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00:002,40 euros en moyenne le litre de gazole. La colère monte aux pompes à essence, montra-t-elle aussi
00:05bientôt sur les ronds-points.
00:06Les autorités surveillent les différents appels à manifester et promettent d'étendre les aides au carburant au-delà du 30
00:13septembre.
00:14Plusieurs pistes sont sur la table. On va d'abord aller retrouver Clémence Renard. Vous êtes dans les Hauts-de
00:17-Seine du côté de Clamart.
00:20Clémence, comment réagissent les automobilistes autour de vous ? A combien est le litre de gazole chez vous ?
00:30Le litre de gazole est au-dessus de la moyenne nationale. Regardez, 2,60 euros dans cette station-service.
00:35On peut compter 2,33 euros pour le 100.95 et ça peut même monter jusqu'à quasiment 2,70
00:41euros pour le suprême.
00:42Alors comment réagissent les automobilistes ? Ils nous disent forcément que c'est très cher.
00:46Certains nous disent même que quand on regarde ce panneau, ça pique les yeux aussi quand ils voient les chiffres
00:51défiler au fur et à mesure qu'ils mettent le plein.
00:54Alors il y a assez peu de personnes finalement qui viennent mettre le plein dans cette station-service du fait
00:57des prix très élevés
00:59ou alors ils viennent mettre un plein partiel pour éviter de trop dépenser d'un coup.
01:04Mais on ressent un sentiment de... je ne sais pas comment en dire mais ils nous disent qu'ils sont
01:09résignés.
01:10Voilà les automobilistes. Ils ne sont pas forcément tous en colère. Il y en a qui le sont.
01:14Il y en a qui sont aussi très inquiets en ce qui concerne l'avenir.
01:17Il y en a qui s'inquiètent que les 3 euros soient atteints pour le litre d'ici quelques semaines.
01:22Je vous propose d'écouter justement quelques réactions, quelques automobilistes rencontrés un peu plus tôt avec Pierre Le Crétin.
01:29Ça m'inquiète surtout. Bon après en colère, oui. Après on entend effectivement parler d'une possibilité de réduire les
01:35taxes.
01:35Mais je pense qu'aujourd'hui le gouvernement n'a pas cette possibilité.
01:38Donc on est un peu otage mais...
01:41Vous êtes résigné quoi.
01:42Oui, voilà. Je n'ai pas de solution miracle et un peu résigné effectivement.
01:45Je pense que ça va durer. D'après ce qu'ils ont dit, franchement c'est compliqué.
01:51Voilà des automobilistes qui prennent leur mal en patience, qui espèrent des aides de la part du gouvernement assez rapidement
01:57et qui en attendant s'adaptent notamment en limitant leur déplacement en voiture. C'est le cas par exemple le
02:03week-end.
02:04Merci beaucoup Clémence Renard. En plateau pour en parler, on est avec Daniel Simonnet, député L'Après de Paris.
02:10Bonsoir et bienvenue face à vous Alexandre Nicolique, porte-parole du RN.
02:13Bonsoir et bienvenue. Laurent Joffrin est avec nous. Bonsoir Laurent-Victor Hérault.
02:19Avec nous également, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
02:21Daniel Simonnet, plusieurs pistes sur la table.
02:24Étendre les aides à plusieurs...
02:28Plus de Français, plusieurs catégories de Français
02:30ou les augmenter.
02:32Le gouvernement qui promet en tout cas d'étendre ces aides au-delà du 30 septembre,
02:35ça ne va pas assez loin selon vous ?
02:36En fait, il y a toujours un problème. C'est-à-dire que si vous n'encadrez pas les marges
02:40de Total,
02:41par exemple, vous pouvez très bien avoir une situation où vous augmentez les aides d'une part
02:45et puis Total continue d'augmenter ses prix
02:48et finalement absorbe indirectement l'aide.
02:51Et on se retrouverait avec de l'argent public
02:53qui va dans les poches de Total,
02:55alors qu'au contraire, Total est en train de faire des profits
02:57qu'il faudrait au contraire taxer,
03:01encadrer les marges
03:03et avoir recours au blocage des prix.
03:06Avoir recours au blocage des prix,
03:07c'est tout à fait possible avec l'article L410
03:10aligné à 2 du Code du commerce.
03:12Total, c'est le seul coupable.
03:12On a l'impression que c'est Total qui concentre la colère.
