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  • il y a 34 minutes
À LA UNE / Budget : peut-on faire sans les retraités ?

Après plusieurs années de débats sur la réforme des retraites, les retraités se retrouvent à nouveau au coeur des discussions budgétaires. Pour redresser les comptes publics, le gouvernement cherche plusieurs dizaines de milliards d'euros d'économies et entend faire contribuer les pensions de retraite à hauteur de 6 milliards d'euros en 2027. Plusieurs scénarios sont sur la table, dont l'indexation des pensions sur l'inflation. Une revalorisation qui permet aujourd'hui de préserver le pouvoir d'achat des retraités face à la hausse des prix, mais qui représente également plusieurs milliards d'euros de dépenses supplémentaires pour les finances publiques. Parmi les autres pistes étudiées figure une revalorisation différenciée, qui permettrait de préserver davantage les petites pensions, mais aussi une remise en cause de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. Alors que la croissance française est revue à la baisse, les retraités sont-ils dans le viseur du gouvernement ? Comment répartir équitablement l'effort entre les générations ?

Invités :
- Laurent Pietraszewski, ancien secrétaire d'Etat chargé des retraites,
- Claire Sergent, journaliste économique à France Info,
- Christian Bourreau, Président de l'Union Française des Retraités.

Chronique :
« Quoi de neuf ? » : qui va tomber dans le piège de la primaire ? par Nicolas Domenach
Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

LA QUESTION QUI FÂCHE / 8 000 morts liés à la canicule : à qui la faute ?

L'été 2026 a été le théâtre d'épisodes caniculaires inédits. Les températures ont atteint des sommets inégalés, avec jusqu'à 72 départements placés en vigilance rouge canicule, engendrant une sécheresse des sols sans précédent. Depuis fin mai, 8 000 morts sont imputées à la canicule, selon les chiffres de Santé Publique France : un record depuis 2003. Beaucoup pointent du doigt le manque de réactivité, voire l'inaction du gouvernement face à ce sinistre bilan. « Le gouvernement a une responsabilité dans les conséquences de la canicule », fustigeait Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti Communiste Français. Quelles mesures politiques peuvent être mises en place pour éviter que les erreurs de l'été 2026 ne se reproduisent ?

Invités :
- Eva Sas, députée « écologiste et social » de Paris,
- Frédéric Valletoux, député « Horizons » de Seine-et-Marne,
- Professeur Bruno Mégarbane, chef du service réanimation médicale à l'hôpital Lariboisière.

« Bourbon express » par Marco Paumier.

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News
Transcription
00:00:05Musique
00:00:23Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voie compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:32Avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:37Et bonsoir Nicolas Doménac.
00:00:38Et bonsoir.
00:00:38Merci à tous les deux d'être là. C'est parti pour le sommaire ce soir avec, après la flambée
00:00:43des prix, l'autre sujet hautement inflammable du moment.
00:00:46Peut-on faire des économies sans les retraités ?
00:00:49Sébastien Lecornu dévoile ce soir les premières pistes du budget 2027 dans une interview au Figaro de demain.
00:00:58Aucune pension ne diminuera, dit le Premier ministre. Mais que faut-il comprendre ?
00:01:02Gel de certaines pensions, fin de l'abattement fiscal de 10% ce sera au Parlement de tranchées.
00:01:09Ça tombe bien, c'est là que nous sommes. Et on en parle dans la première partie de chaque voie
00:01:12compte avec nos trois invités.
00:01:13Ensuite c'est Nicolas Doménac bien sûr. Quoi de neuf ce soir ?
00:01:16Ah bah quoi de neuf, il y a une primaire socialiste dont beaucoup se demandent si ça sera vraiment une
00:01:20primaire ou un guet-apens contre Alfred Glucksmann.
00:01:24Dans la deuxième partie de chaque voie compte, placé la question qui fâche, on interroge ce soir un chiffre 8124
00:01:31morts.
00:01:31C'est le bilan humain de l'été 2026, l'été le plus chaud jamais enregistré en France.
00:01:35C'est Santé publique France qui a publié ce chiffre hier soir dans une forme de quasi indifférence, disons-le.
00:01:42Alors on en parle tout à l'heure dans chaque voie compte. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou
00:01:47nous faire part de vos réflexions.
00:01:49Vous savez ce qu'il faut faire ? Vous flashez le QR code qui est là.
00:01:51Et c'est Elsa Mondingava qui se charge de poser vos questions en direct. Ok Elsa ?
00:01:56J'ai la tablette. On n'oublie pas Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure
00:02:00avec Marco Pommier.
00:02:01Il va vous faire profiter des journées du patrimoine à l'Assemblée nationale, même si vous n'avez pas de
00:02:06place.
00:02:06Soyez là pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement chaque voie compte. C'est parti.
00:02:18Comment boucler le budget 2027 ? Sébastien Lecornu a réuni son gouvernement en séminaire cet après-midi
00:02:24pour présenter les grandes lignes du futur projet de loi de finances qui arrive à l'Assemblée nationale dans deux
00:02:30semaines.
00:02:30Et il en donne les grandes lignes dans une interview à paraître demain matin au Figaro.
00:02:35L'effort budgétaire, dit-il, sera d'environ 54 milliards d'euros dans la stabilité fiscale.
00:02:42Alors vous savez que le suspense de ces dernières semaines, c'était bien sûr de savoir à quelle hauteur les
00:02:47retraités seraient mis à contribution s'ils y étaient.
00:02:49On comprend entre les lignes que ce sera le cas.
00:02:52Les toutes dernières informations de Stéphanie Despierre.
00:02:59L'automne s'annonce noir pour l'économie française.
00:03:02La croissance est en berne, l'inflation repart, le déficit et la dette s'envolent et le contexte international complique
00:03:08encore la donne.
00:03:10Conséquence, la France doit se serrer la ceinture.
00:03:12Le gouvernement cherche 30 milliards d'euros d'économie pour boucler le budget 2027.
00:03:17A Bercy, tous les regards se tournent vers les retraités et leurs pensions.
00:03:23L'indexation de l'ensemble des retraites sur l'inflation, ça coûterait plus de 6 milliards d'euros l'an
00:03:28prochain.
00:03:29De ces 6 milliards d'euros, on n'a pas aujourd'hui le premier euro.
00:03:32Le gouvernement envisage donc la désindexation des retraites par rapport à l'inflation.
00:03:38Faut-il geler toutes les pensions ou seulement celles des plus aisées ?
00:03:41Et où mettons le seuil ? C'est la grande question.
00:03:45Deuxième piste du gouvernement, la suppression de l'abattement de 10%.
00:03:49Tous les retraités en bénéficient automatiquement.
00:03:51Si on le supprime pour tous, là aussi c'est 6 milliards d'euros d'économie pour l'Etat,
00:03:56mais une augmentation d'impôts pour les ménages.
00:03:58Mais pourquoi faire payer les plus âgés ?
00:04:01Roland Lescure, ministre de l'économie, retourne la question.
00:04:04Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts, sauf les retraités,
00:04:09qui pour certains d'entre eux en tout cas sont dans des situations relativement favorables ?
00:04:13Ce soir, dans une interview au Figaro, Sébastien Lecornu renvoie la balle au Parlement.
00:04:18Le Premier ministre assure néanmoins que les économies sur les retraites seront inférieures à 6 milliards d'euros.
00:04:24Et il s'engage à protéger les petites pensions.
00:04:28Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Laurent Pietraszewski.
00:04:31Bonsoir.
00:04:32Bonsoir.
00:04:33Ancien ministre, secrétaire d'État chargé des retraites, merci d'être là.
00:04:36Vous publiez justement dans le monde une tribune,
00:04:38puisque l'on veut faire les comptes entre générations, faisons-les.
00:04:41Et vous allez évidemment nous en parler ce soir, merci d'être là.
00:04:44Bonsoir Claire Sergent.
00:04:45Bonsoir.
00:04:46Journaliste éco à France Info, merci de votre présence.
00:04:48Et je salue également Christian Bourreau, bonsoir.
00:04:50Bonjour.
00:04:51Toujours président très actif de l'Union française des retraités.
00:04:56Malgré mon âge, j'essaye effectivement de continuer un petit peu.
00:05:00Merci en tout cas d'être là.
00:05:02Et quand on m'invite, je suis ravi de venir.
00:05:03La question ce soir est donc de savoir si on peut faire des économies dans ce budget sans les retraiter.
00:05:08Et Sébastien Lecornu y répond en partie dans une interview qu'il donne au Figaro,
00:05:12après avoir tenu un séminaire gouvernemental cet après-midi,
00:05:15pour dévoiler les pistes de ce budget qui arrive à l'Assemblée nationale d'ici deux semaines.
00:05:21Je parle sous le contrôle d'Elsa qui nous fera vivre bien sûr les débats dans l'hémicycle.
00:05:24Absolument.
00:05:25Les premières pistes dévoilées dans le Figaro nous font comprendre d'abord qu'aucune pension ne diminuera.
00:05:32Claire Sergent, c'est ce que vous avez compris aussi, c'est ce que dit le Premier ministre.
00:05:37Si aucune pension ne diminue, est-ce que ça veut dire que certaines augmenteront quand même ?
00:05:42Techniquement, quand vous désindexez, vous ne baissez pas les pensions.
00:05:46Après, on peut jouer sur les mots, c'est un peu ce que fait le Premier ministre d'ailleurs.
00:05:48Parce que soit vous les augmentez en fonction de l'inflation,
00:05:52après, soit vous gelez, soit vous sous-indexez,
00:05:56donc ça veut dire que ça sera une hausse un peu plus limitée.
00:05:58Après, si on touche aux 10% d'abattement fiscal, qui est l'autre piste,
00:06:02vous ne baissez pas les pensions, mais vous augmentez les impôts.
00:06:05Donc, sur le papier, il a raison, le Premier ministre.
00:06:08Après, en termes de pouvoir d'achat, la question est différente.
00:06:12Laurent Pietraszewski, ce que vous comprenez comme nous,
00:06:14c'est que Sébastien Lecornu, ce soir, renvoie la balle au Parlement.
00:06:19C'est les députés et les sénateurs qui trancheront sur la façon dont on va récupérer de l'argent
00:06:26dans les poches des retraités, puisqu'il était question d'aller y chercher 6 milliards.
00:06:29Le Premier ministre dit, ce sera un peu moins.
00:06:32Vous êtes pour quelle piste, vous ?
00:06:35D'abord, on va se pencher deux minutes quand même sur la problématique du Premier ministre,
00:06:40parce que c'est vrai que franchement, ce n'est pas facile.
00:06:41Il est confronté à une situation quand même particulièrement difficile.
00:06:45On a plus de 5% de déficit du PIB, plus de 115% du PIB en dette.
00:06:50Bon, il est aussi pris dans les taux d'intérêt qui montent,
00:06:54et donc cette dette nous coûte de plus en plus cher.
00:06:56Donc, on peut quand même poser qu'il a quand même une difficulté réelle.
00:06:59Il y en a une deuxième, c'est qu'il n'y a pas de majorité.
00:07:02Et comme il n'y a pas de majorité, il a bien du mal à afficher une stratégie.
00:07:07Parce que quand on est dans cette difficulté-là,
00:07:09il nous faudrait justement une majorité forte,
00:07:11une majorité qui puisse écrire une stratégie, dérouler un cap.
00:07:15En fait, on a plutôt une calculette qu'un cap.
00:07:17D'ailleurs, c'est ça la réalité de ces mesures.
00:07:20C'est-à-dire, on essaie d'empiler un certain nombre de mesures
00:07:22qui au total, ça devrait faire 50, 54, bon, on ne sait pas trop.
00:07:2654 milliards d'euros.
00:07:2754, bon, voilà, et tout ça sera débattu, mais on le sait bien,
00:07:30parce que c'est le Parlement qui est un Parlement extrêmement divisé
00:07:35et qui, en plus, va se regarder en chien de faïence
00:07:38à quelques mois des élections présidentielles.
00:07:41Qu'est-ce que tu as voté ?
00:07:42Qu'est-ce qu'on pourrait te reprocher de ne pas avoir voté ?
00:07:44Encore, chien de faïence, ça reste calme, des chiens de faïence.
00:07:47Oui, oui, oui, en tout cas, moi, je fais cette image-là,
00:07:51mais je comprends ce que vous voulez dire, Amine-François.
00:07:53Voilà, d'abord, il est dans une situation qui n'est pas facile
00:07:55pour deux raisons, la réalité économique et puis il n'a pas de majorité.
00:07:58Alors, on ne peut pas lui reprocher quand même la situation.
00:08:01Il fait au mieux avec ce qu'il a.
00:08:03Donc, il va faire comme l'année dernière, il va dire
00:08:04nous proposons, vous débattez, vous votez.
00:08:06Il va dire ça aux députés ?
00:08:07On peut faire cette hypothèse-là.
00:08:08C'est-à-dire que lui, il va avancer des éléments,
00:08:11c'est ce qu'il a fait là et c'est ce qu'il fait là dans son interview,
00:08:13et puis il va voir ce qu'il en sort,
00:08:17au morceau, il y a au final une majorité.
00:08:19Le vrai sujet des retraités,
00:08:22c'est que moi, je ne suis pas là pour défendre les retraités.
00:08:24Moi, je suis là pour défendre la cohérence.
00:08:27Il paraît qu'il y a quelqu'un, d'ailleurs.
00:08:29Mais je suis là pour défendre la cohérence
00:08:31du système de retraite par répartition,
00:08:34qui est un système contributif.
00:08:35Il faut quand même qu'on ait en tête dans notre pays
00:08:37que les retraites, c'est un système de solidarité
00:08:40entre les générations et qu'au final,
00:08:43ce n'est pas une allocation d'État
00:08:46qui est modulable en fonction de la situation économique.
