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  • il y a 4 semaines
Nicolas Dupont-Aignan, candidat "Debout la France" à l'élection présidentielle était l'invité de BFMTV ce mardi 8 septembre. 

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00:00Bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau BFM Grand Soir avec
00:03comme chaque jour tous les débats qui secouent la présidentielle.
00:07Et là ce soir une concerne qui vous concerne très directement, vous qui nous regardez, faut-il plafonner le prix
00:13des carburants ?
00:14C'est la phrase du jour, vous la voyez apparaître, regardez les ciné-Michel et d'or de clair, c
00:19'est inéluctable, il va falloir plafonner les prix.
00:22Eh bien on en débat ce soir et on commence par là ce soir avec nos invités qui sont en
00:26train de s'installer autour de cette table.
00:28Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir candidat de Boula France à l'élection présidentielle, merci d'être là, je cite tout de
00:33suite votre livre 2027, la liberté ou la mort carrément.
00:36En édition Fayard, avec nous également Yann Brossat, bonsoir sénateur communiste pour Fabien Roussel, donc avec nous ce soir Pierre
00:44Chasserey, bonsoir Pierre, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:48Et avec moi comme tous les soirs Yves Tréard, Anne-Saura Dubois et Elisabeth, bonsoir à tous les trois.
00:54Un coup d'œil évidemment pour poser les choses au prix des carburants ce soir.
00:582,27 euros le litre pour le gasoil, le sans-plomb 98 est à 2,16 euros et 2,07
01:05euros pour le sans-plomb 95.
01:07Pour Michel-Edouard Leclerc, on a atteint la limite.
01:09Je le cite, à un moment donné, ça va tellement peser sur la croissance, notamment sur l'agriculture etc.
01:15que les pouvoirs publics vont devoir être obligés de plafonner les prix, c'est inéluctable, il va falloir plafonner les
01:21prix.
01:21C'est inéluctable, il faut le faire Nicolas Dupont-Aignan ?
01:23Mais c'est indispensable en traitant la cause, baisser les taxes.
01:28Ah c'est pas la même chose ?
01:29Non mais plafonner les prix, oui, je peux le dire là.
01:31Mais si vous plafonnez les prix sans baisser les taxes, qu'est-ce que va-t-il se passer ?
01:36La France sera moins approvisionnée, on aura un problème majeur.
01:38Donc il faut bien sûr un geste fort, mais il faut à un moment tout de suite alléger les taxes,
01:44parce qu'on le sait, c'est du racket organisé.
01:48Et ça fait des années que je le dis.
01:49J'ai proposé cent fois, mille fois, de supprimer déjà la TVA sur la taxe.
01:56Le seul pays au monde qui met une TVA sur la taxe, quasiment l'un des seuls.
02:00En Espagne, ce soir, j'ai regardé, le diesel est à 1,87 euros.
02:04Voilà, il faut arriver, il faut baisser de 40 centimes, il y a un coût, il ne faut pas le
02:10nier, 10 milliards.
02:12Il y aura des recettes supplémentaires, parce qu'on va empêcher d'handicaper la croissance.
02:16Mais cet argent, on n'a pas de scrupules à le déverser, le dilapider depuis des années, des mois ailleurs.
02:23Donc quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai.
02:25Mais ils préfèrent donner de l'argent à l'Union Européenne, à l'Ukraine, aux fausses cartes vitales,
02:29aux éoliennes qui nous coûtent 12 milliards par an.
02:31Bref, il y a un moment, il y a des choix, c'est tout ce que je demande.
02:34Bon, on ne va pas faire la liste de ce que je voulais dire.
02:38Mais simplement, je garde les 40 centimes.
02:39Yann Brossard, qu'est-ce que vous dites vous ce soir ?
02:41On arrête, on plafonne d'une certaine manière ?
02:43Oui.
02:44Comme ce que disent et Michel-Édard Leclerc, et Jean-Luc Mélenchon.
02:46Bien sûr, il faut à l'évidence plafonner les prix.
02:50D'ailleurs, pour ce qui concerne Fabien Roussel, il l'a dit depuis des années maintenant,
02:54il faut effectivement baisser les taxes parce que, de fait, tout ça pèse très lourdement sur le pouvoir d'achat
02:59des familles
03:00et notamment de familles qui sont obligées d'utiliser leurs voitures en particulier pour se rendre sur leur lieu de
03:05travail.
03:06Mais je voudrais juste insister sur un point.
03:07Il y a le prix des carburants qui augmente, mais il n'y a pas que le prix des carburants
03:11qui augmente.
03:12Tous les prix augmentent.
03:13Le prix de l'énergie de manière générale qui a augmenté de 12% en un an.
03:17Le prix de l'électricité, le prix du gaz, tout augmente.
03:21Et dans le même temps, les salaires stagnent.
03:23Ce qui fait que la situation est insupportable.
03:25C'est que vous avez d'un côté une augmentation des prix, l'inflation,
03:28et que vous avez d'autre part des salaires qui, eux, stagnent, en tout cas n'augmentent pas au niveau
03:33de l'inflation,
03:34ce qui se traduit par une baisse de pouvoir d'achat.
03:36Je voudrais quand même le dire.
03:36Sauf que, pardon, vous dites on plafonne, Nicolas Dipponnier, on vous dit à l'instant,
03:39si on plafonne, il y a pénurie.
03:41Je caricature un peu.
03:42Il y a un problème d'approvisionnement.
03:43Je n'ai pas entendu ça dans sa bouche.
03:45On plafonne comme geste politique immédiat, parce qu'il faut arrêter.
03:49Mais, obligatoirement, parce que je suis quelqu'un de sérieux, je vous dis,
03:53qu'un plafonnement durable, si on ne baisse pas les taxes parallèlement,
03:57va aboutir à une pénurie de l'approvisionnement.
04:00Il y a un autre point dont on ne parle pas, mais il faut en parler,
04:02c'est à moyen terme, rapatrier le raffinage.
04:05Parce qu'on a délocalisé 50% du raffinage du diesel, hors d'Europe et hors de France.
04:11– Non, ce n'est pas l'État, ça.
04:12– Mais l'État est stratège.
04:15– Oui, mais l'État est stratège, mais il ne fallait pas laisser les compagnies.
04:18– Mais il ne fallait pas les laisser faire.
04:20– Il ne fallait pas, mais avec des scies, on ne remettrait pas rien en bouteille.
04:23– Non, non, je suis désolé.
04:24– Le problème, c'est que le raffinage, pardonnez-moi, mais le raffinage, c'est total.
04:29– Pas que total.
04:30– Non, il n'y a pas que total, mais il y a un grand parti total,
04:33qui est quand même une grosse compagnie et une majeure, d'où l'importance.
04:37– C'est elle qui décide si elle raffine ou pas en France.
04:39– Non, excusez-moi, non, non, c'est l'État.
04:42Le principe même de la volonté qui est énergétique.
04:44– Aujourd'hui, en vertu de la loi française, c'est l'État.
04:46– L'État doit reprendre en main…
04:48– Non, mais dites pas, dites pas, ne faites pas des promesses que vous ne pouvez pas tenir.
04:50– Je les tiens.
04:51– Vous êtes exactement toujours la même chose.
04:54– Non, excusez-moi.
04:54– Vous racontez des histoires aux Français.
04:56– On n'a pas été en pénurie de pétrole.
04:58On a eu une électricité bon marché, parce que l'État, stratège,
05:01savait investir à 50 ans.
05:02C'est le général de Gaulle qui l'offrait.
05:03– L'État n'est plus stratège de général de Gaulle qui l'offrait.
05:05– Et aujourd'hui, eh bien moi, je veux qu'il le redevienne.
05:07– Je veux qu'il le redevienne.
05:09Parce que c'est ça l'enjeu.
05:10– Comment c'est pas là ?
05:11– Est-ce qu'on veut un pays souverain ou pas ?
05:14C'est ça l'essentiel.
05:16Et ce que je dis aux Français, c'est qu'aujourd'hui, sur le diesel,
05:18ce qui est un comble, c'est que le prix du diesel,
05:21le carburant est à 100 dollars, mais le raffinage est jusqu'à 80 dollars,
05:26parce qu'on s'est privé du diesel russe, qui nous aidait bien,
05:30on s'est privé du Moyen-Orient, et aujourd'hui, on arrive à un point
05:33où parce qu'on a laissé faire des compagnies privées
05:36qui sont devenues des États dans l'État,
05:38on a perdu la maîtrise de notre politique énergétique.
05:40– Je reviens de la Nicolas Déponglant sur le diesel russe.
05:41– Yann Brossin, ensuite Pierre Chasserey, Yann Brossin.
05:42– Si vous me permettez d'en finir sur la question des salaires.
05:45Moi, je suis frappé par le fait que dans ce pays,
05:47la question des salaires n'est jamais un vrai débat politique.
05:50En 40 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée
05:54a diminué de 10 points au profit du capital.
05:57C'est-à-dire qu'on a 10 points qui sont partis du travail
06:00vers le capital, de la main des travailleurs,
06:03de ceux qui produisent les richesses, vers le capital.
