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Alors que les appels à la mobilisation contre la vie chère, le 17 octobre, se multiplient sur les réseaux sociaux, Marine Tondelier, secrétaire générale des Écologistes, affirme qu'elle soutient le mouvement. "On n'avance pas" avec le gouvernement, déplore-t-elle. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-mercredi-16-septembre-2026-6637653
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00:00Benjamin Duhamel, votre invité secrétaire général du parti Les Écologistes, candidate à la présidentielle.
00:05Bonjour Marine Tondelier.
00:06Bonjour Monsieur Duhamel.
00:07Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
00:09Je voudrais commencer par la colère sociale qui gronde, le prix des carburants qui progresse
00:12avec un litre de diesel qui tangente les 2,30€,
00:15ce qui implique d'ores et déjà une baisse de la consommation pour les automobilistes,
00:18environ moins de 5% depuis le début de l'année.
00:21Est-ce que l'écologiste que vous êtes, qui souhaite sortir des énergies fossiles,
00:24se dit que c'est un mal pour un bien ?
00:26Ah non, moi je ne raisonne pas comme ça.
00:28Je suis fâchée que rien n'ait été anticipé parce que ce qui se passe là,
00:31voyez-vous, c'était écrit dans le rapport du Club de Rome de 1972.
00:34Alors je veux bien que parfois on dise les rapports, c'est long à lire.
00:37Normalement depuis 1972, tout le monde aurait pu le faire et en fait on n'a pas préparé l'avenir.
00:41C'est-à-dire qu'on savait qu'on était en état de surendettement climatique,
00:44c'est-à-dire qu'on vit à crédit sur la planète,
00:46mais que ça surendette aussi chaque mois des ménages, des collectivités,
00:51l'État français, des entreprises, parce qu'en fait on est dépendant du gaz et du pétrole,
00:55ce qui est d'ailleurs une forme de dépendance qui nous fait être des débiteurs stratégiques
01:01de régimes dont on condamne les agissements.
01:03Sur la dépendance aux fossiles, rien ne va.
01:05J'ajoute juste sur la balance commerciale que 64% de notre déficit commercial,
01:09M. Seux me corrigera si j'ai faux, mais je ne pense pas,
01:1264% de notre déficit commercial, c'est le gaz et le pétrole qu'on importe.
01:16Donc rien ne va parce qu'on n'a pas préparé l'avenir.
01:18Sur la dépendance aux fossiles à long terme, on est d'accord Marine Tondelet,
01:21là très concrètement sur ce qui est proposé par les diverses forces politiques.
01:25J'ai vu que vous étiez opposé au blocage des prix,
01:27vous êtes opposé à la baisse de la TVA sur l'essence,
01:30donc en fait ça veut dire que vous êtes d'accord avec le gouvernement sur les aides ciblées.
01:34Vous là-dessus, vous dites qu'ils ont raison.
01:36En fait disons que si c'était aussi simple, je serais pour.
01:38Mais je vois bien que ces mesures-là, elles sont belles sur le papier,
01:41et qu'en réalité c'est compliqué de les appliquer,
01:43et qu'elles peuvent avoir beaucoup d'extériorité négative.
01:45Moi ce que je dis premièrement, c'est qu'il faut préparer l'avenir
01:48avec un pacte d'autonomie stratégique maintenant.
01:51En fait il faut viser 1 million de véhicules électriques dans les 3 ans qui viennent,
01:55ça coûterait 5 milliards d'euros par an.
01:57Alors on peut se dire que c'est beaucoup d'argent,
01:58mais le crédit en pour-recherche coûte 8 milliards par an,
02:01et tous les rapports de la Cour des comptes disent qu'ils ne marchent pas.
02:03Mais ça c'est des mesures qui prennent un peu de temps à être mises en place là tout de
02:05suite.
02:06Ça fait combien de fois qu'on se dit 2022, 2023, 2024 ?
02:10Si on avait fait ça au moment de la guerre en Ukraine,
02:11on les aurait ce million de véhicules électriques.
02:13Aujourd'hui, on n'a que 3,5% de la flotte qui est électrique.