00:08:50Les Françaises et les Français qui ont des retraites
00:08:52ne sont pas des ignobles privilégiés,
00:08:54ce sont des gens qui ont travaillé,
00:08:55qui ont cotisé et qui ont construit des droits.
00:08:58Alors, c'est sûr qu'ils ne se baladent pas dans la rue
00:09:01tous les lundis matins en menaçant de bloquer
00:09:02les autoroutes et le périphérique.
00:09:04Mais enfin, globalement, c'est quand même des gens,
00:09:06c'est des Français qui ont juste fait confiance
00:09:09à un pacte social que leur a proposé les politiques,
00:09:13quels qu'ils soient, d'ailleurs, depuis bien longtemps,
00:09:15et qui peut-être s'attendent légitimement
00:09:17à ce que ce pacte social soit respecté.
00:09:20Moi, je trouve quand même un petit peu étrange
00:09:22qu'on se passe par se dire,
00:09:23bon, on a un problème, on cherche 6 milliards.
00:09:25Ah bah tiens, les retraités, si on les augmente,
00:09:26ça fait 6 milliards.
00:09:28Oui, en tout cas, pour les retraités, c'est 6 milliards.
00:09:30Moi, je vais vous dire très franchement et simplement,
00:09:33écoutez, franchement, les retraités,
00:09:36en réalité, ceux qui bénéficient d'une retraite,
00:09:39ils bénéficient d'une retraite qui déjà,
00:09:41pardon, une minute de technicité très courte,
00:09:43les salaires dits portés au compte,
00:09:45c'est-à-dire qui servent à calculer le montant de la pension,
00:09:47depuis 1993, on fait toujours un peu comme si
00:09:49ceux qui avaient fait de la politique n'avaient pas de mémoire.
00:09:52Il se trouve que moi, j'ai beaucoup bossé le sujet des retraites,
00:09:54donc je n'ai pas besoin d'avoir de la mémoire,
00:09:55mais en 1993, Baladur a posé,
00:09:58et d'ailleurs, c'était OK comme ça,
00:10:00avec le Parlement.
00:10:01Écoutez, les salaires portés au compte,
00:10:02on les indexe sur les prix,
00:10:05et en échange, donc ça veut dire que vous perdez
00:10:08une partie de pouvoir d'achat,
00:10:09parce qu'en fait, en réalité, la dynamique des salaires
00:10:11est supérieure à celle des prix,
00:10:12et en échange, eh bien, on vous garantit
00:10:15que vos pensions seront alignées
00:10:18sur les prix,
00:10:19les pensions qu'on vous paye,
00:10:20et d'ailleurs, c'était dans le texte de loi de 1993,
00:10:22c'est marqué garantie.
00:10:23Bon, et vous voyez, moi, je trouve que le vrai actif
00:10:26qu'il faut protéger, là,
00:10:27c'est la parole publique, c'est l'engagement,
00:10:29parce qu'en fait, pourquoi celui ou celle
00:10:32qui a 40 ans aujourd'hui va se dire
00:10:33mais à quoi ça sert de cotiser à ce truc-là,
00:10:36dont on nous prend des charges sociales,
00:10:37pas possible, dont on ne comprend rien,
00:10:39parce qu'en plus, moi-même, je vois bien
00:10:41quand je serai en retraite,
00:10:42il suffit que le gouvernement décide,
00:10:43puis on ne m'indexera plus sur la question.
00:10:45– Excusez-moi, mais vous parlez de 1993,
00:10:48la pyramide des âges n'était pas exactement
00:10:49la même qu'aujourd'hui.
00:10:50– Oui, mais ça n'a pas de sujet,
00:10:52on peut bouger des paramètres du système,
00:10:56simplement, on le pose,
00:10:58ce n'est pas un sujet d'ajustement,
00:11:00et puis aussi, il faut quand même oublier
00:11:01que les retraites, ça n'appartient pas qu'à l'État,
00:11:03c'est un sujet qui concerne les partenaires sociaux,
00:11:05si vous voulez, ça ne marche pas comme ça,
00:11:07je suis bien placé pour vous le dire,
00:11:08vous ne dites pas, tiens,
00:11:09c'est 25% des à peu près 100 milliards
00:11:13de ce budget des retraites,
00:11:15écoutez, nous on a décidé,
00:11:16vous allez sous-indexer certains,
00:11:19indexer d'autres,
00:11:20ça ne fonctionne pas comme ça.
00:11:22– Claire Sergent.
00:11:22– Non, mais j'entends quand vous dites
00:11:23ceux qui ont 40 ans,
00:11:24j'en fais partie,
00:11:25ils cotisent pourquoi,
00:11:26mais par exemple, vous citez 1993,
00:11:28les gens qui ont cotisé en 1993,
00:11:30pour 1 euro de cotisation,
00:11:32ils ont touché 2 euros de pension,
00:11:34aujourd'hui, ceux qui partent à la retraite,
00:11:36ils touchent avec un peu de chance
00:11:371,50 euro de pension,
00:11:39moi, quand je serai à la retraite,
00:11:40je ne sais même pas si j'aurai 1 euro de pension,
00:11:42le calcul est comme ça,
00:11:43d'ailleurs l'Agir Carco,
00:11:44le système de retraite privé,
00:11:46qu'est-ce qu'il fait pour équilibrer tous les ans ?
00:11:48Eh bien, il baisse la valeur du point,
00:11:50c'est-à-dire qu'on baisse à chaque fois
00:11:51la pension qui est versée,
00:11:53parce que le...
00:11:53– Il y a juste les paramètres,
00:11:55qui ne correspond pas à une baisse quand même,
00:11:57systématique de la valeur du point.
00:11:58– On va donner le bâton de parole
00:11:59à Christian Bourreau, si vous voulez bien.
00:12:01– Merci beaucoup, chère madame,
00:12:02donc on parle beaucoup des retraités.
00:12:04– Vous entendez, vous comprenez ce soir
00:12:06que les retraités vont être mis à contribution.
00:12:09Mais les pensions ne diminueront pas.
00:12:12Aucune pension ne diminuera pas.
00:12:14Est-ce que déjà...
00:12:15– Je peux déjà vous dire
00:12:16qu'une chose est évidente
00:12:18et que je tiens à réaffirmer,
00:12:20les retraités considèrent
00:12:22que comme les autres citoyens,
00:12:24ils doivent participer
00:12:26à la résolution des difficultés du pays.
00:12:29Pour moi, c'est très clair.
00:12:30– Tous les retraités ?
00:12:31– Je le dis depuis le début,
00:12:32si vous avez l'occasion de me dire,
00:12:34c'est clair,
00:12:34notre point de vue est évident,
00:12:36donc nous sommes d'accord pour participer.
00:12:38À une condition,
00:12:40une condition, je l'exprime,
00:12:42c'est que ne ce soit pas de la discrimination.
00:12:45Je vais vous donner deux exemples.
00:12:47Vous avez évoqué tout à l'heure le 10%,
00:12:49l'abattement fiscal de 10%.
00:12:52Histoire merveilleuse.
00:12:53Il y a 10% pour les actifs,
00:12:56il y a 10% de les retraités.
00:12:57– Alors, histoire merveilleuse,
00:12:58on va être bien précis,
00:12:59histoire merveilleuse,
00:13:00on parle de l'abattement
00:13:01pour frais professionnels.
00:13:03– Non, mais attendez,
00:13:05abattement pour frais professionnels,
00:13:06quand on est actif,
00:13:07c'est vrai,
00:13:07il y a des frais professionnels,
00:13:08il y a un abattement,
00:13:09mais dire que 10% d'un côté,
00:13:1110% de l'autre,
00:13:12c'est la même chose.
00:13:13Non, pourquoi ?
00:13:14Deux raisons,
00:13:15je vous en donne deux.
00:13:16Une, c'est que pour les actifs,
00:13:19il y a un maximum qui est fixé par la loi
00:13:22pour chacune des personnes.
00:13:23– Chacune personne.
00:13:24Il y a un maximum qui est de 14 500 euros.
00:13:28Donc, l'abattement fiscal pour un actif,
00:13:3214 500 euros.
00:13:33D'accord, donc, il a son revenu
00:13:35et l'État calcule donc les 10%
00:13:38avec un maximum de 14 500.
00:13:41Ça, donc, c'est tout à fait clair.
00:13:43Si vous raisonnez sur un couple d'actifs,
00:13:45ça fait, allez, 29 000.
00:13:48Un abattement de 29 000.
00:13:49Pour les retraités,
00:13:51c'est un petit peu différent.
00:13:52C'est un petit peu différent
00:13:53car l'abattement, il est calculé
00:13:54au niveau du foyer fiscal.
00:13:57On prend le foyer fiscal.
00:13:58Et là, il y a une autre petite différence,
00:14:01c'est que l'abattement maximum,
00:14:04il est de 4 399 euros.
00:14:07Donc, quand je compare comme ça,
00:14:10je dis que 10% d'un côté,
00:14:1310% de l'autre,
00:14:14ce n'est pas du tout la même chose.
00:14:15Et malgré ça, ce que j'observe,
00:14:18c'est que, que fait le gouvernement ?
00:14:20Paf !
00:14:21C'est celui des retraités
00:14:23sur lesquels je vais taper.
00:14:24Pour l'instant, il ne le fait pas.
00:14:24C'est le plus petit,
00:14:25c'est le plus moneste, etc.
00:14:26Et il y aura des choses
00:14:27qui vont concerner les actifs dans le budget.
00:14:30Il y aura plein de choses
00:14:30qui vont concerner les actifs dans le budget.
00:14:32Non, non, mais attendez.
00:14:32Et les actifs, on va leur demander aussi
00:14:33de travailler toujours plus longtemps.
00:14:34Chère madame,
00:14:35ça fait quelques années
00:14:36que je ne suis plus actif
00:14:37en tant que je n'ai plus de salaire,
00:14:39que je continue des activités,
00:14:41ça, c'est vrai.
00:14:42Bon, eh bien, quand je dis
00:14:43que tout le monde doit contribuer,
00:14:45les retraités, oui,
00:14:46mais les actifs aussi, bien sûr.
00:14:48Donc là, je tenais, si vous voulez,
00:14:49à souligner une différence,
00:14:52c'est le réflexe.
00:14:54Il y a deux trucs, etc.
00:14:55Paf !
00:14:56C'est sur celui des retraités
00:14:57que je tape.
00:14:58Et croyez-moi,
00:14:58ce n'est pas celui qui coûte le plus cher.
00:15:00Il se trouve que c'est le sujet
00:15:01qu'on a choisi ce soir.
00:15:02Mais on aurait pu aussi parler
00:15:03du gel du point d'indice
00:15:04des fonctionnaires.
00:15:05Non, mais ce que je veux dire,
00:15:06c'est que...
00:15:07Je parle de l'intention du ministre,
00:15:10c'est le 10% des retraités,
00:15:12c'est ça qu'il veut supprimer.
00:15:14C'est clair ?
00:15:14Alors, ce n'est pas tranché, vraiment.
00:15:16Ce soir, dans le Figaro,
00:15:18Sébastien Lecornu,
00:15:19et j'ai sa phrase sous les yeux,
00:15:20dit bien,
00:15:22aucune pension ne diminuera.
00:15:23Le débat sur le rythme d'augmentation
00:15:25sera tranché au Parlement.
00:15:27L'effort des retraités
00:15:28qu'ils portent sur une réduction
00:15:30de la niche fiscale
00:15:31ou sur un gel partiel des pensions
00:15:33sera inférieur à 6 milliards.
00:15:35Les petites retraites seront protégées.
00:15:37Donc d'abord, ces 10%,
00:15:38ce n'est pas tranché, ce soir.
00:15:40Ah bon, ça a été évoqué.
00:15:42Oui, ça fait partie des pistes.
00:15:44C'est une des deux pistes.
00:15:45Donc je profite de l'occasion,
00:15:46si vous voulez, pour donner mon compte.
00:15:47Mais d'ailleurs, Claire Sergent,
00:15:48il y a une chose qu'on entend souvent
00:15:49à propos de cet abattement de 10%,
00:15:51et c'est ce qu'évoque Christian Bourreau.
00:15:53Ça remonte à 1978, il me semble.
00:15:55Mais question un peu triviale.
00:15:57Pourquoi est-ce qu'un retraité
00:15:58a un abattement fiscal
00:15:59inspiré des frais professionnels
00:16:00alors que précisément,
00:16:01il n'en a plus ?
00:16:02Alors, puisque vous évoquez...
00:16:03Il ne peut pas laisser parler, Claire.
00:16:04Je vais préciser que c'est un monsieur Raymond Barre
00:16:08qui était à l'origine de ce 10%,
00:16:101978, etc.
00:16:12Il n'a jamais parlé de frais professionnels.
00:16:14Jamais.
00:16:15Parce qu'à l'époque...
00:16:16Alors, quelle est l'origine de ces 10% ?
00:16:19C'est que monsieur Barre,
00:16:20il s'est rendu compte
00:16:21qu'entre les actifs et les retraités,
00:16:24il y avait des différences importantes.
00:16:26Il s'est rendu compte...
00:16:27Mais ça, c'était vrai à l'époque.
00:16:29Attendez, je vais terminer.
00:16:30D'accord, je vais terminer.
00:16:31Il s'est rendu compte de ça.
00:16:32Mais Claire, elle n'a pas encore parlé.
00:16:33Elle n'a pas commencé.
00:16:36Allez-y, allez-y, Christian.
00:16:38Allez-y.
00:16:40Une retraite, c'est 50-70%,
00:16:41des fois moins de salaire.
00:16:43Donc, il y a effectivement une baisse.
00:16:45D'autre part,
00:16:45quand vous êtes à la retraite,
00:16:47il n'y a plus de primes d'intéressement,
00:16:48il n'y a plus de participation
00:16:49et il n'y a plus d'un certain nombre
00:16:51d'avantages qui existent dans les entreprises.