06:05Ça n'est pas possible, et c'est comme ça qu'on se retrouve
06:07dans une situation où tant de gens bossent
06:10et n'arrivent pas à boucler leur fin de mois,
06:12n'arrivent pas à nourrir correctement leur famille,
06:14et sont étouffés par l'envolée des prix.
06:16– Le point numéro 2 dans mon petit programme ce soir,
06:18ça concernait les salaires.
06:19– Mais c'est super, je vous en remercie, on n'en parle pas assez.
06:22– Pierre, et on a fait une émission quasi spéciale la semaine dernière,
06:24un forum spécial où on a parlé effectivement des salaires.
06:26Pierre Chasserey, qu'est-ce que vous dites, vous,
06:28chez 40 millions d'automobilistes ? Qu'est-ce qu'on fait ?
06:30– J'entends beaucoup de choses qui sont très pertinentes,
06:32de la part de Yann Brossat, de la part de Nicolas Dupont-Aignan
06:35sur les carburants, de la part d'Yves Tréa,
06:37tout ça est très pertinent.
06:38Et puis les automobilistes qui nous regardent, eux, ils veulent juste une chose.
06:41Peu importe comment on y arrive, il faut aboutir à une baisse de la fiscalité sur les carburants.
06:46Elle va être essentielle pourquoi ?
06:48Parce qu'on est en train, et c'est ce que maintenant je dis depuis quelques mois,
06:52et si on m'a écouté quand j'ai sorti mon bouquin, on n'en serait peut-être pas là.
06:55Alors, on est en train d'handicaper notre croissance.
07:00C'est évident, s'il y a moins de pouvoir d'achat, il y a moins de consommation,
07:04s'il y a moins de consommation, il y a moins de croissance,
07:06et on crée aujourd'hui une politique qui va tout droit vers la récession.
07:09Mais ce sont ces grandes phrases pour parler très clair.
07:14Si l'État, Maxime Switek, si l'État ne fait pas le choix d'abaisser de manière drastique sa fiscalité,
07:21le pronostic vital de la France est engagé.
07:23Mais l'État est nu à la chasse.
07:26Non, c'est l'erreur que tout le monde fait.
07:31Pourquoi ? C'est un investissement.
07:33Lorsque Ronald Reagan, aux États-Unis, prend la présidence des États-Unis,
07:37doit faire face à une inflation record, et à des chefs d'entreprise qui s'expatrient.
07:42Toutes les richesses quittent.
07:44On arrive à deux points de chiffre d'inflation.
07:47Les Américains n'en peuvent plus, les entreprises n'en peuvent plus.
07:49Qu'est-ce qu'il va faire ?
07:50Il va créer un véritable Big Bang économique en appliquant le programme d'Arthur, l'affaire, un économiste américain.
07:57La courbe de l'affaire, le taux d'impôt, tu l'impôt.
07:59Qui a permis, à travers cette vision, de relancer la dynamique économique des États-Unis.
08:04On voit aujourd'hui comment ça fonctionne.
08:05En gros, on baisse les taxes pour relancer la croissance.
08:07Juste pour rester dans le concret, pour deux plans par mois d'une citadine avec un réservoir de 50 litres,
08:11c'est 25 euros en plus à chaque plan en ce moment, plus 50 euros par mois, plus 600 euros
08:15par an, plus 600 euros par an.
08:18Je voulais juste qu'on écoute, qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon.
08:21Parce que ce soir, on a une convergence à laquelle je ne m'attendais pas, entre Michel-Édouard Leclerc et
08:25Jean-Luc Mélenchon sur le plafonnement de l'essence.
08:27Jean-Luc Mélenchon qui le remarque d'ailleurs dans un tweet aujourd'hui en disant,
08:31Michel-Édouard Leclerc, à propos des prix de carburant,
08:33les pouvoirs publics vont être obligés de plafonner les prix.
08:35La proposition faite à la braderie de l'île du blocage des prix gagne du terrain dans le pays.
08:39Elle est très majoritaire.
08:40Les insoumis l'appliqueront dès leur arrivée au gouvernement puisqu'il suffit d'un décret.
08:43Voici ce que disait samedi à l'île, à la braderie, Jean-Luc Mélenchon.
08:47Voici ce qu'il faut faire d'urgence.
08:50Bloquer les prix.
08:56Bloquer les marges de profit qui ne peuvent continuer.
09:03Bloquer les prix, bloquer les marges de profit.
09:06Ce n'est pas possible.
09:07Moi, ça me gêne d'entendre ça parce que quelqu'un qui fait du populisme.
09:13Je vais expliquer à ceux qui nous écoutent pourquoi ce n'est pas possible.
09:16Imaginons-nous, chef d'entreprise,
09:18si demain un État nous demande de lui vendre un produit à des prix plafonnés.
09:25Qu'est-ce qu'on va faire ? On ne va pas lui vendre.
09:27On va le vendre à un autre État qui l'achète au juste prix.
09:30– Mais attendez, vous dites que ce n'est pas possible.
09:32Pourquoi est-ce que Michel-Édouard Leclerc rejoint cette première ?
09:34– Sur l'essence.
09:35– Oui, alors attention, je parle de l'essence.
09:37– Michel-Édouard Leclerc, Yves Tréhard, j'ai bien écouté ce qu'il a dit.
09:41Il a parlé du blocage, il a parlé aussi de baisse des taxes.
09:45Il a très clairement appliqué le principe de la baisse des taxes.
09:49Alors qu'il y était défavorable au mois d'avril dernier.
09:51Donc, au mois d'avril dernier.
09:53Ce qui se passe actuellement, c'est que,
09:55quand vous avez un gros gâteau,
09:56pensez au gâteau d'Obelix et Astérix.
09:58On a tous cette vision, quand Obelix fait la part du gâteau
10:00et qu'il en donne une toute petite Astérix pour garder la grosse pour lui.
10:03C'est ce qui se passe sur les prix des carburants.
10:05Aujourd'hui, vous avez quoi ?
10:07Les petites stations de service, elles prennent 5 centimes par litre.
10:10Elles ne font rien.
10:11Ce n'est même pas le prix d'un café à chaque plein.
10:12En revanche, l'État prend l'équivalent de 65%.
10:16On ne peut pas.
10:17Quel produit mérite d'être taxé à 65% ?
10:20– Pardon, Anne-Sorand-Dubois, je disais,
10:22l'État est nu, pour ne pas dire que l'État est à poil.
10:24– Quand on voit les débats autour du budget qu'on a tous les soirs ici même,
10:31dire on va baisser les taxes de 30, 40 centimes,
10:33ça va nous coûter 10 milliards, et comment on fait ?
10:35– À moins d'aller chercher ailleurs, en effet,
10:37et ça ce sont des arbitrages politiques qu'on laisse aux candidats
10:39à la prochaine présidentielle,
10:40mais en tout cas le plafonnement des marges,
10:42le gouvernement lui-même l'a envisagé.
10:44En mars dernier, Sébastien Lecornu a agité ce chiffon rouge
10:47devant les distributeurs,
10:48en disant si vous ne faites pas un effort drastique,
10:50et si vraiment vous ne serrez pas vos marges au maximum,
10:55vous dégainnera ?
10:55– Est-ce que c'était populiste pour vous aussi à ce moment-là ?
10:57– Bien sûr que c'était populiste,
10:58puisque regardez, je vous dis,
11:00je bosse avec la Fédération Nationale de l'Automobile.
11:02– Quand vous voyez certaines marges, les profits totales,
11:04vous savez comment c'est...
11:04– Non, non, attention, vous m'avez parlé de distribution,
11:06vous m'avez parlé de distribution, je vous réponds.
11:08– Distributeur et raffineur, c'était agité pour les deux.
11:10– C'est pas la même chose.
11:11– C'était agité pour les deux, raffineur et distributeur.
11:13– Oui, mais il faut faire très attention à ce qu'on dit,
11:15parce que les distributeurs, la station-service,
11:17la petite station-service, ou mes automobilistes,
11:19tout le monde, nous, on est là demain pour faire le plein,
11:22ils prennent 5 centimes par litre.
11:23Donc arrêtons un petit peu.
11:25Vous avez sur 2 euros,
11:26alors je sais que c'est plus 2 euros aujourd'hui le prix du carburant,
11:28mais sur 2 euros, vous avez 1,17 euro de taxe.
11:31De qui se moque-t-on ?
11:33– Nicolas Dupont-Agnan, quand on vous dit que c'est taille à poil.
11:34– Si quelqu'un doit agir sur les marges,
11:38sur la distribution, très peu de marges,
11:39mais il faut quand même être honnête,
11:41et madame a raison,
11:42sur les pétroliers, il y a eu des marges,
11:44ils ont en profité.
11:45Donc, blafonnement, comme avertissement,
11:48et derrière, baisse de taxes, concomitamment.
11:51Et puis, action, je suis désolé,
11:53pour une politique énergétique à long terme, moyen terme,
11:56ça ne va pas régler le problème dans l'instant,
11:58mais on doit reprendre en main le secteur de l'énergie,
12:01sur l'électricité, sur le gaz, sur le pétrole,
12:04on ne peut pas laisser l'énergie à des intérêts privés.
