Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Algérie : le pari de la diversification économique [Business Africa]

Après des décennies de forte dépendance au pétrole et au gaz, l’Algérie cherche à diversifier son économie en développant l’industrie, l’agriculture, les services et le secteur minier.

LIRE L’ARTICLE : http://fr.africanews.com/2026/09/10/algerie-le-pari-de-la-diversification-economique-business-africa

Abonnez-vous à notre chaine Dailymotion et recevez chaque jour le meilleur de l’actualité panafricaine.

Africanews est disponible en Français et en Anglais.
Site web : fr.africanews.com
Facebook : https://www.facebook.com/africanews.fr/
Twitter : https://twitter.com/africanews

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:10Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle édition de Business Africa.
00:15Je suis Yasmina El Abbasiret et voici les titres.
00:18L'Algérie accélère la diversification de son économie.
00:22Industrie, services, agriculture et mines progressent.
00:25Mais les hydrocarbures restent essentiels aux recettes publiques.
00:30Au Soudan, l'énergie solaire devient indispensable face aux coupures d'électricité.
00:34Mais son coût élevé creuse les inégalités entre les familles.
00:39En RDC, les festivals culinaires servent de tremplin aux jeunes restaurateurs.
00:44Ils leur permettent de tester leur concept, gagner en visibilité et séduire de nouveaux clients.
00:51Alger veut développer de nouveaux moteurs de croissance et attirer davantage d'investissements.
00:56Une mutation déjà visible mais encore fragile face au poids du pétrole et du gaz dans les exportations et le
01:04budget de l'Etat.
01:07Pendant des décennies, l'économie algérienne s'est largement appuyée sur le pétrole et le gaz.
01:13Aujourd'hui, Alger cherche à faire évoluer ce modèle et les premiers signes de diversification sont visibles.
01:19En 2024, l'activité hors hydrocarbures a progressé de 4,8% au premier semestre 2025.
01:28La croissance a atteint 5,4%.
01:32Services, industries, agriculture, mines, l'Algérie cherche à élargir ses moteurs de croissance et à attirer davantage d'investissements privés.
01:43Les autorités misent notamment sur l'agroalimentaire, l'industrie manufacturière, les infrastructures et le secteur minier.
01:51L'objectif affiché, réduire progressivement la dépendance aux revenus énergétiques et donner plus de poids aux activités non pétrolières.
02:00Mais cette diversification reste fragile.
02:04Le pétrole et le gaz pèsent encore lourd dans les exportations et les finances publiques.
02:09Quand les revenus énergétiques baissent, les équilibres budgétaires se tendent.
02:14En 2025, le déficit public dépasse 10% du PIB selon le FMI.
02:20La dette publique franchit, elle, la barre des 50%.
02:23C'est tout le paradoxe algérien.
02:26L'économie se diversifie, mais l'État reste très largement dépendant de l'énergie.
02:33Alger cherche donc à développer des exportations hors hydrocarbures,
02:37avec de grands projets dans les mines, les infrastructures et l'industrie.
02:43Avec un autre défi en ligne de mire, la transition énergétique mondiale.
02:49Nous recevons Hicham Lemissi, analyste géopolitique et stratégique, spécialiste des questions énergétiques.
02:57Monsieur Lemissi, bonjour.
02:59Selon vous, au-delà des hydrocarbures,
03:01quel secteur pourrait devenir de véritables moteurs des exportations pour l'Algérie ?
03:06L'Algérie s'inscrit dans un modèle de développement qui est un modèle plutôt auto-centré,
03:10basé sur une politique de substitution des importations.
03:14On peut prendre l'exemple très parlant de la pharmacie.
03:16L'Algérie est l'un des pays aujourd'hui en Afrique qui a le secteur pharmaceutique le plus solide et
03:22le plus développé,
03:23avec plus de 80% des médicaments qui sont destinés à la consommation des Algériens,
03:29qui sont directement produits en Algérie.
03:32Et ce que l'on peut constater en Algérie, c'est qu'on a un certain nombre de secteurs forts