00:16:54Frais de repas, frais de déplacement,
00:16:56prise en charge...
00:16:57C'était ça l'esprit de l'abattement ?
00:17:00Claire, c'est bon.
00:17:00J'essaie.
00:17:02Mais c'est donc uniquement,
00:17:04uniquement dans le souci
00:17:05d'atténuer cette baisse de revenus
00:17:07que M. Barr a introduit cet abattement.
00:17:10Donc, c'est ça l'origine.
00:17:12Mais, Claire, c'était vrai,
00:17:14les pensions de retraite
00:17:15étaient beaucoup plus basses
00:17:16qu'il y a 50 ans.
00:17:16que les salaires.
00:17:17Aujourd'hui, c'est l'inverse.
00:17:19Les pensions de retraite,
00:17:20elles ont rattrapé les salaires.
00:17:21Comment pouvez-vous dire un tour de Paris ?
00:17:22C'est pas vrai.
00:17:23Les retraites ne sont pas plus élevées
00:17:24que les salaires, voyons.
00:17:25Alors, elles sont équivalentes,
00:17:27voire légèrement super...
00:17:28Mais non, mais non, mais non, mais non, mais non.
00:17:29Alors, vous pouvez vérifier
00:17:30les chiffres de l'INSEE.
00:17:31Il n'y a pas de problème.
00:17:32Vous évoquez...
00:17:32Attendez, laissez par l'éclair, Serge.
00:17:34Elles ont augmenté...
00:17:35Les pensions de retraite
00:17:36ont augmenté plus que les salaires
00:17:37depuis la pandémie.
00:17:39Et le problème, c'est qu'à l'époque...
00:17:40C'est une plaisanterie, c'est inexact.
00:17:42C'est inexact, je suis désolé.
00:17:43Je vais vous citer des chiffres de l'INSEE.
00:17:45C'est possible ?
00:17:46Oui, alors...
00:17:47Je vais vous citer des chiffres de l'INSEE
00:17:49sur le niveau de vie.
00:17:51Les salaires, les marchands, etc.,
00:17:52sur les niveaux de vie.
00:17:53Le niveau de vie, le niveau de vie des actifs...
00:17:56Je les ai, je les ai, donc allez-y,
00:17:58vous parlez sous mon contrôle.
00:17:59Le niveau de vie des retraités.
00:18:01Et je vous cite l'INSEE.
00:18:02J'ai les chiffres de 2023,
00:18:04publiés en 2025, etc.
00:18:07Le niveau de vie des retraités
00:18:11est inférieur de 13%
00:18:14à celui des actifs.
00:18:16D'accord ?
00:18:17Donc il faut qu'on arrête de dire des sottises
00:18:19sur le niveau de vie des retraités
00:18:22et le plus élevé que celui...
00:18:23J'ai cité l'INSEE.
00:18:24Je pense que Claire Sergent...
00:18:25Peut-être que je ne vais pas du tout...
00:18:26Mais je vais vous redonner moi à la main.
00:18:29Je pense souligner
00:18:30qu'il y a la pension médiane en France.
00:18:32Il y a 50% au-dessus,
00:18:3450% en dessous des retraités.
00:18:35par rapport au salaire médian
00:18:37est légèrement supérieur
00:18:39au salaire médian.
00:18:40C'est la réalité.
00:18:41C'est incontestable.
00:18:42C'est instruit.
00:18:43Alors après, le niveau de vie,
00:18:44vous avez aussi raison.
00:18:45Ça prend en compte
00:18:47la globalité des revenus.
00:18:48Mais même là-dessus,
00:18:49je ne suis pas d'accord.
00:18:50Mais il y a aussi un rapport du corps,
00:18:52Ce qui se passe, c'est que...
00:18:53J'ai voulu parler de l'INSEE.
00:18:54Mais c'est que, en plus,
00:18:55quand on prend que les pensions,
00:18:57c'est faussé.
00:18:57Parce qu'aujourd'hui,
00:18:58les retraités sont majoritairement propriétaires.
00:19:00Alors, ce n'est pas vrai.
00:19:01Je mets à part les petites retraites
00:19:02qui doivent être protégées.
00:19:03On est tous d'accord là-dessus.
00:19:05Ils sont majoritairement propriétaires.
00:19:07Avant, il y avait une logique
00:19:08de loyer fictif imputé
00:19:10aux pensions de retraite.
00:19:11Parce qu'on se disait,
00:19:11comme ils sont propriétaires,
00:19:12on déduit un loyer
00:19:13du montant de la pension
00:19:15pour équilibrer avec les actifs.
00:19:17Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
00:19:19Et par ailleurs, il n'y a plus...
00:19:20Attendez.
00:19:21Christian, alors vous soyez ici
00:19:22sur le plateau de chaque voie-compte.
00:19:23Comme son nom l'indique,
00:19:24chaque voie-compte.
00:19:25Donc, il faut laisser
00:19:26parler clair-sergeant.
00:19:27Et par ailleurs,
00:19:28par rapport aux actifs,
00:19:29normalement, vous n'avez plus
00:19:30d'enfants à charge.
00:19:31Et on sait aussi
00:19:32que les politiques familiales
00:19:34sont quand même
00:19:34très souvent rabotées.
00:19:36Elles vont certainement
00:19:36l'être encore à nouveau.
00:19:37Et qu'en plus,
00:19:38les frais de scolarité,
00:19:39les études supérieures
00:19:41ont considérablement augmenté.
00:19:43Sans compter l'immobilier.
00:19:45Aujourd'hui, vous êtes actif.
00:19:46Vous ne pouvez plus
00:19:46devenir propriétaire.
00:19:47On a vu que depuis la pandémie,
00:19:49les pensions qui ont quand même
00:19:51été revalorisées six fois en cinq ans,
00:19:53elles ont augmenté plus vite
00:19:54que les salaires.
00:19:55Et c'est l'épargne
00:19:56des retraités les plus aisés
00:19:57qui a augmenté aussi
00:19:59plus que pour le reste
00:20:00de la population.
00:20:01Sans vouloir défendre
00:20:03votre camarade voisin,
00:20:05retraité.
00:20:05Il n'y a pas besoin d'avocat.
00:20:05Il n'y a pas besoin d'avocat.
00:20:07Juste un point.
00:20:08Est-ce que les retraités
00:20:10ne contribuent pas grandement
00:20:13à l'économie
00:20:15pour leurs petits-enfants ?
00:20:17Est-ce qu'ils ne donnent pas
00:20:18des sommes qui ne sont d'ailleurs
00:20:19pas fixées de manière claire ?
00:20:22Mais en tout cas,
00:20:23est-ce qu'il n'y a pas
00:20:23une contribution importante ?
00:20:24Si, ils aident beaucoup.
00:20:25Mais le problème,
00:20:26c'est que vous avez
00:20:26les retraités qui peuvent,
00:20:27qui vont aider les familles.
00:20:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:20:29quand vous êtes actif,
00:20:30vous êtes dépendant
00:20:31pour pouvoir devenir propriétaire,
00:20:32de savoir si votre famille
00:20:33va pouvoir vous aider ou pas.
00:20:35Et donc, les retraités
00:20:36plus modestes,
00:20:37avec leurs enfants,
00:20:39ne pourront pas les aider.
00:20:41Donc, il y a eu
00:20:41une inégalité entre ça.
00:20:44C'est pour ça que,
00:20:44de rééquilibrer...
00:20:46Moi, je suis plus favorable
00:20:47sur le 10% de l'abattement
00:20:48qui ne touche
00:20:49que les retraités
00:20:50les plus aisés.
00:20:50C'est les retraités
00:20:51les plus aisés
00:20:51qui en bénéficient le plus.
00:20:52Et pour moi,
00:20:53le bon angle,
00:20:54j'en discutais
00:20:54avec un ancien
00:20:55syndicaliste
00:20:56de force ouvrière,
00:20:58d'ailleurs Philippe Pied,
00:20:58qui s'occupait des retraites,
00:21:00lui aussi trouve
00:21:01que ça doit se régler
00:21:03fiscalement
00:21:03et qu'effectivement,
00:21:05c'est normal
00:21:05de demander aux retraités
00:21:06les plus aisés
00:21:07les efforts
00:21:08les plus importants.
00:21:08Mais c'est une petite hausse
00:21:09d'impôts,
00:21:09ce que c'est...
00:21:11Juste parce qu'on peut quand même...
00:21:12Il y a deux, trois éléments
00:21:14de sémantique
00:21:14qui sont quand même
00:21:14un peu gênants là-dedans.
00:21:16C'est-à-dire qu'en fait,
00:21:17on nous dit
00:21:17les retraités,
00:21:18les retraites...
00:21:18C'est-à-dire qu'en fait,
00:21:19on est en train...
00:21:20Alors, ça marche bien,
00:21:21d'ailleurs,
00:21:21il y a des tas d'économies
00:21:22qui sont là,
00:21:24qui nous font des trucs.
00:21:25Les gars,
00:21:26ils ont fait des études
00:21:26pas possibles,
00:21:27ils écrivent des bouquins,
00:21:28etc.
00:21:28Pour nous expliquer
00:21:29que les retraités
00:21:30sont vraiment
00:21:30une catégorie particulière.
00:21:32C'est le baby-boom,
00:21:33l'âge doré,
00:21:34ils ont tout,
00:21:34ils ont le patrimoine,
00:21:35Madame Sergent nous l'a rappelé.
00:21:36Ils ont leur argent.
00:21:37Pas du tout.
00:21:37Non, mais c'est normal.
00:21:39Il n'y a pas besoin
00:21:41d'avoir fait l'essai
00:21:42de Sciences Po,
00:21:43si vous voulez.
00:21:44Voilà, c'est du bon sens.
00:21:45Ben oui,
00:21:45quand vous avez 70 ans,
00:21:46vous avez un peu plus
00:21:47de patrimoine
00:21:48que quand vous en avez 20,
00:21:49si vous voulez.
00:21:50C'est pas compliqué
00:21:51de poser ça.
00:21:52Bon, donc c'est des réalités.
00:21:54Alors, c'est des réalités
00:21:55qui sont les réalités de la vie.
00:21:56Maintenant,
00:21:57je trouve que ce qui est quand même
00:21:58très très gênant dans le système,
00:21:59c'est de dire
00:21:59les retraités doivent participer.
00:22:01Mais pourquoi les retraités
00:22:02ils sont exclus
00:22:03de l'impôt sur le revenu ?
00:22:04Ils ont une pompe à essence spéciale
00:22:06ou ne payent pas la TICPT ?
00:22:07Quand ils achètent,
00:22:08ils achètent hors taxes.
00:22:10Qu'est-ce que c'est
00:22:10que cette histoire-là ?
00:22:12Et ça marche très très bien.
00:22:13Je suis très très surpris
00:22:14de voir comment ça fonctionne.
00:22:16C'est-à-dire qu'on nous explique
00:22:17que les retraités
00:22:17sont des gens à part.
00:22:18Non, non,
00:22:18ils ne sont pas à part.
00:22:19Il y a deux éléments
00:22:20et si on veut là
00:22:21être objectif
00:22:22et on va rejoindre
00:22:23Madame Sergent,
00:22:24vous allez rebondir
00:22:25avec j'espère énergie
00:22:26en étant d'accord avec moi.
00:22:28Eh bien effectivement,
00:22:29moi je pense
00:22:30qu'il faut bien regarder
00:22:31deux sujets.
00:22:32Il y a une CIG réduite
00:22:33voire très réduite
00:22:34sur les retraités.
00:22:35On peut quand même
00:22:35s'interroger sur le sujet.
00:22:37Qu'est-ce qui justifie
00:22:38qu'il y ait des écarts de CIG
00:22:40entre les actifs
00:22:41et les retraités ?
00:22:42Il faudrait poser la question
00:22:43à ceux qui l'ont créé à l'époque.
00:22:45Moi je pense que
00:22:46ça mériterait d'être regardé
00:22:47parce que là
00:22:48c'est bien un élément
00:22:49de fiscalité.
00:22:50Il y a aussi
00:22:51un abattement de dispositif.
00:22:54qui exclut cet destin
00:22:55de la CIG.
00:22:55C'est pour ça que je vous dis
00:22:55que la question
00:22:56ce n'est pas celle
00:22:57de la calculette,
00:22:58c'est celle du cap.
00:22:59En fait,
00:22:59quand vous savez
00:23:00ce que vous voulez raconter
00:23:01parce que vous avez
00:23:01une majorité
00:23:02qui vous porte,
00:23:04eh bien évidemment
00:23:04c'est plus facile
00:23:05d'écrire un projet
00:23:06y compris un projet
00:23:07de loi de finances
00:23:07parce qu'en fait
00:23:08vous devriez commencer
00:23:09par vous dire
00:23:10qu'est-ce que je veux faire ?
00:23:11C'est ça la méthode O.
00:23:12La méthode O
00:23:13ce n'est pas de dire
00:23:13ah bah tiens,
00:23:15merde,
00:23:15j'ai 50 milliards
00:23:16donc il faut que je trouve.
00:23:17C'est qu'est-ce qu'on veut faire
00:23:18collectivement ?
