- il y a 11 minutes
Ce n'est pas vraiment une surprise, puisque le sélectionnneur Thomas Voeckler l'avait annoncé il y a quelques semaines. Ce vendredi, Paul Seixas a bien été désigné leader de l'équipe de France pour la course en ligne des prochains Championnats du monde de cyclisme sur route 2026 à Montréal (du 20 au 27 septembre).
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00:00On va voir, en parlant de jeunes, la sélection des garçons avec notamment Paul Sextas qui lui est pour le
00:06coup leader officiel.
00:08Officiel, il n'a pas sa carte.
00:10Il n'a pas le tampon.
00:12Non, non, je n'allais pas faire de faux suspense.
00:17C'est de la logique qu'à partir du moment où le circuit est sélectif avec du dénivelé,
00:24il est au-dessus des...
00:25C'est le meilleur coureur français et de loin.
00:28Sur une course d'une journée ou d'ailleurs course par étapes.
00:32Donc la logique veut...
00:34Je n'allais pas essayer de faire du...
00:36Ah, on verra si selon le déroulement de la course...
00:40Non, Paul Sextas, lui, il est leader.
00:42C'est l'inverse qui aurait été une info.
00:44C'est de la logique, je pense.
00:46On ne l'a pas vu depuis le Tour de France.
00:49Donc évidemment, quand on ne connaît pas, on ne sait pas dans quel état tu es.
00:53Est-ce qu'il a bien récupéré, toi ?
00:55Tu t'es renseigné, évidemment.
00:56Tu es souvent en contact pour savoir dans quel état il est.
00:59Et c'est une bonne réflexion qui vaut pour bon nombre de coureurs.
01:03Parce qu'aujourd'hui, on n'a plus besoin forcément de courir pour être en forme.
01:07Et donc c'est une réflexion qui vaut pour beaucoup de coureurs qui étaient autour de France
01:13et qui n'ont pas forcément repris à courir encore.
01:14Et évidemment que si Paul Sextas est leader de l'équipe de France, enfin si je l'annonce comme ça,
01:21c'est que j'ai quelques informations qui me permettent de le faire.
01:25Qui va bien, qui les enleveront.
01:26Voilà.
01:27Mais donc, non, non, l'équipe a été basée, enfin j'ai basé l'équipe en mettant tout pour Paul
01:39Sextas,
01:39pour le mettre dans les meilleures conditions tout simplement.
01:41On va la revoir cette sélection.
01:43Alors on retrouve des garçons qui ont été sur cette volta et qu'on a pu suivre.
01:46Certains n'y sont plus puisqu'ils ont arrêté.
01:47notamment Pavel Sivakov et Jordan Labrosse.
01:51On retrouve bien sûr Bruno Armiraille, Valentin Paré-Peintre, Nicolas Prodom, Alex Baudin et Louis Barré.
01:58A priori, donc, la communication a été faite là très très récemment, il y a quelques minutes, par la Visma.
02:04Il aurait donc une fracture et donc pas de Louis Barré.
02:08Pas de Louis Barré.
02:10Il m'a appelé hier, j'étais en route pour venir.
02:13Donc au petit point presse qu'on a fait pour annoncer la sélection, il était à l'hôpital.
02:17Il était à l'entraînement hier avec son équipe.
02:20Son coéquipier devant lui a pris un gros trou, explosé la roue arrière.
02:25Lui était juste derrière.
02:26Il a pris les mêmes gros trous avec la roue avant.
02:28Tu blesses, explosé.
02:29Il a valdingué.
02:31La radio hier soir, ce n'était pas terrible.
02:32Il a passé l'IRM aujourd'hui.
02:34Fracture du radius.
02:38J'ai attendu la communication officielle de son équipe qui est donc tombée il y a quelques minutes.
02:44Donc non plus huit coureurs titulaires mais sept.
02:48Et il y avait une liste de douze donc au départ.
02:51Alors si j'ai bien compris ce dont on a discuté tout à l'heure.
02:53Il y en a douze qui sont données.
02:55On ne les connaît pas mais il y a des remplaçants dans le lot.
02:57Et donc on va aller piocher dans ces remplaçants-là.
