00:00Est-ce que oui ou non, quand on voit l'ampleur de notre dette, quand on voit le poids des
00:03taux d'intérêt, quand on voit la difficulté à emprunter,
00:07est-ce que quand Jean-Luc Mélenchon dit qu'on peut en geler une grosse partie ou la mettre au
00:12feu, est-ce que c'est possible ça ?
00:13On voudrait bien que ça soit vrai. Seulement, ce n'est pas juste.
00:20Juste pour la dette, on est à près de 120% aujourd'hui, mais ce n'est pas que ça.
00:24C'est-à-dire qu'on a des inquiétudes des investisseurs étrangers qui détiennent 55 à 60% de notre
00:30dette.
00:31Il ne faut pas l'oublier. C'est grâce à eux qu'on se refinance et qui, aujourd'hui, se
00:35disent « Mais regardez, ils sont en retard sur l'IA,
00:38ils sont en retard maintenant sur les biothèques, ils ont une éducation en Berne, il faut qu'ils investissent plus
00:44en éducation, en université.
00:46Ils n'ont pas fait leur réforme des retraites. » Et c'est ça, le vrai danger.
00:51Donc, on peut essayer d'annuler la dette. Alors là, dans la proposition que vous citez, j'ai dit que
00:57c'était fantaisiste.
00:59Et ça l'est, parce qu'en fait, dans le meilleur des cas, ça n'aura aucun effet, puisqu'on
01:03prend à la Banque de France pour que l'État français gagne de l'argent.
01:08Mais la Banque de France et l'État français, c'est une seule entité.
01:12Et donc, les dividendes de la Banque de France vont à l'État français.