- il y a 1 semaine
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur l'effondrement du niveau de la France dans le classement PISA.
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00:00Tout le monde titre sur l'affaire Pisa, qui est, comme le dit très justement M. Jeffrey, préoccupant,
00:06mais ce n'est pas une surprise, puisqu'on le dit depuis la fabrique des crétins.
00:09En fait, tout ça écrit. Ce qui est fou, c'est que tout ça écrit depuis 30 ans.
00:13Les gens nous disaient « ça n'existe pas », etc. La fabrique des crétins, c'est Jean-Paul Brighelli.
00:18Je vais vous lire le tweet d'Éric Zemmour. Tout est dit.
00:21Éric Zemmour a merveilleusement résumé ce qui se passe dans l'école.
00:26Il fut un temps où l'école de la République française apprenait Clovis.
00:28La règle de Troie est l'accord du participe passé.
00:31Elle transmettait des savoirs à nos enfants et leur apprenait à aimer la France.
00:35Cette école d'aujourd'hui n'est qu'un lointain souvenir.
00:37On nous avait promis l'épanouissement. Nous avons obtenu l'ignorance malheureuse.
00:41On a expliqué à nos maîtres que le savoir était une violence.
00:43La note, une humiliation. L'orthographe, un privilège de classe.
00:46Ils ont obéi. Ils ont supprimé la dictée, le redoublement, l'histoire, le latin, la grammaire.
00:52Ils ont mis l'élève au centre et le professeur au fond de la salle.
00:56Ils délivrent le baccalauréat à 9 candidats sur 10 pour que nul ne pleure.
01:00Et ils s'étonnent aujourd'hui que nos enfants ne lisent plus.
01:03Et puis il y a ce chiffre que 30 ans de bonne conscience nous ont interdit de prononcer.
01:0757 points d'écart de niveau entre les élèves autochtones et les élèves immigrés.
01:11Une école qui n'instruit plus, ne peut plus assimiler.
01:14Un pays qui accueille sans limite, fabrique méthodiquement ses propres fractures.
01:18Les deux mots ne font qu'un.
01:20Bon, c'est un pays qui s'effondre.
01:22Alors, il n'y a pas que la France, il y a l'Occident.
01:23C'est toute la chute de l'Occident.
01:25C'est-à-dire que la Chine, Taïwan, Singapour est premier.
01:28Donc ça aussi dit quelque chose de cet Occident tel qu'il est aujourd'hui,
01:32qui a dominé le monde.
01:33Et c'est la fin.
01:34Vous disiez tout.
01:36Olivier Delagarde.
01:37On ne baisse pas sous l'assaut de ces pays qui réussissent.
01:40On baisse par volonté d'abaissement.
01:43C'est un demi-siècle de pédagogisme,
01:45de prise en otage de l'éducation nationale par l'idéologie,
01:49par les syndicats, par le déni, etc.
01:52Et pourquoi on ne s'inspire pas de ce qui marche ailleurs ?
01:55C'est ça qui est quand même étonnant.
01:56Mais oui, et ce qui est drôle, alors évidemment,
01:58ça renvoie à Emmanuel Macron, je l'ai dit.
01:59Il n'est pas responsable de tout.
02:01Il n'a rien fait.
02:02Il a parlé.
02:03Il n'a rien fait.
02:04Il a parlé dans tous les domaines.
02:06Il n'a rien fait.
02:07Dix ans de Macron, champ de ruines.
02:10Terrible.
02:10En fait, le bilan est terrible.
02:12Je vous assure.
02:13C'est rare.
02:14Et évidemment, c'est le pire bilan d'un président
02:16sous la Ve République.
02:18C'est le pire bilan.
02:19Je voulais vous faire écouter, par exemple,
02:20ce qu'il avait dit en 2000.
02:22Et après, je vous donne la parole, Olivier.
02:24Parce qu'effectivement, ce président
02:25qui n'est responsable de rien,
02:28je le dis pour Marine Lançon,
02:29c'est un son d'avril 2023 ou 2024.
02:33C'est le dernier son qu'on voulait écouter
02:35d'Emmanuel Macron.
