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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00:01Bonsoir, il est 17h, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre punchline du samedi.
00:00:07Vous allez le voir, on a beaucoup de sujets à évoquer ensemble durant nos deux heures.
00:00:10On parlera de ces actes de violence autour de nos écoles qui se succèdent,
00:00:14de votre grande inquiétude, ou plutôt de vos grandes inquiétudes,
00:00:18les prix des carburants qui flambent, le pouvoir d'achat, c'est news à vos côtés.
00:00:22On sera dans une station service avec l'une de nos équipes.
00:00:25On aura aussi un invité, grand spécialiste de la politique.
00:00:28Vous connaissez son nom, Thierry Sausset, 40 ans d'expérience.
00:00:31Il nous parlera de son dernier ouvrage, La course à l'Elysée, l'étonnant monsieur Lecornu en embuscade.
00:00:37Sébastien Lecornu n'est pourtant pas candidat.
00:00:39Alors pourquoi un tel livre ? Il y a déjà beaucoup de candidats sur la ligne de départ.
00:00:44Son regard m'intéresse.
00:00:45Je vous présente l'équipe qui m'entoure dans quelques instants,
00:00:48mais on commence par un bon premier tour de l'information avec Sandrine Chumbo,
00:00:52que je salue en ce samedi. Bonsoir, Sandra.
00:00:58Bonsoir, Thierry. Bonsoir à tous.
00:00:59À la suite des incendies de l'été qui ont touché la Gironde ou encore l'Élande,
00:01:04l'aide pour les entreprises de moins de 250 salariés qui subissent de l'activité partielle
00:01:09est prolongée jusqu'au 4 octobre prochain.
00:01:12La mesure permet à l'employeur de ne pas avoir de reste à charge pour indemniser ses salariés.
00:01:16Cinq communes d'Élande et une vingtaine en Gironde sont concernées.
00:01:21L'agence Scope Ratings a dégradé la note de la France de A à moins à A+,
00:01:25en cause de la détérioration persistante des perspectives budgétaires,
00:01:28avec notamment une hausse de la dette publique et des progrès limités en matière de réformes structurelles.
00:01:34La société allemande place toutefois Paris sous perspective stable,
00:01:36contre négative précédemment.
00:01:38À l'international, le Groenland est sous contrôle américain.
00:01:41Donald Trump a annoncé avoir obtenu du Danemark et des autorités groenlandaises
00:01:45un contrôle permanent de la sécurité du territoire arctique stratégique.
00:01:50Il permettra, selon Washington, d'empêcher les adversaires des États-Unis,
00:01:53la Chine et la Russie en tête de s'y installer.
00:01:56La signature officielle aura lieu la semaine prochaine à New York.
00:01:59Et puis on termine avec les journées du patrimoine.
00:02:02C'est ce week-end, les thèmes de cette édition patrimoine de la photographie
00:02:06et patrimoine en péril, raviver, résister et réimaginer.
00:02:10À cette occasion, de nombreux monuments ouvrent leurs portes, châteaux, musées,
00:02:14mais aussi des lieux habituellement interdits au public,
00:02:16comme le Sénat ou encore le Palais de l'Élysée.
00:02:19Merci beaucoup et à tout à l'heure dans une heure.
00:02:22Allez, à tout à l'heure.
00:02:23Je vous présente l'équipe pour ce Punchine de ce samedi.
00:02:25Caroline Pilas est avec nous.
00:02:26Bonsoir Caroline.
00:02:27Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
00:02:28Fabrice Hakoun est avec nous.
00:02:29Bonsoir mon cher Fabrice.
00:02:31Bonsoir à tous.
00:02:31Arnaud Clarsfeld est également avec nous.
00:02:33Bonsoir Arnaud, sans oublier le pilier de cette émission.
00:02:35Olivier Benkeboun.
00:02:36Et Thierry, bonsoir à tous.
00:02:37Allez, avant de développer tous nos titres,
00:02:39et ils sont nombreux, je vous l'ai dit ce soir,
00:02:41on va commencer par la suite,
00:02:43la suite du feuilleton France Inter, Charles Sapin.
00:02:48Ça n'en finit pas, il se passe toujours quelque chose.
00:02:50On sera avec Mémona Interman, son regard m'intéresse,
00:02:53avec ce grand reporter, vous la connaissez,
00:02:55mais également membre du CSA.
00:02:57Elle est avec nous, Mémona.
00:02:59Bonsoir Mémona.
00:03:00Bonsoir Thierry.
00:03:01Merci, merci d'être avec nous.
00:03:02Évidemment, je vous le disais, on commence par ce feuilleton.
00:03:06France Inter, Charles Sapin.
00:03:07Je serais tenté de dire syndicat 1, direction 0.
00:03:11Ou plutôt, comme disait Olivier Benkeboun,
00:03:14juste avant cette émission, syndicat 10, Charles Sapin.
00:03:18Pauvre Charles Sapin, surtout, on est dans le négatif.
00:03:22On est dans le négatif.
00:03:24Et c'est pour ça que je voulais que vous soyez à nos côtés,
00:03:27ma chère Mémona, puisque Charles Sapin a annoncé lui-même
00:03:30cet après-midi carrément la suppression de son édito sur France Inter
00:03:34qui avait lieu tous les dimanches, moins de 3 minutes.
00:03:37On en a beaucoup, beaucoup parlé sur cette antenne.
00:03:39On va voir les déclarations.
00:03:40Je ne vais pas tout vous lire, évidemment,
00:03:42mais votre regard m'intéresse, Mémona.
00:03:44Que dit notre confrère Charles Sapin,
00:03:46puisque ce sont les syndicats qui ont remporté cette victoire.
00:03:50Et si la bête du Gévaudan, voilà l'épilogue de Troyes,
00:03:52longue semaine où mon nom, mon intégrité professionnelle,
00:03:56mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but,
00:03:59exclure du débat public la voie unique et la nôtre.
00:04:02La suite, on a quelques extraits encore de la déclaration de Charles Sapin.
00:04:07Je me suis reconnu dans ce projet.
00:04:09J'étais honoré de cette invitation à y participer
00:04:12en tant que directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
00:04:14Comme Céline Piguel et Sibyl Veil,
00:04:16je crois qu'il n'est d'autre antidote à la polarisation délétère ambiante
00:04:20que l'expression plurielle des idées et leur confrontation.
00:04:24Et puis Sabrina va peut-être nous mettre un dernier extrait.
00:04:26Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive,
00:04:29ait décidé d'ainsi rendre les armes face à ces syndicats et artistes
00:04:33qui démontrent une fois de plus l'ampleur de leur ouverture d'esprit
00:04:37et leur sérénité face à l'idée de souffrir 0,025% de temps d'antenne dissonant.
00:04:43Voilà, on s'en doutait, Mémona Itarman.
00:04:45On se posait la question le week-end dernier sur ce même plateau.
00:04:47Combien de temps la direction allait-elle tenir ?
00:04:50Eh bien, on a la réponse.
00:04:51Voilà, ce sont les syndicats qui ont remporté une victoire.
00:04:54Mémona, sans aucune surprise, serais-je tentée de dire ?
00:04:57Ah, il y avait une petite porte ouverte encore sur un espoir
00:05:00que la direction de Radio France était de Sibyl Veil.
00:05:04Et moi, j'étais là en 2018 lorsqu'elle avait posé sa candidature.
00:05:07Je me souviens très bien de ses engagements à respecter le pluralisme,
00:05:11car c'est la loi qui l'impose.
00:05:13Et je me suis dit, peut-être que, vu les circonstances et l'état du pays,
00:05:18eh bien, Radio France, Sibyl Veil et Céline Pigalle allaient respecter au moins un minimum.
00:05:24Car le minimum, c'est que Charles Sapin devait faire une chronique très brève,
00:05:28deux minutes équelles.
00:05:29Eh bien, maintenant, la situation est claire.
00:05:32Et moi, je pense que Charles Sapin a été extrêmement patient, très poli.
00:05:36J'ai lu son long tweet.
00:05:37Je suis absolument d'accord avec lui qu'il fallait jeter l'éponge.
00:05:42Il n'y a pas d'autre choix.
00:05:43Simplement, les choses sont très claires maintenant.
00:05:45Parce que Radio France, donc ses dirigeants, sont de facto dans une situation de co-gestion de la maison.
00:05:53Et encore, de co-gestion, la gestion, la boutique, pardon l'expression,
00:05:57c'est Sibyl Veil, c'est Céline Pigalle.
00:05:59En revanche, la stratégie appartient et dévolue, elles l'ont donnée au syndicat.
00:06:06Il n'y a pas d'autres conclusions à en tirer.
00:06:10Ça veut dire aussi, deuxième point, que ce qui avait été entendu, dit,
00:06:15lors de la commission d'enquête avec Charles Aloncle, ça veut dire qu'on lui donne raison.
00:06:19Il n'y a pas de pluralisme.
00:06:21Troisième point très important, je serais très ennuyée, très embarrassée,
00:06:25si je siégeais encore aujourd'hui au sein du régulateur.
00:06:29Parce que, tout de même, la loi impose, dans le cahier des charges de Radio France,
00:06:33dans l'audiovisuel en général, de respecter le pluralisme.
00:06:37Même les sociétés privées, ils sont obligés.
00:06:40Donc Radio France, c'est comme disait De Gaulle, la voix de la France, les voix de la France.
00:06:45Et franchement, on n'avait pas besoin d'être très exigeant.
00:06:48Voilà un journaliste qui, véritablement, a toutes les qualifications.
00:06:52On l'a vu, il est passé par le point, le Figaro.
00:06:54Il a suffi qu'il aille de l'autre côté, c'est-à-dire qu'il y a une ligne
00:06:58de démarcation magique,
00:06:59aujourd'hui, que nous impose LFI.
00:07:02Car derrière tout cela, il ne faut pas vous tromper,
00:07:05moi j'étais si longtemps, plus de 40 ans dans l'audiovisuel public, je les connais.
00:07:09Là, de facto, tout le monde se met en position en ordre de bataille.
00:07:14Voilà, voilà le credo pour les prochaines élections.
00:07:17Donc à chacun d'en tirer les conclusions.
00:07:19Mais c'est très bien que ça se termine ainsi.
00:07:20Il fallait qu'il y ait une conclusion.
00:07:23La conclusion, c'est qu'aujourd'hui, l'audiovisuel public,
00:07:26financé par chacun d'entre nous, se trouve dévolu à une petite coterie.
00:07:31Les syndicats sont appuyés par ceux qui se prétendent être les grands esprits,
00:07:36les artistes, mais quoi ?
00:07:38Ça veut dire qu'ils nous méprisent.
00:07:39Nous sommes dans une situation d'inégalité flagrante.
00:07:43Et pourtant, la semaine dernière, il y a eu une mobilisation qui a fait pchit d'ailleurs.
00:07:47On voit bien que malgré cette faible mobilisation, et bien malgré tout,
00:07:51ce sont les syndicats qui décident au moins, ça le mérite d'être clair.
00:07:53Merci beaucoup, Mémona Itterman.
00:07:55Et j'étais syndiquée, je sais de quoi je parle.
00:07:57Ah oui, mais c'est pour ça qu'on vous appelle, parce qu'évidemment, vous étiez syndiquée.
00:08:02Vous connaissez bien le service public, et puis vous étiez également membre du CSA.
00:08:05Votre regard nous a intéressé ô combien ?
00:08:07Merci beaucoup.
00:08:08Ce n'est pas un sujet corporatiste, c'est un sujet hautement politique.
00:08:12Ô combien, oui.
00:08:13Alors les réactions politiques, puisque vous parlez de politique, elles sont nombreuses.
00:08:15On va commencer par celle de Bruno Retailleau, puis je vais faire réagir mes invités sur le plateau.
00:08:19D'abord Bruno Retailleau, que nous dit Bruno Retailleau ?
00:08:21Oui, entre le son de liberté par Charles Sapin, toute cette histoire,
00:08:24tout ce petit théâtre antifasciste pourrait presque être risible
00:08:27s'il n'était pas financé par les impôts des Français.
00:08:29Qu'en pense la ministre de la Culture ?
00:08:31Interroge Bruno Retailleau.
00:08:32Et le chef du gouvernement, point d'interrogation.
00:08:34Jordan Bardella, rapidement aussi.
00:08:36Jordan Bardella a réagi, je ne vais pas tout vous lire.
00:08:39La suppression de la chronique hebdomadaire de Charles Sapin
00:08:41sur le service public d'audiovisuel payé par l'ensemble des Français
00:08:45est une atteinte profonde au pluralisme.
00:08:47Une grande démocratie n'a pas peur du débat d'idées.
00:08:50Elle le suscite, elle l'organise,
00:08:52et permet à chaque citoyen de se faire son propre jugement
00:08:55à l'abri de toute intimisation.
00:08:57On a peut-être la voix d'Antoine Léaumant.
00:09:01Est-ce qu'on a la voix d'Antoine Léaumant aussi, du côté des défis ?
00:09:04On va voir, c'est une autre musique.
00:09:06Je résume, voilà, dit Antoine Léaumant.
00:09:08Victoire des salariés antifascistes face à la direction de France Inter.
00:09:11T'en gagné trois minutes, voilà.
00:09:12Et puis on a Éric Ciotti également.
00:09:15Éric Ciotti, Charles Sapin et le pluralisme ont finalement été sacrifiés
00:09:19par la direction de Radio France.
00:09:21J'apporte tout mon soutien à ce courageux journaliste.
00:09:23La preuve est faite qu'aucun journaliste qui n'est pas gauchiste
00:09:26ne peut s'exprimer sur la radio de service public
00:09:29financée par tous les Français.
00:09:31Et Éric Ciotti insiste le tout en majuscule.
00:09:34Cette dérive insupportable doit s'arrêter au plus vite.
00:09:36Et puis également, Radio France a réagi.
00:09:38C'est important de donner la position de Radio France
00:09:40avant de faire réagir mes invités.
00:09:42Que dit Radio France ?
00:09:43Est-ce qu'on peut le voir à l'écran ?
00:09:46On le verra dans quelques instants peut-être ?
00:09:48Est-ce qu'on peut voir la réaction de Radio France ?
00:09:50Oui, ça arrive, me dit Sabrina.
00:09:55Oui, ça y est.
00:09:56Nous prenons acte de la décision de Charles Sapin.
00:09:58Ce n'est une victoire pour personne, dit Radio France.
00:10:01Conformément à nos obligations et missions de services publics,
00:10:04France Inter continuera d'être un lieu de dialogue
00:10:06reflétant la diversité des sensibilités,
00:10:08notamment sur la campagne présidentielle.
00:10:11Oui, ça a l'air mal parti quand même, Olivier Nkemoun.
00:10:13Non, mais ce n'est pas une victoire pour personne,
00:10:16c'est une grande défaite.
00:10:16C'est une grande défaite, oui, d'accord.
00:10:17En réalité, c'est une grande défaite pour la direction de Radio France
00:10:20qui a requilé.
00:10:21Et moi, je ne suis pas d'accord avec Mémona qui dit
00:10:22qu'il y a une co-gestion aujourd'hui entre les syndicats
00:10:26et puis en réalité la direction de Radio France.
00:10:29Non, pas du tout le cas.
00:10:30C'est la direction de Radio France qui a perdu.
00:10:33Et c'est la preuve que ce sont les syndicats qui gèrent cette boutique.
00:10:36C'est surtout ça.
00:10:38Voilà la preuve.
00:10:39Il y a un mot que dit Charles Sapin dans son long message
00:10:42qui est très très bien écrit.
00:10:44Censure préventive.
00:10:45Parce qu'on ne peut pas lui faire le procès
00:10:46d'avoir essayé de mettre des idées fascistes.
00:10:50On a vu ces deux chroniques.
00:10:52Deux chroniques sur le mur de déficit et l'autre sur l'IA.
00:10:55Donc, ce n'est pas là-dessus.
00:10:57C'est ça qui est terrible.
00:10:58Ce n'est pas là-dessus qu'il est attaqué.
00:11:00C'est parce qu'il représente valeur actuelle.
00:11:03Le bruit des bottes de valeur actuelle.
00:11:05Voilà pourquoi il est attaqué.
00:11:06Et vous vous souvenez de c'est l'idéal qu'il avait dit au départ.
00:11:08Quand j'ai cité le contrat, il était au point.
00:11:11Et la ministre de la Culture, vous l'avez cité,
00:11:13il disait je ne veux pas de chasse aux sorcières.
00:11:14On a la preuve que si, il y a une chasse aux sorcières
00:11:16et qu'on la laisse faire et que la direction a reculé.
00:11:19Moi, je pense que c'est un très très mauvais calcul
00:11:20de la part de la direction.
00:11:22Aujourd'hui, c'est une telle preuve, un tel désaveu.
00:11:26Moi, vraiment, je suis très en soutien avec Charles Sapin
00:11:30avec qui j'ai échangé tout à l'heure.
00:11:32qui m'a dit qu'il allait continuer ses débats sur France Télévisions.
00:11:39Je ne sais pas de quelle manière,
00:11:41mais je trouve que moi, je serais à sa place,
00:11:43je serais terriblement blessé, vexé,
00:11:45et je me sentirais vraiment seul, abandonné en réalité
00:11:48par une direction qui, franchement,
00:11:53ce message ne vaut pas grand-chose.
00:11:55On y a presque cru, mais bon, voilà.
00:11:58Tour de table, Arnaud, qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:12:01Ils sont sectaires, ça c'est l'évidence.
00:12:04On l'a même expérimenté de manière personnelle.
00:12:09Depuis qu'on a dit qu'on préférait le Rassemblement National
00:12:13à la France Insoumise,
00:12:15on n'a plus été du tout invité,
00:12:18ni quoi que ce soit, ni mon père.
00:12:21Et quand ils ont invité mon père pour s'expliquer,
00:12:23ils ont manqué de respect à mon père.
00:12:25Donc, c'est eux qui sont devenus l'extrême droite,
00:12:27et l'extrême droite qui est devenue républicaine,
00:12:32dans un sens,
00:12:32et il manque tout à fait d'esprit d'ouverture.
00:12:36Il y a quelques années,
00:12:37et je reviens encore à un cas personnel,
00:12:40mais ils avaient dit, c'est jamais drôle,
00:12:42un humoriste sur France Inter, le matin,
00:12:45avait dit, c'est jamais drôle quand quelqu'un meurt,
00:12:47sauf si c'est Arnaud Clarsfeld.
00:12:48Bon, c'est quand même un peu exagéré,
00:12:52mais j'avais entendu,
00:12:54en plus, je n'ai pas vu,
00:12:56je ne connais pas Charles Sapin,
00:12:57mais je n'ai pas vu de phrase
00:12:59que la direction à ça,
00:13:01ou que la direction,
00:13:02que les syndicats ont sorti,
00:13:03il a dit ça à telle période,
00:13:05c'est honteux,
00:13:06rien.
00:13:07Bon, s'il n'y a rien,
00:13:09donc ce sont vraiment des...
00:13:10C'est une famille qui dérange.
00:13:11Valeur actuelle égale fascisme.
00:13:13C'est ça le rédouement.
00:13:14Allez, on va avancer,
00:13:15si vous ne dérangez pas,
00:13:15je vous donne la parole,
00:13:16Fabrice et Caroline,
00:13:17en deuxième partie,
00:13:17parce qu'on y reviendra.
00:13:18Et on a beaucoup de sujets,
00:13:20mais je voulais qu'on ouvre avec ça.
00:13:21On va accueillir maintenant
00:13:23Frédéric Lohz,
00:13:24parce qu'il patiente,
00:13:25c'est le secrétaire général
00:13:26du syndicat des commissaires
00:13:27de police nationale
00:13:27qui est avec nous.