12:08– Mais pardon, reprendre en main, ça veut dire quoi de nationaliser ?
12:10– Ça veut dire oui, par exemple EDF, on l'a renationalisé,
12:13il faut revenir à un prix unique de l'électricité,
12:15et arrêter ces opérateurs privés,
12:17ce marché européen qui aboutit à une aberration sur l'électricité,
12:21j'espère qu'on va en parler,
12:22on peut diviser par deux le prix de l'électricité en France,
12:24en sortant du marché européen,
12:26on produit avec une électricité nucléaire pas chère,
12:29et on a mis en place un système d'éoliennes,
12:31de panneaux solaires,
12:31qu'on subventionne pour 12 milliards.
12:34– Ah, les énergies renouvelables,
12:36c'est dans votre champ de mine,
12:37– Mais parce que je sais qu'on peut,
12:40demain matin, en reprenant en main les leviers du pouvoir,
12:44baisser les tarifs,
12:45pas partout, pas sur le gaz,
12:47le gaz on l'importe,
12:48mais l'électricité on la produit pas chère,
12:50et on a mis en place un système fou de profit,
12:54on achète, vous savez à combien achète EDF,
12:57par obligation l'électricité éolienne de Saint-Brieuc ?
13:00198 euros le mégawatt,
13:02quand elle vendait à 42 à des opérateurs privés,
13:05on a forcé EDF à acheter une électricité hors de prix,
13:08qui le paye ?
13:09Qui le paye ?
13:10Ce sont les Français.
13:11Donc il y a un moment,
13:12je ne dis pas que le public doit être partout,
13:14je ne suis pas collectiviste,
13:15je dis simplement…
13:16– C'est ce qui m'étonnait un tout petit peu.
13:17– Mais sur les grands enjeux…
13:18– Je m'attendais à ça du côté de Diane Brossin,
13:20mais pas forcément du vôtre.
13:21– Sur les grands enjeux du pays,
13:23il faut l'initiative privée,
13:24mais il faut aussi un moment
13:25qui est un cadre public.
13:27Sinon, on ne réglera pas à moyen terme le problème.
13:30En attendant, on baisse les taxes.
13:31– Diane Brossin,
13:32et ensuite j'ai encore une question pour vous,
13:33Nicolas Dupognon,
13:34parce qu'il y a un mot
13:34qui m'a particulièrement perturbé.
13:37– Je voulais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure,
13:39à savoir que l'État est nu.
13:40Parce que j'en peux plus de ce discours.
13:41La réalité, c'est que l'État est nu
13:42parce qu'il s'est dénudé.
13:44Quand vous avez un État
13:45qui, par exemple,
13:46vis-à-vis des fraudeurs fiscaux,
13:48fait le choix de négocier avec eux
13:50plutôt que d'aller en justice
13:52et d'obtenir les sommes
13:53qui sont dues à l'État,
13:54c'est un scandale absolu.
13:56Vous avez peut-être lu Mediapart ce matin.
13:58En 2025,
13:59l'État a renoncé à 2 milliards d'euros
14:02de rentrées fiscales
14:03qui étaient dues par des fraudeurs fiscaux
14:05qui étaient bien identifiés
14:06et on n'en a récupéré
14:08qu'un seul 2 milliards.
14:09Donc on renonce à 2 milliards
14:10et on en prend un.
14:11Pourquoi ?
14:12Parce qu'il y a dans notre pays
14:13une forme de mensuétude
14:15vis-à-vis de puissants
14:16qui ont recours
14:18à la fraude fiscale.
14:19C'est une honte absolue.
14:20On a 13 millions de Français
14:22pour une bonne part
14:23des classes moyennes
14:24qui vont remplir
14:25leur avis d'imposition.
14:26Eux, ils payent
14:27leur impôt rubis sur l'ongle.
14:28On a des fonctionnaires
14:29qui attrapent des gens
14:31qui font de la fraude fiscale
14:33et l'État décide
14:34de renoncer
14:35à 2 milliards d'euros
14:36de rentrées fiscales.
14:37C'est scandaleux.
14:37Et d'ailleurs,
14:38la Cour des Contes
14:38l'a dénoncé.
14:40Il n'y a pas que ça.
14:41Je suis d'accord
14:41que la fraude fiscale,
14:42c'est mal.
14:43Tout le monde est contre.
14:44Il faut lutter contre.
14:46Mais ce n'est pas ça
14:46qui va régler
14:47le problème de la France.
14:49Loin de là.
14:50Très loin de là.
14:51Il faut d'abord
14:52que l'État
14:53soit moins dépensier
14:54et que l'État dépense mieux.
14:56Il est là le sujet.
14:57Et personne,
14:58aucun gouvernement,
15:00depuis une trentaine
15:01ou une quarantaine d'années,
15:02n'a vraiment eu le courage.
15:05C'est une question de courage
15:06parce que tout le monde
15:07sait très bien
15:08où est-ce qu'il faut faire
15:09des économies
15:10et où est-ce qu'il faut
15:11appuyer sur l'accélérateur
15:13et sur les dépenses.
15:14Attendez,
15:14vous dites tout le monde
15:14c'est très bien
15:15et personne n'est d'accord là-dessus ?
15:16Non, si.
15:17On vous parle d'éducation,
15:19on vous parle de logement
15:20et on en parle très peu
15:21du logement
15:22et Dieu sait si ça
15:22c'est un de vos sujets d'ailleurs.
15:24Le logement,
15:25on parle de la justice
15:26et on parle de la santé.
15:27Voilà les quatre sujets
15:28où il faut une réorganisation
15:30totale d'ailleurs
15:31parce que la santé,
15:32il y a de l'argent
15:33mais cet argent
15:35est tellement mal utilisé.
15:36Bon, ça c'est une première chose.
15:38C'est là qu'il faut faire
15:40les efforts
15:41tout en baissant évidemment
15:43les charges et les impôts
15:45parce que ça,
15:45les prélèvements obligatoires
15:47sont un coup de marteau
15:50terrible sur les Français
15:51et rendez-vous compte
15:52qu'en plus,
15:53le manque de courage
15:54conduit à quoi ?
15:55Il conduit au quoi
15:57qu'il en coûte
15:57il y a quelques années.
15:58qu'on n'a pas su arrêter
15:59parce qu'aucun parti politique
16:02n'a dit stop.
16:03On a même retrouvé,
16:05souvenez-vous,
16:06on l'a évoqué
16:07dans un forum
16:07il n'y a pas très longtemps,
16:08des lettres
16:09de certains élus
16:10et des élus de droite
16:12qui réclamaient
16:13instantanément
16:14pour certaines catégories
16:16professionnelles
16:16que le quoi qu'il en coûte
16:17ne s'arrête pas.
16:18Donc moi je veux bien
16:20qu'on dise
16:20on lutte contre la fraude fiscale
16:22mais aucun parti politique
16:23n'a le courage
16:24de dire
16:24eh bien il faut
16:25qu'on s'attaque
16:27complètement
16:28à l'organisation.
16:29qui m'a perturbé
16:30dans ce que vous avez dit
16:30Nicolas Lipoigny.
16:31Vous avez dit
16:32qu'on avait renoncé
16:33au diesel russe.
16:36Vous regrettez
16:37qu'on ait renoncé
16:37au diesel russe ?
16:40Parce qu'on paye
16:41notre gaz
16:42liquéfié américain
16:43trois fois et demie
16:44Donc remplir les poches
16:46de l'État russe
16:46pour vous
16:46vous pose aucun problème.
16:47Mais parce que
16:48la prospérité européenne
16:49a été faite
16:51sur les ressources naturelles
16:53russes
16:53et que c'est à cause
16:54de cette folie
16:56de la guerre en Ukraine
16:56qu'on est en train
16:57de suicider
16:58l'industrie allemande
16:59l'industrie italienne
17:00l'industrie française.
17:01Mais il n'y a pas d'autres faits
17:01cet essai de guerre en Ukraine.
17:02Bien sûr qu'il n'y a pas d'autres faits
17:03mais on n'était pas obligés
17:03de boycotter le gaz russe.
17:05Il y a des tentatives de paix.
17:06Mais vous pouvez combattre
17:07Poutine en Ukraine
17:08et continuer à lui payer ?
17:09Mais je ne combats pas
17:09Poutine en Ukraine
17:10je fais la paix
17:11et c'est ma différence.
17:13Lui n'en veut pas.
17:14Écoute, en attendant
17:15les Américains
17:17sont en train de faire la paix
17:18en s'entendant avec Poutine
17:19et vont rafler
17:20les ressources naturelles
17:21les métaux stratégiques russes
17:23et l'Europe est en train
17:24de se suicider économiquement
17:25à payer son gaz
17:26quatre fois plus cher.
17:27Est-ce qu'on se suiciderait
17:28en se mettant
17:28dans les bras de Poutine ?
17:29Je ne me veux pas
17:30mettre dans les bras de Poutine.
