00:00Allez, bonsoir Raphaël !
00:04Quelle tristesse, messieurs-dames.
00:07Quelle tristesse qu'à 5 jours de notre choc ultime de Ligue 1,
00:14Olympique de Marseille, Paris-Saint-Germain,
00:17il reste encore 7500 places de disponibles.
00:237500 places de disponibles.
00:25Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte
00:27que là, à l'heure où on se parle actuellement,
00:30là, factuellement,
00:31le Vélodrome n'atteint pas les 60 000 spectateurs.
00:36Pour l'affiche de notre Ligue 1, ce n'est pas normal.
00:39Alors que la saison dernière, à même époque,
00:43il y avait eu record d'affluence pour un classique.
00:4766 000, plus de 66 000 spectateurs étaient présents
00:51pour assister à notre choc de la Ligue 1.
00:53Que ces dernières années, le classique au Vélodrome
00:57était toujours à guichet fermé des semaines à l'avance.
01:02Et là, on est à 5 jours et il reste encore 7500 places de disponibles.
01:07C'est peut-être un détail pour vous,
01:09mais pour moi, cela veut dire beaucoup.
01:11Alors oui, on va me dire,
01:13les prix sont de plus en plus élevés,
01:16le début de saison de l'Olympique de Marseille est compliqué,
01:18les supporters de l'OM n'ont peut-être pas envie
01:21d'aller voir une déroute de leur équipe face au Paris Saint-Germain.
01:24Mais l'OM PSG est censé être notre affiche légendaire de Ligue 1.
01:29Et si le choc ultime ne fait pas le plein,
01:32cela traduit peut-être à un désintérêt de notre Ligue 1.
01:36Une Ligue 1 moins visible, qui passionne de moins en moins.
01:40Un OM Paris Saint-Germain qui ne va pas faire le plein.
01:43Quelle tristesse.
01:44Et comme le dirait la grande philosophe Émilie Ross,
01:50j'ai mal à ma Ligue 1.
01:52Bravo !
01:52Merci Raphaël !
01:53Bravo Raphou !
01:56Je ne prends pas parti !
01:57Mais là, vous ne m'avez pas du tout ému, je vous le dis,
01:59donc je vais voir si vous avez réussi à en convaincre d'autres.
02:03Non, je n'ai pas été ému.
02:04Vous voyez, Raphou, il est très bon, il a bien bossé,
02:06mais il ne m'a pas ému.
02:08Il ne m'a pas chopé comme ça, il ne m'a pas chopé.
02:10Pourquoi Greg ?
02:11Je t'ai ému ?
02:12Complètement, je t'ai ému.
02:13Allez-y, allez-y.
02:14Montrez-moi, dites-moi ce que j'ai loupé.
02:16Alors, j'y épouse totalement tout ce que tu viens de dire.
02:19Vous savez ma théorie depuis des années,
02:20le foot se meurt, le foot est en train de mourir.
02:22Vous savez qu'on fait une émission de foot,
02:23si vous pouviez éviter de dire ça, ça serait pareil.
02:25Je dis, vous savez très bien, je suis un mécontentique et sincère.
02:27Après, il y a des articles qui est à bout.
02:29Et ce qui est bien, c'est que là, on est en train de se rendre compte
02:31que les gens, nous, les passionnés, les téléspectateurs, les spectateurs,
02:34nous ne sommes pas des gogos.
02:35Nous ne sommes pas des gogos.
02:36Nous ne sommes pas là à avaler des couleuvres constamment,
02:38des changements.
02:39Le foot se meurt de sa monstruosité.
02:41Je ne parle pas de la Ligue 1, je parle bien du foot en général.
02:43Il y a un ras-le-bol.
02:44Et on ne va pas arrêter de dire amène constamment.
02:46On va dire amène, amène, amène.
02:48Le Vélodrome, il sera plein évidemment ce week-end.
