00:00Donc nous, ce qu'on constate, c'est que, quand on regarde le résultat final,
00:03vous avez un État qui est dépassé, dans la prévention,
00:06comme dans la répression du trafic de stupéfiants.
00:09La prévention, c'est quoi ? C'est la possibilité d'avoir une police
00:11qui est sur le terrain, qui occupe le terrain, donc ça veut dire des hommes,
00:13de la voie publique, c'est les effectifs qu'on demande,
00:15c'est le grand plan de recrutement massif qu'on appelle de nos voeux,
00:17en tant que syndicaliste policier, et on n'en voit pas la couleur,
00:20on travaille grosso modo à effectifs constantes depuis une vingtaine d'années.
00:22Donc si on n'occupe pas, nous, le terrain, eux l'occupent.
00:25Donc là, il y a le premier échec.
00:27Après, sur l'investigation, on sait faire, on sait faire des enquêtes
00:31pour remonter aux tueurs, on sait démanteler des réseaux,
00:34casser des structures, mais là, ne serait-ce que cette affaire-là,
00:37ce règlement de compte-là, ça va mobiliser du temps d'enquête,
00:40ça va mobiliser des enquêteurs.
00:41Donc on voit qu'avec le stupéfiant du travail, on n'en manque pas.
00:43Des enquêteurs, en revanche, on en manque.
00:45Donc non, il n'y a pas une efficacité de voie publique,
00:47parce qu'on n'est pas assez nombreux, il n'y a pas une efficacité d'investigation,
00:49non pas parce qu'on n'a pas la volonté ou la connaissance professionnelle pour le faire,
00:53mais parce que le temps qu'on casse un réseau, il y en a un autre qui est apparu,
00:56voire deux ou trois, ou alors les réseaux, ils se transforment, ils évoluent,
00:59ils se démarrent.
00:59Qu'est-ce qu'on fait ? Il y a un moment donné, comment ?
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