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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur la rentrée politique de Marine Le Pen et notamment sur son discours concernant les logements sociaux.

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00:00Alors vous étiez tous hier là, c'est pas rigolo quand même d'être, vous faites de la figuration, on
00:05parlait de comédie tout à l'heure, mais les députés, je me demande, c'est pas, voilà, c'est de
00:12la figuration ça s'appelle.
00:13Non, alors, il y avait deux journées, vous oubliez la première journée, en tout cas c'est les journées parlementaires
00:17où on a travaillé sur le fond, sur le budget, sur l'intelligence artificielle, et puis on est allé écouter
00:22Marine Le Pen, bien sûr, à Hénard Beaumont.
00:24Alors, pendant 40 minutes, Marine Le Pen fait un discours, donc on l'écoute, alors on n'avait pas besoin
00:30d'être revigoré parce qu'on est des combattants, mais dans le bon sens du terme, c'est une guerre
00:34politique, mais encore une fois dans le bon sens du terme qu'on s'apprête à mener, mais là ça
00:39nous a encore davantage revigoré d'écouter Marine Le Pen faire ce très bon discours, parce que moi j'écoute
00:45les commentaires ce matin quand même, il n'y a pas beaucoup de prises.
00:47Ils sont très ennuyeux, ils sont très ennuyeux, et je vais vous dire pourquoi, c'est que sur les logements
00:53sociaux, d'abord, elle a touché dans le mille, alors que les autres manifestement sont parfois à côté, Édouard Philippe,
01:01lui, il n'a pas commencé, il est déjà fatigué, donc effectivement, il a expliqué qu'il ne voulait pas,
01:06s'il était élu, il fallait qu'il soit aux affaires quatre mois plus tard.
01:10Elle a touché dans le mille avec les logements sociaux, parce que les logements sociaux, d'abord, elle a raison
01:14sur sa proposition, parce que je vois par exemple à Nantes, Mme Roland, elle veut faire 40% de logements
01:20sociaux.
01:20Pourquoi ? Parce que c'est ses électeurs qu'elle veut mettre. Elle a, par exemple, c'est très intéressant,
01:25dans la dernière élection municipale, elle a, dans le centre-ville, été en difficulté.
01:29Maintenant, elle est en train de racheter, dans le centre-ville de Nantes, des appartements pour mettre des logements sociaux,
01:36pour faire ses électeurs, en fait.
01:37Donc, tu achètes, ça s'appelle le clientélisme. Donc, moi, je trouve que c'est une très bonne chose, effectivement,
01:43cette loi sur les logements sociaux, qui sera abrogée si Marine Le Pen est au pouvoir.
01:48Donc, on va l'écouter, et puis après, vous nous direz ce que vous pensez de cette loi sur les
01:54logements sociaux. Marine Le Pen, hier.
01:58Comme nous croyons à la liberté des maires, et que la loi SRU n'a pas manifestement fait ses preuves,
02:05cette loi, vous savez, qui inflit chaque année des amendes aux communes
02:09qui comportent moins de 20 à 25% de logements sociaux, auxquels les Français ont le plus grand mal à
02:14accéder, y compris si elles n'ont plus de fonciers disponibles, d'ailleurs,
02:18eh bien, la loi SRU sera purement et simplement abrogée. Il nous faut aussi réinventer le logement social. Parce que
02:26tout notre système est devenu un gigantesque gâti.
02:30Un grand empilement administratif qui a pour résultat d'empiler des humains. Un parc immobilier qui aboutit au parquage, qui
02:38fonctionne comme une machine à ghettoiser.
02:41Un tonneau des danaïdes, où l'irresponsabilité règne souvent au détriment des locataires eux-mêmes. Ce système est coûteux, clientéliste,
02:51injuste, rigide.
02:52Et comme si cela ne suffisait pas, aux mains de nos dirigeants immigrationnistes, il n'est plus considéré comme un
02:59dispositif social pour les familles françaises dans le besoin,
03:02mais comme un dispositif au bénéfice prioritaire d'une immigration incessante et anarchique.
03:09Aujourd'hui, 70% des Français sont éligibles au parc social. Et seulement 11% en bénéficient.