03:15En fait, le problème, c'est que
03:17si vous ne faites pas ça,
03:19ça veut dire que des baisses de TVA
03:22ou des aides vont être absorbées
03:24par Total et ses profits.
03:25Et ça, c'est une injustice la plus complète,
03:28la plus totale, je dirais.
03:30Et donc, par exemple,
03:32même l'Espagne qui a permis de baisser des taxes,
03:37eh bien, elle l'a fait avec une taxation exceptionnelle
03:40des profits de Repsol, notamment,
03:43qui est l'équivalent de Total.
03:45Mais est-ce que ça n'a pas un coût pour les finances publiques
03:47de bloquer les prix parce que l'État derrière
03:49va devoir compenser les pertes des distributeurs ?
03:51Oui, enfin, avec les aides.
03:54Le défaut, pour Total,
03:56ce n'est pas gênant.
03:57Ils gagnent des milliards.
03:59Mais les petits distributeurs,
04:01leur marge, ils sont écrasés.
04:02Si les petits distributeurs, il y en a pas mal.
04:04Si jamais ils sont écrasés par le contrôle des prix,
04:07ils arrêtent de vendre leur essence.
04:08Donc, on s'entend avec la pénurie.
04:10Il faut comprendre que pour un petit distributeur,
04:12sur 2 euros le litre,
04:14c'est 1 à 2 centimes de marge.
04:16Si vous bloquez le prix,
04:17c'est à perte qu'ils vont vendre.
04:19Quant à Total,
04:19il faut quand même rappeler par justesse
04:23que Total a fait un plafonnement de ses prix.
04:26C'est actuellement le cas.
04:27C'est le cas depuis quelques temps.
04:28Je peux répondre à cet argument ?
04:29Bien sûr, allez-y.
04:29Vous êtes là pour ça ?
04:30C'est pour le dire, il faut le rappeler.
04:32Sauf que ça leur économise
04:33quelques centaines de millions
04:34alors que leurs profits se comptent par milliards.
04:37C'est vrai, mais pour les consommateurs,
04:38c'est quand même agréable.
04:39C'est les seuls.
04:39En fait, c'est grâce d'ailleurs à leur marge.
04:41C'est parce qu'ils sont producteurs de...
04:43Madame Simonnet a raison
04:45parce qu'il vaut mieux
04:46leur reprendre leurs sur-profits.
04:49Parce qu'ils font des profits incroyables
04:50sans rien faire de plus.
04:52C'est la guerre qui les aide.
04:55Laurent Joffrin, j'entends votre argument,
04:56mais il faut aussi dire
04:57que Total est la seule entreprise aujourd'hui
04:59vis-à-vis de l'essence
04:59qui est capable de bloquer ses prix
05:01parce qu'ils dégagent des marges
05:03sur toute la chaîne de production,
05:05tandis que tous les distributeurs
05:06qui ne gagnent que 1 à 2 centimes
05:08par lit d'essence
05:09ne peuvent pas bloquer le blocage
05:10et ils peuvent avoir un effet pervers.
05:11Si on se retrouvait,
05:12ce n'est pas pour défendre Total
05:13plus qu'autre chose,
05:13mais je veux dire,
05:14si on ne se retrouvait qu'avec
05:15des petits distributeurs
05:15et qu'on faisait disparaître Total,
05:17aucun de ces distributeurs
05:18ne pourrait bloquer les prix.
05:19Alexandre, sur cette possibilité-là,
05:21vous ne venez pas convaincu ?
05:22Mais non, mais comment on fait ?
05:24Ça vient d'être dit,
05:24mais là, par exemple,
05:25les concurrents,
05:26vous voyez le prix chez ESO,
05:27désolé pour en parler,
05:28mais aussi,
05:28ils doivent bloquer les prix.
05:29Et à combien ?
05:30Juste pour comprendre
05:31et combien ça va coûter.
05:31C'est quoi le montant
05:33du blocage du prix ?
05:34Déjà,
05:35la première chose,
05:36c'est d'encadrer les marges.
05:38Voilà,
05:38ce n'est pas normal que Total...
05:39Mais d'accord,
05:39on est d'accord sur les super profits,
05:40tout ça,
05:40on est tous d'accord,
05:41mais le blocage des prix,
05:42c'est combien ?
05:42on n'est pas tous d'accord,
05:43parce que quand on soumet ça
05:44à l'Assemblée nationale,
05:45vous ne votez pas pour.
