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  • il y a 6 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Voilà une Marseillaise qui vient clore le discours de rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.
00:06Premier vrai discours de campagne, objectif reprendre les reines de la campagne après les multiples polémiques.
00:13Un sujet au cœur de ce discours, le logement et la priorité nationale.
00:18On va en parler évidemment avec nos invités. On est avec Guilhem Carayon.
00:23Bonjour et bienvenue, vice-président de l'UDR, allié du Rassemblement National.
00:26Merci d'avoir accepté notre invitation. Face à vous Rémi Goubert,
00:29vous êtes premier secrétaire du PS du Cantal. Bonjour et bienvenue.
00:34Roland Quairol, que j'ai le plaisir de retrouver, politologue, enseignant et chercheur à Sciences Po
00:38et auteur de Mon Voyage au cœur de la Vème République.
00:41On est ravis de vous avoir. On est avec Amandine Attalaya et Léopold Hautebert du service politique de BFM TV.
00:47Roland Quairol d'abord d'un mot. L'objectif c'était de reprendre les reines de cette campagne un peu
00:53chaotique,
00:54un peu confuse, il faut le dire. Est-ce que la mission est réussie ?
00:56Oui, je crois que ce n'était pas extrêmement compliqué pour elle à faire, mais elle l'a bien fait.
01:03Il fallait qu'elle se réinstalle. On a quand même beaucoup dans toute la dernière période parlé de Bardella.
01:09On a su que finalement c'était elle qui reprenait les reines grâce à une décision de justice en juillet.
01:16Elle a repris les reines et il fallait qu'elle montre qu'elle avait repris les reines, que c'était
01:20bien elle qui était là
01:21et qui était notre prochaine candidate du RN à l'élection présidentielle.
01:27Elle l'a fait en rappelant les fondamentaux du Rassemblement national.
01:31On ne peut pas dire qu'il y ait des mesures tout à fait nouvelles ou quoi que ce soit
01:35surprenantes.
01:36Elle s'est vraiment appuyée sur les principaux fondamentaux du RN avec une insistance particulière sur la préférence nationale.
01:47Je crois que ces supporters auront été contents, pas surpris et contents de ne pas être surpris parce qu'ils
01:53ont retrouvé leur marine.
01:55Leur marine. Sur la question de la priorité nationale, écoutons à nouveau Marine Le Pen.
02:01La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français.
02:08Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel
02:15et juste.
02:16Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence,
02:23quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires chez eux.
02:29C'est un retour, Amandie Nathalia, aux fondamentaux du RN ?
02:34Oui, du moins, c'est une suite. En effet, c'est la preuve aujourd'hui qu'elle ne change pas,
02:39Marine Le Pen, et ne compte pas changer.
02:42Même thématique, d'ailleurs, comme on l'avait vu sur l'interdiction aussi du voile dans l'espace public.
02:47Il n'y a pas de surprise. Elle s'en tient à ces thèmes traditionnels.
02:50Alors, ce qu'elle ne précise pas sur la priorité nationale, c'est que c'est très compliqué à mettre
02:55en œuvre.
02:56Est-ce qu'elle présente comme un droit qu'elle garantirait aux Français, nécessiterait une révision constitutionnelle par référendum ?
03:03C'est ce qu'elle propose jusque-là. Donc, vraiment, ça n'est pas gagné.
03:07Et on a vu que toutes les lois récemment, par exemple, la loi immigration qui incluait une préférence nationale,
03:13par exemple, dans l'attribution de certaines prestations sociales, ont été retoquées par le Conseil constitutionnel.
03:19Néanmoins, elle dit aujourd'hui à ceux qui l'écoutent et qui sont très favorables, il suffit d'écouter les
03:24applaudissements,
03:25que pour le logement, ils auront une priorité. Pour l'emploi, ils auront une priorité.
03:31Précédemment, Marine Le Pen expliquait qu'il y aurait même des taxes additionnelles dans ces cas-là pour les contrats
03:35d'emploi faits à des étrangers.
03:37Donc, ça va assez loin dans sa tête. Et puis, préférence nationale aussi pour les allocations.
03:46Et d'ailleurs, elle a bien redit que sur les APL, par exemple, elle voulait que seuls les Français les
03:50touchent.
03:51Guillaume Carayon, plus facile à dire qu'à faire, alors, si je comprends bien.
03:54Je rebondis sur ce que vient de dire Amandine Attalaya. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de
03:57la révision constitutionnelle.
03:59Il ne faut pas avoir peur non plus du référendum, de redonner sa parole au peuple.
04:02Le droit en l'État, en tout cas en matière de logement, selon nous, est absurde.
04:06Quand il y a une absurité du droit, il faut le changer.
04:08Qu'est-ce qui est absurde ?
04:09Le fait que les classes moyennes, aujourd'hui, n'arrivent plus à se loger.
04:12Le fait qu'on ne soit pas une France de propriétaires, mais une France de locataires, c'est un problème.
04:16Et donc, pour résoudre cette problématique, Marine Le Pen a évoqué plusieurs pistes, dont la priorité nationale pour les locaux
04:20sociaux.
04:21Nous, ce qu'on pense simplement, c'est que...
04:23Mais comment va-t-elle le mettre en avou ? Vous espérez donc un référendum sur cette question-là ?
04:28Et vous basez sur le fait que les Français diront oui. Pour vous, ça ne fait pas de doute.
04:31Au vu de l'État du droit, vous l'avez rappelé, il y a des obstacles juridiques, notamment ce qu
04:36'on appelle le DALO.
04:38Pour faire face à ces obstacles, il faut réviser la Constitution.
04:41Et nous, on pense que c'est possible.
04:42Vous avez des gens qui sont au pouvoir depuis des années et qui nous ont dit à quel point c
04:46'était impossible de changer les choses.
04:48C'était impossible d'améliorer le quotidien français parce que c'était inconstitutionnel.
04:50Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on va identifier tous les verrous qui paralysent l'action des pouvoirs
04:54publics.
04:55Et s'il faut en passer par un référendum, on le fera évidemment.
04:57J'ai une question pour vous. Qu'est-ce qui permet aujourd'hui à un étranger d'être prioritaire par
05:00rapport à un Français pour avoir un HLM ?
05:03Un Français est prioritaire parce qu'il est Français. Le droit de vote est réservé aux Français.
05:07Donc, si les Français sont déjà prioritaires, pourquoi vouloir faire un référendum pour le mettre en place ?
05:11Non, non, non. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut une préférence nationale pour le logement social.
05:14Mais vous venez de dire qu'ils étaient déjà prioritaires ?
05:16Oui, dans notre esprit.
05:17Parce que la vérité, c'est que le problème des HLM dans ce pays, ce n'est pas qu'il
05:20y a des étrangers qui prennent le logement des Français,
05:22parce que c'est ce qu'elle est en train d'expliquer.
05:23C'est qu'on ne construit plus de logements. Moi, j'ai vécu en logements sociaux dans le cantal, ce
05:26n'était pas à la banlieue.
05:27On ne construit plus assez de logements.
05:29Là, elle est en train d'expliquer aux Français, à celles et ceux qui ont deux ans d'attente,
05:32qu'en mettant les étrangers dehors de leur HLM, qui sont souvent là pour travailler dans le métier du BTP,
05:37parce que ceux qui travaillent dans le HLM, souvent, ils sont là pour travailler dans le BTP,
05:40vous pensez vraiment qu'on va résoudre le problème du logement en mettant les étrangers dehors des HLM et que
05:43ça va libérer des places ?
05:44C'est bon fait de dire ça parce que vous êtes loin du Parti Socialiste
05:46et on n'a jamais aussi peu construit le logement que sous le mandat de François Hollande il y a
05:48quelques années.
05:49Mais moi, je ne suis pas François Hollande.
05:51Et par ailleurs, je vous dis juste simplement, il ne faut pas prendre les Français pour des idiots.
05:54Vous savez très bien que diviser les Français et les étrangers sur la question de l'HLM,
05:58ce n'est pas ça qui va résoudre le problème.
05:59C'est juste une mesure encore raciste, xénophobe.
06:01Elle est entourée de façon de raciste.
06:02Encore une fois, on a vu le garde du corps de Gendarme Bardella
06:04qui venait d'expliquer à Carcassonne,
06:06qui a dit des mots horribles sur les Noirs et les Arabes.
06:08Qui a été expulsé du Parti depuis.
06:15Sur la question du logement, la priorité internationale, c'est une fraude.
06:18D'une part, vous l'avez dit juridiquement, ce n'est pas possible
06:20parce que ça va contre le principe de l'égalité
06:22qui est le principe fondateur de notre République.
06:24Et en plus, pratiquement, même si c'était possible constitutionnellement,
06:26ça ne réglera pas le problème car ce ne sont pas les étrangers
06:28qui piquent les logements des Français.
06:29Car vous n'avez pas été capable de me répondre sur les conditions
06:31qui leur permettaient d'être prioritaires ou non vis-à-vis des Français.
06:33Guillaume Carallon ?
06:35Je trouve ça absurde dans le sens où les socialistes ont été ceux qui ont le plus échoué
06:39sur les questions de logement avec les macronistes.