17:31Je refuse
17:32de prendre parti
17:34dans cette guerre
17:35qui est en train
17:36de nuire aux intérêts
17:37de la France
17:38et j'assume
17:39totalement ce choix
17:40et ce sera un choix
17:41pour la paix
17:42fondamentale
17:43de la présidentielle
17:44parce que j'en ai assez
17:45qu'on ait donné
17:4540 milliards d'euros
17:46de l'argent des Français
17:4840 milliards
17:49pour acheter des armes américaines
17:50pour tuer d'ailleurs
17:51des Ukrainiens
17:52des Russes
17:52alors que la paix
17:53était possible.
17:54Et si la France
17:55l'Alain
17:56a acheté des armes américaines
17:58pour tuer les Ukrainiens ?
17:59Pour alimenter la guerre ?
18:00Vous n'aurez jamais la paix
18:03depuis 2022
18:05C'est faux
18:06C'est complètement faux
18:07Depuis 2022
18:09les Européens
18:10font un choix
18:12suicidaire
18:12ils sont rentrés
18:13dans ce conflit
18:14à pieds joints
18:14alors qu'il fallait
18:16tout faire pour l'éteindre
18:17c'est une catastrophe
18:18pour l'Europe entière
18:19la preuve en est
18:21licenciement en Allemagne
18:22prix du gaz
18:23vous croyez
18:23qu'on va lutter
18:24contre la Chine
18:25et les Etats-Unis
18:27économiquement
18:27industriellement
18:28en payant notre énergie
18:29trois fois le prix
18:30de la Chine
18:30et trois fois
18:31vous pensez
18:32qu'on a fait une erreur
18:32en renonçant au diesel russe ?
18:34mais on a fait une énorme erreur
18:35et les Français
18:36le payent aujourd'hui
18:37très cher
18:37je défends
18:40les Français
18:40avant les Ukrainiens
18:41et j'assume
18:42complètement
18:43je ne dirais pas
18:44les choses comme ça
18:45parce qu'à un moment
18:46ça suffit de donner
18:47de l'argent
18:47à un régime
18:48qui achète des yachts
18:49à Monaco
18:50500 millions d'euros
18:51qui alimente la corruption
18:52il faut faire la paix
18:53il ne s'agit pas
18:54de donner tout aux Russes
18:55il s'agit d'avoir
18:56la paix équilibrée
18:56M. Dupont-Aignan
18:57vous avez vu l'état
18:58de Mariupol
18:59vous avez vu l'état
18:59oui j'ai vu l'état
19:00de tout ça
19:00vous avez vu ce qui s'est passé
19:02après le retrait
19:02dans les lieux
19:04où il y a eu
19:05des massacres
19:06de villages entiers
19:07mais je vois tout ça
19:08c'est pour ça que je veux la paix
19:09vous acceptez de sacrifier
19:10ce voisin européen
19:12qu'est l'Ukraine
19:13en disant
19:14nous d'abord
19:15ceux qui le sacrifient
19:16c'est ceux qui l'arment
19:16c'est que les Français soutiennent
19:17quand même
19:18mais ils font ce qu'ils veulent
19:19moi je leur dis
19:20je leur dis
19:21qu'aujourd'hui
19:22la ruine de la France
19:23et de l'Europe occidentale
19:25est liée
19:25à l'alimentation
19:27de ce conflit
19:27qui est une folie
19:28pour l'Ekraine
19:30pour l'Europe et la Russie
19:31attendez j'entends tout le monde
19:32Yann Brossat
19:32Yann Brossat
19:33et les Français
19:34sont en train de payer très cher
19:34Nicolas Lippon-Aignan
19:35il y a une brossat
19:36erreur ou pas
19:37d'avoir renoncé au diesel russe ?
19:38non c'était pas une erreur
19:39d'y renoncer
19:40après
19:41qu'on ait besoin
19:42de travailler
19:43à une issue diplomatique
19:44à ce conflit
19:45c'est une évidence
19:46quand un conflit
19:47dure depuis
19:47depuis plus de 5 ans
19:49et qu'il est
19:50meurtrier
19:51à tous égards
19:52cela dit dire
19:53qu'il ne fallait prendre
19:54aucune sanction
19:55contre la Russie
19:56je ne partage pas
19:57ce point de vue
19:58d'autant que
19:59il n'y a aucun doute
20:00sur le fait que
20:01dans cette affaire
20:02ceux qui ont transgressé
20:04le droit international
20:05ce sont les Russes
20:06et pas les Ukrainiens
20:07et donc la France
20:08aurait été quand même
20:09bien mal inspirée
20:10de ne pas réagir du tout
20:11je reviens
20:12c'est l'Europe
20:12je reviens
20:13à notre sujet de départ
20:14le carburant
20:14en attendant
20:15c'est les Français
20:16qui payent
20:16qui payent 40 milliards
20:18parce que les Français
20:19ne savent pas
20:19ce qu'ils donnent
20:19on aurait pu baisser
20:22les prix du carburant
20:23pendant 4 ans
20:24Pierre Chasserey
20:25ce sont ceux
20:27qui roulent au gasoil
20:28qui aujourd'hui
20:29payent le plus lourd
20:31les retribus
20:32j'exagère un peu
20:33oui totalement
20:33parce que
20:34pour ceux qui roulent
20:35à l'essence
20:36et d'ailleurs
20:36ça me permet
20:36d'en parler ce soir
20:37il y a toujours
20:38une possibilité
20:39pour beaucoup
20:39des véhicules
20:40ils sont compatibles
20:41à la conversion
20:42à l'éthanol
20:43ça permet quand même
20:44de bénéficier
20:44d'un carburant
20:45qui fait réaliser
20:4650% d'économie
20:47donc c'est pas
20:48c'est pas anecdotique
20:49s'ils veulent se renseigner
20:50faites bien attention
20:51prenez bien un boîtier
20:53homologué
20:53faites les choses bien
20:54dans les règles
20:55et normalement
20:55du coup
20:56ça devrait très bien
20:56se passer
20:57pour le portefeuille
20:57pour les dieselistes
20:58malheureusement
20:59la solution
21:00elle est faible
21:00et je sais
21:01j'entends parler
21:02c'est le grand débat
21:03à la mode
21:03l'électrification
21:04j'allais vous dire ça
21:05attendez
21:06coût mensuel
21:06pour une voiture
21:07qui roule à l'essence
21:08coût du carburant
21:08137 euros
21:09électrique 46 euros
21:10oui enfin bon
21:11vous savez
21:11ça dépend de qui fait l'étude
21:14là en l'occurrence
21:15roule data
21:15oui voilà
21:16moi je sais pas qui c'est
21:17donc si c'est
21:18non mais très objectivement
21:20je sais pas qui sont ces gens là
21:21la réalité
21:22c'est que c'est pas comme ça
21:23que ça fonctionne
21:23le frein à l'électrique
21:24tout le monde a bien compris
21:25que si on recharge à domicile
21:26ça revient moins cher
21:27tout le monde le sait
21:28mais quand vous avez
21:29tiens
21:30prendre l'exemple d'un jeune
21:30que je connais bien
21:31petite Clio de 99
21:33parce que bah
21:35étudiant
21:35il vient d'avoir son permis
21:37vous croyez qu'il a de quoi
21:39investir dans un véhicule électrique
21:40même si l'air 5 électrique
21:42lui plaît énormément
21:43vous croyez sincèrement
21:44qu'il a les moyens de le faire
21:45c'est absolument injouable
21:46c'est injouable
21:46donc cette population là
21:48elle ne peut pas
21:49et ensuite vous avez
21:50d'autres populations
21:51tiens je vais penser
21:52à ceux qui habitent
21:53à Saint-Larry-Soulan
21:54dans les Pyrénées
21:55on y fait du vélo
21:56on y vit très bien
21:56c'est extraordinaire
21:57j'adore
21:59et du ski effectivement
22:00mais vous êtes à 1250 mètres
22:03l'hiver
22:03la voiture électrique
22:04elle aime pas trop
22:05ce genre de température
22:06c'est complexe
22:07en fait la voiture électrique
22:08qu'on essaye de vendre
22:09à tous les français
22:10on refait la même erreur
22:11que dans les années 80
22:12où on a voulu vendre
22:13le diesel à tous les français
22:15la réalité c'est qu'aujourd'hui
22:16à chaque français
22:18correspond un type de véhicule
22:20et je vais
22:21je voudrais
22:21lancer un petit message
22:23à nos amis
22:23qui sont intéressés
22:24par les véhicules électriques
22:25je les invite à regarder
22:26ce qui se passe
22:27dans l'Oregon
22:28là où c'est né
22:29avec l'Orego
22:30le système qui a permis
22:31pour les premiers
22:33de mettre une fiscalité
22:34à poser aux véhicules électriques
22:35au kilomètre parcouru
22:36je les invite à regarder
22:37ce qui se passe aussi
22:38en Angleterre
22:39la France ce sera pareil
22:40dès que le marché
22:41sera captif
22:42l'état français
22:44qui est toxicomane
22:44des taxes
22:45de toute façon
22:46trouvera bien
22:46un moyen intelligent
22:48pour lui
22:49puisqu'il tuera
22:49la consommation
22:50d'aller taxer
22:51les véhicules électriques
22:52juste sur le carburant
22:543 euros le litre
22:54parce que c'est le titre
22:55qu'on affiche là
22:563 euros le litre
22:56c'est possible ?