03:00Je suppose qu'évidemment vous ne devriez pas nous donner de nom.
03:03Je tente.
03:04Non mais je tente.
03:04Ça sera un malentendu.
03:06Je ne sais pas si je veux vous en donner.
03:09En fait la liste doit être enregistrée auprès de l'UCI.
03:13Elle devait pour aujourd'hui midi.
03:15Sauf que hier soir j'ai un appel d'un coureur et une équipe.
03:20C'est un peu comme une équipe de foot.
03:22Si c'est un avant-centre qui se pète, ce n'est pas comme si c'est un défenseur.
03:25Donc j'ai un petit peu en tête à quoi il va servir un tel.
03:30Et en une matinée, sachant que je ne peux pas dire tiens je vais prendre lui.
03:33Il faut que je demande l'accord de l'équipe pour voir si c'est possible avec le programme.
03:36Mais en même temps j'avais la conférence de presse ce matin.
03:38C'était une matinée un petit peu dense.
03:40Ce qui fait qu'il y a bien 12 coureurs enregistrés.
03:4311 aptes parce que Louis n'est pas apte.
03:46Et voilà.
03:48Non mais il y aura...
03:50Je ne peux pas vous dire encore qui sera le huitième.
03:55Mais il aura le même rôle que Louis Barret.
03:57Tu attends peut-être les résultats officiels du Québec, Montréal ou ça n'influencera pas ?
04:02Tant qu'à faire, je me laisse le temps.
04:05Rien ne presse.
04:07Donc autant en effet attendre.
04:09Ça ne me servira à rien de donner ce nom aujourd'hui.
04:15Plutôt que lundi en ayant les enseignements d'un Grand Prix de Québec et surtout d'un Grand Prix de
04:20Montréal.
04:21Mais vous aurez noté sur la start list des Grand Prix canadiens qu'il y a très peu de Français
04:28présents sur place.
04:29Donc il y a des grandes chances que ça soit quelqu'un qui vienne soit de la Velta, soit de
04:36chez lui, soit qu'il soit présent dans vous.
04:41David et moi, on n'est pas dispo.
04:44Et je crois que Julien Laphilippe non plus.
04:48Comme ça, c'est clair.
04:49Non, mais c'est un casse-tête.
04:50Juste pour finir là-dessus.
04:51J'imagine, oui.
04:53On ne choisit pas les coureurs comme ça.
04:55Tiens, il y a un tel qui n'est pas bien.
04:56Je vais prendre lui.
04:57Il y a tout un processus.
04:58Il y a d'autres critères qui rentrent en compte.
05:00Ils sont engagés avec leur équipe de marque qui, eux aussi, ont des obligations.
05:05Et c'est lundi la deadline, c'est ça ?
05:07Non, là maintenant, j'ai un petit peu le temps de choisir.
05:11Mais par contre, le coureur qui va venir remplacer, on va le savoir très vite parce que le coureur, ça
05:16ne sert à rien que je fasse attendre.
05:17Il faut qu'il se mette le championnat du monde en tête aussi.
05:19Effectivement.
05:21Voilà.
05:21Mais bon, aujourd'hui, la journée a été assez chargée comme ça avec la presse.
05:24On est là avec beaucoup de plaisir aujourd'hui.
05:26Je n'aime pas prendre des décisions en étant un petit peu sans être posé.
05:32Bon, lui, il va être prévenu quand ?
05:34Pardon ?
05:35Lui, il va être prévenu quand ?
05:36Le remplaçant.
05:37Ah, le remplaçant, lui, il va le savoir dimanche soir ou lundi.
05:43Est-ce que vous avez eu des bâtons dans les roues de certaines équipes pour construire vos équipes respectives ?
05:49Parce que j'ai vu que dans d'autres nations, il y a des coureurs qui ont eu une fin
05:52de non-recevoir.
05:52Par exemple, à Rensman, Ineos lui a dit, tu ne vas pas au championnat du monde.
05:57Clairement, chez les filles, non.
05:58C'est-à-dire que le championnat du monde reste un objectif pour les athlètes et pour les équipes en
06:05fin de saison.
06:05Et je n'ai jamais rencontré de soucis d'une équipe qui ne me libérait pas une athlète.
