause, un contretemps administratif selon les dirigeants.
04:25En effet, ce que l'on appelle le hockey mineur, c'est-à-dire la partie associative du club,
04:29a eu quelques désagréments avec son commissaire au compte.
04:32Un différent désormais réglé.
04:34Briançon sera bien en Ligue Magnus cette saison et signe que les finances se sont assainies.
04:39Ni la partie associative, ni la partie professionnelle n'est sur surveillance de la Fédération cette année.
04:45Chose qui n'était pas arrivée depuis plusieurs années.
04:47Et puis du côté de Gap, l'intersaison a là aussi été chargée.
04:50On rappelle que la saison dernière a été chaotique sur le plan sportif
04:53avec une dernière place en phase régulière et une dernière place également en play-out.
04:58Les rapaces auraient pu descendre en D1, mais ils ont été sauvés administrativement.
05:03Aucun club de deuxième division n'avait un dossier solide et conforme pour monter en Ligue Magnus.
05:08Avec ce maintien en poche, Gap veut ouvrir une nouvelle ère.
05:11Le Canadien Rod Adolphe est le nouvel entraîneur du club.
05:14L'objectif est clair, oublier le passé et aller de l'avant dans cette Ligue Magnus.
05:19C'est un projet qui fait bouillir l'hôpital de Manos.
05:23Le plan d'efficience censé réduire les dépenses et lancer en début d'année
05:28doit s'accentuer, s'accélérer dans les prochains mois.
05:31Les syndicats et les personnels craignent des suppressions de postes et de lits.
05:36Ils dénoncent des conditions de travail et un service public dégradé.
05:39Une mobilisation avait lieu ce matin devant l'hôpital.
05:43Le reportage d'Hugo Marseille.
05:48Quelques dizaines de soignants réunis,
05:50encouragés par leurs collègues depuis les fenêtres de l'hôpital.
05:55Médecins, infirmiers et aides-soignants craignent les nouvelles mesures d'économie
05:58avec la menace de suppression de postes et de lits.
06:02Il va y avoir du personnel en moins.
06:05En la matière, il va y avoir des contrats de CDD qui vont être arrêtés.
06:09Une dizaine vraisemblablement.
06:10Et tous les départs à la retraite d'ici la fin de l'année
06:12et dans les mois à venir ne seront plus remplacés.
06:15Ce qui veut dire qu'il y aura de toute façon moins de professionnels au lit du patient.
06:18Hors caméra, des soignantes font part de conditions de travail difficiles
06:22et de rapports conflictuels avec les cadres.
06:24On veut juste travailler dans de bonnes conditions, explique-t-elle.
06:28Au cœur de leurs inquiétudes, une hausse de la charge de travail
06:32avec davantage de lits par infirmière
06:34et donc des soins de moins bonne qualité.
06:36Sur notre plateau, le maire de Manosque,
06:39président du conseil de surveillance de l'hôpital,
06:41démentait toute forme de pression de la direction sur le personnel.
06:45Alors que le plan d'efficience doit être présenté jeudi
06:48il annonce son intention de rester à effectif constant.
06:51Ce que j'ai dit il y a deux mois dans la Provence
06:53c'est que je me battrai pour qu'il n'y ait pas de suppression de postes.
06:56Le plan d'efficience n'a pas été présenté par le directeur de l'hôpital
06:59ce sera à ma demande.
07:00Ce que je peux vous dire c'est qu'il est nullement question
07:02des 40 postes supprimés comme l'annonce la CGT.
07:05Contacté, l'agence régionale de santé n'a pas donné suite à nos sollicitations.
07:10Sept appels à témoins de la police à présent
07:13qui recherchent les propriétaires d'un vélo de route
07:16et d'une trottinette électrique qui ont été volées à Gap.
07:20Un vélo de la marque Lapierre et une trottinette Incy Wheel.
07:23Si vous avez été victime d'un vol récemment
07:25et que ces modèles correspondent,
07:26vous pouvez contacter le commissariat au 04 86 99 18 00.
07:32Une nouvelle phase de travaux aussi dans le secteur des crèches
07:35sur la RD 902, la route qui mène au Quéra.
07:38Les travaux ont commencé ce lundi
07:40et doivent se terminer le 13 novembre.
07:42L'objectif est de sécuriser les parois rocheuses
07:45pour éviter des chutes de pierre.
07:47Le chantier est financé par le département.
07:50La circulation est ainsi alternée.
07:52C'est sur cette même route qu'une voiture est tombée dans la rivière
07:55le 21 août faisant deux blessés graves.
07:59Bonne nouvelle pour le commerce Gap.
08:02On s'est fermé depuis décembre 2025.
08:04Le restaurant L'Atelier vient de retrouver ses clients.
08:08Repris cet été par le patron de la pataterie,
08:11le restaurant a rouvert lundi avec un nouveau chef
08:14et une nouvelle carte.
08:16Découverte avec l'Organzales.
08:18Deuxième jour de service et au coup d'envoi,
08:21toute l'équipe est déjà prête.
08:24Pour le repreneur, le défi est de taille.
08:27Faire revivre un restaurant qui peut accueillir jusqu'à 200 couverts.
08:30Le secret de sa réussite ?
08:31L'accueil, propriété, des serveurs, de cuisiniers du métier,
08:35des bons produits, beaucoup de locaux.
08:37Et pour cette nouvelle histoire, il fallait aussi renouveler l'assiette.
08:41À la carte, une cuisine de saison et conviviale
08:43avec un menu du jour à 18,90 euros.
08:46Et en parallèle, on a un choix sur 15 plats à la carte
08:50qui vont du burger, qui vont des baubounes de crevettes
08:54avec des épistails, qui vont avec des palerons de bœuf brésés
08:57à basse température.
08:59Et le petit plus, c'est que j'ai une grande expérience de saussier.