03:18Les Français, les élus locaux, le bon sens, doivent reprendre la main sur le logement social.
03:24Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
03:32Ce qui est formidable, c'est que les maires, par exemple, même les maires qui ne sont pas du RN,
03:37tous les maires que je connaisse, ils disent exactement ce que dit Mme Le Pen.
03:40Vous savez ce qu'ils disent les maires ? Ils disent, c'est simple, dans ta ville, quand tu as
03:44des propriétaires, la ville est à droite.
03:46Quand il y a plus de locataires que de propriétaires, elle passe à gauche.
03:49C'est très simple.
03:50Donc il y a beaucoup de maires qui se fichent complètement de l'amende.
03:53Parce qu'ils savent qu'ils ont, alors je ne vais pas citer les villes parce que je mettrai les
03:57maires en difficulté,
03:58mais ils ont des villes de propriétaires, et effectivement, les propriétaires votent différemment que les locataires.
04:04C'est comme ça.
04:06Donc les maires que je connais, ils sont tous sur cette ligne-là.
04:08Et vous considérez qu'il y a trop de logements sociaux, qu'il faut abandonner tout effort de logements sociaux
04:18?
04:18Vous savez, effectivement, les maires, ils ne veulent pas de logements sociaux, ils ne veulent pas de prison, tout ce
04:26qui...
04:26Tout est dévoyé en France. L'asile politique est dévoyé.
04:29Le logement social, vous avez 100% raison. Bien sûr qu'il faut le construire.
04:33Le problème, c'est que c'est dévoyé. Je citais l'exemple de Nantes.
04:37Madame, mais je l'ai dit dix fois, c'est leur vie.
04:41S'ils perdent leur mairie, ils ne peuvent plus rien faire.
04:44Ils sont prêts à tout pour casser les villes, pour changer les villes, pour garder leur place.
04:50Vous parliez tout à l'heure.
04:51Je vous l'ai dit dix fois.
04:51Vous parliez tout à l'heure.
04:52Je trouve ça dommage, effectivement, que tout soit dévoyé.
04:55Et donc, Madame Le Pen, sur ce sujet, sur le logement social, elle n'a pas tort.
04:59Richard Millet.
05:00Tout est dans le bandeau logement social. La priorité nationale est-elle raciste ?
05:05Voilà le cœur de la question.
05:06Et qu'est-ce que vous en pensez ?
05:08Moi, je pense que d'abord, poser la question en ces termes est un faux problème.
05:12C'est dévoyer le problème.
05:14Il faut poser les questions. Est-ce que les Français sont prioritaires ou pas ?
05:17La réponse est oui, dans plein de domaines, déjà.
05:18Mais voilà, c'est tout.
05:19C'est-à-dire que, dans plein de domaines, pour voter, les Français sont prioritaires.
05:23Pour être député, les Français sont prioritaires.
05:25Pour être policier, les Français sont prioritaires.
05:27Il y a plein de domaines.
05:28Là, vous touchez à quelque chose qui est le politique et la police, par exemple, qui est de l'ordre
05:34de la souveraineté.
05:35Mais est-ce que c'est raciste ? Raciste, c'est un grand mot.
05:38Xénophobe, ça l'est, de fait, puisque c'est une mesure qui est nécessairement contre les étrangers.
05:45Elle n'est pas contre. D'abord, si vous me permettez, quand vous avez de l'argent, il n'y
05:48a pas de souci.
05:49Mais il y a des priorités. Moi, ce que je regrette, c'est qu'il n'y a plus de
05:53priorité.
05:54Moi, j'adorerais les étudiants étrangers.
05:56Si on a les moyens de leur donner quelque chose lorsqu'ils viennent de Milan, de Madrid ou d'Alger,
06:01pour les aider, formidable, il se trouve qu'on n'a plus d'argent.
06:04Donc, la priorité que je fais, moi qui ne suis rien du tout, qui ne suis pas homme politique, mais
06:09simple citoyen,
06:10je dis que je veux que l'argent aille d'abord aux Français plus qu'à l'étranger de Milan.
06:14Écoutez ce que je fais.
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