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  • il y a 3 minutes
Sur le plateau de CNEWS, l'ancien ministre Philippe de Villiers appelle Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu à démissionner, à quelques mois de l'élection présidentielle.

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Transcription
00:00Dans ce contexte très compliqué, est-ce que vous avez un conseil à donner au président de la République ou
00:04au chef du gouvernement ?
00:05Oui, vous allez voir.
00:08D'abord, je voudrais dire qu'on est devant un étranglement, un étranglement énergétique mondial, je n'y reviens pas,
00:18avec les deux des trois, c'est inouï, inattendu, même si c'était prévisible.
00:27Ensuite, un étranglement de l'État. Il y a un chiffre à retenir, c'est le chiffre qui me frappe
00:35le plus, c'est que la charge de la dette est devenue aujourd'hui le premier poste budgétaire français devant
00:43l'éducation nationale, 78 milliards.
00:50C'est-à-dire qu'en fait, quand on disait ça il y a cinq ans, tout le monde souriait
00:57en disant non, quand même, ça n'arrivera jamais.
01:00Donc en fait, on est devant une spirale hélicoïdale et on monte de jour en jour.
01:07Et puis le troisième étranglement, c'est l'étranglement des ménages.
01:15J'avais cette semaine, j'ai vu deux personnes, une infirmière qui m'a dit je ne peux plus aller
01:20voir mes malades, en pleurs, pour ces malades, parce qu'elle ne peut plus payer son essence.
01:31Et ensuite, un marin pêcheur, un sardinier de Saint-Gilles, qui m'a dit bon ça y est, je dépose
01:37le bilan cette semaine.
01:40Je ne peux plus payer son carburant.
01:44Donc la situation est gravissime.
01:47Alors pourquoi elle est gravissime ?
01:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:51Il s'est passé que notre classe dirigeante depuis 50 ans a fait des mauvais choix, des choix absurdes, des
02:05choix coûteux,
02:08et que nous payons aujourd'hui au prix fort.
02:13Premier choix, on a transféré la souveraineté.
02:19Et quand un pouvoir n'a plus le pouvoir, il paye.
02:24Par exemple, ce matin, on a annoncé qu'à partir du 1er janvier, l'essence va encore augmenter,
02:35parce qu'il y a un nouveau règlement européen, je ne sais pas si vous êtes au courant,
02:40pour les émissions de méthane.
02:43Donc il y a des eurocrates qui pompent des règlements, ça nous arrive dessus,
02:48et comme on est plus souverain, on applique.
02:52On appelle ça les super normes.
02:53Il y a les normes et les super normes.
02:55Nous, on est dans les super normes, mais il y a les normes qui arrivent.
02:58Et donc ça va être 10% d'augmentation supplémentaire du carburant.
03:06Et il y a une chose qui est intéressante, c'est que depuis trois ans qu'on se retrouve tous
03:10les vendredis,
03:11tous les trois, je vous dis souvent la contribution française au budget européen.
03:21Et je sens bien que par moment, je vous agace un peu, parce que vous vous dites, bon, il y
03:25aura d'autres.
03:27Est-ce que vous avez vu cette semaine ce qui s'est passé ?
03:30Monsieur Lecornu s'est tout à coup mis en colère en expliquant,
03:42je vais demander à Bruxelles de baisser la contribution française.
03:46Ah, ah bon ?
03:49Alors que tous les journalistes de France nous font croire, parce que je les entends,
03:55non, mais la contribution, mais attendez, la contribution française,
03:58on reçoit beaucoup plus que ce qu'on donne.
04:02Mensonge.
04:04Et tous les hommes politiques disent ça aussi.
04:07Sauf Lecornu qui dit, ben oui, effectivement, on donne plus que ce qu'on reçoit.
04:11Alors, le chiffre réel, c'est 28, 15, 28 milliards, 15 milliards.
04:22C'est-à-dire, on donne 28 milliards et on reçoit 15 milliards.
04:26Vous faites la soustraction, il reste 13 milliards.
04:30Donc, on donne 13 milliards de plus.
04:33Ces 13 milliards, pourquoi on ne les récupère pas ?
04:36Ils sont à nous.
04:38Et donc, ça, c'est la première grande erreur.
04:41Ça nous coûte de plus en plus cher.
04:43Mais attendez, ce n'est pas fini.
04:45D'après les spécialistes qui se parlent entre eux,
04:50mes Ovoche,
04:52ça va être 40 milliards dans quelques années,
04:55quand il va y avoir l'élargissement à l'Ukraine et au Balkan.
05:0040 milliards de contributions à l'Union européenne.
05:04Donc, ça nous coûte de plus en plus cher et ça nous rapporte de moins en moins.
05:07Parce que pendant qu'on verse,
05:10on versera demain les 40 milliards,
05:14les paysans disparaissent,
05:16les pêcheurs disparaissent,
05:17les artisans disparaissent,
05:18les commerçants disparaissent
05:19et nos PME se délocalisent ou disparaissent.
05:23C'est ça qui est en train de se passer.
05:25C'est-à-dire que cette Europe est en train de nous épuiser,
05:28de nous accabler
05:30et en plus, on paye le cercueil.
05:35Deuxième choix.