09:02De la nouveauté, mais un lieu qui a conservé tout son charme
09:05et même une équipe fidèle.
09:07Monsieur, bonjour.
09:08Alors, j'ai travaillé pendant deux ans.
09:09Mais j'adorais travailler ici, justement, pour la convivialité,
09:11pour le cadre, pour les soirées.
09:14Et du coup, il m'a repris.
09:15Et après neuf mois de fermeture,
09:17les habitués retrouvent enfin leur table.
09:19On voit que c'est un peu plus fin au niveau de la présentation,
09:23au niveau de la qualité produit aussi.
09:25J'ai l'impression que c'est quand même mieux préparé, mieux présenté.
09:29C'est la première fois qu'on revient.
09:31Ah oui, il y a eu du changement.
09:32C'est un peu plus joli.
09:33Et pour l'instant, c'est très, très bon.
09:35Avec trois soirées par semaine, l'atelier reprend du service.
09:38Rendez-vous vendredi 11 septembre pour la soirée d'inauguration.
09:43C'est ce que l'on appelle un retour d'expérience.
09:47Hier, le préfet et les pompiers ont reçu les élus et la presse
09:50pour faire un bilan de l'incendie du bois noir en juillet dernier,
09:54lors duquel près de 500 hectares ont brûlé.
09:56Une réunion très attendue,
09:57alors que la gestion de l'incendie a suscité beaucoup de critiques.
10:01Pour en parler, Rémi Roux, le maire de l'Argentière-Lavécy.
10:08Bonsoir Rémi Roux.
10:09Bonsoir.
10:10A l'issue de cette réunion, est-ce que vous avez obtenu toutes les réponses que vous attendiez ?
10:17Je m'en doutais, mais effectivement, on n'a pas eu.
10:19On a eu beaucoup d'éléments qui ont été fournis par les services du SDIS et de la préfecture
10:25concernant le calendrier, les décisions.
10:28Donc, il y a eu beaucoup d'informations.
10:30Est-ce qu'on a eu des réponses sur tout ?
10:32On a encore des interrogations, et j'ai communiqué là-dessus,
10:36y compris avec mon collègue maire de Frécinière,
10:40sur effectivement une zone de flou, qu'on appellera,
10:43sur le fait qu'on n'a pas eu sur notamment le traitement du feu dans les premiers instants.
10:47C'est-à-dire, dès le moment où il a été détecté,
10:50ces quelques jours où il n'y a pas eu d'intervention, ou de moyens aériens ?
10:55Disons que, du moment où le feu, les premiers appels en tout cas,
10:59ont été déclarés le 15, on va dire, le 15 juillet,
11:04jusqu'au moment où le feu déborde à partir du 19, fin de la journée du 19-20,
11:09il y a une période de latence sur laquelle, effectivement,
11:13on a considéré, en tout cas j'ai considéré,
11:16qu'une solution aérienne aurait pu limiter, voire enrayer l'incendie.
11:22– Vous avez pu aussi entendre les arguments du préfet des Pompiers,
11:25qui disent que ces moyens aériens n'étaient pas disponibles à ce moment-là,
11:29mais malgré tout, le récit ne vous a pas convaincu ?
11:31– Alors, je ne remets pas en cause tout le récit, en tout cas, qui a été fait,
11:37parce qu'évidemment que les moyens aériens avaient été obstrués
11:44par les feux de Gironde et du Var, qui ont été conséquents.
11:50J'ai envie de dire, la question n'est pas là.
11:53On sait qu'il y avait une solution d'un opérateur privé qui n'a pas été choisi.
12:00Moi, clairement, je ne suis pas là pour faire la polémique.
12:03Moi, j'aimerais surtout, et j'en profite d'être là,
12:05de saluer le travail des sapeurs-pompiers volontaires qui étaient sur le terrain,
12:09qui ont fait le boulot.
12:11On a, en tant qu'élus, et particulièrement moi, parce que ma commune est touchée,
12:15on a des interrogations sur des choix stratégiques au tout début du feu.
12:19– Mais est-ce que vous vous dites encore aujourd'hui que ce feu aurait pu être évité ?
12:24– Alors, je n'ai pas ma boule de cristal.
12:27– C'est ce que vous disiez dans le Dauphiné libéré, notamment, juste avant le retour d'expérience.
12:31– C'est effectivement une intuition personnelle sur le fait que, peut-être,
12:37que si on avait opté pour une solution aérienne, y compris d'un opérateur privé,
12:43entre le 15 et le 19, on aurait pu limiter, en tout cas, une propagation.
12:49J'entends que le contexte de cette stress était exceptionnel,
12:52que les moyens étaient limités.
12:55Moi, j'ai envie de dire que le plus important, c'est de l'avenir
12:59et de faire en sorte que, dans les années à venir,
13:01une telle catastrophe ne se reproduise pas.
13:03– Quand le préfet dit qu'il n'y a pas eu d'erreur opérationnelle,
13:06que les objectifs ont été atteints, vous êtes d'accord avec ça ?
13:10– Encore une fois, je laisse, je ne vais pas commenter les propos du préfet.
13:17J'entends qu'il n'y a pas eu de vie humaine ni d'habitation
13:21qui ont péri durant l'incendie, et je m'en réjouis, à juste titre.
13:27Aujourd'hui, on a 500 hectares entre la commune de l'Argentière
13:31et de Frécinière qui sont brûlés, qui peuvent avoir d'autres conséquences,
13:35notamment des coulées de boue, des chutes de blocs de pierre.
13:38Donc, ça va faire l'objet d'une surveillance accrue
13:41et qui, peut-être, dans les années à venir,
13:43vont générer des coûts pour les collectivités.
13:45– Une surveillance de votre part, de la part de la commune de l'Argentière en primo ?
13:49– De la commune de l'Argentière et puis aussi, je pense,
13:52à la route départementale 38 et 138A,
13:56qu'on appelle la route des Espagnols,
13:58qui peut faire l'objet de couler debout,
14:02ce qui était le cas lors des fortes intempéries il y a une semaine.
