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00:04Le gouvernement envisage de passer le plafond pour l'abattement fiscal des retraités de 4 439 euros à 3 000
00:11euros.
00:12Une piste d'économie budgétaire qui rapporterait 1,4 milliard d'euros de recettes fiscales supplémentaires selon une source au
00:18sein de l'exécutif.
00:20France Inter supprime l'édito hebdomadaire de Charles Sapin.
00:23La direction de Radio France assure avoir proposé au directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles de transformer cette
00:28chronique en débat.
00:29Une proposition que le journaliste a refusée.
00:32N'ayez pas peur, arrêtez d'écouter ceux qui infantilisent.
00:35Nous pouvons rassembler tous les Français, déclaration de Nicolas Dupont-Aignan qui a officialisé sa candidature à l'Elysée.
00:41Il indiquait qu'il entendait sortir de l'Union Européenne et de l'OTAN, que les pays d'Europe devaient
00:46assurer seuls leur sécurité.
00:48Donald Trump impose de nouvelles sanctions à la Russie dans le cadre du conflit avec l'Ukraine.
00:53Le président des Etats-Unis a promulgué une loi qui vise en particulier le secteur de l'énergie russe.
00:58Ce texte constitue la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour au pouvoir de Trump.
01:03Merci Frédéric Joncheret. Rendez-vous à 19h pour votre journal.
01:07Europe 1 Soir, 18h-20h, Maël Laurent.
01:10Toujours avec Antoine André, chef du service politique du JDD, Raphaël Steinville, directeur adjoint de la rédaction du JDD également.
01:17Raphaël, je me tourne vers vous. Vous nous parlez de cette enquête exclusive que vous nous présentez demain sur la
01:22GABJ qui serait en cours dans les subventions aux associations.
01:25Oui, en fait, il y a un think tank à Hexagone qui a commis un rapport sur le poids du
01:34financement des associations.
01:36Celui-ci s'élève à 60 milliards.
01:38Alors, on sait 60 milliards, certaines de ces aides...
01:42Ça comprend beaucoup de choses.
01:43Ça comprend beaucoup de choses.
01:44Ce sont des aides de l'État direct.
01:47Ça peut être les collectivités territoriales.
01:48Et puis aussi, ça peut être via le biais des déductions fiscales.
01:52Alors, il ne s'agit pas de remettre en cause le bienfait des associations en tant que telles dont certaines
01:56font un travail formidable.
01:57Mais c'est vrai qu'à travers ces milliards qui sont déployés pour venir au secours en aide d'associations
02:06dont certaines ne vivent qu'exclusivement de ces aides de l'État,
02:09il faut s'intégrer aussi sur les résultats qu'elles produisent, sur cet argent qui est dépensé parfois sans contrôle.
02:16C'est bien ça qui est au cœur de cette problématique.
02:18C'est que l'État donne beaucoup, mais sans s'assurer que les missions pour lesquelles il subventionne ces associations
02:25soient véritablement effectives.
02:28Surtout dans un contexte économique et financier particulièrement.
02:31Vous l'avez parfaitement compris, dans le contexte qui est le nôtre, où le gouvernement cherche des économies.
02:35Par dizaines de milliards.
02:36Il n'est pas inintéressant de voir ce que cela repose comme poids.
02:41Et surtout, de s'inspirer de ce qui a été fait, notamment...
02:44C'est pour ça qu'on a aussi interviewé Christelle Morancé,
02:47qui, à la tête de son département, a coupé, notamment dans les subventions culturelles,
02:54s'apercevant qu'un certain nombre d'associations cumulaient entre les subventions qui arrivaient directement de l'État,
03:03d'autres du département, d'autres des municipalités.
03:06Et donc, en fait, il y avait une sorte de doublon,
03:08et surtout, qui ne correspondait pas aux prérogatives même du département.
03:13Donc, c'est tout ça que l'on interroge.
03:15Et c'est vrai que c'est assez ébouriffant de constater...
03:19De la région même, parce qu'elle est présidente de la Rue, c'est de la Loi.
03:22Ébouriffant de constater, finalement, à quel point il y a une opacité sur le sujet.
03:28Mais ça fait écho, sans doute, aux millefeuilles administratives.
03:30Vous le dites à l'instant, Antoine André.
03:31C'est une dérive aussi de l'administration française, de l'État français, des collectivités,
03:37qui reconduisent d'année en année des subventions, des lignes de comptes,
03:40sans s'interroger sur leur pertinence et sur le contrôle, sur à quoi elles servent.
03:45Et donc, d'année en année, c'est comme ça que Christelle Boroncet, d'ailleurs, a fait cette réforme.