05:38Alors, sur ce premier choix,
05:40vous noterez que ma parole est rare.
05:44Je vous demande de dire,
05:45bah oui, mais non, c'est quand même...
05:48Il faut qu'on soit une grande puissance.
05:51Ah oui, d'accord, grande puissance.
05:53On voit ce que c'est que l'Europe.
05:54La grande puissance, c'est une colonie.
05:57Colonie chinoise, colonie américaine,
05:59colonie africaine,
06:01colonie islamique, bientôt.
06:03Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
06:05Donc, je dis aux gens qui nous regardent,
06:07réfléchissez, levez-vous.
06:10Soyez lucides.
06:11La blessure la plus proche du soleil,
06:13disait René Char.
06:14Deuxième choix.
06:16L'immigration massive.
06:18Cette semaine, je regardais
06:21tous les hommes politiques de premier plan.
06:24Et je constate
06:28que la plupart des candidats
06:33et tous les partis du Bloc central et LR,
06:37ils ont une expression à la bouche
06:41dans leur programme,
06:42c'est l'immigration choisie.
06:45En fait, l'immigration choisie,
06:47ça veut dire l'immigration légale.
06:49Et ça tombe bien,
06:50c'est ce que veut Mme Van der Leyen.
06:51Elle veut plus d'immigration légale
06:53et moins d'immigration illégale.
06:55Parce que le patronat européen
06:57veut des migrants
06:59parce que c'est moins cher
07:00que la main-d'œuvre locale.
07:02Voilà.
07:04Selon Nicolas Pouvromonti,
07:08l'immigration massive,
07:10ça nous coûte 40 milliards par an.
07:12Je suis prêt à détailler.
07:1340 milliards d'euros.
07:15OK ?
07:17Troisième choix,
07:18la guerre en Ukraine.
07:20La guerre en Ukraine,
07:21je rappelle le chiffre,
07:2226 milliards jusqu'à présent.
07:24Mais ça va continuer
07:24puisque Mme Van der Leyen
07:25vient d'annoncer ce matin
07:27qu'elle va mettre encore
07:283 milliards de missiles
07:29et de drones.
07:31Ce n'est pas son argent.
07:33C'est l'argent des Européens.
07:35C'est l'argent des contribuables.
07:37Et donc,
07:38elle décide
07:40comme une impératrice
07:42sans en référer
07:44à
07:45je ne sais quelle
07:46chambre des députés.
07:50Et puis,
07:51quatrièmement,
07:52c'est la fameuse
07:53politique énergétique.
07:55C'est-à-dire qu'on est passé
07:56d'une politique énergétique
07:58indépendante
08:00qui nous vient
08:01du général de Gaulle
08:01et de Georges Pompidou,
08:03poursuivie par Giscard,
08:04à une politique
08:07aujourd'hui
08:08de dépendance.
08:09C'est-à-dire
08:13qu'on a
08:14le mix,
08:16enfin,
08:17le marché européen,
08:20on paye au prix
08:21du marché européen
08:22de l'électricité,
08:25on a les sanctions
08:26vis-à-vis de la Russie,
08:28je ne vais pas rappeler
08:29ce que je viens de dire
08:29à l'instant.
08:30Mais cette politique énergétique,
08:32elle nous coûte
08:34de plus en plus cher.
08:36Alors,
08:37en réalité,
08:39ce qui se passe,
08:40c'est que nous sommes
08:41devant
08:41une double spirale,
08:44la spirale
08:45des dépenses
08:46et la spirale
08:46des recettes.
08:47La spirale
08:48des dépenses
08:48qui monte,
08:51la dépense publique,
08:53la dette,
08:54les taux
08:54et la spirale
08:56qui descend,
08:58la spirale
08:58des recettes.
09:02avec la paupérisation
09:03et la tiers-mondisation
09:04du peuple français.
09:07Alors,
09:08qu'est-ce qu'il faut faire ?
09:09Si on continue comme ça,
09:11on ne s'en tire pas
09:12et on n'a pas le temps.
09:13On n'a pas le temps
09:14d'attendre la présidentielle.
09:16Pourquoi ?
09:17Parce que de quoi on parle ?
09:18De quoi on entend parler ?
09:19On dit dissolution,
09:20on dit censure,
09:22on dit ordonnance,
09:24que sais-je encore.
09:26On cherche des formules
09:27pour en sortir.
09:29Parce qu'en fait,
09:31on est dans une impasse financière,
09:34mais aussi dans une impasse politique.
09:38Et moi, je dis
09:40à Macron,
09:41le Cornu
09:41et leurs équipes,
09:45partez.
09:46Tout de suite.
09:48Le pays vous sera reconnaissant.
09:51Pourquoi ?
09:52Parce qu'en fait,
09:56vous nous coulez chaque jour
09:59par votre indécision
10:01ou vos mauvaises décisions
10:04parce que vous cherchez
10:05à faire durer le pouvoir.
10:08Un pouvoir qui n'a plus de forme
10:09et qui n'a plus de sens.
10:12Partez
10:15avant qu'il ne soit trop tard
10:16parce que dans quelques mois,
10:18la situation sera plus reprenable.
10:20Sous-titrage Société Radio-Canada
10:22Sous-titrage Société Radio-Canada
10:25...
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