06:40Donc, que vous donniez des leçons aujourd'hui sur cette question-là,
06:43je trouve ça assez incohérent.
06:45Nous, ce qu'on dit, c'est simplement qu'on veut faciliter l'accès à la propriété,
06:48faciliter la transmission de la propriété
06:50parce qu'on rêve d'une France de propriétaires.
06:52Et aujourd'hui, moi, ma génération, votre génération,
06:54elle n'a pas les moyens de se dire « je peux acheter ».
06:56À Paris, un jeune se dit « je pourrais acheter peut-être dans 30 ans ».
06:59Et ce constat-là qu'on fait, il nous semble insupportable
07:02et c'est la raison pour laquelle on veut encourager l'accès à la propriété.
07:05Cela dit, remettre la question du logement au cœur de la campagne,
07:08est-ce que stratégiquement, ce n'est pas plutôt un bon point pour Marine Le Pen ?
07:13La question du logement, alors on sait que Grégory Doucet,
07:15qu'on a reçu l'écologiste maire de Lyon,
07:18en a fait le cœur du sujet,
07:20mais pour autant, c'est un thème qu'on a assez peu entendu.
07:24Dites-moi si je me trompe ces derniers jours.
07:26La question du logement, c'est la question de la propriété.
07:28Alors, il y a les fausses solutions qui vont expliquer,
07:30comme on vient de l'entendre, que le problème, c'était les migrants et les étrangers.
07:32Ça ne va pas résoudre le problème.
07:34Et il y a les vraies solutions qui consistent à se poser la question
07:36de la construction des logements, mais aussi des logements vacants.
07:39Paris est une des villes au monde qui compte le plus de logements vacants.
07:41Sauf que ça va à l'encontre de l'idée de la propriété privée
07:43qui est sanctuarisée dans notre déclaration des droits de l'homme.
07:46Mais il est prévu par la loi que l'on peut revenir sur la propriété privée
07:49dès lors qu'il y a une cause publique qui le demande.
07:51Alors, la vraie question, c'est de savoir,
07:52est-ce que nous acceptons qu'il y ait deux fois plus de SDF dans la rue
07:55depuis qu'Emmanuel Macron est président,
07:56et qu'il y ait deux fois plus de logements vides,
07:58inoccupés dans les villes de notre pays ?
08:00Moi, je pense que nous pouvons tout à fait imaginer l'idée
08:02de taxer les logements vacants, voire d'en exproprier quelques-uns.
08:05Sur la forme, on reviendra évidemment sur les questions de fonds,
08:09sur les questions du pouvoir d'achat.
08:10Léopold Hautebert, on a vu d'ailleurs à la toute fin
08:13Marine Le Pen appeler Jordan Bardella à ses côtés juste avant.
08:16Non, il y a eu un petit moment de flottement entre les deux.
08:20Il n'a pas pris la parole, ça c'était prévu.
08:22L'idée c'était de dire, c'est son moment à elle et rien qu'à elle.
08:25Oui, la preuve, c'est qu'hier, il y a eu ces journées parlementaires de rentrée également.
08:29On ne les a pas vues entrées discrètes par une petite porte,
08:31comme s'il fallait garder ce moment-là réservé pour les caméras.
08:35Notamment Jordan Bardella, c'est son anniversaire aujourd'hui, figurez-vous.
08:39Trompé un an aujourd'hui.
08:40Voilà, il y a eu cette petite chanson au départ,
08:42joyeux anniversaire, chantée par toute la salle.
08:44Mais tout ça participe aussi à une opération de montrer,
08:48en tout cas de tenter de le faire, que tout va bien dans ce parti.
08:51Alors qu'on sait évidemment qu'en interne,
08:53c'est beaucoup plus compliqué que ça.
08:55Jordan Bardella, il joue évidemment profil bas,
08:57il n'a pas d'autre choix dans ce type de situation.
09:01C'est elle la chef, vous l'avez dit Julie,
09:02c'est ce qui a voulu être aussi évidemment affirmé et martelé aujourd'hui.
09:07À travers quoi ?
09:08À travers un thème qui lui tient à cœur,
09:10qui a un avantage double,
09:13c'est qu'à la fois elle a pu parler de questions liées au pouvoir d'achat,
09:16de la vie quotidienne de ses électeurs,
09:19mais aussi de la question de l'immigration.
09:22C'est pour ça que ce thème du logement,
09:24il est stratégiquement intéressant pour la candidate du Rassemblement national,
09:28c'est qu'il conjugue de très nombreuses thématiques
09:31qui lui permettent de parler à un électorat plutôt large.
09:35Tout à l'heure, on parlait avant le discours aussi
09:36de la situation d'il y a cinq ans pour Marine Le Pen,
09:39qui au même moment, en septembre,
09:41était concurrencée par un certain Éric Zemmour.
09:43Éric Zemmour aujourd'hui, il n'est pas à 8 ou 9 %,
09:45il est à 2 ou 3 % dans les sondages.
09:47Qui d'ailleurs officialise sa candidature aujourd'hui.
09:49Voilà, absolument.
09:50Et donc, vous comprenez bien que le paysage a changé,
09:53que Marine Le Pen, elle a aussi intérêt à beaucoup plus parler
09:55à un électorat qui se pose des questions,
09:57qui se dit, mais est-ce qu'il est temps de voter pour le Rassemblement national ?
10:00Est-ce que je vote à gauche ? Est-ce que je continue ?
10:02Voilà, donc elle est dans cette réflexion-là aujourd'hui
10:05et à travers ce thème, elle tente quelque chose,
10:07elle tente de parler à un électorat un peu plus large.
10:09Personne ne s'aime dans ce parti,
10:11puisque Éric Ciotti, pendant 20 ans, a expliqué
10:12qu'il ne ferait jamais d'alliance avec Mme Le Pen,
10:14maintenant il est dans le parti.
10:15Jordan Bardella, tout à fait, a expliqué
10:17pendant quelques mois qu'il allait être président de la République,
10:19on voit bien qu'il est mal à l'aise, le pauvre,
10:20il ne sait pas pourquoi il est là.
10:21Vous le sentez vraiment mal à l'aise, là, Jordan Bardella ?
10:24Je le sens très mal à l'aise, il ne faut jamais oublier
10:25que le Front National, le Rassemblement national,
10:27c'est une histoire de famille.
10:28Et c'est la raison pour laquelle Mme Le Pen a voulu
10:29que sa nièce revienne.
10:30Et Jordan Bardella, comme tous les numéros 2
10:31du Rassemblement national, Maigret, Gollnisch,
10:33se fera virer à la fin.
10:35Parce que c'est une histoire familiale.
10:37C'est inéluctable.
10:38Est-ce que vous partagez cette analyse, Roland Quairol ?
10:41C'est quand même clair que le Rassemblement national,
10:44c'est d'abord la tribu Le Pen.
10:46Ça a été le père, la fille,
10:49il y a les autres filles qui sont là,
10:51il y a les conjoints.
10:52C'est très évidemment une tribu.
10:55Ceux qui ont réussi à se glisser
10:57jusqu'à des fonctions numéro 2,
11:00en effet, jusqu'à maintenant,
11:01n'ont pas tenu.
11:02Alors, ce n'est pas une loi.
11:04On ne peut pas se le dire.
11:04Mais Bardella existait parce qu'il sortait.
11:05On ne peut pas se le dire que ça ne marchera jamais.
11:07Alors évidemment, il a lui-même fait partie de la tribu.
11:10Il en est sorti.
11:12Il y a eu une séparation.
11:14Et il n'en est clairement plus.
11:16Et donc, on voit bien que la relation marine-Jordan-Bardella
11:22n'est plus ce qu'elle était.
11:24Et que c'est très compliqué à assumer.
11:26Parce qu'il faut en même temps dire
11:27non mais tout va bien.
11:29Tout va très très bien entre nous.
11:30Et même très très très bien.
11:32On nous a dit en disant trois fois très.
11:35Mais ce n'est pas en disant trois fois
11:36que ça devient plus vrai.
11:37On sent bien que,
11:38et sur la forme, et sur le fond,
11:41et sur les ambitions personnelles,
11:43il faut bien le dire,
11:44il y a une vraie compétition entre les deux.
11:46Parce que pourtant, vous avez vu ce...
11:48Alors il y a eu les voeux d'anniversaire aujourd'hui devant la tribune.
11:51Il y a eu aussi ce tweet posté un peu plus tôt par Marine Le Pen sur son compte Twitter.
11:56Gros bisous à Jordan-Bardella.
11:58Très joyeux anniversaire Jordan-Bardella.
12:00Tout ça, c'est de la com' pure et dure.
12:03On essaye à tout prix de montrer que non, non, c'est bon, tout va bien.
12:08Et de mettre tout ça sous le tapis.
12:09Oui, oui, oui.
12:10Alors qu'on a vu...
12:11Bon, ce qui s'est passé récemment,
12:12c'est que Jordan-Bardella a pris de la liberté.
12:15C'est assez clair.
12:16On l'a vu, par exemple,
12:18sur le sujet de l'interdiction du voile dans l'espace public.