02:50Mais là, il n'est pas plein parce qu'il y a trop d'abus.
02:52Et comme le milieu du foot constamment ferme à neul...
02:54Ce n'est pas juste les résultats de l'OM ?
02:55Merci Greg.
02:56Ce n'est pas juste les résultats de l'OM ?
02:57Est-ce que vous vous enflammez pas un peu ?
02:59Non, je ne vous enflamme pas.
03:00Je ne vous enflamme pas, c'est que c'est très bien qu'il y a une tendance.
03:01Je respecte Yo pour une chose,
03:11que ça fasse de la peine à Raffou et c'est normal.
03:13On aimerait tous que le stade soit plein.
03:15Mais le début de saison de Marseille,
03:16je suis désolé, moi je comprends les Marseillais.
03:18Et franchement, ils sont sympas.
03:20Parce que ça fait deux ou trois ans qu'on se fout de leur gueule constamment,
03:22qu'on leur raconte n'importe quoi,
03:24qu'on leur fait croire qu'ils vont titiller le PSG
03:26et qu'au final, ils n'arrivent même pas à remplir leur objectif.
03:29Donc là, il y a le club double champion d'Europe qui arrive,
03:32qui en a mis six en Coupe d'Europe,
03:33qui est en train de se rebiffer.
03:35Il y a la campagne au Ballon d'Or.
03:36Et eux, ils sont sur trois défaites de suite.
03:38À un moment, ils en ont marre d'avoir les fesses roses.
03:39Et je peux comprendre.
03:40Hier, Anaïs, notre supportrice qui était là dans l'EDG,
03:43vous répond.
03:43Elle disait, personne ne déserte jamais le Super Bowl.
03:45Là, le Super Bowl.
03:46Le Vélodrome.
03:47Pardon.
03:47C'est vrai.
03:48La Félimatrix.
03:49On ne déserte jamais le Super Bowl,
03:50même à 500 000 euros la place.
03:52Non mais, elle nous dit,
03:52on ne déserte jamais le Vélodrome.
03:54C'est pour ça que ça ne va pas déserté.
03:55Ça ne va pas encore déserté.
03:56Oui, mais ça devrait être plein depuis six mois quand même.
03:57Mais ça traduit les jours avant,
03:59en tout cas les semaines avant,
04:00quand il y a la campagne d'ouverture de la billetterie,
04:01une forme de résignation.
04:03Je suis d'accord,
04:03des supporters qui disent
04:04nous n'évoluons pas dans les mêmes eaux.
04:07On va arrêter de se mentir.
04:08Mais ils vont le remplir ce Vélodrome.
04:09Moi, je n'en ai aucun doute.
04:11Il n'y a pas de supporters parisiens.
04:13Je le reprécise une nouvelle fois quand même.
04:15Mais c'est peut-être...
04:16Mais le record d'affluence,
04:17ça a été battu sans supporters.
04:18Non, non.
04:19Non, mais dites-moi si vous en foutez.
04:20Peut-être que pour toi, ça veut dire beaucoup.
04:22Ça veut dire beaucoup.
04:22Mais pour moi, tu joues beaucoup de flûte debout.
04:24Oula.
04:26Oh, le joueur de flûte.
04:28Non, le joueur de pipo.
04:29Le joueur de pipo.
04:30Non, il n'est jamais en play-play.
04:31Mais juste sur le côté,
04:32les supporters parisiens ne sont pas là.
04:33C'est ce que je disais dans la parole libre.
04:35C'est qu'année après année au Vélodrome,
04:37on bat le record d'affluence pour un classique
04:39alors que les supporters du PSG ne sont pas là.
04:40Donc, c'est bien la pointe que c'est Marseille.
04:41Il n'y a pas un moment où on sort du football
04:43et on ne se dit pas que les gens,
04:44ils n'ont plus d'argent.
04:45C'est ça.
04:45Ben voilà.
04:46Vous ne sortez pas de ça ?
