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  • il y a 2 heures
Le Tour de la Question avec Patrick Weiten

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00:05Musique
00:21Bonsoir à toutes, bonsoir à tous, bienvenue sur Moselle TV.
00:24Merci de nous rejoindre pour votre rendez-vous politique.
00:27Ravi de vous retrouver chaque semaine pour faire le tour de la question avec notre invité,
00:31pour analyser, débattre et comprendre les enjeux qui vont accompagner le quotidien des citoyens
00:36à l'approche de la présidentielle, mais surtout pour décrypter les thématiques qui touchent directement les Mosellans.
00:42Et cette semaine, nous allons prendre un peu de hauteur, mais pas trop.
00:46Nous ne voulons pas nous rapprocher du divin, comme le visiteur exceptionnel que la Moselle va connaître ce 28 septembre.
00:52Le pape Léon XIV va venir dans notre département et présider une messe pour la paix à la cathédrale de
00:57Metz.
00:57Une visite historique, puisque la dernière fois qu'un pape est venu,
01:01François Mitterrand était encore président, le FC Metz vainqueur de la Coupe de France,
01:05et la ville de Jutte était encore communiste.
01:08Est-ce un miracle ou un destin ?
01:10Le pape a choisi dans le monde entier, et en France particulièrement, la Moselle, pour délivrer un message de paix,
01:16notamment à l'heure des conflits mondiaux, dont celui entre l'Ukraine et la Russie.
01:19Une logique inévitable sans doute, la Moselle est le berceau de l'idée européenne.
01:24Le territoire qui a connu deux annexions a aussi eu parmi ses députés un certain Robert Schumann,
01:28père fondateur de l'Europe tel que nous la connaissons aujourd'hui.
01:31Autre ancien député Mosellan, c'est notre invité ce soir, avec qui on va faire le tour de la question.
01:36Patrick Weyton, bonsoir.
01:38Bonsoir.
01:38– Patrick Weyton, merci d'avoir accepté cette invitation.
01:41Vous êtes président du Conseil départemental de la Moselle,
01:43ancien député de la 9e circonscription, ancien maire de Jutte.
01:47D'ailleurs, j'ai parlé du département de la Moselle,
01:49mais je devrais plutôt dire l'euro-département de la Moselle.
01:53C'est son nom aujourd'hui ?
01:54– Oui, c'est son nom, mais c'est sa spécificité et sa situation
01:58qui nous vaut ce titre-là, que nous revendiquons.
02:02Terre de l'Europe, terre de Robert Schumann,
02:06terre d'un territoire qui a subi et profité de sa situation géographique,
02:11qui a changé quatre fois de nationalité sans changer de géographie.
02:15Et donc, nous le revendiquons parce que nous sommes profondément européens
02:20et peut-être plus qu'ailleurs, ici en Moselle.
02:22– Si je me souviens bien, c'est un nom que vous aviez même changé,
02:24un 9 mai 2019, Journée de l'Europe.
02:29Il y avait une signification ?
02:30Vous vouliez passer un message aux autres départements ?
02:32– Oui, on était en train d'oublier la déclaration de Robert Schumann
02:36le 9 mai 1950, c'est-à-dire cinq ans jour pour jour,
02:40après que les canons se soient tus.
02:42Ce qui veut dire que la Moselle était une terre d'enjeu avec l'Alsace.
02:491871, c'est là que la Moselle devient allemande avec l'Alsace.
02:55Et c'est 1918 où la Moselle redevient française.
03:01Et 1940 où elle redevient allemande.
03:03Et 1945 où c'est là aussi le retour à la France.
03:08Et donc, nous sommes profondément français.
03:11Nous sommes profondément attachés à nos valeurs et à notre histoire.
03:14Mais nous sommes aussi profondément attachés à cette Europe.
03:17Et sans cette Europe-là, nous n'aurions pas vécu aussi longtemps déjà en paix.
03:23Et s'il y a des messages de paix qui doivent être transmis,
03:26c'est bien ici depuis le territoire profondément européen.
03:29– Alors on va reparler tout à l'heure de Robert Schumann.
03:31On va parler tout d'abord du pape qui va venir en Moselle.
03:34Il va venir à Metz le 28 septembre pour parler de paix,
03:37d'Europe et d'unité.
03:39François Gros-Dilier, le maire de Metz, nous a dit récemment
03:41qu'il l'avait su un peu plus tôt pour organiser forcément sa venue à Metz.