14:05– C'est l'Argentière, la baissée, qui va payer la facture, alors,
14:07pour remettre justement aussi en état ce qui a été abîmé, détruit ?
14:12– Alors, la commune de l'Argentière a subi un certain nombre de coûts imprévus
14:17qui n'étaient pas prévus au budget.
14:20Donc, ça a un impact qui n'est pas neutre sur le budget communal.
14:25– Ça représente combien ?
14:27Ce sont des milliers, des dizaines de milliers d'euros, voire plus ?
14:29– Je ne pourrais pas vous dire, je vais vous donner juste un exemple.
14:32On a fermé le Vallon-du-Fournel et la mine d'Argent,
14:36qui est un site touristique majeur.
14:38On l'a fermé pendant deux semaines.
14:40Le manque à gagner de recettes est de 23 000 euros.
14:42Alors, à cela s'ajoutent à la fois les coûts sur les moyens humains déployés,
14:49les dépenses pour la logistique, mais vous avez aussi ce que j'appelle des coûts cachés.
14:55C'est que demain, si vous devez investir pour sécuriser la montagne,
15:00ça représente un certain coût.
15:02Et puis, il y a évidemment le coût pour les sociopros du territoire
15:04qu'on ne peut pas évaluer concrètement.
15:05– Il y a des travaux, justement, que la mairie pourrait effectuer.
15:08On le rappelle que le bois noir, c'est en grande partie la propriété de la commune.
15:12Est-ce qu'on peut imaginer que dans les mois à venir, les années à venir,
15:16il y ait aussi des travaux de sécurisation, justement,
15:18pour éviter que de tels incendies se reproduisent, de tels drames ?
15:22Et ça, ce sera aussi au coût de la commune ?
15:25– Encore une fois, nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va faire un état des lieux
15:29avec les services de l'ONF et du RTM pour évaluer s'il y a un risque.
15:34Et justement, on se prépare à si demain, il faut sécuriser cette zone-là
15:37pour éviter des chutes de blocs de pierre.
15:40Eh bien, on s'y prêtera et on compte sur l'État, surtout, pour nous aider.
15:44– Parce qu'on pense aussi, par exemple, à la création de voies spécifiques
15:48qu'il a pour aider les pompiers à intervenir.
15:51Ça a été l'un des problèmes aussi cet été,
15:53que les pompiers aient du mal à accéder à la zone.
15:57Ça aussi, ce sont des choses auxquelles vous réfléchissez.
16:00Remettre en entretien des anciens sentiers, par exemple ?
16:02On parle de zone de pistes DFCI pour défense d'incendie.
16:09Moi, je crois qu'effectivement, on a un patrimoine naturel
16:13qui, avec ce réchauffement climatique, est en danger.
16:16Donc, avec le conseil municipal, on a évoqué cette question-là
16:19des pistes de défense incendie.
16:22Évidemment, je pense qu'il faut se rendre compte que ce feu qui a eu lieu,
16:27il peut se reproduire très rapidement.
16:29et que si on ne prend pas les dispositions nécessaires
16:31et si on n'a pas les financements aussi,
16:33eh bien, ça va être beaucoup plus compliqué pour se prémunir contre le feu.
16:36– Est-ce que vous avez la possibilité, par exemple,
16:38comme d'autres communes le font lors des catastrophes naturelles,
16:40de faire une déclaration, justement, de catastrophe naturelle auprès de l'État ?
16:42Est-ce que c'est possible dans ce cas-ci ?
16:44– Alors, encore une fois, les choses se font par étapes.
16:47Nous, on évalue le coût global, ce que ça nous a coûté.
16:52Et après, on verra les différents types de dispositifs communes sinistrées
16:57ou catastrophes naturelles qui peuvent être mises en place.
16:59Le but aussi, c'est de faire en sorte que financièrement, ça ne nous est pas en danger
17:03et aussi d'avoir des projets d'avenir, comme vous venez de le dire,
17:06pour se prémunir contre les feux et les incendies à venir.
17:09– Il va y avoir un avant et un après, nécessairement, vous pensez, justement, de cet incendie ?
17:15– En tout cas, à l'Argentière, on a eu l'incendie du Bois de France en 2003, tout à
17:21fait,
17:22qui a effectivement dénaturé une partie.
17:25Moi, j'ai envie de dire que c'est l'an zéro, justement, de la prévention du feu,
17:30parce qu'on se rend compte que les Alpes n'ont plus un climat aussi frais qu'on le pensait
17:35et que maintenant, on fait partie des territoires méditerranéens du Sud
17:38et qui seront sujets au feu en été.
17:41– Est-ce que cette réunion, elle a permis au moins de réfléchir collectivement
17:45à de futures stratégies, justement, à mettre en place peut-être de nouveaux protocoles
17:49plus adéquats avec le changement climatique, avec cette sécheresse ?
17:53– C'est le but, effectivement, du rétexte, c'est d'aboutir sur des propositions concrètes.
17:58Ce qui a été mis en exergue, c'est peut-être qu'effectivement, dans les années à venir,
18:03le territoire roi alpin devrait ou devra, je ne sais pas,
18:08s'équiper de solutions aériennes pour combattre le feu.
18:11Il y a les pistes des FCI, puis la prévention aussi,
18:14c'est-à-dire que là, on a eu de la foudre qui est à l'origine du feu,
18:17mais demain, ça peut être d'origine humaine aussi.
18:20– Vous l'avez souligné, mais aussi, il y a la question des moyens nationaux, départementaux.
18:26Est-ce que, par exemple, il faudrait, selon vous,
18:29que désormais, chaque été, il y ait un hélicoptère de disponibles,
18:33prêt à intervenir tout de suite dans les Hautes-Alpes ?