12:22Il a bien fait comprendre qu'il trouvait ça extrêmement compliqué,
12:25pas très judicieux,
12:25et que lui se limiterait à le faire dans des bâtiments, par exemple, publics.
12:30On l'a vu aussi exprimer une différence nette sur les retraites.
12:34Il n'était pas favorable à ce que Marine Le Pen s'en tienne
12:37à la position de maintenir la retraite à 62 ans
12:39parce qu'il pense que, financièrement, déjà,
12:42ce n'est pas très stable et judicieux pour la France.
12:45Et qu'il faut introduire une dose de capitalisation.
12:47Exactement.
12:48Et puis parce qu'aussi, il a en tête d'essayer d'attirer
12:51un électorat de droite plus classique
12:53que précisément ce type d'idées et de mesures.
12:56Effraie encore aujourd'hui.
12:57Donc, pour l'instant, leur relation tient bon,
13:01K1-Ka, mais en effet,
13:03Jean-Marie Le Pen lui-même avait cette grande phrase
13:05qu'il répétait souvent. Il disait « Le destin des dauphins
13:08est souvent de s'échouer ».
13:09En l'occurrence, Jordan Bardella est un dauphin
13:12qui, à un moment donné, s'est vu président.
13:14Il n'est même pas sûr, à l'heure actuelle,
13:16que Marine Le Pen fasse vraiment de lui son Premier ministre.
13:20Ça, c'est même pas sûr. Réellement, il se peut que,
13:23si Marine Le Pen est élue, là, en mai prochain,
13:26il se peut qu'elle ne fasse pas le choix
13:29d'un Jordan Bardella au poste de Premier ministre.
13:31C'est une réelle possibilité.
13:32Ça vous effraie, ça, Guillaume Carayon ?
13:35Non, ce n'est pas parce qu'on le répète à longueur de journée
13:37sur les plateaux de télévision que ça en devient une vérité.
13:39Non. Marine Le Pen sera président de la République,
13:41je vous donne le scoop, dans huit mois.
13:43Et Jordan Bardella sera son Premier ministre.
13:44Ce ne sera pas Marion Maréchal, la Première ministre ?
13:47Non, mais ça a été clarifié, y compris par Marine Le Pen,
13:51et Jordan Bardella a vocation à être le chef du gouvernement,
13:53le chef de la majorité parlementaire.
13:55En fait, on aura beau avoir des propos de café du commerce
13:58et trouver des tensions entre ce couple,
14:01entre un Premier ministre et un président...
14:02La politique, c'est une histoire d'incarnation aussi,
14:04et ce sont des questions qui importent.
14:07Moi, j'ai l'impression que nos adversaires,
14:09les autres partis, sont devenus tellement microscopiques,
14:12tellement résiduels, qu'ils n'acceptent pas,
14:14qu'ils ne comprennent pas qu'un grand mouvement populaire
14:16qui est aujourd'hui largement en tête des intentions de vote
14:18a vocation à rassembler différentes sensibilités.
14:20Mais il n'a rien populaire ?
14:21Oui, oui, Jordan Bardella, c'est Jordan Bardella.
14:23Oui, Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen.
14:25Et oui, ils ne pensent pas exactement...
14:27Et justement, pardonnez-moi, on va la réécouter,
14:28Marine Le Pen qui réaffirme la force du vote
14:32pour le Rassemblement national.
14:33On l'écoute à nouveau.
14:34Nous proposons aux Français un vote intelligent.
14:40Pas un vote placebo, mais un vote qui affirme des principes
14:45et engage leur application effective.
14:48Pas un vote gazeux, mais un vote solide,
14:53celui qui induit une vision pour les décennies à venir.
14:56Un vote intelligent, c'est comme disait Peggy,
15:00un vote qui regarde de loin et qui agit prêt.
15:04Rémi Goubert, force est de constater que dans les sondages,
15:06elle est très loin, très très loin devant.
15:09Elle dépasse les 33% et elle est gagnante dans tous les cas
15:13au second tour, y compris devant Édouard Philippe
15:15qui est le favori en l'état du bloc central.
15:17Bien sûr que si c'est Édouard Philippe,
15:18Marine Le Pen a beaucoup de chances de gagner.
15:20Parce que moi, j'ai rencontré plein d'électeurs de gauche
15:21pendant ce week-end de la fête de l'UMA
15:22qui m'ont dit qu'on en a marre de faire le barrage.
15:24Et moi, je lance une alerte à tous les républicains.
15:27C'est toujours la gauche qui a fait le barrage.
15:28C'est toujours la gauche qui a fait le barrage.
15:30C'est toujours les électeurs de gauche sincères
15:32qui ont permis à ce que la République tienne.
15:34Moi, j'ai une question pour vous, M. Carillon,
15:35parce que vous-même, vous avez été membre du parti Les Républicains.
15:37Et je me pose sincèrement la question,
15:38comment un homme comme vous,
15:39qui avait été membre du parti de De Gaulle,
15:42pouvez-vous rejoindre avec M. Ciotti
15:43qui pendant 20 ans a combattu le Front National,
15:45ceux qui ont voulu assassiner De Gaulle avec l'OS ?
15:47Comment vous vivez ça sincèrement ?
15:48Parce que vous étiez républicain,
15:49vous étiez dans le parti Les Républicains.
15:51Et je sais, au fond, je suis persuadé
15:52que vous êtes mal à l'aise avec ça.
15:53Vous savez très bien que c'est ridicule
15:54ce qu'ils proposent sur le voile.
15:55Vous le savez au fond de vous.
15:56Vous savez que ce n'est pas ça, les sujets.
15:57Comment vous faites pour soutenir ça ?
15:58Je ne suis absolument pas mal à l'aise.
16:00Tout simplement parce que moi,
16:01électeur des Républicains jusqu'à il y a quelques années,
16:03je me suis senti trahi par des dirigeants
16:05qui pensaient davantage à leur intérêt personnel,
16:07à leur carrière, plutôt qu'à l'intérêt général.
16:09Je me suis senti trahi par des gens
16:10qui, aujourd'hui, avaient un discours pseudo de droite,
16:13mais qui, une fois arrivés aux responsabilités,
16:14n'appliquaient pas du tout un projet de droite.
16:16Et tout ça, au fur et à mesure, je me suis dit,
16:18il y a un parti, le Rassemblement national,
16:20qui a peut-être 90% de points de convergence avec nous.
16:24On n'est pas d'accord sur tout,
16:25sur la question des retraites.
16:25On a quelques petites différentes sensibilités,
16:27mais sur le principal, on est d'accord.
16:29Sur le constat du déclassement français, on est d'accord.
16:31Sur la nécessité de redresser un pays qui va mal,
16:33sur les questions budgétaires,
16:34sur les questions du pouvoir d'achat.
16:35Enfin, qui de mieux aujourd'hui que l'ERN,
16:37que Marine Le Pen parle de ces questions-là,
16:39parle de la France du travail,
16:40parle de ces gens qui se réveillent tôt le matin,
16:42qui bossent dur et auxquels il ne reste rien ?
16:44Et les majorités socialistes, macronistes,
16:48dont vous êtes un peu comptable,
16:49parce que vous êtes socialiste,
16:50ont échoué sur cette question-là.
16:52Vous savez quel est le souci ?
16:54Il y a eu trois années...
16:55Vous avez été au pouvoir, tout ça, vous n'avez pas réussi à faire...
16:57Est-ce que vous vous souvenez des trois années consécutives
16:59avec plus de 3% de croissance ?
17:00Vous savez, c'était souci ?
17:01Non, non, mais souci...
17:02C'était souci et je ne sais pas.
17:03Les socialistes sont de très bons gestionnaires
17:04et la gauche a toujours très bien géré le pays,
17:06a toujours comblé les déficits.
17:07Et c'est la raison pour laquelle
17:08que la gauche va regagner en 2027,
17:09parce qu'à chaque fois, la gauche gagne
17:10quand il faut rétablir les comptes,
17:12que la droite a soutenu en l'air.
17:13La gauche qui est déplacée, en tout cas,
17:14ce n'est pas la vôtre,
17:14c'est la gauche méanchoniste
17:15et c'est la seule qui est vraiment notre adversaire.
17:17Votre gauche-là, elle a sauvé Macron,
17:19elle a fait partie des gouvernements...
17:20Marie-Levain a annoncé hier
17:21qu'elle ne censurerait pas le budget Le Cornu.
17:24Le budget qu'on a cette année,
17:26c'est un budget Le Cornu fort
17:27qui a été écrit par les dirigeants du Parti Socialiste.
17:30Les membres du Front National
17:31veulent toper avec Le Cornu,
17:32mais ils ont raison,
17:33c'est la tradition parlementaire.
17:34Nous ne sommes plus dans un régime présidentiel,
17:36nous sommes dans une sorte de régime parlementaire.
17:36Vous parlez du budget, en l'occurrence.
17:39Je parle du budget.
17:39Je suis persuadé qu'au fond de vous,
17:40vous restez à la républicaine
17:41et que vous ne pouvez pas cautionner...
17:44Qui en l'État, Rémi Goubert,
17:45qui en l'État est capable de battre Marine Le Pen ?