00:23:19Moi ce qui me gêne
00:23:20beaucoup là-dedans
00:23:21c'est qu'en fait
00:23:22on découvre
00:23:22je ne sais pas
00:23:23vraiment
00:23:23c'est un peu tard
00:23:25quand même
00:23:25il fallait lire
00:23:26le livre blanc des retraites
00:23:27il y a plus de 40 ans
00:23:28on découvre
00:23:29qu'on est un pays
00:23:30qui vieillit
00:23:30il va y avoir un vieillissement
00:23:32et que tout ça
00:23:33ça coûte de l'argent
00:23:33y compris en santé
00:23:34et alors on se dit
00:23:35bon écoutez
00:23:36moi j'ai 40 ans
00:23:37on va plutôt présenter
00:23:38l'addition à ceux
00:23:39qui en ont 60-70
00:23:40puisque c'est vrai
00:23:40que ça concerne
00:23:41moi à 40 ans
00:23:42j'ai le sentiment
00:23:43que je n'ai pas été
00:23:44fort gâté
00:23:45par la répartition
00:23:46de la richesse
00:23:47c'est ce dont vous parlez
00:23:48dans votre tribune
00:23:49vous parlez de
00:23:49vous parlez de
00:23:51dette générationnelle
00:23:52dans votre tribune
00:23:53on est en train d'écrire
00:23:54un sujet
00:23:55qui en fait
00:23:55on est en train
00:23:56de nous dire
00:23:56que les retraités
00:23:58moi je suis retraité
00:23:59on parle comme
00:23:59d'un statut
00:24:00c'est un particulier
00:24:02les gens qui sont
00:24:03à la retraite
00:24:03qui sont les gens
00:24:04qui ont travaillé
00:24:04ils auraient une dette morale
00:24:06et en fait
00:24:07on nous construit
00:24:09le schéma
00:24:09on le voit bien
00:24:11intellectuel
00:24:11sémantique
00:24:12de la dette morale
00:24:13des retraités
00:24:14vis-à-vis des autres
00:24:15donc soyons clairs
00:24:17les retraités
00:24:18comme les autres
00:24:18doivent contribuer
00:24:19ils contribuent
00:24:20c'est très simple
00:24:21en France
00:24:21c'est fiscal
00:24:23on paye de l'impôt
00:24:24sur le revenu
00:24:24les retraités
00:24:25ne sont pas
00:24:26exempts d'impôt
00:24:27sur le revenu
00:24:27il y a quelque chose
00:24:29qui effectivement
00:24:29mérite d'être regardé
00:24:30et qui d'ailleurs
00:24:31pourrait être tout à fait
00:24:32plafonné pour protéger
00:24:33les petites retraites
00:24:34c'est l'abattement
00:24:35de 10%
00:24:36parce qu'effectivement
00:24:37cet abattement
00:24:37il profite assez significativement
00:24:39aux hautes retraites
00:24:40et là
00:24:41on est bien
00:24:41et on comprend
00:24:42qu'il se justifiait
00:24:43à une époque
00:24:43qui n'est plus celle d'aujourd'hui
00:24:44et le deuxième point
00:24:45on peut regarder
00:24:45c'est celui de la CIG
00:24:46mais dans tous les cas
00:24:47il faut être particulièrement
00:24:49attentif quand on le fait
00:24:49pour ne pas créer
00:24:50de la difficulté
00:24:51pour ceux qui ont déjà
00:24:52des petits revenus
00:24:53la réalité
00:24:54c'est que les retraités
00:24:55c'est une diversité
00:24:55de populations
00:24:56il y a 17 millions
00:24:57bah tenez regardez
00:24:58on va leur tendre le micro
00:25:00pas à vous
00:25:00c'est pas moi
00:25:01un peu après
00:25:02mais d'abord
00:25:03on va regarder
00:25:03on va regarder
00:25:04les recettes
00:25:05qui se sont exprimées
00:25:06au micro d'Alicia Roque
00:25:07et Eva Billon
00:25:07regardez
00:25:12Nicole
00:25:13ancienne chimiste
00:25:14est aujourd'hui
00:25:15retraitée
00:25:16pour elle
00:25:17le gouvernement
00:25:18se trompe de cible
00:25:19ils ne se rendent pas compte
00:25:20que les retraités
00:25:22beaucoup de retraités
00:25:24participent
00:25:25à aider leurs enfants
00:25:26et leurs petits-enfants
00:25:28avec leur retraite
00:25:29ce qui quand même
00:25:31retombe
00:25:32dans le pouvoir d'achat
00:25:33on nous montre
00:25:34un petit peu
00:25:34comme des personnes
00:25:36nanties
00:25:37c'est un petit peu
00:25:38comme si on touchait ça
00:25:40comme ça
00:25:41en plus
00:25:41comme si on n'avait
00:25:43jamais participé
00:25:44à rien du tout
00:25:44pour certains
00:25:45un effort
00:25:46pourrait être acceptable
00:25:47à condition
00:25:48qu'il concerne
00:25:49d'abord
00:25:49les retraités
00:25:50les plus aisés
00:25:51le principe
00:25:52ne vous choque pas
00:25:53non si c'est vraiment
00:25:54les personnes
00:25:56à gros revenus
00:25:57quoi
00:25:58effectivement
00:25:58les gens
00:25:59qui ont beaucoup
00:26:00beaucoup de revenus
00:26:01il faudrait peut-être
00:26:01qu'ils mettent
00:26:02un peu la main à la poche
00:26:03ceux qui gagnent
00:26:04beaucoup
00:26:04ceux qui ont une grosse retraite
00:26:06ils peuvent mettre
00:26:07la main au portefeuille
00:26:08ça dépend
00:26:08de ce qu'on appelle
00:26:09grosse retraite
00:26:09maintenant ceux
00:26:10qui ont une petite retraite
00:26:11oui non
00:26:12ça sera très très difficile
00:26:14j'estime qu'on a travaillé
00:26:15toute notre vie
00:26:16et qu'on a le droit
00:26:18quand même
00:26:18à avoir notre retraite normale
00:26:19j'ai travaillé 40 heures
00:26:22pendant 50 ans
00:26:23et maintenant
00:26:24on voulait me dire
00:26:25maintenant que je ne peux plus travailler
00:26:27vous voulez me dire
00:26:28on vient me dire
00:26:29ah ben
00:26:30il faut participer
00:26:31mais la solidarité
00:26:33c'est pas des gens
00:26:35c'est pas à moi
00:26:36qu'il faut la demander
00:26:37moi j'ai été solidaire
00:26:38toute ma vie
00:26:40c'est intéressant
00:26:41c'est intéressant ce que dit ce monsieur
00:26:42moi j'ai été solidaire
00:26:43je peux dire deux mots
00:26:44trois mots
00:26:45le premier
00:26:46vous avez évoqué
00:26:47la différence
00:26:47sur la CSG
00:26:49c'est vrai
00:26:49il y a un écart de 0,9%
00:26:51sur la CSG
00:26:52entre les actifs
00:26:53et les retraités
00:26:53c'est une vieille histoire
00:26:55qui remonte à une époque
00:26:56que vous n'avez pas connue
00:26:57qui était
00:26:58une époque
00:26:59où madame
00:26:59Edith Cresson
00:27:00était premier ministre
00:27:01elle avait oublié
00:27:03d'indexer les pensions
00:27:04et à la place
00:27:05elle a fait sa geste
00:27:06sur la CSG
00:27:07c'est une vieille histoire
00:27:090,9%
00:27:10je peux vous dire
00:27:11que dans nos organisations
00:27:12on est prêt
00:27:13à regarder
00:27:14ces petits choses
00:27:15car nous n'aimons pas
00:27:16les discriminations
00:27:18apparemment
00:27:18c'en est une
00:27:19j'ai plein de raisons
00:27:20mais je crois
00:27:21que j'aurai pas le temps
00:27:22de vous expliquer
00:27:23mes arguments
00:27:23mais j'ai des arguments
00:27:24mais sur le 0,9%
00:27:27c'est vrai
00:27:28et la discussion
00:27:29et l'autre point
00:27:30je voudrais juste préciser
00:27:32sur les chiffres
00:27:32non non
00:27:32ah bah non Christian
00:27:33vous permettez
00:27:34ah non c'est moi la chef
00:27:35alors c'est vous la chef
00:27:36mais il y a quand même
00:27:37un truc si vous voulez
00:27:37j'ai envie de dire
00:27:38c'est que la désindexation
00:27:40des retraites
00:27:41c'est pas nouveau
00:27:42ça fait des années
00:27:43mais là on était
00:27:44sur la hausse
00:27:44de la CSG
00:27:45ça fait des années
00:27:45qu'on le pratique
00:27:45et si je regarde
00:27:46sur les dix dernières années
00:27:48les retraités
00:27:49partis il y a dix ans
00:27:50ils ont déjà perdu
00:27:515% de leur pouvoir
00:27:52restons sur la hausse
00:27:53de la CSG
00:27:54parce que
00:27:55Christian Bourreau
00:27:55on va couper votre micro
00:27:57Christian Bourreau
00:27:59on était sur la hausse
00:28:00de la CSG
00:28:01pour l'instant
00:28:02de ce que je comprends
00:28:03dans l'interview
00:28:03qu'accorde Sébastien Lecornu
00:28:04au Figaro ce soir
00:28:05ça ne fait plus partie
00:28:07des pistes
00:28:07on serait plutôt
00:28:08soit sur un gel des pensions
00:28:10mais qui ne concernerait pas
00:28:13les petites pensions
00:28:13soit sur l'abattement
00:28:16de 10%
00:28:17la hausse de la CSG
00:28:19c'est étonnant
00:28:20que ce soit écarté
00:28:20parce que Claire Sergent
00:28:21ça me paraît être
00:28:22finalement l'instrument
00:28:23le plus juste
00:28:25vous avez des dépenses
00:28:26de santé qui augmentent
00:28:27et honnêtement
00:28:27on peut chercher
00:28:28à faire des économies
00:28:29un peu partout
00:28:30sur les franchises médicales
00:28:31elles vont continuer
00:28:32à augmenter
00:28:32les dépenses de santé
00:28:33ça me semble inévitable
00:28:34et donc il faut
00:28:35augmenter les cotisations
00:28:36honnêtement
00:28:37les cotisations sur le salaire
00:28:38aujourd'hui je ne vois pas
00:28:39comment on peut les augmenter
00:28:39davantage
00:28:40il y a quand même une différence
00:28:41c'est qu'aujourd'hui
00:28:41il y a quand même 28%
00:28:42des salaires qui partent
00:28:43pour les retraites
00:28:43ça n'a pas toujours été le cas
00:28:44vous citez les années 90-90
00:28:46c'était que 18%
00:28:47ça fait une petite différence
00:28:48sur la contribution
00:28:49des salariés aujourd'hui
00:28:50mais passons
00:28:51aujourd'hui
00:28:52le fait est qu'un salarié
00:28:53il paye une CSG
00:28:54c'est 9,3% de son salaire
00:28:56quand un retraité
00:29:00c'est 8,4
00:29:01ce qui veut dire
00:29:02qu'un salarié au SMIC
00:29:03potentiellement
00:29:04a un taux de CSG
00:29:05plus important
00:29:06qu'un retraité
00:29:06dans la tranche
00:29:08des plus élevés
00:29:09des 4 000 euros
00:29:09il y a d'autres taux
00:29:09pour les petits revenus
00:29:10mais j'exprimais tout à l'heure
00:29:12mon point de vue
00:29:13pour dire qu'il y avait
00:29:14effectivement une différence
00:29:15je vais expliquer
00:29:16l'origine de cette différence
00:29:17je n'ai pas développé
00:29:19d'argument
00:29:19sur le sujet
00:29:21il y en a plein
00:29:21qu'on peut développer
00:29:22mais si le sujet
00:29:23vient un jour en débat
00:29:24enfin pas aujourd'hui
00:29:25il y a des arguments
00:29:26en revanche
00:29:27sur cette histoire
00:29:28de désindexation
00:29:30désindexation
00:29:30je souligne
00:29:31c'est pas nouveau
00:29:32ça fait des années
00:29:33que ça se pratique
00:29:34et je vous ai donné
00:29:35cet exemple
00:29:36un retraité parti
00:29:37il y a 10 ans
00:29:38il a déjà perdu 5%
00:29:39de son pouvoir d'achat
00:29:41et celui qui
00:29:43comme moi
00:29:43a parti il y a
00:29:44une vingtaine d'années
00:29:44c'est 10%
00:29:46du pouvoir d'achat
00:29:47de rédicte
00:29:47c'est clair
00:29:48si ça peut apporter
00:29:49de l'eau
00:29:50au moulin de ce débat
00:29:51parce que je comprends bien
00:29:53quand même
00:29:54Sergent
00:29:54elle fait des comparaisons
00:29:55elle fait ça
00:29:56de toute façon
00:29:57je l'entends beaucoup
00:29:58alors on calcule
00:30:00des taux de retour
00:30:01sur investissement
00:30:02de l'euro
00:30:03qu'on aurait mis
00:30:04soi-même
00:30:04parce qu'on a 30 ou 40 ans
00:30:06dans le système
00:30:07de retraite
00:30:08par répartition
00:30:09et on va aller voir
00:30:10combien
00:30:11Claude Didon
00:30:12qui a 20 ans
00:30:12plus que moi
00:30:13il a eu
00:30:14c'est de la méconnaissance
00:30:16de l'économie
00:30:17ça correspond
00:30:19si vous voulez
00:30:19pardon
00:30:20mais je trouve ça
00:30:21triste
00:30:22je vous promets
00:30:23parce qu'en fait
00:30:24on est en train
00:30:25de transformer
00:30:27le débat
00:30:28de la solidarité
00:30:29intergénérationnelle
00:30:30en grand livre
00:30:31du débit crédit
00:30:32mais vous savez
00:30:33ce qu'il a dit
00:30:33ce monsieur juste
00:30:34avant la télévision
00:30:34il a dit
00:30:35vous connaissez pas
00:30:36madame
00:30:36les conditions de travail
00:30:37que moi j'avais
00:30:38vous voulez qu'on parle
00:30:38de la mortalité infantile
00:30:40en 1950
00:30:40vous voulez qu'on parle
00:30:41de la mortalité au travail
00:30:42en 1950
00:30:43vous savez
00:30:44le grand livre
00:30:45du débit crédit
00:30:46entre les générations
00:30:47ça ne rapporte rien
00:30:48à part créer
00:30:50des tensions
00:30:51entre les générations
00:30:52or le boulot
00:30:53qu'on a à faire
00:30:53et je pense que c'est
00:30:54le boulot du gouvernement
00:30:55comme ce sera le boulot
00:30:56d'ailleurs de ceux
00:30:56qui sortiront
00:30:57les élections de 2027
00:30:58c'est de créer
00:30:59une dimension
00:31:00pour vivre ensemble
00:31:01pour réussir
00:31:02ce contrat social
00:31:03donc on ne peut pas
00:31:04réussir un contrat social
00:31:05collectif
00:31:06en passant notre temps
00:31:07à regarder ce qu'il y a eu
00:31:08dans la gamelle de l'autre
00:31:09par contre ce qu'on doit faire
00:31:11c'est que c'est une réalité
00:31:12c'est comment on fait
00:31:12pour payer collectivement
00:31:14et ça on est bien d'accord
00:31:15la réalité qui s'ouvre
00:31:16à nous demain
00:31:17parce que ça on peut le faire
00:31:18on peut chouiner
00:31:19sur ce qui s'est passé
00:31:20il y a 20 ans
00:31:20mais ça ne va pas changer
00:31:21donc qu'est-ce qu'on fait demain
00:31:22parce que oui
00:31:23la population vieillit
00:31:24oui ça va nous coûter
00:31:25plus cher en retraite
00:31:27et oui ça va nous coûter
00:31:28plus cher en santé
00:31:28donc oui
00:31:29s'il y a de la fiscalité
00:31:30à faire
00:31:31faisons-en pour tout le monde
00:31:32et en réalité
00:31:33le retraité
00:31:34qui est particulièrement aisé
00:31:36ben lui
00:31:37s'il a des impôts
00:31:38à payer sur le revenu
00:31:39il payera comme l'actif
00:31:40particulièrement aisé
00:31:41comme les actifs
00:31:41donc il n'y a pas de raison
00:31:42qu'il soit mis à part
00:31:44mais c'est ça la réflexion
00:31:45qu'on doit construire ensemble
00:31:46sinon vous appuyez
00:31:48très très fort
00:31:49et je vous assure
00:31:49que je trouve ça extrêmement maladroit
00:31:51je n'ai pas lu que c'était votre part
00:31:52mais j'ai encore lu
00:31:53quelques éléments
00:31:53de brillants économistes
00:31:55cet après-midi
00:31:56mais non seulement c'est maladroit
00:31:57mais c'est malsain
00:31:58parce qu'en fait
00:31:59on est en train de parler
00:32:00des retraités
00:32:01comme si c'était
00:32:02un agrégat financier
00:32:03en fait c'est des économistes
00:32:05et eux ils voient
00:32:06l'agrégat financier
00:32:06ça coûte 400 milliards
00:32:07Il y a des questions Elsa ?