06:12Peut-être que ça va changer au fil du temps.
06:14Mais pour le moment, non.
06:15Je n'ai jamais été confronté à ça.
06:18Est-ce que c'est plus difficile d'appeler, je suppose que vous êtes en contact avec tout le monde,
06:23c'est dur d'appeler ceux ou celles qui ne sont pas pris et de l'annoncer ?
06:28Est-ce que ça fait partie du sale boulot du sélectionneur, Paul ?
06:32Oui, tout à fait.
06:33C'est sûr que, comme dit Thomas, on met 12 noms.
06:37Donc, il y a le banc de touche, entre guillemets, les remplaçantes.
06:40Des filles qu'on a contactées aussi avant, leurs équipes.
06:43Et puis, c'est de planifier des choses en se disant,
06:44je compte certainement sur toi en fin de saison, en fonction de ce qui va se passer,
06:48comment ça va se dérouler, qui sera la leader de l'équipe ou pas,
06:53comment on va jouer stratégiquement en fonction des têtes d'affiche.
06:57Et puis, à un moment donné, il faut faire un choix.
06:59D'ailleurs, je commence toujours par appeler les remplaçantes
07:03et puis finir par les filles titulaires.
07:05Mais ce n'est jamais des moments évidents.
07:07Après, là, ça arrive à Thomas.
07:10Moi, ça m'est arrivé l'an passé au championnat d'Europe.
07:12J'ai fait deux remplacements à quasiment 72 heures.
07:16Des filles qui n'étaient pas bien en revenant du Rwanda.
07:19Et donc, le discours, c'est que vous êtes sur le banc de touche
07:22et à tout moment, vous allez pouvoir remplir.
07:24Donc, vous êtes vraiment dans l'équipe de France.
07:26Entraînez-vous comme si on partait tous ensemble.
07:29Et voilà, il faut maintenir ce niveau d'exigence.
07:32Et d'ailleurs, c'est une question que je leur pose.
07:33Est-ce que vous acceptez de rester remplaçante ?
07:35Pour le moment, pareil.
07:36Je n'ai toujours eu que des retours positifs par rapport à ça.
07:40Thomas, c'est compliqué ?
07:41Oui.
07:42Le métier, en fonction de sélection nationale,
07:46c'est normal de faire des déçus et des mécontents.
07:49L'inverse serait anormal.
07:51Ça veut dire que le coureur ou la coureuse n'aime pas son métier,
07:53il n'a pas d'ambition.
07:55Donc, après, il y a aussi beaucoup de coureurs.
08:00Il faut le dire, il y a des coureurs qui ne sont pas toujours très objectifs.
08:05Non, mais c'est vrai.
08:06Sur les circuits ou qui ne sont pas forcément au courant de toutes les subtilités.
08:09Il y a des coureurs.
08:10Alors, moi, je n'ai pas forcément envie de dévoiler tout mon projet de course
08:14à proche, moyen ou long terme, même à tout le monde.
08:18Et ce qui fait que certains coureurs peuvent être surpris de ne pas être appelés.
08:22Si être sélectionneur, c'était additionner les meilleurs coureurs dans les classements.
08:28On prend les poids, UCI.
08:29Voilà, on prend les poids.
08:30Il a gagné en Italie.
08:31Tiens, je vais le mettre là.
08:33Puis ça fait 8.
08:34Tiens, on rajoute 4.
08:35Ça fait 12.
08:36Et puis, le 9e au classement, on va le mettre dedans.
08:38Si c'était ça, non.
08:40Évidemment que c'est compliqué.
08:41Mais c'est compliqué pour tous les sélectionneurs.
08:43Mais il faut rappeler que les coureurs appartiennent.
08:46Enfin, appartiennent.
08:47Ils sont salariés des équipes de marque.
08:50Et qu'après, il faut que l'équipe accepte de nous le mettre à disposition.
08:54Ça peut aussi des fois être une problématique.
08:58Mais il y a des coureurs, par exemple, pour parler très concrètement de la sélection que j'engage à Montréal.
09:07Il y a des coureurs qui sont absents, qui auraient sans doute mérité, de par leur niveau, d'être présents.