17:49Quand on regarde les sondages,
17:50à nouveau, elle semble presque imbattable.
17:52Il faut rappeler, alors,
17:53vous, vous êtes côté PS
17:54et vous soutenez François Hollande.
17:58Vous espérez fortement,
17:59c'est ce que je comprends entre les lignes,
18:00vous espérez que François Hollande se lance.
18:02Alors, qui peut battre Marine Le Pen ?
18:04Déjà, je dirais elle-même
18:04puisqu'elle aura un brasserie électronique,
18:06donc ça risque d'être compliqué de faire la campagne.
18:08Mais qui peut battre Marine Le Pen ?
18:09Déjà, on est à huit mois de l'élection présidentielle.
18:11C'est très tôt.
18:11Moi, je vois à gauche...
18:12On ne sait pas encore
18:13si elle aura un brasserie électronique.
18:14Elle a fait appel,
18:15elle reste présumée innocente
18:16pour dépendre de ce que la cassation décidera.
18:18Elle est en cassation.
18:18La cassation ne rejuge pas le droit.
18:20Mais elle ne rejuge pas le droit.
18:22Elle regarde si la procédure
18:24est bien respectée par ailleurs.
18:26Bref, elle a été condamnée à deux reprises.
18:27À gauche, il y a une dynamique.
18:29Aujourd'hui, c'est vrai,
18:29du côté de Jean-Luc Mélenchon,
18:30on ne peut le nier.
18:31Mais il faut la tenir huit mois
18:32et je ne suis pas persuadé qu'il y arrive.
18:34Et puis, il y aura d'autres candidats.
18:35On est à huit mois de l'élection présidentielle.
18:36François Mitterrand,
18:37quand il s'était présenté,
18:38il ne s'est pas présenté
18:38un an avant l'élection présidentielle.
18:40Il faut prendre le temps.
18:41Il faut parler des sujets.
18:42Et c'est pour ça que je suis ravi
18:42que vous ayez parlé du logement.
18:44Parce que là encore,
18:44c'est une fumisterie
18:45de faire croire aux Français
18:46que c'est les étrangers
18:47qui piquent leur HLM.
18:48Mais allez voir qu'ils vivent dans les HLM.
18:49Invitez des gens
18:50qui vivent dans les HLM.
18:51Et demandez-leur
18:52combien ils payent leur loyer.
18:53Admettons qu'il y ait des étrangers
18:54dans les HLM.
18:55Regardons s'ils payent leur loyer,
18:56bien sûr.
18:56Il y a une fumisterie.
18:57Moi, je pose encore la question.
18:58Quelles sont les conditions
18:59qui permettent à un étranger aujourd'hui
19:00d'avoir plus de droits
19:01qu'un Français ?
19:04Un Français, évidemment,
19:05dans son pays,
19:06a le droit d'avoir plus de droits
19:07qu'un étranger.
19:07Oui, mais aujourd'hui,
19:08vous dites que ce n'est pas le cas.
19:09Alors, qu'est-ce qui permet
19:09à un étranger aujourd'hui
19:10d'avoir plus de droits
19:11qu'un Français ?
19:11En tout cas,
19:12dans les logements sociaux,
19:12vous avez 30% d'étrangers,
19:14une sur-reprétation d'étrangers,
19:15alors que vous avez 11%
19:16de nationaux
19:17dans les logements sociaux.
19:18Non, mais vous avez
19:19trois fois plus d'étrangers
19:20dans les logements sociaux
19:21que de Français.
19:21Donc ça, ça vous montre
19:22qu'il y a une sur-reprétation.
19:23Mais peut-être qu'ils sont
19:23dans la nationalité française.
19:24Vous ne savez pas tout ça, monsieur.
19:25Vous vous basez sur des choses
19:26qui ne sont pas des faits.
19:27Ce sont des choses
19:28que l'on entend au café du commerce.
19:29Et c'est sur ça
19:30que le Front National vit.
19:32Et c'est d'ailleurs
19:32ce que Jean-Luc Mélenchon
19:33avait dit,
19:34il avait dit une fois,
19:34plus jeune,
19:35le sénateur Mélenchon,
19:36le Front National a un mérite,
19:37il réhabilite la politique.
19:38Oui, il réhabilite la politique,
19:39mais avec les mauvaises façons.
19:40Parce qu'il parle de sujets,
19:41il fait jouer sur les peurs
19:42des Français.
19:43Mais la question du logement,
19:44c'est bien plus compliqué
19:44que l'histoire des étrangers
19:45qui nous piquent le logement.
19:46C'est trop facile, cette ficelle.
19:48On peut mettre des conteneurs.
19:50Dans le Danemark,
19:50pour les étudiants,
19:51on peut mettre des étudiants
19:52dans des conteneurs.
19:53Ça fait 40 mètres carrés,
19:53c'est pas mal.
19:54On peut construire des logements crous,
19:55on peut construire plein de choses,
19:56on a les moyens.
19:57Mais arrêtez de faire croire
19:57que c'est à cause des étrangers
19:58que la France ne va pas bien.
19:59C'est pas vrai.
20:00Sur la question du positionnement
20:03dans les sondages de Marine Le Pen,
20:05peut-être qu'on peut leur voir
20:05ce dernier sondage
20:07qui teste les différents candidats
20:09à la présidentielle.
20:10Elle est à 34,5%
20:12devant Édouard Philippe
20:13à 19%.
20:14Jean-Luc Mélenchon
20:15et Raphaël Luxemann
20:16et Bruno Retailleau
20:17loin de derrière.
20:18Je ne sais pas si on peut le voir
20:19ce dernier sondage
20:22en régie,
20:23mais la possibilité
20:25d'un retour
20:27de François Hollande,
20:28par exemple,
20:28puisqu'on l'évoquait,
20:29est-ce qu'elle peut mettre
20:30un coup de pied
20:32dans cette dynamique ?
20:35Je crois qu'il ne faut jamais
20:37dire jamais en politique.
20:39Mais enfin,
20:39il y a des choses
20:40plus compliquées à imaginer
20:41que d'autres.
20:42Le retour de François Hollande,
20:45d'abord, moi,
20:45je ne crois jamais
20:46au retour en politique.
20:47Cette idée
20:48qu'on a accompli un mandat,
20:51qu'on en est sorti,
20:52qu'on a été obligé
20:53d'en sortir,
20:53ou qu'on a décidé
20:54qu'on ne pouvait plus
20:56soi-même être candidat
20:57à sa réélection,
20:58ça ne laisse pas augurer
21:00d'une possibilité
21:01que la France souhaite
21:02votre retour.
21:03Et d'ailleurs,
21:03aucune étude d'opinion
21:05ne semble indiquer
21:06que les Français,
21:07de façon conséquente,
21:10souhaitent le retour
21:11de François Hollande.
21:12Donc je pense que là,
21:12il y a une espèce
21:13d'histoire
21:14qui se raconte
21:16autour de Hollande,
21:17qui n'a pas pour le moment
21:19de base d'opinion.
21:20Alors,
21:20on est à huit mois.
21:21En huit mois,
21:22il peut se passer
21:23des tas de choses
21:23et il s'en est beaucoup passé.
21:25Mais pas celle-là.
21:26Celle-là,
21:27on ne l'a encore jamais vue.
21:28Ce serait,
21:29pour le coup,
21:29une première.
21:30Et cet écart-là,
21:31est-ce que c'est une première
21:32aussi,
21:33qu'une candidate
21:34soit si loin
21:35devant ses concurrents ?
21:36Oui,
21:37c'est écraser le match
21:39à ce point,
21:40ça ne s'est sans doute
21:41jamais vu.
21:42On a déjà utilisé
21:43l'expression pour d'autres,
21:45mais avec des écarts
21:46qui étaient tous
21:47beaucoup moins importants.
21:48Là,
21:49ce qui est frappant,
21:49c'est à la fois
21:50que le quart,
21:50l'écart est très grand,
21:52vous l'avez dit,
21:5319-35,
21:55c'est considérable,
21:56ça ne s'est jamais vu.
21:57Et c'est constant.
21:58Ça fait des mois
21:59et des mois
22:00que ça dure.
22:01On a beau se dire
22:02qu'il y a quelque chose
22:03qui n'est pas absolument normal
22:05dans des configurations pareilles,
22:07ça dure.
22:08Alors,
22:09c'est vrai aussi
22:10qu'il n'y a pas
22:12aujourd'hui
22:12de connaissances
22:14de la part des électeurs
22:15de qui seront vraiment
22:17les adversaires
22:18sur le terrain
22:19de Marine Le Pen.
22:20Et par exemple,
22:21pour la droite,
22:22qui sera candidat
22:24de la droite ?
22:24Il est évident
22:25que ça peut influer
22:25beaucoup
22:27sur les conditions
22:28de la campagne
22:29et sur le niveau
22:30du vote.
22:31Il reste que
22:32on n'a jamais eu
22:33cet écart,
22:34que cet écart
22:35se maintient
22:36et qu'il veut
22:39vraiment dire
22:40quelque chose.