00:13:28Merci Frédéric Lohz
00:13:29d'être avec nous,
00:13:30mais on va également accueillir
00:13:31Sylvain Duic,
00:13:32qui est vice-président
00:13:33et porte-parole
00:13:34de la Fédération des parents d'élèves
00:13:36de l'enseignement public.
00:13:37Merci à tous les deux
00:13:38d'avoir accepté notre invitation.
00:13:39On va ouvrir le débat
00:13:41parce que je voulais absolument
00:13:42vous avoir
00:13:43sur ce qui s'est passé cette semaine,
00:13:45puisqu'on a assisté
00:13:45à des scènes de violence
00:13:47autour d'un grand nombre d'écoles.
00:13:49On va voir tout ça
00:13:50avec Sarah Fenzari.
00:13:50On ouvre le débat ensemble.
00:13:53C'est une violence
00:13:55qui s'invite désormais
00:13:56jusqu'aux portes de l'école.
00:13:59Cette semaine à Trappes,
00:14:00des douilles ont été retrouvées
00:14:02devant ce bâtiment,
00:14:03une école maternelle
00:14:05à la façade criblée de balles.
00:14:07À quelques dizaines de kilomètres,
00:14:09même scène de sidération.
00:14:11Cette fois,
00:14:12à la sortie de l'école Maurice Bambier,
00:14:15des coups de feu éclatent
00:14:16à proximité.
00:14:17Élèves, parents et enseignants
00:14:19se réfugient à l'intérieur.
00:14:21On était dans l'école
00:14:22et après,
00:14:23on est sortis
00:14:24et après,
00:14:25on a entendu un boum
00:14:27et il y avait l'odeur
00:14:28de la fumée.
00:14:29C'était dangereux.
00:14:30Et après,
00:14:30il y a la police,
00:14:31elle est arrivée
00:14:32avec les pompiers.
00:14:33Deux hommes sont blessés.
00:14:35Le suspect interpellé,
00:14:37âgé de 18 ans,
00:14:37est connu pour des faits
00:14:39liés au trafic de stupéfiants.
00:14:40Des scènes
00:14:41qui,
00:14:42pour le commissaire général
00:14:43Frédéric Lose,
00:14:44illustrent un phénomène
00:14:45plus profond.
00:14:46Les établissements
00:14:48sont devenus des points
00:14:48de rendez-vous,
00:14:49pas des cibles en tant que tels.
00:14:51Mais ils ne sont plus
00:14:52les sanctuaires qu'ils étaient.
00:14:54Cette violence
00:14:54s'est déplacée
00:14:56de la cour d'école
00:14:56vers ses abords.
00:14:58Elle s'est aussi durcie.
00:15:00Des affrontements
00:15:01à main nue
00:15:01jusque désormais
00:15:03aux confrontations
00:15:04avec des armes blanches.
00:15:05Il faut que les établissements,
00:15:07mais aussi les jeunes,
00:15:08signalent les comportements inquiétants,
00:15:10les bandes violentes
00:15:11et les armes qui circulent.
00:15:12Pour tenter
00:15:13d'endiguer le phénomène,
00:15:14le commissaire réclame
00:15:16davantage de prévention,
00:15:17de renseignements
00:15:18et de présence humaine
00:15:19autour des établissements.
00:15:21De son côté,
00:15:22le gouvernement
00:15:23a lui demandé
00:15:24un état-major de sécurité
00:15:25dans chaque département.
00:15:27Un premier bilan
00:15:28devra être remis
00:15:29au plus tard,
00:15:30le 31 octobre.
00:15:32Merci Frédéric Lohse
00:15:33encore une fois
00:15:33d'être avec nous ce soir
00:15:34sur l'antenne de CNews.
00:15:36On l'a vu dans le sujet,
00:15:36vous avez pris position,
00:15:37vous avez lancé un appel
00:15:39à une mobilisation renforcée
00:15:40contre ces violences
00:15:41autour de ces écoles
00:15:42et Sylvain Duy
00:15:43que vous écoute
00:15:43avec une grande attention.
00:15:45Il était important
00:15:46de réagir ?
00:15:48Nous,
00:15:49on est vraiment indignés
00:15:50par rapport à ça
00:15:51parce qu'évidemment,
00:15:52on est un à 5-4
00:15:53parents d'élèves
00:15:54automatiquement,
00:15:54donc on ne peut accepter
00:15:55ce type de comportement.
00:15:57Je pense que
00:15:57nous pensons vraiment
00:15:59qu'il faut agir,
00:16:00que le gouvernement
00:16:01doit agir.
00:16:02On est tous au courant
00:16:03que c'est de toute façon
00:16:04derrière ça,
00:16:05c'est le narcotrafic
00:16:05évidemment qui est derrière,
00:16:07donc il faut absolument
00:16:08endiguer le narcotrafic,
00:16:10protéger en effet,
00:16:11comme disait le commissaire,
00:16:13tous les abords
00:16:13des collèges et lycées
00:16:15et de tout ce qui est
00:16:17en fait maternel
00:16:18et école primaire,
00:16:20bien entendu,
00:16:20donc on est déjà
00:16:21en plan pirate
00:16:21de mémoire,
00:16:23mais il faut renforcer
00:16:24ces lieux
00:16:27en termes de sécurité
00:16:29et surtout
00:16:31je dirais
00:16:32amener en fait
00:16:33une surveillance
00:16:35et puis
00:16:36avoir en fait
00:16:37des gens
00:16:37qui puissent en fait
00:16:38signaler des faits
00:16:40je dirais
00:16:40de comportement
00:16:41qui laissent à penser
00:16:42qu'il y aura certainement
00:16:43des rencontres.
00:16:44Je pense que c'est important,
00:16:45c'est le signalement
00:16:46et évidemment la prévention,
00:16:47mais avant toute chose,
00:16:48je pense qu'il faut
00:16:49que le gouvernement
00:16:49vraiment sévise
00:16:50de plus en plus
00:16:51tout ce qui est narcotrafic,
00:16:52qu'on attaque directement
00:16:54la finance,
00:16:55la finance de ce genre-là
00:16:56et je pense qu'il faut
00:16:57vraiment endiguer
00:16:58ce fléau
00:16:59qui maintenant
00:17:00arrive aux portes
00:17:01de nos écoles
00:17:01et nous en tant
00:17:02que parents d'élèves
00:17:03on est stupéfaits,
00:17:04on est indignés,
00:17:04enfin voilà,
00:17:05le mot est fait,
00:17:06vous vous rendez compte
00:17:06que c'est des enfants,
00:17:07c'est des enfants
00:17:08qui sont en primaire,
00:17:09enfin c'est catastrophique.
00:17:12Frédéric Louse,
00:17:13je voulais vous savoir
00:17:13est-ce que vous avez lancé
00:17:14un véritable appel
00:17:14à une mobilisation renforcée
00:17:16contre ces violences
00:17:16près des écoles,
00:17:17il est urgent,
00:17:18urgent,
00:17:18urgent d'agir
00:17:19et en mesure
00:17:20ô combien l'inquiétude
00:17:21des parents d'élèves
00:17:22représentés par Sylvain
00:17:23qui viennent s'exprimer.
00:17:26Oui, tout à fait,
00:17:27il faut utiliser
00:17:29tous les leviers,
00:17:30l'école c'est un lieu
00:17:32qui est sacré,
00:17:33qui doit être sanctuarisé,
00:17:34c'est le lieu
00:17:35de transmission du savoir,
00:17:37c'est le lieu
00:17:38d'instruction des élèves
00:17:39et c'est le lieu
00:17:40de transmission des valeurs.
00:17:42On note depuis
00:17:43plusieurs années
00:17:44effectivement
00:17:45une montée des violences,
00:17:47la multiplication,
00:17:48on le voit,
00:17:49des saisies d'ailleurs
00:17:49des armes blanches,
00:17:51des rixes.
00:17:53Il ne faut pas oublier
00:17:53non plus qu'en 2025
00:17:55ça a été quand même
00:17:56une année terrible.
00:17:57Rappelez-vous à Nantes
00:17:58le 25 avril,
00:17:59un élève de 16 ans
00:18:00qui a attaqué
00:18:01quatre élèves,
00:18:01on a eu une ICN tuée,
00:18:03on a également eu
00:18:04à Antibes
00:18:06en septembre 2025,
00:18:07il y a un an,
00:18:08une professeure
00:18:09qui a été poignardée
00:18:10au visage
00:18:11et encore
00:18:12en juin 2025,
00:18:14à Nogent,
00:18:15en Haute-Marne,
00:18:16une assistante d'éducation
00:18:17qui a été tuée
00:18:18par un élève
00:18:19de 14 ans
00:18:20lors d'un contrôle
00:18:21de sac.
00:18:22Donc effectivement
00:18:23il faut se mobiliser
00:18:25parce qu'il y a
00:18:27une...
00:18:29ce qui se passe
00:18:30dans la rue,
00:18:31ce qui se passe
00:18:31parfois dans la cité,
00:18:33cette violence
00:18:34est en train
00:18:34de se focaliser
00:18:37autour
00:18:38des établissements
00:18:39scolaires,
00:18:40les arrêts de bus,
00:18:41la proximité,
00:18:42les établissements
00:18:43scolaires en général
00:18:44qui sont des lieux
00:18:45de rixes,
00:18:46de règlements
00:18:47de comptes
00:18:47et c'est absolument
00:18:49insupportable.
00:18:50Oui,
00:18:50j'ai lancé
00:18:51un appel,
00:18:52on le fait déjà,
00:18:53à une vraie
00:18:54coproduction
00:18:55de sécurité
00:18:55en la matière,
00:18:57qu'elle soit
00:18:58renforcée.
00:18:59il faut,
00:19:01si vous voulez,
00:19:01il y a cinq piliers,
00:19:03il y a le renseignement,
00:19:04l'anticipation
00:19:05qui est le travail
00:19:06de la police
00:19:07mais la police
00:19:07elle ne peut pas travailler
00:19:08sans une excellente
00:19:10coopération
00:19:11en la matière,
00:19:12bien évidemment
00:19:13il y a la prévention
00:19:14qui est très importante
00:19:15et puis
00:19:16on a
00:19:17le partenariat
00:19:18l'éducation nationale,
00:19:20police,
00:19:20justice,
00:19:21police municipale
00:19:22également
00:19:22qui doit être
00:19:23sans faille
00:19:24et la répression
00:19:25qui doit être
00:19:28effective,
00:19:29rapide
00:19:29et exemplaire.
00:19:31Oui mais Frédéric,
00:19:33on voit bien
00:19:33les choses n'évoluent pas
00:19:35beaucoup,
00:19:36il faut encore
00:19:37de nouveaux drames
00:19:38parce que
00:19:39pour le moment
00:19:39les choses ne bougent pas
00:19:41et on est à ce constat-là
00:19:42avec cette loi
00:19:43des séries cette semaine.
00:19:46Malheureusement
00:19:46il faut parfois
00:19:48de nouveaux drames
00:19:48et je dis bien
00:19:49malheureusement
00:19:49c'est pas normal
00:19:50mais c'est pour cela
00:19:52que c'est important
00:19:52d'en parler
00:19:54parce que l'école
00:19:55c'est pas un lieu banal,
00:19:56c'est pas le coin
00:19:57de la rue,
00:19:57c'est pas un terrain vague,
00:19:59c'est là où se retrouvent
00:20:00nos enfants,
00:20:02c'est là qu'ils apprennent
00:20:03à devenir des citoyens,
00:20:04c'est là qu'ils sont instruits,
00:20:05c'est insupportable
00:20:06qu'on ait des points
00:20:08de deal
00:20:09autour des établissements
00:20:10scolaires,
00:20:11qu'on ait des RICS,
00:20:12c'est-à-dire
00:20:13la loi de la cité,
00:20:14les règlements de compte
00:20:14de la cité
00:20:17qui mutent
00:20:17autour des établissements
00:20:18scolaires,
00:20:19c'est absolument insupportable.
00:20:20C'est pour ça
00:20:21que pour ma part
00:20:22je pense qu'il faut
00:20:23se retrousser les manches,
00:20:24ça doit être une priorité
00:20:27absolue,
00:20:28évidemment pendant trois mois
00:20:29on n'en a pas entendu parler
00:20:30parce qu'il y a un côté
00:20:31un peu saisonnier
00:20:32puisque c'était
00:20:33les grandes vacances,
00:20:34mais aujourd'hui
00:20:35il faut mettre
00:20:36le paquet
00:20:37pour une surveillance
00:20:39maximalisée
00:20:40autour de l'école
00:20:40et il faut jouer
00:20:41comme je l'ai dit
00:20:42sur tous les leviers
00:20:44renseignement,
00:20:44prévention,
00:20:45partenariat,
00:20:46présence policière,
00:20:48répression
00:20:48et le tout
00:20:49dans une coproduction
00:20:50de sécurité
00:20:51parce qu'il ne faut pas
00:20:52travailler en silo,
00:20:53si on travaille en silo
00:20:54on n'y arrivera pas
00:20:55il faut une coopération
00:20:56en temps réel
00:20:57exemplaire
00:20:57sur ce sujet
00:20:58il faut un pilotage
00:21:00en fait opérationnel
00:21:01Merci Frédéric Lowe
00:21:02je sais que votre temps
00:21:03est compté
00:21:03je vous remercie encore une fois
00:21:04d'avoir accepté
00:21:05de nous agir
00:21:05mais je voulais absolument
00:21:06vous avoir
00:21:07il est important
00:21:07de vous entendre
00:21:08Sylvain vous souhaitiez
00:21:09réagir au propos
00:21:10de Frédéric Lowe
00:21:11et je donnerai très rapidement
00:21:12la parole à Caroline
00:21:13et à Fabrice Akoun
00:21:14qui vous écoutent
00:21:14Alors oui en fait
00:21:15à saigner tous les leviers
00:21:16je suis entièrement d'accord
00:21:17il faut une coordination
00:21:18en effet
00:21:19de tous les services
00:21:20de tous les intervenants
00:21:22mais aussi je pense
00:21:23une surveillance
00:21:24de la part de l'éducation nationale
00:21:25mettre aussi
00:21:26je dirais une collaboration
00:21:27entre l'éducation nationale
00:21:29et celle de police
00:21:30et la répression
00:21:31donc en effet
00:21:32il faut actionner
00:21:33tous les leviers
00:21:34parce qu'avoir
00:21:35le narcotrafic
00:21:36qui arrive au pied
00:21:37de nos écoles
00:21:38c'est juste insupportable
00:21:39pour les parents d'élèves
00:21:40que nous sommes
00:21:41pour les élèves bien entendu
00:21:42et c'est pas acceptable
00:21:44du tout
00:21:44dans un pays
00:21:45comme la France
00:21:46donc je pense réellement
00:21:47qu'il faut durcir
00:21:48les peines
00:21:49même pour les mineurs
00:21:51et on doit vraiment
00:21:53endiguer
00:21:55ce type de comportement
00:21:56au sein de nos écoles
00:21:57et on est assez stupéfaits
00:22:00Merci Sylvain Duyck
00:22:01d'avoir accepté
00:22:03de participer
00:22:03à ce débat
00:22:04avec Frédéric Lohse
00:22:06enfin oui
00:22:06c'est la rentrée
00:22:08et on assiste
00:22:10aux mêmes scènes
00:22:10hélas
00:22:11Alors soyons clairs
00:22:12personne ne fera croire
00:22:14qu'en France
00:22:15on n'est pas capable
00:22:16si on a une réelle
00:22:17volonté politique
00:22:18de lutter contre ce phénomène là
00:22:20c'est pas vrai
00:22:21c'est impossible
00:22:22si jamais on décide
00:22:23de réunir tous les moyens
00:22:25mais aujourd'hui
00:22:25la difficulté
00:22:26c'est quand même
00:22:26aucune cause
00:22:27y compris la plus évidente
00:22:29ne fait l'unanimité
00:22:31à la fois
00:22:31dans l'opinion publique
00:22:32et au sein de l'Assemblée
00:22:33il est très difficile
00:22:34pour le pouvoir politique
00:22:35d'agir
00:22:36quand il veut agir
00:22:37vous avez
00:22:37le pouvoir judiciaire
00:22:38qui se désolidarise
00:22:40et qui va à l'encontre
00:22:41vous avez
00:22:4370 députés au minimum
00:22:44voire plus parfois
00:22:45parce que c'est pas seulement
00:22:46LFI
00:22:46qui va contre certaines mesures
00:22:48on se rappelle
00:22:49de la loi contre le narcotrafic
00:22:50sur laquelle il y avait
00:22:51une opposition
00:22:52donc si on avait
00:22:53l'unanimité
00:22:55on pourrait parfaitement
00:22:56lutter
00:22:57si vous n'avez
00:22:57un pouvoir judiciaire
00:22:58je me rappelle
00:22:59du petit Elias
00:23:00vous vous souvenez
00:23:01que quand il a été poignardé
00:23:02après la maire du 14ème
00:23:03est allée sur place
00:23:04pour dire
00:23:04on va faire une concertation locale
00:23:06une concertation locale
00:23:07on est au moment
00:23:08des bisounours
00:23:09ces deux questions
00:23:10ne devaient pas se côtoyer
00:23:11je le rappelle
00:23:12accessoirement
00:23:12et ils avaient été
00:23:14entre le moment des faits
00:23:15la raison pour laquelle
00:23:16ils ne pouvaient pas se côtoyer
00:23:17et le moment où ils devaient
00:23:18être jugés
00:23:19il se passait un an
00:23:20et c'est pendant
00:23:21la maman
00:23:21on l'avait très bien rappelé
00:23:22sur votre antenne
00:23:22et c'est pendant cette période-là
00:23:23qu'ils ont agi
00:23:24donc à un moment donné
00:23:25si on avait
00:23:25des comparutions immédiates
00:23:26des condamnations immédiates
00:23:27des condamnations
00:23:28dès le premier acte
00:23:30si on avait
00:23:31j'ai parlé avec un commissaire
00:23:33que je ne citerai pas
00:23:33pour ne pas lui causer du tort
00:23:35qui m'a dit
00:23:36Nounès
00:23:36nous lie les points
00:23:38voilà
00:23:39donc on peut avoir
00:23:40un ministre qui vient
00:23:41et qui la ramène
00:23:42la réalité
00:23:43c'est qu'il lie les points
00:23:44de la police
00:23:44Caroline le mot de la fin
00:23:45justement la première pause
00:23:46cela fait un moment
00:23:47que dans beaucoup d'endroits
00:23:48l'école n'est plus sacralisée
00:23:49on le voit
00:23:50on a malheureusement
00:23:52des exemples quotidiennement
00:23:53quel renoncement
00:23:54quelle résignation
00:23:55effectivement il faut
