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00:00C'est un sujet majeur parce que ça concerne l'argent des français à l'heure où le gouvernement nous
00:06explique qu'il va falloir faire des efforts où chaque euro est compté.
00:12Que faire des dizaines de millions d'euros qui sont alloués aux services publics à France Inter ?
00:20Radio France, c'est entre 780 et 800 millions d'euros d'argent public.
00:26France Inter, il y avait un rapport du Sénat qui envisageait, parce qu'on ne connaît même pas le coût
00:32de France Inter, le coût exact, il n'est pas présenté dans le budget.
00:36Dans le budget de Radio France, qui est de 780 millions d'euros, il y a le coût de France
00:41Inter, mais on ne connaît pas le coût de France Inter exact.
00:44Et dans ce rapport, c'était entre 100 et 120 millions d'euros.
00:47Donc avec tout cet argent, il devrait y avoir une seule boussole pour France Inter, première radio de France, radio
00:56publique, c'est que le pluralisme soit respecté.
00:59Après deux éditos sur France Inter et autant de journées de grève contre son arrivée, Charles Sapin, l'un des
01:04responsables du magazine Valeurs Actuelles,
01:06a refusé la proposition humiliante de transformer en débat ce rendez-vous et ne sera donc plus à l'antenne.
01:15La direction de France Inter s'est couchée face aux syndicats, ce sont les syndicats qui font la loi à
01:22France Inter.
01:23Je vous propose d'écouter attentivement le sujet qui revient sur ce fiasco annoncé, il est signé Sarah Fenzari.
01:29Il devait être l'une des voix du pluralisme sur France Inter.
01:34Deux éditos plus tard, Charles Sapin renonce à l'antenne, épilogue d'un bras de fer commencé le 26 août
01:40dernier,
01:40lorsque Céline Pigalle recrute le directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
01:45Chaque dimanche matin, Charles Sapin doit livrer son billet politique, mais à peine arrivé, la contestation éclate.
01:52Le 2 septembre, les salariés réclament le retrait de sa chronique et votent un principe de grève.
01:58Huit jours plus tard, la directrice de France Inter défend à nouveau son choix.
02:02Pour ce qui concerne l'édito politique, j'ai pensé à Charles Sapin, qui est un journaliste qualifié, sérieux, responsable,
02:10apprécié de ses pairs.
02:12Mais la fronde gagne l'antenne.
02:14Les 13 et 14 septembre, deux jours de grève perturbent Radio France.
02:18La chronique de Charles Sapin ne sera pas diffusée.
02:21Face au blocage, le 17 septembre, France Inter tente alors un compromis.
02:25Plus d'éditos, mais un débat contradictoire.
02:28Ce que Charles Sapin refuse, ce samedi sur X, il sort pour la première fois du silence.
02:34Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive, ait décidé d'ainsi rendre les armes.
02:39Face à ces syndicats et artistes qui démontrent une fois de plus l'ampleur de leur ouverture d'esprit et
02:43leur sérénité.
02:44Face à l'idée de souffrir 0,025% de temps d'antenne dissonant.
02:49Deux éditos seulement auront été diffusés.
02:51Le troisième n'arrivera jamais à l'antenne.
02:53Puisqu'après trois semaines de bras de fer, Charles Sapin referme lui-même la porte de France Inter.
03:00Éditos de 2 minutes 30 prévus au départ le dimanche matin et contestés depuis des semaines par le personnel de
03:06la radio Radio France.
03:07Dites avoir proposé un aménagement au directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
03:11Ce n'est pas un aménagement, c'est une soumission à la pression des syndicats qui refusaient d'entendre Charles
03:17Sapin sur l'antenne de France Inter.
03:20Je vous propose de découvrir les réactions politiques après le retrait de Charles Sapin avec Alexandre Chauveau.
03:27Il soutient unanime à droite des républicains au Rassemblement National face à ce que Charles Sapin qualifie lui-même de
03:33censure préventive.
03:34Inutile d'attendre qu'un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible.
03:37Il suffit d'imaginer ce qu'il pourrait penser, de s'en indigner, puis de faire grève contre ce qu
03:42'il n'a jamais prononcé,
03:43écrit le directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur X.
03:46Message salué par Bruno Rotaillot.
03:48Tout ce petit théâtre antifasciste pourrait presque être risible s'il n'était pas financé par les impôts des Français,
03:53tacle le président des Républicains, soutien également du président du RN, Jordan Bardella.