18:37– Pourquoi pas ? – Qu'est-ce que ça soit un hélicoptère privé ?
18:39– Ça serait soit un hélicoptère privé ou une solution publique mutualisée.
18:44Moi, j'ai envie de dire que c'est une réflexion qui doit faire son chemin au niveau du SDIS,
18:48notamment, et du département qui est son financeur.
18:51Et encore une fois, si l'État aussi peut aider, parce que ça coûte,
18:55ça peut coûter aussi rapidement ce type de solution.
18:57Dans tous les cas, il faut des dispositifs qui répondent aux besoins
19:01et d'être hyper réactifs, et on en revient à votre question du début,
19:04c'est qu'un feu, plus on le traite rapidement et fort,
19:07eh bien, moins on a de dégâts par la suite.
19:10– Vous seriez prêt, vous, à participer financièrement à ce type d'engagement ?
19:16– Encore une fois, moi, je veux bien participer dans la mesure des moyens financiers,
19:23parce qu'il y a ce prémunir contre le feu,
19:25mais les besoins de la population augmentent sur tous les domaines de la vie communale.
19:30Mais encore une fois, je pense que c'est aussi aux parlementaires,
19:33aux sénateurs et députés, aux élus du Conseil départemental dont je fais partie,
19:37de demain, de mettre ce sujet sur la table.
19:39– Vous avez eu aussi, j'imagine, beaucoup de réactions, d'inquiétudes
19:43de la part de vos habitants.
19:45Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes capable de leur donner un peu plus de réponses,
19:48quand même, ou en tout cas, est-ce qu'ils les entendent,
19:51ces réponses que vous avez obtenues ?
19:52– Encore une fois, moi, je me fais le porte-parole des habitants du territoire,
19:56et c'est vrai que cette incompréhension du manque de réactivité…
20:02– Il peut parler de colère, ce que d'incompréhension ?
20:02– Oui, il y a de la colère, mais je pense qu'il faut,
20:04à un moment donné, dire les choses telles qu'elles sont.
20:06Il y a eu une incompréhension, une colère de la part des habitants du territoire,
20:10d'une forme d'inertie ou du manque de réactivité
20:13vis-à-vis du traitement du feu dans les premiers instants.
20:17Et je ne me suis pas caché de le dire.
20:20Maintenant, encore une fois, moi, je ne cherche pas la polémique
20:23et de vouloir m'attaquer forcément par rancœur.
20:28Moi, aujourd'hui, il y a eu un feu sur ma commune.
20:30Moi, je pense à l'après, je pense au reboisement.
20:32Et surtout, j'espère qu'on nous aidera et qu'on ne nous abandonnera pas.
20:36– Ce reboisement, selon vous, il va pouvoir se faire à quelle échéance ?
20:40– C'est une question d'années, voire de décennies.
20:43Moi, j'ai envie de dire qu'on…
20:44– C'est un patrimoine naturel inestimable qui a disparu à l'argentaire ADC.
20:48– On a eu un retour d'expérience sur le reboisement du bois de France.
20:53Et en réalité, il se passe des choses étonnantes, parfois, sur le reboisement.
20:56Il y a une partie qui renaît de ses cendres naturellement.
21:00Il y a une autre partie moins.
21:01Donc, il faut provoquer un peu le destin.
21:03Moi, j'ai envie de dire qu'on fera l'état des lieux
21:04avec les services de l'ONF, du RTM et de la préfecture au printemps prochain,
21:08parce qu'il va y avoir les puits de l'automne, il va y avoir la neige.
21:11Donc, effectivement, c'est tout un travail qui va durer pendant des décennies.
21:15Et malheureusement, il y a tout un écosystème qui, aujourd'hui, a disparu.
21:19– Merci beaucoup, Rémi Roux, maire de l'Argentière-la-Bessie,
21:22d'avoir été notre invité ce soir.
21:25Tout de suite, votre météo.
21:40Il est 18h30.
21:43Bonsoir et bienvenue sur BFM d'ici.
21:45Ravi de vous retrouver.
21:46Si vous nous rejoignez en ce mardi 8 septembre,
21:49voici les titres de l'actualité.
21:51– Le parcours du rallye Monte-Carlo dévoilé.
21:54Gap conserve le check-down et le parc d'assistance.
21:58Le Dévoluie et le Val-Gaudemare font aussi leur retour parmi les spéciales.
22:02On vous détaille toutes ces nouveautés.
22:05Amanosque personnel et syndicat craignent des suppressions de postes à l'hôpital
22:10alors que le plan d'efficience est en marche.
22:12Une mobilisation avait lieu ce mardi.
22:15Et puis nous irons aussi à Gap où le restaurant L'Atelier a rouvert ses portes.
22:20Fermé en décembre 2025, il a trouvé un repreneur
22:23et les clients sont au rendez-vous.
22:25Vous le verrez.
22:30Le parcours du prochain rallye Monte-Carlo a donc été officiellement dévoilé aujourd'hui
22:35et pour la quatrième année consécutive.
22:37Gap conserve le check-down et le parc d'assistance
22:40mais le tracé est lui aussi largement remanié.
22:43Bonsoir Lucas Sanson.
22:44Bonsoir Renzo.
22:45Alors on veut tout savoir maintenant, quel est le parcours prévu du 17 au 24 janvier 2027 ?
22:50Et bien pour commencer, 18 spéciales chronométrées seront au programme
22:54soit une de plus que l'édition 2026.
22:57353 kilomètres et l'organisation a décidé de changer une bonne partie du parcours
23:02sur les 10 étapes différentes en 2027.
23:046 n'avaient pas lieu en 2026.
23:06Et on commence dès le jeudi avec 3 spéciales dans les Alpes-Maritimes
23:09et dans les Alpes de Haute-Provence.
23:11La saison 2027 du WRC démarrera avec la spéciale simithique du col de Blaine
23:16avec la clue d'Aiglin qui était absente depuis 2004.