02:17Excusez-moi, on a un problème.
02:19Et dans les nouveaux véhicules, c'est 38%.
02:20En Norvège, ils sont à 95%.
02:22Donc on rend les gens dépendants.
02:25Et en attendant, puisqu'évidemment on a des mesures pour le moyen terme,
02:28moyen terme de 3 ans, ça va encore.
02:30Et pour le court terme, en fait il faut des réelles aides ciblées.
02:34Aujourd'hui, on a une aide qui fait quoi ? 100 euros par an.
02:38Le chèque, c'est 100 euros par an.
02:40Ils viennent de le prolonger, ce n'est pas 100 euros en plus.
02:42C'est pour ceux qui n'avaient pas encore eu recours à l'aide.
02:44Ils peuvent y avoir accès un peu plus tard.
02:45Avec la moitié de ceux qui y ont droit qui ne la demandent pas.
02:48Il n'y a que 40% de recours.
02:49Il faut aussi s'interroger sur le parcours administratif pour l'avoir,
02:52comment elle a été diffusée, annoncée, popularisée, etc.
02:55Je vous donne un exemple.
02:56Le plein de 50 litres de diesel.
02:58Il coûtait en février 83 euros.
03:00Aujourd'hui, c'est 115.
03:01Ça veut dire 32 euros de différence par coût.
03:03Avec l'aide de gouvernement, ils vous aident à compenser 3 pleins dans l'année.
03:07Si vous êtes un fermier libéral, que vous faites 100 km par jour,
03:10donc 6 litres d'essence par jour, ça ne vous emmène pas très très loin.
03:13Il faut cibler vraiment, c'est-à-dire plus de Français concernés,
03:18mais avec des différentiels selon vos revenus et selon combien vous roulez.
03:21Ça paraît assez évident.
03:23D'un mot, Marine Tondelier, plusieurs forces de gauche,
03:25même quasiment toutes les forces de gauche,
03:26se disent qu'elles soutiendront un éventuel mouvement social.
03:30Fabien Roussel, le patron des communistes,
03:31dit même qu'il faut reprendre les ronds-points,
03:34faisant référence aux gilets jaunes et à 2018.
03:36Est-ce que vous dites la même chose aux écologistes ?
03:38Formidable si les gilets jaunes reviennent dans la rue ?
03:40De toute façon, moi je porte une écologie populaire
03:43que je compte bien mettre au cœur de la campagne présidentielle
03:45parce que vous ne pouvez pas demander la même chose,
03:47les mêmes efforts, à des Français qui n'ont ni les mêmes revenus,
03:50spécialité macroniste,
03:51qui n'ont pas les mêmes alternatives,
03:53je pense à tous nos amis des ruralités,
03:54et qui n'ont pas la même responsabilité dans le problème.
03:56Elle est plutôt taxée déjà les jets privés, les supériotes,
03:59on verra après.
04:00Et moi je le dis, ce rond-point,
04:01c'est une très belle métaphore du macronisme.
04:03La France avec eux, elle tourne en rond.
04:05Elle tourne en rond.
04:06Moi je m'apprête à aller à la maternité dans les deux jours qui viennent.
04:09Mon premier fils est né en décembre 2018,
04:12en pleine crise des gilets jaunes,
04:13et le jour de la première marche climat.
04:15On est sept ans et demi après,
04:17quelle est l'actualité ?
04:18Retour des gilets jaunes, marche climat.
04:19Donc ce mouvement social, Marine Tondelier,
04:21vous le soutenez comme patron des écologistes ?
04:22Évidemment, des deux mains et des deux jambes.
04:24Marine Tondelier, je rappelle à ceux qui l'auraient peut-être oublié
04:26que vous êtes toujours candidate à l'élection présidentielle.
04:28Dans la dernière grande enquête du Cevipov,
04:29vous êtes testé en fonction des hypothèses entre 4 et 5,5%.
04:32Est-ce qu'il n'est pas temps d'arrêter les frais ?
04:34Je me doutais que j'aurais une question un peu méprisante de ce genre ce matin.