22:40La seule chose
22:41sur laquelle
22:41on ne peut réellement
22:43pas se prononcer,
22:44c'est sur les sondages
22:45de deuxième tour.
22:46Je pense que faire
22:46aujourd'hui
22:47des sondages
22:48de second tour
22:49avant même
22:50de connaître
22:51la configuration
22:51des candidats
22:53du premier,
22:53c'est absolument
22:54pas sérieux.
22:55Donc,
22:55ce n'est pas révélateur.
22:56Je considère
22:57ces sondages
22:58comme à peu près
22:59nul et non à nul.
23:00Mais sur le premier tour,
23:01il n'y a pas l'ombre
23:02d'un doute,
23:02il y a là un gap
23:03qui est extrêmement important
23:05et dont on sent mal
23:06dans les configurations
23:07actuelles,
23:08comment il pourrait
23:09se résorber.
23:10Ça ne veut pas dire
23:11que c'est impossible,
23:12mais ça veut dire
23:12que la balle est dans
23:13le camp de politiques
23:14qui ont un travail
23:16considérable à faire.
23:16tout l'enjeu
23:18Guilhem Carayon
23:18pour faire gagner
23:19votre candidate,
23:20c'est le second tour.
23:22Est-ce qu'il n'y a pas
23:23encore un plafond
23:24pour Marine Le Pen ?
23:25À ce sujet,
23:26je trouve ça tellement
23:27écœurant de voir
23:28nos adversaires
23:29du camp central
23:30macroniste
23:30essayer de trouver
23:32la personnalité politique
23:33qui non pas est capable
23:34d'apporter des solutions
23:35aux problèmes des Français
23:36sur les questions
23:36de pouvoir d'achat,
23:37sur les questions
23:38de dette budgétaire,
23:39sur les questions
23:39d'insécurité,
23:40mais uniquement la personnalité
23:41qui est capable
23:42de battre Marine Le Pen,
23:44qui est capable
23:44de profiter
23:45du barrage républicain
23:46de la gauche
23:46qui irait voter
23:47contre le Ration nationale.
23:48C'est-à-dire que ces gens
23:49sont tellement obsédés
23:50par juste le fait
23:51de rester aux manettes,
23:52rester aux responsabilités,
23:53qu'ils sont prêts
23:54à tous les compromis,
23:56alors que l'enjeu
23:57pour les Français,
23:58c'est juste d'avoir
23:58des réponses à leur problème.
23:59Vous avez fait une interview,
23:59vous annonciez
24:00que vous soutenez Laurent Rocher
24:01en 2027.
24:02De 2022 à 2027,
24:03il n'y aura eu
24:04aucune grande réforme
24:05de la part du président Macron.
24:06Aucune.
24:07Une seule,
24:07c'est la réforme des retraites
24:08qui aura été finalement
24:09avortée en 2024.
24:10Les gens, je pense,
24:15et de l'écœurement,
24:15mais j'ai regardé,
24:16j'ai préparé l'émission,
24:17vous avez fait une interview
24:18il y a peu,
24:19où vous annonciez
24:20soutenir Laurent Rocher
24:20comme le meilleur candidat
24:22à l'élection présidentielle
24:22de la droite en 2027.
24:23C'était il y a des années.
24:24Oui, moi j'ai cru en LR.
24:25Vous parlez de l'écœurement,
24:26mais vous changez d'avis
24:27comme de chemise.
24:27Vous étiez avec LR,
24:29vous êtes parti avec Chioty
24:29pour rejoindre le Front National.
24:31Vous êtes la représentation même
24:32de ce que les Français n'aiment pas.
24:33Il n'y a pas de cohérence.
24:34Pas du tout.
24:34Il n'y a aucune cohérence.
24:36Je suis comme énormément
24:37des millions d'électeurs de droite
24:38qui ont cru au grand parti de droite
24:40en se disant qu'ils étaient capables
24:41de se réformer de l'intérieur
24:42et qui finalement sont allés vers le LR.
24:43Oui, vous avez tué LR.
24:44Vous avez tué la droite républicaine.
24:45Moi, je faisais partie des gens
24:46qui votaient pour des dirigeants
24:48comme Nicolas Sarkozy.
24:49Il y avait 53% des Français
24:51qui votaient pour LR à ce moment-là.
24:52Qui lui aussi a brassé l'électronique d'ailleurs.
24:53Donc en fait, c'est ça la cohérence.
24:54Et maintenant, LR pèse à peine 4%.
24:56Donc ça prouve que je ne suis pas le seul
24:57à avoir eu ce raisonnement.
24:58Simplement, j'ai été écœuré
24:59par des gens qui pensent
25:00qu'à leur intérêt personnel
25:01au lieu de penser aux gens.
25:02Par des gens qui n'ont pas
25:03de colonne vertébrale,
25:04qui n'ont pas de ligne droite
25:05et qui sont à carreau.
25:06Est-ce que vous ne craignez pas
25:07quand même cette mise de côté possible ?
25:11On a l'air de croire ici,
25:12Rémi Goubert en l'occurrence,
25:13que la mise à l'écart de Jordan Bardella
25:15est inéluctable.
25:17Il est sur une ligne plus libérale
25:19qui colle plus avec votre profil
25:22d'ex-républicain.
25:24Est-ce que vous ne craignez pas
25:26un petit peu que ça se resserre
25:27sur le clan Le Pen ?
25:28Déjà, moi, l'argument
25:30de certains dirigeants,
25:31c'est souvent les dirigeants
25:32de LR qui disent ça.
25:33Marine Le Pen, c'est une femme de gauche,
25:35d'extrême gauche
25:35sur les questions économiques.
25:37Il faut vraiment ne jamais avoir lu
25:39le programme du Rémi Goubert
25:41pour dire ça.
25:42Le programme aujourd'hui du RN,
25:44c'est un programme...
25:44On parle des retraites à 62 ans notamment.
25:46C'est en ça qu'on dit
25:47que le programme économiquement
25:48de Marine Le Pen est socialiste.
25:50Pour les gens qui ont commencé
25:51à bosser avant 20 ans, pardon,
25:52mais ils ont des travaux
25:53qui sont parfois manuels,
25:54qui sont parfois pénibles,
25:55et ils ont le droit
25:55de pouvoir partir plus tôt.
25:56Donc, vous êtes sur la même ligne réellement.
26:00Un départ à la retraite à 62 ans,
26:01il ne faut pas travailler plus longtemps.
26:02Nous, on pense que les gens
26:04qui ont commencé à travailler
26:05après 20 ans
26:06doivent faire 42 annuités.
26:07Et donc, par exemple,
26:08quelqu'un qui a commencé
26:09à bosser dans le privé
26:09à 22 ans,
26:11il doit bosser jusqu'à 64 ans.
26:13Faire ses 42 annuités,
26:14c'est aussi clair que ça.
26:16Simplement, les gens
26:16qui ont commencé à bosser tôt,
26:18ils doivent pouvoir partir tôt.
26:18C'est d'ailleurs ce que certains...
26:20Il y a la moitié des LR,
26:21vous savez,
26:21qui défendait ça.
26:22C'est ce que vous en avez fait.
26:23C'est ce que vous en avez fait.
26:23Aurélien Pradi
26:24à l'Assemblée nationale,
26:25la moitié des LR pensait ça.
26:26Donc, que les LR,
26:26aujourd'hui, nous disent
26:27la seule chose
26:28qui nous différencie du LR...
26:29La ligne des LR, en l'occurrence,
26:30c'est de travailler
26:313 ou 4 ans de plus.
26:33Édouard Philippe, lui,
26:35prône un départ
26:35plutôt à l'âge de 67 ans.
26:37Je vais vous faire réécouter,
26:38Marine Le Pen,
26:38sur cette question,
26:40justement,
26:40du pouvoir d'achat.
26:42Notamment,
26:43elle a clarifié un petit peu
26:44son projet
26:44en vue de la présidentielle.
26:47Chémy, vous le savez,
26:48en haut de mes priorités présidentielles,
26:51la question que j'ai été la première
26:52à porter dans le débat public
26:54il y a 5 ans,
26:55le pouvoir d'achat.
26:57J'aurai l'occasion
26:57d'y revenir abondamment
26:59tout au long de cette campagne
27:00et de présenter
27:01des propositions concrètes
27:03et puissantes.
27:05La première d'entre elles,
27:06nous la défendons bec et ongle
27:07depuis 5 ans,
27:08c'est la baisse de 20 à 5,5
27:10de la TVA
27:11et la suspension
27:12des hausses d'impôts
27:13d'Emmanuel Macron
27:14et d'Edouard Philippe
27:15sur l'énergie,
27:17électricité,
27:18gaz,
27:19fuel
27:19et bien sûr,
27:21carburant
27:22dont les prix ne cessent
27:24de monter
27:24et étouffent les Français.
27:27Léopold Daudberg,
27:28j'allais dire,
27:28le contexte économique
27:29très compliqué
27:31joue totalement
27:32en la faveur
27:33de Marine Le Pen.