23:19L'ambrice Clumanque aussi réapparaît où le dernier passage était en 2014.
23:23Contacté par téléphone, le maire de Tartonne, Hugues Chélan, se dit être ravi de cette annonce.
23:28Il a affirmé, je cite,
23:29s'être battu pendant 10 ans pour accueillir l'épreuve et ainsi renouer avec les traditions.
23:34Et donc à partir de vendredi, les Hautes-Alpes sont elles aussi bien servies.
23:39Exactement. Mais là aussi, on va changer de secteur.
23:41Direction le nord du département et le sud de l'Isère.
23:44Le Val-Gottemare est de retour avec un tracé entre Saint-Maurice et Aubessagne.
23:48Ainsi que le Dévoluie où sera de nouveau emprunté entre Agnière-en-Dévoluie et Péla-Folle.
23:54La maire du Dévoluie, Alexandra Butel, dit être fière de ce retour et remercie les organisateurs du rallye hivernal du
24:00Dévoluie pour leur grande aide.
24:02Le samedi, on retourne sur une journée bien plus classique du côté de la Drôme et de l'ouest des
24:06Hautes-Alpes.
24:07Elle est quasiment identique à celle du vendredi de l'édition 2026.
24:11Seul changement à noter sur ces trois spéciales, celle de la Borel avec le retour du Col du Perti.
24:15Et alors, est-ce que dimanche, c'est un retour à Monaco comme l'année dernière ?
24:19Alors oui, c'est un retour à Monaco, mais il est plus progressif.
24:22Et on va le voir que les bas-alpins ont encore la chance de pouvoir être au bord des routes
24:26avec un dernier passage sur la spéciale dans les Alpes d'Hôte-Provence
24:30de Clument-Clambrusse avant de redescendre, comme je vous l'ai dit, dans les Alpes-Maritimes,
24:34où il y aura deux spéciales qui clôtureront cette 95e édition du Rallye Monte-Carlo.
24:40Merci beaucoup, Lucas Sanson, pour ces détails.
24:43Direction Manos, qu'à présent à l'hôpital, le plan d'efficience lancé en début d'année,
24:48et qui doit permettre de faire des économies, doit s'accélérer dans les prochains mois.
24:53Les syndicats et le personnel craignent des suppressions de postes et de lits.
24:58Ils dénoncent aussi des conditions de travail et un service public qu'ils jugent dégradé.
25:02Une mobilisation avait lieu ce matin devant l'établissement Hugo Marseille.
25:09Quelques dizaines de soignants réunis, encouragés par leurs collègues depuis les fenêtres de l'hôpital.
25:16Médecins, infirmiers et aides-soignants craignent les nouvelles mesures d'économie,
25:20avec la menace de suppression de postes et de lits.
25:23Il va y avoir du personnel en moins.
25:26En la matière, il va y avoir des contrats de CDD qui vont être arrêtés, une dizaine vraisemblablement.
25:31Et tous les départs à la retraite d'ici la fin de l'année et dans les mois à venir
25:35ne seront plus remplacés.
25:36Ce qui veut dire qu'il y aura de toute façon moins de professionnels au lit du patient.
25:40Hors caméra, des soignantes font part de conditions de travail difficiles et de rapports conflictuels avec les cadres.
25:46On veut juste travailler dans de bonnes conditions, explique-t-elle.
25:50Au cœur de leurs inquiétudes, une hausse de la charge de travail avec davantage de lits par infirmière,
25:55et donc des soins de moins bonne qualité.
25:58Sur notre plateau, le maire de Manosque, président du conseil de surveillance de l'hôpital,
26:03démentait toute forme de pression de la direction sur le personnel.
26:06Alors que le plan d'efficience doit être présenté jeudi,
26:10il annonce son intention de rester à effectif constant.
26:13Ce que j'ai dit il y a deux mois dans la Provence, c'est que je me battrai pour
26:15qu'il n'y ait pas de suppression de postes.
26:17Le plan d'efficience n'a pas été présenté par le directeur de l'hôpital, ça sera à ma demande.
26:21Ce que je peux vous dire, c'est qu'il est nullement question des 40 postes supprimés, comme l'annonce
26:26la CGT.
26:27Contacté, l'agence régionale de santé n'a pas donné suite à nos sollicitations.
26:32Autre manifestation, hier soir à 19h devant les tribunaux de nombreuses villes de France.
26:37Des citoyens réunis pour soutenir la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles,
26:44actuellement examinée à l'Assemblée nationale.
26:46Une mobilisation qui intervient après la mort de la petite Liana, une enfant de 11 ans,
26:51dont la disparition et les circonstances du décès ont profondément bouleversé le pays.
26:56Amélie Deschers était à Dignes-les-Bains hier.
27:00Notre présence, elle est politique, elle est déterminée, elle est ferme et on va rester là.
27:04Ils étaient une cinquantaine présents hier soir devant le tribunal de la cité préfectorale avec un objectif clair.
27:10On est là pour vraiment soutenir la présentation de cette loi, dire qu'il y a une vraie mobilisation citoyenne
27:15derrière,
27:16qu'on souhaite qu'elle soit adoptée et qu'elle soit adossée à des moyens conséquents
27:20pour mettre en œuvre toutes les mesures, les 140 mesures qui y figurent.
27:23L'actualité qui nous a sauté à la figure, évidemment, voire, je l'ai dit tout à l'heure,
27:29on en a 93e féminicide dans l'année quand même, 93 femmes, une femme tous les deux jours est tuée
27:34dans un silence médiatique total, dans l'indifférence quasiment générale.
27:3810 à 15% des enfants maltraités, partout en France, dans chaque commune, dans chaque village comme le nôtre,
27:44il y a potentiellement 10 à 15 enfants maltraités. Donc quelque part, ça nous prend là.
27:49Mais concrètement, que prévoit cette loi dite intégrale ?