03:49C'est en regardant dans le détail, en se rendant compte, tout d'un coup,
03:51qu'il y avait une association culturelle qui allait au guichet de la région,
03:53au guichet du département, au guichet de la municipalité, au guichet de l'État.
03:56Et tout ça a été reconduit d'année en année,
03:57comme si c'était des subventions acquises et qu'il n'y avait plus aucun contrôle dessus.
04:01Donc, elle a lancé un mouvement qui, aujourd'hui, a fait école.
04:03Il y a beaucoup de maires, je pense à Franck Louvrier, notamment à La Baule,
04:06qui ont repris ce travail minutieux.
04:09Et quand on regarde dans le détail, effectivement,
04:10on se rend compte des milliards d'euros, des dizaines de milliards d'euros
04:13qui sont gaspillés par l'État et par le fonctionnement administratif
04:17de cette France qui étouffe de ces espèces d'administrations gloutonnes,
04:22paresseuses, qui ne font plus attention à notre argent.
04:25Parce que c'est l'argent des contribuables.
04:26Raphaël Staville.
04:27Oui, et puis on a évoqué au tout début de cette émission la question de l'immigration.
04:33Il faut bien comprendre qu'un certain nombre d'associations,
04:35aujourd'hui chargées par l'État de prendre en charge les migrants,
04:41vivent des subsides de l'État,
04:43mais souvent font un travail qui est contraire à l'esprit pour lequel l'État les a missionnés
04:48et vient finalement empêcher la moindre politique énergique visant à restreindre un certain nombre de possibilités.
04:58Et elle, par les recours qu'elle dépose, par la puissance de feu dont elle dispose grâce aux subsides de
05:04l'État,
05:05viennent finalement anéantir la politique de l'État.
05:07D'où le sujet de mettre le paquet sur les contrôles, sur toutes ces aides.
05:12Et aussi, je pense aussi à certains politiques,
05:14quand ils essayent de s'attaquer à ces subventions aux associations,
05:17qu'est-ce qu'ils ne se prennent pas, qu'est-ce qu'ils n'entendent pas ?
05:18On leur tape dessus tout de suite, tout de suite.
05:20C'est comme si c'était interdit, tabou de toucher à ces subventions.
05:24Raphaël.
05:24Oui, vous avez raison.
05:25Et d'ailleurs, cette question du contrôle, elle est essentielle.
05:28C'est pour ça qu'un certain nombre de personnalités,
05:31à commencer notamment par une association que vous connaissez bien,
05:34dirigée par Benoît Perrin, Contribuable Associé,
05:37aujourd'hui réclament une commission d'enquête parlementaire sur le sujet
05:40pour faire toute la lumière sur cet argent qui est déversé de manière dispendieuse et sans contrôle.
05:4860 milliards d'euros, vous le disiez au total,
05:50alors qu'on cherche actuellement, qu'on a proposé quelques 50 milliards d'euros.
05:54On cherche partout, partout de l'argent pour équilibrer,
05:58pour proposer un budget qui permette à la France d'éviter d'avoir un déficit bien trop supérieur.
06:04Tiens, il me reste moins de cinq minutes.
06:05J'aimerais vous interroger sur une dernière question.
06:08Les sportifs doivent-ils s'engager ou pas dans la perspective de la présidentielle ?
06:13Dire leur amour pour le pays.
06:15Un exemple, tout récemment, il a été appelé pour la première fois en équipe de France par Zidanière.
06:19Esteban Lepol s'est épanché sur sa joie de découvrir les Bleus.
06:23Dans une vidéo publiée par son club, le Stade Rennais.
06:26Et il s'y est confié, en particulier, sur son amour pour son pays.
06:30Alors, au-delà que ça soit du foot, en fait, genre moi j'aime la France, mais pas genre je
06:36sors du foot, tu vois.
06:37Moi j'aime mon pays, je trouve que la France est trop beau, je trouve notre culture elle est trop
06:42bien.
06:43En fait, j'aime juste la France pour son histoire et tout, tu vois.
06:48Genre, je sais pas, la France, je kiffe ce pays, tu vois.
06:52Quand j'ai appelé mon parrain, tout à l'heure, il m'a dit, tu vois, tu nous as saoulés
06:55à nous chanter la Marseillaise toute la journée.
06:58Depuis petit, tu sais.
06:59Et genre, il m'a dit, ouais, tu vas la chanter en vrai, je dirais.
07:03Moi je la chantais le matin au réveil et tout, je réveillais tout le monde comme ça.
07:06Je sais pas pourquoi, mais c'est un truc qui m'a marqué, je l'avais appris hyper tout.
07:09On ne va pas juger la forme choisie par Esteban Lepol, les mots également peut-être,
07:14mais sur le fond, il dit qu'il kiffe la France et il se prend des tweets dans tous les
07:19sens.