00:23:56de la volonté politique
00:23:57de la volonté budgétaire
00:23:58il y a beaucoup
00:23:59de bonnes initiatives
00:24:00de bonnes intentions
00:24:01et après
00:24:02que se passe-t-il
00:24:03dans plein d'endroits
00:24:04cela recommence
00:24:05et le problème
00:24:06c'est qu'on a toujours
00:24:06la sensation
00:24:07que ce sont les délinquants
00:24:08et les criminels
00:24:09qui arrivent à avoir
00:24:09le fin mot de l'histoire
00:24:10et qui sont victorieux
00:24:11allez on marque une première pause
00:24:13dans ce punchline
00:24:13de ce samedi
00:24:14on a beaucoup
00:24:15beaucoup de sujets
00:24:16évoqués ensemble
00:24:17on sera proche de vous
00:24:18vous les français
00:24:19qui nous regardez si fidèlement
00:24:20avec vos préoccupations
00:24:22la hausse des carburants
00:24:23le pouvoir d'achat
00:24:24on sera dans une station service
00:24:26on sera avec un pêcheur
00:24:29on sera avec le représentant
00:24:30des chauffeurs de taxi
00:24:31que j'ai beaucoup aimé
00:24:32qui avait son franc-parler
00:24:33la semaine dernière
00:24:34et ça sera intéressant
00:24:35de les écouter
00:24:36tous les deux
00:24:37et on ouvrira le débat
00:24:38avec nos invités
00:24:39de ce samedi
00:24:40à tout de suite
00:24:40restez-nous fidèles
00:24:41mais vous l'êtes déjà
00:24:42à tout de suite
00:24:46allez 17h30
00:24:47nous poursuivrons
00:24:47nos échanges
00:24:48nos débats
00:24:49avec nos invités
00:24:50du jour
00:24:51et on va parler
00:24:51d'un sujet
00:24:52qui nous concerne tous
00:24:53le pouvoir d'achat
00:24:54la hausse du carburant
00:24:56et pour ouvrir le débat
00:24:57j'accueille avec beaucoup
00:24:58de plaisir
00:24:58David Lequintrec
00:24:59président de l'Union
00:25:01française des pêcheurs
00:25:02artisans
00:25:03merci David
00:25:03d'être avec nous
00:25:04je sais que vous avez
00:25:05beaucoup de choses
00:25:05à nous dire
00:25:06notamment après votre rencontre
00:25:07avec Catherine Chabot
00:25:08votre ministre de tutelle
00:25:10et puis j'accueille
00:25:11avec toujours beaucoup
00:25:11de plaisir
00:25:12Bilal Boimard
00:25:13représentant des taxis
00:25:14indépendants
00:25:15vous savez que
00:25:15ça a fait causer
00:25:17notre échange
00:25:17la semaine dernière
00:25:18votre franc parlé
00:25:19je me suis
00:25:20il faut absolument
00:25:20que je l'ai également
00:25:22en ce samedi
00:25:23que vous puissiez échanger
00:25:24d'ailleurs avec David
00:25:26et puis avec nos invités
00:25:28puisqu'on va parler
00:25:28de pouvoir d'achat
00:25:30on va parler de carburant
00:25:31mais avant
00:25:32d'ouvrir le débat
00:25:33on va aller sur le terrain
00:25:34c'est news au plus près
00:25:35de vous
00:25:36on va retrouver
00:25:36l'une de nos équipes
00:25:37dans le 15ème arrondissement
00:25:38dans une station
00:25:40service
00:25:40avec Sharon Kamara
00:25:41et Astrid Yalig
00:25:43Sharon Kamara
00:25:44le moins que l'on puisse dire
00:25:45hélas
00:25:46hélas
00:25:47ça ne baisse pas
00:25:52oui Thierry
00:25:53alors nous sommes bien
00:25:54dans le 15ème
00:25:55comme vous l'avez dit
00:25:55dans une station
00:25:56Total Energy
00:25:57vous le savez
00:25:57c'est l'une des sociétés
00:25:58qui a décidé
00:25:59de plafonner ses prix
00:26:00et cela se sent
00:26:01parce que comme vous pouvez
00:26:02le voir
00:26:03sur le panneau
00:26:04qui est juste derrière moi
00:26:05il y a déjà une pénurie
00:26:07de SP98
00:26:08et depuis que nous sommes arrivés
00:26:10nous avons rencontré
00:26:11Fabrice
00:26:12qui nous expliquait
00:26:12à ne pas être très inquiet
00:26:14par rapport à lui
00:26:15sa situation
00:26:16mais s'inquiéter
00:26:16pour les autres automobilistes
00:26:19bonjour Fabrice
00:26:19bonjour
00:26:20alors Fabrice
00:26:21vous m'expliquez
00:26:21que vous
00:26:21vous n'utilisez pas
00:26:24votre voiture tous les jours
00:26:24c'est bien ça
00:26:25non non
00:26:25moi je ne suis pas
00:26:25un gros rouleur
00:26:26moi j'ai la chance
00:26:27d'habiter Paris
00:26:28j'ai ma carte Navigo
00:26:28donc je prends le métro
00:26:30quasiment tous les jours
00:26:31ma voiture
00:26:32c'est uniquement pour le week-end
00:26:33donc c'est pour le fun
00:26:34donc on va dire
00:26:35que la pénurie d'essence
00:26:36oui ça m'embête
00:26:37mais pas plus que ça
00:26:38mais je me mets surtout
00:26:39à la place des gens
00:26:40qui sont des gros rouleurs
00:26:41qui utilisent leur voiture
00:26:42tous les jours
00:26:43et pour eux
00:26:44cette montée des prix
00:26:45c'est juste insupportable
00:26:47mais même si vous utilisez
00:26:48votre voiture
00:26:48uniquement le week-end
00:26:49est-ce que vous observez
00:26:50cette hausse
00:26:51parce qu'on parle
00:26:52de prix record
00:26:52peut-être pas ici
00:26:54dans cette station
00:26:54mais dans les autres stations
00:26:56où vous avez pu aller
00:26:57ces derniers jours
00:26:58précédemment
00:26:58j'ai fait un plein
00:26:59ça m'a coûté
00:27:00on va dire
00:27:0020% de plus
00:27:01que d'habitude
00:27:03bon
00:27:03je fais un plein
00:27:04tous les deux mois
00:27:05donc personnellement
00:27:06j'ai de la chance
00:27:06ça ne me pose pas
00:27:07trop de problèmes
00:27:08mais j'imagine
00:27:09les gens qui font des pleins
00:27:10très régulièrement
00:27:11une fois
00:27:11plusieurs fois par semaine
00:27:13pour eux
00:27:13c'est un gros budget
00:27:14mais est-ce qu'à long terme
00:27:16vous imaginez
00:27:16changer vos habitudes
00:27:17vous disiez que vous
00:27:18utilisez plus
00:27:19les transports en commun
00:27:20est-ce qu'à long terme
00:27:21vous pourriez par exemple
00:27:22utiliser uniquement
00:27:23les transports en commun
00:27:24et laisser votre voiture
00:27:25si les prix continuent
00:27:26à grimper de cette manière
00:27:27ah oui absolument
00:27:27surtout que j'ai la chance
00:27:29d'habiter Paris
00:27:29donc je pourrais prendre
00:27:31le métro
00:27:31même le week-end
00:27:32aucun souci
00:27:33alors merci Fabrice
00:27:34avec plaisir
00:27:35voilà Thierry
00:27:36une inquiétude
00:27:37qui grimpe
00:27:38même chez les personnes
00:27:39qui n'utilisent pas
00:27:39trop leur voiture
00:27:40au quotidien
00:27:42on ouvre le débat
00:27:45avec nos deux invités
00:27:46David Lequintrec
00:27:47président de l'Union Française
00:27:48des pêcheurs
00:27:49des artisans
00:27:50et Bilal Bouamard
00:27:51donc le représentant
00:27:52des taxis indépendants
00:27:53je commence avec vous
00:27:54David
00:27:55après votre réunion
00:27:56avec votre ministre
00:27:57donc vous avez décidé
00:27:58de lever les blocages
00:28:00mais ça ne veut pas dire
00:28:00que vous avez obtenu
00:28:01satisfaction
00:28:02il y a du mieux
00:28:03ou vous laissez
00:28:05un peu de chance
00:28:05à votre ministre
00:28:06Catherine Chabot
00:28:08alors bonjour à tout le monde
00:28:09et merci de me donner
00:28:10la parole
00:28:12alors moi je n'étais pas
00:28:13de ceux qui étaient
00:28:14invités
00:28:15avec la ministre
00:28:16ainsi que notre représentant
00:28:18du comité national
00:28:19monsieur Lunezette
00:28:20c'était les pêcheurs
00:28:21méditerranéens
00:28:22qui sont allés
00:28:23à cette réunion là
00:28:25donc moi j'estime
00:28:26qu'il en ressort
00:28:28rien du tout
00:28:29qu'est-ce qu'il en ressort
00:28:30juste un crédit
00:28:31pour les attentes
00:28:33des aides
00:28:34qui n'arrivent pas
00:28:34donc vous voyez
00:28:36pour moi
00:28:36ces solutions là
00:28:37sont d'une médiocrité
00:28:38sans nom
00:28:39il faut savoir
00:28:40que nous subissons
00:28:41crise gasoil
00:28:42sur crise gasoil
00:28:43depuis maintenant
00:28:43bien des années
00:28:45et moi ce que je dis peur
00:28:46c'est qu'on n'a toujours
00:28:47pas trouvé de solution
00:28:48pérenne
00:28:48pour justement
00:28:49nous éviter
00:28:50une fois de plus
00:28:51cette situation
00:28:52qui est critique
00:28:53envers nos entreprises
00:28:55tout simplement
00:28:55il faut savoir
00:28:56que le gasoil pêche
00:28:57c'est le sang
00:28:58de nos entreprises
00:28:59donc si le gasoil
00:29:01augmente
00:29:01comme il augmente
00:29:02maintenant
00:29:02de toute façon
00:29:03il faut bien se dire
00:29:03une chose
00:29:04c'est que d'ici
00:29:05une semaine
00:29:0515 jours
00:29:07les bateaux
00:29:08resteront à clé
00:29:08parce qu'ils ne pourront
00:29:09plus aller en mer
00:29:10ce sera à perte
00:29:11donc ça n'aura
00:29:12aucun intérêt
00:29:13nous ce qu'on avait demandé
00:29:15déjà dans nos revendications
00:29:16la dernière crise
00:29:17de gasoil
00:29:18il y a encore
00:29:18un an et demi
00:29:19deux ans
00:29:19on avait demandé
00:29:21avec l'UFPA
00:29:22qu'on puisse faire
00:29:23une micro-taxe
00:29:24sur le poisson d'importation
00:29:26et une micro-taxe
00:29:27sur les groupes pétroliers
00:29:29pour éviter justement
00:29:30qu'on rentre
00:29:32dans la même schématique
00:29:33à chaque fois
00:29:33c'est-à-dire
00:29:34demander des aides
00:29:35de l'argent public
00:29:36et compagnie
00:29:37donc nous
00:29:38on en aura le bol
00:29:39de ce schéma-là
00:29:41qu'on demande des aides
00:29:42et que c'est à chaque fois
00:29:43les mêmes qui payent
00:29:44alors qu'on aurait pu trouver
00:29:46ces solutions-là
00:29:47comme je vous le disais
00:29:47et les mettre en place
00:29:49tout simplement
00:29:50bon alors bien sûr
00:29:51c'est pas la faute
00:29:52de Catherine Chabot
00:29:53elle était pas dans
00:29:54les dernières crises
00:29:55gazoiles que nous avons eues
00:29:56mais bon
00:29:57on prend jamais assez
00:29:59comment dire
00:30:00de nos erreurs
00:30:01voilà
00:30:01et c'est ça que je reproche
00:30:02au gouvernement
00:30:04ainsi qu'au comité national
00:30:05des pêches
00:30:06qui lui
00:30:07normalement
00:30:07aurait dû faire accélérer
00:30:09un petit peu ces choses-là
00:30:10pour mettre en place
00:30:11des solutions pérennes
00:30:13ce qui veut dire David
00:30:14très concrètement
00:30:14que les barrages risquent
00:30:16fort de reprendre
00:30:17ces jours prochains
00:30:18quoi
00:30:18en quelque sorte
00:30:19alors les barrages
00:30:20risquent de reprendre
00:30:21je sais pas
00:30:22moi ce que je sais
00:30:23c'est que pour ma part
00:30:23ça fait des années
00:30:24que j'organise des mobilisations
00:30:26un petit peu partout
00:30:27à Rennes
00:30:28à Paris
00:30:29le 2 mai
00:30:30la dernière en date
00:30:32ce qu'il y a
00:30:33c'est que
00:30:34quand il s'agit
00:30:35d'aller sur les mobilisations
00:30:36il n'y a plus personne
00:30:37il n'y a plus personne
00:30:38moi ce que j'estime
00:30:39c'est qu'à l'instant T
00:30:41c'est tout le monde
00:30:42qui est impacté
00:30:45par la hausse du gasoil
00:30:46tout le monde
00:30:46est en train de pleurer
00:30:47dans son coin
00:30:48tout le monde fait
00:30:48des mobilisations
00:30:49dans son coin
00:30:50le gouvernement a bien compris
00:30:52que de toute façon
00:30:52tout le monde était divisé
00:30:54et c'est sur ça
00:30:55que le gouvernement joue
00:30:56donc moi j'estime
00:30:58que maintenant
00:30:58à l'heure actuelle
00:30:59c'est plus un corps de métier
00:31:00qu'il faut qu'il aille
00:31:02manifester
00:31:02ou faire des mobilisations
00:31:03c'est tous les français ensemble
00:31:05c'est tous les français ensemble
00:31:07dans la rue
00:31:08et pour qu'on tape du poing
00:31:09une bonne fois pour toutes
00:31:11et pour remettre un petit peu
00:31:13comment dirais-je
00:31:14le gouvernement
00:31:15dans une ligne
00:31:16dans une ligne
00:31:18qui sont en train de tenir
00:31:19et qui n'est plus possible
00:31:20pour les français
00:31:20tout simplement
00:31:21Bilal
00:31:22Bilal Boimard est avec nous
00:31:23il vous écoute
00:31:24je suppose qu'il partage
00:31:25la même opinion
00:31:26que s'est-il passé
00:31:27depuis une semaine
00:31:28nous nous sommes parlé
00:31:28Bilal
00:31:29même combat que David
00:31:30les choses n'ont pas
00:31:31beaucoup évolué
00:31:32je suppose évidemment pour vous
00:31:34tout à fait
00:31:35alors on attendait
00:31:36beaucoup de la réunion
00:31:38du président
00:31:39avec des représentants politiques
00:31:41et le directeur
00:31:42des énergies
00:31:43mais malheureusement
00:31:45une fois de plus
00:31:46l'organisation
00:31:47et la prise en compte
00:31:48des professionnels
00:31:49n'est pas à la hauteur
00:31:50par le gouvernement
00:31:51il faut une différenciation
00:31:53entre un particulier
00:31:54qui certes
00:31:55fait quelques kilomètres
00:31:56pour aller travailler
00:31:57et un professionnel
00:31:58taxi
00:31:59ou un marin pêcheur
00:32:00qui
00:32:01pour pouvoir travailler
00:32:02a besoin
00:32:03de carburant
00:32:04donc aujourd'hui
00:32:06on ne fait pas
00:32:07cette différence
00:32:07et c'est ça qui agace
00:32:09très sincèrement
00:32:10depuis une semaine
00:32:11on a eu beaucoup
00:32:12d'échanges sur
00:32:13des groupes de communication
00:32:14type Whatsapp
00:32:16ou autre
00:32:16avec des collègues taxis
00:32:17de toute la France
00:32:18des représentants syndicaux
00:32:19et la colère
00:32:20est en train de monter
00:32:21parce que
00:32:22comme vous l'avez
00:32:22bien décrit
00:32:23le prix est en train
00:32:25d'atteindre
00:32:26des records à la pompe
00:32:27on est à quasiment
00:32:283 euros du litre
00:32:29si on convertit ça
00:32:31en franc
00:32:31vous savez
00:32:32j'ai connu le franc
00:32:32c'est 20 francs
00:32:34le litre
00:32:34aujourd'hui
00:32:35je mets des pleins
00:32:36j'arrive même pas
00:32:37à mettre le plein
00:32:37avec 150 euros
00:32:39c'est comme si je mettais
00:32:401000 francs
00:32:41de gasoil
00:32:41donc vous voyez
00:32:42il y a un moment
00:32:43on se dit
00:32:44là c'est plus possible
00:32:45on est taxé
00:32:47après avoir travaillé
00:32:48avec des seuils
00:32:49qui sont très importants
00:32:50dans notre pays
00:32:50mais là
00:32:51on est déjà taxé
00:32:52avant d'avoir même travaillé
00:32:54et le gouvernement
00:32:55ne fait pas
00:32:56la différenciation
00:32:57et c'est ça
00:32:57qui nous
00:32:58aujourd'hui
00:32:58la colère monte
00:32:59parce qu'on ne tient pas compte
00:33:01des professionnels
00:33:02et surtout des professionnels
00:33:03qui ont besoin du carburant
00:33:05dont le carburant
00:33:06est le premier poste
00:33:08de charge
00:33:08d'exploitation
00:33:09on ne tient pas compte
00:33:11de ça
00:33:11pour leur facilité
00:33:12pour mettre des mécanismes
00:33:14en place
00:33:14de plafonnement
00:33:15c'est ce qu'on a demandé
00:33:16au gouvernement
00:33:17on a fait
00:33:18un courrier
00:33:19il y a deux jours
00:33:20de nouveau
00:33:22un nouveau courrier
00:33:22je dirais
00:33:23parce que vous imaginez
00:33:24que ce n'est pas le premier
00:33:25pour alerter sur la situation
00:33:27et demander des mesures
00:33:29rapides
00:33:30et efficaces
00:33:31mais malheureusement
00:33:32aucune mesure
00:33:33et je dis bien
00:33:34je pense que tout le monde
00:33:35aujourd'hui
00:33:36tous vos auditeurs
00:33:37tous vos téléspectateurs
00:33:38le comprennent
00:33:39un taxi
00:33:40ce n'est pas
00:33:41un simple citoyen
00:33:42il a besoin
00:33:43c'est la base
00:33:44le carburant pour lui
00:33:45et en face de ça
00:33:47toute la classe politique
00:33:48le ministère des transports
00:33:50le premier ministre
00:33:51enfin tout le monde
00:33:52même la caisse d'assurance maladie
00:33:53sachant qu'on transporte
00:33:54beaucoup de malades
00:33:55aucun
00:33:56n'a mis en place
00:33:58une mesure