00:32:09Tout à fait
00:32:09il y a beaucoup
00:32:10beaucoup de questions
00:32:10sur la question
00:32:11des retraites justement
00:32:12une question
00:32:13notamment de Bellardi
00:32:15on demande aux retraités
00:32:16de faire beaucoup d'efforts
00:32:17est-ce que les politiques
00:32:18sont prêts
00:32:19à en faire
00:32:20eux aussi ?
00:32:22Alors c'est prévu
00:32:23dans ce canon
00:32:23Sébastien Lecornu
00:32:24il donne des précisions
00:32:26sur la baisse
00:32:27des émoluments
00:32:28ministériels notamment
00:32:29Oui c'est pas bête
00:32:30ce qu'il fait Sébastien Lecornu
00:32:31dans sa présentation
00:32:32il dit un peu
00:32:34bon bah tout le monde
00:32:34va contribuer
00:32:35c'est pour ça que les ministres
00:32:37et leur cabinet
00:32:37doivent contribuer
00:32:38et ils préservent juste
00:32:40certains ministères
00:32:40notamment celui de l'écologie
00:32:42après l'été qu'on vient de vivre
00:32:43ça peut s'entendre
00:32:44Laurent Pietraszewski
00:32:46parlait des retraités
00:32:47comme si on en parlait
00:32:48d'un agrégat
00:32:48il y a quand même un chiffre
00:32:49qu'il faut rappeler
00:32:50Elsa au milieu de tout ça
00:32:51Oui et qui est très important
00:32:52les députés
00:32:52ils l'ont bien en tête
00:32:53les hommes et les femmes politiques
00:32:5413 638 340
00:32:57c'est la part d'électeurs
00:32:58qui a plus de 65 ans
00:33:00ça compte énormément
00:33:01quand on vote des choses
00:33:02ces électeurs là
00:33:03on peut pas s'en passer
00:33:04il y a beaucoup d'hommes
00:33:05et de femmes politiques
00:33:05qui disent moi les retraités
00:33:06je peux pas y toucher
00:33:07c'est ceux qui votent
00:33:08Bah écoutez vous avez regardé
00:33:10les intentions de vote
00:33:10chez les retraités
00:33:11je pense qu'ils sont
00:33:12plutôt proches pour l'instant
00:33:13de Marine Le Pen
00:33:14majoritairement
00:33:15donc je pense que c'est
00:33:16un faux procès
00:33:17ça encore une fois
00:33:18moi je trouve
00:33:18je comprends
00:33:19C'est pas un procès
00:33:20c'est une réalité
00:33:21C'est juste un fait
00:33:21il pèse beaucoup
00:33:22dans l'électorat
00:33:23Combien de fois
00:33:24ça impressionne les députés
00:33:25et ils votent n'importe quoi
00:33:26pour protéger les retraités
00:33:28c'est ce que j'entends
00:33:29dans ce propos
00:33:30c'est pas le vôtre
00:33:31Alors c'est ce que les députés
00:33:32nous disent
00:33:32c'est le fait que les députés
00:33:33votent
00:33:34les personnes âgées
00:33:35les retraités votent
00:33:37ils le prennent en considération
00:33:38c'est pour ça que c'est jamais
00:33:39très populaire
00:33:40les mesures sur l'électorat
00:33:41que les retraités votent
00:33:43Laurent Pietraszewski
00:33:44et puis vous avez été
00:33:44ministre en charge des retraites
00:33:45quand j'ai fait campagne
00:33:46j'ai jamais pensé
00:33:48à un moment donné
00:33:48qu'il fallait flatter
00:33:49tel parti ou tel autre
00:33:50de l'électorat
00:33:51je pense que la réalité
00:33:53c'est que dans notre pays
00:33:54quand même
00:33:54et c'est assez récent
00:33:55qu'on a maintenant
00:33:56des pensions médianes
00:33:57qui sont au niveau
00:33:58voire légèrement supérieur
00:33:59du revenu des actifs
00:34:01ça a quand même
00:34:01pas toujours été le cas
00:34:02on peut quand même
00:34:03se dire
00:34:03mais c'est quand même incroyable
00:34:04qu'on n'arrive pas
00:34:05à être un tout petit peu
00:34:08on est dans un pays
00:34:09où on a été foutu
00:34:10en 50 ans
00:34:11de réussir à sortir
00:34:12dans la pauvreté
00:34:13plus de 30% des gens
00:34:14qui étaient à la retraite
00:34:14c'est quand même vachement bien
00:34:16et au lieu de ça
00:34:17on se dit
00:34:17ah là là là là
00:34:18ils ont eu plein de sous
00:34:19donc c'est pas normal
00:34:20donc trouvons comment
00:34:21on va faire
00:34:21pour continuer à réussir
00:34:23cela ensemble
00:34:23c'est chouette
00:34:24ce qu'on a fait
00:34:24c'est beau
00:34:25il faut avoir envie
00:34:26de faire quelque chose
00:34:27d'aussi bien
00:34:27par contre il faut le faire
00:34:28de façon raisonnée
00:34:29il faut en discuter
00:34:30parce qu'effectivement
00:34:30si Mme Sergent
00:34:31elle a l'impression
00:34:32quand elle paye ses impôts
00:34:33qu'elle se fait avoir
00:34:34par tous les voisins
00:34:36qui ont 70 et plus
00:34:37mais beaucoup de générations
00:34:39je crois que
00:34:39Claire Sergent
00:34:40elle est factuelle
00:34:40donc il faut qu'on en discute
00:34:42Claire Sergent
00:34:42elle est factuelle
00:34:43c'est vous qui êtes en train
00:34:44d'instaurer une guerre
00:34:45des générations
00:34:46mais quand vous dites
00:34:47par exemple
00:34:47oui moi je trouve ça formidable
00:34:48on a baissé le taux de pauvreté
00:34:49des retraités
00:34:50c'est top
00:34:50mais dans le même temps
00:34:51on a augmenté celui des jeunes
00:34:52oui alors pas au niveau
00:34:54où celui des retraités
00:34:54était heureusement d'ailleurs
00:34:55en 1950 ou 60
00:34:57le problème c'est que
00:34:58malgré tout
00:34:58quand vous avez un budget
00:34:59qui est aussi contrat
00:35:00vous faites quand même
00:35:00des arbitrages
00:35:02on ne gèle pas
00:35:03les pensions de retraite
00:35:03c'est très bien
00:35:04par contre on gèle
00:35:04le point d'indice
00:35:06vous avez beaucoup d'enseignants
00:35:08quand je me suis beaucoup
00:35:09intéressé aux retraites
00:35:09parce qu'on en parle
00:35:10quand même beaucoup
00:35:11qu'ils vivent assez mal
00:35:12de se dire que
00:35:13de toute façon
00:35:14ils n'auront jamais
00:35:14un meilleur salaire
00:35:15que ceux qui sont à la retraite
00:35:16ça c'est difficile
00:35:18à dire aujourd'hui
00:35:19et puis pareil
00:35:20aujourd'hui
00:35:20le budget de l'école
00:35:21il a diminué
00:35:22en moyenne
00:35:23pour chaque élève
00:35:24parce que
00:35:24le problème c'est qu'il n'y a plus
00:35:25assez d'enseignants
00:35:26pour financer les retraites
00:35:27donc quand on remet un peu
00:35:28parce qu'il faut quand même
00:35:29les financer les retraites
00:35:29bien sûr que demain
00:35:30vous n'allez pas dire aux retraités
00:35:31on arrête de payer vos retraites
00:35:32mais le problème
00:35:33c'est qu'il faut réussir
00:35:34à trouver l'équilibre
00:35:35donc moi je ne parle pas du tout
00:35:36de guerre de génération
00:35:37je dis simplement
00:35:38je regarde les chiffres
00:35:39le premier poste de la dépense
00:35:40en France c'est la retraite
00:35:41forcément vous ne pouvez pas
00:35:42faire des économies
00:35:44on ne peut pas faire
00:35:45l'économie de ces économies
00:35:46c'est fini
00:35:48merci
00:35:48c'est pas la même chose
00:35:50que l'éducation nationale
00:35:51l'armée et la police
00:35:52je vais vous mettre à la tête
00:35:54les gens qui ont constitué des droits
00:35:55merci à tous les trois
00:35:56d'être venus ce soir
00:35:57en parler
00:35:58sur le plateau
00:35:59de chaque voix compte
00:36:00et vous imaginez après
00:36:01comment ça va se passer
00:36:01dans l'hémicycle
00:36:02on va aller voir
00:36:04les référents sur France
00:36:04allez dans un instant
00:36:05la question qui fâche
00:36:06mais avance là
00:36:07le bâton de parole
00:36:08est à Nicolas Doménac
00:36:09quoi de neuf ?
00:36:18Nicolas
00:36:18on connait désormais
00:36:20la ligne de départ
00:36:22de la primaire socialiste
00:36:24on l'a su hier
00:36:25on rappelle que le vote
00:36:26aura lieu les week-ends
00:36:27des 9 et 16 octobre
00:36:29on se pose la question
00:36:30ce soir
00:36:31de savoir s'il s'agit
00:36:31d'un véritable exercice démocratique
00:36:33ou d'un simulacre
00:36:34et j'ai bien peur
00:36:35que la réponse soit
00:36:36dans la question
00:36:37écoutez
00:36:37on aimerait tant
00:36:39que ce soit
00:36:39un moment de démocratie
00:36:41important
00:36:41parce qu'au fond
00:36:42les confrontations
00:36:43c'est toujours
00:36:43quelque chose
00:36:44de vivifiant
00:36:45ça a existé
00:36:46d'ailleurs
00:36:46une primaire socialiste
00:36:48qui a eu un résultat
00:36:49très positif
00:36:50tiens
00:36:50c'est même celui
00:36:51qui y a participé
00:36:53qui l'a emporté
00:36:54et qui n'y participe
00:36:55c'est pas cette fois-ci
00:36:55qu'il le dit
00:36:56écoutez-le bien
00:36:59cette victoire
00:37:01me confère
00:37:02la force
00:37:02et la légitimité
00:37:06pour préparer
00:37:07le grand rendez-vous
00:37:08de la présidentielle
00:37:10c'était en quelle année ça ?
