00:00Moi, ce que je propose, c'est une compétition.
00:02Parce que se rassembler, pour faire quoi ?
00:04Pour continuer la bouillie qui nous a amenés dans le mur depuis des années.
00:07Alors, depuis des mois, j'alerte sur la dispersion qui peut faire perdre.
00:11Donc c'est bien, Edouard Philippe s'en rend compte aujourd'hui,
00:14comme prévu, j'allais dire.
00:16Il y a une évidence qu'il n'y a pas un candidat qui peut l'emporter aujourd'hui.
00:19Mais la méthode proposée, c'est tout ce que je ne supporte plus.
00:22C'est-à-dire une sorte d'arrangement entre notables,
00:25bien sûr pour se rallier au panache de celui qui est le favori éphémère des sondages,
00:30mais se rassembler, pourquoi ? Pour faire quelle politique ?
00:34Donc, je crois que le meilleur système qui permet d'éviter la division,
00:39qui fait perdre, mais qui permet aussi d'éviter la compromission,
00:42qui ensuite fait perdre le pays, pour porter une véritable alternative
00:46à Jean-Luc Mélenchon, à la gauche, au RN,
00:49mais aussi à la politique macroniste, c'est une compétition, une grande primaire,
00:53qui permet de distinguer les personnalités, les projets,
00:59la façon d'être, ce qu'on a fait dans la vie.
01:02La démocratie, disait Churchill, c'est le pire des systèmes après tous les autres.
01:05Mais l'arrangement entre chapeau à plume, selon la formule consacrée,
01:09à mon avis, ne ferait qu'encore plus réduire la base électorale
01:14d'une alternative crédible.
01:16Donc c'est une fin de non recevoir.
01:17Parce que c'est du détournement d'opinion.
01:20Du détournement d'opinion ?
01:21Aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on se rend compte d'une évidence
01:26que je ne cesse de dire depuis longtemps,
01:28c'est qu'il n'y a pas un leader évident,
01:31comme on pouvait l'avoir à l'époque avec M. Chirac, M. Sarkozy, etc.
01:37Donc, si l'on veut éviter, je répète, les petits arrangements,
01:40il faut qu'il y ait une compétition, que les gens tranchent.
01:43Et ceux qui perdent, soit ils se mettent derrière celui qui gagne,
01:45parce qu'ils se retrouvent,
01:47soit, au moins, ils se taisent jusqu'à la présidentielle.
01:49– Vous n'avez eu de cesse de défendre cette idée, David Lissner,
01:51il faut le reconnaître, d'une grande compétition,
01:53d'une grande sélection, d'ailleurs, qu'ils pouvaient accueillir
01:56tous ceux qui se disent droites,
01:57qui se disent droites, et qu'ensuite, il y ait un choix.
02:00Mais ça ne s'impose pas encore.
02:02Quel électrochoc faudra-t-il
02:04pour que tous se convertissent à cette idée ?
02:06– Vous avez vu que ça évolue quand même.
02:09Que ceux qui disaient qu'ils étaient contre
02:11ou qu'ils bottaient en touche commencent à dire
02:12« Ah bah oui, pourquoi pas, M. Attaladi, Bruno Rotaillot,
02:15Hervé Morin a lancé une pétition
02:17qui va approcher des 10 000 signataires ».
02:20Je pense que c'est le principe de réalité.
02:21Moi, je ne suis pas un fou de la primaire pour la primaire.
02:23Mais je crois que c'est la façon
02:25d'éviter aussi, d'oxygéner
02:28la proposition politique.
02:30– Sous-titrage Société Radio-Canada –
02:30– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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