03:44Vous, à quel moment vous avez su que le pape viendrait en Moselle ?
03:48– En même temps que François Gros-Dilier.
03:50Puisque nous avons et nous continuons à travailler de concert
03:53pour accueillir le pape.
03:56Et naturellement, l'État assume totalement ses responsabilités
04:01en matière de sécurité, en matière d'accueil, en matière politique.
04:04Et donc c'est ce triumvirat État-Département-Commune-Métropole
04:09qui agit depuis l'origine de cette annonce,
04:13qui nous a réjouis.
04:15Naturellement, au départ, il y avait un blackout total
04:18et c'était totalement normal et légitime jusqu'à ce que la nouvelle soit officielle.
04:23Et lorsqu'elle a été, nos services travaillent maintenant de façon significative
04:28et chacun tient et prend sa place dans une démarche collégiale
04:33afin que ce soit véritablement un événement planétaire.
04:37Mesurons-le bien.
04:38Et il est planétaire parce qu'on est sur la Terre de l'Europe.
04:41Il est planétaire parce qu'on est aujourd'hui dans une situation conflictuelle.
04:46Et le monde est en ébullition guerrière.
04:50Et donc je crois que c'est un message profond.
04:53Et je pense qu'à un moment ou à un autre, dans l'histoire de France,
04:56dans l'histoire du monde, il y aura eu l'appel de Metz et de la Moselle
05:01engagé par le pape.
05:03Et s'il a choisi ce territoire-là,
05:05je pense que c'est parce que Robert Schuman l'a profondément initié
05:12dans ce message de paix que Robert Schuman avait prononcé,
05:17qui était un homme qui a subi le conflit, les deux conflits.
05:23Et donc pour nous c'est essentiel.
05:25Et ça marque encore plus la place que notre département doit tenir dans son environnement européen.
05:33Nous sommes au quotidien, aux côtés de nos voisins luxembourgeois et allemands.
05:38Donc avec une grande puissance industrielle et avec une grande puissance financière et politique,
05:45une partie du Conseil de l'Europe siège à Luxembourg.
05:50Et ça nous devons l'assumer et la Moselle souhaite véritablement l'assumer.
05:54– Quand on vous a annoncé que le pape viendrait en Moselle,
05:58c'était vraiment dans les débats, c'était dans ce qu'on vous a présenté,
06:01on vous a dit que c'était pour la question européenne justement
06:03qu'il était présent ici sur ce territoire ?
06:05– Oui, il y avait deux suppositions que nous avions évoquées ensemble.
06:11C'était Robert Schuman d'abord, la déclaration de Robert Schuman,
06:15avec les conflits qui existaient, avec la nécessité de retrouver plus d'Europe,
06:19avec un pape qui parlait beaucoup de paix.
06:21Et Robert Schuman avait parlé de paix dans ses déclarations.
06:25Et puis la deuxième, c'était de dire, il faut se rassembler ici
06:33pour qu'il y ait beaucoup plus d'Europe.
06:36Et c'est ici qu'on pouvait, qu'on doit le faire.
06:40Et c'était la promotion de l'œuvre de Robert Schuman,
06:43qui est également engagée, enfin le pape et le Vatican ont engagé une démarche,
06:49le pape François à l'époque, et cette démarche-là se poursuit.
06:53– De béatification.
06:54– De béatification.
06:55Et donc je pense que les deux sont en corrélation,
07:00et c'est ce qui a conduit le pape à mettre le doigt sur la Moselle.
07:05Et moi je voudrais remercier également Mgr Lévesque,
07:07qui a fait un travail très important depuis un certain temps.
07:11il n'est pas d'origine mozélane, mais c'est un vrai mozélan,
07:16imbibé de l'esprit de Robert Schuman.
07:22Et dans ce cadre-là, il a proposé, il a présenté,
07:29il a invité le pape à venir s'arrêter ici à Metz, en Moselle.
07:33– Alors vous l'avez dit tout à l'heure, la Moselle a été au cœur de plusieurs guerres,
07:38franco-allemandes, l'annexion de 1871, et non pas de 1870,
07:42on fait souvent l'erreur, c'était l'occupation de 1870,
07:44l'annexion de droite c'était en 1871, une autre en 1940.
07:48Nous sommes réconciliés aujourd'hui avec l'histoire et avec le peuple allemand.
07:51Quelle est la place aujourd'hui de la Moselle dans la coopération franco-allemande ?