27:34Et l'actualité,
27:34puisque là,
27:35elle vient de parler
27:35dans l'extrait
27:36qu'on vient d'entendre
27:36du prix à la pompe
27:38et les personnes
27:39qui nous regardent,
27:40qui vont faire le plein,
27:41évidemment,
27:42matin,
27:42midi et soir,
27:43voient bien
27:43que le prix
27:44est extrêmement élevé
27:46et qu'il y a encore
27:47quelques heures,
27:48on voyait sur certaines
27:49stations essence,
27:50les prix montaient
27:51jusqu'à 2,30 euros
27:52pour le diesel.
27:54Donc,
27:54c'est ça le contexte
27:55aussi aujourd'hui
27:55et il faut bien comprendre
27:56qu'à un moment donné,
27:58la campagne de 2022
27:59a été percutée
28:00par l'international
28:01et la guerre en Ukraine
28:03au mois de février.
28:04On voit bien
28:05que l'actualité
28:06est encore très mouvante
28:07aujourd'hui
28:07sur le plan international
28:08mais que là,
28:09dès le mois de septembre,
28:10la question du pouvoir d'achat,
28:11elle vient complètement
28:13percuter cette campagne
28:14et donc là,
28:14oui,
28:15ce thème-là
28:15du pouvoir d'achat
28:16est martelé par Marine Le Pen,
28:18vous avez entendu,
28:18elle dit
28:18« j'ai été la première
28:19à mettre ça dans l'air ».
28:21En tout cas,
28:22elle le réaffirme,
28:23elle, évidemment,
28:24et c'est le jeu de la politique
28:25aussi que de le dire
28:27à ce moment-là,
28:28ses adversaires pourront lui dire
28:29qu'évidemment,
28:29deux propositions
28:30ont été faites avant
28:30mais en tout cas,
28:31elle,
28:31elle dit ça aujourd'hui.
28:33Voilà,
28:34c'est très intéressant
28:35et je me suis replongé
28:36de nouveau
28:36parce qu'on voyait des sondages
28:37à quelques instants,
28:38c'était très intéressant,
28:39dans les archives d'il y a 5 ans.
28:41Donc,
28:41Marine Le Pen,
28:42sondage élabble pour BFMTV
28:43du 14 septembre 2021,
28:44presque jour pour jour,
28:46c'est 19%.
28:46Valérie Pécresse,
28:4813%.
28:49Vous voyez là,
28:50Bruno Rotaillot,
28:50dans le dernier sondage
28:51que vous avez montré,
28:51Julie,
28:51il est à 6,5.
28:52C'est moitié moins
28:54que le candidat LR
28:55d'il y a 5 ans
28:56et Jean-Luc Mélenchon
28:57était donné à 8% seulement.
28:59Il est à 14%
29:00dans le sondage élabble
29:02d'il y a quelques semaines.
29:02Le paysage,
29:03il a complètement changé aussi
29:04dans les sondages
29:05qu'on a aujourd'hui
29:06et quand on compare.
29:07On va continuer à parler
29:08du discours de rentrée
29:08de Marine Le Pen
29:09dans un instant.
29:10Marine Le Pen
29:10qui doit déambuler
29:11dans les rues
29:11des Nains-Beaumonts,
29:12c'est ce qui est prévu
29:13et on va suivre ça
29:13évidemment en direct.
29:14On marque une très courte pause.
29:15On se retrouve dans un instant.
29:21Le premier vrai discours
29:22de campagne
29:23de Marine Le Pen,
29:24c'était à l'instant
29:25dans son fief
29:27de Nains-Beaumont
29:28avec un projet
29:30au cœur de son mandat
29:31si elle était élue,
29:32replacer le logement
29:33dans les grands chantiers
29:35de son quinquennat.
29:36Elle souhaite donner
29:36la priorité d'accès
29:38au logement social
29:39aux Français.
29:39C'est le retour
29:40de la priorité nationale,
29:41les fondamentaux
29:42du Rassemblement national.
29:44Elle s'est exprimée,
29:45Marine Le Pen,
29:46sur la force du vote RN.
29:48On l'écoute.
29:49Nous proposons aux Français
29:51un vote intelligent.
29:54Pas un vote placebo,
29:56mais un vote qui affirme
29:58des principes
29:59et engage
30:00leur application effective.
30:02Pas un vote gazeux,
30:05mais un vote solide,
30:07celui qui induit
30:08une vision
30:09pour les décennies à venir.
30:11Un vote intelligent,
30:12c'est comme disait Peggy,
30:14un vote qui regarde de loin
30:15et qui agit prêt.
30:18La force du vote RN,
30:20vous me disiez
30:20quelque chose
30:21de très intéressant
30:21pendant la pause.
30:23Roland Quairol
30:23a la question
30:24est-ce qu'elle peut réellement
30:25cette fois devenir présidente ?
30:27Vous, vous en êtes persuadé.
30:29C'est non ?
30:30Non, je ne peux pas...
30:31Malgré la force des sondages ?
30:33Je ne peux pas dire
30:33les choses comme ça.
30:34Je dis que ce n'est pas joué.
30:38quand on fait des études qualitatives
30:40auprès des Français
30:41sur le vote pour Marine Le Pen,
30:43ceux qui sont tentés
30:44de voter pour elle
30:45pour la première fois
30:47disent en même temps
30:48combien c'est un geste
30:50extrêmement difficile
30:51à accomplir.
30:52Et donc,
30:53voilà,
30:53mon hypothèse,
30:54c'est une hypothèse,
30:55c'est qu'en effet,
30:56c'est plus facile
30:57de dire à un sondeur
30:58qu'on va voter
30:59pour Marine Le Pen,
31:00et ils le disent vraiment,
31:02que de le faire
31:03le jour venu.
31:04Donc, je pense qu'il y a
31:05une inconnue
31:06de ce côté-là.
31:07Madame Le Pen nous invite
31:08à faire un vote intelligent
31:09et si nous faisons
31:10toutes et tous preuve
31:10d'intelligence collective,
31:12on parle du pouvoir d'achat
31:12et du prix du carburant,
31:13mais enfin quand même,
31:14je l'avais dit la dernière fois,
31:15mais Madame Le Pen
31:16soutient Donald Trump
31:17depuis longtemps.
31:18Donald Trump a envahi l'Iran
31:19et a fait n'importe quoi
31:20avec le Venezuela.
31:21Ça a conduit
31:22à une hausse des prix massifs
31:23du carburant.
31:24Donc, si on veut être
31:25dans la logique,
31:26Madame Le Pen est un peu
31:27co-responsable
31:28de ce qui se passe là.
31:29Elle soutient quelqu'un
31:30qui nous fait payer cher
31:31le carburant aujourd'hui.
31:32Donc, il y a aussi
31:32les questions internationales
31:33qui vont nous frapper
31:34et qui sont en lien
31:34avec le pouvoir d'achat,
31:35mais je le dis aux gens
31:36qui nous écoutent,
31:36si vous payez très cher,
31:37bien sûr qu'il y a des taxes
31:38sur le carburant,
31:39mais si vous payez très cher,
31:39c'est à cause des actions
31:40de M. Trump
31:41qui est l'allié numéro un
31:43du Rassemblement national.
31:44C'est pas complètement vrai,
31:45je me permets de préciser.
31:46Elle soutient par exemple
31:47le fait qu'il défend
31:48de l'Amérique d'abord,
31:49mais elle critique
31:50beaucoup de ses interventions.
31:51Elle soutient Donald Trump
31:52face à Mala Harris
31:53à l'élection présidentielle.
31:54C'est la première soutien
31:55à aller voir M. Trump
31:56dans la Trump Tower.
31:57Mais elle ne fait plus ça aujourd'hui.
32:00Elle ne le fait plus,
32:00mais elle l'a fait.
32:00Elle fait très attention
32:03à prendre des distances
32:03par rapport à la Maison Blanche.
32:05Par rapport à la Maison Blanche,
32:06en revanche,
32:07quand il s'agit de couper
32:08le robinet à l'Ukraine,
32:09là, on a retrouvé
32:10un des fondamentaux du RN.
32:11Je voulais revenir
32:12sur les questions du budget,
32:16notamment,
32:17puisque Marine Le Pen,
32:19ça ne nous a pas échappé,
32:20a tendu la main
32:20à Sébastien Lecornu
32:21sur cette question précise
32:23du budget.
32:23Elle préfère un budget
32:25imparfait,
32:25plutôt qu'une loi spéciale.
32:27Je voulais qu'on écoute
32:28à cet égard
32:30Mathéo Frommi,
32:31qui suit Gabriel Attal
32:33à la Foire du Mans.
32:35Mathéo Frommi,
32:36on voulait venir vous voir,
32:38puisque Gabriel Attal
32:38a eu des mots,
32:39justement,
32:41sur Marine Le Pen
32:42et Jean-Luc Mélenchon
32:43et la question du budget.
32:48Oui, vous l'avez dit,
32:49donc, Gabriel Attal
32:49qui est présent
32:50à la Foire du Mans
32:51pour échanger avec Français,
32:52Françaises et professionnels
32:53de divers secteurs,
32:55bâtiments,
32:57artisanat,
32:58agriculture,
32:59production agricole,
33:01poulet,
33:02oeufs,
33:02etc.