22:57c'est ce que j'ai annoncé
22:58en avril
22:59en disant qu'on irait
23:00tout droit
23:01si la crise ne se résout pas
23:02donc je ne vais pas changer
23:03mon fusil d'épaule
23:04et si aujourd'hui
23:05vous savez ce qui fait
23:05qu'aujourd'hui
23:06on a encore un tarif moyen
23:08des carburants en France
23:09que vous annoncez
23:10avec justesse
23:11sur BFM TV
23:12ce qui fait qu'il est maintenu
23:14un petit peu plus en bas
23:15que la réalité statistique
23:16c'est qu'on prend
23:17dans cette moyenne
23:18les stations totales
23:19qui essayent d'échapper
23:20à un impôt
23:20et comme ils essaient d'échapper
23:22en plafonnant le prix
23:22dans ces stations-là
23:23ils plafonnent le prix
23:23avec d'ailleurs des stations
23:24qui sont en manque de carburant
23:26évidemment
23:26sauf que les valeurs moyennes
23:27en France du coup
23:28sont inférieures
23:29à la réalité
23:30de ce que payent
23:31les automobilistes
23:32donc autant je suis opposé
23:34à la mise en place
23:35d'une fiscalité
23:36sur les véhicules électriques
23:37je suis favorable
23:38à la baisse
23:38de la fiscalité
23:39sur les carburants
23:40pour doper l'économie
23:41pour rendre du pouvoir
23:42d'achat aux français
23:43et pour permettre
23:44de réaliser
23:45un big bang économique
23:46qui permettra enfin
23:47aux français
23:47d'avoir les moyens
23:49de pouvoir consommer
23:50parce que je le rappelle
23:51on a oublié une chose
23:52le PIB
23:53la croissance
23:54c'est de la consommation
23:56la valeur internationale
23:58de richesse
23:59c'est la consommation
24:00Nicolas Dupont-Aignan
24:01si Michel-Édouard Leclerc
24:02nous écoute
24:04sort du bois
24:05pourquoi ?
24:06parce qu'il sait qu'on va gagner
24:06dans ma ville
24:07il y a un petit Leclerc
24:09c'est que les gens
24:10quand ils ont mis le plein
24:12pour la voiture
24:13il n'y a plus d'argent
24:14pour manger
24:14il n'y a plus d'argent
24:16il y a une baisse
24:16de fréquentation
24:19des galeries
24:20c'est plus un problème
24:20seulement social
24:21c'est un problème économique
24:22on est à la cote d'alerte
24:24vraiment
24:25et je pense qu'en fait
24:26si le gouvernement
24:27ne réagit pas
24:28je pense que dans
24:28l'appareil d'État
24:29qui vit à Paris
24:30ils ne se rendent pas compte
24:31de ce que c'est
24:33d'aller travailler
24:33avec sa voiture
24:34tous les matins
24:35ce n'est pas un luxe
24:37il y a une part de démagogie
24:39là-dedans
24:40il faut arrêter
24:41de faire croire
24:41que les élus
24:42les membres de Bercy
24:45ne doivent pas être
24:45beaucoup à voiture
24:46soient complètement déconnectés
24:48de la réalité
24:49sinon il y a longtemps
24:50que la mesure aurait été prise
24:51beaucoup d'entre eux
24:52sont des élus locaux
24:53ils savent très bien
24:54ce qu'il en est
24:55je peux vous dire
24:55cher Yves Tréhard
24:56ils savent très bien
24:56ce qui se passe
24:57ça fait partie de la démagogie
24:58il faut trouver des solutions
24:59surtout
25:00la solution on la connait
25:01pourquoi on ne la met pas
25:01en place depuis tant
25:02on la connait
25:03non on ne la connait pas
25:04parce que tout le monde
25:05n'a pas tout à fait
25:06la même vision des choses
25:07leur vision c'est de dire
25:08non mais attends
25:09il faut savoir
25:09Yves Tréhard
25:10juste argument
25:12leur vision c'est
25:13ça va bien tenir
25:14et puis ils consomment moins
25:15voilà ça tiendra
25:17parce que je maintiens
25:18que c'est un vrai problème
25:19parce qu'ils ne vivent pas
25:20dans nos provinces
25:21où si vous n'avez pas
25:23la voiture pour aller bosser
25:25vous ne pouvez pas y aller
25:26bien sûr
25:26vous ne pouvez pas y aller
25:27bien sûr
25:28ceux qui nous dirigent
25:29malgré tout vivent
25:30dans des grandes villes
25:30où il y a des transports
25:31en commun
25:31mais quand vous êtes vraiment
25:33au milieu de nulle part
25:34et bien si vous ne pouvez pas
25:36remplir le réservoir
25:37vous ne pouvez pas aller bosser
25:38et l'impact sur la consommation
25:40sur l'économie du pays
25:42devient dramatique
25:43Pierre Chasseret
25:43il y a urgence à agir
25:44il y a le feu
25:45juste
25:47Yves Tréhard
25:48ça fait 6 mois maintenant
25:49quasiment
25:50ça va faire 6 mois
25:50qu'on parle de ce dossier
25:51des carburants
25:52et au final
25:52qu'est-ce qui se passe
25:53tout le monde nous dit
25:54la France n'a pas les moyens
25:55de baisser les taxes
25:56donc on ne baisse pas
25:57au final on vient de plomber
25:58notre économie
25:58on a perdu un point de croissance
26:00si ça se traduit par un point de croissance
26:01à la fin de l'année
26:02on aura perdu 30 milliards d'euros
26:04moi je propose une chose
26:05Yves Tréhard
26:06moi j'en propose une autre
26:07ce modèle
26:08je vous écouterai
26:09ce modèle qui ne fonctionne pas
26:10celui qu'on est en train d'appliquer
26:12de ponctionner
26:13Monique qui fait son plein
26:14pour aller bosser
26:15pour faire son plein
26:16pour aller bosser
26:16si on change un petit peu
26:18notre fusil d'épaule
26:19en reconnaissant
26:19que tous ceux
26:20qui ont choisi
26:22de ne pas baisser la fiscalité
26:24ont fait le mauvais choix
26:25alors pourquoi ne pas
26:27enfin essayer
26:28de relancer la consommation
26:29je ne comprends pas
26:30alors j'ai la réponse
26:31en trois temps
26:32mais qui est très rapide
26:33la première c'est que
26:34vous avez raison
26:36l'État devrait baisser
26:37notamment les taxes
26:39bien sûr
26:39puisqu'ils sont outrancières
26:41on va dire
26:41et le mot est faible
26:42il devrait baisser les taxes
26:44sauf que
26:45il n'a pas les moyens
26:46de les baisser
26:46et c'est pas faux
26:47c'est pas faux
26:48si vous regardez
26:49quand même la dette
26:50qui nous plombe
26:51à courte échéance
26:52voilà
26:52et troisièmement
26:53parce que
26:54pourquoi on en est là
26:55parce qu'il y a des erreurs économiques
26:57importantes
26:58qui sont dues
26:59en partie au gouvernement
27:01très très largement
27:03au pouvoir exécutif
27:04on va dire
27:04mais aussi
27:05à notre personnel politique
27:07quand vous avez un personnel politique
27:09qui refuse
27:09de couper
27:10enfin surtout
27:11de régler le problème
27:13de la dette sociale
27:14en France
27:15de la dette sociale
27:16les retraites
27:17et les dépenses de santé
27:18qui grèvent
27:19presque la moitié
27:21de nos dépenses publiques
27:22et bien là
27:23il y a une responsabilité
27:24des partis politiques
27:25la responsabilité des gouvernants
27:26c'est de vouloir faire payer
27:27toujours les français
27:28les plus modestes
27:29alors qu'il y a des fuites
27:30considérables
27:31les fausses cartes vitales
27:32l'immigration
27:32j'en ai parlé
27:34l'Union Européenne
27:34vous savez que la contribution
27:36à l'Union Européenne
27:36a encore augmenté
27:375 milliards
27:385 milliards
27:395 milliards
27:40pour quoi faire
27:41pour donner à nos voisins
27:44vous voulez pas
27:44c'est tellement plus facile
27:47de s'attaquer aux retraités
27:48alors qu'on donne
27:485 milliards
27:49à l'Union Européenne
27:51c'est des actifs
27:52j'entendais
27:53Yves Friar
27:53parler à l'instant
27:54de la dette sociale
27:55je trouve quand même
27:57incroyable
27:57que dans un pays
27:58qui compte désormais
27:5910 millions de pauvres
28:00quand on veut faire
28:01des économies
28:01on se dit
28:02comment on va taper
28:02sur les plus modestes
28:04dans notre pays
28:04c'est à dire
28:05ceux qui profitent
28:05globalement
28:06de notre modèle social
28:07et heureusement
28:08sinon ils crèveraient
28:09la bouche ouverte
28:10enfin quand même
28:11et alors
28:11quand j'entends
28:12tout ce discours
28:13sur les retraités
28:14depuis le début septembre
28:15on entend ça
28:16les retraités
28:17qui seraient
28:17des espèces de privilégiés
28:19qui bénéficieraient
28:20de tous les droits
28:20excusez-moi
28:21la moyenne des retraites
28:22c'est 1400 euros
28:23je crois pas que vous et moi
28:24on gagne 1400 euros
28:251400 euros
28:26et on nous explique
28:28qu'on devrait désindexer
28:29les retraites
28:30par rapport à l'inflation
28:30alors qu'on a déjà
28:32des retraités
28:33qui ne s'en sortent pas
28:34je fais pas partie de ça
28:361400 euros
28:37et on explique
28:37votre discours est à côté
28:38qui est hors jeu
28:39mon discours
28:41c'est le fait
28:41qu'on doit travailler
28:42plus longtemps
28:43pour financer
28:44notre retraite sociale
28:45non mais juste
28:46j'en termine
28:47j'en termine
28:48vous faites partie
28:49de ceux qui matin
28:49vous mentez aux français
28:51je le dis comme je le pense
28:52je termine
28:52qui matin, midi et soir
28:53explique qu'il ne faut pas taxer
28:55les très riches
28:56qu'il ne faut pas mettre en place
28:57la taxe Zuckman
28:58et qui explique
28:59que le retraité
28:59il faut aller lui taper
29:03sur la gueule
29:03parce qu'il est trop payé
29:04pourquoi vous dites
29:05qu'il y a de brossard
29:06non ?