07:56– Nous, dans les relations avec les deux lenders
08:00qui sont directement adossés à la Moselle, c'est la Rhinanie Palatina et la Sars,
08:06nous avons des relations, je vais dire, presque quotidiennes.
08:10J'ai été fêté le 14 juillet à Sarbruck,
08:13à l'invitation des élus sarrois et du maire de Sarbruck,
08:20en relation naturellement avec les Français et les Mosellans qui m'ont accompagné.
08:27C'était un moment exceptionnel, c'était un moment de ferveur,
08:31véritablement, les Allemands ont été satisfaits et se sont engagés
08:37dans cette commémoration du 14 juillet 1789.
08:43Donc vous pouvez imaginer l'état d'esprit que cela peut représenter
08:46et dans tous leurs discours, il y avait plusieurs ministres du LAN de Sarre
08:51qui étaient présents, dans tous les discours, il y avait ce message de paix
08:55en disant nous devons commémorer ce qui a fait la liberté,
09:00ce qui a fait la démocratie, ce qui a fait la République de France.
09:05Et c'est l'invitation pour laquelle,
09:07et parce que les Mosellans travaillent en Allemagne,
09:10parce que les Allemands viennent commercer en France.
09:12Enfin, il y a une vraie relation en permanence,
09:15alors elle est surtout adossée pour ce qui concerne l'Allemagne et la Sarre
09:21avec la Moselle Est, mais avec la Moselle Nord, c'est Trèves.
09:25Et puis quand on est à Trèves, on est à Luxembourg.
09:27Et la flamme olympique, j'ai fait passer la flamme olympique à Schengen
09:31avec à la fois le grand-duc du Luxembourg
09:34et les élus sarrois et rénants pas latins qui étaient là
09:41pour marquer Schengen, c'est chez nous, quoi.
09:44Et c'est sur la Moselle, sur le fleuve de la Moselle.
09:48Et là, il y a un certain nombre de significations
09:50qui font qu'on a une situation très particulière
09:53qui nous impose d'avoir une responsabilité particulière
09:57dans les relations avec nos voisins.
09:59– Alors justement, comment vous ressentez par rapport à ça
10:02la montée des partis néo-fascistes qu'il y a en Allemagne ?
10:08C'est étonnant aussi d'avoir ce rapport-là, nous, à notre frontière, avec eux,
10:12et puis d'un autre côté, d'avoir aussi ce repli sur soi.
10:17– Alors nous sommes très à l'est de l'Allemagne.
10:19– C'est pas le même endroit, oui.
10:20– Voilà, c'est un territoire qui a énormément souffert,
10:25qui se relève de la destruction du mur de Berlin,
10:31qui apprend la démocratie avec tout ce que cela représente.
10:36Et là, malheureusement, le balancier revient beaucoup trop loin
10:39et c'est absolument dangereux.
10:40et les Allemands en sont conscients.
10:43Et ils sont aussi attentifs que nous sur la montée de ces idées du rejet de l'autre,
10:49parce que c'est cela, du rejet de l'autre parce qu'il est différent,
10:52alors que le message de Robert Schumann, c'est juste l'inverse.
10:55C'est rapprochons-nous de ceux qui sont différents, ça nous enrichira.
10:58Et moi, je suis intimement convaincu de cela.
11:01C'est pour ça que la Moselle est une terre d'accueil,
11:04une terre de confrontation des civilisations.
11:09Combien d'Italiens, de Marocains, d'Algériens sont venus alimenter le marché du travail
11:16pour développer l'économie et l'industrie mozélane et ont continué à y résider.
11:22Moi, quand j'étais jeune, mon père était sidérurgiste.
11:24Et nous avions des amis marocains, tunisiens, algériens, allemands.
11:35Et c'était tout à fait italien.
11:37Et c'était tout à fait naturel.
11:39Et lorsqu'on voit de quelle façon les choses se passent sur les territoires,
11:43la Moselle a toujours été une terre d'intégration.
11:46Et cela était important parce que nous avons été intégrés à un moment
11:49à un territoire qui nous avait rejetés ou qui nous avait abandonnés.
11:52Donc c'est dans notre ADN.
11:54Et c'est là où moi je vis très mal aujourd'hui ce qui se passe,
11:57ce discours du rejet de l'autre parce qu'il est différent.