09:13Maintenant, je n'ai pas forcément envie de dévoiler où est-ce que je vais aller.
09:16Parce que les choses se répètent vite.
09:19Et puis, il y a une semaine après, les championnats d'Europe aussi.
09:22Donc, il y a des coureurs qui seront aux championnats d'Europe, qui ne seront pas aux championnats du monde
09:26également.
09:27Donc, il y a...
09:29D'ailleurs, parenthèse, championnat d'Europe, c'est un petit peu compliqué.
09:32On ne va pas se le cacher.
09:34Sur le même profil de parcours, avec un décalage horaire.
09:37Quand vous avez en même temps des courses italiennes qui sont pourvoyeuses de points, c'est difficile d'aller solliciter
09:43des équipes pour qu'ils vous libèrent des coureurs pour la course en ligne, qui a lieu le même jour
09:47que des courses où sont engagées les équipes.
09:50Bon, transition directe.
09:52Paul Sexas, il sera aux championnats d'Europe aussi ?
09:54Euh, non.
09:56Voilà.
09:56Paul Sexas, il ne sera pas aux championnats d'Europe.
09:58Au tour de Lombardie ?
10:00Ah oui, mais ça a dit qu'il s'envoie.
10:02En tout cas, après avoir échangé avec son staff, pour préparer au mieux le tour de Lombardie, ils ont décidé,
10:09Paul, avec son staff, de faire l'impasse sur le championnat d'Europe.
10:14Donc, c'était avant que Pogacar ne soit indisponible.
10:19Ah ah ! Ah ah !
10:21Mais ils sont paroles ne sont pas disponibles.
10:22Ça peut changer encore ?
10:24Est-ce que ça a influencé ta sélection ? Le fait que Pogacar ne soit pas présent. Est-ce que
10:30ça peut changer les couronnes de ton groupe ?
10:33Ça peut changer. Mais moi, en tout cas, Pogacar ou pas, j'y vais pour la victoire.
10:41Je sais très bien que quand Pogacar est là, il y a très peu de chances de l'obtenir.
10:44Mais ça n'empêche pas d'avoir l'ambition.
10:49Et je n'ai pas changé ma composition d'équipe depuis l'annonce du forfait de Kodeo Pogacar.
10:55J'avais une question sur le circuit.
10:57Tu t'attends vraiment à un parcours sélectif ou tu penses qu'il y a des punchers, je ne sais
11:00pas, des Wout Van Aert, des Mathieu Van Der Kool qui sont capables de passer ?
11:03Je crois qu'il faut être très prudent.
11:06Tout le monde en fait beaucoup de ce circuit.
11:09Parce qu'on croit que c'est le Grand Prix de Montréal en rajoutant des tours.
11:12Il y a une partie en ligne.
11:16On ne sait pas comment la course va se dérouler.
11:18Ce n'est pas du tout une course où on a Pogacar avec une équipe UAE qui va durcir pendant
11:25les deux tiers du parcours.
11:26Et puis qui s'en a il y a 100 kilomètres.
11:30Donc ça peut être très très difficile sous condition que l'équipe qui devient favorite, par exemple Durciss, je pense
11:38à la Belgique évidemment pour Remco.
11:40Mais ça peut aussi, comme tu dis David, être si il y a un peu... On est un peu perdu
11:44sans Pogacar.
11:45On ne sait pas trop ce qui va se passer. Enfin dites-moi si vous savez, mais on est un
11:50peu perdu sans Pogacar.
11:51Donc on espère que la course sera intéressante.
11:55Mais clairement, le circuit est difficile si ça ne débranche pas.
12:00Mais si ça se regarde un peu pendant quelques tours, ça peut ouvrir le champ des catégories de coureurs.
12:07Comme tu dis, les Van Aerts, voire d'autres punchers plutôt que des coureurs.
12:12Ça peut être moins dur que prévu, clairement.
12:14Et on a bien entendu qu'on y va pour la gagne. Mais il y a du monde en face.
12:20Je n'ai pas dit qu'on allait gagner.
12:21On y va pour la gagne.
12:23Je suis totalement d'accord. Allons-y.
12:25Voici le nom de certains des principaux adversaires de l'équipe de France.