00:37:122011
00:37:122011
00:37:13il l'avait emporté
00:37:14et dans la foulée
00:37:15pour la première fois
00:37:16le vainqueur de la primaire
00:37:17gagnait l'élection présidentielle
00:37:20du coup
00:37:20on a recommencé
00:37:21au parti socialiste
00:37:222017
00:37:22vous n'étiez pas né
00:37:23encore à Dine
00:37:24mais ça a mal tourné
00:37:27on ne peut pas mentir
00:37:28aux téléspectateurs
00:37:29Nicolas
00:37:30ça a mal tourné
00:37:31oui
00:37:32Benoît Hamon
00:37:32a devancé
00:37:34le premier ministre
00:37:34de l'époque
00:37:35Manuel Valls
00:37:35qui allait plus tard
00:37:36soutenir Emmanuel Macron
00:37:38et regardez un peu
00:37:39comment les postures
00:37:41disent que
00:37:42ça allait très mal tourner
00:37:45la mise en scène
00:37:46ne trompe personne
00:37:49la poignée de main
00:37:50est courte
00:37:52visage figé
00:37:53de Manuel Valls
00:37:54comme de Benoît Hamon
00:37:57l'image est censée
00:37:59symboliser
00:37:59la réconciliation
00:38:00entre les deux gauches
00:38:02elle raconte
00:38:02tout le contraire
00:38:05c'est dur
00:38:06comme cette fois-ci
00:38:07ça se présente
00:38:07encore plus mal
00:38:08parce que
00:38:08vous vous souvenez
00:38:09que Manuel Valls
00:38:10il avait rejoint
00:38:11Emmanuel Macron
00:38:12et Benoît Hamon
00:38:126%
00:38:13catastrophe
00:38:15cette fois-ci
00:38:16cette fois-ci
00:38:17est-ce que ça va être
00:38:18un guet-apens
00:38:19ben oui
00:38:20un guet-apens pour qui
00:38:21et ben pour
00:38:22Raphaël Luxman
00:38:23voilà c'est tout simple
00:38:24c'est prévu comme ça
00:38:25alors bon
00:38:26il y a 5 candidats
00:38:27je vous le rappelle
00:38:27et puis donc
00:38:28le prix
00:38:29de la participation
00:38:30à vote
00:38:30si vous voulez aller voter
00:38:31c'est 15 euros
00:38:32alors pourquoi
00:38:3415 euros
00:38:34c'est cher
00:38:35c'est beaucoup plus cher
00:38:36que la dernière fois
00:38:36oui 1 euro
00:38:38la dernière fois
00:38:38c'est que cette fois-ci
00:38:40on soupçonnait
00:38:40les insoumis
00:38:41de vouloir infiltrer
00:38:44modifier
00:38:44truquer le vote
00:38:46par leur participation
00:38:47massive
00:38:48des militants
00:38:48donc on a mis ça
00:38:49à 15 euros
00:38:50c'est une règle
00:38:51qui a été validée
00:38:52par Olivier Faure
00:38:53sauf que maintenant
00:38:54il dit
00:38:54si on pouvait revenir
00:38:56à 1 euro
00:38:56ça serait très bien
00:38:57etc
00:38:58il dit ça pourquoi
00:38:58il dit ça parce que
00:39:00il veut montrer
00:39:01que Raphaël Luxman
00:39:02est un mauvais camarade
00:39:03qui veut fermer
00:39:04sa primaire
00:39:05et c'est ce que dit
00:39:06si François Ruffin
00:39:07qui a fait un tweet
00:39:08assassin
00:39:09pour expliquer
00:39:10qu'à 15 euros
00:39:11aucun ouvrier
00:39:12ne va s'inscrire
00:39:13vous aviez une chance
00:39:13de faire une grande primaire
00:39:14vous la transformez
00:39:15en bunker
00:39:16et avec la complicité
00:39:17d'Olivier Faure
00:39:18il dresse
00:39:19la potence
00:39:20pour l'hérétique
00:39:21Glucksmann
00:39:21coupable
00:39:22je cite
00:39:23d'ourdir
00:39:23une entente
00:39:24avec Attal et Philippe
00:39:25mais le pire
00:39:26se prépare
00:39:26avec
00:39:28Calamity Ségolène
00:39:29Calamity Ségolène
00:39:30Ségolène Royal
00:39:30qu'est-ce qu'elle prépare ?
00:39:31bien sûr
00:39:31Ségolène Royal
00:39:32la seule femme
00:39:33de la compétition
00:39:34qui bénéficie
00:39:35d'un statut passé
00:39:36où autrefois
00:39:36vous vous souvenez
00:39:37elle avait été sélectionnée
00:39:38pour le second tour
00:39:38battue par Nicolas Sarkozy
00:39:40mais elle avait marqué
00:39:41quand même
00:39:41son époque
00:39:42alors depuis
00:39:43elle a fait beaucoup de choses
00:39:44elle a dit beaucoup de choses fortes
00:39:45beaucoup de sottises aussi
00:39:47pardon
00:39:47notamment qu'il n'y avait pas
00:39:48crime de guerre en Ukraine
00:39:49mais enfin
00:39:50elle a une puissance de feu
00:39:52redoutable
00:39:52et redoutée
00:39:54donc il faudra suivre
00:39:55comment ça se passera
00:39:56en tout cas
00:39:57il y en a un autre
00:39:58qui suit ça
00:39:59avec un grand intérêt
00:40:01c'est celui
00:40:02que j'ai évoqué au départ
00:40:03c'est François Hollande
00:40:04François Hollande
00:40:05qui fait campagne
00:40:06lui
00:40:07sur les plateaux
00:40:08dans les banquets républicains
00:40:10où aussi
00:40:10il aime bien
00:40:12entonner une chanson
00:40:13que vous chanterez peut-être
00:40:15si vous voulez un jour
00:40:17avec moi
00:40:17Adeline
00:40:18le banc
00:40:19le banc bourguignon
00:40:20moi je suis champenoise
00:40:21ah bon
00:40:22le banc bourguignon
00:40:22je le fais
00:40:25je le fais avec vous
00:40:25c'est comme ça que fait Hollande
00:40:28merci Nicolas
00:40:29on passe à la question
00:40:29qui fâche
00:40:37c'est un bilan
00:40:39qui est voué
00:40:40à s'alourdir
00:40:41car ce sont des chiffres
00:40:41qui doivent encore
00:40:42être consolidés
00:40:43mais d'après
00:40:44Santé publique France
00:40:45les canicules
00:40:46de cet été
00:40:46ont fait un peu plus
00:40:48de 8000 morts
00:40:49en excès
00:40:508124 exactement
00:40:51c'est un bilan
00:40:52qui est terrible
00:40:52et qui pose une fois de plus
00:40:53la question de l'état
00:40:55de notre système de soins
00:40:56et la question de l'impréparation
00:40:58du gouvernement
00:40:59et on en parle ce soir
00:41:00avec vous Frédéric Valtoux
00:41:02bonsoir
00:41:02bonsoir
00:41:03député horizon de Seine-et-Marne
00:41:05ex-ministre de la santé
00:41:07merci d'être là
00:41:07aux côtés d'Evassas
00:41:08député écologiste de Paris
00:41:10merci d'être là
00:41:12et bonsoir Bruno Bégarban
00:41:14médecin réanimateur
00:41:15à l'hôpital Lariboisière
00:41:16à Paris
00:41:16merci d'être là
00:41:17c'est Maïté Frémont
00:41:18qui vous pose la question
00:41:19qui fâche
00:41:23dans la question
00:41:24qui fâche ce soir
00:41:25un chiffre
00:41:278124
00:41:27c'est le nombre de morts
00:41:29liées à la canicule
00:41:30de cet été
00:41:30mais derrière ce bilan
00:41:32des visages
00:41:33pour ne pas tomber
00:41:34dans l'oubli
00:41:34les journalistes du monde
00:41:36en font leur portrait
00:41:37ils s'appelaient
00:41:38Joël
00:41:3891 ans
00:41:40Marco Schnigzavi
00:41:4118 ans
00:41:42ou encore Serge
00:41:43agriculteur
00:41:44de 55 ans
00:41:46son village
00:41:47lui-même
00:41:47a dû subir
00:41:48la sécheresse
00:41:49les tempêtes
00:41:50et finalement
00:41:51il est mort
00:41:53dans son champ
00:41:54après avoir travaillé
00:41:56toute la journée dehors
00:41:57mort de chaleur
00:41:58et c'est vrai
00:41:59que c'est un peu
00:42:00symbolique
00:42:01de tout ce qui se passe
00:42:02aujourd'hui
00:42:02des drames humains
00:42:04et ce constat
00:42:05la France n'était pas prête
00:42:06face à ces chaleurs extrêmes
00:42:08il fait chaud quand même
00:42:09souvenez-vous
00:42:10le 19 juin dernier
00:42:11partout en France
00:42:12la chaleur s'installe
00:42:13je suis monté jusqu'à
00:42:1441,5
00:42:15à 21h
00:42:16dans l'appartement
00:42:184 jours plus tard
00:42:19la France connaît
00:42:20le jour le plus chaud
00:42:21de son histoire
00:42:22jamais connu cette chaleur
00:42:23je pense que c'est
00:42:24la première fois
00:42:25jusqu'à 46 degrés
00:42:27relevés dans les ronds
00:42:28le pays suffoque
00:42:29et subit
00:42:31donc il est
00:42:3210h
00:42:33et il fait
00:42:3438 degrés
00:42:35à l'intérieur de la classe
00:42:36des écoles
00:42:37ferment leurs portes
00:42:38des hôpitaux
00:42:38sont en alerte
00:42:39j'avais quasiment
00:42:40perdu connaissance
00:42:41dans les toilettes
00:42:42à force de vomir
00:42:43et de transpirer de chaleur
00:42:44et comme à chaque vague
00:42:45de canicule
00:42:46le même constat
00:42:47près d'un logement
00:42:48sur deux
00:42:49n'est pas adapté
00:42:49aux fortes chaleurs
00:42:51alors la question
00:42:52qui fâche ce soir
00:42:53la voici
00:42:548124 morts
00:42:55liées à la canicule
00:42:57à qui la faute ?
00:42:58Bruno Megarban
00:42:59le chiffre publié hier
00:43:01par Santé publique France
00:43:02est-ce qu'il vous a étonné ?
00:43:04je dirais
00:43:05plutôt non
00:43:07pourquoi ?
00:43:07parce que
00:43:08effectivement
00:43:08lorsqu'on a une canicule
00:43:09l'organisme humain
00:43:11devient très vulnérable
00:43:12pour cela
00:43:14il doit s'adapter
00:43:14adapter son comportement
00:43:16essayer de vivre
00:43:17dans un environnement
00:43:20rafraîchi
00:43:23éviter un certain nombre
00:43:24de médicaments
00:43:24ne pas boire d'alcool
00:43:25et adapter son activité
00:43:28malheureusement
00:43:28nous avons
00:43:29on n'a pas coché
00:43:30toutes ces cases
00:43:30non
00:43:31on a une population
00:43:32vieillissante
00:43:33avec un nombre
00:43:34de personnes
00:43:35sans domicile fixe
00:43:36sans domicile fixe
00:43:37qui augmente
00:43:38surtout
00:43:39des personnes
00:43:40vulnérables
00:43:41avec des maladies
00:43:42et une prise
00:43:44de beaucoup de médicaments
00:43:45qui augmente aussi
00:43:46donc tout ça fait
00:43:47que malheureusement
00:43:48on s'attendait
00:43:49au vu de l'importance
00:43:51de l'intensité
00:43:51et de la durée
00:43:52de la canicule
00:43:53à un certain nombre
00:43:54de décès
00:43:54maintenant
00:43:55est-ce qu'on aurait pu
00:43:56mieux faire ?
00:43:56probablement oui
00:43:57c'est pour ça
00:43:58que vous êtes là
00:43:58tous les trois
00:43:59ce soir
00:44:00Eva Sass
00:44:00quand vous voyez
00:44:01ces chiffres
00:44:01vous voyez d'abord
00:44:02la violence
00:44:03de la canicule
00:44:04ou le défaut de préparation ?