12:01Et on a un message de pédagogie, une attitude de rassemblement
12:07qui nous incombe, d'avoir le message du pape qui vient justement dire
12:12vivez ensemble, travaillez ensemble, amusez-vous ensemble.
12:17Et cela, on l'a fait avec le parcours de la Flamme en Afrique.
12:20On le fait avec toutes les actions que nous conduisons ensemble.
12:24C'est comme ça que l'on réussira l'Europe.
12:27Ce ne sera pas l'Europe de la division, ce sera l'Europe du rassemblement.
12:31Et lorsque la Pologne recouvre la démocratie, pour moi c'est important.
12:38C'est un message qui m'a beaucoup plu.
12:40J'avais été en Pologne ou en Hongrie ces derniers temps.
12:45Là on voit des messages tout à fait positifs.
12:49Je pense qu'il est important que nous nous nourrissions de ces messages
12:54qui sont transmis sur des territoires qui ont subi cette contrainte du rejet de l'autre.
13:00– Justement, Schumann, vous le disiez, avait une idée très pragmatique de l'Europe.
13:04Il disait, ça commence par des réalisations concrètes.
13:07Est-ce que l'Europe actuelle, elle n'est pas devenue un peu trop institutionnelle ?
13:11– Je crois que notre société est devenue institutionnelle et technocratique, c'est clair.
13:17Elle manque de politique.
13:19Il faut que nous soyons dans une génération,
13:24dans une période où le politique doit retrouver toute sa place.
13:27mais toute sa place, quand on parle du fait que nous réussirons à gagner encore en démocratie
13:35dans la proximité, nous avons, nous, élus locaux, élus départementaux, régionaux,
13:42même nationaux, la responsabilité de la proximité.
13:45Nous sommes Français, nous sommes habitants d'une région,
13:49alors elle est Grand Est, elle est Lorraine,
13:51mais nous sommes aussi habitants d'un…
13:53Nous sommes d'abord Moselland.
13:55Et moi, j'habite d'abord un quartier, j'habite d'abord une ville
13:58et je suis intimement Moselland au plus profond de moi-même
14:02parce que je ne peux pas rejeter cette idée de la Moselle
14:06où il y a des milliers de personnes qui ont combattu,
14:09300 000 Mosellands qui ont été évacués,
14:11des gens qui ont perdu la vie dans les camps de concentration
14:14parce qu'ils étaient tout simplement Mosellands.
14:17Donc je crois qu'on ne peut pas renier notre histoire.
14:19Et c'est grâce à notre histoire que, à mon avis,
14:22on va reconquérir cet esprit de démocratie,
14:24elle est indispensable parce qu'aujourd'hui,
14:26on est sur un territoire de repli sur soi,
14:29parce que le politique doit tenir beaucoup plus de place dans l'action
14:33et c'est ce que je fais à mon humble place de président du département
14:38où la Moselle doit tenir toute sa place dans le concert de la proximité
14:43et ces identités-là que nous devons promouvoir
14:48pour que le Moselland soit fier d'être Moselland
14:51mais qu'il se souvienne et qu'on lui rappelle son histoire.
14:54Et là, le pape vient raconter notre histoire
14:57et nous devons l'entendre puisqu'on va la raconter au monde entier.
15:02– Donc là, le pape va venir en Moselle,
15:04il va offrir une visibilité internationale exceptionnelle.
15:07Qu'est-ce que vous voulez qu'il reste de cette journée
15:10une fois qu'il sera reparti ?
15:14– Une date qui devra être marquée d'une pierre blanche
15:17sur le calendrier du monde.
15:20– C'est exceptionnel.
15:21– Il va parler au monde.
15:24On ne peut pas imaginer le rayonnement que cela représente.
15:27Aujourd'hui, il y a des dizaines de milliers,
15:29je dirais des centaines de milliers de personnes
15:31qui veulent converger vers Metz
15:33et on discute souvent avec le préfet qui fait un travail remarquable
15:37pour que les choses se passent bien en matière de sécurité
15:40avec l'ensemble de l'administration qui l'entoure,
15:43à la fois Mosellande mais aussi Parisienne
15:45et puis soit avec les équipes du Vatican.
15:48Donc c'est un message extraordinaire que l'on va vouloir
15:52et puis c'est une date qui ne restera jamais gravée
15:55dans la mémoire et dans l'histoire de la Moselle.
15:57On va vivre ce jour-là un jour exceptionnel.
16:01Donc mesurons-le, profitons-en et surtout essayons
16:07de promouvoir le message qui va passer.