05:45Non, ce n'est pas vrai.
05:46Non, non, non,
05:47on n'est pas tous d'accord
05:48puisque le gouvernement
05:48ne le fait toujours pas.
05:49On n'est pas pour bloquer les prix.
05:50Oui, le gouvernement
05:51ne fait toujours pas
05:52la taxation des super profits.
05:55Oui,
05:55la première chose,
05:56la taxation des super profits,
05:58je rappelle quand même
06:00que Total ne paye pas
06:02tous ses impôts
06:03pour toutes ses activités
06:03en France.
06:04C'est quand même scandaleux
06:05et honteux.
06:06C'est un problème international,
06:07Ça, ça me semble d'abord important.
06:08Et ensuite,
06:09vous savez bien
06:10que la question
06:10et le débat
06:11du blocage des prix
06:13est un débat
06:13qui est nécessaire
06:15en termes de menaces,
06:16d'abord,
06:16pour que ça s'arrête
06:17l'augmentation
06:18qui ne tient pas compte
06:20de l'arrière.
06:20Mais à combien,
06:20de la réalité ?
06:21Écoutez,
06:23la première chose déjà,
06:24on taxe les marges.
06:25Ensuite,
06:26on voit sur l'encadrement
06:27des prix.
06:28Et l'encadrement des prix,
06:29vous pouvez le faire graduel.
06:30Vous dites un blocage des prix,
06:31on ne sait pas.
06:31Non,
06:32au départ,
06:34il y a eu une bataille
06:37pour bloquer les prix
06:38à 1,70€ le litre.
06:40Oui,
06:40au départ,
06:40c'était cela.
06:42Il y a des pays
06:42qui le font.
06:44Et je vous assure
06:45que l'Allemagne
06:46est en train
06:46d'envisager
06:48de le faire.
06:48que la course des aides
06:50si vous n'encadrez pas
06:51les marges,
06:52et de blafonner les prix.
06:53La course des aides
06:54si vous n'encadrez pas
06:55les marges,
06:55ce sont des fausses aides
06:56parce qu'en fait,
06:57dans le portefeuille,
06:58on ne va pas les voir
06:59parce qu'ils continueront
07:00la hausse de leurs prix.
07:01Mais ça, ce n'est pas vrai,
07:01c'est l'exemple des restaurateurs.
07:02Mais vous savez,
07:04le prix du carburant,
07:05c'est quelque chose
07:05qui est affiché nationalement
07:06et avec des distributeurs,
07:09par exemple,
07:09des grandes surfaces
07:10qui ne prennent
07:10quasi pas de marge.
07:12Donc, en réalité,
07:13si vous baissez la TVA
07:15de 20 à 5,5,
07:16par exemple,
07:16et si vous réduisez,
07:17ce que j'ai expliqué
07:18tout à l'heure,
07:19si vous baissez la 6 au niveau
07:20de ce qu'elle était
07:21avant l'augmentation
07:21d'Edouard Philippe,
07:22mais ça se répercutera
07:24immédiatement
07:24sur le consommateur.
07:27Et pour le coup,
07:28moi, je suis précis,
07:292,39 aujourd'hui,
07:30le prix du gasoil,
07:31avec ce que je viens d'expliquer,
07:33on descend à 2 euros,
07:34donc c'est 40 centimes,
07:3540 centimes d'économie
07:37sur un plein de 50 litres,
07:38c'est 20 euros.
07:38Et combien de profs en moins
07:39dans l'éducation nationale ?
07:40Combien de postes en moins
07:42dans l'hôpital
07:42vont être pris
07:43par la baisse des taxes ?
07:45Mais qu'est-ce que vous racontez ?
07:45Si, si vous diminuez
07:47les taxes de l'État,
07:47je l'ai expliqué tout à l'heure.
07:49Si vous diminuez
07:49les taxes de l'État,
07:50c'est moins d'argent pour l'État.
07:53Non, non, c'est pas vrai.
07:54Ça coûte 12 milliards,
07:55votre affaire.
07:5510 milliards d'euros de recettes.
07:57Donc les 12 milliards,
07:57vous les prenez
07:58sur quelle politique publique ?
07:59Oui.
08:00Sur quelle politique publique ?
08:00Non, mais je l'explique.
08:02Les certificats d'économie d'énergie
08:03qui sont sur le coût de distribution.