12:29Évidemment, on y retrouve Remco Evenepoel, Wout Van Aerts, les matchs Van Der Poel, Matt Speersen, Isaac Del Toro, Juan
12:36Ayuso.
12:37Bref, on pouvait en citer encore plus, bien sûr.
12:41Mais on en retrouve certains sur cette liste qu'on a voulu mettre en avant.
12:46Quelle équipe vous craignez le plus ? Quelle nation vous craignez le plus ?
12:52Aucune. Par contre, je tiens compte de l'effectif de toutes les nations.
12:58Je pense que l'erreur serait de se focaliser sur la Belgique.
13:04Ça, c'est une erreur à ne pas commettre.
13:07C'est mon point de vue.
13:10Mais sur la liste que vous venez de donner, c'est du très lourd, les coureurs.
13:14Maintenant, on ne peut pas rajouter Paul Seixas.
13:17Parce qu'il n'a pas fait assez de courses pour avoir ce palmarès des coureurs.
13:21Mais bon, il peut les regarder dans les yeux.
13:24à Liège, au Pays-Bas, qu'il les a regardées dans les yeux, en termes de niveau.
13:28Donc, voilà, oui, on a des grosses ambitions.
13:31Et après, c'est du sport, quoi.
13:33Mais ceci dit, quelle équipe je crains le plus ?
13:36Ce n'est pas le mot craindre, mais l'équipe qui aura le poids de la course.
13:40Je n'ai pas besoin de venir au roi de la pédale pour que ça change quelque chose à ça.
13:43C'est l'équipe de Belgique.
13:45Il est sûr.
13:46L'équipe de Belgique, effectivement, qui est très costaud.
13:49Chez les filles aussi, il y a du costaud en face, Paul.
13:53Et notamment les Néerlandaises, forcément, avec des demi-volle rings, entre autres, mais pas que.
14:00Anna van der Breggen, Lorena Vibes.
14:02Il y a du monde, il y a l'Italie aussi.
14:04Il y a beaucoup de prétendantes pour ce titre aussi.
14:08Alors, j'emploie pas le même mot, pas craindre, mais quelle équipe vous semble costaud, très costaud, en tout cas
14:15?
14:15Oui, sur le papier, vous l'avez dit, c'est l'équipe de Hollande qui est collectivement et individuellement avec
14:21des niveaux l'airings.
14:23Alors, c'est sûr, elle a peut-être moins crevé l'écran que Tadej Pogacar parce qu'elle ne fait
14:27pas 80 km toute seule à chaque classique ou autre.
14:30Mais elle a quasiment tout gagné cette année, sauf Paris-Roubaix.
14:35Et on est quand même en relation puisque son équipe est française, donc on a des connexions.
14:39Et on sait très bien que post-Tour de France, elle a parcouru depuis d'ailleurs.
14:43Et là, elle est focus à 100% sur ce championnat du monde, à la fois sur le chrono individuel
14:47et sur la course en ligne.
14:49Donc, clairement, l'équipe la plus forte et la tête la plus forte, selon moi, sur ce championnat, ça sera
14:55la Hollande.
14:56Mais après, il y a plein d'individualités, les Niava Doma, Longo Borghini, même une Marlène Rosser.
15:02Il y a toutes les filles qu'on retrouve généralement sur les classiques puisque ça correspond à une course de
15:08classique, un championnat du monde.
15:10Donc voilà, grosse adversité.
15:12Mais du côté français aussi, on aura nos cartes à jouer.
15:14On y va aussi pour gagner.
15:16Et on y va aussi pour gagner.
15:16Et puis justement, nous, pas du tout en favori sur le papier, je pense, par rapport aux autres, mais essayer
15:23de faire un peu ce qui s'est passé l'an passé finalement à Kigali.
15:25C'est-à-dire un marquage un peu entre les grands noms qu'on vient de citer et puis provoquer
15:30des choses pour se retrouver dans un coup qui nous irait bien.
15:32Je vous propose d'écouter deux garçons qui sont dans la sélection de Thomas.
15:36Ils se sont arrêtés au micro de Louis-Pierre Frilleux avant cette 19e étape.
15:40Valentin, Paris, peintre et Bruno Armiraille.