29:07mais parce que
29:09par omission
29:10ou par
29:10je ne dis pas que
29:11c'est un mensonge
29:12Dieu merci
29:13j'en suis pas là
29:14et je respecte tout à fait
29:15Yann Brossard
29:15on n'a pas du tout
29:16la même vision des choses
29:17non ça on avait eu
29:18non mais je pense
29:19sincèrement
29:20que la France
29:21elle a un problème majeur
29:23c'est qu'il n'y a pas suffisamment
29:24de français
29:24qui travaillent
29:25et s'il y avait plus
29:26de français
29:27qui travaillaient
29:27on aurait plus
29:28de contributions sociales
29:30et première chose
29:31et plus de production
29:32et plus de croissance
29:33et deuxièmement
29:35si les français
29:36travaillaient plus longtemps
29:38ensemble
29:39et bien
29:39on aurait une charge sociale
29:41plutôt que la dette
29:43j'ai eu un chiffre
29:44à vous donner
29:45c'est lié
29:46à propos de pouvoir d'achat
29:47on reste là-dedans
29:48étude Cofilis
29:48la question était très simple
29:50posée aux français
29:50quelle somme vous manque-t-il
29:52chaque mois
29:52pour vivre confortablement
29:54réponse
29:55512 euros
29:55en moyenne
29:56pour être à l'aise
29:58512 euros en moyenne
29:59voilà ce qui manque
29:59on va aller chercher
30:00où ces 512 euros
30:01à court terme
30:02il n'y a pas une solution immédiate
30:04il n'y a pas miraculeux
30:05on peut baisser les taxes
30:06sur le carburant
30:07il faut diviser par deux
30:08la facture d'électricité
30:09ça on peut le faire
30:10c'est énorme
30:12on peut arrêter
30:13de gaspiller
30:14de l'argent
30:15j'avais écrit un livre
30:16où val le pognon
30:1650 milliards
30:18qui part à l'étranger
30:19c'est de l'argent français
30:21qui part à l'étranger
30:22fausse carte vitale
30:23immigration
30:24je recommence pas
30:25UE
30:25etc
30:26et puis
30:27l'autre enjeu majeur
30:28dont on ne parle jamais
30:29pour les retraites
30:30parce que c'est la vraie question
30:31c'est le produire en France
30:32c'est le protectionnisme
30:34est-ce qu'un jour
30:35on va oser
30:36dans notre pays
30:36arrêter avec ces traités
30:38de libre-échange
30:38qui permettent
30:40d'importer
30:40du bout du monde
30:41des produits
30:42qui ne respectent
30:42aucune norme
30:43et qui permettent
30:44d'exporter aussi
30:46Nicolas Dupont-Aignan
30:47on a un déficit commercial
30:48de 70 milliards d'euros
30:49il y a quand même
30:49encore des entreprises
30:50oui mais
30:51on a divisé par deux
30:52notre part industrielle
30:53il y a une partie
30:54qui est de notre faute
30:55trop de charges
30:55trop d'impôts de production
30:56il faut les baisser
30:57je l'ai recommandé 100 fois
30:58mais il y a aussi
30:59à un moment
31:00il faut une concurrence
31:01loyale
31:02tous les pays du monde
31:03se protègent
31:03sauf l'Union Européenne
31:04parce qu'on a une politique
31:05folle
31:06ce qui est en train
31:07de se passer
31:07avec le véhicule électrique
31:09très grave
31:10l'Union Européenne
31:11a décidé
31:12et le gouvernement français
31:13ont décidé
31:14qu'il fallait abandonner
31:14l'industrie thermique
31:15où on était fort
31:16et ils ont prévu
31:18un calendrier
31:18pour passer à l'électrique
31:20sans avoir
31:21de stratégie industrielle
31:23mais vous imaginez
31:24on est à plus
31:25d'un million d'emplois
31:26qui va être supprimé
31:26en Europe
31:27dans l'automobile
31:28et on continue
31:30j'ai vu que
31:31les constructeurs chinois
31:31avaient pris 10%
31:32du marché européen
31:33et quand je dis
31:34mais ça fait pas
31:35reconnaissez que je dis
31:36c'est pas la même chose
31:36c'est pas typique à la France
31:37vous avez l'Allemagne
31:38avec Volkswagen
31:39qui a licencié
31:41100 000 personnes
31:41quand quelque chose
31:42ne marche pas
31:43on doit quand même
31:44se poser la question
31:45je suis pas pour
31:45une économie fermée
31:46du tout
31:47je pense qu'il faut
31:48du libéralisme
31:49mais il faut un libéralisme
31:50ordonné
31:51on ne peut pas continuer
31:52sans se poser la question
31:53d'un protectionniste
31:54d'un vrai protectionniste
31:55Trump a mis
31:56les droits de douane
31:57à 100%
31:57pour les véhicules électriques
31:58chinois
31:59ça s'est arrêté
32:00ils vont où ?
32:02ils vont chez nous
32:03donc vous vous dites
32:03on y va
32:03on taxe à 100%
32:05100%
32:06sans avoir peur
32:07de la percussão
32:08que ça va voir derrière
32:08mais si on ne le fait pas
32:09de ce que les chinois
32:10pourraient nous faire en retour
32:11si on ne le fait pas
32:12on crèvera
32:13alors je ne dis pas
32:14de le faire n'importe comment
32:15je ne dis pas de tout protéger
32:16Pierre Chasseret me montre
32:17son téléphone portable
32:18fabriqué en Chine
32:18mais bien évidemment
32:19mais si on se dit
32:21qu'à chaque fois
32:22qu'on veut prendre
32:22une mesure protectionniste
32:23minimum
32:25on ne fait rien
32:26on ne fera rien
32:26n'oubliez pas
32:27comment s'est construit
32:28la puissance de la Chine
32:29de la Corée
32:30du Japon
32:30un protectionnisme intelligent
32:32secteur par secteur
32:33communiste
32:34ça vous plaît
32:35très bien
32:35ça vous plaît ça
32:36mais pourquoi vous êtes
32:37dans la caricature
32:37mais pas du tout
32:38c'est une caricature
32:40la Chine c'est
32:42le général de Gaulle
32:43a eu une politique
32:44intelligente
32:45mêlant
32:45initiative privée
32:46et stratégie d'Etat
32:47vous êtes en train
32:48de louer
32:49le modèle chinois
32:49je loue
32:50je regarde
32:51c'est quand même
32:52dimanche
32:52c'est comme si
32:53il y a 50 ans
32:53vous louiez
32:54le modèle soviétique
32:55je regarde les faits
32:57et je regarde
32:58que les pays
32:59qui sont en train
32:59de dominer la mondialisation
33:01ont eu une stratégie
33:02de protectionnisme intelligent
33:03j'entends bien
33:04le Japon
33:05qui est libéral
33:05la Chine
33:07et que
33:07on est en train
33:08de se faire détruire
33:10il est
33:11faisable
33:12parce qu'il est piloté
33:13par une dictature
33:14communiste
33:14est-ce que vous allez faire
33:16un protectionnisme
33:17en France
33:17de la même façon
33:18pourquoi vous êtes
33:18dans la caricature
33:19vous devriez faire
33:20de la politique
33:20vous devriez être
33:21dans les partis
33:22que vous critiquent
33:23je demande juste
33:24qu'on arrête
33:26les dogmes
33:27le dogme
33:27du libre-échange
33:28intégral
33:28où on se fait
33:29complètement bouffer
33:30et détruire
33:30je pense qu'il faut
33:31savoir arrêter
33:32d'ailleurs l'Allemagne
33:33va changer
33:34les Etats-Unis changent
33:35et il n'y a que la France
33:36qui laisse détruire
33:38son industrie
33:39et les retraites
33:39elles sont payées
33:40si on relocalise
33:42de l'emploi industriel
33:43dans une seconde
33:44l'autre infopolitique
33:45de la soirée
33:46il faudra qu'on en parle
33:46l'appel lancé
33:47par Edouard Philippe
33:48ce soir
33:48est-ce que c'est un appel
33:50désespéré
33:50on verra ça dans une seconde
33:51simplement sur les 512 euros
33:52je ne vais pas poser la question
33:53on va aller chercher