27:52Son objectif, agir sur les causes des violences sexistes et sexuelles,
27:56mais aussi mieux prévenir et accompagner les victimes.
27:59En termes d'éducation, en termes d'information, en termes de détection des problèmes précoces,
28:07en ce qui concerne les enfants victimes d'inceste, par exemple,
28:10les institutrices ou les instituteurs peuvent les repérer, les repères même,
28:15et puis aussi en termes d'accompagnement des victimes,
28:19et en termes de protection aussi des mères et des enfants.
28:24A noter que dans le département, un autre rassemblement était organisé à Manosque.
28:29– Dans l'actualité également, la remorque d'un camion a pris feu
28:33cet après-midi à Saint-Etienne-le-Lau sur la RD 942,
28:37l'engin transporté semble-t-il de la ferraille.
28:40La route a dû être coupée dans les deux sens.
28:43Peu après 16h30, 10 pompiers ont été mobilisés, ainsi que 3 camions.
28:48Une nouvelle phase de travaux aussi dans le secteur des crèches,
28:51sur la RD 902 cette fois, la route qui mène au massif du Quéra.
28:55Les travaux ont commencé ce lundi et doivent se terminer le 13 novembre.
29:00L'objectif est de sécuriser les parois rocheuses pour éviter de nouvelles chutes de pierres.
29:05Le chantier est financé par le département.
29:08La circulation est ainsi alternée pendant toute la durée du chantier.
29:12C'est sur cette même route, pour rappel, qu'une voiture est tombée dans la rivière
29:16le 21 août, faisant deux blessés graves.
29:20Une bonne nouvelle pour le commerce Gapan.
29:22On s'est fermé depuis décembre 2025.
29:25Le restaurant L'Atelier vient de retrouver ses clients,
29:29repris cet été par le patron de la pataterie.
29:32Le restaurant a rouvert lundi avec un nouveau chef et une nouvelle carte,
29:37comme a pu le constater Laure González.
29:41Deuxième jour de service et au coup d'envoi, toute l'équipe est déjà prête.
29:47Pour le repreneur, le défi est de taille.
29:49Faire revivre un restaurant qui peut accueillir jusqu'à 200 couverts.
29:53Le secret de sa réussite ?
29:54L'accueil, propriété, des serveurs, de cuisiniers du métier, des bons produits, beaucoup de locaux.
30:00Et pour cette nouvelle histoire, il fallait aussi renouveler l'assiette.
30:04À la carte, une cuisine de saison et conviviale, avec un menu du jour à 18,90 euros.
30:09Et en parallèle, on a un choix sur 15 plats à la carte,
30:13qui vont du burger, qui vont des bobounes de crevettes avec des épistails,
30:18qui vont avec des palerons de bœuf brésés à basse température.
30:22Et le petit plus, c'est que j'ai une grande expérience de saussier.
30:25De la nouveauté, mais un lieu qui a conservé tout son charme et même une équipe fidèle.
30:29Monsieur, bonjour.
30:31Alors, j'ai travaillé pendant deux ans.
30:32J'adorais travailler ici, justement, pour la convivialité, pour le cadre, pour les soirées.
30:37Et du coup, il m'a repris.
30:38Et après neuf mois de fermeture, les habitués retrouvent enfin leur table.
30:42On voit que c'est un peu plus fin au niveau de la présentation, au niveau de la qualité produit
30:48aussi.
30:48J'ai l'impression que c'est quand même mieux préparé, mieux présenté.
30:52C'est la première fois qu'on revient.
30:53Ah oui, il y a eu du changement.
30:55C'est un peu plus joli.
30:56Et pour l'instant, c'est très très bon.
30:57Avec trois soirées par semaine, l'atelier reprend du service.
31:01Rendez-vous vendredi 11 septembre pour la soirée d'inauguration.
31:06Vos prévisions météo et on se retrouve juste après.
31:14Ravis de vous retrouver sur BFM d'ici, dans un instant, notre bande d'infos qui est déjà là.
31:18Lucas Sanson pour l'histoire du jour.
31:20Et puis, on accueillera aussi Pierre Fabry, le directeur des archives départementales des Hautes-Alpes.
31:24Mais tout de suite, le rappel de l'actualité en une minute dans nos deux départements.
31:29Une manifestation du personnel soignant à l'hôpital de Manosque.
31:34Aujourd'hui, ils craignent des suppressions d'emplois en lien avec le plan d'efficience qui doit être présenté prochainement.
31:40Le tracé du rallye Monte-Carlo dévoilé.
31:43GAP conserve le parc d'assistance.
31:45Le Val-Gaudemare est de retour avec un tracé entre Saint-Maurice et Aubessagne.
31:49Ainsi que le dévoluie avec un tracé entre Agnières en dévoluie et Pélafolle.
31:53Et puis, une remorque d'un camion a pris feu cet après-midi à Saint-Etienne-le-Laut sur la
31:58RD 942.
31:59La route a été coupée dans les deux sens.
32:02Et tout de suite, on passe donc à notre focus dans les archives.
32:10Et je salue Pierre Fabry. Bonsoir.
32:13Directeur des archives départementales des Hautes-Alpes.
32:15Merci d'être avec nous, avec votre confrère qu'on a vu la semaine dernière pour les Alpes d'Haute
32:20-Provence,
32:20pour ce nouveau rendez-vous sur BFM d'ici, dans lequel on présente des documents issus de ces collections.
32:26Et alors ce soir, c'est un document particulièrement intéressant, non pas que les autres ne le sauront pas.
32:31Mais vous venez nous présenter l'album de chantier du barrage de Serponçon, du photographe Henri Baranger.
32:37Alors vous l'avez emmené avec vous, on va aussi en voir des images.
32:40En quelques mots, que contient cet album photo ?