04:47Mais il y a eu record d'affluence.
04:48Non, non, non.
04:48Vous ne sortez pas que les gens en ont marre
04:53de payer l'essence de 40 ou de 50.
04:55Mais vous ne comprenez pas ça ?
04:56Vous ne comprenez pas que les gens...
04:57C'est un peu des magots, Olivier.
04:59C'est un peu des magots.
05:00Olivier, c'est un peu des magots.
05:01C'est un peu des magots.
05:02Si, si, c'est un peu des magots.
05:03Je vous dis que les gens souffrent.
05:04Et je pense que le football...
05:05Ça, c'est autre chose.
05:05Ne me faites pas croire que j'ai...
05:07Ne me faites pas dire que je n'ai pas dit
05:08que les gens ne souffraient pas.
05:09J'ai dit que dans le foot,
05:10l'année dernière,
05:10c'était record d'affluence de la Ligue 1.
05:12Je veux bien, mais le foot,
05:13la saison dernière,
05:14c'est la saison dernière.
05:15Là, on est face à des choses
05:16très importantes dans notre société
05:18et vous ne pouvez pas aller à l'encore.
05:19Mais ce n'est pas incompatible, Olivier.
05:21C'est-à-dire que peut-être qu'aujourd'hui,
05:23ils n'ont plus l'argent à sortir
05:24pour se faire mal au stade.
05:25Ce n'est pas incompatible, les deux.
05:27Et bien justement,
05:28maintenant, le choix,
05:29c'est de se dire
05:30je ne vais plus au Vélodrome
05:31parce que je n'ai plus les magots.
05:33En gros, vous êtes en train de...
05:35Olivier, Olivier,
05:36vous me dites là,
05:37vous me dites que les Marseillais,
05:39là, je suis sur les Marseillais,
05:40alors que les autres,
05:40c'est juste pour le classique,
05:42ils font le choix de l'essence
05:44plutôt que du Vélodrome.
05:45Ils font le choix de la vie.
05:46De la vie.
05:47Il n'y a pas que l'essence.
05:48Le stade, il est quand même plein.
05:49Il n'y a que 7000.
05:50Non, mais j'entends.
05:51Mais moi, je suis d'accord avec vous
05:53sur tout ce que vous voulez.
05:55D'accord.
05:55Mais me dire là,
05:57sur une telle affiche,
05:57ouais, pas là.
05:58Je trouve que c'est...
05:59Greg, il y a une...
06:00C'est une question qu'on n'a pas vue
06:01depuis des décennies, Greg.
06:03Moi, je vais vous dire un truc,
06:04après, je vous laisse en...
06:05Ce week-end, par exemple,
06:06je vous assure,
06:06moi, j'adore le foot.
06:07Donc, ce week-end,
06:07j'étais dans mon lit
06:08à regarder les matchs.
06:09Du coup, je ne savais plus.
06:10À un moment donné,
06:10je passais de mon abonnement
06:11dans la zone.
06:11Après, je changeais
06:12pour voir l'autre championnat.
06:13J'allais sur Ligue 1+.
06:14Après, j'allais sur My Canada.
06:15Mais moi, je n'y comprenais plus rien.
06:16Vous avez du pouvoir d'achat.
06:17Les gens ne peuvent pas.
06:18C'est ce que je fais.
06:18C'est pour ça que nous,
06:19on est très fiers
06:19de travailler sur une chaîne gratuite
06:20et que parfois,
06:21vous râlez,
06:21vous m'envoyez des messages
06:22en disant
06:22il y en a marre des pubs.
06:23Je le rappelle juste
06:24que c'est notre carburant.
06:25Je vous en ai aussi.
06:26Je trouve que c'est
06:27des très mauvais exemples
06:28parce que, de toute façon,
06:29il y a quelque chose
06:30qui est factuel.
06:31C'est que peu importe
06:32la crise qui se passe
06:33dans le foot français
06:34et le foot.