33:54c'est où ces 512 euros
33:55là pour les français
33:56par une augmentation
33:58des salaires
33:58c'est-à-dire
33:59en partie
34:00dans la poche
34:01de ceux qui n'arrêtent pas
34:02d'encaisser
34:03des profits records
34:04et qui bénéficient
34:06d'une forme
34:06d'impunité
34:07dans notre pays
34:08bien sûr
34:08je vous le redis
34:09en 40 ans
34:11la part
34:12des salaires
34:13dans la valeur ajoutée
34:14a baissé
34:14de 10 points
34:15c'est-à-dire
34:16qu'il y a
34:1610 points
34:17qui sont partis
34:18de la caisse
34:19des salariés
34:19des travailleurs
34:20de ceux qui produisent
34:21les richesses
34:21vers le capital
34:22et pendant qu'on nous parle
34:23matin, midi et soir
34:25du coût du travail
34:26pendant qu'on nous rebat les oreilles
34:27avec le coût du travail
34:29la réalité c'est que le coût du capital
34:30a explosé
34:31c'est ça la réalité
34:32et donc oui
34:33on a besoin d'aller récupérer
34:34ces 10 points
34:35et de les redonner aux salariés
34:36parce que dans un pays
34:39il n'y a pas de production
34:40de richesses sans travailleurs
34:41et donc très concrètement
34:42l'indexation des salaires
34:44sur les prix
34:44moi je suis favorable
34:45nous sommes favorables
34:46avec Fabien Roussel
34:47à l'indexation
34:48des salaires sur les prix
34:49c'est-à-dire que
34:50quand les prix augmentent
34:51les salaires doivent augmenter
34:52d'autant
34:53c'est ce qui se pratique
34:53d'ailleurs en Belgique
34:55et qui ne pose pas
34:56de problèmes particuliers
34:57et ça évitera
34:58qu'on ait autant de salariés
34:59dont le pouvoir d'achat
35:00est dévoré
35:01par le niveau de l'inflation
35:02ce qu'il faut noter
35:02à ce stade en tout cas
35:03de la campagne présidentielle
35:04c'est que
35:04alors que c'était
35:05traditionnellement
35:06vraiment un bastion de gauche
35:07l'augmentation des salaires
35:09aujourd'hui
35:10figure dans
35:11quasi tous les programmes
35:12des candidats à la présidentielle
35:13y compris
35:13les candidats de droite
35:15Edouard Philippe
35:15il en a fait un des axes majeurs
35:16de sa campagne
35:17en disant
35:17il faut absolument
35:18augmenter le salaire net
35:19alors ça passe bien sûr
35:20par un allègement des charges
35:21oui c'est pas forcément
35:21avec les mêmes mesures
35:22à chaque fois
35:22bien sûr c'est pas du tout
35:24Jean-Luc Mélenchon
35:25c'est une hausse du SMIC
35:26Marine Le Pen elle propose
35:27de baisser les taxes
35:28sur le travail
35:29et sur l'énergie
35:29d'ailleurs on en parlait
35:31mais en effet
35:32aujourd'hui c'est transpartisan
35:33l'augmentation des salaires
35:34il faut le savoir
35:35à ce stade de la campagne
35:36votre travail comme journaliste
35:38c'est effectivement
35:38de rentrer dans le détail
35:39quand on dit
35:40je rentre dans le détail
35:41avec plaisir
35:41mais quand on dit
35:42on va augmenter les salaires
35:44par une baisse
35:44des cotisations sociales
35:46on fragilise la sécurité sociale
35:47donc en réalité
35:48ce qu'on donne
35:49aux salariés d'une main
35:50on lui reprendra de l'autre
35:52puisque par exemple
35:53puisque par exemple
35:54demain
35:55si vous tombez malade
35:57vous ne serez pas remboursé
35:58comme vous l'êtes aujourd'hui
35:59et de fait
35:59d'année en année
36:00on a des déremboursements
36:02de médicaments
36:02et on a une dégradation
36:04de notre système social
36:05vous me demandez d'être précise
36:06je vous demande la même chose
36:07vous dites la baisse
36:08des cotisations sociales
36:09quelle cotisation sociale
36:09je dis que je ne suis pas favorable
36:10à une baisse des cotisations sociales
36:12parce que
36:13quand on baisse
36:13les cotisations sociales
36:15inévitablement
36:16on fragilise
36:17notre modèle social
36:17et notamment
36:18la sécurité sociale
36:19et donc
36:19tous les candidats de droite
36:20qui disent
36:21on va augmenter les salaires
36:22par une baisse
36:22de ce qu'ils appellent
36:23les charges sociales
36:23c'est à dire
36:24en réalité
36:24les cotisations sociales
36:26fragilisent notre modèle social
36:27non
36:27c'est l'autre
36:28non non non
36:29il faut qu'on avance
36:29c'est l'autre info
36:29de la campagne ce soir
36:30l'appel lancé par Edouard Philippe
36:32l'ancien premier ministre
36:32explique
36:33qu'à droite
36:34et au centre
36:35tout le monde doit se retrouver
36:36se parler
36:37parler d'un programme commun
36:38pour éviter un deuxième tour
36:39Le Pen Mélenchon
36:40on l'écoute
36:42je suis pour l'instant
36:44je n'en tire aucune gloire
36:45je suis pour l'instant
36:47le mieux placé
36:47dans les sondages
36:48c'est à moi
36:49qu'il revient
36:50de prendre
36:51ma responsabilité
36:52cette responsabilité
36:53de dire
36:54rencontrons-nous
36:55parlons-nous
36:55nous ne sommes pas obligés
36:56de le faire
36:57parlons-nous
36:57si nous ne pouvons pas
36:59nous parler
36:59si nous ne sommes incapables
37:01de nous parler
37:02entre nous
37:03tranquillement
37:04en confiance
37:05alors comment voulez-vous
37:07préparer le rassemblement
37:08qui suivra
37:10Il a peur d'être battu
37:12et d'être balayé
37:13comme tous les gens
37:14qui sont dans cet espace central
37:16qui est très large
37:17parce qu'il y en a un autre
37:19qui parle
37:19enfin il y a d'autres personnalités
37:21qui parlent d'un espace central
37:22qui va de Glucksmann
37:23à Retailleau
37:24mais ils n'ont pas tort
37:25d'ailleurs
37:25parce que c'est tout cet ensemble
37:27là qui peut être balayé
37:29ils ont très peur
37:30en regardant les sondages
37:31aujourd'hui
37:31qui je le rappelle
37:32ne sont pas prédictifs
37:33mais qui montrent
37:34très évidemment
37:35que Mme Le Pen
37:36est en position
37:38de force
37:38pour gagner cette présidentielle
37:39et que celui
37:40qui pourrait la challenger
37:41au deuxième tour
37:42et qui pourrait se qualifier
37:43c'est Jean-Luc Mélenchon
37:45pourquoi ?
37:45parce que vous avez
37:46deux personnalités
37:47qui ont des discours radicaux
37:49qui sont audibles
37:50parce que les Français
37:51sont dans un état d'esprit
37:53dégagiste
37:54et que finalement
37:55au centre
37:56on ne les entend pas
37:56enfin dans l'espace central
37:58on ne les entend pas
37:59ils disent tous
38:00à peu près
38:00ou peu ou prou
38:02la même chose
38:02à quelques...
38:03On l'entend Jean-Philippe quand même
38:04Mais non
38:05on l'entend quasiment
38:06mais non
38:06parce qu'on a l'impression
38:07en plus
38:08que ce sont les directs héritiers
38:10et on n'a pas tout à fait tort
38:11sur tous les plans
38:12de Emmanuel Macron
38:14qui est plus impopulaire
38:15aujourd'hui
38:15que jamais
38:16et donc c'est pour ça
38:17que c'est très difficile
38:18on va même aller plus loin
38:19celui qui pourrait avoir
38:21une popularité
38:24qui pourrait être intéressante
38:26ces derniers temps
38:26c'est pas tous ceux
38:28qui vont candidater
38:29à l'élection présidentielle
38:30c'est celui qui est à Matignon
38:32qui s'appelle
38:33Sébastien Lecornu
38:35qui...