00:33:58ne serait-ce pour
00:34:00nous enlever
00:34:01un centime
00:34:02du prix du litre
00:34:03donc vous voyez
00:34:03la colère monte
00:34:04Bilal
00:34:05justement
00:34:05parce que vous parlez de colère
00:34:06David Lequintreig disait
00:34:08il faut qu'il y ait
00:34:08davantage d'actions
00:34:09sans doute
00:34:10peut-être une unité d'actions
00:34:11entre différentes corporations
00:34:13est-ce que vous avez envisagé
00:34:14des choses
00:34:15de la sorte
00:34:16sachant que
00:34:16je n'oublie toujours pas
00:34:17qu'il y a des rumeurs
00:34:19évidemment
00:34:19sur des actions
00:34:20des gilets jaunes
00:34:21au mois d'octobre
00:34:22parce que vous
00:34:22dans votre corporation
00:34:23vous avez décidé
00:34:24de passer à l'action
00:34:25très prochainement
00:34:27il y a eu des bruits
00:34:27aussi qui ont couru
00:34:28est-ce que
00:34:29ça serait peut-être pas
00:34:30il ne s'agit pas
00:34:31de l'encourager
00:34:31ni quoi que ce soit
00:34:32mais je rebondis
00:34:33sur les propos
00:34:33de David Lequintrec
00:34:34qui est une mobilisation
00:34:35de tous les secteurs
00:34:36impactés
00:34:38très sincèrement
00:34:39beaucoup de nos collègues
00:34:40aujourd'hui
00:34:41viennent auprès de nous
00:34:42au syndicat
00:34:43représentant d'asselon
00:34:44pour demander des mouvements
00:34:45et des actions
00:34:46on a même
00:34:47et c'est dramatique
00:34:48je dirais
00:34:48il y a des mouvements
00:34:49entre guillemets
00:34:50clandestins
00:34:51hors organisation syndicale
00:34:54qui sont en train
00:34:55de se mettre en place
00:34:55nous on craint le pire
00:34:57on ne veut pas
00:34:57en arriver là
00:34:58comme vous l'avez dit
00:34:59notre but
00:34:59c'est de travailler
00:35:00c'est de ne pas empêcher
00:35:01les gens d'aller travailler
00:35:02on est bien
00:35:03dans une démarche
00:35:05citoyenne
00:35:06de dialogue
00:35:07de compréhension
00:35:08d'organisation
00:35:10structurelle
00:35:10pour notre pays
00:35:11parce que
00:35:11comme je le dis souvent
00:35:12nous on veut que les entreprises
00:35:14travaillent
00:35:14on veut que les entreprises
00:35:15produisent de la richesse
00:35:16pour faire tourner l'économie
00:35:18de notre pays
00:35:18mais
00:35:20à un moment donné
00:35:21comme les citoyens
00:35:23les îles jaunes
00:35:24les marins pêcheurs
00:35:25les routiers
00:35:26tout le monde
00:35:26commence à se dire
00:35:27peut-être qu'en vérité
00:35:29la seule solution
00:35:30c'est de retourner dans la rue
00:35:31et de faire un nouveau mouvement
00:35:33mais beaucoup
00:35:34et c'est là
00:35:35moi je suis un peu inquiet
00:35:37pour notre pays
00:35:37très sincèrement
00:35:39parce que les gens se disent
00:35:41malheureusement
00:35:41il n'y a que la rue
00:35:43il n'y a que les mouvements
00:35:45radicaux
00:35:45et violents
00:35:46et c'est ça le pire
00:35:48les gens nous disent
00:35:48il faut aller
00:35:49dans les mouvements violents
00:35:50donc nous on est
00:35:51un petit peu des canaliseurs
00:35:52on est des gens responsables
00:35:54on va dans les ministères
00:35:56on discute
00:35:56on essaye
00:35:57mais à un moment
00:35:58les gens ils vont nous pousser
00:35:59ils vont me dire
00:36:00pousse-toi Bilal
00:36:01t'as pas compris
00:36:02en fait
00:36:02il faut être radical
00:36:04ça marche plus le dialogue
00:36:05ça marche plus les négociations
00:36:06ça marche plus les réunions
00:36:08et là malheureusement
00:36:09on pourra retenir personne
00:36:11et si
00:36:11et ça ce sera dramatique
00:36:13pour les rues françaises
00:36:14si les citoyens
00:36:16et les professionnels
00:36:17s'associent
00:36:18pour faire un mouvement
00:36:18de protestation
00:36:19on n'est pas à l'abri
00:36:21de nouveaux
00:36:22voilà
00:36:22de nouveaux reportages
00:36:24avec une fois de plus
00:36:25la France
00:36:25avec des mouvements
00:36:27avec des flammes
00:36:28avec des CRS
00:36:29avec de la casse
00:36:30ce qui n'arrangera pas
00:36:31notre image
00:36:32ce qui n'arrangera pas
00:36:33l'attractivité touristique
00:36:35de la France
00:36:35et ce sera une fois de plus
00:36:36dramatique
00:36:37donc pour nous la solution
00:36:38c'est une réaction immédiate
00:36:40en particulier
00:36:41pour tous les professionnels français
00:36:43qui vivent
00:36:43et qui ont besoin
00:36:44du gasoil
00:36:45et des carburants
00:36:46pour travailler
00:36:47Merci à tous les deux
00:36:49Bilal Boimard
00:36:50le représentant
00:36:51des taxis indépendants
00:36:52et David Le Quintrec
00:36:53président de l'Union française
00:36:54des pêcheurs artisans
00:36:55vous aussi
00:36:55David peut-être
00:36:56dernière question
00:36:56vous avez peur vous aussi
00:36:57de vous faire déborder
00:36:58par la base
00:36:59peut-être aussi
00:37:01Moi je ne suis peut-être
00:37:02pas trop d'accord
00:37:02avec M. Bilal
00:37:04vers la fin
00:37:05parce que ce qu'il y a
00:37:06c'est que parler
00:37:08discuter
00:37:08des réunions
00:37:09des concertations
00:37:10on en fait depuis des années
00:37:12et il n'y a rien
00:37:12qui bouge
00:37:14au contraire
00:37:15on continue
00:37:15d'infliger
00:37:18de racketter
00:37:19les français
00:37:20avec le gasoil
00:37:21donc au bout d'un moment
00:37:22je pense qu'il faut dire
00:37:22merde tout simplement
00:37:23au gouvernement
00:37:24et faire des mobilisations
00:37:26Dieu sait que j'en ai fait
00:37:27que j'en ai organisé
00:37:28et à chaque fois
00:37:29c'est peut-être pacifique
00:37:30malgré qu'à chaque fois
00:37:32tout le monde avait
00:37:32un petit peu peur
00:37:33des marins pêcheurs
00:37:34mais non non non
00:37:34on est capable
00:37:35d'aller dans la rue
00:37:36et bien se tenir
00:37:37les français en sont conscience
00:37:38et je pense que
00:37:39plus on sera nombreux
00:37:40et des millions de français
00:37:41dans la rue
00:37:42là on pourra peut-être
00:37:43faire quelque chose
00:37:43avec ce gouvernement
00:37:44de toute façon
00:37:45ce gouvernement-là
00:37:46il ne va plus rester en place
00:37:47plus il va rester longtemps
00:37:48et plus il va continuer
00:37:49à faire du tort aux français
00:37:50donc moi j'estime que maintenant
00:37:52tout le monde doit aller dans la rue
00:37:53et je ne parle pas
00:37:54d'aller casser
00:37:54ni mettre le feu
00:37:55ou quoi que ce soit
00:37:56je parle juste d'être
00:37:56des millions dans la rue
00:37:57et ça
00:37:59on arrivera à faire plier
00:38:00ce gouvernement-là
00:38:01on ne peut plus continuer
00:38:01avec ce gouvernement-là
00:38:02c'est plus possible
00:38:03maintenant moi ce que je demande
00:38:05c'est que tous les français
00:38:05sortent de leur léthargie
00:38:07et comprennent
00:38:08ce qui est en train
00:38:08de se passer
00:38:09parce que plus on va attendre
00:38:10et plus ça va se durcir
00:38:11pour nous
00:38:12voilà
00:38:12il faut savoir aussi
00:38:13que moi
00:38:13je parle de mon camp
00:38:15le gasoil a tellement augmenté
00:38:17malgré les aides
00:38:18les aides ne suffisent plus
00:38:19on est obligé maintenant
00:38:20d'aller beaucoup plus proche
00:38:21des côtes
00:38:22parce qu'on ne peut plus
00:38:23accéder à nos zones plus larges
00:38:24ça fait que du coup
00:38:25les bateaux font exactement
00:38:26la même chose
00:38:27et ça appauvrit
00:38:28ça appauvrit nos zones
00:38:30ça appauvrit la ressource
00:38:31tout simplement
00:38:32donc vous voyez
00:38:33nous dans pas longtemps
00:38:34on aura encore
00:38:35la double peine
00:38:36tout simplement
00:38:37parce qu'on est en train
00:38:38d'épuiser la ressource
00:38:39sur les zones côtières
00:38:41alors que normalement
00:38:41on devrait aller
00:38:42beaucoup plus au large
00:38:43donc vous voyez
00:38:44au bout d'un moment
00:38:45on ne pourra plus tenir
00:38:46de toute façon
00:38:47et la colère
00:38:48elle est là
00:38:48on la mesure
00:38:49merci David Le Catrec
00:38:51c'était important
00:38:52d'instaurer ce dialogue
00:38:53entre vous
00:38:54on voit une petite nuance
00:38:55d'approche
00:38:56entre vous
00:38:57représentant de l'Union française
00:38:58des pêcheurs artisans
00:38:59et Bilal Boimard
00:39:01représentant des taxis indépendants
00:39:03on voit cette colère
00:39:04c'est important
00:39:05de donner l'apport
00:39:05à toutes ces corporations
00:39:06parce que voilà
00:39:07c'est ça la réalité
00:39:09en réalité
00:39:10ils disent la même chose
00:39:11c'est-à-dire que
00:39:12les marins pêcheurs
00:39:14quand vous ramenez
00:39:15à la fin du mois
00:39:16200 euros de salaire
00:39:18c'est pas possible
00:39:19vous laissez le bateau
00:39:20ça sert à rien
00:39:21vous avez besoin
00:39:22d'être soutenus
00:39:23les taxis
00:39:24ils savent que
00:39:24la priorité des français
00:39:26aujourd'hui
00:39:26ça ne sera pas
00:39:27de soutenir les taxis
00:39:28parce que la priorité
00:39:29des français
00:39:30c'est de pouvoir rouler
00:39:30aujourd'hui
00:39:31il faut bien
00:39:32prendre conscience
00:39:33que si le pétrole arrive
00:39:35le carburant arrive
00:39:36à 3 euros
00:39:36mais plus personne
00:39:38je veux dire
00:39:38ça va être très compliqué
00:39:39ça devient
00:39:40c'est terrible
00:39:41parce que ça devient
00:39:42presque un produit de luxe
00:39:43c'est insupportable
00:39:44de se dire
00:39:44je ne peux plus
00:39:45acheter mon essence
00:39:46je suis déclassé
00:39:48je ne peux pas
00:39:49mettre mon plein
00:39:50je ne vais pas aller travailler
00:39:52et si je ne vais pas travailler
00:39:53parce que je ne peux pas
00:39:54mettre de l'essence
00:39:54parce que les gens habitent
00:39:55parfois très loin
00:39:56je ne sais pas
00:39:57d'une administration
00:39:58d'une mairie
00:39:59dans laquelle ils travaillent
00:40:00comment ça fait tourner
00:40:01le pays
00:40:02le pays est en danger
00:40:04de ne plus pouvoir tourner
00:40:06et aujourd'hui
00:40:07si le gouvernement
00:40:08ne prend pas conscience
00:40:09de ça
00:40:10continue à dire
00:40:11c'est la faute de l'étranger
00:40:12on ne peut rien faire
00:40:13on ne va pas baisser
00:40:14ça va nous coûter trop cher
00:40:15c'est vrai
00:40:16c'est vrai que
00:40:16baisser de 10 centimes
00:40:18à la pompe
00:40:19c'est plusieurs milliards
00:40:20c'est 4 à 5 milliards
00:40:21qu'on n'a pas
00:40:21de toute façon
00:40:22on n'a pas l'argent
00:40:23on ne les a pas provisionnés
00:40:25mais ce n'est pas possible
00:40:26de tenir aujourd'hui
00:40:27ce discours
00:40:27les gens se sentent
00:40:28je veux dire
00:40:29vraiment le sentiment
00:40:30de déclassement
00:40:31de ne plus pouvoir mettre
00:40:32de ne plus pouvoir faire avancer
00:40:34son véhicule
00:40:34c'est terrible
00:40:35le monsieur qu'on a entendu
00:40:36à la pompe à Paris
00:40:36ce n'est pas le même problème
00:40:38en plus il est vide à Paris
00:40:40lui il pourra
00:40:40lui il pourra tourner
00:40:42il pourra quand même
00:40:43aller au boulot
00:40:43rapidement Fabrice
00:40:44j'ai quand même une question
00:40:46il me semble
00:40:47que les taxes
00:40:47sont calculées
00:40:48en pourcentage
00:40:50du prix
00:40:51d'un produit
00:40:53on dit
00:40:53on ne peut pas réduire
00:40:54les taxes
00:40:55mais excusez-moi
00:40:55quand l'essence
00:40:56elle augmente
00:40:56de façon conséquente
00:40:58et que le pourcentage
00:40:59de taxes
00:40:59même s'il reste constant
00:41:01rapporte en valeur absolue
00:41:02beaucoup plus
00:41:03il y a un moment donné
00:41:04où c'était des recettes
00:41:04qui n'étaient peut-être
00:41:05pas prévues
00:41:05donc je ne comprends pas
00:41:07cette idée
00:41:07qu'on ne puisse pas maintenir
00:41:08si on avait un prévisionnel
00:41:10de taxes
00:41:10puisque un budget
00:41:11se fait sur un prévisionnel
00:41:12on avait un prévisionnel
00:41:13de taxes en valeur absolue
00:41:14à temps
00:41:14pourquoi on ne se limite
00:41:16pas à ce prévisionnel
00:41:16en valeur absolue
00:41:17c'est 30 milliards
00:41:19c'est la quatrième
00:41:19recette fiscale
00:41:21ça ressemble quand même
00:41:22à un effet d'aubeil
00:41:23ça ressemble quand même
00:41:24à un effet d'aubeil
00:41:25c'est important de donner
00:41:25la parole à ces professionnels
00:41:26et on voit que la colère gronde
00:41:28et ça pourrait se traduire
00:41:29par des
00:41:30et la désespérance aussi
00:41:31à nous sommes
00:41:32avec Sean Skull
00:41:33même si on est sur la chaîne
00:41:35d'enquête d'esprit
00:41:35il n'y a plus Jésus
00:41:36qui peut se transporter
00:41:37de faire un poisson
00:41:38tout un vent
00:41:40voilà
00:41:40la petite intervention
00:41:41est toujours
00:41:42la part historique
00:41:44de notre ami
00:41:44mais c'est important également
00:41:45vu que je n'ai pas de solution
00:41:46sur les taxes
00:41:47c'est pour ça
00:41:48que je ne vous ai pas interrogé
00:41:49la seule solution
00:41:50pour le gouvernement
00:41:51c'est une solution
00:41:52miraculeuse
00:41:53on est d'accord
00:41:54mais malheureusement
00:41:55les français
00:41:55pensent à l'intérêt général
00:41:56plutôt qu'à l'intérêt individuel
00:41:58et aux élections
00:41:59allez
00:41:59nous sommes avec
00:42:00Sean Skull
00:42:01très rapidement
00:42:02analyste international
00:42:03et spécialiste des Etats-Unis
00:42:04au millénaire
00:42:05merci Sean Skull
00:42:06d'être avec nous
00:42:07très rapidement
00:42:07je voudrais qu'on revienne
00:42:09sur cette information
00:42:09Donald Trump
00:42:10qui assure avoir obtenu
00:42:11un contrôle permanent
00:42:12sur la sécurité
00:42:12du Groenland
00:42:13selon le président américain
00:42:15cette décision empêchera
00:42:16aux adversaires des Etats-Unis
00:42:17la Chine est là aussi
00:42:18de s'y installer
00:42:19pourquoi le Groenland
00:42:21est-il si stratégique
00:42:22pour les Etats-Unis
00:42:23mon cher Sean
00:42:27déjà il reste à voir
00:42:30le contenu exact
00:42:31de cet accord
00:42:33annoncé par Donald Trump
00:42:35cette nuit
00:42:35qui va être signé
00:42:36la semaine prochaine
00:42:38à l'Assemblée des Nations Unies
00:42:40à New York
00:42:41en fait
00:42:42on a un peu deux lectures
00:42:43on a d'un côté
00:42:44Trump qui vend
00:42:46cette victoire
00:42:48cela comme une victoire américaine
00:42:50qui est donc sécuritaire
00:42:52d'un côté
00:42:52le Danemark
00:42:53qui vend ça
00:42:53plutôt comme un bon accord
00:42:55pour l'OTAN
00:42:56et en fait
00:42:57cet accord
00:42:59il est important
00:43:00pour Donald Trump
00:43:01et elle incarne
00:43:02une victoire
00:43:02dans la mesure
00:43:03où d'abord
00:43:04c'est une victoire juridique
00:43:05donc l'influence américaine
00:43:06au Groenland
00:43:07elle est aujourd'hui formalisée
00:43:08par cet nouvel accord
00:43:09qui est encore plus avantageux
00:43:11pour Washington
00:43:11que l'accord initial
00:43:12de 1951
00:43:13l'Amérique pourra accroître
00:43:15et maintenir
00:43:16sa présence militaire
00:43:17ainsi que contrôler
00:43:18les survols
00:43:19même si le Groenland
00:43:20devient une nation indépendante
00:43:22ensuite il y a
00:43:22le deuxième volet
00:43:23l'accord
00:43:24est une victoire idéologique
00:43:26pour Trump
00:43:27en fait
00:43:27qui poursuit sa logique
00:43:28de la doctrine
00:43:30d'Honro
00:43:30donc on l'avait déjà venu
00:43:31avec l'intervention
00:43:32au Venezuela
00:43:33pour exfiltrer
00:43:35Maduro
00:43:36c'est en gros
00:43:37Donald Trump
00:43:39à soi
00:43:39sa suprématie
00:43:41ou la suprématie
00:43:41de Washington