08:04Évidemment, on tape sur l'écologie.
08:07Mais attendez.
08:08Je constate.
08:09Même la Cour des comptes
08:10a indiqué que, justement,
08:11c'était assez flou, justement,
08:13le fléchage des recettes
08:15des certificats d'économie d'énergie
08:16que, je rappelle,
08:17ne sont pas des taxes
08:18qui sont refléchées directement
08:19qui servent quand même
08:20à financer la transition économique.
08:22C'est des éoliennes
08:22qui font qu'on a une énergie
08:25de plus en plus chère
08:25par rapport, par exemple,
08:27à l'électricité
08:28produite par le nucléaire.
08:29Malgré les canicules,
08:31vous n'avez pas capé
08:32qu'il y a un problème
08:33du réchauffement climatique
08:34dans ce pays.
08:34Comment ?
08:35Après les canicules de cet été,
08:36vous continuez...
08:38Visiblement, là,
08:38vous venez de taper
08:39sur les énergies renouvelables.
08:40Bien sûr, oui,
08:41c'est parce que c'est ça
08:41qui met plus de gaz à effet de serre
08:43au final.
08:43Mais madame Simonnet,
08:44mais je l'ai expliqué,
08:45on va refaire parce que
08:46la pédagogie...
08:47Attendez, vous savez quoi ?
08:49On va d'abord aller voir
08:50les Français.
08:51Mais pas du tout,
08:51madame Simonnet.
08:52S'il vous plaît,
08:52on va d'abord...
08:53Non, non, je ne peux pas
08:53la laisser dire ça
08:54et je finis juste sur ça.
08:55D'un mot et après,
08:55on ira dans une station SOS.
08:57Madame Simonnet,
08:58quand des pays
08:59comme le Danemark
09:00ou l'Allemagne
09:00disent qu'on va miser
09:01totalement sur les énergies
09:02renouvelables,
09:03ça fait que l'Allemagne
09:05produit sur sa production électrique
09:07et met 8 fois plus
09:08de gaz à effet de serre
09:09parce que ça les rend
09:10dépendants à l'énergie fossile.
09:11Ils importent du gaz de schiste,
09:13ils importent du charbon.
09:17Personne ne propose en France
09:19certains écolos.
09:20Bien sûr, oui.
09:20C'est rare.
09:21On va retourner
09:22dans une station essence
09:23du côté de Pessac.
09:24Mais bien sûr,
09:25on s'y oppose,
09:26mais vous nous rendez
09:27dépendant du charbon.
09:27On va aller retrouver
09:29Alexandre Noisette,
09:29vous êtes du côté de Pessac.
09:30C'est un peu le casse-tête
09:31pour trouver
09:32les bonnes stations essence,
09:34j'allais dire,
09:35où le litre de gazole
09:36n'est pas trop cher,
09:37où il n'y a pas trop
09:38de fil d'attente,
09:39c'est ça le dilemme
09:41auquel sont confrontés
09:42les Français ?
09:45Exactement,
09:46parce qu'aujourd'hui,
09:47pour faire le plein,
09:47c'est toute une organisation
09:49qu'il y a derrière.
09:49Les automobilistes
09:50nous exprimaient
09:51qu'il fallait trouver
09:52le bon compromis
09:53entre le prix,
09:54la distance
09:54et surtout
09:56le temps d'attente.
09:57Ici, par exemple,
09:58le litre de 100 plombs 95
10:00est à 2,17 euros.
10:01Le diesel, lui,
10:02est à 2,37 euros.
10:03Alors, ce sont des prix
10:04qui restent élevés.
10:05Alors, forcément,
10:06les automobilistes
10:06cherchent à s'adapter.
10:08Ils comparent les prix,
10:08ils regardent les stations
10:10autour de chez eux
10:11et certains sont même prêts
10:11à payer un peu plus cher
10:13pour éviter de perdre du temps
10:14dans une longue file d'attente
10:16comme ça peut être le cas
10:17dans des stations-service
10:18Total Energy, par exemple.
10:20Voilà.
10:20Et ce qui ressort surtout,
10:21c'est que les automobilistes
10:22ont changé leurs habitudes,
10:24ils comparent,
10:25anticipent leurs déplacements
10:25et surtout,
10:26ils réfléchissent davantage
10:27avant d'aller à la pompe.
10:32Merci beaucoup.
10:33Merci, Alexandre Noisette.