16:11Il sera comparable, à mon sens, au message de paix de Robert Schumann.
16:16Il y aura eu Robert Schumann, il y a aujourd'hui le pape Léon
16:19qui vient rappeler et pour nous, je pense que c'est exceptionnel
16:24pour la Moselle puisqu'il y aura eu ce rendez-vous de Metz en Moselle.
16:28– Justement, pour revenir sur Schumann, artisan de l'idée européenne,
16:32père fondateur de l'Europe, avec d'autres évidemment,
16:34avec Adenauer, Jean Monnet et d'autres.
16:36Il a passé une partie de sa vie ici en Moselle, à Sychazel.
16:39Il a été député de Moselle.
16:41Est-ce que les Mosellans, selon vous, connaissent assez son œuvre ?
16:43– Et il a été conseiller départemental, conseiller général de Moselle.
16:47Ne l'oublions pas, et ça a été un Mosellans convaincu qui a beaucoup servi.
16:50De plus, il m'a précédé dans mon canton, il m'a précédé dans ma circonscription.
16:57Donc, vous imaginez la responsabilité qui me revient
17:01et que j'assume pleinement dans l'expression.
17:04– Est-ce qu'il faut bien l'enseigner à l'école par exemple ?
17:07– Nous le faisons. Nous avons promu un film sur lui, sur Robert Schumann,
17:14qui existe encore et qui est à la disposition.
17:19Nous avons édité une bande dessinée
17:22où il y a pratiquement en première page Robert Schumann.
17:28Nous avons des collèges, des lycées Robert Schumann,
17:31des places Robert Schumann, des lieux Robert Schumann.
17:34Nous avons notre salle des délibérations au conseil départemental
17:37et l'espace Robert Schumann.
17:39Voilà, donc je pense que nous avons la maison Robert Schumann
17:44qui est la propriété du département.
17:46Et on a une augmentation de la fréquentation.
17:48Ce qui nous surprend, on a une association Robert Schumann
17:51que je préside aussi, le centre européen Robert Schumann.
17:55Et donc, je crois qu'à partir de ce moment-là,
18:00en espérant à la béatification,
18:03puisque le miracle a eu lieu.
18:05Le miracle, c'est l'Europe.
18:07Sans la déclaration de ces quatre hommes-là,
18:10il n'y aurait peut-être pas l'Europe que l'on connaît aujourd'hui
18:14et qui nous permet de vivre en paix
18:16et surtout de produire de l'économie, du travail
18:20et donc de la relation sociale sur nos territoires
18:24qui se sont relevés ensuite de la fermeture
18:27de quelques unités industrielles marquantes.
18:31Et il a prononcé l'Europe à partir du charbon et de l'acier,
18:37donc de notre ressource et de notre savoir-faire.
18:41Quelle belle image !
18:43Et c'est tout cela.
18:44Et donc, moi, je forme véritablement le vœu
18:47qu'après le pape Léon qui est venu proclamer l'Europe,
18:52après cette commémoration qui sera exceptionnelle,
18:55je pense qu'on aura plusieurs hommes d'État qui seront présents,
19:00on remettra Robert Schumann à la place qui est la sienne,
19:04c'est-à-dire sans Robert Schumann.
19:06Nous n'aurions peut-être pas eu l'événement qui nous attend aujourd'hui.
19:09– Alors, on va faire désormais un petit pas de côté.
19:12Il y a cette venue du pape,
19:14mais le développement de notre département
19:15et sa place sur le plan européen
19:17passe aussi par des projets structurants,
19:19notamment dans le transport,
19:21quelque chose qui touche forcément les Mosellans et les frontaliers.
19:23On parlera de l'aéroport et du rail après.
19:26Mais déjà, sur le routier, la 31 bis,
19:28on s'oriente vers une déclaration d'utilité publique
19:31et des travaux en 2031.
19:32Est-ce que le dossier n'a pas pris trop de retard ?
19:35Est-ce que le projet réfléchi dans les années 90
19:38et toujours répond suffisamment aux enjeux de 2030,
19:41puisque ce sera pour 2030 ?
19:43– Non, enfin, on a perdu 30 ans.
19:45On a perdu 30 ans parce qu'un certain nombre
19:48de grandes personnalités politiques nationales
19:53ainsi que locales ne voulaient pas de la 32.
19:57Ou lancer une infrastructure comme cela
20:00était beaucoup plus facile qu'aujourd'hui.