33:03Et puis,
33:03il y a bien sûr
33:04des échanges
33:05qui se font sur
33:05le pouvoir d'achat,
33:07l'agriculture,
33:08la formation.
33:10Et puis,
33:10il y a bien sûr
33:11cette question du budget
33:12qui est revenue
33:12à plusieurs reprises
33:13entre Gabriel Attal
33:15et différents acteurs
33:17de ce salon.
33:18je vous propose justement
33:19d'écouter,
33:19vous l'avez dit,
33:20donc,
33:20le Gabriel Attal
33:21sur des propos
33:21assez houleux
33:23contre Mme Marine Le Pen
33:25et Jean-Luc Mélenchon.
33:27Il faut malheureusement
33:28que le budget
33:28soit le moins mauvais possible
33:29et c'est terrible
33:30parce que depuis 2024
33:31et depuis la dissolution,
33:32on n'en est plus à souhaiter
33:34le meilleur budget possible
33:35mais le moins mauvais possible
33:36du fait de la situation
33:38à l'Assemblée nationale
33:38et de l'instabilité politique
33:40qu'il y a aujourd'hui.
33:40Il faudra sortir de tout ça
33:41en 2027
33:42parce que je peux vous dire
33:43que les chefs d'entreprise
33:44que j'ai vus ici,
33:45les entrepreneurs
33:45que j'ai vus ici,
33:47ils veulent de la visibilité,
33:48ils veulent de la stabilité,
33:49ils veulent de la confiance.
33:50Voilà.
33:50Maintenant,
33:50on a vu malheureusement
33:52dans les derniers budgets
33:53que tant Mme Le Pen
33:54que M. Mélenchon
33:55et leurs troupes
33:56étaient plutôt des agents
33:57de déstabilisation
33:58que des agents de stabilisation
34:00de notre économie
34:01et de notre budget.
34:02Vous l'avez entendu,
34:03donc,
34:03il faut un budget
34:04pour le pays
34:05qui soit malheureusement
34:05le moins mauvais possible.
34:07Pas de mention de censure.
34:08En tout cas,
34:09on peut,
34:09c'est en à ce qu'il n'y ait
34:10pas de mention de censure
34:11de la part de Gabriel Attal
34:12et de son parti Renaissance.
34:13Pour le moment,
34:13la France Insoumise
34:15s'est explicitement exprimée
34:17sur cette censure
34:18du budget 2027.
34:20Merci beaucoup,
34:21Mathéo.
34:22Marine Le Pen,
34:23l'un des agents
34:24de la déstabilisation
34:25sur la question budgétaire,
34:26c'est plutôt facile
34:28de la part de Gabriel Attal
34:29quand on entend
34:30justement depuis quelques heures
34:31un autre discours
34:32de la part de Marine Le Pen
34:33qui dit
34:34non,
34:35on va tendre la main,
34:36on ne veut pas censurer
34:37a priori.
34:39Elle essaye
34:39de se responsabiliser
34:41aussi sur cette question
34:41du budget.
34:42Oui,
34:42c'est pour ses propres intérêts
34:44qu'elle dit ça Marine Le Pen,
34:45c'est parce que si
34:45elle arrive
34:46à la présidence
34:47de la République,
34:48c'est plus facile
34:50pour elle
34:50de travailler
34:51avec un budget
34:51déjà existant
34:52qu'avec une loi spéciale
34:53parce qu'une loi spéciale
34:54ça veut dire
34:55que les crédits
34:56sont reconduits
34:57mais qu'il n'y a pas
34:58de nouvelles dépenses
34:59qui ont été votées
35:00et que ça la contraint
35:01beaucoup plus finalement
35:02alors que si un budget
35:03même imparfait
35:05est passé,
35:05elle pourra faire
35:06normalement
35:07une loi de finances
35:09rectificative
35:09c'est-à-dire
35:10au fur et à mesure
35:11le changer.
35:12Donc voilà
35:13pourquoi elle dit ça.
35:13Après,
35:14ce que veut dire
35:14Gabrielle Attal,
35:15là où il la trouve
35:16irresponsable,
35:17c'est parce qu'elle promet
35:18des choses qui coûtent
35:18très cher Marine Le Pen.
35:20La retraite à 62 ans
35:21ça coûte une fortune
35:22et la baisse de la TVA
35:23sur l'essence
35:24de 20 à 5,5
35:25ça coûte une fortune aussi,
35:26c'est plus de 10 milliards
35:27d'euros je crois.
35:28Alors pour compenser,
35:30elle dit qu'elle va faire
35:30de très grandes économies
35:32sur 5 ans,
35:32elle les chiffre
35:33à 125 milliards d'euros.
35:35Elle n'a pas encore
35:36dévoilé ses mesures,
35:37elle va le faire à l'automne
35:38donc on ne sait pas
35:39très bien pour le moment
35:40comment elle compte
35:41s'y prendre
35:41mais voilà,
35:42le programme de Marine Le Pen
35:43est vraiment
35:46extrêmement coûte cher.
35:47La retraite à 62 ans,
35:49TVA a baissé sur l'énergie,
35:52effectivement ça coûte très cher,
35:53comment elle trouve
35:54effectivement les 125 milliards
35:56d'euros d'économies
35:58qu'elle pense pouvoir trouver ?
36:00Nous on a des propositions
36:02de réduction du train de vie
36:03de l'État,
36:03c'est des dizaines de milliards
36:04d'économies qu'on peut faire.
36:05Je vous vois sceptique,
36:08Roland-Cherolle.
36:09C'est un milliard.
36:09Sur le coût de l'immigration,
36:13l'excellent observatoire
36:14pour l'immigration et la démographie
36:15nous dit que c'est 40 milliards
36:17qu'on peut économiser chaque année.
36:18Sur le millefeuille territorial,
36:20ce qu'on propose,
36:21c'est une grande réforme
36:22qui supprimerait les régions,
36:24départements,
36:24communautés de communes,
36:25communautés d'agglomérations,
36:26métropoles
36:26et remplacerait tout ça
36:28par deux strates,
36:29la commune et la province.
36:31On a tout un tas de propositions
36:32qu'on va chiffrer
36:34qui seront dévoilées
36:34par les députés
36:35du Rassemblement National
36:35et de l'UDR
36:36dans les prochains jours
36:36et tout ça,
36:37ça permet de faire des économies.
36:38Mais pardon,
36:39mais sur la baisse de la TVA
36:40sur les produits d'énergie,
36:41on ne peut pas dire
36:42juste que ça coûte très cher.
36:43C'est l'argent des Français.
36:44Je vous rappelle que
36:45sur un litre de carburant
36:46qui est aujourd'hui vers,
36:49vous avez dit tout à l'heure
36:492,30€,
36:50c'est plutôt 2,10€,
36:512,20€,
36:52vous avez 60%
36:53qui va dans les poches de l'État.
36:55C'est du vol.
36:56On a la TVA
36:57et on a une taxe sur la taxe,
36:59c'est-à-dire une TVA
37:00sur la TICTE.
37:01Si les prix ont augmenté,
37:02c'est parce que vous soutenez
37:02On est le seul pays d'Europe
37:03à réfléchir de cette manière
37:05et à avoir 60% de taxe sur le carburant.
37:06Il n'y aurait pas eu
37:07cette augmentation
37:09sur la question de l'énergie.
37:11Comme sur à peu près
37:11tous les sujets
37:12où il y a des taxes,
37:13on baisse les taxes
37:14et on force l'État
37:15à se serrer la ceinture.
37:16C'est comme ça
37:17qu'on arrivera
37:17à réduire des dépenses
37:18qui sont inutiles
37:19sur les agences de l'État.
37:20Roland Quairol là-dessus,
37:21je vous voyais un peu sceptique.
37:23Est-ce qu'il y a de quoi là
37:26trouver ces 125 milliards d'euros
37:28d'économie ?
37:28Franchement,
37:28j'attends avec intérêt
37:31le dévoilement
37:32de la liste des mesures
37:34parce que
37:34ce ne sont pas les trois
37:35que vous avez annoncés
37:36qui permettent à mon avis
37:37de s'approcher même
37:38de 125 milliards d'euros.
37:40Je suis convaincu
37:42que non seulement
37:43il faudrait...
37:44Ce sont les pistes
37:44que vous avez ?
37:44Il faudrait...
37:46Non, je ne veux pas
37:47vous poser des pistes,
37:48je me contente de dire
37:49que ce que vous avez dit
37:50ne remplit pas le mandat.
37:52C'est top politique
37:53de dire les pistes
37:55mais à mon avis
37:55ce sont des pistes
37:56qui vont être
37:57beaucoup plus douloureuses
37:58et par la vie quotidienne
37:59pour la vie quotidienne
38:01des Français.
38:01Le premier agent
38:02de déstabilisation
38:02quand même,
38:03M. Attal,
38:03je ne sais pas pour qui
38:04il s'y prend.
38:05Bien sûr que Mme Le Pen
38:06est un agent de déstabilisation.
38:07Enfin, le premier agent
38:07de déstabilisation
38:08c'est les macronistes.