10:35Pardon, je croyais
10:35qu'on allait entendre des Français.
10:36Non, pardon,
10:37je voulais aussi
10:37qu'on aille voir un...
10:38Je vous donne le micro
10:39derrière, Laurent Jo.
10:40On a le temps,
10:41ne vous inquiétez pas.
10:42Il y a une infirmière
10:42qui nous attend.
10:44On est avec Marion Carrière-Attar,
10:46infirmière libérale.
10:48Merci d'être avec nous.
10:49Vous souhaitiez témoigner
10:50aujourd'hui la difficulté
10:52que vous avez, vous,
10:53au quotidien,
10:55à laquelle vous êtes confrontés
10:56face à cette montée
10:57des prix des carburants.
10:58Comment ça se concrétise ?
11:01Quelles sont les conséquences
11:02pour vous ?
11:03Concrètement,
11:04il va falloir
11:04qu'on fasse des choix
11:05rapidement
11:06sur qui on va soigner.
11:09Moi, je suis dans une zone
11:10qui est semi-rurale.
11:11Je parcours
11:12entre 120 et 130 km par jour.
11:15Et aujourd'hui,
11:17dans des villages isolés,
11:18j'ai un patient.
11:19Et ce patient-là,
11:21est-ce que je pourrais continuer
11:22d'aller le soigner
11:22la semaine prochaine
11:23ou dans 15 jours
11:24quand le carburant
11:26sera passé à 3 euros le litre ?
11:28Je ne suis pas sûre.
11:29Et le collectif
11:31des infirmiers libéraux
11:32en colère
11:33demande
11:34à ce qu'on n'ait pas
11:36à faire ce choix
11:37de qui on va soigner
11:39et qui on ne va pas soigner.
11:40Aujourd'hui,
11:41on se déplace
11:41pour 2,75 euros
11:43brut chez le patient.
11:44Quand vous savez
11:45que le litre de gasoil
11:46est à 2,39 euros
11:48et le litre d'essence
11:48est à 2,17 euros
11:49en moyenne,
11:50vous voyez bien
11:51que ça ne marche pas.
11:53Merci pour votre témoignage,
11:54Laurent Jouffrin,
11:55là-dessus.
11:55C'est quand même dingue.
11:56Peut-être devoir faire
11:57un tri des patients.
11:59Celui-là,
11:59on ne peut pas
11:59parce que ça est trop cher.
12:00Mais ce sont des gens
12:00qu'il faut aider,
12:01évidemment.
12:02Et il faut les aider
12:02plus qu'on ne le fait,
12:03ça c'est vrai.
12:04Il y a des aides directes,
12:06mais il faut aider
12:07ceux qui en ont besoin
12:09en urgence
12:09ou en priorité.
12:11Si vous faites
12:11une mesure générale,
12:12vous baissez le prix
12:13des carréments
12:13pour tout le monde,
12:14c'est très dispendieux
12:15pour les finances publiques,
12:16quoi que vous disiez.
12:17Très dispendieux.
12:19Chaque centaine de baisse
12:20va coûter 500 millions.
12:22Et la mesure du RN
12:23coûte 12 milliards.
12:25Celle de baisser la TVA.
12:28On y reviendra,
12:29mais je termine.
12:30Le budget de la justice,
12:32c'est la moitié.
12:33Ça fait deux fois
12:33le budget de la justice.
12:35Donc c'est vraiment
12:35une somme énorme.
12:36Donc il faut essayer
12:37de trouver un autre système.
12:38Peut-être qu'on sera obligé
12:39d'y venir
12:40si les prix continuent
12:41d'exploser.
12:41Parce qu'il y a un moment,
12:42on ne peut plus.
12:42Mais pour l'instant,
12:44je pense que le gouvernement
12:45a raison pour une fois
12:47de se concentrer
12:49sur des aides ciblées
12:51quitte à élargir
12:53le nombre de bénéficiaires
12:54et à augmenter le tarif.
12:56Mais vous avez vu
12:58dans quelle situation financière
12:59on est quand même.
13:00Alexandre Nicolique.
13:01Mais oui, mais...
13:02Et votre financement,
13:03il est nébuleux.
13:05Qu'est-ce que vous allez trouver ?
13:05Où est-ce que vous allez trouver ?
13:0612 milliards ?
13:07Je viens de vous expliquer
13:08les certificats d'économie et énergie.
