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  • il y a 9 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur l'audition d'Anne Hidalgo devant la Commission d'enquête sur le scandale du périscolaire.

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Transcription
00:00Et ce matin sur l'antenne d'Europe 1 à 7h10, il y avait un témoignage absolument bouleversant
00:04d'une mère qui racontait d'abord ce que sa fille a vécu
00:08et je vous propose d'écouter ce témoignage.
00:11À la sortie de l'école à 16h30, je pars récupérer ma fille comme d'habitude
00:15et à ce moment-là, elle me met sur le côté, elle me raconte les faits
00:20en me disant que l'animateur Michael l'avait touché à deux reprises.
00:29Je suis rentrée dans l'établissement et j'ai réagi comme une mère aurait pu réagir.
00:37Juste après ça, j'ai mis une claque.
00:40Ensuite, plusieurs animateurs sont venus pour séparer
00:44et à ce moment-là, je leur ai dit l'effet que ma fille m'a dit,
00:50qu'il avait touché ma fille à deux reprises aux fesses.
00:54Il y en a deux qui ont cru les dire de mon enfant
00:59et qui m'ont dit qu'ils étaient au courant depuis un moment.
01:02Ils m'ont même montré une photo et qu'ils ne pouvaient pas du coup signaler ça
01:07car il leur fallait des preuves plus importantes.
01:11Le scandale du périscolaire est invraisemblable.
01:13Et effectivement, que les informations, elles sont remontées les informations.
01:17Et bien sûr que ces gens n'ont rien fait.
01:20Gérard ?
01:20Oui, moi, depuis le début, depuis l'élection municipale,
01:25où on a si peu parlé, il y avait déjà des plaintes.
01:29Il y avait déjà... L'affaire était connue.
01:31Un certain nombre, je rappelle, il est d'ailleurs venu ici,
01:34le maire du 6e arrondissement, en 2015, avait alerté déjà,
01:38à M. Lecoq et d'autres élus.
01:42Donc, il y a eu, et moi, je m'interroge, je le mets sur la table là,
01:45je ne suis pas un complotiste,
01:47mais il y a véritablement une omerta suspecte
01:51à l'égard de ce que j'appellerais,
01:53faute de mieux pour l'instant, le lobby pédophile.
01:57Il y a dans notre pays, il y a dans notre école,
02:00il y a dans ce qui s'est passé à Paris,
02:03la présence d'un lobby.
02:04Pourquoi ce lobby ?
02:05Parce qu'on voit à la fois absolument l'absolue non-action
02:12des pouvoirs en place,
02:14mais aussi des pouvoirs de contrôle,
02:17c'est-à-dire des oppositions de l'époque.
02:19Là, je mets aussi en cause des oppositions.
02:21– L'opposition, elle est montée,
02:22quand même, Rachida Dati, Nes de Ragnel, elles sont montées.
02:25– Rachida Dati, je pense qu'elle l'a fait bien,
02:30mais c'était le service minimum.
02:30– Et puis M. Lecoq, en 2015, il était monté,
02:33moi je ne suis pas d'accord.
02:33– Oui, mais d'accord, vous n'êtes pas d'accord.
02:35Ceux-là ont été actifs, mais les autres, on ne les a pas entendus.
02:39– Les autres, c'était des chanfres.
02:39– Et je dirais, dernier élément de cet omerta pédophile,
02:43il y a la justice aujourd'hui.
02:45Quand vous voyez hier qu'un condamné, il a été condamné,
02:51et on dit, ah quand même, quelle chance,
02:54enfin il y en a un qui est condamné à de la prison.
02:56on s'aperçoit qu'il a eu effectivement 5 ans de prison,
02:59dont 4 ans avec sursis, et la cinquième année comment ?
03:03La cinquième année avec, effectivement, un bracelet.
03:08Est-ce que vous pensez qu'un homme qui a agressé,
03:11comme ça a été reconnu, il a été condamné ?
03:14– Et il n'est pas en prison, il est sous bracelet électronique.
03:15– C'est ça que je veux dire,
03:17c'est pas possible qu'il ne fera pas un jour de prison.
03:20– Mais bien sûr, il est sous bracelet électronique.
03:21– Et vous voyez qu'il n'y a pas un complot, il n'y a pas une omerta ?
03:24– C'est-à-dire qu'on est dans un pays
03:26où on a mis un ancien président de la République en prison,
03:30et un homme qui viole un enfant,
03:33ou qui a une agression sexuelle sur un enfant,
03:36il est sous bracelet électronique.
03:38Bon, évidemment, alors ces deux affaires n'ont rien à voir, bien sûr,
03:41mais il n'empêche, je fais le raccourci,
03:43et je ne suis pas le seul à faire le raccourci.
03:45– Il faut rajouter deux choses.
03:47– Écoutez le deuxième témoignage de cette dame,
03:49de cette mère qui regrette que les institutions n'ont pas bougé.
03:54Écoutez ce qu'elle dit.
03:56– J'ai reçu aucun soutien de la part de l'école.
04:00J'ai dû même déménager.
04:01En premier temps, j'ai dû changer d'établissement pour ma fille.
04:05La directrice de l'établissement,
04:08quand je lui ai dit que je ne ramènerais plus ma fille
04:10s'il continuait à exercer au sein de l'établissement,
04:15elle m'a dit qu'elle ferait appel aux autorités compétentes
04:17si je ne ramenais plus mon enfant, car l'école est obligatoire.
04:21Et elle m'avait même proposé de continuer à ramener ma fille à l'école
04:26et de la récupérer, du coup, pendant la cantine,
04:30au moment où il travaillait, et du coup, pendant le tempéré scolaire.
04:33Chose que j'ai bien évidemment refusée.
04:35Et j'ai dû faire entamer les démarches
04:38pour lui changer d'établissement.
04:40Et j'ai déménagé.
04:41– Ce témoignage est fou.
04:42On va vous mettre les services sociaux.
04:44Ce témoignage est complètement fou, je vous le dis.
04:46Alors, je marque juste un temps,
04:47parce qu'exceptionnellement, cette émission ne va pas aller jusqu'à 11h.
04:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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