00:43:42sur l'hémisphère américain
00:43:43et cet accord
00:43:44en fait
00:43:45ou cet nouvel accord
00:43:46interdit formellement
00:43:47aux pays
00:43:47qui ne font pas partie
00:43:48de l'OTAN
00:43:48donc là derrière
00:43:50cette formulation
00:43:51c'est la Chine
00:43:52et la Russie
00:43:52qui sont visées
00:43:53d'y établir
00:43:54une présence militaire
00:43:55mais également
00:43:55de réaliser
00:43:56des investissements
00:43:58massifs
00:43:58sur l'île
00:43:59qui pourraient
00:44:00menacer la sécurité
00:44:01des Etats-Unis
00:44:01et surtout
00:44:02cet accord
00:44:03stipule également
00:44:04qu'aucun pays
00:44:06qui est hostile
00:44:07aux Etats-Unis
00:44:07ne pourrait exercer
00:44:09une quelconque influence
00:44:10sur le Groenland
00:44:11sans l'accord écrit
00:44:12des Etats-Unis
00:44:13au préalable
00:44:14et en fait
00:44:15ensuite il y a
00:44:15le dernier volet
00:44:16c'est certes
00:44:17Trump avait fait
00:44:18la promesse
00:44:19de faire du Groenland
00:44:20un 51ème état
00:44:22et là on voit
00:44:23en fait
00:44:23que c'est la stratégie
00:44:24de Donald Trump
00:44:25qui fonctionne
00:44:26c'est sa stratégie
00:44:27sa fameuse stratégie
00:44:28maximaliste
00:44:29qui est celle
00:44:30de négocier haut
00:44:32pour ensuite
00:44:33récolter des résultats
00:44:35au rabais
00:44:35et sortir vainqueur
00:44:37avec des concessions
00:44:39danoises
00:44:39qui sont objectivement
00:44:40favorables
00:44:41pour Donald Trump
00:44:42au Groenland
00:44:43Merci Sean Skull
00:44:44et je rappelle quand même
00:44:45que Trump avait provoqué
00:44:46une vive réaction
00:44:47en Europe
00:44:48lorsqu'il avait décidé
00:44:49de rattacher
00:44:50tout simplement
00:44:50le Groenland
00:44:51ça n'avait pas plu
00:44:52aux Européens
00:44:53merci pour cette analyse
00:44:53on va marquer
00:44:54une première pause
00:44:55c'est la mi-temps
00:44:56quasiment
00:44:57de ce Punch Shine
00:44:57week-end
00:44:58on parlera politique
00:44:59à partir des 18h
00:45:01on reviendra également
00:45:02sur l'affaire
00:45:02Sapin France Inter
00:45:04parce que c'est la grosse
00:45:05information également
00:45:06du jour
00:45:07et on sera avec Thierry Sausset
00:45:08qu'on ne présente plus
00:45:0840 ans d'expérience
00:45:10dans la politique
00:45:11il est conseillé
00:45:11à un grand nombre
00:45:13d'hommes politiques
00:45:13et tiens donc
00:45:14il va nous parler
00:45:15de Sébastien Lecornu
00:45:17la course à l'Élysée
00:45:18l'étonnant
00:45:18monsieur Lecornu
00:45:19en embuscade
00:45:20je ne savais pas
00:45:21jusqu'à présent
00:45:21il n'est pas candidat
00:45:23monsieur Lecornu
00:45:24ou ça ne m'a pas échappé
00:45:25il n'est pas candidat
00:45:26on est d'accord
00:45:27c'est pas officiel
00:45:28mais on posera la question
00:45:29à Thierry Sausset
00:45:30qui aura la réponse
00:45:31il nous dira pourquoi
00:45:32en tant que communicant
00:45:33allez restez avec nous
00:45:35pas que le communicant
00:45:35oui
00:45:36on va voir ça
00:45:37on a beaucoup de choses
00:45:38à évoquer ensemble
00:45:39et c'est nous fidèles
00:45:40à tout de suite
00:45:44et il est presque 18h
00:45:46merci de nous accueillir
00:45:47prenez place
00:45:47c'est déjà la deuxième partie
00:45:49de ce punchline
00:45:50de ce samedi
00:45:51je vous représente l'équipe
00:45:51qui m'accompagne
00:45:52dans quelques instants
00:45:53mais on commence
00:45:54comme d'habitude
00:45:54cette deuxième heure
00:45:55par un tour 360
00:45:57de l'information
00:45:58avec Sandra Chumbo
00:45:59que je re-salue
00:45:59bonsoir Sandra
00:46:03bonsoir Thierry
00:46:04bonsoir à tous
00:46:05la dette publique
00:46:05de la France
00:46:06va grimper
00:46:07jusqu'à 121,7%
00:46:09du PIB
00:46:10en 2027
00:46:11le ministère
00:46:12de l'économie
00:46:13et des finances
00:46:13a annoncé ce samedi
00:46:14des niveaux records
00:46:15et la conséquence
00:46:17d'un déficit
00:46:17qui demeure élevé
00:46:18Bercy a soumis
00:46:19dans la nuit
00:46:20les textes budgétaires
00:46:21pour 2027
00:46:22au conseil
00:46:23des finances publiques
00:46:23qui doit se prononcer
00:46:25sur la crédibilité
00:46:26des trajectoires
00:46:27macroéconomiques
00:46:28à la EO Pays-Bas
00:46:29des échauffouris
00:46:30ont posé
00:46:30ce samedi
00:46:31la police
00:46:32anti-émeute
00:46:33à quelques 500
00:46:35manifestants
00:46:35extrémistes
00:46:36de droite
00:46:37qui ont scandé
00:46:38des slogans
00:46:39antisémites
00:46:39et ont lancé
00:46:40des engins pyrotechniques
00:46:41sur les forces
00:46:42de l'ordre
00:46:42les émeutiers
00:46:43ont été dispersés
00:46:44après l'interdiction
00:46:45d'une marche prévue
00:46:46le ministre néerlandais
00:46:47de la justice
00:46:48a demandé une réponse
00:46:49ferme
00:46:49après l'annonce
00:46:50de plusieurs arrestations
00:46:52la Russie
00:46:53a dénoncé
00:46:53de puissantes cyberattaques
00:46:55au deuxième jour
00:46:55des élections législatives
00:46:56qui devraient être remportées
00:46:58sans surprise
00:46:58par le parti Russie-Uni
00:47:00de Vladimir Poutine
00:47:01à Moscou
00:47:02les électeurs
00:47:02peuvent voter en ligne
00:47:03comme dans une trentaine
00:47:04d'autres régions russes
00:47:05le système électoral
00:47:06a subi une cyberattaque
00:47:07toute la nuit
00:47:08la situation
00:47:09est désormais sous contrôle
00:47:10et puis on termine
00:47:12avec notre plus légère
00:47:13avec cette tradition
00:47:14en Allemagne
00:47:14regardez cette ruée
00:47:15des festivaliers
00:47:16pour le coup d'envoi
00:47:17aujourd'hui
00:47:18de la fête de la bière
00:47:19à Munich
00:47:19c'est la plus célèbre du pays
00:47:21chaque année
00:47:21plus de 6 millions
00:47:22de visiteurs
00:47:23participent à cet événement
00:47:24de deux semaines
00:47:25dans la capitale bavaroise
00:47:28et oui
00:47:29c'est un rendez-vous incontournable
00:47:30c'est le moins
00:47:31qu'elle en puisse dire
00:47:32ça croit après la bière
00:47:33et oui
00:47:33merci
00:47:34on ne se croit pas après
00:47:36allez je vous présente
00:47:37l'équipe qui m'entoure
00:47:38Caroline Pilas
00:47:39c'est toujours présent
00:47:40Fabrice Aikoun aussi
00:47:41toujours présent
00:47:42Olivier Benkeemoun
00:47:43aussi
00:47:44à nos classes
00:47:45nous a quittés
00:47:45mais
00:47:46il est remplacé
00:47:47par Thierry Sausset
00:47:47expert en communication
00:47:48bonsoir mon cher Thierry
00:47:50bonsoir Thierry
00:47:50on va parler de votre
00:47:51dernier ouvrage
00:47:52sorti le 15
00:47:53de ce mois
00:47:54en numérique
00:47:54en numérique
00:47:55sur toutes les plateformes
00:47:57que j'ai lues
00:47:58avec une grande attention
00:47:59et je ne savais pas
00:48:01que monsieur Lecornu
00:48:02alors ça m'a échappé
00:48:03j'ai posé la question
00:48:04à Olivier Benkeemoun
00:48:05qui est un spécialiste politique
00:48:06était potentiellement candidat
00:48:07mais on en parlera
00:48:08il ne l'est pas
00:48:09non bien sûr
00:48:10c'est une fiction
00:48:11bien sûr
00:48:11c'est pas forcément
00:48:13une fiction
00:48:13mais de toute façon
00:48:14je pense qu'il a 40 ans
00:48:16et que même si
00:48:17il ne joue pas un rôle
00:48:19dans l'élection présidentielle
00:48:20comme il a réussi
00:48:21à créer un style
00:48:22dont on va sans doute
00:48:23très originale
00:48:24dont on va parler
00:48:25il faudra le suivre
00:48:26je rappelle votre livre
00:48:27on va peut-être le montrer
00:48:28quand même
00:48:28la course à l'Elysée
00:48:29l'étonnant
00:48:30monsieur Lecornu
00:48:31en embuscade
00:48:32voilà
00:48:32sorti le 15 septembre
00:48:34chez Saint-Simon
00:48:36mais on va prendre le tour
00:48:37d'en parler
00:48:38puis votre regard
00:48:39également sur le début
00:48:40de cette campagne
00:48:40m'intéresse aussi
00:48:41il y a un 40 ans d'expérience
00:48:42je le disais
00:48:42j'en parle beaucoup
00:48:42dans le livre
00:48:43mais oui
00:48:43évidemment
00:48:44donc on a beaucoup
00:48:45de questions à vous poser
00:48:46Olivier Minko
00:48:46nous aurons également
00:48:47des questions à vous poser
00:48:48mais on va saluer
00:48:49Michel Goldstein
00:48:50ça devient à Feuilleton
00:48:52mon cher Michel Goldstein
00:48:53journaliste
00:48:53ancien rédacteur en chef
00:48:54à France Tévision
00:48:56je vous avais dit
00:48:57qu'on allait se reparler
00:48:58Michel
00:48:59ah Thierry oui
00:49:00on était là
00:49:01la semaine dernière
00:49:02on s'est dit
00:49:02le feuilleton n'est pas fini
00:49:04on aurait dû même parier
00:49:05parce que je vous avais dit
00:49:07que la chronique
00:49:08de Charles Sapin
00:49:09n'allait pas durer
00:49:10plus de trois semaines
00:49:10un mois allez
00:49:11et vous voyez
00:49:12ben oui vous êtes un spécialiste
00:49:14un ex du service public
00:49:16donc vous connaissez ça
00:49:17par cœur
00:49:17évidemment
00:49:18le rebondissement
00:49:20on l'a évoqué
00:49:21en toute première partie
00:49:22c'est Charles Sapin lui-même
00:49:23qui a annoncé
00:49:24sur les réseaux sociaux
00:49:25eh bien
00:49:26qu'il arrêtait sa chronique
00:49:28qui durait moins de trois minutes
00:49:29c'était le dimanche
00:49:30il en a fait deux
00:49:33donc voilà
00:49:33ça n'a pas duré
00:49:34plus longtemps que cela
00:49:35mais on va voir tout cela
00:49:36avec les réactions
00:49:37c'est Sarah Fenzer
00:49:39qui nous raconte
00:49:40ce énième épisode
00:49:42de ce feuilleton
00:49:43Sapin Inter
00:49:44mais on peut le dire
00:49:45sur les syndicats
00:49:46qui ont remporté la victoire
00:49:47il devait être
00:49:49l'une des voix
00:49:50du pluralisme
00:49:51sur France Inter
00:49:51deux éditos plus tard
00:49:53Charles Sapin
00:49:54renonce à l'antenne
00:49:55épilogue d'un bras de fer
00:49:57commencé le 26 août dernier
00:49:59lorsque Céline Pigalle
00:50:01recrute le directeur adjoint
00:50:02de Valeurs Actuelles
00:50:04chaque dimanche matin
00:50:05Charles Sapin
00:50:06doit livrer son billet politique
00:50:08mais à peine arrivé
00:50:09la contestation éclate
00:50:11le 2 septembre
00:50:12les salariés réclament
00:50:13le retrait de sa chronique
00:50:14et votent un principe de grève
00:50:168 jours plus tard
00:50:17la directrice de France Inter
00:50:19défend à nouveau son choix
00:50:20pour ce qui concerne
00:50:22l'édito politique
00:50:23j'ai pensé à Charles Sapin
00:50:24qui est un journaliste
00:50:26qualifié
00:50:26sérieux
00:50:27responsable
00:50:29apprécié de ses pairs
00:50:30mais la fronde
00:50:31gagne l'antenne
00:50:32les 13 et 14 septembre
00:50:34deux jours de grève
00:50:34perturbent Radio France
00:50:36la chronique de Charles Sapin
00:50:38ne sera pas diffusée
00:50:39face au blocage
00:50:40le 17 septembre
00:50:41France Inter
00:50:42tente alors un compromis
00:50:43plus d'éditos
00:50:45mais un débat contradictoire
00:50:46ce que Charles Sapin refuse
00:50:48ce samedi sur X
00:50:49il sort pour la première fois
00:50:51du silence
00:50:52je regrette que la direction
00:50:53de Radio France
00:50:54face à cette dérive
00:50:55ait décidé d'ainsi
00:50:56rendre les armes
00:50:57face à ces syndicats
00:50:58et artistes
00:50:58qui démontrent une fois de plus
00:51:00l'ampleur de leur ouverture
00:51:01d'esprit
00:51:01et leur sérénité
00:51:02face à l'idée
00:51:03de souffrir
00:51:040,025%
00:51:05de temps d'antenne
00:51:06dissonant
00:51:07deux éditos seulement
00:51:08auront été diffusés
00:51:09le troisième
00:51:10n'arrivera jamais
00:51:11à l'antenne
00:51:12puisqu'après trois semaines
00:51:13de bras de fer
00:51:14Charles Sapin
00:51:15referme lui-même
00:51:16la porte de France Inter
00:51:19bon Michel
00:51:20Michel Goldstein
00:51:21heureusement que j'ai pas parié
00:51:22avec vous
00:51:23mais je parie jamais
00:51:24d'ailleurs
00:51:24de toute façon
00:51:24dès que je parie
00:51:25je perds
00:51:26mais sans surprise
00:51:27sur les syndicats
00:51:27on n'a pas de doute
00:51:29on voit bien
00:51:29qui dirige
00:51:30et j'imagine
00:51:31la tête de monsieur
00:51:32Aloncle
00:51:32qui avait raison
00:51:34en fait
00:51:36oui tout à fait
00:51:37ça donne raison
00:51:37à Charles Aloncle
00:51:38et à la commission
00:51:39sur le visuel
00:51:40une fois de plus
00:51:42les syndicats
00:51:43ont gagné
00:51:44et ils ont gagné
00:51:45très rapidement
00:51:45en trois semaines
00:51:46mais ce qui est frappant
00:51:47quand même
00:51:47c'est que
00:51:48Sibyl Veil
00:51:49et Céline Pigalle
00:51:51renient leurs promesses
00:51:53elles avaient quand même
00:51:54pris des engagements
00:51:55donc ça veut dire
00:51:56qui dirige
00:51:58le service public
00:51:58qui dirige
00:51:59Radio France
00:52:00c'est ça
00:52:01qui pose question
00:52:02et surtout
00:52:03alors là
00:52:04c'est la deuxième chose
00:52:05l'État
00:52:07il ne faut pas oublier
00:52:08que Radio France
00:52:09est sous la tutelle
00:52:11de l'État
00:52:11on n'a pas entendu
00:52:13la ministre de la Culture
00:52:14alors qu'elle aurait pu
00:52:15intervenir
00:52:16parce qu'elle est quand même
00:52:17garante du pluralisme
00:52:18sur le service public
00:52:20donc pourquoi
00:52:22l'État
00:52:23n'intervient pas
00:52:24c'est pas nouveau
00:52:25puisque
00:52:25on peut dire
00:52:26que maintenant
00:52:27depuis quelques années
00:52:28l'État
00:52:29a abandonné
00:52:30le service public
00:52:31voilà
00:52:32et abandonné
00:52:33ou bien complice
00:52:34parce que
00:52:35on peut se poser
00:52:37la question
00:52:37de savoir
00:52:38pourquoi
00:52:39l'État
00:52:40n'intervient pas
00:52:42ce qui est de dingue
00:52:43Michel
00:52:44c'est que la semaine dernière
00:52:45nous étions ensemble
00:52:46je faisais référence
00:52:47à une mobilisation
00:52:48devant la maison ronde
00:52:49force est de constater
00:52:50qu'on avait envoyé
00:52:50une caméra sur place
00:52:51on ne peut pas dire
00:52:52qu'il y avait 3000 personnes
00:52:54mobilisées
00:52:54loin de là
00:52:55loin de là
00:52:55il y avait
00:52:57pardonnez-moi
00:52:58très peu de monde
00:52:59et mine de rien
00:53:00ce sont les syndicats
00:53:01qui ont remporté
00:53:03exactement
00:53:04c'est une poignée
00:53:05une poignée
00:53:06de syndicats
00:53:07qui ont réussi
00:53:08à faire basculer
00:53:09une décision
00:53:11de la direction
00:53:11c'est ça qui est scandaleux
00:53:13alors moi
00:53:14ce qui m'interpelle
00:53:15c'est que
00:53:16on sait très bien
00:53:17que derrière
00:53:17il y a quand même
00:53:19LFI
00:53:20il y a
00:53:21Jean-Luc Mélenchon
00:53:22qui a pesé
00:53:22tout son poids
00:53:23pour que
00:53:24Charles Sapin
00:53:25arrête sa chronique
00:53:27donc bientôt
00:53:28il décidera aussi
00:53:29de qui
00:53:30passera
00:53:31sur les antennes
00:53:32du service public
00:53:33mais les politiques
00:53:35devraient commencer
00:53:36à s'inquiéter
00:53:37surtout les politiques
00:53:38de droite
00:53:38on ne les entend pas
00:53:40on n'a entendu personne
00:53:41bientôt
00:53:42ils vont peut-être
00:53:42interdire aussi
00:53:44pendant la campagne
00:53:45que des politiques
00:53:47viennent sur les plateaux
00:53:49du service public
00:53:50il y a eu des réactions
00:53:51Michel
00:53:51je les ai cités
00:53:52tout à l'heure
00:53:52de Bruno Rotaillot
00:53:53d'Éric Ciotti
00:53:54Jordan Bardella
00:53:55il y a eu un certain
00:53:56nombre de réactions politiques
00:53:57pour cette annonce
00:53:59la semaine dernière
00:54:00il y a eu les mêmes réactions
00:54:01mais qu'est-ce que ça a donné ?