02:36On l'interroge sur le classement PISA il y a trois ans.
02:38Il dit, mais ce n'est pas de ma faute.
02:39Non, puisque les réformes n'ont pas été mises en place.
02:41Là, les réformes, elles ont été mises en place.
02:43Et c'est pire.
02:44Et c'est pire.
02:45C'est-à-dire qu'il n'a rien fait.
02:47C'est ça le reproche que tu peux faire à un président.
02:49Il n'a rien fait.
02:51C'est incroyable de ne rien faire, quand même.
02:53C'est incroyable de ne pas prendre de décision.
02:55Écoutez ce que disait Emmanuel Macron,
02:57c'est en janvier 2024.
03:00Pourquoi les résultats PISA sont mauvais ?
03:03Parce que les résultats PISA sont faits sur des classes
03:05qui n'ont pas été touchées par les réformes qu'on a conduites au premier quinquennat.
03:08Attendons ceux qui ont eu à suivre.
03:10Donc moi j'assume, vous me parlez de résultats qui ne sont pas liés aux réformes qu'on a faites.
03:14Ben attendons, j'assume.
03:15Ben non, il n'assume pas.
03:16Il n'assume pas.
03:17Il n'a rien fait.
03:19C'est un président qui n'aura fait que parler.
03:22Mais avec un talent extraordinaire.
03:24Vous disiez que tout le monde est d'accord sur le constat.
03:26C'est vrai, ce matin dans la presse, finalement, ça fait la une de tous les journaux.
03:29Mais ensuite, sur les raisons de cet échec,
03:34là il y a une grosse différence, si vous voulez.
03:36Il y a ceux qui disent, c'est la faute des écrans,
03:38c'est la faute des parents,
03:40c'est la faute à pas de chance,
03:42et puis finalement il faut relativiser.
03:44Et puis ce matin, il y a quand même ceux qui disent,
03:47et si l'éducation nationale était responsable ?
03:49Et si les profs, vos chers profs,
03:51avaient également leur part de responsabilité
03:54dans ce naufrage véritablement de l'éducation ?
03:59Mais c'est toute une génération.
04:00Qu'est-ce qu'on peut faire ?
04:02Quand je dis solution radicale,
04:04il y a des solutions radicales que tu peux prendre en économie.
04:06Mais là, c'est toute une génération.
04:07Tu fais comment pour reformer les profs ?
04:09Il y a une chose que vous pouvez faire, à mon avis,
04:10c'est faire exposer l'éducation nationale
04:13et confier l'éducation aux régions.
04:15Ça sera probablement la seule façon de faire,
04:18et encore là, bon courage,
04:19peut-être revenir sur l'emploi à vie dans l'éducation nationale.
04:22Peut-être revenir sur l'emploi à vie dans l'éducation nationale,
04:25faire des contrats de profs de 5 ans,
04:27comme en Suisse, pourquoi pas.
04:30Voilà.
04:30En tout cas, les solutions doivent être vraiment radicales,
04:32mais c'est toute une génération.
04:33Et qu'est-ce qui incarne ça ?
04:35On a écouté hier Marine Tondelier.
04:37Elle incarne la chute, évidemment, intellectuelle,
04:40culturelle, de connaissance de ce pays.
04:41C'est-à-dire que vous avez quelqu'un
04:42qui se présente à la présidence de la République
04:43qui ne sait même pas qui est Georges Pompidou.
04:45Non, mais c'est effrayant.
04:45C'est effrayant.
04:46En fait, c'est un pays qui est devenu effrayant.
04:48Il paraît qu'elle a fait Sciences Po au Lille.
04:50Oui.
04:51Et elle n'a jamais entendu parler de Pompidou.
04:53Oui.
04:54C'est quand même inquiétant.
04:55Éric Nolo.
04:55Mais moi, je voudrais prendre une comparaison
04:57avec le football.
04:58La filière de formation française est excellente,
05:01exemplaire.
05:02C'est-à-dire qu'on sort chaque année
05:03pour le plus grand bonheur
05:04des championnats étrangers,
05:05des champions.
