00:00Non, pas du tout. Je crois que le projet de Marine Le Pen, il est assez clair et on ne
00:03le répétera jamais assez.
00:04Si vous avez commencé très tôt, en dessous 20 ans et que vous avez vos 40 annuités,
00:09alors vous pouvez partir à partir de 60 ans.
00:11Et puis plus après, de façon progressive, vous pouvez partir à partir de 62 ans si vous avez vos 42
00:15annuités.
00:16Et Marine Le Pen a ajouté qu'effectivement, on maintient ce système par répartition
00:20parce que c'est celui qui protège les petites retraites,
00:22mais que sur la base du volontariat, introduire un peu de capitalisation n'était pas problématique.
00:28C'est un deuxième étage qui donne de la liberté sans enlever de la solidarité.
00:32On est attaché au système évidemment de répartition, on est attaché à la borne d'âge,
00:37on est attaché aux annuités, mais on dit aussi qu'il faut faire rentrer plus de jeunes sur le marché
00:41du travail.
00:42C'est la priorité.
00:44Donc avec le classement PISA d'ailleurs qui est sorti aujourd'hui,
00:46on voit bien que nos jeunes ne sont pas formés au métier de demain, au métier dont on a besoin.
00:51Il est là l'effort à faire.
00:52Mais quand Jordan Bardella dit cette phrase, il est plutôt sur la tendance de dire
00:55que le système de retraite n'est plus soutenable sur le plan économique.
00:59Alors que vous, Marine Le Pen dit non, on va quand même aller sur 62.
01:07Mais madame, tel qu'il a été créé ce régime de retraite,
01:11si on ne crée pas à côté un fonds souverain,
01:13si on ne fait pas rentrer plus de jeunes sur le marché du travail,
01:15si on n'incite pas les entreprises à garder les seniors,
01:18effectivement ce système de retraite, il ne peut pas...
01:19Nous, on n'est pas pour un statu quo, vous avez bien remarqué,
01:22nous, on n'est pas pour que ça demeure sans rien faire d'autre.
01:25On est pour modifier le système de retraite, faire rentrer plus de jeunes,
01:27je vous l'ai expliqué, créer un fonds souverain
01:30qui partira de l'épargne des Français fléchés vers cela.
01:33Oui, on est pour faire évoluer ce système,
01:35mais pour protéger les petites retraites et la retraite par répartition.
01:39Il y a de mémoire 1,7 cotisants pour un retraité aujourd'hui,
01:42et je crois qu'il y a 40 ou 50 ans, c'était 4 cotisants pour un retraité.
01:48Pas la même, évidemment, population.
01:50Et malgré tout, vous dites, on va, sur l'âge de départ, aller vers 62.
01:55Est-ce que c'est compréhensible ?
01:57Oui, parce que nous faisons un choix de société.
02:00Un choix de société, ce n'est pas du bidouillage de paramètres.
02:03Parce que le bidouillage de paramètres, la borne d'âge ou le nombre d'annuités
02:07qui sont sans arrêt bidouillés par les gouvernements,
02:09cette logique-là, elle amène à être sans arrêt poursuivie.
02:12Après, ce sera 64, 66, 67, 68.
02:15Ça n'aura jamais de fin, puisque de toute façon,
02:17l'espérance de vie en bonne santé augmente.
02:19Nous, ce que nous disons, c'est qu'il ne faut pas bidouiller les paramètres,
02:23c'est faire rentrer un maximum de gens sur le marché du travail,
02:26avec des emplois aussi qui ont une valeur ajoutée importante.
02:29L'uberisation de la société, telle que l'a fait Emmanuel Macron.
02:32La financiarisation de la société, telle que le fantasmait Emmanuel Macron.
02:37Macron, ça ne rapporte pas un rond.
02:38Il nous faut des emplois qualifiés, il nous faut des emplois de l'industrie,
02:41il nous faut des filières qui permettent ces emplois-là.
02:44Ils ont laissé tomber ça.
02:45Ce n'est pas leur logique.
02:46Vous savez, leur logique, à eux, c'était un pays sans usines et sans fermes.
02:49C'était une économie financiarisée, c'est une économie mondialisée
02:53dans laquelle on importe du bout du monde des produits faits par des gamins
02:57qu'on vend ici à des chômeurs.
02:59Cette logique-là, nous allons y mettre un terme.
03:01Et c'est vrai que c'est la logique qui est poursuivie depuis des dizaines d'années.
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