03:59Ça dit que le pluralisme n'existe plus et qu'en réalité la maison de la radio a été privatisée
04:04par la gauche
04:05qui déteste la démocratie, qui n'aime pas le pluralisme
04:08et qui considère qu'à partir du moment où vous êtes en désaccord avec eux,
04:11il ne peut pas y avoir d'opinion, je ne vais pas dire contraire,
04:14mais au moins d'opinion plurielle sur le service public, ça pose un véritable problème.
04:19Chez LFI, Antoine Léomant salue au contraire, je cite,
04:22« une victoire des salariés antifascistes ».
04:24La direction de France Inter, elle, dit prendre acte de la décision de Charles Sapin
04:28et indique que la station continuera d'être un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités.
04:3411h49 sur Europe 1, que faire à présent concernant France Inter ?
04:39Ce matin, la ministre de la Culture, Madame Pégard,
04:43était l'invité de France Info au service public.
04:4625 minutes d'entretien.
04:48Pas un mot, pas un mot pour Charles Sapin.
04:52Pas une question des journalistes concernant Charles Sapin.
04:56Alors, que les journalistes ne posent pas la question, nous ne serons pas surpris.
05:00C'est triste à en pleurer, mais nous ne sommes pas surpris.
05:03En revanche, que la ministre de la Culture ne dise pas un mot pour Charles Sapin,
05:09ça en dit long sur la soumission de tout ce système,
05:12cette petite casse, ce petit entre-soi qui se protège
05:16et qui refuse de voir qu'aujourd'hui, il y a un problème de pluralisme
05:20au sein de la Maison Rouge, Georges Fenech,
05:23au-delà de l'aspect condamnation unanime, etc.
05:26La question, c'est que faire ?
05:27Maintenant, qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:29À sept mois du premier tour de la présidentielle ?
05:31Il va falloir faire voler en éclats ce système qui verrouille une liberté d'expression.
05:38J'ai appris une chose avec l'affaire de ce journaliste,
05:43Charles Sapin.
05:45J'ai appris une chose, c'est que le pluralisme,
05:48ça pouvait se traduire par deux minutes vingt d'antenne.
05:50Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
05:52C'est-à-dire, on vous donne une petite miette et vous avez votre dû.
05:56Ça veut dire donc que cette chaîne de radio France Inter
06:00a monopolisé au profit d'un clan
06:05une fréquence nationale sur le dos et sur les impôts des Français.
06:09Donc, il va falloir faire voler en éclats ce système
06:11puisque l'ARCOM ne joue pas son rôle.
06:13Que devrait faire l'ARCOM qui est déjà mis en demeure,
06:16France Inter, souvenez-vous, au mois de juin dernier encore,
06:19de devoir respecter le pluralisme ?
06:21Mais derrière, ça ne suit pas.
06:22Alors, je crois savoir que l'ARCOM est capable de fermer une chaîne de télévision.
06:26Donc, qu'est-ce qu'attend l'ARCOM pour faire en sorte
06:29que France Inter respecte le pluralisme ?
06:32Il ne faut juste pas tout mélanger.
06:34La mise en demeure de l'ARCOM auprès de France Inter,
06:37c'était concernant le temps de parole des responsables politiques.
06:41Le pluralisme.
06:41Oui, mais ce n'est pas la même chose, là.
06:43Les politiques, le temps de parole, il est respecté à la seconde près.
06:47C'est simplement que les...
06:48Ce n'est pas simple, d'ailleurs, c'était grave,
06:50que le temps de parole du Rassemblement National était majoritairement diffusé la nuit
06:57sur les antennes de France Inter.
06:58C'était ça la mise en demeure de l'ARCOM.
07:01En revanche, la question du pluralisme des idées sur les éditos
07:07qui sont proposés sur l'antenne de France Inter,
07:10l'ARCOM devrait réagir très rapidement.
07:12Je le dis en régie, on devrait essayer d'appeler presque en direct
07:17les équipes de Mme Pégard,
07:19qui depuis 24 heures, la ministre de la Culture, ne disent rien.
07:23Alors, plutôt que de le faire en direct, bien sûr,
07:26faites-le en régie.
07:27Appelez-les, parce que s'ils veulent rester silencieux,
07:30au moins qu'ils l'assument, qu'ils nous disent
07:31« nous ne prendrons pas la parole ».
07:33Courage, fuyons, qu'ils l'assument.
07:35Hier, publiquement, j'ai dit, Mme Pégard est la bienvenue sur notre plateau
07:38pour parler de l'affaire Charles Sapin.
07:4125 minutes sur France Info ce matin,
07:45pas un mot pour Charles Sapin.
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