05:06Si tout d'un coup,
05:07au bout de cinq ans de formation,
05:08on ne sortait que des joueurs
05:10qui ne mettent pas un pied devant l'autre,
05:11on dirait qu'il y a quelque chose
05:12qui ne va pas, il faut changer.
05:13C'est ce qui se passe
05:13dans l'éducation nationale.
05:15Un lycéen sur trois
05:16ne comprend pas un texte de 400 mots.
05:18C'est-à-dire qu'un lycéen sur trois
05:19n'a rien compris,
05:20à votre éditorial tout à l'heure,
05:21il avait l'impression d'entendre
05:22du Heidegger dans le texte.
05:24Moi, je dis,
05:24devant un pareil constat d'échec,
05:26il faut tout reprendre à zéro.
05:27Ce n'est plus des réformes,
05:29ce n'est plus des réformettes,
05:30il faut tout changer.
05:31Donc, les réformes
05:32ne servent plus à rien.
05:33Le mot radicalité
05:35s'applique à l'éducation nationale
05:36comme à beaucoup de...
05:37À tout.
05:38C'est-à-dire que tu as attendu
05:39tellement longtemps en tout,
05:41je ne suis même pas sûr
05:41qu'on y arrive.
05:42Parce que je ne suis même pas sûr
05:43que quelqu'un veuille le faire.
05:45Parce que l'insécurité,
05:46la dette, le chômage,
05:48la retraite, tout ça,
05:50seules des mesures radicales
05:53pourront changer ce pays.
05:55Autrement, on continue.
05:56Et on s'enfoncera,
05:57c'est le Titanic.
05:58Et ça va un peu plus lentement
06:00que le Titanic.
06:01Vous voulez qu'on voit
06:02le peu ce sujet ?
06:03Peut-être l'effondrement
06:05de le niveau scolaire.
06:05Et puis, alors,
06:06ce monsieur Jeffrey,
06:07il est génial.
06:08Tiens, on va l'écouter, là.
06:10Il dit, c'est une alerte.
06:11Non, mais ils sont déconnectés.
06:13Mais, franchement...
06:14Attendez, tous ces prédéces
06:14qui font que c'est la réalité.
06:16Moi, ils me mettent en colère.
06:18Ils ne sortent pas de rien, Jeffrey.
06:19Parce qu'il était directeur
06:20des programmes avant,
06:21de l'éducation nationale.
06:22Certes, il est ministre
06:23depuis peu de temps.
06:24Il le sera pour peu de temps encore.
06:25Mais, en fait,
06:26c'est vraiment un apparat chic
06:28de l'éducation nationale.
06:29Mais comment on peut...
06:30Ces gens qui se disent intelligents,
06:33mais c'est quoi l'intelligence ?
06:34C'est voir.
06:35Et voir, c'est quoi ?
06:36C'est agir.
06:37Qu'est-ce qu'ils font ?
06:38Rien.
06:39Mais ils ne peuvent pas agir.
06:40Rien.
06:40Rien.
06:41On nous dit que le président Macron
06:43est intelligent,
06:43mais il n'a rien fait.
06:44Je vais me faire l'avocat
06:45d'Edouard Jeffrey un instant.
06:47Charlotte a raison.
06:48C'est-à-dire qu'avant lui,
06:49il y avait un déni.
06:49Au moins, il affronte la réalité.
06:51Et moi, de ce que j'ai entendu
06:52de sa part,
06:52c'est le retour de l'orthographe.
06:54Je vous avoue
06:54que c'est élémentaire.
06:56Mais c'est le retour
06:56de l'exigence de l'orthographe
06:57dans les évaluations.
06:59Il n'est pas défavorable
07:00au groupe de niveau.
07:01Honnêtement,
07:02ce n'est pas le pire
07:02des ministres de l'Éducation nationale
07:03que nous avons eu.
07:04Il dit,
07:05je veux le retour de l'orthographe.
07:06Et puis,
07:06les correcteurs du bac
07:07disent non, non,
07:08nous, on s'en fout.
07:08Après, qu'ils ne soient pas suivis,
07:09c'est autre chose.
07:10Non, mais qu'ils ne sont pas suivis.