38:09Ils ont dissous
38:09l'Assemblée nationale,
38:10ils ont fait n'importe quoi.
38:11Ils ont fait plus
38:12de 1000 milliards de dettes
38:13en donnant tout l'argent
38:14à celles et ceux
38:15qui sont les plus fortunés.
38:15Ils sont arrivés,
38:16ils ont supprimé l'ISF,
38:17ils ont fait la flat tax
38:18qui fait que le capital
38:19est autant taxé que le travail.
38:20Il y a aussi un...
38:21Pardon, pardon,
38:21la situation,
38:22vous l'attribuez simplement
38:23à Emmanuel Macron.
38:24Il y a aussi un contexte
38:25international qui est quand même
38:26un peu compliqué.
38:27Ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir.
38:27M. Attal était son premier ministre
38:29et là, il fait le malin
38:29en disant Mme Le Pen,
38:31je n'ai pas envie de défendre
38:31Mme Le Pen,
38:32mais attendez,
38:32il était premier ministre,
38:33il n'a même pas été capable.
38:35Mais si je peux me dire,
38:35la non-censure,
38:36elle a coûté très cher aussi.
38:37Et alors,
38:37oui, mais la non-censure,
38:38c'est fonction de la réforme
38:39des retraites,
38:39le repas à 1 euro
38:40pour les étudiants.
38:42Oui, mais alors,
38:42vous êtes contre le repas à 1 euro
38:43pour les étudiants
38:44et vous êtes contre le fait
38:45que certains peuvent partir
38:46plus de tout ?
38:47Bien sûr qu'on a les moyens.
38:48Ça coûte combien le repas à 1 euro ?
38:50Je ne connais pas le chiffre.
38:51Mais voilà,
38:51alors pourquoi vous dites
38:52que ça coûte cher ?
38:52Parce que la totalité des mesures
38:53coûte très cher.
38:54C'est ça la vérité.
38:55C'est que la vérité,
38:55c'est que l'argent,
38:56on sait où il est.
38:56C'est qu'il y a des personnes
38:57qui ont énormément d'argent.
38:58Moi, je veux dire encore,
38:59on ne veut pas tout prendre en riche,
39:00on veut simplement faire en sorte
39:01que l'impôt soit juste.
39:02C'est possible.
39:03La justice fiscale,
39:04on peut reprendre un peu d'argent,
39:05on peut raboter en effet
39:06sur les dépenses de l'État,
39:07faire en sorte qu'il y ait moins de doublons.
39:09Mais arrêtons de faire croire
39:09que c'est en mettant les immigrés dehors
39:11que c'est en disant
39:12qu'on va faire des économies
39:13sur les services publics.
39:14Parce que les services publics,
39:15vous savez,
39:15ce qui fait monter le Front National
39:16chez moi dans le Cantal,
39:17c'est qu'il n'y a plus de services publics.
39:18Donc les économies,
39:19elles vont avoir un impact.
39:20Et s'il y a moins de services publics,
39:21s'il y a moins d'investissements
39:21dans ces services publics,
39:22il y aura plus de Front National.
39:23Donc c'est le serpent qui se mord,
39:24c'est plutôt le chien qui se mord la queue.
39:26Donc il faut plus de services publics,
39:27il faut plus de justice fiscale
39:28et on aura des économies à faire certainement.
39:30Mais l'argent dans ce pays,
39:31ne vous inquiétez pas,
39:32il y en a.
39:32Guilhem Carillon.
39:33Ce qui est vrai,
39:33c'est qu'on entendait tout à l'heure
39:34Gabriel Attal
39:35avec son costume de candidat
39:36à l'élection présidentielle.
39:37En même temps,
39:38je vous rappelle qu'il est encore
39:39président du groupe Renaissance
39:40à l'Assemblée Nationale,
39:41président du groupe majoritaire
39:43du camp central.
39:44C'est-à-dire qu'il est parfaitement comptable
39:45de la réalisation du prochain budget.
39:48Sébastien Lecornu,
39:49il a été son ministre des armées,
39:52il me semble,
39:52quand il était Premier ministre.
39:53Donc tous ces gens-là
39:54ont l'air de dire
39:54« Ah oui, on va essayer de faire un budget,
39:56on va réfistoler un budget
39:57qui sera le moins mauvais possible »,
39:59c'est leur responsabilité.
40:00C'est eux qui sont en manette.
40:01S'ils échouent à proposer
40:03des pistes d'économie,
40:04c'est leur responsabilité.
40:05Et nous, effectivement,
40:05on acceptera un budget imparfait
40:07avec des gardes fous,
40:08pas d'augmentation d'impôts
40:10sur la classe moyenne.
40:10Même s'il y a la désindexation
40:11des pensions des retraités ?
40:12Nous, ce qu'on dit,
40:14c'est un,
40:15pas d'augmentation d'impôts
40:16sur les classes moyennes
40:17parce que les gens ne peuvent plus
40:18d'avoir des taxes et des impôts.
40:19Deux, il faut des pistes d'économie
40:21parce qu'il faut absolument économiser.
40:22On fait des économistes,
40:23on augmente les impôts.
40:24Il faut économiser.
40:25Alors, attendez, attendez.
40:27Je vais rétablir la chance.
40:29Vous savez quoi ?
40:29On a de la chance
40:30parce qu'on a beaucoup de temps
40:31pour débattre ce soir.
40:33J'aimerais quand même,
40:33juste avant,
40:34aller retrouver Sophie Dupont
40:35qui nous attend à Hénin-Beaubon
40:36et qui suit Marine Le Pen.
40:39C'est quoi l'ambiance, Sophie,
40:41sur place ?
40:42Est-ce qu'elle va faire
40:42un petit bain de foule,
40:43Marine Le Pen ?
40:46Alors, Marine Le Pen,
40:47elle a fait un petit bain de foule
40:48mais aucune déclaration
40:49aux journalistes.
40:50Elle a même quitté les lieux
40:51très rapidement après son discours.
40:53Son premier discours
40:54depuis qu'elle est officiellement candidate.
40:55Un discours qui se voulait social
40:57parce qu'elle était
40:57depuis son chef du Pas-de-Calais.
40:59Vous l'avez entendu,
41:01elle a rappelé qu'il y a 5 ans,
41:02c'est elle qui avait préempté
41:03le thème du pouvoir d'achat.
41:04Et là, pour son entrée en campagne,
41:05elle a souhaité préempter
41:06un nouveau thème,
41:07le logement.
41:08Elle dit que ce n'est pas un dossier
41:09parmi les autres.
41:10Elle promet que la situation
41:11reviendra à la normale
41:12en 5 ans si elle est élue.
41:14Marine Le Pen qui se sert
41:15de ce sujet
41:16pour quand même rappeler
41:16ses fondamentaux,
41:18la priorité nationale,
41:20réserver les logements sociaux
41:20et les APL
41:21tout simplement aux Français
41:22selon elle,
41:23expulser les familles
41:24de délinquants des HLM.
41:26Donc un discours social
41:27mais très technique quand même
41:28ici pour son chef
41:31d'Elimbaumont.
41:32Marine Le Pen qui a aussi
41:32ciblé ses adversaires.
41:34Elle n'a à aucun moment
41:35cité Jean-Luc Mélenchon.
41:37Elle s'en est prise
41:37au bilan d'Emmanuel Macron
41:38et à ses héritiers
41:39qu'elle a ciblés nommément.
41:41Éloire Philippe
41:42et Gabriel Attal.
41:43Ils n'échapperont pas
41:44à l'inventaire présidentiel.
41:45Les Français auront raison
41:46de les voter dehors.
41:48Marine Le Pen
41:49qui avait à ses côtés
41:50Jordan Bardella
41:51qui était rentrée
41:51quelques secondes
41:52avant son arrivée
41:54qui aurait pu profiter
41:55de ce moment
41:55de rentrer
41:56pour appeler au calme
41:58et pour rassurer
41:59sur l'ambiance
42:00avec celui
42:00qu'elle promet
42:01à Matignon
42:02si elle est élue.
42:03Et Marine Le Pen
42:03qui aura uniquement cité
42:04Jordan Bardella
42:05en fin de discours
42:06pour assurer
42:07qu'elle va mener
42:07avec lui
42:08un projet de redressement.
42:09C'est la seule référence
42:10qu'elle a faite
42:11à Jordan Bardella.
42:12Donc Marine Le Pen
42:13qui en cette rentrée
42:14a voulu prendre
42:15de la hauteur
42:16et qui n'a pas répondu
42:17à l'issue
42:17aux questions
42:18des journalistes
42:19sur des potentiels
42:20désaccords
42:20avec Jordan Bardella
42:21qui, on l'a vu
42:22ces dernières semaines,
42:23affirme sa sensibilité
42:24sur des sujets
42:25très importants aussi
42:26pour le Rassemblement National.
42:27La réforme des retraites,
42:28l'interdiction du port du voile
42:29dans l'espace public.
42:30Marine Le Pen
42:31qui a pris de la hauteur
42:32qui n'est pas du tout
42:33rentrée
42:33dans la précision
42:35de ces sujets
42:35aujourd'hui
42:36pour sa rentrée.
42:36de la hauteur
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