00:54:04Rien
00:54:05les syndicats
00:54:06ont quand même réussi
00:54:07à faire basculer la chose
00:54:09restez avec nous
00:54:10Michel
00:54:11réaction de Fabrice
00:54:12Hakoun
00:54:13et de Karine Pilas
00:54:13à qui je n'ai pas donné la parole
00:54:14tout à l'heure
00:54:15j'aimerais les entendre
00:54:16et puis le regard
00:54:17de Thierry Sausset aussi
00:54:18en tant que spécialiste
00:54:19du monde politique
00:54:20m'intéresse
00:54:20il y a bien sûr
00:54:21le sujet de la liberté
00:54:23d'expression
00:54:24mais en cela
00:54:25la gauche est tout à fait
00:54:26cohérente avec elle-même
00:54:27puisque ça fait quand même
00:54:28quelques décennies
00:54:29que toute vue
00:54:32qui est opposée
00:54:33à la leur
00:54:35est systématiquement censurée
00:54:37mais au-delà de ça
00:54:37je pense qu'il faut
00:54:38insister sur un élément
00:54:39c'est qu'on a aujourd'hui
00:54:40en France
00:54:40des syndicats
00:54:41qui tout en représentant
00:54:44une minorité
00:54:45des salariés
00:54:46imposent à l'ensemble
00:54:47de l'expression nationale
00:54:48leurs règles
00:54:49et ça n'est pas valable
00:54:50que pour l'audiovisuel public
00:54:51je rappelle quand même
00:54:52que la désindustrialisation
00:54:54en France
00:54:54est en partie liée
00:54:56aux actions
00:54:56des syndicats
00:54:58qui ne représentent
00:54:58que 7% des salariés
00:54:59et qui partout
00:55:01au sein de l'industrie
00:55:02ont empêché
00:55:02les entreprises
00:55:03d'évoluer
00:55:04donc on a un vrai
00:55:05vrai souci
00:55:05avec le système syndical
00:55:06issu des lois de 46
00:55:07qui n'a plus de sens
00:55:09aujourd'hui
00:55:09au regard de la manière
00:55:10dont les entreprises
00:55:11devraient être gérées
00:55:13et à la facilité
00:55:16avec laquelle
00:55:17on devrait pouvoir
00:55:17gérer nos entreprises
00:55:18aujourd'hui
00:55:18on ne peut pas le faire
00:55:19on a un poids considérable
00:55:21avec les CSE
00:55:22les syndicats
00:55:23etc
00:55:23c'est vraiment
00:55:24c'est un boulet
00:55:25pour la couverture
00:55:26de cette campagne
00:55:27c'est terrible
00:55:30Caroline
00:55:31le signal envoyé
00:55:32est terrible
00:55:33lorsqu'on est attaché
00:55:34au pluralisme
00:55:35au vrai pluralisme
00:55:36et à la démocratie
00:55:37et pas de façade
00:55:39on devrait être
00:55:40scandalisé
00:55:41ces syndicats
00:55:42ainsi qu'une partie
00:55:44des gens
00:55:45qui pensent comme ça
00:55:46qui ont cette mentalité
00:55:47qui a infusé
00:55:48une partie de la société
00:55:49ça n'est pas
00:55:49qu'elle va infuser
00:55:52et constamment
00:55:53dans le totalitarisme
00:55:54dans l'ostracisme
00:55:56de l'autre
00:55:56ils parlent
00:55:57du pluralisme
00:55:58du matin au soir
00:55:58de tolérance
00:55:59de vivre ensemble
00:56:00d'inclusion
00:56:01je suis bien placée
00:56:02pour vous en parler
00:56:02parce que comme vous le savez
00:56:03moi aussi
00:56:04j'ai été ostracisé
00:56:05j'ai perdu pratiquement
00:56:06l'ensemble
00:56:07de mes collabs
00:56:08handicaps
00:56:08à cause
00:56:09de ces mentalités
00:56:10donc ces personnes
00:56:11ont un poids
00:56:12une puissance
00:56:14énormissime
00:56:14puisqu'elles ont droit
00:56:15de vie ou de mort
00:56:16socialement
00:56:17et professionnellement
00:56:18sur beaucoup
00:56:18d'entre nous
00:56:19jusqu'à quand
00:56:20allons-nous
00:56:21accepter
00:56:21de les laisser faire
00:56:22de quel droit
00:56:23décident-ils
00:56:24de ce qui est bien
00:56:25de ce qui est bon
00:56:26pour les uns
00:56:27ou les autres
00:56:27c'est un service public
00:56:29on le rappelle
00:56:30ça n'est pas une chaîne privée
00:56:31donc c'est avec l'argent
00:56:32de tous les français
00:56:32est-ce que vous pensez
00:56:34que beaucoup
00:56:34là sont représentés
00:56:35total soutien
00:56:36à monsieur Sapin
00:56:36parce que là
00:56:37il doit être dans une mentalité
00:56:39un état d'esprit
00:56:40qui est proche
00:56:41au-delà même
00:56:42de l'humiliation
00:56:43et de la vexation
00:56:44c'est un déshonneur
00:56:45par rapport à ce qu'il est
00:56:46parce que c'est ce qu'il est
00:56:47qui dérange
00:56:48c'est pas ce qu'il fait
00:56:48Thierry Sausser
00:56:49on parlera de votre livre
00:56:50dans quelques instants
00:56:51mais 40 ans d'expérience
00:56:53vous connaissez particulièrement
00:56:54la mécanique politique
00:56:55quel regard portez-vous
00:56:57avec l'expérience
00:56:57qui est la vôtre
00:56:58sur ce qui se passe
00:56:58dans le service public
00:56:59ça ça m'intéresse
00:57:00je pense en tout cas
00:57:01que dans le cas
00:57:01qui nous intéresse
00:57:02c'est la qualité
00:57:03de la personnalité
00:57:05qui devrait jouer
00:57:07imaginez que
00:57:08un journaliste
00:57:09quitte le monde
00:57:10pour rentrer à Libération
00:57:12vous croyez
00:57:12qu'on aurait arrêté
00:57:13son éditorial
00:57:15à cause de ça
00:57:16donc il faut pas
00:57:17qu'il y ait deux poids
00:57:17deux mesures
00:57:18c'est la qualité
00:57:20de la personne
00:57:20qui compte
00:57:21ça n'est pas le titre
00:57:22qu'il représente
00:57:23Olivier
00:57:24vous avez pu échanger
00:57:25vous nous le disiez
00:57:26avec monsieur Sapin
00:57:27il est possible
00:57:28que je m'interromps
00:57:28parce que je surveille
00:57:29Jordan Bardet
00:57:31il a l'espoir
00:57:32de continuer
00:57:33de participer
00:57:34à un débat
00:57:34sur France Télévisions
00:57:35je sais pas si ça
00:57:36a déjà eu lieu
00:57:37mais en tout cas
00:57:37il a l'espoir
00:57:38ce qu'on lui proposait
00:57:39je le rappelle
00:57:39sur France Télé
00:57:40c'est à la place
00:57:41sur France Inter
00:57:42c'est à la place
00:57:42de son édito
00:57:44de 2 minutes 30
00:57:44de participer
00:57:45à un débat
00:57:45enfin un débat
00:57:46vous êtes perdus
00:57:48mais encore une fois
00:57:49le mot qu'il faut retenir
00:57:51de son long message
00:57:53qui est brillant
00:57:55c'est censure préventive
00:57:57c'est à dire qu'il a été
00:58:00censuré a priori
00:58:01et s'il n'y avait personne
00:58:02dimanche dernier
00:58:03devant France Télévisions
00:58:04il n'y avait pas grand monde
00:58:05mais non
00:58:05c'est parce qu'ils étaient
00:58:06déjà sûrs de gagner
00:58:07c'était un combat
00:58:08qui était déjà gagné
00:58:09il n'y avait pas besoin
00:58:09d'avoir un millier de personnes
00:58:10devant
00:58:11je rappelle qu'il y avait
00:58:12300 personnalités
00:58:13qui ont signé
00:58:14mais toujours les mêmes
00:58:16d'ailleurs
00:58:18les pétitionnaires
00:58:19du centre
00:58:20ou les gens
00:58:20qui se drapent
00:58:21dans la pluralité
00:58:22aujourd'hui
00:58:22vous ne les entendez pas
00:58:24il n'est même pas
00:58:25le symbole
00:58:26ce garçon
00:58:27qui n'a pas
00:58:28une expression
00:58:30extrême
00:58:30dans ce qu'il raconte
00:58:31n'est même pas
00:58:32le symbole
00:58:33de la pluralité
00:58:34la pluralité
00:58:34ça s'arrête
00:58:35à un moment donné
00:58:36en tout cas
00:58:36à France Inter
00:58:37la pluralité
00:58:38elle s'arrête
00:58:38à l'extrême gauche
00:58:39voilà
00:58:39il n'y a que de l'extrême gauche
00:58:40on ne supporte
00:58:41que cette expression
00:58:43et si vous n'êtes pas d'accord
00:58:44avec moi
00:58:44il n'y a pas de débat
00:58:45allez on écoute
00:58:46Jordan Bardella
00:58:46qui est sur le terrain
00:58:47dans l'Oise
00:58:48Jordan Bardella
00:58:49à Breteuil
00:58:50la Picardie
00:58:51un fief du rassemblement
00:58:52national
00:58:53c'est évidemment
00:58:54une France importante
00:58:55à laquelle on voulait
00:58:56parler aujourd'hui
00:58:57c'est un territoire
00:58:58dans lequel
00:58:58on a beaucoup de
00:58:59beaucoup de parlementaires
00:59:00beaucoup de députés
00:59:01beaucoup d'élus
00:59:02beaucoup d'adhérents
00:59:03de militants
00:59:04et puis c'est un territoire
00:59:05qui est aussi touché
00:59:06par les difficultés
00:59:08des prix des carburants
00:59:09en ce moment
00:59:09et je suis venu moi
00:59:11à la rencontre
00:59:12de nos militants
00:59:13et de tous nos amis
00:59:15qui vont faire la campagne
00:59:15mais d'abord
00:59:16évidemment pour parler
00:59:18de l'augmentation
00:59:19des prix des carburants
00:59:20qui va impacter
00:59:21la France du travail
00:59:21et qui impacte
00:59:22notamment les territoires
00:59:23ruraux
00:59:23dans lesquels
00:59:25on en déplaise
00:59:26à beaucoup de nos
00:59:26responsables politiques
00:59:27à Paris
00:59:27on a besoin de sa voiture
00:59:28pour aller travailler
00:59:29et je suis venu
00:59:31porter
00:59:33cette mesure
00:59:34et cette demande
00:59:35que nous avons formulé
00:59:36hier avec Eric Ciotti
00:59:37au président de la République
00:59:38à l'Elysée
00:59:39dans cette réunion
00:59:39des chefs de parti
00:59:40à savoir une diminution
00:59:42des taxes sur le carburant
00:59:43la France
00:59:44est une anomalie
00:59:45en Europe
00:59:46puisqu'elle va bientôt
00:59:47devenir le seul pays
00:59:48européen
00:59:49qui refuse de baisser
00:59:50les taxes
00:59:50sur les carburants
00:59:51or si dans quelques jours
00:59:53comme les prévisions
00:59:56malheureusement
00:59:58nous amènent
00:59:58à un prix des carburants
00:59:59à 3 euros le litre
01:00:01je pense que c'est
01:00:02l'économie française
01:00:03qui va être à l'arrêt
01:00:04et ce sont des millions
01:00:05de français
01:00:05qui seront pénalisés
01:00:06parce qu'ils ne pourront plus
01:00:07mettre de l'essence
01:00:07dans leur voiture
01:00:08Vous avez entendu
01:00:09j'imagine le président
01:00:10de la République
01:00:10hier évoquer
01:00:11en conférence de presse
01:00:12cette contrainte financière
01:00:14la dette aujourd'hui
01:00:15ce chiffre aujourd'hui
01:00:15121,7% du PIB
01:00:19A cause de lui en partie
01:00:20puisqu'il a fait
01:00:211200 milliards de dettes
01:00:23depuis 10 ans
01:00:24donc en grande partie
01:00:25à cause de lui
01:00:25mais évidemment
01:00:26que nous avons
01:00:27des contraintes budgétaires
01:00:28qui sont drastiques
01:00:29mais qui sont
01:00:30de la responsabilité
01:00:31en réalité
01:00:31de la politique
01:00:33d'Emmanuel Macron
01:00:33depuis 10 ans
01:00:34qui a placé
01:00:36l'état
01:00:36de la France
01:00:37au bord de la faillite
01:00:40maintenant
01:00:40il ne s'agit plus
01:00:42de savoir
01:00:42si on doit
01:00:43distribuer un chèque
01:00:44comme le fait
01:00:45le gouvernement
01:00:46ou baisser la fiscalité
01:00:47parce que
01:00:48si on ne baisse pas
01:00:49les taxes
01:00:49sur le carburant
01:00:50je rappelle que
01:00:51le carburant
01:00:51aujourd'hui
01:00:52avec l'augmentation
01:00:53des prix du brut
01:00:54est composé
01:00:54de 50% de taxes
01:00:57dans quelques jours
01:00:58ce sont toutes
01:00:59les recettes
01:00:59de TVA
01:01:00de la France
01:01:01qui vont s'effondrer
01:01:02sur les carburants
01:01:03parce que
01:01:03les Français
01:01:04ne pourront plus
01:01:05mettre de l'essence
01:01:05dans leur voiture
01:01:06donc
01:01:06on est dans une situation
01:01:07qui est une situation
01:01:08d'extrême urgence
01:01:09et je me permets
01:01:10de vous rappeler
01:01:11que les baisses
01:01:12de taxes
01:01:12que nous demandons
01:01:12c'est-à-dire
01:01:13la TVA
01:01:13à 5,5%
01:01:14sur le carburant
01:01:15et l'annulation
01:01:17des hausses
01:01:17de taxes
01:01:18qui ont été
01:01:18mises en place
01:01:19sur les carburants
01:01:20par Edouard Philippe
01:01:20en 2018
01:01:21c'est 15 milliards d'euros
01:01:22c'est 15 milliards d'euros
01:01:24c'est à peine 1%
01:01:25de la totalité
01:01:26de ce que dépense
01:01:27l'État
01:01:28chaque année
01:01:28c'est-à-dire que
01:01:28c'est moins de 1%
01:01:29de toute la dépense publique
01:01:30donc si l'État
01:01:31est incapable
01:01:32de faire
01:01:331% d'économie
01:01:34dans la totalité
01:01:35de ses dépenses publiques
01:01:36alors il y a
01:01:37un véritable souci
01:01:38mais on peut faire
01:01:39ces économies
01:01:40et dans quelques jours
01:01:41avec Marine
01:01:42et Jean-Philippe
01:01:43qui est
01:01:45juste à côté de moi
01:01:47nous allons présenter
01:01:48aux Français
01:01:50un plan d'économie
01:01:52de 125 milliards d'euros
01:01:53dans la mauvaise dépense publique
01:01:55parce que l'argent
01:01:55il existe
01:01:56mais il est gaspillé
01:01:57il est mal utilisé
01:01:58et chaque euro
01:02:00qui est collecté
01:02:01sur le dos
01:02:02des contribuables
01:02:02doit être utile
01:02:04pour la collectivité
01:02:04et donc il est temps
01:02:05de remettre de l'ordre
01:02:06dans les finances
01:02:07de l'État
01:02:08et de mettre fin
01:02:09à cet effet boule de neige
01:02:11qui est en train
01:02:12de se mettre en place
01:02:12sur la dette
01:02:13et le macronisme
01:02:16aura été
01:02:16un socialisme en pire
01:02:18question sur Charles Sapin
01:02:19également
01:02:20son édito a été supprimé
01:02:21sur France Inter
01:02:22les Radio France
01:02:23a cédé face aux syndicats
01:02:24qu'est-ce que ça dit
01:02:24du pluralisme
01:02:25dans le service public
01:02:27ça dit que le pluralisme
01:02:28n'existe plus
01:02:28et que
01:02:31en réalité
01:02:31la maison de la radio
01:02:33a été privatisée
01:02:33par la gauche
01:02:35qui déteste la démocratie
01:02:36qui n'aime pas le pluralisme
01:02:38et qui considère
01:02:39qu'à partir du moment
01:02:40où vous êtes en désaccord
01:02:40avec eux
01:02:41il ne peut pas y avoir
01:02:42d'opinion
01:02:42je ne vais pas dire contraire
01:02:44mais au moins
01:02:45d'opinion plurielle
01:02:46sur le service public
01:02:47ça pose un véritable problème
01:02:49et vous connaissez
01:02:51et vous connaissez
01:02:51notre souhait
01:02:53de privatiser
01:02:54l'audiovisuel public
01:02:55parce que je crois
01:02:56que le contribuable français
01:02:59n'a pas lieu
01:03:00de financer
01:03:00un média
01:03:02qui devrait être
01:03:03un média respectueux
01:03:04de la liberté d'expression
01:03:05et du pluralisme
01:03:05qui est en réalité
01:03:08le porte-voix de la gauche
01:03:11et question internationale
01:03:12aussi avec la Russie
01:03:14vous avez entendu
01:03:14le président de la république
01:03:15a dit que les menaces
01:03:16avaient été rehaussées
01:03:18Poutine par un décret présidentiel
01:03:20a notamment pris
01:03:21des actifs
01:03:22d'entreprises françaises
01:03:23vous avez déclaré
01:03:24que c'est un acte hostile
01:03:25envers la France ?
01:03:27Oui depuis maintenant
01:03:28plusieurs semaines
01:03:29et depuis plusieurs mois
01:03:30et ce n'est pas la première fois
01:03:31que nous le dénonçons
01:03:33la Russie apparaît
01:03:34comme une menace hybride
01:03:36qui conteste à la fois
01:03:38des intérêts européens
01:03:40et de plus en plus
01:03:41des intérêts français
01:03:42on l'a vu avec cette opération
01:03:44cette tentative de sabotage
01:03:45en Haute-Garonne
01:03:46il y a quelques semaines
01:03:47à l'endroit
01:03:48d'une entreprise française
01:03:49qui fabrique des drones
01:03:50j'ai entendu
01:03:51et nous avons entendu
01:03:52avec Marine Le Pen
01:03:53avec beaucoup de précautions
01:03:54et beaucoup de sérieux
01:03:56les alertes du Premier ministre polonais
01:03:59sur la multiplication
01:04:00d'actes hostiles
01:04:01de la Russie
01:04:01à l'égard de la France
01:04:03et nous condamnons
01:04:04à l'égard de l'Europe
01:04:05et en premier lieu
01:04:06de la Pologne
01:04:07mais peut-être demain
01:04:08à l'égard de la France
01:04:09donc nous condamnons
01:04:10cet énième acte hostile
01:04:12de la Russie
01:04:12avec la plus grande fermeté
01:04:14et nous appelons naturellement
01:04:16l'Etat
01:04:16à renforcer la sécurité
01:04:17et la protection
01:04:18des intérêts stratégiques
01:04:19des sites stratégiques
01:04:20de l'Etat
01:04:20et la sécurité économique
01:04:21des entreprises
01:04:22et notamment
01:04:23de la base industrielle française
01:04:25Est-ce que la Russie
01:04:26est-ce que la Russie
01:04:26est aujourd'hui
01:04:27la plus grande menace
01:04:27pour la France ?
01:04:29C'est en tout cas
01:04:30un État
01:04:31qui est dans une démarche hostile
01:04:33d'abord aux portes
01:04:34de l'Europe
01:04:35en sement la guerre
01:04:36depuis 2022
01:04:38dans ce qui est aujourd'hui
01:04:40une véritable boucherie
01:04:41avec plusieurs centaines
01:04:43de milliers
01:04:43de victimes
01:04:44à la fois
01:04:45de morts
01:04:47et de blessés
01:04:48et c'est en tout cas
01:04:49un État
01:04:49qui est dans une attitude
01:04:51de défiance
01:04:52à l'égard des nations européennes
01:04:54et qui teste la solidité
01:04:55de l'Europe
01:04:55et donc face à cela
01:04:57la France
01:04:57comme toutes les nations européennes
01:04:59doivent condamner
01:05:01ces actes hostiles
01:05:02avec la plus grande fermeté
01:05:03et être capables
01:05:04de protéger leurs intérêts
01:05:05et notamment
01:05:06leurs sites stratégiques
01:05:07à la fois
01:05:08les réseaux de communication
01:05:09les centrales nucléaires
01:05:10mais aussi
01:05:11notre base industrielle
01:05:12de défense
01:05:12Sur le budget
01:05:14Philippe Siberski
01:05:14l'AFP
01:05:15sur le budget
01:05:16on l'a dit
01:05:18la dette
01:05:19dépasserait
01:05:20les 120%
01:05:21du PIB
01:05:21vous voyez
01:05:22un chemin
01:05:22pour l'adoption
01:05:23d'un budget 2017
01:05:24est-ce que
01:05:24vous voyez des pas
01:05:25du gouvernement
01:05:26dans votre direction ?