15:44C'est déjà un honneur de porter le maillot de l'équipe de France pour la deuxième année d'affilée
15:49maintenant au championnat du monde.
15:50Donc voilà, je pense que cette année, on a vraiment une chance en plus de remporter la course.
15:54Donc c'est encore plus motivant.
15:57Et ça sera aussi, je pense, ma dernière course de la saison.
15:59Donc je vais être remonté à 100% au départ.
16:04Et un dernier mot justement, vous dites qu'allez gagner le titre carrément.
16:07C'est l'objectif ?
16:08Moi, je ne sais pas.
16:09On n'a pas vraiment encore parlé avec l'équipe de ce que sera l'objectif.
16:12Mais sans Pogacar, c'est sûr que ça ouvre un petit peu la course.
16:16Avec Paul au départ, on a envie de faire la meilleure course possible.
16:20Et je pense qu'il a vraiment les capacités pour gagner la course.
16:23Donc voilà, je pense qu'il ne faut rien s'interdire dès cette année.
16:26L'équipe de France vise toujours le titre de toute façon.
16:29Après, voilà, ce n'est pas à nous de parler de la stratégie.
16:32On n'en a pas encore parlé.
16:34On ne sait pas quel rôle aura quel coureur.
16:37Pour l'instant, on ne sait rien de tout ça.
16:38Nous, on est sur la Vuelta.
16:39Il y a les courses au Canada aussi, Québec-Montréal.
16:43Donc je pense que Thomas Vauclair, il nous laisse encore tranquille nous concentrer encore sur ces courses-là.
16:48Par contre, à partir de lundi-mardi, je pense qu'il va commencer à nous envoyer des messages pour parler
16:54un peu de stratégie.
16:54Et puis on va se retrouver là-bas assez vite.
16:59Thomas, c'est lundi-mardi, les petits textos, voilà ?
17:01Comme le dit Bruno Armireil ?
17:02Non, ça a commencé.
17:04C'est juste qu'il ne lit pas toujours Bruno.
17:06Non, non, il est de plus en plus réactif, le grand saucisson.
17:11Il prend bien son rôle de capitaine à cœur, au contraire.
17:13Il parle anglais, il est réactif.
17:17Non, mais blague à part, c'est un pilier un peu Bruno.
17:21Bruno, c'est vrai que là, il s'aligne contre la montre, sur le mixte et sur la course en
17:27ligne.
17:27Ça, ça fait très longtemps qu'il le sait, à l'image un petit peu de Pavel Sivakov,
17:30parce que j'avais envie que ces deux coureurs soient un peu les chapottes un petit peu, eh bien, Paul
17:37Sexas, quoi.
17:39Ce que je veux dire par là, c'est que oui, les coureurs qui sont sur la Velta, une fois
17:43qu'ils savent qu'ils sont sélectionnés,
17:44qu'est-ce qu'ils en ont à faire quand vous voyez ce qu'ils affrontent comme parcours ou quoi
17:48?
17:48Tiens, j'aimerais bien te parler dans le sixième tour, si machin in attaque, qu'est-ce que t'en
17:53penses ?
17:54Non, ils s'en fichent complètement.
17:56Oui, ils ne sont pas là-dessus.
17:57Et je leur fais confiance, c'est ça.
18:00Mais j'ai bien aimé, oui, on a de l'ambition, comme Valentin l'a dit.
18:04Et puis, il faut avoir de l'ambition, parce que si on n'a pas d'ambition, si on n
18:08'essaye pas, en tout cas, on est sûr de ne pas y arriver.
18:10Alors, pendant longtemps, vous êtes aussi appuyé sur Julien Alaphilippe.
18:13Ça fait quelques années maintenant que vous êtes sélectionneur, depuis 2019.
18:17Et il y a eu notamment ces deux titres de champion du monde.
18:21Il n'y a plus de Julien Alaphilippe.
18:23Donc, forcément, aussi, on redistribue un petit peu les cartes, parce qu'il l'a emmené aussi, ce groupe.
18:28Julien, il va vous manquer, Thomas ?
18:30Oui, évidemment.
18:33Julien, je pense qu'il a rendu la fierté à nous toutes et tous.
