00:01Europe 1, 11h-13h, Eliott de Valais-Vous.
00:07Rebonjour si vous nous rejoignez, bonjour.
00:10Midi 4 sur Europe 1 pour la suite d'Eliott de Valais-Vous.
00:12On est ensemble jusqu'à 13h bien sûr avec Marie-Linero,
00:16avec Sébastien Ligné et Arthur Devatrigan, le tandem d'éditorialistes.
00:19Et nous avons le plaisir de recevoir à midi Noël Lenoir,
00:22ancienne ministre qui a fondé le comité Boilem Sans Salle,
00:26qui a participé activement à la libération de Boilem Sans Salle.
00:30Et ce comité désormais se reforme ou renaît tel un phénix pour la liberté d'expression.
00:40Comité pour la liberté d'expression, vous serez accompagné d'Arnaud Benedetti,
00:43de Jean-Michel Blanquer, de Boilem Sans Salle.
00:46Donc ce comité qui viendra défendre ces prochains mois,
00:498 mois de la présidentielle, la liberté d'expression.
00:52Vous le savez, chers auditeurs, le groupe dérange la caste médiatique et politique
00:57attaqué sur les ondes du service public ou dans des émissions comme Quotidien,
01:01sous pression désormais du ministre de l'Intérieur,
01:04si Xenia Federova revenait sur l'antenne de CNews.
01:07Pourquoi le groupe dérange ?
01:09C'est la question qu'on vous pose au 01 80 20 39 21.
01:12Je vous propose d'écouter une nouvelle séquence d'Azilise Lecor,
01:16qui était l'invité de C'est ce soir,
01:19et qui parlait justement du pluralisme.
01:22Azilise Lecor, qui débattait avec une journaliste de Radio Nova, entre autres.
01:27Je ne vois pas d'appel à la haine, je ne vois pas de discrimination dans mon travail.
01:31C'est différent.
01:32C'est sûr, c'est sûr, c'est-à-dire que vous avez condamné pour ça.
01:35C'est génial, c'est qu'en fait, plus vous continuez à mépariser les gens.
01:38Mais en fait, je vais vous dire...
01:40Si je peux aller au bout, je vais m'avancer,
01:42parce que c'était deux fois que j'essaie de finir ce que dit.
01:44En fait, c'est génial, parce qu'on en est encore à expliquer qu'il faut du pluralisme
01:49sur nos vieilles télés, dans nos vieux médias traditionnels.
01:52Là, on parle évidemment, moi, de mes pages, des pages d'opinion,
01:55du JDD, du journal papier, de vos plateaux.
01:57Mais en fait, les opinions, on pourra les chasser de vos plateaux, etc.
02:02Les opinions qui ne vous conviennent pas, mais en fait, elles réapparaîtront ailleurs.
02:04Elles réapparaîtront aujourd'hui, sur les réseaux sociaux notamment.
02:07Et donc, moi, je trouve que c'est exceptionnel de voir qu'aujourd'hui,
02:13on en est encore à débattre de cela à quelques mois d'une présidentielle
02:17où, en fait, Marine Le Pen est donnée gagnant dans tous les sondages.
02:20Et vous préférez essayer...
02:22Non, ça ne sert à rien.
02:23On est là tous les soirs, on pose des questions chaque soir.
02:24...dépendus qui sont ceux, en fait, d'une grande partie des Français,
02:27plutôt que de les laisser se confronter à vos opinions.
02:30Mais pourquoi ? Est-ce que vous êtes si fébrile ?
02:31Qu'est-ce qui vous fait aussi peur ?
02:33Et Karim Russouli ment lorsqu'il dit
02:36« On ne préfère rien ».
02:38Chère madame la ministre, faites attention, votre micro est ouvert.
02:41Donc, je disais, Karim Russouli ment lorsqu'il dit
02:45« On ne préfère rien à Asilis Legor ».
02:47Si, il préfère quelque chose.
02:48Il l'a même dit dans Télérama, celle semaine,
02:50son émission est d'intérêt public face à la montée de l'extrême droite, etc.
02:55Alors, ce qui m'intéresse, c'est d'avoir votre avis, Arthur,
02:57parce que vous êtes le directeur de l'Incorrect,
02:59et l'Incorrect, pendant un an, a été traîné dans la boue
03:02parce que vous avez eu le malheur de sortir cette affaire,
03:05l'affaire Patrick Cohen, Thomas Legrand.
03:07– On voit d'ailleurs sur la répartition du plateau de M. Russouli
03:10comment il conçoit le pluralisme.
03:12Vous avez une personne qui pense différemment
03:13et neuf autres qui pensent tous la même chose.
03:15Ça, c'est le pluralisme selon France Télévisions.