00:44:06d'abord quand même
00:44:07la violence
00:44:07de la canicule
00:44:08et je crois que
00:44:08c'est peut-être
00:44:09le premier enseignement
00:44:10de cet été
00:44:11c'est que les conséquences
00:44:12du dérèglement climatique
00:44:14sont terribles
00:44:14et qu'il faut
00:44:15d'abord et avant tout
00:44:16lutter contre
00:44:17le dérèglement climatique
00:44:18je crois que vraiment
00:44:19pour le coup
00:44:19les français
00:44:20et même l'ensemble
00:44:21de la population mondiale
00:44:22s'est rendu compte
00:44:24dans sa chair
00:44:24que les conséquences
00:44:26sont terribles
00:44:27et que peut-être
00:44:28d'ailleurs
00:44:28on ne pourra pas
00:44:29s'adapter
00:44:29en tout cas
00:44:30pas s'adapter
00:44:31si la France
00:44:31va vers plus 4 degrés
00:44:33là on n'y est pas
00:44:34et on voit que déjà
00:44:35les conséquences
00:44:36sont terribles
00:44:36moi je reviens
00:44:37d'un déplacement
00:44:38en Gironde
00:44:38et au Porges
00:44:40c'est un autre sujet
00:44:41mais les méga-feux
00:44:43étaient vraiment
00:44:43tellement impressionnants
00:44:45que les pompiers
00:44:47n'ont pas pu faire face
00:44:48même s'ils avaient eu
00:44:49des moyens supplémentaires
00:44:50ils étaient vraiment dépassés
00:44:51par des méga-feux
00:44:53qui allaient à une vitesse
00:44:55de 80 km heure
00:44:56ils nous disaient
00:44:57donc il faut bien se rendre compte
00:44:58que les conséquences
00:45:00du dérèglement climatique
00:45:01sont là
00:45:01et que oui
00:45:02il va falloir s'adapter
00:45:03mais il faut d'abord
00:45:04lutter contre
00:45:05ce dérèglement climatique
00:45:06Frédéric Valtoux
00:45:07quand vous voyez
00:45:07ce bilan de Santé publique France
00:45:108124 personnes décédées
00:45:128124 morts en excès
00:45:15est-ce que vous vous dites
00:45:16on a raté quelque chose
00:45:18d'abord avec l'hôpital
00:45:19puisque c'est là
00:45:20que sont quand même décédées
00:45:22la moitié de ces personnes
00:45:23non mais je crois
00:45:24qu'on ne peut pas essayer
00:45:26de trouver le coupable
00:45:28le responsable
00:45:29il va falloir tirer
00:45:30des enseignements
00:45:30oui il faut tirer
00:45:31ah non mais attendez
00:45:31c'est autre chose
00:45:32bien sûr qu'il y a des enseignements
00:45:33à tirer
00:45:33mais je veux dire
00:45:34on ne peut pas dire
00:45:35c'est le gouvernement
00:45:35c'est la préparation uniquement
00:45:37voilà
00:45:38il y a une série de facteurs
00:45:40qui font qu'effectivement
00:45:41on a sans doute du retard
00:45:43à la préparation
00:45:45ça fait 15 ans
00:45:46qu'on a lancé
00:45:46les premiers plans
00:45:48de préparation
00:45:49à la transition
00:45:50c'était en 2011
00:45:51premier plan
00:45:52de préparation
00:45:53à la transition
00:45:54enfin changement climatique
00:45:55pardon
00:45:56donc c'est une longue adaptation
00:45:58donc c'est une longue adaptation
00:45:59il aurait peut-être fallu
00:46:00aller plus vite
00:46:01il aurait peut-être fallu
00:46:02faire différemment
00:46:03il aurait bon bref
00:46:04on peut refaire
00:46:05le film et l'histoire
00:46:06mobiliser plus de moyens
00:46:08éveiller les consciences
00:46:09au niveau mondial
00:46:10de manière plus forte
00:46:10espérer que tout le monde
00:46:11nous écoute
00:46:12espérer que le monde
00:46:13prenne conscience
00:46:13de manière unanime
00:46:14enfin voilà
00:46:15on peut faire
00:46:16des pétitions de principe
00:46:17moi je crois que
00:46:19on est dans un bouleversement
00:46:21on parlait
00:46:22vous parliez
00:46:23ça se parlait à l'instant
00:46:24de la nature
00:46:25oui les corps humains
00:46:25sont plus fragiles
00:46:26la nature a flambé
00:46:28et moi je suis élu
00:46:30de Fontainebleau
00:46:31j'ai vu flamber
00:46:32une forêt
00:46:33qui n'avait jamais flambé
00:46:34comme elle a flambé
00:46:35cet été
00:46:35donc on a mesuré
00:46:37effectivement
00:46:38la fragilité
00:46:40des corps
00:46:41des êtres
00:46:42mais en même temps
00:46:43aussi du cadre
00:46:44dans lequel
00:46:45on vit
00:46:45mais par exemple
00:46:46il semblerait
00:46:46qu'il y ait eu
00:46:47beaucoup de morts
00:46:47en excès
00:46:48comme on dit
00:46:49pour traitements
00:46:49médicaux
00:46:50non adaptés
00:46:51est-ce qu'on en a
00:46:53tiré les leçons
00:46:53ou est-ce qu'on peut
00:46:55être sûr
00:46:55que dans la prochaine
00:46:56cas
00:46:57les traitements
00:46:57seront adaptés
00:46:58d'abord le chiffre
00:46:59que vous citez
00:47:00d'après moi
00:47:00il n'est pas définitif
00:47:02j'ai commencé
00:47:03en disant ça
00:47:03il n'est pas définitif
00:47:05il est sous-évalué
00:47:06puisque le comptage
00:47:06ne porte pas
00:47:07sur tout l'été
00:47:08mais sur 25 jours
00:47:09qui vont du 27 juillet
00:47:10au 20 août
00:47:11on a eu une vague
00:47:12de chaleur aussi
00:47:13à la fin du mois d'août
00:47:13et au début du mois de septembre
00:47:14il faut attendre
00:47:17en fait
00:47:18plus ample explication
00:47:19notamment
00:47:20l'imputabilité
00:47:20de ces décès
00:47:22sont-ils
00:47:22vraiment directement
00:47:24liés à la canicule
00:47:25ou non
00:47:25maintenant
00:47:26des traitements inadaptés
00:47:28je ne sais pas
00:47:28ce que ça veut dire
00:47:29mais en fait
00:47:29la majorité des décès
00:47:30ont été observés
00:47:31à domicile
00:47:32chez des personnes âgées
00:47:34vivant seules
00:47:35isolées de tout
00:47:36en grande
00:47:38misère sociale
00:47:39dont personne
00:47:40ne s'est préoccupé
00:47:41et c'est ça le problème
00:47:42en fait
00:47:43un certain nombre
00:47:44de mesures
00:47:44ont été mises en place
00:47:45des registres
00:47:46au niveau des mairies
00:47:47pour les identifier
00:47:48mais ce qui a peut-être manqué
00:47:50c'est d'aller les chercher
00:47:51et les protéger
00:47:52Sébastien Lecornu
00:47:53le Premier ministre
00:47:54avait beaucoup parlé
00:47:55justement du fait
00:47:56que cette canicule
00:47:56avait révélé
00:47:58la grande solitude
00:47:59d'une partie des populations
00:48:00est-ce qu'on peut savoir
00:48:01dans quelle proportion
00:48:03sur ces plus de 8000
00:48:04c'était vraiment
00:48:05des personnes très isolées
00:48:06est-ce qu'on sait à peu près
00:48:08parce qu'il y a aussi
00:48:09des témoignages
00:48:09de gens qui recevaient
00:48:11de la visite
00:48:11qui avaient une vie sociale
00:48:12Alors on va dire
00:48:13l'excès de mortalité
00:48:15est observé
00:48:16dans tous les lieux
00:48:16c'est-à-dire à domicile
00:48:17à l'hôpital
00:48:18dans les EHPAD
00:48:19il était proportionnel
00:48:20à l'importance
00:48:21de la température
00:48:22et les personnes
00:48:23de plus de 75 ans
00:48:24représentaient plus de
00:48:25trois quarts des décès
00:48:26donc en fait
00:48:27ce sont vraiment
00:48:28les personnes fragiles
00:48:29qui sont décédées
00:48:30et la majorité
00:48:31des décès
00:48:32a été observée
00:48:33à domicile
00:48:34c'est-à-dire en fait
00:48:34ce sont des personnes
00:48:35qu'on a trouvées mortes
00:48:37le lendemain
00:48:37ou plusieurs jours
00:48:39après leur décès
00:48:40Vous à Lariboisière
00:48:41à l'hôpital de Lariboisière
00:48:43par exemple
00:48:44au plus fort
00:48:45de la chaleur
00:48:45si j'ose dire
00:48:46il faisait combien
00:48:47dans l'hôpital ?
00:48:48Alors on va dire
00:48:49ça dépend
00:48:50des lieux
00:48:51un certain nombre
00:48:52de services
00:48:52sont climatisés
00:48:53d'autres sont
00:48:54simplement rafraîchis
00:48:55et d'autres
00:48:56pas du tout
00:48:56donc effectivement
00:48:57il était agréable
00:48:59et facile
00:49:00de travailler
00:49:00dans ce qui était
00:49:01climatisé
00:49:01extrêmement difficile
00:49:03dans des lieux
00:49:04qui n'avaient même
00:49:04pas de protection solaire
00:49:07c'est-à-dire
00:49:07pas de
00:49:09pour protéger
00:49:10les vitres
00:49:10et les fenêtres
00:49:11on a dû mettre
00:49:12des couvertures
00:49:13de survie
00:49:14pour protéger
00:49:15donc oui
00:49:16il y a encore
00:49:16beaucoup à faire
00:49:18Vous aviez reçu
00:49:19des climatiseurs
00:49:20d'appoint ?
00:49:21Alors on a reçu
00:49:21mais ça c'est
00:49:22un des problèmes
00:49:23c'est qu'on les a reçus
00:49:24avec un décalage
00:49:25c'est-à-dire essentiellement
00:49:26après la canicule
00:49:28de fin juin
00:49:28qui a été la plus terrible
00:49:29c'est là où ça a été
00:49:30le plus difficile
00:49:30avec une pression
00:49:31très importante
00:49:32sur les services
00:49:33d'urgence
00:49:33et de réanimation
00:49:34Santé publique France
00:49:35précise que la moitié
00:49:36de ces 8000 décès
00:49:37en excès
00:49:39sont survenus
00:49:39en trois jours
00:49:40du 14 au 16 août
00:49:42mais
00:49:43qu'est-ce qu'il s'est passé
00:49:44sur ces trois jours
00:49:45précisément ?
00:49:46Alors je ne sais pas
00:49:47de connaissance
00:49:48j'ai plutôt l'impression
00:49:49que c'est plutôt en juin
00:49:50où la majorité
00:49:51Le pic est là
00:49:51le pic est sur ces trois jours-là
00:49:53dit Santé publique France
00:49:54est-ce que ça peut vouloir dire
00:49:55que
00:49:56on était à l'épuisement
00:49:58en fait
00:49:58après les vagues de chaleur
00:49:59Les corps s'épuisent
00:50:00mais
00:50:00les corps peuvent s'épuiser
00:50:02c'est pour ça que je disais
00:50:03que le bilan n'est pas définitif
00:50:04il y a sans doute
00:50:05des corps qui ont souffert
00:50:06des pathologies
00:50:07qui se sont accélérées cet été
00:50:08les gens ne sont pas encore décédés
00:50:09mais néanmoins
00:50:10ils sont peut-être
00:50:10dans un état
00:50:11beaucoup plus fragile
00:50:11qu'ils ne l'étaient
00:50:12avant les épisodes de canicule
00:50:14donc il faudra regarder
00:50:15effectivement
00:50:16dans la durée
00:50:17c'est-à-dire sur une année
00:50:18quel a été l'impact
00:50:19Vous dites que c'est trop tôt
00:50:20en fait pour faire un bilan ?
00:50:22On va dire
00:50:23on a vécu
00:50:24des canicules successives
00:50:26et effectivement
00:50:26le corps humain
00:50:27lorsque l'on est fragile
00:50:30n'a pas tendance
00:50:31à s'habituer
00:50:32à s'accoutumer
00:50:32à mettre en place
00:50:33des mécanismes physiologiques
00:50:34d'adaptation
00:50:35qu'il ne peut pas mettre en place
00:50:36puisque déjà de base
00:50:37les fonctions physiologiques
00:50:39ne sont pas normales
00:50:40par contre évidemment
00:50:41à chaque canicule
00:50:42il va faire des efforts
00:50:44et il va de moins en moins résister
00:50:46d'ailleurs après une période de chaleur
00:50:49on observe des décès
00:50:50souvent décalés
00:50:52Il peut encore y avoir
00:50:53aujourd'hui
00:50:53des décompensations
00:50:55maintenant
00:50:56plusieurs jours
00:50:57plusieurs semaines plus tard
00:50:58Non
00:50:58maintenant non
00:50:59sauf si c'est des personnes
00:51:00qui ont eu des séquelles
00:51:02d'un coup de chaleur
00:51:02extrêmement grave
00:51:03mais à ce moment-là
00:51:04il n'est pas directement attribuable
00:51:06à la température
00:51:07Et Vassas
00:51:08quand je vous entends
00:51:09je me dis
00:51:09on a passé un cap
00:51:10au moins psychologique
00:51:11tout le monde
00:51:12tous les français
00:51:13peut-être
00:51:14Comment va se traduire
00:51:15politiquement ce cap ensuite ?