01:05:27En tout cas
01:05:28ce qui est certain
01:05:28c'est qu'un budget
01:05:31qui aggraverait
01:05:33le gaspillage
01:05:34d'argent public
01:05:35et qui augmenterait
01:05:38les prélèvements
01:05:38obligatoires
01:05:39sur la France
01:05:39du travail
01:05:40à la fois
01:05:40sur les classes populaires
01:05:41les classes moyennes
01:05:42mais aussi
01:05:43sur les entreprises françaises
01:05:44aurait des conséquences
01:05:45cataclysmiques
01:05:46pour notre économie
01:05:47donc nous allons
01:05:48proposer un contre-budget
01:05:49nous allons faire connaître
01:05:50une trajectoire budgétaire
01:05:52avec l'ambition
01:05:53de porter
01:05:53la plus grande opération
01:05:54de nettoyage
01:05:55et d'assainissement
01:05:56des finances publiques
01:05:56qui n'ait jamais
01:05:57été mise en oeuvre
01:05:58depuis le plan
01:06:00PINER-UEF
01:06:01et depuis le général
01:06:02de Gaulle
01:06:02parce que la France
01:06:03a besoin
01:06:04de retrouver le chemin
01:06:05de la raison budgétaire
01:06:06et donc il faut
01:06:07naturellement
01:06:08et nous porterons
01:06:09ces mesures
01:06:11diminuer le train
01:06:12de vie de l'Etat
01:06:13limiter les abus
01:06:14du modèle social français
01:06:16et notamment
01:06:16en réservant
01:06:17les prestations
01:06:18sociales
01:06:19aux citoyens
01:06:20et aux familles
01:06:21françaises
01:06:22en abaissant
01:06:23la contribution
01:06:23de la France
01:06:24au budget
01:06:24de l'Union européenne
01:06:26en luttant
01:06:26contre la fraude
01:06:27en luttant
01:06:27contre les gaspillages
01:06:28en réduisant
01:06:29le nombre
01:06:29d'opérateurs
01:06:30publics
01:06:30qui bien souvent
01:06:31font doublon
01:06:31avec les compétences
01:06:32des ministères
01:06:33il y a beaucoup
01:06:33de pistes
01:06:34d'économie
01:06:34à envisager
01:06:35avant de taper
01:06:36la France qui travaille
01:06:37ou la France qui a travaillé
01:06:38et c'est précisément
01:06:39ce que nous allons
01:06:40proposer
01:06:41et vous savez
01:06:42que si nous remportons
01:06:43les élections
01:06:44présidentielles
01:06:44et législatives
01:06:45nous souhaitons
01:06:46avec Marine Le Pen
01:06:47inscrire cette trajectoire
01:06:48budgétaire
01:06:49dans la constitution
01:06:51par l'intermédiaire
01:06:52d'une règle d'or
01:06:52et donc je crois
01:06:53que le rassemblement
01:06:54national est aujourd'hui
01:06:55le parti politique
01:06:56le plus crédible
01:06:57et le plus soucieux
01:06:58du rétablissement
01:06:58des finances publiques
01:07:00et de cette ambition
01:07:01aussi de remettre
01:07:02le pays sur le chemin
01:07:03de la croissance
01:07:03et pour cela
01:07:04on va avoir besoin
01:07:05de nos entreprises
01:07:05on va avoir besoin
01:07:06de nos producteurs
01:07:07de nos petites entreprises
01:07:08de nos moyennes entreprises
01:07:09de nos ETI
01:07:10de nos grands groupes
01:07:11pour remettre la France
01:07:12sur le chemin
01:07:12de la prospérité
01:07:13de la souveraineté
01:07:14de la croissance
01:07:14et c'est possible
01:07:15dès le budget 2027
01:07:16à court terme déjà
01:07:16vous pensez que ça peut
01:07:17passer l'obstacle
01:07:18du Parlement
01:07:19je pense qu'il serait
01:07:20irresponsable d'attendre
01:07:21et notre adversaire
01:07:23le plus redoutable
01:07:23aujourd'hui c'est le temps
01:07:24c'est vrai sur l'économie
01:07:25c'est vrai sur les finances publiques
01:07:26mais c'est aussi vrai
01:07:27sur la dégradation
01:07:28de la situation sécuritaire
01:07:30de l'aggravation
01:07:31de la situation migratoire
01:07:34aussi depuis plusieurs années
01:07:36dont je parlerai
01:07:36à nos militants
01:07:37dans quelques minutes
01:07:39la France est un champ
01:07:40de ruines
01:07:41mais qui a tous les atouts
01:07:42pour se relever
01:07:43pour se redresser
01:07:44et nous portons
01:07:45avec Marine
01:07:46et avec le Rassemblement
01:07:47National
01:07:47une ambition très noble
01:07:49qui est de reconstruire
01:07:51la France
01:07:51et de permettre
01:07:53à ce pays
01:07:53qui est le plus beau
01:07:54pays du monde
01:07:54de retrouver
01:07:56la sérénité
01:07:56la sécurité
01:07:57la prospérité
01:07:59et le bonheur
01:07:59pour les Français
01:08:01merci à vous
01:08:05voilà c'était
01:08:06c'était
01:08:07Jean-Dan
01:08:08Bardella
01:08:08qui est sur le terrain
01:08:10dans l'Oise
01:08:10où il assistait
01:08:11à la rentrée
01:08:11Picard
01:08:12il y a une certaine chose
01:08:13mon cher
01:08:13Olivier Benkemoun
01:08:15le macronisme
01:08:16c'est le socialisme
01:08:18en pire
01:08:18il est revenu
01:08:19sur
01:08:20l'arrêt
01:08:21de la rubrique
01:08:22de Charles Sapin
01:08:22de la chronique
01:08:23le pluralisme
01:08:24n'existe plus
01:08:25sur le service public
01:08:26il faut privatiser
01:08:27l'audiovisuel public
01:08:27ça on connait le discours
01:08:28et puis également
01:08:29le RN est le parti
01:08:30le plus crédible
01:08:31pour redresser la France
01:08:32entre autres
01:08:33non mais il y a
01:08:34beaucoup de choses
01:08:34sur l'économie
01:08:36là il est dans l'Oise
01:08:38et c'est la rentrée
01:08:39effectivement du RN
01:08:40en Picardie
01:08:41il y a beaucoup
01:08:42d'élus en Picardie
01:08:43mais c'est quand même
01:08:43la rencontre
01:08:44avec des Français
01:08:44c'est des gens
01:08:45qui n'arrêtent pas
01:08:46autour de l'huile
01:08:46de dire à quel point
01:08:47c'est difficile
01:08:47c'est compliqué
01:08:48c'est terrible
01:08:49de pouvoir aujourd'hui
01:08:50juste pouvoir travailler
01:08:52donc ça il l'entend
01:08:53et c'est ce que le RN
01:08:54entend d'ailleurs
01:08:54partout en France
01:08:56et ce qu'il promet
01:08:57la vraie communication
01:08:59c'est de dire
01:08:59pour eux
01:09:00c'est de dire
01:09:01on va faire un plan
01:09:02comme jamais
01:09:03pour assainir
01:09:03les finances publiques
01:09:05c'est-à-dire
01:09:05arrêter un certain
01:09:06nombre d'aides
01:09:07qui coûtent très très cher
01:09:08au pays
01:09:08regarder ce qui est donné
01:09:10et ce qui n'est pas donné
01:09:11il a répété
01:09:12la priorité aux Français
01:09:14pour ses aides sociales
01:09:15c'est ça
01:09:15c'est ça la vraie chose
01:09:16et puis après
01:09:17il y a effectivement
01:09:18l'actualité immédiate
01:09:19sur les taxes
01:09:20sur les carburants
01:09:21il a demandé
01:09:21mais ça on l'a vu
01:09:22dès hier
01:09:23il a demandé
01:09:23à Emmanuel Macron
01:09:25de réduire les taxes
01:09:26et aussi la TVA
01:09:29et ce qu'on appelle
01:09:29la CEE
01:09:30oui
01:09:32exactement
01:09:33allez on va marquer
01:09:34une pause
01:09:34on se retrouve avec
01:09:35Thierry Sausset
01:09:37qui a écouté
01:09:37avec une grande attention
01:09:38Jandane Bardella
01:09:39j'avais une petite question
01:09:39à vous poser notamment
01:09:41sur Jandane Bardella
01:09:42et on va revenir
01:09:43sur votre livre
01:09:43La course à l'Elysée
01:09:44l'étonnant
01:09:45M. Lecornu
01:09:45en embuscade
01:09:46j'ai hâte
01:09:48vous allez tout nous dire
01:09:49évidemment
01:09:49vous misez sur
01:09:51vous misez sur
01:09:52M. Lecornu
01:09:54écoutez
01:09:54pour l'avenir
01:09:55pour l'avenir
01:09:55si c'est pas bon maintenant
01:09:56bon allez on va en parler
01:09:57dans quelques instants
01:09:58et on a beaucoup de choses
01:09:59à évoquer jusqu'à
01:10:0019h
01:10:00restez-nous fidèles
01:10:01à tout de suite
01:10:06à l'apéro
01:10:07allez il est 18h28
01:10:09c'est la dernière ligne droite
01:10:10et nous accueillons
01:10:10avec toujours beaucoup de plaisir
01:10:12Thierry Sausset
01:10:12j'ai un profond respect
01:10:13pour vous Thierry Sausset
01:10:1440 ans d'expérience
01:10:15dans la communication politique
01:10:16c'est réciproque
01:10:18écoutez vraiment
01:10:19votre livre
01:10:20donc qu'on trouve
01:10:21sur internet
01:10:22c'est ça
01:10:23qu'on trouve sur toutes
01:10:24les plateformes
01:10:24sur toutes les plateformes
01:10:25La course à l'Elysée
01:10:26l'étonnant
01:10:27M. Lecornu
01:10:27en embuscade
01:10:28donc c'est sorti
01:10:29je le rappelle
01:10:29le 15 septembre
01:10:31chez Saint-Simon
01:10:32ça se dit très facilement
01:10:33mais j'ai raté quelque chose
01:10:34ou pas
01:10:35parce qu'il me semble
01:10:36que Sébastien Lecornu
01:10:37n'est pas encore candidat
01:10:39les rumeurs disent
01:10:40qu'Emmanuel Macron
01:10:40le verrait bien
01:10:41mais pour le moment
01:10:42il ne le dit pas
01:10:43il n'est pas là
01:10:44alors qu'est-ce qui vous fait
01:10:45penser que potentiellement
01:10:46j'utilise quand même
01:10:47des précautions
01:10:48dans ma formulation
01:10:49écoutez d'abord
01:10:50quand j'ai commencé
01:10:51à écrire la course
01:10:52à l'Elysée
01:10:53où il n'y a pas
01:10:53que M. Lecornu
01:10:54je raconte la campagne
01:10:55je définis les conditions
01:10:56de la victoire
01:10:57et je parle des chances
01:10:58des différents candidats
01:11:00je suis tombé
01:11:00l'année dernière
01:11:01sur deux éléments
01:11:02qui m'ont vraiment
01:11:03paru intéressants
01:11:05le premier
01:11:06M. Lecornu
01:11:07fait son premier journal
01:11:08télévisé
01:11:09de 20h
01:11:10sur France 2
01:11:117 millions de téléspectateurs
01:11:12un record
01:11:13il y a une curiosité
01:11:15autour de cet homme
01:11:16que tout le monde
01:11:16ne perçoit pas forcément
01:11:18et la deuxième chose
01:11:19un sondage
01:11:20qui est passé
01:11:20complètement inaperçu
01:11:21d'un grand institut
01:11:23une majorité de français
01:11:24le décrivent
01:11:25comme humble
01:11:26clair
01:11:26et sincère
01:11:28ça ferait rêver
01:11:29n'importe quel
01:11:30lequel des candidats
01:11:32de l'élection présidentielle
01:11:33aujourd'hui
01:11:34et à ce moment-là
01:11:35j'ai commencé
01:11:35à réfléchir un peu
01:11:36et je me suis rendu compte
01:11:37que cet homme
01:11:38avait un style
01:11:39un style original
01:11:41le gros bosseur
01:11:43sans agenda
01:11:44sans ambition
01:11:45le moine soldat
01:11:46le moine soldat
01:11:47qu'est-ce qu'il peut dire
01:11:48ça le moine soldat
01:11:49c'est lui-même
01:11:49qui s'est qualifié
01:11:50oui on remonte
01:11:51au templier
01:11:52quand même
01:11:52et donc avec une vie
01:11:54monacale
01:11:54mais en même temps
01:11:57une stratégie
01:11:58d'image
01:11:59assez élaborée
01:12:00les points presse
01:12:01à Matignon
01:12:03la photo
01:12:04sur le marché
01:12:05de Vernon
01:12:05avec les poireaux
01:12:06qui sortent
01:12:07du cabas
01:12:09des coups de gueule
01:12:11tout d'un coup
01:12:11à l'assemblée
01:12:12légendaire
01:12:12contre Mme Pannot
01:12:13ce que vous dites
01:12:14est abjecte
01:12:15et odieux
01:12:16et donc quelque part
01:12:17je me suis dit
01:12:18qu'il fallait d'abord
01:12:19suivre cet homme
01:12:21pour l'avenir
01:12:23qu'est-ce qu'il peut faire
01:12:24aujourd'hui d'autre
01:12:24que de passer son budget
01:12:25qui je reconnais
01:12:26quand même déjà
01:12:27entre nous
01:12:28une gageur
01:12:28je pense d'ailleurs
01:12:29qu'il y arrivera
01:12:30il ne pourrait jouer
01:12:31un rôle
01:12:32que si c'était la guerre
01:12:33à droite et au centre
01:12:35je n'y crois pas beaucoup
01:12:36mais ça reste toujours possible
01:12:39la politique
01:12:39est faite par des hommes
01:12:40c'est-à-dire
01:12:41quand on voit
01:12:42la situation aujourd'hui
01:12:43on pense assez naturellement
01:12:44que celui qui est en tête
01:12:45que j'appelle
01:12:46monsieur
01:12:47prend son temps
01:12:47dans le livre
01:12:49Edouard Philippe
01:12:50moi je trouve formidable
01:12:51il organise un meeting
01:12:52de campagne
01:12:53et il appelle ça
01:12:53accélérer vivement
01:12:54et puis dit
01:12:55si jamais je suis élu
01:12:56il faut 3-4 mois
01:12:57oui c'est ça
01:12:57et donc
01:12:58s'il sort du syndrome Juppé
01:13:01voir les choses de loin
01:13:03ne pas tout donner
01:13:05ne pas montrer
01:13:06qu'on en a envie
01:13:07et que finalement
01:13:08il rallie Gabriel Attal
01:13:09je pense qu'il peut être
01:13:10au deuxième tour
01:13:11dans ce cas-là
01:13:12monsieur Lecornu
01:13:13ne peut pas jouer de rôle
01:13:14si c'est la guerre
01:13:16et elle est toujours possible
01:13:17vous pouvez même avoir
01:13:19à un moment donné
01:13:20si tout le monde
01:13:20reste candidat
01:13:21s'il n'y a plus aucune chance
01:13:22qu'un candidat de la droite
01:13:23ou du centre
01:13:24soit au second tour
01:13:24et si on va vers un second tour
01:13:26Le Pen-Mélenchon
01:13:27à ce moment-là
01:13:28vous pouvez même avoir
01:13:29une révolte
01:13:30de l'électorat de droite
01:13:31et faire baisser
01:13:31tout le monde
01:13:32dans les sondages
01:13:33vous savez
01:13:33on a une grande fatigue
01:13:35démocratique
01:13:35partout dans ce pays
01:13:36dans tous les camps
01:13:37et donc tout est possible
01:13:39et dans ce cas-là
01:13:39il faudrait quelqu'un
01:13:40pour essayer
01:13:40de venir mettre un peu d'ordre
01:13:41ou le cas échéant
01:13:43allez
01:13:44c'est-on jamais
01:13:46ça me paraît peu probable
01:13:47mais y aller
01:13:48oui mais 40 ans d'expérience
01:13:49je vous respecte pour ça
01:13:49parce que vous avez compagné
01:13:50un certain nombre
01:13:51d'hommes politiques
01:13:52évidemment
01:13:52et vous connaissez bien
01:13:54le processus
01:13:55qu'est-ce qui fait
01:13:55qu'il a quelque chose
01:13:57que les autres n'ont pas
01:13:58il a un style
01:14:00créer ce style
01:14:02le gros bosseur
01:14:03sans agenda
01:14:04sans ambition
01:14:05voué à sa mission
01:14:07sacrificielle
01:14:07humble
01:14:08clair
01:14:08sincère
01:14:08comme je le disais
01:14:09tout à l'heure
01:14:11par rapport aux autres
01:14:12ça fait la différence
01:14:14tous les candidats
01:14:15élus sous la 5ème république
01:14:17à la présidence
01:14:18avaient un style
01:14:19même François Hollande
01:14:20c'était le président normal
01:14:21et vous les prenez tous
01:14:23et aujourd'hui
01:14:24dites-moi
01:14:24qui a un style
01:14:26dans cette campagne
01:14:27vous avez Mélenchon
01:14:29Bardella
01:14:30pouvait commencer
01:14:31à en créer
01:14:31un peu de jeunes espoirs
01:14:33de jeunes
01:14:34de jeunes premiers
01:14:35Marine Le Pen
01:14:37je m'interroge
01:14:38attendez c'est pas
01:14:39la dame au chat
01:14:40c'est pas Margaret Thatcher
01:14:42c'est pas
01:14:43c'est pas
01:14:44Sarah Knafo
01:14:45ou l'hyper dynamisme
01:14:47c'est pas encore
01:14:48la mère de tous les français
01:14:49moi je veux bien
01:14:49qu'elle soit gaullienne
01:14:50la dernière gaullienne
01:14:51sur la terre aujourd'hui
01:14:53et donc je suis même pas sûr
01:14:54qu'elle en ait un
01:14:55raison pour laquelle
01:14:56d'ailleurs je l'écris
01:14:56dans le bouquin
01:14:57je me suis demandé
01:14:58si Bardella
01:14:59n'aurait pas été
01:14:59un meilleur candidat
01:15:01parce que je raconte
01:15:02les gaffes qu'il a fait
01:15:03c'est passionnant votre livre
01:15:04ça se lit
01:15:05mais d'une traite
01:15:06j'ai eu lundi
01:15:07les gaffes qu'il a fait
01:15:08à la télé
01:15:08mais la vérité
01:15:09c'est 48 heures après
01:15:10on passe à autre chose
01:15:11en plus on pardonne
01:15:12beaucoup plus
01:15:12à un jeune espoir
01:15:14qu'à une personnalité
01:15:16d'expérience
01:15:18et madame Le Pen
01:15:19qu'on le veuille ou non
01:15:20c'est pas si sûr
01:15:22qu'elle soit si expérimentée
01:15:23que ça
01:15:24je rappelle que les deux
01:15:25débats contradictoires
01:15:26pardon
01:15:27elle les a perdus
01:15:29et donc au fond
01:15:32peut-être que c'est dommage
01:15:33pour eux
01:15:33que ça soit passé comme ça
01:15:35pour lui c'est sûr
01:15:36on passe rapidement
01:15:37parce que malheureusement
01:15:39on pourrait passer
01:15:39plus de temps avec vous
01:15:40mais sur le regard
01:15:42que vous portez
01:15:42sur le début de cette campagne
01:15:43et un mot sur chaque candidat
01:15:45vous avez parlé de Jean-Luc Mélenchon
01:15:46et d'Ord Philippe par exemple
01:15:47deux mots sur Edouard Philippe
01:15:48Edouard Philippe
01:15:48monsieur prend son temps
01:15:49s'il sort du syndrome Juppé
01:15:51s'il donne de sa personne
01:15:52s'il montre enfin
01:15:53qu'il en a envie
01:15:53s'il accélère réellement
01:15:55je pense qu'il finira
01:15:56par radier Gabriel Attal
01:15:58qui lui est le
01:16:00le bébé Macron
01:16:01c'est le meilleur en campagne
01:16:03mais ça suffit pas
01:16:05ça suffit pas
01:16:05je veux dire
01:16:06il n'a pas d'air
01:16:07il n'a pas d'oxygène
01:16:08par rapport
01:16:09il fait beaucoup plus
01:16:10bébé Macron encore
01:16:11qu'Edouard Philippe
01:16:12Bruno Retailleau
01:16:13c'est le sérieux de la bande
01:16:15c'est vraiment le sérieux
01:16:16de la bande
01:16:17mais il n'a pas d'air
01:16:19il ne trouvera pas
01:16:20il ne prendra pas
01:16:22de voix au RN
01:16:23d'un côté
01:16:23et les deux
01:16:24dont je parlais à l'instant
01:16:25bloquent la droite
01:16:26et le centre
01:16:27et donc malheureusement
01:16:28je pense qu'il restera
01:16:30il plafonnera
01:16:31il est encalminé
01:16:32à 10 ou 12%
01:16:33et c'est dommage
01:16:34Marine Tonnelier
01:16:35et sa prestation
01:16:37remarquable
01:16:38c'est notre ami
01:16:38Darius Rochema
01:16:39c'est hallucinant
01:16:40c'est à dire
01:16:41penser que tous ces gens
01:16:42ont probablement
01:16:43des communicants autour d'eux
01:16:44et que quelque part
01:16:45on ne lui a pas fait
01:16:46rapidement une petite fiche
01:16:47ou une petite répétition
01:16:49elle est connue
01:16:50cette émission
01:16:51un mot sur Pompidou
01:16:53il n'y a que sur De Gaulle
01:16:54qu'elle a été plutôt bonne
01:16:55Chirac les pommes
01:16:56pardon ?
01:16:57Chirac les pommes
01:16:58oui c'est ça
01:16:59c'est incroyable
01:16:59un petit mot sur
01:17:01François Hollande
01:17:03décembre ?
01:17:04oui j'y crois pas
01:17:04vous n'y croyez pas ?