20:03Aujourd'hui, il y a des contraintes environnementales légitimes.
20:06Il y a des contraintes spatiales légitimes.
20:11Il y a des contraintes économiques légitimes.
20:15Et on a perdu 30 ans.
20:17Parce qu'on n'a pas décidé…
20:20On a décidé de ne pas décider.
20:21Voilà, c'était l'A32.
20:22Je me souviens, la République à Lorrain avait produit
20:26les différentes opportunités d'A32.
20:28C'était un plat de nouilles.
20:30Voilà.
20:30Donc on était sûrs qu'on ne ferait rien.
20:32Parce qu'on n'arrivait pas à rassembler
20:33autour d'une telle pelote désorganisée
20:38qui nous était présentée.
20:40Là, le dossier a été pris en charge.
20:42On s'est tous mobilisés,
20:43enfin tous ceux qui avaient une capacité
20:46de pouvoir faire évoluer le dossier.
20:49Le préfet y a été pour beaucoup
20:51dans la dernière ligne droite.
20:52Enfin, les deux préfets.
20:53Et je tiens à les en remercier.
20:56Et puis, tout s'est mis en place.
20:58Des décisions ont été prises par l'État.
21:00Et là aussi, dans un courage républicain
21:04qu'il faut remarquer,
21:05avec une volonté de concertation
21:08qui a été poussée à son extrême,
21:10ce qui est légitime,
21:11où chacun a pu s'exprimer.
21:13On comprend les associations de proximité
21:15qui défendent leur territoire.
21:18C'est logique et légitime.
21:20Et il faut les entendre.
21:21Et le projet a beaucoup progressé.
21:22Bon, d'abord, on est passé
21:24d'une infrastructure publique
21:26à une infrastructure concédée.
21:28Parce que l'État, notre nation,
21:30n'a plus les moyens de se payer une autoroute.
21:34Ensuite, on a décidé
21:35qu'on allait protéger au maximum les populations.
21:38Et donc, on a une partie couverte
21:40relativement importante
21:41que je n'imaginais pas.
21:42Le tracé a évolué aussi
21:44parce qu'on a écouté les élus de territoire.
21:47Et ça, c'était important.
21:49Et puis, on a organisé
21:51une concertation la plus large possible.
21:52Le public a pu s'exprimer
21:54dans de très nombreuses réunions
21:56avec un dossier de concertation.
21:59Auparavant, vous avez un gros dossier
22:01de 200-300 pages.
22:02Là, c'était un dossier d'une armoire
22:03d'un mètre 50 sur 80 centimètres
22:06et un mètre 50 de hauteur.
22:08Ça, c'est le dossier
22:09qu'on a produit et déplacé
22:11dans les différentes communes.
22:13Et puis, il y a eu une expression.
22:15Et la commission d'enquête
22:17a émis un avis favorable
22:18avec quelques suggestions
22:19qu'il faut entendre.
22:21Donc, on est arrivé au bout.
22:23Moi, ce que je souhaite maintenant,
22:24c'est que l'arrêté soit pris
22:25de lancement officiel
22:27avant les élections présidentielles.
22:29Il ne faut pas que ça devienne
22:30encore un sujet politique
22:32où on recommence
22:33à raconter la même chose.
22:34Et le dernier point,
22:35c'est que cette autoroute-là,
22:37il faut la concevoir
22:37avec une mobilité décarbonée.
22:40C'est-à-dire que ce ne sera plus
22:41des voitures diesel
22:42qui utiliseront cette...
22:44En plus, avec la montée
22:46du prix des énergies,
22:48l'énergie, elle sera décarbonée,
22:51électrique.
22:51Et on sait la produire aujourd'hui
22:52avec tout ce que cela représentera.
22:55Et donc, on ne sera plus
22:56dans cette question du bruit.
22:57On ne sera plus
22:58dans cette question de la pollution.
23:00Il faut nous positionner
23:01dans ce cadre-là.
23:02Et si nous ne le faisons pas,
23:03nous allons complètement saturer
23:05le Sion au Lorrain.
23:06Et nous serons en incapacité...
23:09Moi, je viens de Thurville.
23:11Les matins,
23:12quand j'ai été élu président,
23:13je mettais 20 minutes
23:14pour venir à Metz.
23:15Aujourd'hui, je suis à près
23:16de plus de 35 minutes.
23:18Voilà.
23:18Parce que c'est saturé
23:20en permanence.