38:35Il a dit qu'il ne voulait pas y aller
38:36Il ne veut pas y aller
38:37donc non non
38:38il y a un problème majeur
38:39alors ils n'ont pas tous
38:39la même recette
38:40il y en a qui veulent faire
38:41des primaires
38:42les primaires sont impopulaires
38:44en France
38:44à tort
38:45les primaires ont permis
38:47en 2012
38:48de dégager
38:49un candidat
38:50pour les partis socialistes
38:51qui est devenu candidat
38:53qui est devenu président
38:54en 2017
38:55François Fillon
38:57à droite
38:58non
38:58parce que
38:59François Fillon
39:00a été battu
39:00non pas à cause
39:02de la primaire
39:03il a été battu
39:04à cause des affaires
39:05Vous pourriez y aller
39:06s'il y avait quelque chose
39:07d'organisé ?
39:08Jamais vous plaisantez
39:09Je ne participerai à rien
39:11avec des gens
39:12qui ont ruiné le pays
39:13Donc vous serez candidat
39:14quoi qu'il arrive
39:15Nicolas Dupoignan
39:15Je suis candidat gaulliste
39:18je suis candidat gaulliste
39:19et souverainiste
39:20et je suis le seul
39:21à proposer une sortie
39:22de l'Union Européenne
39:23et un programme
39:23qui est cohérent
39:24même si vous ne l'aimez pas
39:26Mais je n'ai pas dit ça
39:27J'ai senti
39:28J'ai senti
39:29Moi j'ai senti aussi
39:32Très sérieusement
39:33le problème de fond
39:34de tout cela
39:35c'est qu'ils sont au pouvoir
39:36depuis 10 ans
39:38et qu'ils
39:38moi on les a beaucoup
39:39entendus
39:40c'était des paradés
39:41mais ils ont paradé
39:42alors qu'ils ont gouverné
39:43et qu'ils sont responsables
39:44du chaos
39:45J'ai vu même
39:46une interview surréaliste
39:47ça m'a fait presque rire
39:48tellement c'était tragique
39:49de Lecornu
39:51dans le journal
39:52qui disait
39:52il faut agir
39:53et il ajoutait
39:54et vite
39:56ça fait 10 ans
39:56qu'ils sont là
39:58ils veulent reproduire
39:59ce qui a échoué
40:00les français n'en veulent plus
40:01Pourquoi est-ce que vous y retenez
40:02alors que lors de la dernière
40:03élection présidentielle
40:04vous étiez rallié
40:05à Marine Le Pen
40:06au deuxième tour
40:07directement vers Marine Le Pen
40:08Pourquoi BFM TV existe
40:10alors qu'il y a des chaînes
40:11qui ont un peu plus d'audience
40:12comme TF1
40:12parce que vous avez votre patte
40:14et que les gens vous regardent
40:16Je ne m'attendais pas
40:17Mais nous il n'y a pas
40:18de premier au deuxième tour
40:19Il n'y a pas de premier au deuxième tour
40:20Au premier tour
40:21les français ont le droit
40:22de choisir
40:23ce qu'ils préfèrent
40:24Au premier tour
40:26il y a un débat démocratique
40:27sur des vrais enjeux
40:28Je propose
40:29une voie d'indépendance nationale
40:31qui n'est pas proposée
40:32par les autres
40:33Pour vous ranger ensuite
40:34au premier Marine Le Pen
40:35Mais pour vous ranger
40:35vous ne savez pas
40:36qui sera au second tour
40:37Je propose
40:38une voie de paix
40:40à un moment
40:41où la guerre nous menace
40:42Je propose
40:43un protectionnisme
40:44alors qu'ils refusent
40:45tous le protectionnisme
40:46J'ai
40:47ma philosophie
40:48Vous n'êtes pas loin
40:49du raccordement national
40:50J'ai mon choix
40:51c'est aux français
40:52de choisir
40:52au premier tour
40:53sinon vous supprimez
40:54le premier tour
40:55il n'y a plus de candidats
40:56il n'y en a que deux
40:57choisis par qui
40:58par les sondages
40:58trois
40:58allez
40:59et puis vous aurez
41:0050% d'abstention
41:01Vous dites la même chose
41:01Yann Brossard à gauche ?
41:02Il y en a 40
41:03on est dans l'extrême opposé
41:04quand même là
41:05Non
41:05si vous supprimiez
41:06le premier tour
41:07et que vous choisissez
41:08les trois
41:09dans les sondages
41:10ça ne va pas être possible
41:11mais ça va s'écrémer
41:11naturellement
41:12vous verrez
41:13il y en aura une dizaine
41:13Pardon mais le problème
41:14se pose aussi chez vous
41:15Yann Brossard
41:16avec un certain nombre
41:17d'accusations
41:17contre votre candidat
41:18Fabien Roussel
41:19pour dire en fait
41:19il va faire perdre
41:20Jean-Luc Mélenchon
41:20il va empêcher
41:21Jean-Luc Mélenchon
41:22d'aller au deuxième tour
41:22Je pense qu'il faut
41:23que tout le monde
41:23soit très serein
41:24en l'occurrence
41:24ce sont les français
41:25qui choisiront
41:26par leur vote
41:26il y a des règles
41:27il faut effectivement
41:28avoir 500 parrainages
41:30d'élus
41:30pour avoir la possibilité
41:31de se présenter
41:32à l'élection présidentielle
41:33ce qui est déjà
41:33quand même
41:34une forme d'écrémage
41:35et donc à l'issue
41:36de cet écrémage là
41:37les français doivent
41:38avoir la possibilité
41:39de choisir
41:40et en l'occurrence
41:40Fabien Roussel
41:41il est candidat
41:48il y a eu un débat
41:49démocratique
41:49en sein de notre parti
41:50qui s'éclot par un vote
41:51ce qui est déjà
41:52une bonne chose
41:53et il a été
41:54effectivement désigné
41:55avec des propositions
41:56notamment sur le travail
41:58j'en ai parlé
41:58sur la question
42:00des salaires
42:00sur la question
42:01des retraites
42:01de notre modèle social
42:02de nos services publics
42:03Vous êtes d'accord
42:03avec Mélenchon sur tout ça ?
42:04Et cette voie là
42:05elle doit avoir la possibilité
42:06Vous êtes d'accord
42:06sur Mélenchon sur tout ça ?
42:07Il y a des sujets
42:07sur lesquels
42:08nous ne sommes pas d'accord
42:09sur la question par exemple
42:10de la réindustrialisation
42:13du nucléaire
42:14tout ça
42:15ce sont des sujets
42:15sur lesquels
42:16nous ne sommes pas d'accord
42:17et bien c'est aux français
42:17de trancher
42:18et il n'y a rien de scandaleux
42:19Il y a des dissidents
42:20au premier tour
42:21et bien ils ont le droit
42:22de s'exprimer
42:23et chez nous
42:26effectivement
42:26les voix sont libres
42:29et chacun a la possibilité
42:30de s'exprimer
42:30mais une fois de plus
42:31qu'est-ce qu'il y a de choquant
42:32à ce que les français
42:34tranchent un débat
42:35sur des propositions ?
42:36Je vous rappelle
42:36qu'il reste
42:37tout juste
42:38un peu plus de 7 mois
42:41pour une élection présidentielle
42:42qui va décider
42:43du sort de la France
42:44c'est pas trop
42:45d'avoir des débats
42:46entre des personnalités
42:47qui incarnent des courants
42:48de pensée
42:49qui ont des gens
42:49qui les suivent
42:50et les français
42:51ont le droit
42:51d'oxygéner peut-être
42:53la vie politique aussi
42:54Vous aurez les 500 signatures ?
42:55Oui bien sûr
42:56Vous les avez déjà ?
42:56Pas encore
42:57Mais je sais
42:58Vous en êtes à combien ?
42:59Je ne vous le dirai pas
43:00c'est un secret de fabrication
43:01Ah c'est un secret de fabrication ?
43:02Bah oui
43:03Il faut de l'argent aussi ?
43:04Il faut de l'argent
43:05et c'est les militants
43:05et c'est les soutiens
43:07qui donnent
43:08vous savez moi
43:08dans les derniers sondages
43:10alors on nous met à 3%
43:11monsieur Roussel
43:12moi et tout
43:12qu'importe
43:13Moi je fais ça
43:14pour des convictions
43:14et pour une idée de la France
43:16et vous ne croyez pas
43:17que dans la médiocrité politique
43:18il y a besoin
43:18d'un peu de diversité ?
43:20Sinon c'est qui qui choisit ?
43:221000 personnes
43:22dans un institut de sondage ?
43:23Vous avez plus de signatures
43:24que Mélenchon ou pas en ce moment ?
43:26J'en sais rien
43:26Il dit 200 ?
43:27Il dit 200 ?
43:28Bah heureusement un peu plus
43:29Ah
43:30Mais ça viendra
43:31et je fais appel au maire
43:32s'il vole une voix gaulliste
43:33indépendante
43:345 millions de français
43:356 millions ont été voir
43:36le film Général de Gaulle
43:36qui devait être un four
43:37qui ne devait pas marcher
43:38Tout le monde se réclame
43:39du gaullisme
43:40Oui mais attendez
43:40Le gaullisme c'est l'indépendance
43:42de la France
43:42Oui d'accord
43:43C'est la souveraineté
43:44Tout le monde se réclame du gaullisme
43:45Il y en a beaucoup
43:46qui l'ont trahi
43:47abondamment
43:48et qui s'en réclament
43:48mais les français font la différence

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