00:00Valeurs actuelles sur France Inter, c'est non.
00:02Voilà comment 300 personnalités ont intitulé leur tribune
00:05pour protester contre l'arrivée sur les ondes publiques de Charles Sapin,
00:09nouveau directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
00:11Ce journal condamné à plusieurs reprises pour injure publique à caractère raciste,
00:14provocation à la haine raciale et diffamation,
00:16et la vitrine est le symbole de la libération de la parole raciste
00:19à laquelle notre société est confrontée aujourd'hui.
00:22Parmi les signataires, de nombreux comédiens,
00:25tels que l'épouse de François Hollande, Julie Gaillet,
00:27Josiane Balasco, Bruno Solo, Denis Podalides ou encore Ariane Ascaride,
00:31mais aussi d'autres figures habituées à prendre publiquement position à gauche,
00:35comme le footballeur Lilian Thuram, la chanteuse Lio
00:38ou le prix Nobel de littérature Annie Ernaud.
00:40Ils et elles pointent notamment le format de la chronique de Charles Sapin,
00:44un éditorial hebdomadaire, mais aussi l'identité du nouveau propriétaire de son journal.
00:48Le milliardaire Pierre-Edouard Sterrain ne cache pas son agenda politique
00:51formulé dans le projet Périclès qui assume mener un combat idéologique, politique et électoral
00:56au bénéfice de l'extrême droite en utilisant notamment les médias.
01:00Dans leur texte, les protestataires jugent également à Mer
01:03que ce recrutement revient à donner des gages au rapport sur l'audiovisuel public
01:07rédigé en mai dernier par Charles Aloncle, sans toutefois le nommer.
01:10Valeurs actuelles s'est aussi particulièrement illustré
01:12dans la violente campagne de dénigrement et d'attaques outrancières
01:15orchestrée l'année écoulée contre l'audiovisuel public par l'extrême droite.
01:20Lui offrir aujourd'hui cette chronique est une étrange défaite
01:22face à cette campagne calomnieuse.
01:24En plus de cet édito dominical sur France Inter,
01:27Charles Sapin débattra aussi chaque dimanche sur France Info
01:29avec la journaliste Rocaya Diallo, de quoi ajouter encore un peu plus aux tensions.
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