00:00Sabrina Roubache, une dernière question, elle concerne bien sûr la présidentielle qui arrive.
00:06On ne peut pas rester sur l'éducation nationale ?
00:07Non, je voudrais juste que vous réagissiez au fait que hier, parce que tout s'est passé hier,
00:12c'est vraiment un mouchoir de poche de quelques minutes, c'est-à-dire qu'Edouard Philippe propose hier soir,
00:17il tend la main et il veut rassembler à la Toussaint, il propose la Toussaint, est-ce que c'était
00:22la bonne date ?
00:22Je n'en sais rien, mais en tout cas, du modem à LR.
00:26Hier, sur nos antennes, Bruno Retailleau a refusé en disant « moi je suis la droite, lui c'est le
00:31centre ».
00:32Aujourd'hui, Gabriel Attal refuse. On va y arriver à rassembler le centre et la droite ?
00:37Alors, est-ce qu'on va y arriver ? Je ne sais pas, puisque ce sont eux les candidats.
00:41Ce que je sais en tout cas, si la politique m'a...
00:43Qu'est-ce que vous souhaitez-vous ?
00:44Si la politique m'a appris quelque chose, c'est que tu gagnes en rassemblant et en additionnant.
00:51La politique, c'est des additions, ce n'est pas des soustractions.
00:53La politique, c'est de la volonté aussi. Là, il n'y a personne qui veut. Comment on fait ?
00:57Alors, comment on fait ? Je pense qu'il faut avoir, encore une fois, je reprends les chefs d'entreprise,
01:02il faut avoir une espèce de pragmatisme et de principe de réalité qui se jettera devant chaque candidat.
01:11Le principe de réalité.
01:12C'est-à-dire qu'on va laisser le temps faire les choses ?
01:14Et ça veut dire, vous savez, la nature, elle est toujours bien faite, parce que les choses, elles se décantent.
01:18Qu'on le veuille ou pas, les pattes, elles reposent. Et ça, c'est...
01:21Donc, vous attendez ce moment-là, réunion par réunion, rassemblement par réunion...
01:26Idée par idée, parce que je crois quand même aux idées... Enfin, comment dire ?
01:30Les gens ne peuvent pas se mettre ensemble juste parce qu'il faut faire une addition.
01:34Ils se mettent aussi ensemble parce qu'il faut se rapprocher ou comprendre,
01:37ou accepter de partager les valeurs des uns et des autres.
01:40jusqu'où ils sont prêts à aller ?
01:42Je rappelle quand même que Gabriel Attal et Édouard Philippe,
01:44enfin, un a été Premier ministre, l'autre aussi,
01:48et Gabriel Attal a été aussi ministre du Président de la République.
01:52Est-ce que vous craignez, comme le dit François Bayreau,
01:54il l'a redit au Grand Rendez-vous Europe 1, c'est nous les échos dimanche,
01:57est-ce que vous craignez la tenaille du pire ?
01:59C'est son nom à lui, ce qu'il a trouvé entre un duel RN-LFI au deuxième tour ?
02:05Alors, encore une fois, je pense que ce duel,
02:10peut être mortifère, et ça c'est la réalité.
02:13Mortifère ?
02:13Oui, parce que moi je partage les valeurs ni des uns ni des autres.
02:17Donc si un deuxième tour RN-LFI, vous serez embêté pour voter ?
02:22On ne serait même pas embêté, moi je pense que...
02:24Vous voteriez quoi ?
02:25Je ne dis jamais pourquoi je vote,
02:27et je vais vous dire une chose,
02:29moi qui m'étais retirée,
02:31parce qu'on sait que je n'ai pas de langue de bois,
02:32je me suis retirée en 2024,
02:37le NFP avait fini devant moi,
02:39d'un point et quelques,
02:41et le RN, je me suis retirée en conscience.
02:43Non, non, mais moi, j'ai respecté ce que je suis.
02:47Vous étiez députée ?
02:48J'étais députée, je me suis retirée,
02:50j'ai fini troisième,
02:51et j'ai assumé...
02:52Le fait de laisser passer un candidat du NFP
02:55qui était de quelle couleur politique ?
02:57C'était Place Publique.
02:58Place Publique.
02:59Donc ce n'était pas LFI ?
03:00Non, c'était Glucksmann.
03:01Et si ça avait été LFI, vous auriez fait la même chose ?
03:03Eh bien, je me serais retirée quand même,
03:04vous savez pourquoi ?
03:05Donc ça veut dire que vous allez voter Mélenchon
03:07en cas d'un du LRN LFI ?
03:08Non, non, non.
03:09La veste est rouge.
03:10Non, la veste est rouge.
03:12Non, la réalité, non, non.
03:13Déjà, moi, encore une fois...
03:15Pourquoi ?
03:16Parce que je pense qu'en conscience,
03:19dans l'urne,
03:20les gens peuvent vous raconter beaucoup de bêtises.
03:22Je vais vous dire,
03:22les gens peuvent vous dire à votre micro,
03:25oui, alors moi, je suis sûr de voter ceci,
03:27de voter cela.
03:28Déjà, je pense que si on peut nous laisser
03:31une part d'intimité,
03:32à nous, les hommes et les femmes politiques,
03:35donc les personnalités publiques,
03:36laissez-nous au moins l'intimité en conscience
03:41dans l'urne de faire ce qui nous semble juste.
03:44Pas de réponse, mais des indices.
03:45Le temps me manque.
03:46Non, non, non.
03:47Mais par contre, juste pour finir sur l'ERN et LFI,
03:50moi, je fais...
03:51Vous savez, j'ai rejoint le président de la République,
03:54je l'ai rejoint très tôt,
03:56parce qu'il n'a pas dit,
03:57lui, cet extrême, j'en veux pas,
04:00il est venu proposer lui-même un projet.
04:02Et c'est sur un projet qu'on adhère.
04:03Vous attendez les projets ?
04:04Sur des valeurs.
04:05Mais il faut embarquer les gens.
04:08Dire qu'on fait une campagne parce qu'on veut battre l'ERN et LFI,
04:11merci, les Français ont compris.
04:13Donc, OK, et qu'est-ce qu'on propose ?
04:15Merci beaucoup, Sabrina Roubache,
04:16d'avoir été l'invité d'Europe 1.
04:18Dans un instant, le rappel des titres de l'actualité
04:20et la suite est la fin des débats d'Europe 1 soir.
04:23Sous-titrage MFP.
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