04:37En quoi c'est méprisant ?
04:38Mais je vais vous dire,
04:39en fait, premièrement,
04:41les deux combats existentiels que mènent les écologistes,
04:44l'effondrement climatique et la victoire possible de l'extrême droite,
04:49ce sont les deux périls de cette élection présidentielle.
04:51Ceux que nous avons prédits,
04:53ceux que nous combattons
04:54et ceux contre lesquels nous agissons.
04:56Alors, si la disparition pure et simple de l'écologie politique
05:00dans le paysage permettait de résoudre tous les problèmes,
05:02pourquoi pas, M. Duhamel ?
05:03Ça n'est pas le cas.
05:03Mais ce n'était pas ma question, je crois, Marine Tordelé,
05:05qu'il y a d'autres candidats qui parlent d'écologie.
05:08La question, c'est quand on est comme vous,
05:10chanteur de l'Union
05:11et qu'on met en garde, effectivement,
05:13contre le péril de l'extrême droite,
05:14est-ce que quand on a d'un côté une primaire
05:16à laquelle vous ne participeriez pas
05:17et de l'autre, Jean-Luc Mélenchon,
05:18dont personne ne peut imaginer...
05:19A laquelle M. Glucksmann n'a pas voulu que je participe.
05:20Vous avez raison.
05:21Et Jean-Luc Mélenchon, d'autre part,
05:23dont personne ne peut imaginer qu'il ne sera pas candidat,
05:25à quoi ça sert d'être candidate ?
05:26Donc, du coup, comme je suis une femme,
05:28comme je fais attention à l'intérêt général
05:29et comme je suis écologiste,
05:30je ne devrais pas avoir...
05:31Parce que je remarque que les hommes
05:33qui ont beaucoup de certitude
05:34dans leur trajectoire, dans leur dessin,
05:35ne se posent jamais cette question.
05:36A Yannick Jadot, il y a cinq ans.
05:37Ne se pose jamais cette question.
05:38Et il est allé au bout.
05:39Donc, moi, ce que je vous dis est très simple.
05:42J'ai, pendant plus d'un an,
05:43porté une primaire
05:44pour qu'on trouve une solution ensemble.
05:46Je continue à mener une campagne
05:47pour l'écologie et pour l'Union.
05:49J'ai écrit à mes 16 partenaires politiques
05:50au mois d'août
05:51que je rencontre aujourd'hui,
05:53quotidiennement,
05:53je discute avec eux
05:54pour trouver une solution.
05:55Moi, ce qui m'importe,
05:56c'est comment tout ça se termine.
05:57Et je vais vous dire,
05:58je ne veux pas entendre
05:58si l'extrême droite gagne en 2027,
06:00les gens qui nous auront conduit là,
06:01dire qui auraient pu prédire.
06:02Tout le monde.
06:03Tout le monde.
06:03On n'arrête pas de le dire.
06:04Et donc, les écologistes
06:06feront partie de la solution.
06:07S'il y a un chemin de victoire,
06:09nous le construirons
06:09et nous y participerons.
06:10Mais ça se passe en ce moment
06:12dans des discussions
06:13qui ne sont pas simples
06:14parce que la Vème République,
06:15le système politico-médiatique
06:16n'est pas aidant là-dedans.
06:17Et puis après,
06:18si ce que vous me dites,
06:19c'est que vous feriez mieux
06:20d'augmenter dans les sondages,
06:21moi, je vois aussi
06:21comment on augmente dans les sondages.
06:23On augmente dans les sondages
06:24en étant candidat
06:25une, deux, trois, quatre fois
06:26des élections nationales
06:27pour faire de la notoriété.
06:28On monte dans les sondages
06:29par l'outrance,
06:30en mentant parfois
06:31ce que je condamne,
06:32par des algorithmes
06:33de réseaux sociaux
06:33qui vous favorisent.
06:34Eh bien, moi,
06:34ça n'est pas mon cas.
06:36Je ne suis pas
06:37une privilégiée
06:38du système politique.