01:17:06attendez
01:17:06il faudrait que Glucksmann
01:17:07s'effondre
01:17:08alors Glucksmann n'est pas
01:17:09alors un mot sur Glucksmann
01:17:10aussi j'ai oublié
01:17:11attendez Glucksmann
01:17:13attendez
01:17:13il est très fréquentable
01:17:15pour la gauche
01:17:16pour la gauche républicaine
01:17:17il n'y a aucune question
01:17:18mais il n'a pas de charisme
01:17:20il n'a pas d'ampleur
01:17:22il ne mobilise pas
01:17:23les foules
01:17:24une campagne
01:17:24vous savez
01:17:25il faut aller les chercher
01:17:25les uns après les autres
01:17:27y compris dans les médias
01:17:28puisqu'au passage
01:17:28il n'y a plus que ça
01:17:30attendez
01:17:30avant on faisait des affiches
01:17:32on allait sur le terrain
01:17:33on avait des moyens
01:17:34de faire campagne
01:17:34il n'y a plus rien de tout ça
01:17:35il n'y a plus que vous
01:17:36c'est-à-dire en réalité
01:17:37il n'y a plus que les médias
01:17:38et même les meetings
01:17:39sont faits
01:17:40pour alimenter
01:17:41les médias
01:17:43et donc
01:17:43je pense que Glucksmann
01:17:45n'a pas beaucoup de chance
01:17:46à l'arrivée
01:17:47maintenant
01:17:48il faudrait qu'il descende
01:17:49au-dessous de 8%
01:17:51pour que quelque part
01:17:53il y ait un coup d'état
01:17:54de M. Hollande
01:17:55qui ferait son retour
01:17:56lui il est magnifique
01:17:57Hollande
01:17:58attendez moi je cite
01:17:59il est d'une drôlerie
01:18:00c'est incroyable
01:18:01quand il dit
01:18:02mais attendez moi
01:18:03je n'ai jamais été battu
01:18:04je n'ai pas été candidat
01:18:05c'est en réalité
01:18:07voilà au moins quelqu'un
01:18:08il n'y a pas beaucoup d'humour
01:18:09dans la campagne
01:18:10mais là
01:18:11il en a lui
01:18:11c'est un slogan ça
01:18:12François Hollande
01:18:13jamais battu
01:18:14oui
01:18:14jamais battu
01:18:15alors j'avais une petite question
01:18:16réponse rapide
01:18:17parce que je suis très en retard
01:18:18c'est Awina qui prépare cette émission
01:18:19à mes côtés
01:18:19il me dit dépêche toi
01:18:20t'as encore deux thèmes
01:18:20donc je me dépêche
01:18:21je vous ai prépare une question
01:18:22parce que vous êtes
01:18:23Thierry Sausset quand même
01:18:23est-ce que dans une présidentielle
01:18:25le candidat qui gagne
01:18:26est celui qui a le meilleur programme
01:18:27ou celui qui a aussi
01:18:28à faire croire aux français
01:18:29qu'il est capable de changer leur vie
01:18:30mais non
01:18:31vous avez une minute
01:18:31mais attendez le programme
01:18:33personne ne le lit
01:18:35à la vérité
01:18:36en détail
01:18:36d'ailleurs
01:18:37pour certains candidats
01:18:38pardon
01:18:38je pense notamment à Marine Le Pen
01:18:40il ne faut peut-être pas trop
01:18:41regarder son programme économique
01:18:43ça se joue pas là-dessus
01:18:44ça se joue sur quoi ?
01:18:45la légitimité
01:18:47l'incarnation
01:18:47et le leadership
01:18:49si vous n'avez pas
01:18:50ces trois éléments-là
01:18:51vous ne pouvez pas gagner
01:18:53une élection
01:18:53et encore moins
01:18:54l'élection présidentielle
01:18:56merci en tous les cas
01:18:57de nous voir
01:18:58c'est passionnant
01:18:58je vous rappelle
01:18:59lisez-le ce livre
01:19:00vraiment
01:19:00la course à l'élysée
01:19:01l'étonnant
01:19:02monsieur Lecornu
01:19:02en embuscade
01:19:03mais ça se termine comment alors ?
01:19:05qui gagne à la fin ?
01:19:06ça j'ai eu
01:19:07ce sera dans la suite
01:19:08au début de l'année
01:19:12allez on va changer de sujet
01:19:14si vous le voulez bien
01:19:14parce que le temps presse
01:19:16on va parler de la situation
01:19:17de Ceuta
01:19:17avec Frédéric Traini
01:19:18qui est notre correspondant
01:19:19permanent en Espagne
01:19:21merci Fred
01:19:21d'être avec nous
01:19:22parce que je voulais
01:19:23qu'on vienne
01:19:24sur ce transfert
01:19:24de 1700 migrants
01:19:25donc Ceuta
01:19:26des plages vers des tentes
01:19:27installées dans le port
01:19:28de l'enclave espagnol
01:19:29et des tensions ont éclaté
01:19:31on en est où précisément
01:19:32maintenant Fred ?
01:19:34écoutez des images
01:19:35que vous avez vues
01:19:36ont choqué énormément ici
01:19:37puisqu'elles sont
01:19:38extrêmement symboliques
01:19:39des milliers de personnes
01:19:40qui ont débordé
01:19:41le service policier
01:19:42mis en place hier
01:19:43et qui en fait
01:19:45démontré que
01:19:46les places prévues
01:19:48dans ce nouveau campement
01:19:49étaient bien trop peu
01:19:491700 places
01:19:50pour ce que le gouvernement
01:19:52estime maintenant
01:19:5310 000 migrants
01:19:54encore présents
01:19:55sur la zone de Ceuta
01:19:57entre 5 000
01:20:00estimations principales
01:20:01au début de la crise
01:20:02avec selon le gouvernement
01:20:033 à 4 000
01:20:04qui vont certainement
01:20:05encore dormir
01:20:06dans les rues
01:20:07ou sur les plages
01:20:07ce soir
01:20:08d'où cette tension
01:20:09observée hier
01:20:10c'est la loi du plus fort
01:20:12qui s'est imposée
01:20:12pour trouver un lit
01:20:13et qui déclenche
01:20:14des altercations quotidiennes
01:20:15entre migrants
01:20:16qui exaspèrent
01:20:17les habitants de Ceuta
01:20:18et qui dénoncent aussi
01:20:19une montée croissante
01:20:21de l'insécurité
01:20:23démontrée par les chiffres
01:20:24du gouvernement local
01:20:25avec également
01:20:27hier un homme
01:20:28qui a été blessé
01:20:29à coups de couteau
01:20:29pour le vol
01:20:30de son téléphone portable
01:20:31alors à noter aussi
01:20:32que Jupol
01:20:33le principal
01:20:34c'est un cas de la police
01:20:36dénonce un manque
01:20:37de moyens global
01:20:37et principalement
01:20:38sur cette opération d'hier
01:20:39où seulement
01:20:4170 policiers
01:20:42anti-émeutes
01:20:42étaient présents
01:20:43c'est trop peu
01:20:44pour contrôler
01:20:45des milliers de personnes
01:20:46ce qui a obligé
01:20:47les policiers
01:20:48débordés
01:20:48de tirer plusieurs fois
01:20:49des coups de feu
01:20:50en l'air
01:20:51avec des balles à blanc
01:20:51mais pour essayer
01:20:52de contenir la foule
01:20:53enfin
01:20:53le journal conservateur
01:20:55ABC ce matin
01:20:56a accusé
01:20:57le gouvernement
01:20:58d'Empedro Sanchez
01:20:59de ne pas avoir
01:21:00de stratégie durable
01:21:01pour régler la crise
01:21:02durablement
01:21:03et puis surtout
01:21:04s'inquiéter
01:21:05de voir Pedro Sanchez
01:21:06vouloir faire passer
01:21:07le chaos
01:21:08qui est palpable
01:21:09dans ses images
01:21:10pour la nouvelle
01:21:11normalité
01:21:12de Ceuta
01:21:14Merci beaucoup
01:21:14de très haine
01:21:15deux mots
01:21:16enfin oui
01:21:16c'est que l'on voit
01:21:17que la situation
01:21:17est loin
01:21:18loin d'être résolue
01:21:19à Ceuta
01:21:20C'est terrifiant
01:21:20d'abord
01:21:21ça nous concerne tous
01:21:21parce que
01:21:22c'est l'espace Schengen
01:21:23je me rappelle
01:21:23et le deuxième élément
01:21:25c'est qu'en fait
01:21:25Pedro Sanchez
01:21:26est complètement prisonnier
01:21:27de son idéologie
01:21:28c'est-à-dire qu'il faudrait
01:21:29des mesures
01:21:30c'est une question
01:21:30de souveraineté nationale
01:21:31donc là il faudrait
01:21:32des mesures
01:21:32qui soient absolument radicales
01:21:34sauf qu'il est incapable
01:21:35de les prendre
01:21:35puisqu'il est prisonnier
01:21:36de son idéologie
01:21:37c'est lui qui a provoqué ça
01:21:38en créant un appel d'air
01:21:39en expliquant
01:21:40qu'il allait massivement
01:21:41régulariser des migrants
01:21:42et le problème
01:21:44que ça pose
01:21:44c'est que vous savez
01:21:44qu'il les régularise
01:21:45mais après ils ont des emplois
01:21:46tellement pourris en Espagne
01:21:47qu'ils viennent en France
01:21:49ou ailleurs
01:21:49parce qu'ils ne vont pas
01:21:50longtemps cueillir
01:21:51des oranges
01:21:52et des clémentines
01:21:53pour des salaires de misère
01:21:55On va terminer
01:21:57on va retrouver
01:21:58Michel Goldstein
01:21:59qui était avec nous
01:22:00tout à l'heure
01:22:00donc journaliste ancien
01:22:01et d'acteur en chef
01:22:02à France Télévisions
01:22:03vous étiez avec nous
01:22:05pour cette annonce
01:22:07l'arrêt de la chronique
01:22:08de Charles Sapin
01:22:10mais j'aimerais qu'on revienne
01:22:10sur ce qui s'est passé
01:22:12dans les locaux
01:22:13de France Télévisions
01:22:13situé dans les Alpes
01:22:15qui ont été visés
01:22:16par l'organisation
01:22:16d'extrême-gauche
01:22:17Extinction Rébellion
01:22:18et dans la nuit
01:22:19de jeudi avant-en-dix
01:22:20ce sont des militants
01:22:21qui sont
01:22:21je crois qu'on a peut-être
01:22:22l'image
01:22:23qui sont introduits
01:22:24il est également sur le site
01:22:25et qui ont tagué
01:22:26les bâtiments
01:22:26voilà les fameuses images
01:22:28les messages en soutien
01:22:29à la Palestine
01:22:30et à l'actrice Adèle Haenel
01:22:31qui avait je le rappelle
01:22:33appelé dans une émission
01:22:34à sanctionner Israël
01:22:35et l'émission avait été
01:22:36ensuite retirée
01:22:37des replays
01:22:38en fait c'est toujours
01:22:39la même petite musique
01:22:40Michel
01:22:41entre l'affaire Sapin
01:22:42et ce qui se passe
01:22:44également dans ces locaux
01:22:45de France Télévisions
01:22:47dans les Alpes
01:22:48on est toujours
01:22:49dans la même petite musique
01:22:52effectivement
01:22:53on a l'impression
01:22:54qu'on ne s'en sort pas
01:22:55mais ça devient
01:22:55de plus en plus violent
01:22:57que ce soit dans les propos
01:22:58ou dans les actes
01:23:00les émissions
01:23:01de France Télévisions
01:23:02sont souvent
01:23:04de l'entre-soi
01:23:05et cet entre-soi
01:23:06est insupportable
01:23:08alors
01:23:08en tant que journaliste
01:23:10moi je pense
01:23:11qu'il faut
01:23:12effectivement
01:23:13pouvoir
01:23:14donner
01:23:15les faits
01:23:16de pouvoir
01:23:17s'exprimer
01:23:18mais il faut
01:23:19de la contradiction
01:23:19et cette contradiction
01:23:21on ne l'a pas
01:23:22et c'est ça
01:23:22qui est grave
01:23:23car on ne peut pas
01:23:25affirmer des choses
01:23:26ou même
01:23:27prendre des positions
01:23:28et ne pas
01:23:29apporter
01:23:30cette contradiction
01:23:31alors
01:23:31je pourrais saluer
01:23:32quand même
01:23:33Stéphane Simon-Gomez
01:23:34le numéro 2
01:23:35de France Télévisions
01:23:36qui s'est exprimé
01:23:37sur le sujet
01:23:39avec l'émission
01:23:40avec le médiateur
01:23:42le médiateur
01:23:43oui j'allais vous en parler
01:23:43justement
01:23:44parce qu'il a dit
01:23:44on a retiré
01:23:45parce que l'ARCOM veille
01:23:46et on verra
01:23:47en fonction de la décision
01:23:48de l'ARCOM
01:23:48c'est ce qu'a dit
01:23:49Stéphane Simon-Gomez
01:23:50tout à fait
01:23:51alors ce qui est
01:23:51une bonne formule
01:23:54mais moi je voudrais
01:23:55voir l'ARCOM
01:23:56pouvoir intervenir
01:23:57partout
01:23:58est-ce qu'elle intervient
01:23:59sur les propos
01:24:01des humoristes
01:24:02qui sont quand même
01:24:03des propos
01:24:05extrêmement violents
01:24:06avec même
01:24:07des attaques personnelles
01:24:11l'ARCOM
01:24:12ben oui
01:24:13bon
01:24:13il y a eu
01:24:13une saisime
01:24:14de l'ARCOM
01:24:16mais lui
01:24:17il parle de maîtrise
01:24:18de l'antenne
01:24:18ben moi
01:24:19j'aurais bien voir
01:24:20où est la maîtrise
01:24:20de l'antenne
01:24:21parce que quand il y a
01:24:22une maîtrise de l'antenne
01:24:23il y a de la contradiction
01:24:24et s'il n'y a pas
01:24:25de contradiction
01:24:25il n'y a pas de maîtrise
01:24:26de l'antenne
01:24:29réaction
01:24:30Olivier
01:24:30Ben Kémoun
01:24:31c'est vrai
01:24:32c'est tout à fait raison
01:24:33il faut remettre
01:24:34quand même
01:24:35l'histoire d'Adèle Haenel
01:24:36dans son contexte
01:24:37c'est-à-dire que c'était
01:24:37une carte blanche
01:24:38une carte blanche
01:24:39sans contradiction
01:24:40sans rien
01:24:41face caméra
01:24:42elle a pu dire
01:24:42elle a pu dérouler
01:24:43et derrière
01:24:44pas un mot
01:24:44rien du tout
01:24:45donc ce qui était
01:24:45absolument scandaleux
01:24:47et encore une fois
01:24:49ça a été retiré
01:24:50et après
01:24:50toute l'émission
01:24:51a été retirée
01:24:53Jean-Luc Pédonchon
01:24:54s'en est mêlé
01:24:55etc
01:24:56on est face
01:24:57à quand même
01:24:58des extrémistes
01:24:59absolument pro-palestiniens
01:25:01qui sont allés
01:25:01taguer
01:25:02le mur
01:25:03de je ne sais quel
01:25:03local
01:25:04de France 3
01:25:05Grenoble
01:25:06mais c'est quand même
01:25:09symptomatique
01:25:10là non plus
01:25:11il n'y a pas de débat
01:25:12il n'y a pas de pluralisme
01:25:13il n'y a pas de débat d'idées
01:25:13c'est rien
01:25:14c'est toujours dans le même sens
01:25:15ça va toujours
01:25:16toujours dans le même sens
01:25:17donc effectivement
01:25:19j'espère aussi
01:25:19que l'Arcom
01:25:20qui n'a rien dit
01:25:22effectivement
01:25:22lorsque des humoristes
01:25:23s'en prônent
01:25:24à Jean-Philippe Tanguy
01:25:25le traite de rat
01:25:25de nazi
01:25:26ou même Charles Sapin
01:25:27je veux dire
01:25:28le nombre de gens
01:25:28qui sur l'antenne
01:25:29de France Inter
01:25:30de Radio France
01:25:31s'en prennent
01:25:31directement à Charles Sapin
01:25:32c'est insupportable
01:25:35c'est pas grave
01:25:36on est dans la secte
01:25:37et la secte
01:25:38a des tentacules partout
01:25:39y compris à l'extérieur
01:25:40on est encore
01:25:41dans le règne de la terreur
01:25:42c'est la doxa ambiante
01:25:43de toute manière
01:25:44qui décide
01:25:45une fois de plus
01:25:46si vous avez le droit
01:25:47de vie ou de mort
01:25:47socialement
01:25:48professionnellement
01:25:49Fabrice me disait
01:25:50quelque chose
01:25:50de très vrai en off
01:25:51quel est le rapport
01:25:52entre extinction-rébellion
01:25:53l'écologie
01:25:54et ce qui est en train
01:25:55de se passer là
01:25:55moi je ne vois pas le rapport
01:25:57donc ce sont une fois de plus
01:25:58des activistes
01:25:59pour beaucoup d'entre eux
01:26:00des syndicats
01:26:01qui ont le même combat
01:26:02à l'extrême gauche
01:26:03quand vous êtes en désaccord
01:26:04avec eux
01:26:04de toute manière
01:26:05ils veulent vous faire taire
01:26:06ça s'arrête là
01:26:07ça s'appelle
01:26:07du totalitarisme
01:26:09donc le camp du bien
01:26:10ça n'est pas eux
01:26:11une fois de plus
01:26:11Michel Goldstein
01:26:13vous souhaitez réagir
01:26:13rapidement Michel
01:26:14parce qu'on arrive
01:26:14au terme de l'émission
01:26:15mais tant qu'on n'aura pas
01:26:17nettoyé cette caste
01:26:18à qui appartient
01:26:20le service public
01:26:22on n'y arrivera pas
01:26:23et moi je suis extrêmement
01:26:24inquiet sur l'avenir
01:26:26et surtout sur l'élection
01:26:28présidentielle
01:26:28parce que je pense
01:26:29que le service public
01:26:30va jouer un rôle
01:26:31et un rôle qui ne sera pas
01:26:32celui du pluralisme
01:26:33et vous avez vu
01:26:34ce qu'a déclaré
01:26:35à Jordan de Bardella
01:26:36à la position du RN
01:26:38si on arrive au pouvoir
01:26:39on privatise
01:26:39le service public
01:26:41là je suis moins d'accord
01:26:42parce que je pense
01:26:43qu'on a besoin
01:26:43d'un service public fort
01:26:45mais un service public
01:26:46qui doit être
01:26:47totalement réformé
01:26:48totalement réformé
01:26:49merci beaucoup
01:26:50Thierry Sosé
01:26:50vous voulez dire quelque chose ?
01:26:52non une chaîne
01:26:52de services publics
01:26:54c'est bien
01:26:54mais voilà
01:26:55pour le reste
01:26:56on peut effectivement
01:26:57faire des économies
01:26:58les amis
01:26:59merci
01:27:00juste quand à Extinction Rebellion
01:27:02c'est quand même
01:27:02un mouvement
01:27:03qui a mené
01:27:04des actions
01:27:04de type terroriste
01:27:05quand le gouvernement
01:27:06a essayé
01:27:07de le dissoudre
01:27:08le Conseil d'Etat
01:27:10s'y est opposé
01:27:10voilà
01:27:11c'était le mot de la fin
01:27:12merci de m'avoir accompagné
01:27:14les amis
01:27:14Thierry Sosé
01:27:14on reviendrait
01:27:15on verra
01:27:15si votre livre
01:27:17évidemment
01:27:18vous donne raison
01:27:19on va suivre ça
01:27:20avec attention
01:27:21sur le fait
01:27:22qu'il ait un avenir
01:27:23ça a une bonne chance
01:27:24de me donner raison
01:27:27merci en tous les cas
01:27:28on avait beaucoup de sujets
01:27:29évoqués en 100
01:27:30merci à l'équipe
01:27:30qui m'a entouré
01:27:31Sébastien Mendotti
01:27:31Sabouina
01:27:32Biba
01:27:32Amphino
01:27:33Camille Joyeux
01:27:34Sandra Tchombo
01:27:34pour l'information
01:27:35Stella Naville
01:27:35Stéphane Patoreto
01:27:37et Francisca
01:27:38Bambélé
01:27:38à la programmation
01:27:39merci aux équipes
01:27:39en régie
01:27:40tout de suite
01:27:40Mathieu Bock-Côté
01:27:41Arthur de Valtrigan
01:27:42Elliot Deval
01:27:42et j'aurais le plaisir
01:27:43de vous retrouver
01:27:43à 23h
01:27:44pour
01:27:45Soir Info
01:27:46et je respire
01:27:47évidemment
01:27:47allez
01:27:48à tout à l'heure
01:27:48Sous-titrage Société Radio-Canada