03:18Alors, vous dites que le groupe Bolloré dérange, c'est vrai,
03:20mais je pense que plus généralement, c'est les Français
03:22qui dérangent la caste médiatique.
03:24– À mon avis, c'est plutôt ça.
03:25Et donc, après, on connaît le réflexe classique
03:27des régimes totalitaires.
03:29Vous voulez invalider le message, vous tuez le messager.
03:32Depuis que les totalitaires existent,
03:34c'est comme ça que ça fonctionne.
03:35Alors après, le problème des journalistes,
03:36c'est qu'il faut peut-être qu'on arrête
03:38de leur faire lire Bourdieu à l'école,
03:39parce que ça fait bien longtemps qu'ils ne créent plus l'opinion.
03:41Alors, ils créent l'opinion auprès des dirigeants,
03:44auprès des responsables politiques,
03:45qui sont les seuls qui craignent encore les journalistes,
03:47mais les Français s'en foutent.
03:48En revanche, ça, ils commencent à le comprendre.
03:50Et vous savez le champ du signe ?
03:51Quand on commence à prendre ses privilèges,
03:53on se durcit.
03:53Et c'est pourquoi on baïonne de plus en plus que les Français.
03:56– Pourquoi le groupe dérange ?
03:57C'est la question qu'on pose à Thierry,
03:59qui nous a appelé au 01-80-20-39-21.
04:01Bonjour Thierry.
04:03– Bonjour Elliot.
04:04Eh bien, écoutez, pourquoi vous dérangez ?
04:06Parce que vous dites la vérité.
04:08Et que les Français veulent la vérité.
04:10Ils en ont assez.
04:11C'est de ces médias sur lesquels on édulcore les choses
04:15qui ne veulent pas être réelles et visibles.
04:19C'est tout simplement ça.
04:21Et on est loin d'être des abrutis.
04:23Et je pense que, comme je vous l'a dit très justement
04:27la journaliste tout à l'heure,
04:31exactement, on n'est pas des demeurés.
04:34On peut être amené aujourd'hui,
04:36être sympathisant, Assemblée nationale,
04:38et aimer notre pays sans être obligatoirement,
04:43je veux dire, un raciste invétéré.
04:45– Non, mais c'est la caricature qui est souvent faite,
04:48effectivement, des Français.
04:50Je trouve que l'analyse d'Arthur de Vatrigan,
04:51elle est vraiment très intéressante.
04:53C'est-à-dire que vous avez une caste médiatique et politique
04:57qui est minoritaire dans l'opinion publique,
05:00mais qui en revanche est ultra majoritaire
05:03dans le système médiatique.
05:05et qui, depuis des années,
05:09regarde de haut un peuple français
05:11qui est en souffrance,
05:12qui demande des réponses sur des sujets très concrètes,
05:16les questions de sécurité, les questions de santé,
05:18les questions d'éducation, de justice,
05:20de pouvoir d'achat,
05:21et qui aujourd'hui est balayée d'un revers de main.
05:24Et ce magistère-là est en train de trembler,
05:27vacille, il n'est pas tombé loin de là,
05:29mais en revanche,
05:30je vois que le vent est en train de tourner,
05:33Sébastien Ligné.
05:33– Oui, mais enfin, il faut quand même alerter
05:35sur la dérive liberticide
05:38contre la liberté d'expression,
05:40notamment sous la présidence d'Emmanuel Macron.
05:42Pour moi, c'est une des dérives les plus graves,
05:43honnêtement, qu'on a vécues ces dix dernières années.
05:45Parce que c'est quand même sous Emmanuel Macron,
05:47en effet, qu'on a eu la première chaîne de la TNT
05:49qui a été fermée pour des raisons arbitraires.
05:51C'est sous Emmanuel Macron
05:52qui a été évoqué pour la première fois
05:54l'idée d'un label de confiance
05:57décerné par le gouvernement
05:58pour décider ce qui serait un média autorisé ou non.
06:01– Ils disent que ce n'est pas le gouvernement
06:02qui le décernerait.
06:03Ce serait des ONG, des organismes indépendants
06:08qui pourraient dire
06:10si ce média est de confiance ou pas de confiance.
06:13– C'est sous Emmanuel Macron
06:14que l'ARCOM est passé d'une agence indépendante
06:18à un réel organe de censure.
06:20À un réel organe de censure.
06:21C'est sous Emmanuel Macron
06:22que par le Digital Service Act européen,
06:26on a contrôlé la parole sur les réseaux sociaux
06:28comme jamais dans l'histoire de ce pays.
06:30C'est sous Emmanuel Macron
06:31qu'on a contrôlé les paroles dites dissidentes
06:34lors des Gilets jaunes
06:35et qu'on les a cadenassées.
06:37Enfin, je veux dire, ça fait beaucoup.