07:19Visiblement, ça ne passe pas de dire qu'on kiffe la France, Raphaël Stainville.
07:22Oui, c'est vrai que c'est navrant parce que derrière cette confession, cette déclaration d'amour pour son pays,
07:29le revers de la médaille pour un sportif aujourd'hui, c'est d'être accusé de racisme, c'est d
07:34'être accusé de patriotisme.
07:35Ça montre toute la difficulté pour un sportif aujourd'hui de s'engager,
07:41ou en tout cas on ne peut pas vraiment dire que ce soit un engagement politique clairement identifié derrière un
07:45parti.
07:46Mais le simple fait de confesser son amour de la France devient suspicieux pour beaucoup
07:52et rend finalement encore plus délicat pour ceux qui, parce que c'est vrai que c'est assez rare finalement
07:58que des sportives manifestent comme ça leur patriotisme,
08:02mais on voit à quel point ça devient dans un univers extrêmement polarisé
08:07que de juste proférer des évidences.
08:10Sauf que c'est très difficile pour un sportif de savoir quel discours adopter
08:13parce que s'il s'engage, il se fait taper dessus
08:15et s'il ne s'engage pas, je pense par exemple à un Léon Marchand
08:18qui a dit qu'il ne voulait pas aller sur ce terrain-là,
08:21et bien là aussi, il se fait taper dessus.
08:23A tous les coups, les sportifs perdent, Antonin André.
08:24Oui, les sportifs sont victimes comme Charles Sapin, l'éditorialiste, et comme d'autres
08:30d'une espèce de climat un peu navrant en France, de polarisation, d'opposition très forte,
08:35de camps contre d'autres qui s'opposent perpétuellement
08:38et dont on pense que la victoire passe par l'élimination du camp d'en face,
08:42c'est assez insupportable.
08:44Moi j'ai tendance à dire, je suis toujours un peu embarrassé,
08:46notamment aussi avec les causes qui consistent à dire
08:49« on va faire une journée pour défendre les LGBT »,
08:52« on va faire une journée pour la population de Ceuta ».
08:55Je trouve que le sport...
08:56C'est la polémique de la semaine quand même, Ceuta qui vient de Mbappé.
08:58Je trouve que le sport doit être un lieu quand même de rassemblement et de retrouvailles.
09:04Si on pouvait laisser la politique et les engagements et les causes à l'extérieur...
09:09Je suis d'accord.
09:10Ça n'empêche pas de dire qu'on aime son pays.
09:12Moi j'aime mon pays, j'aime le...
09:14Je suis élu par l'équipe de France, mais je trouve qu'il y a...
09:17Non mais je suis d'accord avec vous, mais le problème c'est qu'aujourd'hui,
09:22cette politisation du monde sportif, elle existe.
09:27Et la seule possibilité d'exister dans le monde du sport ou dans le monde culturel,
09:31c'est finalement de faire profession d'appartenance au camp du bien.
09:35Refuser de répondre à un certain nombre de questions comme l'a pu le faire Léon Marchand,
09:39c'est déjà suspicieux, c'est déjà laissé entendre.
09:41Oui mais c'est n'apprend.
09:41Oui mais vous voyez bien que seuls finalement ceux qui vont dénoncer la montée du Rassemblement National
09:48ont droit au chapitre et sont encensés et ont micro ouverts partout.
09:52Merci à tous les deux Raphaël Stainville et Antoine André du GDD de m'avoir accompagné
09:56dans cette première partie d'Europe un soir.
09:58Je vous incite vivement à écouter notre podcast au cœur de l'actu consacré à Jean-Paul II
10:03des centaines de milliers de personnes dans les rues.
10:05Un emballement médiatique inédit, une ferveur hors normes, il y a 45 ans, la visite du pape Jean-Paul II
10:11avait marqué à jamais l'histoire de la capitale.
10:14Alors que notre pays s'apprête à accueillir Léon XIV, Europe 1 replonge dans ses archives
10:19avec ce podcast qui vous propose de revivre l'ambiance électrique de ce voyage papal historique.
10:24Jean-Paul II arrive en France.
10:27Vous entendez certainement les vive le pape, les applaudissements, c'est un spectacle absolument extraordinaire.
10:32Le message que je veux délivrer est un message d'épée.
10:37Le voir évidemment, pour nous c'est merveilleux.
10:40Et il a bisé en s'ajoutant la terre de France.
10:44Podcast de la rédaction d'Europe 1 validé par Antoine André à écouter.
10:49Dès maintenant, à écouter sur toutes les plateformes le site et l'appli Europe 1 Podcast
10:54dans la collection au cœur de l'actu.
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