32:44Alors cet album photo, il contient 56 très beaux tirages noirs et blancs de ce photographe industriel Henri Baranger,
32:52entre 1955, c'est-à-dire la date de démarrage du grand chantier du barrage de Serponçon,
32:57en 1960, et il documente aussi des grandes constructions tout autour de ce qui est devenu le lac de Serponçon.
33:04Alors on va peut-être pouvoir remettre en contexte ce chantier quand même du barrage de Serponçon,
33:09qui a été, on peut le dire, l'un des plus importants de la France, en tout cas de notre
33:14département, dans les années 50-60.
33:16Oui, bien sûr, c'est le contexte général des Trente Glorieuses, où l'État se fait aménageur,
33:22et dans ces projets d'aménagement, bien sûr, le lac de Serponçon a une très grande importance,
33:29locale mais aussi régionale, puisque cette retenue va aussi approvisionner en eau tout un bassin aval jusqu'à Marseille,
33:38il y a un canal EDF qui, là encore, produit de l'électricité et apporte une irrigation,
33:44et donc cette modernité, ce chantier de la modernité, c'est vraiment ce que documente ce photographe.
33:50Alors on va peut-être pouvoir montrer, prenez-le avec vous, quelques planches justement photographiques,
33:54parce qu'on va y revenir, mais si ce témoignage est aussi précieux, c'est que le barrage,
33:59eh bien, alors penchez-le peut-être juste un petit peu plus, voilà, on va le voir juste après,
34:04c'est que ce barrage, eh bien, a aussi changé l'image du coin, avec la destruction notamment de deux
34:11villages,
34:12et on peut se rendre compte, eh bien, de ce que pouvaient être les paysages à l'époque.
34:16Oui, bien sûr, c'est vrai que la modernité, elle implique malheureusement un destin tragique
34:21pour les trois villages de Hubaï, Rousset et bien sûr Savine,
34:26qui sont engloutis après dynamitage pour céder place à un lac qui a une cote, donc, toujours actuelle,
34:33de 780 mètres au-dessus du niveau de la mer.
34:36C'est un témoignage hyper précieux qu'on a là, entre les mains.
34:40Oui, c'est effectivement un témoignage documentaire sur des paysages qui sont révolus,
34:45qui n'existent plus, et en même temps, c'est un témoignage qui a une très forte charge politique
34:50et même idéologique, c'est l'entrée de la modernité, c'est une construction
34:55où le barrage de Serpensons fait entrer les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute-Provence,
35:02dans l'avènement du progrès, tout simplement, du progrès technique.
35:04Et puis, vous le disiez tout à l'heure, il y a quand même une grande qualité de ces clichés.
35:08Alors, forcément, c'était un photographe qui prenait ces photos,
35:11mais c'est vrai qu'elles ont un certain grain, on peut y ressentir une certaine nostalgie aussi peut-être,
35:17et voilà, ces photos très impressionnantes de l'intérieur du barrage.
35:21– Oui, c'est vrai que ce photographe est un peu oublié de nos jours,
35:26mais il a une…
35:27– Henri Baranger, on rappelle son nom.
35:28– Henri Baranger, il a traversé tous les grands chantiers du XXe siècle,
35:33la 51, pour parler d'un autre important chantier,
35:36mais il a une grande qualité esthétique dans ses photographies de commandes
35:42pour les grandes entreprises, dont EDF,
35:44mais on voit qu'il y a toujours un soin au cadre, à des très grands cadres,
35:49à de très belles couleurs en noir et blanc.
35:51C'est vraiment aussi un objet très esthétique, bien sûr.
35:55– L'objectif, c'était de montrer peut-être l'importance de ce chantier,
35:59justement, se rendre compte aussi de la dimension qu'il pouvait engendrer.
36:04– Oui, bien sûr, on a en effet un propos sous-jacent,
36:08là vous voyez des aménagements du chemin de fer qui va jusqu'à Briançon.
36:14Son propos, c'est de montrer aussi auprès d'ingénieurs, auprès de décideurs,
36:18tout l'intérêt de ce chantier, et l'intérêt de civiliser quelque part
36:23des terres qui sont représentées un peu comme inhospitalières, très minérales.
36:28C'est un peu une construction, bien sûr.
36:30Les Hautes-Alpes étaient tout à fait peuplées,
36:32de fait des terres agricoles ont été englouties par le barrage,
36:35mais c'est des images qui sont encore très présentes
36:37dans la vision touristique qu'on a aujourd'hui de Cerf-Ponçon.
36:41– Oui, finalement, elles peuvent être assez actuelles, elles nous rappellent aussi notre passé,
36:45et puis ô combien les paysages finalement évoluent aussi avec le temps.
36:49– Tout à fait, l'histoire est un peu un éternel recommencement.
36:52Si on s'arrête sur cette image, on sait bien qu'il y a de nouveaux projets d'aménagement
36:56pour les Hautes-Alpes, pour le train et d'autres voies de circulation.
37:01On voit qu'on a une cyclicité de l'aménagement et en même temps de l'évolution du paysage,
37:06qu'on pense intemporel, mais qui est toujours le fait d'un dialogue
37:10entre la nature et l'homme, bien sûr.
37:13– Alors Henri Barranger, vous l'avez dit, c'était un photographe
37:15qui était spécialisé notamment dans les grands chantiers.
37:17En quoi, à l'époque, c'était important pour les entreprises ?
37:20C'était assez courant que les entreprises fassent appel à des photographes,
37:23justement, pour immortaliser ces moments ?
37:25– Oui, effectivement, on a tout un courant de photographie industrielle
37:29qui a ses codes, représenter les paysages.
37:33C'est vrai que les ouvriers sont, pour le coup, beaucoup moins mis en avant.
37:38Sur ce tirage, on a les barraquements.
37:43En effet, ça nous en promeuve pour faire accepter, justement,
37:48de grands déplacements de population et en même temps,
37:50des investissements qui sont colossaux, bien sûr.