06:39Je n'ai hérité de rien,
06:40ni d'une circonscription,
06:41ni d'un territoire facile,
06:42ni de sujets faciles.
06:43Et par ailleurs,
06:46sur l'écologie,
06:47vous dites,
06:47tout le monde en parle.
06:48Eh bien, écoutez,
06:48tant mieux,
06:49parce que je peux vous dire
06:49que depuis trois ans,
06:50ce n'était pas le cas
06:51et que les mêmes me disaient,
06:52tu sais, sur l'écologie,
06:53sur l'environnement,
06:53tu devrais en parler
06:54un peu moins fort.
06:55Ce n'est pas hyper tendance.
06:56Eh bien, nous,
06:56la différence,
06:57c'est qu'on ne parle pas d'écologie
06:58quand c'est à la mode,
06:59quand c'est dans les sujets
07:00de préoccupation des Français
07:01de moment,
07:02on en parle tout le temps.
07:03Et si c'est devenu
07:04le sujet central
07:04à gauche de la rentrée,
07:06eh bien, c'est tant mieux.
07:06Marine Tondelier,
07:07sur cette campagne
07:08que vous menez,
07:09vous avez été raillée
07:10après une séquence
07:10chez nos confrères de LCI.
07:12Vous deviez qualifier
07:13les présidents
07:13de la Ve République.
07:14Les plus anciens
07:15ne vous ont pas beaucoup inspirés,
07:16notamment Georges Pompidou
07:17et Valérie Giscard d'Estaing.
07:18l'exercice, justement.
07:19Vous avez notamment expliqué
07:20face à Darius Rochemin
07:22en disant
07:23« Oui, moi, je n'étais pas née. »
07:24Est-ce que ce n'est pas
07:25un peu court comme argument ?
07:25Non, mais l'exercice,
07:25ce n'était pas ça.
07:26On m'a demandé,
07:27parce que cette émission
07:27était préparée,
07:28de dire en un mot,
07:30en un mot,
07:31ce que je pensais
07:32des présidents
07:34de l'époque, en fait,
07:35où j'avais vécu
07:35leur présidence.
07:36C'est-à-dire comment,
07:37en tant qu'enfant,
07:38qu'adolescente,
07:38que jeune adulte,
07:39j'avais traversé
07:40des mandats présidentiels
07:41en me disant
07:42qu'on commencerait, du coup,
07:43évidemment, à Jacques Chirac
07:44puisque le reste,
07:44je ne l'avais pas vécu.
07:45Et ils ont affiché
07:46tous les portraits,
07:47donc j'étais un peu déstabilisée
07:48en le regardant en plus
07:49en un mot,
07:49enfin, que voulez-vous
07:50que je dise ?
07:51Et par ailleurs,
07:52écoutez, c'était une émission
07:53d'1h15 que j'invite
07:54tout le monde à regarder
07:55qui était très intéressante
07:56où on demandait
07:56de la spontanéité.
07:57Ce n'était pas un état d'esprit
07:59QCM historique, voilà.
08:00Et donc, évidemment,
08:01comme ça se passe aujourd'hui,
08:02une séquence est extraite
08:03sur un réseau social
08:05qui ne veut pas du bien
08:05à l'écologie
08:06et qui veut plutôt du bien
08:06à l'extrême droite
08:07et l'algorithme a favorisé
08:09la diffusion,
08:10repris ensuite
08:10par la Bolo Sphère,
08:11CNews, JDD,
08:13Paris Match,
08:13comme d'habitude.
08:14Puis, quand on me dit
08:15Twitter, vous n'avez qu'à pas y aller,
08:16en fait, ça a pris sur le réel.
08:17Et ça se retrouve ce matin
08:18sur France Inter.
08:19Monsieur Duhamel,
08:20demandez à Jean-Luc Mélenchon
08:22qui est né en 1951
08:24en un mot de résumé
08:25le mandat d'Albert Lebrun.
08:27Demandez à M. Retailleau
08:28qui est né en 1948
08:29résumer en un mot
08:30le mandat de Vincent Auriol,
08:31c'est-à-dire des présidents
08:32qui sont aussi nés
08:3212 ans avant leur naissance.