07:11Qu'il est de l'autorité
07:12dans son ministère.
07:12Pour moi, dans les intentions,
07:13je trouve que...
07:13Écoutons juste Edouard Geffray
07:15sur l'alerte.
07:17Il trouve que c'est une alerte.
07:19Résultat qui constitue
07:21une alerte collective,
07:22plus qu'une alerte même.
07:24Il y a une dimension
07:24un peu alarmante collectivement.
07:27Parce qu'en réalité,
07:27on est sur un point de rupture
07:28universel dans l'éducation.
07:30Ce qui est en train de se passer,
07:31c'est que partout dans le monde,
07:32et dans tous les pays développés,
07:33on est en train de déléguer,
07:34en fait.
07:35On a délégué,
07:35c'est-à-dire,
07:35l'éducation,
07:36le savoir, etc.,
07:37aux réseaux sociaux,
07:38aux numériques.
07:40Et ce que dit très bien Pisa,
07:41c'est qu'il y a un impact
07:43des réseaux sociaux,
07:44de la consommation
07:44des réseaux sociaux,
07:45de la surexposition aux écrans
07:46qui est démesurée.
07:48Et dans le même temps,
07:49les parents
07:51ont pris une distance
07:52par rapport à la scolarité
07:53de leur enfant
07:53et s'y impliquent beaucoup moins.
07:55C'est de la faute des parents.
07:57Ce qui n'est pas faux, d'ailleurs.
07:58Non, mais il n'a pas tort.
08:00Il n'a pas tort.
08:01Jamais il ne dira
08:02que c'est la faute des profs.
08:03Voilà.
08:03Non, mais il pourrait surtout dire
08:04que c'est de notre faute
08:05à nous, l'administration.
08:06Autrement, il ne sert à rien.
08:07En fait, il devrait prendre
08:08sa propre responsabilité.
08:10Évidemment que les parents
08:11déconnent complètement.
08:13Parce que parfois,
08:14ils sont perdus, d'ailleurs,
08:14les pauvres.
08:15Et il n'y a plus de...
08:17Bon, c'est vrai.
08:18Mais quand les parents
08:19font ce qu'il faut faire,
08:21c'est-à-dire pas de portable,
08:22etc.,
08:22croyez-moi,
08:23l'autorité,
08:24là, ça marche avec les enfants.
08:25Et la réussite des enfants,
08:26c'est la volonté des parents.
08:27Il n'y a pas de souci.
08:28Les parents déconnent, c'est sûr.
08:29Mais ils pourraient simplement dire
08:30« L'État déconne ».
08:32Charlotte Dornela.
08:33Non, mais il y a plusieurs choses.
08:34Déjà, les profs,
08:34je pense qu'on peut régler
08:36le problème de la bureaucratie
08:37avant celui des profs
08:38qui sont factuellement
08:39tous les jours
08:40devant des élèves.
08:41Et honnêtement,
08:42moi, j'en croise
08:42toute la journée
08:43des profs qui sont
08:44dans l'alerte maximum
08:46depuis des années et des années
08:47et qui continuent
08:48à faire le job.
08:48Donc, il y en a peut-être
08:49qui posent problème.
08:50Mais honnêtement,
08:51c'est surtout le ratio.
08:52Et comme dans beaucoup
08:52d'autres endroits,
08:55administratifs de l'éducation nationale
08:56qui ne voient jamais un élève
08:57et qui peuvent être loin
09:01et idéologues,
09:01évidemment, loin des élèves
09:02et les professeurs
09:03qui sont encore sur le terrain.
09:05Déjà, il faut peut-être
09:05distinguer ça
09:06et commencer par le début.
09:07La deuxième chose
09:07sur les parents.
09:09Moi, je veux bien
09:09qu'on reproche tout aux parents.
09:10Mais j'aimerais bien savoir
09:11exactement ce qu'on leur reproche.
09:12De ne pas s'occuper
09:13de leurs enfants.
09:13Non, non.
09:14Ce matin...
09:14Oui, mais alors ça...
09:15C'est assez simple, d'ailleurs.
09:17Par rapport à l'école.
09:17Non, non, mais par rapport à l'école.