37:52– Alors j'ai une question quand même, comment vous est-il parvenu, cet album ?
37:55– C'est une très bonne question.
37:57Il faut savoir qu'il est parvenu dans des circonstances assez inattendues
38:02puisqu'il a été acheté dans les années 2000 par les archives départementales
38:06auprès d'une ressourcerie à Gap.
38:08– Ah, dingue ! Donc c'est-à-dire que dans un vide grenier, pourrait-on presque dire ?
38:12– Quasiment. On peut imaginer, donc c'est un bel ouvrage quand même.
38:16On voit qu'il a été relié et qu'il a un ordre bien précis avec des légendes.
38:21On peut penser qu'il a pu être produit pour un cadre d'une grande entreprise
38:24ou éventuellement un décideur. On conserve par ailleurs dans nos fonds
38:29d'autres tirages et négatifs de ce même Henri Barranger
38:33qui viennent cette fois-ci de son atelier studio à Paris
38:36et qui ont été achetés en tant que tel à ses ayants droit.
38:40Mais là, on est vraiment sur un rescapé, effectivement,
38:43qui aurait pu jamais rejoindre nos collections.
38:47– Nos collections ont pu être montrées ce soir au public.
38:48Justement, on a vu quelques photos, mais forcément, vous l'avez dit,
38:51il y en a une cinquantaine. Si on veut les découvrir,
38:54il y a eu une exposition, justement, aux archives départementales
38:57que l'on peut aller découvrir prochainement.
39:00– Exactement. À partir des journées du patrimoine, du 19 septembre,
39:03notre exposition « Côte 780 », donc la côte du lac, pardon,
39:07« Regards croisés sur le barrage de Serponçon et ses aménagements »
39:09sera visible. Elle fera dialoguer ces images que vous avez vues
39:13avec celles d'une artiste contemporaine qui, à 70 ans d'écart,
39:17documente le paysage.
39:18– À partir du 19 septembre, aux archives départementales des Hautes-Alpes.
39:22Merci beaucoup, Pierre Fabry.
39:24On va continuer de parler d'histoire.
39:27On va remonter un petit peu plus loin dans le temps, cette fois,
39:29avec Lucas Sanson.
39:31– Générique –
39:34On va rester dans les Hautes-Alpes avec vous, Lucas.
39:37Vous allez nous parler d'une autre personnalité importante,
39:40importante, pardon, Félix Neff.
39:42Alors, c'est un pasteur suisse qui va évoluer un petit peu partout
39:45dans le département, mais qui va surtout contribuer à éduquer les populations.
39:50– Vous l'avez dit, on va remonter un petit peu plus tôt.
39:52On va remonter au 19e siècle.
39:54Félix Neff, jeune pasteur suisse, arrive dans les Hautes-Alpes
39:57après avoir travaillé en Isère en 1823.
40:00Il vient dans le département pour profiter d'être le seul pasteur.
40:03Et il va quand même assez rapidement commencer ses travaux
40:06pour améliorer la qualité de vie dans les vallées reculées.
40:08En 1825, il va ouvrir la première école à Dormiouz,
40:12en plein cœur de la vallée de Frissinières.
40:14Il y fait donc venir deux enseignants du Quéra
40:17pour y travailler dans cette école.
40:18Et on va y enseigner les matières essentielles.
40:21La lecture, l'écriture, la grand-mère et la géographie.
40:24Un an plus tard, Félix Neff ouvre une école normale dans le département.
40:28L'objectif est de former le plus d'enseignants possible
40:31pour pouvoir fournir des instituteurs à tous les villages de la paroisse.
40:35Et est-ce que c'est le seul domaine dans lequel il va s'investir dans notre département ?
40:40Eh bien non. Le pasteur suisse va aussi aider beaucoup les agriculteurs.
40:43Il trouve leur méthode archaïque et leur propose plusieurs innovations.
40:47Il dégage des canaux abandonnés depuis longtemps pour permettre l'irrigation.
40:51Il creuse d'ailleurs un long canal pour alimenter trois fontaines à Dormiouz.
40:55Il va aussi convaincre d'en plus de ne plus laisser justement le fumier dans les tables
41:00qui leur sert de poil tout l'hiver pour améliorer l'hygiène de vie notamment.
41:03De beaux projets, une belle avancée dans notre département.
41:06Mais bon, on veut savoir ce qu'il est devenu ensuite.
41:09Mais bien heureusement, Félix Neff ne va pas rester non plus très longtemps dans les Hautes-Alpes.
41:13Il va tomber malade et il va devoir partir du département 4 ans après y être entré.
41:19Il retourne à Genève pour se faire soigner.
41:21Mais il aura tout de même laissé quand même une grande trace dans le département des Hautes-Alpes.
41:25Et encore aujourd'hui, on ne l'oublie pas.
41:27À Dormiouz, une association, Les Amis de Félix Neff a été créée en sa mémoire
41:32et pour rappeler ses nombreuses grandes avancées.
41:35Merci beaucoup Pierre-Fabri.
41:36Vous connaissiez ce personnage ?
41:37Oui, tout à fait.
41:39Notamment son rôle pour l'école et les instituteurs qu'il a formés.
41:43Et aux archives départementales, par exemple, on peut retrouver des documents comme ça
41:46en lien avec l'éducation ?
41:48Est-ce que vous avez des témoignages aussi de ça ?
41:51Oui, récemment, il y a deux ans, justement, un particulier nous a proposé
41:56de très beaux fonds d'archives en lien avec Dormiouz
41:59et avec des correspondances notamment entre la communauté de Dormiouz et Félix Neff.
42:06Merci beaucoup.
42:06Ce sera peut-être l'occasion d'en reparler sur ce plateau un autre mardi.
42:10Merci beaucoup Pierre-Fabri d'être venu.
42:12Merci à vous Lucas Sanson.
42:14Merci à vous.