08:32Je pense qu'on peut-être
08:34comparer M. Lebrun
08:35et M. Auriol
08:37à Georges Pompidou
08:38et à Valéry Giscard d'Estaing.
08:38Il y a évidemment eu
08:40de la malveillance
08:40et ça, là-dessus,
08:41on est d'accord pour le dire,
08:42mais comprenez que
08:43quand on a une candidate
08:45à l'élection présidentielle
08:46à qui on demande
08:47effectivement de qualifier
08:48le mandat de Georges Pompidou
08:50ou de Valéry Giscard d'Estaing
08:50et que vous n'avez
08:52pas grand-chose à dire,
08:53on peut se poser
08:54de la question de savoir
08:55dans quel...
08:55L'élitisme français,
08:58en transformant une question
08:59qui m'était posée,
09:00on me demandait
09:00ce que à l'époque...
09:05C'est l'élitisme d'avoir
09:05vécu le mandat de Pompidou
09:06à quelqu'un qui est né
09:0712 ans après.
09:08Mais là, ce n'est pas la question
09:08qui vous était posée à l'entrée.
09:09Donc, si vous m'aviez demandé
09:10quel est l'héritage
09:11de Pompidou pour la France,
09:13parler d'industrialisation
09:14et de l'héritage aujourd'hui,
09:15on aurait beaucoup à en dire,
09:16ce n'était pas la question.
09:17Donc, faites son moment
09:18de ne pas comprendre
09:19si vous voulez.
09:19Moi, j'ai commencé à froid
09:20à écrire une analyse
09:21de cette séquence
09:21parce qu'elle dit beaucoup
09:22de la vie politique française,
09:24de son l'élitisme
09:24et du mépris
09:25et je sortirai ça ce week-end
09:27puisque vous avez compris
09:28que je n'allais plus pouvoir
09:29beaucoup me déplacer
09:30dans les jours qui viennent.
09:31J'aurai tout le temps
09:31d'écrire ça.
09:32Justement, Marie-Tondelier,
09:33très rapidement
09:33puisqu'il nous reste peu de temps,
09:34c'est sans doute
09:35votre dernière interview
09:36dans un studio
09:37puisque vous êtes à
09:38neuf mois de grossesse.
09:39Je ne révèle pas de secret.
09:41Est-ce que ça va vous manquer
09:42de répondre aux questions
09:42sur l'union de la gauche
09:43ou est-ce que vous vous dites
09:44au contraire
09:44que ça va me faire des vacances ?
09:45Je lirai toutes les biographies
09:46de Pompidou.
09:47Non, non, mais écoutez,
09:48ça sera un repos bien mérité
09:50et ce qui comptera
09:51sera ma santé
09:52et la santé de l'enfant
09:53pendant quelques jours.
09:53Je ne pourrai pas revenir
09:55cinq jours après
09:56en talons aiguilles
09:56mais je resterai très attentive
09:58à tout ça.
09:58Donc ça, ça veut dire
09:58que vous ne ferez pas
09:59une rachida lati, c'est ça ?
10:00Arrêtez de cibler les femmes
10:01comme ça.
10:03Chacun fait comme il peut
10:04et comme il veut.
10:04Alors ça, vraiment
10:05en termes de mauvaise foi
10:06pour cette dernière interview,
10:07Marie-Tondelier, vous faites fort.
10:08Chacun fait comme il peut
10:08et comme il veut.
10:09Il faut arrêter
10:10les injonctions à la maternité
10:11mais je parlerai beaucoup
10:12dans la campagne
10:12de santé reproductive,
10:13des PMA,
10:14du postpartum,
10:15une femme sur trois
10:16en état de mal-être psychique
10:18un mois après la naissance
10:19de son enfant.
10:20On n'en parle jamais.
10:20Peut-être qu'avoir une femme
10:21candidate à la présidentielle,
10:22ça servira à ça aussi.
10:23Merci beaucoup,
10:24Marie-Tondelier,
10:24en pleine forme ce matin
10:25sur France Inter.
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