00:51:17J'espère déjà
00:51:18tout à l'heure
00:51:18vous disiez
00:51:19est-ce qu'on était
00:51:20en état d'impréparation
00:51:21je crois quand même
00:51:22qu'il faut dire oui
00:51:23parce que
00:51:23on a eu des plans
00:51:25vous avez parlé
00:51:26du plan d'adaptation
00:51:27du PNAC
00:51:28qui a été publié
00:51:29dès 2011
00:51:30et il y a eu
00:51:31un PNAC 3
00:51:31un plan d'adaptation
00:51:32numéro 3
00:51:33qui a été publié
00:51:34en 2024
00:51:35je crois
00:51:36et nous
00:51:37dès juillet 2025
00:51:38nous alertions
00:51:39sur le fait
00:51:39qu'il n'y avait pas
00:51:40de moyens
00:51:40qui étaient associés
00:51:41à ce plan d'adaptation
00:51:42on peut être d'accord
00:51:43sur les mesures
00:51:44d'ailleurs
00:51:44on était plutôt
00:51:46en accord
00:51:46avec les orientations
00:51:47qui étaient dessinées
00:51:48dans ce plan d'adaptation
00:51:49le problème
00:51:49c'est que
00:51:50ce qu'on a démontré
00:51:51c'est qu'il n'y avait
00:51:52aucun moyen supplémentaire
00:51:54qui était dédié
00:51:55on était censé
00:51:56dérouler ce plan
00:51:57mais un moyen constant
00:51:58il est clair
00:51:59qu'on a besoin
00:52:00de moyens
00:52:01c'est quand même
00:52:01un des principaux problèmes
00:52:03de ce gouvernement
00:52:05qui n'a pas préparé
00:52:06cette vague de chaleur
00:52:07qui était pourtant
00:52:08tellement prévisible
00:52:09on peut donner
00:52:09plusieurs exemples
00:52:10il y a la question
00:52:12peut-être pas
00:52:12personne n'avait prévu
00:52:15de telle hauteur
00:52:15de température
00:52:16par exemple
00:52:17fin mai
00:52:18quand on arrive
00:52:19à 40 degrés
00:52:19tous les rapports
00:52:20du GIEC montrent
00:52:21qu'il va y avoir
00:52:21une augmentation
00:52:23des vagues de chaleur
00:52:23sur la préparation
00:52:25quelques jours plus tôt
00:52:26quand on apprend
00:52:27qu'il va faire
00:52:2842 à Paris
00:52:29oui effectivement
00:52:30le GIEC parle
00:52:31depuis des années
00:52:31de cette température
00:52:32qu'on va atteindre
00:52:33et en plus
00:52:35le PNAC est là
00:52:36pour montrer
00:52:36qu'il y avait déjà
00:52:38la prise de conscience
00:52:38qu'il fallait s'adapter
00:52:39mais comme je vous dis
00:52:40il n'y avait aucun moyen
00:52:41il n'y avait aucun moyen
00:52:42pour les écoles
00:52:43il faudrait au moins
00:52:442 milliards d'euros par an
00:52:45pour adapter les écoles
00:52:46ça coûte très cher
00:52:47mais il faut le faire
00:52:48il n'y avait aucun moyen
00:52:49pour les hôpitaux
00:52:50la fédération hospitalière
00:52:51dit qu'il faut
00:52:521 milliard d'euros
00:52:52pour rénover
00:52:55et rafraîchir
00:52:56les hôpitaux
00:52:57les solutions
00:52:57on les connaît
00:52:58elles sont diverses
00:53:00il y a de l'isolation
00:53:01des logements
00:53:02il y a aussi
00:53:03de la fraîcheur urbaine
00:53:05les réseaux de fraîcheur urbaine
00:53:06comme par exemple
00:53:07ici à l'Assemblée
00:53:08nous sommes rafraîchis
00:53:09par fraîcheur de Paris
00:53:11c'est déployé
00:53:13quand il y a
00:53:13une rivière
00:53:14ou un fleuve
00:53:15pas loin
00:53:15donc ça ne peut pas être fait
00:53:16dans toutes les villes
00:53:17non plus
00:53:17et la clim
00:53:20pardon il y a un éléphant
00:53:21dans la pièce
00:53:22et la clim
00:53:23on l'a dit très souvent
00:53:25mais bien sûr
00:53:25la clim
00:53:26c'est aussi
00:53:27une solution
00:53:28pour les personnes
00:53:28les plus vulnérables
00:53:29mais elle doit être
00:53:30en complément
00:53:31de toutes ces autres solutions
00:53:32il faut d'abord
00:53:33faire des choses simples
00:53:34comme poser des volets
00:53:35sur les logements
00:53:35on a proposé
00:53:36un plan volet
00:53:37aussi dès juillet 2025
00:53:39et pourtant
00:53:40rien n'a été fait
00:53:41un dernier mot
00:53:41Frédéric Valthour
00:53:42non mais
00:53:42l'accélération
00:53:44elle est nécessaire
00:53:45vous n'avez peut-être
00:53:46pas entendu
00:53:47parce que c'était
00:53:47il y a quelques minutes
00:53:48vous étiez déjà sur le plateau
00:53:49mais Édouard Philippe
00:53:50a fait un très bon discours
00:53:51à Angers
00:53:51sur l'adaptation
00:53:52au changement climatique
00:53:53il a parlé d'un fonds d'urgence
00:53:54de 2 milliards par an
00:53:55et de moyens nouveaux
00:53:57décentralisés
00:53:57c'est-à-dire effectivement
00:53:58je pense qu'il faut faire confiance
00:53:59aux élus locaux
00:54:00aux gens qui sont sur le terrain
00:54:01pour savoir quel chemin prendre
00:54:02région par région
00:54:03pour accélérer la transition
00:54:05je pense que là-dessus
00:54:06il y a un consensus
00:54:06on est sur des sujets
00:54:08qui sont relativement consensuels
00:54:09le rythme peut ne pas être
00:54:10lié à des questions budgétaires
00:54:12mais c'est relativement consensuel
00:54:15je me rappelle
00:54:16de la dernière loi
00:54:17qu'avait fait voter
00:54:17le gouvernement socialiste
00:54:18sur le sujet
00:54:19en 2016
00:54:20voté à l'unanimité
00:54:21à l'Assemblée nationale
00:54:21à l'époque
00:54:22donc on est sur des sujets
00:54:23qui sont relativement consensuels
00:54:24si le rythme financier
00:54:25ne l'est pas
00:54:26les objectifs le sont
00:54:27et je pense qu'il faut
00:54:28qu'on accélère
00:54:30et qu'on donne aussi
00:54:30je reviens à ce que disait
00:54:31le professeur Megabin
00:54:32à l'instant
00:54:33il faut qu'on donne aussi
00:54:34aux maires
00:54:34la possibilité d'agir
00:54:35moi j'ai été 17 ans maire
00:54:36vous n'avez pas le droit
00:54:37de tenir un fichier
00:54:38de personnes qui vivent seules isolées
00:54:39parce qu'on vous dit
00:54:40le RGPD vous interdit
00:54:41de tenir des fichiers
00:54:42c'est dommage
00:54:42que quand la Covid arrive
00:54:44et quand les facs de chaleur arrivent
00:54:46on a du mal à repérer
00:54:47les gens qui vivent seuls
00:54:48on n'a pas le droit
00:54:49de tenir ce type de fichiers
00:54:50ça je pense qu'il faut
00:54:51aussi en tirer les leçons
00:54:52et donner aux maires
00:54:53la possibilité
00:54:53de mieux suivre
00:54:54la population
00:54:55qui dans leur commune
00:54:57vit seule
00:54:58Merci à tous les trois
00:54:59merci Bruno Begarbanin
00:55:00de nous avoir accordé
00:55:01de votre temps
00:55:03également
00:55:04tout de suite
00:55:05c'est Bourbon Express
00:55:05c'est le journal
00:55:06de l'Assemblée Nationale
00:55:07avec Marco Pommier
00:55:13Soir Marco
00:55:13Bonsoir Adeline
00:55:15Dans Bourbon Express
00:55:15ce soir d'abord
00:55:16les députés
00:55:17de la France Insoumise
00:55:17qui reclament
00:55:18la démission
00:55:19du ministre de l'Intérieur
00:55:20Laurent Nunez
00:55:21a-t-il contribué
00:55:22à diffuser
00:55:23auprès des médias
00:55:24une information inexacte
00:55:26sur l'insoumise
00:55:27Rima Hassan
00:55:28le 2 avril dernier
00:55:29l'eurodéputé
00:55:30était placé en garde à vue
00:55:32pour apologie du terrorisme
00:55:33après un post sur X
00:55:35plusieurs médias
00:55:36affirmaient que des policiers
00:55:38avaient retrouvé
00:55:38dans son sac
00:55:39une petite quantité
00:55:40de drogue de synthèse
00:55:41c'est faux
00:55:42en réalité
00:55:43il s'agissait de CBD
00:55:44une substance
00:55:45issue du cannabis
00:55:46vendue légalement
00:55:48selon l'émission
00:55:49complément d'enquête
00:55:50sur France 2
00:55:50Laurent Nunez
00:55:51aurait lui-même
00:55:52relayé cette information
00:55:54erronée
00:55:55auprès de journalistes
00:55:57et le sujet
00:55:57et bien
00:55:58il s'est invité
00:55:58ce matin
00:55:59en pleine commission spéciale
00:56:01sur la loi intégrale
00:56:02contre les violences sexuelles
00:56:04avez-vous utilisé votre fonction
00:56:06de ministre de l'intérieur
00:56:07pour bafouer le secret de l'enquête
00:56:09bafouer la déontologie
00:56:11et vous en prendre à une femme
00:56:13arabe
00:56:14palestinienne
00:56:15opposante politique
00:56:17un ministre
00:56:17qui est
00:56:18comme on dit
00:56:19le premier flic de France
00:56:21bafoue à ce point
00:56:23le secret
00:56:24d'une enquête
00:56:25est indigne
00:56:27de votre fonction
00:56:28et c'est pour ça que notre groupe
00:56:29demande votre démission
00:56:31si vous essayez de faire croire
00:56:32à travers cette émission
00:56:34que le ministre de l'intérieur
00:56:36a organisé
00:56:38des fuites
00:56:39pour nuire à
00:56:40madame Riba Hassan
00:56:41mais c'est vraiment
00:56:42n'importe quoi
00:56:43c'est n'importe quoi
00:56:45voilà
00:56:45je suis interrogé en off
00:56:47par des journalistes
00:56:48qui ont toutes les informations
00:56:49ce que je regrette
00:56:51mais ça s'arrête là
00:56:52voilà
00:56:53je n'ai organisé
00:56:54aucune fuite
00:56:55je n'ai organisé
00:56:56aucune fuite
00:56:58voilà pour la lise au point
00:56:59et le temps est monté d'un cran
00:57:00l'insoumise Gabriel Attal
00:57:02a tenté même
00:57:02de reprendre la parole
00:57:04accusant le ministre
00:57:05je cite
00:57:06de mentir
00:57:07le président de séance
00:57:09a suspendu l'audition
00:57:10de Laurent Nouniez
00:57:11qui touchait à sa fin
00:57:12on poursuit avec le casse-tête
00:57:13de Sébastien Lecornu
00:57:14on en a beaucoup parlé
00:57:14au début de l'émission
00:57:15comment faire adopter
00:57:16ce budget 2027
00:57:17Yael Brunpivet a une solution
00:57:18oui et son idée
00:57:20c'est le passage en force
00:57:21en utilisant
00:57:22l'article 49
00:57:23alinéa 3
00:57:24de la constitution
00:57:24pour faire passer le texte
00:57:26sans vote
00:57:27vous savez que moi
00:57:28je plaide pour que
00:57:29le premier ministre
00:57:29c'est pas mon genre
00:57:30de plaider pour le 49.3
00:57:32je suis président
00:57:32de l'Assemblée Nationale
00:57:33mais là je pense
00:57:34qu'il faut y aller
00:57:35je pense qu'il ne faut pas
00:57:36aller négocier
00:57:36le pacte de non-censure
00:57:37il faut simplement
00:57:38prendre ses responsabilités
00:57:40et ce soir
00:57:41le premier ministre
00:57:42indique au Figaro
00:57:43ni 49.3
00:57:45ni ordonnance
00:57:45à condition
00:57:46qu'il n'y ait pas
00:57:47d'obstruction parlementaire
00:57:48de la France insoumise
00:57:50ça fait une grosse condition
00:57:53J-2
00:57:53avant les journées du patrimoine
00:57:55si vous n'avez pas la chance
00:57:56de venir à l'Assemblée Nationale
00:57:57ce week-end
00:57:58c'est LCP qui vient à vous
00:57:59Ah oui
00:58:00et ce Palais Bourbon
00:58:01il n'aura plus de secret
00:58:02pour vous
00:58:03c'est promis
00:58:03avec notre chère
00:58:04Elsa Mondingava
00:58:05à la présentation
00:58:06on vous donne rendez-vous
00:58:07samedi en direct
00:58:08à partir de 11h30
00:58:10alors pendant une heure
00:58:11on vous emmènera
00:58:11dans les lieux emblématiques
00:58:13de l'Assemblée
00:58:13l'hémicycle bien sûr
00:58:15mais aussi la magnifique
00:58:16bibliothèque peinte
00:58:17par Eugène Delacroix
00:58:18récemment restaurée
00:58:20un bijou
00:58:21un bijou
00:58:21oui c'est vrai
00:58:22ou encore la salle
00:58:23des quatre colonnes
00:58:24où les journalistes
00:58:25interviewent les députés
00:58:26et pour cette émission
00:58:27j'ai rencontré
00:58:27le socialiste Arthur Delaporte
00:58:29c'est un passionné d'histoire
00:58:30il nous a tout raconté
00:58:31sur le salon Delacroix
00:58:48bonjour monsieur Delaporte
00:58:50merci de nous accueillir
00:58:51alors vous nous avez donné rendez-vous
00:58:53dans le salon Delacroix
00:58:54qu'on appelle aussi
00:58:55salon du trône
00:58:56ou salon du roi
00:58:57pourquoi ?
00:58:58tout simplement parce que
00:58:59à la place du buste de Marianne ici
00:59:01il y avait le trône du roi
00:59:03et le trône de Louis-Philippe
00:59:05dans les années 1830
00:59:06après la révolution de juillet
00:59:08le roi décide
00:59:09d'entamer une relation nouvelle
00:59:10avec le parlement
00:59:11et à chaque fois
00:59:12qu'il y avait une séance royale
00:59:13les députés passaient
00:59:14ici pour le saluer
00:59:16lui rendre hommage
00:59:20il va servir de guide le député
00:59:22pour les journées du patrimoine
00:59:23c'est vraiment Delaporte raconte Delacroix
00:59:25rendez-vous donc samedi
00:59:27à 11h30 en direct
00:59:28sur la 8
00:59:28à l'Assemblée nationale
00:59:30qui attend entre 10 et 15 000
00:59:31personnes ce week-end
00:59:33et je vais faire des déçus
00:59:34mais c'est complet
00:59:35il n'y a plus une seule place
00:59:36raison de plus pour regarder
00:59:37LCP samedi
00:59:38vous avez une pièce préférée
00:59:40à l'Assemblée nationale ?
00:59:41moi j'ai en tout cas
00:59:43un buste préféré
00:59:44c'est celui d'Olympe de Gouges
00:59:45parce que c'est
00:59:46la seule femme
00:59:47la seule femme aussi
00:59:49qui est la seule figure
00:59:50qui est représentée
00:59:50votre endroit préféré
00:59:51à l'Assemblée nationale
00:59:52Frédéric Valter
00:59:52moi j'aime bien
00:59:53le salon des Mariannes
00:59:54pour les figurines d'Aumier
00:59:57qui était une manière
00:59:59de rappeler la critique
01:00:01et la caricature en politique
01:00:03c'est important
01:00:03Bruno Mégarban
01:00:04vous avez la chance
01:00:04de connaître le bâtiment ?
01:00:05malheureusement non
01:00:06on vous emmènera
01:00:07visiter la bibliothèque
01:00:08merci à tous
01:00:12merci de nous avoir suivis
01:00:13nous serons demain
01:00:14de retour à 19h30
01:00:16pour l'émission
01:00:16en public consacrée
01:00:17à ces vagues de chaleur
01:00:19de cet été
01:00:20soyez là
01:00:21à demain
01:00:21bonne soirée
01:00:22pour l'émission
01:00:37pour l'émission
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