13:098,7 milliards
13:10qui sont rebasculés.
13:13Et ensuite,
13:13je tiens à préciser
13:14que baisser la TVA
13:16de 2,20 à 5,5 par exemple,
13:19on parle souvent de coût.
13:20Mais c'est ce qui va maintenir
13:22notre économie.
13:22Parce qu'on va être en récession
13:24si on ne fait pas ça.
13:25Et donc,
13:26le vrai problème qu'on a
13:27dans ce pays,
13:28c'est qu'on rajoute toujours
13:28des impôts
13:29pour financer toujours
13:30plus de dépenses publiques.
13:32Je rappelle 57%
13:33de dépenses publiques
13:34dans le PIB.
13:35Et on se dit
13:36c'est pas grave,
13:37on va rajouter,
13:38on va rajouter.
13:38Mais en fait,
13:39la vraie catastrophe...
13:41La vraie catastrophe
13:42qu'on est en train de vivre,
13:43c'est un appauvrissement.
13:45C'est ce qu'avait dit
13:46François Bayrou
13:46quand il dirigeait
13:47le commissariat au plan
13:48qu'on a une économie
13:48d'un pays en voie de développement
13:50et de plus en plus.
13:51On est en train de tuer
13:52les entreprises.
13:53On est en train d'appauvrir les gens.
13:54Si votre mesure,
13:54elle coûte 12 milliards...
13:56Mais non,
13:56on ne va pas l'appauvrir.
13:58Ce qu'il ne faut pas,
13:59évidemment,
14:00c'est que les gens se disent
14:02je ne peux plus aller travailler,
14:03je ne peux plus aller soigner
14:04pour cette infirmière libérale,
14:06je ne peux plus me rendre
14:07sur mon lieu de travail,
14:08on va mettre le pays à l'arrêt.
14:09Et déjà que systématiquement,
14:12on voit des estimations
14:13de croissance qui ont baissé,
14:14on nous promettait 1,1%
14:15il y a quelques mois,
14:16ça descend à 0,9%, 0,8%.
14:19Maintenant,
14:20l'ESCUR nous dit 0,5%,
14:21l'INSEE dit 0,4%.
14:23Je vous le dis,
14:24s'il n'y a pas une mesure
14:25très forte
14:26pour justement baisser
14:27cette pression fiscale
14:28sur le carburant,
14:30mais on pourrait parler
14:30d'autres impôts,
14:33eh bien notre pays
14:34va rentrer en récession.
14:35Daniel Simonnet.
14:36Oui, moi j'ai des aides
14:37à domicile,
14:37des chauffeurs de taxi
14:38qui me disent
14:39ben voilà,
14:39c'est des sommes quand même
14:41très colossales.
14:42Cette aide à domicile,
14:43elle me disait
14:43que c'était entre 400 et 600 euros
14:45en plus par mois
14:47qu'elle et ses collègues
14:49se retrouvaient à devoir
14:50payer pour travailler.
14:52Or,
14:52le problème,
14:53c'est que taxer
14:54les super profits,
14:54ça permettrait de ramener
14:5515 à 30 milliards d'euros,
14:57donc qui permettrait
14:59de pouvoir financer
15:01des aides.
15:03On ne peut les utiliser
15:03qu'une fois.
15:04Vous ne pouvez pas
15:05les utiliser pour autre chose.
15:06On est dans une situation
15:07d'une logique où,
15:08alors on donne 100 euros,
15:10il y a d'autres aides
15:10qui sont plus en fait
15:11des avances de budget
15:13à rembourser
15:14pour étaler
15:15les dépenses
15:16de profession d'artisan.
15:17Je veux dire,
15:18pour les taxis,
15:18c'est quand même
15:19assez dérisoire
15:20quand vous écoutez
15:20ce qui leur arrive,
15:21surtout qu'en plus,
15:22ils sont en train
15:22de subir,
15:23pour tous ceux
15:23qui sont en zone rurale
15:24et périurbaine,
15:25les modifications de tarifs
15:27CPAM et pour des chauffeurs
15:28qui travaillent à 90%
15:30sur les parcours de CPAM,
15:31c'est une catastrophe
15:32pour ces artisans-là.
15:34Alors,
15:34dans les villes,
15:35ils ont d'autres problèmes,
15:35c'est la concurrence
15:36déloyale avec Hubert,
15:37mais là,
15:38c'est cause de crise
15:39non contrôlée.