03:36qui commencent déjà à exporter, même si l'objectif réel, ce n'est pas l'exportation,
03:40c'est plutôt la substitution d'importation.
03:42C'est-à-dire que quand vous avez un secteur économique qui permet d'économiser 1 milliard de dollars d
03:48'importation,
03:49c'est un bon considérable pour les finances algériennes et plus globalement pour l'écosystème de l'économie algérienne.
03:56On peut parler des mines aujourd'hui, qui est un secteur absolument prioritaire.
04:00Mines, les sidérurgies, à partir notamment du site de Gara Djébilet.
04:04On peut évoquer également le phosphate, qui répond évidemment aux besoins locaux,
04:09c'est d'abord ça la priorité pour l'Algérie,
04:11mais qui commence également à exporter dans un certain nombre de domaines où n'étaient pas forcément présents.
04:16Avec l'accélération de la transition énergétique mondiale,
04:19l'Algérie peut-elle adapter son économie au nouveau modèle et réussir sa diversification ?
04:26L'Algérie est un grand producteur d'énergie, d'hydrocarbures, notamment à travers le gaz naturel,
04:31qui est considéré comme une énergie justement de transition du passage des hydrocarbures
04:35à d'autres formes d'énergie dites renouvelables.
04:38À côté de cela, on a un très très gros projet stratégique,
04:42un projet partagé entre l'Algérie, l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne,
04:45qui est le programme South H2, c'est un corridor énergétique
04:49qui viendrait en fait alimenter depuis l'Algérie l'Europe en hydrogène d'hiver ou gris,
04:55c'est-à-dire à basse émission carbone.
04:58On peut parler également d'autres projets en Algérie en cours,
05:04à travers notamment la transsaharienne, le corridor transsaharien,
05:08qui cherche à relier justement le Nigeria, le Niger et l'Algérie,
05:12à la fois pour alimenter en hydrocarbures les pays européens,
05:17mais également qui s'inscrit dans une logique qui est plus globale, plus vaste,
05:21de faire de l'Algérie un espèce de hub central entre la zone méditerranéenne,
05:26européenne, le Sahel et l'intérieur africain, notamment l'ouest africain,
05:30en direction du Nigeria.
05:32La majorité des projets de transition sont financés par l'État.
05:36Selon vous, qu'est-ce qui freine encore l'arrivée d'investisseurs étrangers et privés en Algérie ?
05:42Ce qu'il faut reconnaître, c'est que l'Algérie est confrontée en matière d'investissement
05:46à un certain nombre de lourdeurs et de difficultés.
05:49Ces lourdeurs, c'est tout d'abord une bureaucratie de contrôle
05:53qui n'a pas encore réussi complètement à opérer un petit peu sa transition d'efficacité
05:59pour faciliter l'investissement économique.
06:02On a une réglementation qui est très lourde,
06:05pour laquelle le gouvernement algérien essaie de répondre.
06:08Depuis quelques années, à travers la mise en place d'un principe de guichet unique,
06:14une loi sur les investissements qui clarifie un petit peu les conditions.
06:18Mais les opérateurs économiques sont confrontés surtout à la difficulté
06:22qui est liée à la visibilité sur le long terme de toute la réglementation
06:27qui concerne les investissements.
06:29Et actuellement, en Algérie, il y a une grande réflexion
06:31pour faire un petit peu ce qui a été fait au Maroc,
06:33c'est-à-dire quelque sorte sanctuariser, par exemple sur 10 ans,
06:36tout un principe de code de l'investissement
06:39qui permettrait d'apporter justement cette sécurité réglementaire
06:42dont les entreprises ont particulièrement besoin.
06:46Merci pour votre participation.
06:48Merci pour l'invitation.
06:52Au Soudan, la guerre a profondément désorganisé l'accès à l'électricité.
06:57Face aux coupures et aux infrastructures endommagées,
07:01les panneaux solaires et les batteries sont devenus une solution de remplacement.
07:07À Khartoum, les publicités pour les panneaux solaires envahissent les rues.
07:11Depuis le début de la guerre, l'effondrement du réseau électrique
07:15a créé un nouveau marché, encore réservé aux ménages les plus aisés.