09:19Bon, déjà, les parents...
09:19De faire des enfants
09:20et de ne pas s'en occuper.
09:21Mais eux-mêmes sont démunis.
09:22Déjà, les parents, aujourd'hui,
09:23sont les élèves d'hier,
09:24du même système.
09:25Oui.
09:26Au bout d'un moment,
09:27ça a des conséquences,
09:27ça, c'est sûr.
09:28Ce n'est pas juste des élèves
09:29pour toujours, les gens.
09:30Ils deviennent parents, eux aussi,
09:32en fait.
09:33Donc, eux, ils ont des lacunes
09:34et ils n'arrivent pas
09:35à accompagner leurs enfants.
09:36Mais je note que ce matin,
09:38on leur reproche
09:38de se tenir trop loin de l'école
09:40et tout le reste de l'année,
09:41on explique qu'ils sont
09:41en permanence dans l'école
09:42et qu'ils empêchent
09:43les profs de travailler.
09:44C'est un peu vrai aussi.
09:45Oui, mais alors du coup,
09:46je ne sais plus.
09:47Mais il y a une chose.
09:48C'est un peu vrai aussi.
09:49Il y a une chose.
09:49Parce qu'ils viennent contester
09:50l'autorité du maître.
09:51Oui.
09:51C'est un peu vrai.
09:53Et donc, comment les remettre,
09:56remettre les parents à leur place ?
09:57Certes, on peut leur demander
09:57sur le terrain de l'éducation
09:59de faire leur boulot
10:00et de le réclamer.
10:01Et ça, ça appartient aux politiques.
10:03Et à l'école,
10:03de laisser l'école faire.
10:05Mais pour ça,
10:05par quoi faut-il commencer ?
10:07Peut-être par arrêter
10:08de défier les parents
10:09sur le terrain éducatif à l'école.
10:11Quand vous avez un ministre,
10:13Vincent Payon,
10:14qui vous dit
10:15le rôle de l'école
10:15est d'arracher les enfants
10:17à leurs déterminismes familiaux,
10:19moi, je suis la mère de famille.
10:20Oui, je viens dans l'école.
10:21Et puis, à toutes les heures,
10:23pour savoir exactement
10:23ce qu'on explique à mon enfant,
10:25sur le terrain,
10:26tous les débats sociétaux
10:27s'invitent à l'école.
10:28Toute l'année,
10:29vous avez remarqué d'ailleurs,
10:29on dit en permanence
10:30tel ministre,
10:31il est opposé à tel,
10:32il n'y a aucune cohérence
10:33entre les ministres
10:33de l'Éducation nationale.
10:35Aucune cohérence
10:35sur des débats de société.
10:37Ce n'est pas sur la méthode de lecture.
10:39On n'en a jamais entendu parler,
10:40en fait.
10:40Donc, c'est savoir
10:41quel débat de société
10:42on installe à l'école,
10:43à quelle heure,
10:44est-ce que l'éducation sexuelle,
10:45c'est le matin ou le soir
10:46et par quelle association
10:47et laquelle on subventionne
10:48et laquelle on fait venir
10:49sur le racisme,
10:50la sexualité,
10:52l'écologie,
10:53tout ça.
10:53On fait de la com.
10:54On fait de la com pour les médias,
10:55on fait de la com pour France Inter,
10:57pour ses émissions.
10:58C'est pire que de la com,
10:59parce que quand vous défiez ainsi
11:00les parents sur le terrain,
11:01éducatifs et même idéologiques,
11:03vous les invitez
11:04à s'inviter dans l'école.
11:06Or, si vous recentrez
11:07sur l'instruction,
11:08vous dites, écoutez,
11:08chacun son job.
11:09On est co-éducateur,
11:10factuellement,
11:11donc on doit bien s'entendre,
11:13mais sur le terrain
11:14de l'instruction,
11:14on va vous demander
11:15de rester à l'écart
11:16du commentaire sur les notes.
11:17Mais vous ne pouvez le faire
11:18que si vous restez
11:19à votre place
11:20en tant qu'instructeur,
11:22instructeur et non pas éducateur,
11:23à la place des parents.
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