06:35Et yo, je ne dis pas
06:35que ça n'existe pas.
06:36Le vélo de Rome
06:37et le Parc des Princes,
06:37c'est deux mondes à part.
06:38C'est le stade
06:39qui sont constamment pleins.
06:40Alors, peut-être,
06:41moi, je n'ai pas les données
06:41sur l'argument économique.
06:42Je laisse mon maître financier,
06:44mon DAF, Olivier Rouillet,
06:45s'occuper de ça.
06:46Et je pense juste,
06:48modestement,
06:48que le début de saison
06:49est cataclysmique.
06:50Ils n'ont pas envie
06:51d'aller au stade
06:51pour en prendre cinq.
06:52Émilie, on ne vous a pas entendu.
06:54Oui, il y a peut-être une raison.
06:55Ils ont tout dit.
06:58Vous ne voulez pas que je vous en...
06:59Si tout a été dit,
07:00on y va.
07:01C'est pas grave.
07:02Un truc qui m'étonne,
07:03c'est que, par contre,
07:04on loue souvent la ferveur
07:05des supporters marseillais
07:07et que cette saison,
07:08pour moi,
07:08et on en parlait hier
07:09avec la supportrice Anaïs
07:10qu'on avait en duplex,
07:12c'est de se dire
07:13qu'à mon sens,
07:13c'est maintenant ou jamais
07:16que l'OM a besoin
07:17de ses supporters
07:18pour montrer que,
07:19quelle que soit la crise
07:20que l'effectif traverse,
07:21c'est un effectif
07:22qui est en reconstruction
07:23et je pense qu'ils ont besoin
07:24de gens derrière eux.
07:25Ils n'ont pas peur
07:25de prendre une raclée.
07:26Très honnêtement,
07:27moi, j'ai des supporters marseillais
07:27qui m'ont écrit,
07:28ils m'ont dit,
07:28franchement,
07:29celui-là,
07:29j'hésite vraiment.
07:31Alors que Paris,
07:31il ne démarre pas bien la saison.
07:33C'est désintérêt cette année.
07:34Plus que de la peur
07:35et que de la crainte.
07:35Oui, je pense que
07:36tout ce qui se passe,
07:37le contexte fait
07:37qu'il y a beaucoup de Marseillais
07:38qui sont en train de décrocher.
07:39L'effectif sur le terrain
07:41et Genesio n'ont pas choisi
07:42le calendrier.
07:43Je trouve que c'est eux
07:44qui vont être pénalisés
07:45plus que ce classico.
07:47on parlera quand même
07:47de la situation
07:49de Grégory Lorenzi
07:49et de Bruno Genesio
07:50à l'issue du classique
07:51si jamais ça ne se passe pas bien.
07:52Bien sûr.
07:53À surveiller.
07:53Quand les gens sont trompés
07:5550 fois,
07:56il y a un moment donné,
07:56tu as moins envie
07:56d'aller au sein de ceci.
07:57Quand tu es trompé,
07:57à un moment donné,
07:58Tabo et moi,
07:58en plus,
07:59Barseille,
07:59on reste dans le foot là.
08:00Oui, parce que j'adore cette ville,
08:02j'adore ce club,
08:02mais il y a un moment donné,
08:03tu ne peux pas,
08:04tu es trahi 150 fois.
08:05Johan,
08:05je vais poser la question
08:06de confiance.
08:07Oui.
08:07Raphaël Sebaoun,
08:09est-ce que vous êtes
08:09toujours aussi triste maintenant ?
08:11Toujours.
08:11Merci Raphaël.
08:12Dans un instant,
08:13je vais vous redonner le sourire.
08:14Le footoir arrive,
08:15le petit filet,
08:16le zapping,
08:17le vuleux entendu
08:18et le survivant.
08:19Bref,
08:19finis la tristesse,
08:20place à la joie,
08:21c'est ça le DG.