07:23Pour une famille modeste, l'installation de panneaux solaires
07:26représente un énorme sacrifice.
07:28Mais face aux coupures d'électricité, c'est devenu un choix presque inévitable.
07:34Un système domestique coûte près de 5000 dollars
07:37dans un pays où la monnaie se déprécie et où les équipements sont importés.
07:42À Omdurman, Randa Al-Mansour a pu investir grâce à l'argent envoyé par son mari
07:47qui, lui, travaille en Arabie Saoudite.
07:55Les coupures sont incessantes.
07:57Les enfants arrivent à l'école, mais il n'y a pas d'électricité.
08:00Ils doivent alors rentrer chez eux, ou il n'y en a pas non plus.
08:03Avec cette chaleur, étudier devient très difficile.
08:06J'ai choisi l'énergie solaire pour m'adapter,
08:09mais toutes les familles ne peuvent pas se le permettre.
08:14Pour les autres, les coupures peuvent durer 16 heures.
08:16Elles détruisent les stocks, paralysent les commerces
08:18et augmentent les dépenses quotidiennes.
08:20Dans les hôpitaux et pharmacies, elles menacent aussi les patients.
08:24Les équipements tournent au ralenti
08:25et les médicaments, sensibles à la chaleur, sont difficiles à conserver.
08:31Tous les 3 ou 4 jours, je dois jeter mon stock d'insuline.
08:34Il est abîmé par la chaleur.
08:39Les dégâts infligés au réseau sont estimés à 3 milliards de dollars.
08:44Malgré un potentiel solaire immense,
08:46cette énergie vitale reste inaccessible à une grande partie de la population.
08:54À Kinshasa, la Congo Food Week met la gastronomie
08:58au service de l'entrepreneuriat et de la solidarité.
09:01Une vitrine précieuse pour les jeunes talents
09:04dont les recettes soutiennent cette année les déplacés du sud qui vaut.
09:11Dans l'ouest de Kinshasa,
09:12Rachid Kandolo développe Walking Good, son restaurant mobile.
09:16Lancé il y a 11 mois,
09:17le jeune projet doit encore surmonter les difficultés d'approvisionnement
09:20et conquérir sa clientèle.
09:22C'est un projet qui est encore jeune
09:24au niveau de la gestion du stock et de l'approvisionnement.
09:27Mais si on va dans le cadre de la clientèle,
09:31comme c'est un produit nouveau,
09:32il faut encore convaincre la clientèle.
09:36Il y en a qui connaissent déjà,
09:37qui s'y habituent, nous fidélisons certains.
09:39Les jeunes entrepreneurs de la gastronomie congolaise
09:42misent sur les festivals et les journées culturelles
09:45pour développer leur réseau.
09:47Le Congo Food Week leur offre ainsi une vitrine
09:50pour présenter leurs produits à un large public
09:52et multiplier les contacts commerciaux.
09:55Il n'y a que de la nouvelle clientèle.
09:58Parce que nous, on est basé à Sendwe, à Matongé.
10:01Donc là, on entre aussi dans le grand, en vive.
10:04Donc on peut aussi, voilà, on a beaucoup de contacts,
10:07ceux qui veulent déjà pouvoir se faire livrer.
10:09Donc ça nous élargit le réseau.
10:12Donc c'est tableau.
10:13Le Congo Food Week s'impose ainsi comme un rendez-vous
10:16pour les acteurs de la gastronomie congolaise.
10:19Mais au-delà de cette dimension économique,
10:21le festival porte également une ambition plus large
10:23en associant aux promotions de la culture et actions solidaires.
10:27Nous reconnaissons nos défis,
10:29c'est-à-dire que la RDC a des problèmes d'insécurité alimentaire.
10:33Mais nous, ce que nous avons choisi de faire,
10:35c'est de vendre ce qu'on a de plus riche
10:36pour subvenir à ses besoins.
10:38Ça veut dire la culture.
10:39Nous vendons la culture pour subvenir aux besoins de la faim.
10:41Donc le festival nous sert de collecte de faim.
10:43Pour cette sixième édition,
10:45les recettes financeront une action
10:46en faveur des déplacés du Sud Kivu,
10:48réfugiés dans le Tanganyika,
10:50une économie culinaire au service de la croissance et de la solidarité.
10:57C'est la fin de cette édition.
10:59Merci de l'avoir suivie.
11:01Retrouvez-nous sur nos plateformes et sur africanews.com.
11:12Business Africa was presented by Turkish Airlines.
Commentaires

Recommandations