23:21Et cela sature
23:22nos routes départementales.
23:23C'est-à-dire qu'on est
23:24dans une situation aujourd'hui
23:25de saturation
23:26et de thrombose totale
23:28de toutes nos infrastructures
23:30de mobilité.
23:31– Donc, si je vous entends bien,
23:33vous parlez de volonté politique
23:34qui a empêché cette A32
23:37et désormais
23:38qui va nous faire avancer
23:39sur la 31 bis.
23:40C'est ce que vous disiez aussi
23:41sur le rail.
23:43On a des gares,
23:43mais on n'a pas de train.
23:44On vous a entendu le dire
23:45plusieurs fois.
23:46Pour l'aéroport, par contre,
23:48là, la Chambre régionale des Comptes
23:50a épinglé l'infrastructure.
23:51C'est un problème aussi de passagers.
23:54Il n'y a pas assez de passagers.
23:55Il n'y a pas assez d'argent
23:55mis en œuvre.
23:56Est-ce que le département
23:57devrait reprendre la gestion ?
23:58– Non, non, il faut que ça soit
24:00dans une démarche collégiale.
24:02Je ne vais pas reprendre un aéroport.
24:05La région a la compétence,
24:08travaille avec l'État,
24:09et je pense que c'est normal.
24:11Il y a eu, à la demande de la région,
24:15enfin, la Chambre régionale des Comptes
24:16s'en est préoccupée,
24:17dans les comptes de la région.
24:20La région a demandé
24:21une analyse complémentaire.
24:22Nous sommes rassemblés
24:24la métropole de Metz
24:25sur le territoire
24:25de laquelle se trouve cet aéroport.
24:30Nous, département,
24:31on ne peut pas rester inactif.
24:32Voilà, c'est une infrastructure majeure.
24:36Imaginez demain
24:37que vous annonciez à Moselle TV
24:39que l'aéroport de Metz-Nancy
24:41va fermer.
24:42C'est un message dramatique.
24:44Ça veut dire qu'on n'est plus
24:45une destination aérienne.
24:47Alors qu'on sait qu'au Luxembourg,
24:48on n'arrive pas à y accéder,
24:50on n'arrive pas à stationner,
24:51même s'ils font de gros investissements,
24:53et on n'arrive pas ensuite
24:55à circuler dans d'excellentes conditions
24:59pour y arriver.
25:02C'est épouvantable.
25:03Aujourd'hui, je mets plus de temps
25:04pour aller à l'aéroport
25:06que de prendre l'avion
25:07pour aller au sud de l'Italie.
25:09Et ils n'ont aucune capacité
25:11de s'étendre.
25:12Ils n'ont qu'une seule piste.
25:14Et donc, naturellement,
25:15on ne peut pas imaginer autrement,
25:17on est à une portée d'avion
25:19de Luxembourg.
25:21Et c'est ce travail-là
25:22qui est engagé.
25:23Franck Leroy s'est engagé
25:25dans une étude
25:26suite au rapport de la Chambre jeune
25:29à la décompte.
25:30Immédiatement, avec François Gros-Didier
25:31et personnellement,
25:34et le département s'est engagé
25:36à co-financer l'étude.
25:38Donc celle-là est en route.
25:39On a déjà eu des réunions.
25:40On avance sur ce dossier.
25:41Moi, l'objectif, c'est que, début de l'année prochaine,
25:45on ait eu les conclusions des études.
25:47Et donc, les services travaillent ensemble.
25:49On a déjà eu une première réunion.
25:51Une seconde va arriver.
25:53Je dois revoir François Gros-Didier
25:56et Franck Leroy.
25:57Et la Moselle s'adra toute sa place.
25:59Et je l'ai dit, s'il fallait qu'on rentre
26:01dans le cercle de gestion de l'aéroport,
26:04la Moselle le fera.
26:06Parce qu'imaginez demain avoir véritablement cet aéroport.
26:10Et moi, le pape Léon qui va atterrir, pour moi,
26:13sur l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine,
26:15pour moi, c'est un miracle.
26:17Si on devait chercher un miracle, c'est celui-là.
26:20Ça veut dire que le renouveau de l'aéroport, il est là.
26:23Si on peut faire atterrir un pape sur notre aéroport,
26:26c'est que cet aéroport mérite véritablement une fréquentation.
26:30Et il faudra montrer une belle photo
26:33à l'entrée de l'aéroport pour dire
26:35que le pape Léon a atterri ici.