18:39En fin de compte, 23 ans après Laurent Brochard, il a replacé la France en championne du monde et deux
18:44fois de suite.
18:46Et on doit le remercier pour ça.
18:49Évidemment, tous les amoureux du vélo qu'on est, on pense à ça.
18:53On ne l'oubliera pas.
18:54Et ensuite, il y a eu quelques années où c'était plus Julien Prime.
19:01Il y a eu peut-être un petit creux générationnel où ça n'a pas empêché un Christophe Laporte d
19:06'être champion d'Europe.
19:08Déval a écrit cette médaillée.
19:10Et puis, on a un autre pépite qui est arrivé.
19:13Donc, il est l'année dernière troisième au Chopper d'Europe.
19:18Mais c'est vrai qu'un Paul Sexas, il est là aussi parce que des Julien Laphilippe l'ont inspiré.
19:22Ça a été la locomotive, Julien, qui nous a remis la France, j'ai envie de dire, tout en haut.
19:31Il avait un autre rôle au-delà de ses performances aussi.
19:34C'était un peu le grand frère.
19:36Il était Julien.
19:38Quand il venait en sélection, c'était Julien.
19:40Donc, le rôle, je ne sais même pas, je ne saurais même pas le définir.
19:46C'était Julien.
19:48Et pourtant, si on prend l'exemple de l'année dernière, j'ai attendu le tour de Grande-Bretagne.
19:53Il n'avait pas son ticket à chaque fois.
19:56Il me dit, je ne sais pas, on va voir.
19:59Puis après, le Grande-Bretagne, l'année dernière, je dis, bon, tu m'as l'air d'aller bien, je
20:01te prends.
20:02Il gagne Québec après, très bien, je veux dire.
20:05Mais c'était le pilier de l'équipe.
20:07C'est l'âme de l'équipe de France, Julien Laphilippe.
20:09Et il prenait un plaisir monstre à revenir à chaque fois.
20:12D'une simplicité, on ne sait même pas comment l'expliquer.
20:17Et puis, c'est vrai qu'un jour, je terminerai par cette anecdote.
20:22Au tout début, il voulait des pâtes, il n'y en avait pas.
20:27Ou alors, elles arrivaient dix minutes après, il a pris du riz.
20:29Il s'est forcé à finir l'assiette de riz pour ne pas gaspiller.
20:34Alors que j'ai dit, ben, prenez pas, tant pis, laisse tomber.
20:36Non, non, je ne veux pas gaspiller.
20:38Je finis l'assiette.
20:39Voilà qui il est, Julien Laphilippe.
20:41Toujours, voilà, penser.
20:44C'est un bon gars.
20:45C'est un bon gars.
20:46Effectivement, on a deux belles équipes de France, que ce soit chez le garçon et chez les filles.
20:49On sent aussi que la France est une nation qui redore son blason, comme le disait Thomas.
20:55Paul, chez les filles, c'est aussi le cas.
20:57On a le droit d'avoir de grands objectifs.
21:00Oui, bien sûr.
21:01Tout à fait.
21:02À partir du moment où, durant l'année, on arrive à gagner en World Tour, ça veut dire que, quand
21:07on le finit, on peut le refaire plusieurs fois.
21:09Et puis, collectivement, c'est pareil, comme dit Thomas, les filles, quand elles arrivent sous le maillot équipe de France,
21:14c'est un peu aussi un regain d'énergie.
21:17Ça change de leurs équipes de marque.
21:19Elles sont contentes parce qu'elles ont aussi côtoyé l'équipe de France depuis les jeunes catégories.
21:22Il y a des choses qui se sont créées, il y a des souvenirs entre elles, déjà des bons souvenirs
21:26en junior, en U23, Célia, championne du monde l'année dernière U23.
21:31Et donc, voilà, même la transversalité entre les hommes et les garçons, c'est-à-dire que la confiance que
21:38Julien a apportée au sein de l'équipe masculine,
21:41ça déteignait aussi chez nous, chez les filles et dans tout le staff.
21:45Donc, oui, je trouve que cette équipe de France, elle a repris des couleurs depuis justement 4-5 ans.
21:51Et donc, oui, on y va aussi avec des ambitions forcément.
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