15:39Le gouvernement est en train
15:41de dire on va les étendre
15:42ou les augmenter.
15:43Il ne faut pas simplement
15:45penser des aides,
15:46les étendre et les augmenter
15:47parce que vous allez voir
15:47qu'il y aura plein de professions
15:48qui trouvent dans la raquette
15:49et surtout,
15:50elles sont dérisoires.
15:51100 euros
15:51quand c'est 400 à 600 euros
15:53que vous payez en plus.
15:54Donc,
15:55il faut surtout,
15:56un,
15:56bloquer les prix,
15:57deux,
15:58taxer les super profits.
15:59C'est une question,
16:00ce n'est pas normal
16:01qu'il puisse y avoir
16:02des profiteurs de guerre
16:03comme ça.
16:03Et sinon quoi,
16:05Daniel Simonnet,
16:05est-ce que vous allez,
16:06vous aussi,
16:07comme le fait Fabien Roussel
16:08aujourd'hui,
16:09appeler à manifester
16:10sur les ronds-points
16:11le 17 octobre ?
16:12Bien sûr,
16:12il faut un rapport de force
16:14de la même manière
16:15qu'il faut que
16:15toute la fonction publique
16:18participe aux mobilisations
16:18qui sont prévues
16:19contre le gel
16:20du point d'indice
16:21de la même façon
16:21que contre ce budget
16:23qui ne veut pas entendre
16:24l'urgence
16:24de la lutte
16:25contre les violences
16:26faites aux femmes
16:26et les fêtes aux enfants.
16:27Il faut continuer
16:28à se mobiliser
16:29partout en France
16:30les lundis soirs
16:31devant les palais de justice.
16:31Vous souhaitez donc
16:32le retour des gilets jaunes ?
16:34Vous savez,
16:34je pense que
16:35le mouvement social
16:36a toujours ses innovations.
16:38Ce ne sera pas forcément
16:38le retour des gilets jaunes,
16:40ça sera peut-être
16:40Vous avez vu,
16:41ils s'organisent là.
16:42Oui,
16:43mais vous pouvez avoir aussi
16:43une autre expression du mouvement.
16:44Mais en tous les cas,
16:45les mobilisations pour dire
16:46ça n'est pas possible.
16:48Vous vous rejoignez là-dessus
16:49Alexandre Nicolique et Daniel Simonnet.
16:50qu'on laisse la situation
16:52du pouvoir d'achat
16:52et des salaires au plus bas
16:54et nos services publics
16:55dans une situation catastrophique.
16:57Tout ça parce que
16:57ce gouvernement,
16:58comme depuis 10 ans,
16:59ne veut pas taxer
17:01les super profits,
17:03les très grands entreprises
17:04du Cap 40 et les riches.
17:05Sur les mobilisations,
17:06vous dites la même chose.
17:07De quoi ?
17:08Qu'il faut aller se mobiliser,
17:09qu'il faut manifester.
17:11Je dis effectivement
17:12que c'est peut-être comme ça
17:15par un moyen de pression populaire
17:16pacifique en manifestant,
17:18en disant
17:18on ne peut plus aujourd'hui
17:20vivre normalement
17:21et surtout dans la ruralité
17:22parce qu'on n'a plus les moyens
17:23de se déplacer
17:24si on va mettre
17:25400, 500 euros
17:27dans du carburant
17:29sur un mois,
17:30évidemment que ça va être
17:31que c'est invivable
17:32pour les gens.
17:33Et bien c'est peut-être
17:35en se mobilisant
17:36en disant
17:36oui il faut baisser les taxes
17:37je l'ai dit tout à l'heure.
17:38Les premières manifestations
17:39de 2018
17:40c'était pour demander
17:41le refus
17:42qu'on réaugmente encore
17:44la TICPE.
17:45Mais moi je suis surpris
17:46quand on nous dit
17:47on ne peut pas.
17:47Mais comment font les autres ?
17:49Je le dis
17:49l'Allemagne
17:50je parlais tout à l'heure
17:52des différentes autres.
17:54L'Allemagne
17:55est déjà
17:56à 40%
17:57de taxes
17:59sur le carburant
18:00et ils vont encore baisser.
18:01Mais la situation économique
18:02de l'Allemagne
18:03n'est pas tout à fait
18:04comparable à celle de la France.
18:05On va marquer une courte pause.
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