06:38Je ne parle même pas de la menace
06:39d'une ingérence intérieure
06:41qu'on nous évoque désormais.
06:43Tout ça, c'est sous Emmanuel Macron.
06:44C'est ni sous Jean-Luc Mélenchon,
06:45ni sous Marine Le Pen.
06:46– Et c'est pour ça que vous avez créé
06:48le Comité pour la liberté d'expression,
06:50Noël Lenoir.
06:51– Oui, alors moi, je trouve que c'est très intéressant
06:54ce que vous avez dit.
06:56En attente des combats qu'on va mener
06:58pour des personnes qui sont mises en danger
07:00parce qu'elles expriment leur opinion inoffensive,
07:04qui n'est pas évidemment l'appel au meurtre
07:06ou à la violence,
07:07qui en général n'est pas sanctionné dans notre pays,
07:09comme on le sait,
07:10ou rarement.
07:11L'apologie du terrorisme, par exemple.
07:14– On verra ça en octobre prochain.
07:15– On verra ça en octobre prochain,
07:16mais l'espoir fait vivre,
07:19c'est ce que je peux dire.
07:20– Il y a quand même deux éléments
07:21qui sont très inquiétants.
07:22Il y a d'abord des projets de loi.
07:23Il y a un projet de loi
07:24qui a été déposé à la Sauvette le 22 juillet,
07:27c'est-à-dire au cœur de l'été
07:28par le gouvernement devant le Sénat,
07:30sur les ingérences,
07:31les ingérences étrangères.
07:33Et vous avez le rôle de l'ARCOM
07:35et de Viginium,
07:37qui seraient augmentés.
07:39J'indique que Viginium,
07:40et ça pour nous,
07:41c'est quand même une question
07:43qui n'est pas encore élucidée,
07:46Viginium, c'est un service interministériel
07:49qui a été créé,
07:50qui est en réalité une excroissance
07:53du ministère de la Défense
07:54et du secrétariat général
07:56de la Défense nationale,
07:58pour surveiller les messages
08:00qui sont promus
08:01par des ingérences étrangères,
08:03des pays étrangers.
08:04Et dans le dernier rapport
08:06de Viginium,
08:07mais je vous assure que c'est vrai,
08:08c'est véridiquement vrai,
08:10il y a deux choses
08:10qui sont quand même très intéressantes.
08:12C'est qu'il y a deux seuls
08:13et uniques pays
08:14qui sont cités
08:15à l'origine
08:17d'ingérences étrangères.
08:19Il y a d'abord la Russie,
08:20évidemment,
08:21et ça je pense que
08:22personne ne le conteste véritablement,
08:25et puis il y a Israël.
08:26Et on découvre,
08:27j'espère d'ailleurs
08:28que Viginium a fait des études approfondies,
08:30qu'Israël n'aime pas
08:32LFI,
08:33n'aime pas Mélenchon.
08:35Mais on ne parle ni de la Turquie,
08:37ni de l'Algérie,
08:38ni du Qatar,
08:39ni de la Chine,
08:40ni de l'Iran.
08:41C'est quand même bizarre.
08:42Et par ailleurs,
08:44on apprend dans ce rapport,
08:45ce qui m'a quand même absolument désarçonné,
08:48qu'il va y avoir un groupe
08:50entre Viginium et l'Arcom
08:51pour éviter qu'on mette sur la table
08:54des débats clivants,
08:55parmi lesquels
08:56les politiques publiques,
08:57le rôle des minorités
08:58et les débats religieux.
09:00C'est-à-dire qu'en fait,
09:02on aura le droit de parler de tout,
09:03mais de rien.
09:04Il est midi 14,
09:05merci d'être venu nous voir.
09:06Noël Lenoir,
09:07ancienne ministre
09:08et membre du Comité
09:10pour la liberté d'expression.
09:11La liberté d'expression,
09:12on continue d'en parler.
09:13Dans un instant,
09:13il y a du monde peut-être sur WhatsApp
09:16qui souhaiterait réagir.
09:17Pourquoi CNews dérange ?
09:19Pourquoi Europe 1 dérange ?
09:20Pourquoi le JDD dérange ?
09:21Eh bien Valérie nous dit
09:22le groupe dérange simplement
09:23parce que les vrais sujets sont exposés.
09:25Voilà, tout est dit.
09:2601-80-20-39-21
09:28si vous voulez continuer de nous écrire
09:29ou d'appeler au standard.
09:31L'appel est non surtaxé
09:32et vous avez la liberté d'expression
09:34sur Europe 1.
09:34On vous donne la parole,
09:35c'est à vous.
09:36A tout de suite.
09:36Elliot de Vallée vous revient,
09:37midi 14.
09:38Sous-titrage Société Radio-Canada
09:40Sous-titrage Société Radio-Canada
09:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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