26:38Venez sur cet aéroport.
26:40– Et on revient au pape.
26:41Merci Patrick Weyton.
26:42Grâce à vous, vous venez de faire le tour de la question.
26:45Mais ce n'est pas terminé.
26:46On reste juste ensemble encore une toute petite minute
26:47pour faire le tour du cadran.
26:49Alors, je vais vous reposer quelques petites questions.
26:51Vous ne pouvez répondre que par vrai ou par faux.
26:53C'est-à-dire cette liste d'affirmations.
26:55Vous avez le droit à un joker, évidemment, si vous le souhaitez.
26:57– Merci.
26:57– Si vous êtes prêts…
26:59– Allons-y.
26:59– C'est parti.
27:00La Moselle est le département le plus européen de France.
27:04– Oui.
27:05Vrai.
27:05– La politique nationale est déconnectée
27:07des problématiques de territoire.
27:09– Vrai.
27:10– Le passage du pape en Europe
27:11peut redonner un peu de foi en l'idéal européen.
27:14– Vrai.
27:15– Sans la 31 bis,
27:17la situation sur la 31 va devenir ingérable.
27:19– Vrai.
27:20– La 31 bis ne va pas régler à elle seule
27:22tous les problèmes de mobilité en Moselle.
27:24– Vrai.
27:24– Le département doit reprendre la gestion
27:26de l'aéroport de Lorraine.
27:28– Fou.
27:28– Non.
27:29– La Lorraine devrait retrouver son autonomie
27:31comme l'Alsace.
27:35C'est le droit à un joker.
27:36– Autorisez-moi à joker et à commentaire.
27:41Je prends le joker et je dis que…
27:44Ce n'est pas ce que j'ai dit.
27:45J'ai dit que si jamais l'Alsace retrouvait son autonomie,
27:51la Lorraine revendiquerait la même démarche
27:53parce que pour nous, il serait indispensable
27:55que nous l'ayons.
27:56– L'aéroport de Lorraine a encore un avenir.
27:59– Vrai.
28:00– Il faut redonner la possibilité au département
28:03de lever l'impôt.
28:04– Ah oui, très vrai.
28:06– On reverra un pape en Moselle
28:08avant les 40 prochaines années.
28:11– Euh…
28:12– On l'espère.
28:13– Je l'espère et je transmets ce flambeau
28:15à ceux qui vont nous succéder.
28:16– Et enfin, vous auriez…
28:17– Je n'y serai plus dans 40 ans.
28:18– Vous auriez pu avoir une grande carrière de volailleur
28:21si vous n'aviez pas fait carrière en politique ?
28:23– Non, parce que j'ai arrêté ma carrière
28:26bien avant que je m'engage en politique
28:28et là, j'ai dans…
28:30Les articulations ne pouvaient plus.
28:32– Merci Patrick Vaiten,
28:33président du conseil départemental de la Moselle,
28:35d'avoir fait le tour de la question avec nous.
28:36– Merci beaucoup.
28:37Merci de l'accueil de Moselle TV
28:39qui tient une place prépondérante aujourd'hui
28:41dans la promotion de la Moselle,
28:43de la Lorraine et de l'ensemble du territoire du Grand Est.
28:46Et je tiens personnellement à remercier
28:48celles et ceux qui ont contribué.
28:50Et cette télé est Mosellane
28:56puisque le département de la Moselle
28:57est l'un des acteurs majeurs de son organisation.
29:02Mais cela se fait naturellement
29:03avec une liberté d'expression qui doit lui revenir.
29:07Et pour moi, je suis garant.
29:08Et de plus, ce n'est pas moi qui préside,
29:10c'est un conseiller départemental, Pierre Tacconi,
29:13auquel j'ai donné cette responsabilité.
29:15Et vous mettez en avant
29:17et vous donnez encore un éclairage plus important.
29:19Et vous pourrez dire, ici à Moselle TV,
29:22la visite du pape, j'y étais.
29:25– Merci Patrick Walton.
29:26On le rappelle, le pape en Moselle,
29:27ce lundi 28 septembre.
29:29Nous, on se retrouve la semaine prochaine
29:31pour un nouvel invité politique.
29:33L'actualité continue dès maintenant sur Moselle.tv.
29:36Et très vite, sur notre antenne,
29:38bonne soirée sur Moselle TV.
29:39– Sous-titrage Société Radio-Canada
29:45Musique
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