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  • il y a 5 semaines
Faut-il passer par le récit pour embarquer élus, habitants, associations et entreprises autour d’une trajectoire territoriale ? Comment passer du récit partagé à des décisions concrètes, mesurables, assumées politiquement ? Un récit commun est-il encore possible ? Du local au national, comment les ruralités peuvent se réapproprier leur récit ?

En partenariat avec l'Association Nationale des Pôles territoriaux et des Pays (ANPP), l'équipe d'InSite est ravie de vous convier au Café de campagne “Faire récit, faire territoire”.

A cette occasion, Michael Restier (ANPP), Emma Conquet (Journaliste Champ Libre) et Béatrice Barras (Les Bergerades/Ardelaine/Editions Repas) prendront la parole pour partager leur expérience et expertise.

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:02Après la grande phase de la métropolisation, c'est peut-être le temps de la ruralité qui est en train
00:07de s'ouvrir.
00:08C'est des solutions finalement peu coûteuses pour la collectivité, mais toujours à chaque fois pleines de bon sens en
00:16fait.
00:17Moi je ne crois pas qu'il y ait une ruralité. La ruralité ça se conjugue en pluriel.
00:24Quel bonheur de réécouter ce jingle. Bienvenue à toutes et à tous pour ce 43ème café de campagne.
00:3143 cafés de campagne déjà à réfléchir autour des questions de ruralité.
00:35Je suis très heureux d'ouvrir ce premier café de campagne de cette année 2026-2027.
00:43Très heureux également de remercier Marjolaine pour lesquelles c'est son premier café de campagne qu'elle anime.
00:51et qu'elle a préparé. Merci beaucoup Marjolaine qui a rejoint les équipes d'InSite il y a deux mois
00:57et demi, trois mois maintenant.
00:59Et donc qui est sur la communauté, le plaidoyer, qui fait un travail déjà tout à fait remarquable.
01:04Et j'en profite pour remercier Marjolaine aussi qui a animé ses cafés de campagne pendant quelques années.
01:09Et puis Elsa, qu'on entend sur le café de campagne, qui avait créé aussi ses cafés.
01:14Très heureux en tous les cas de vous accueillir sur un sujet tout à fait essentiel.
01:19Alors chaque sujet que l'on traite dans les cafés de campagne sont essentiels.
01:22Mais celui-là, il est très important, faire récit et faire territoire.
01:27Dans une période, chers amis, où on voit bien que la question de l'écoute,
01:32la question de la prise en considération de l'autre,
01:35la question du récit collectif individuel,
01:38on voit bien que dans une période de grande souffrance,
01:41on espère que ça ne va pas continuer à s'aggraver.
01:43On va tout faire pour, en tous les cas, tenir les bords à une site,
01:46de faire en sorte que dans nos villages de l'ultra-ruralité,
01:50puisque c'est bien notre territoire d'intervention,
01:52et territoire de moins de 1500 habitants,
01:54eh bien on arrive à serrer les rangs, à s'écouter,
01:58à se connaître, à se reconnaître, faire du lien, et donc du lien.
02:01Et ça, c'est tout à fait essentiel dans notre république sociale,
02:06malmené aujourd'hui, d'être en capacité de faire communauté,
02:12de faire collectif, et donc de savoir s'écouter.
02:17Alors, avec Insight, on fait ça depuis huit ans maintenant,
02:20au plus près des villages.
02:21On a d'ailleurs une expérimentation qu'on vient de renouveler cette année
02:26avec Journaliste en résidence,
02:28où on met une journaliste, en l'occurrence, dans un village,
02:31et qui fait valoir les récits du quotidien, l'écoute des uns et des autres,
02:36c'est tout l'enjeu de notre café de campagne,
02:41tant à l'échelle locale qu'à l'échelle nationale,
02:43et nous savons combien la question des territoires ruraux,
02:47et combien les habitants des territoires ruraux se sentent,
02:51à tort ou à raison,
02:52mais en tous les cas se sentent en décalage,
02:55et ne se sentent pas reconnus par l'ensemble de la société
02:59avec un petit sentiment d'infériorité,
03:01et qui génère bien sûr de la colère, de la distance, etc.
03:05Donc, la question du récit,
03:08elle est tout à fait essentielle,
03:10parce qu'elle participe à faire territoire.
03:13Voilà, j'avais promis d'être court,
03:15j'essaye de l'être,
03:16et je te passe maintenant le micro, Marjolaine.
03:20Merci Thibault, ravie d'être avec vous,
03:22et je suis ravie aussi de faire mon premier café de campagne.
03:26Donc, comme le disait Thibault,
03:28j'ai intégré INSIT pour animer notre communauté d'acteurs
03:32qui agissent dans les territoires ruraux.
03:34Ce café de campagne, le précisé,
03:37il est fait en partenariat avec la NPP,
03:39qui sera présenté plus en détail,
03:41qui est l'Association nationale des pôles territoriaux et des pays,
03:44qui est représenté par Mickaël aujourd'hui.
03:47Et on le fait notamment dans le cadre de leur prochain congrès.
03:51Donc, on est ravis aussi de pouvoir porter des cafés de campagne
03:54en coalition, en partenariat avec d'autres acteurs.
03:58Mais on n'est pas uniquement avec la NPP ce matin, ce midi.
04:02On est aussi avec Emma Conquet,
04:05qui est journaliste pigiste,
04:06membre de Champs Libres,
04:07un collectif de pigistes ruraux.
04:09On a également Béatrice et Gérard,
04:12qui sont cofondateurs de la SCOP Ardelaine,
04:14de l'association Les Bergerades et des éditions Repas.
04:17Donc, on va passer une heure ensemble
04:19avec d'abord un temps d'échange
04:21sur cette question de récits territoriaux.
04:25Et on va avoir en fin d'échange
04:28un temps de questions-réponses
04:29pour que vous puissiez vous adresser à nos intervenants
04:33et ou partager vos expériences.
04:36Donc, l'objectif de ce temps,
04:39c'est de pouvoir échanger sur les récits
04:41à deux niveaux d'échelle.
04:42L'échelle nationale,
04:44sur comment on fabrique des récits
04:46sur les territoires ruraux
04:48pour qu'on puisse leur donner
04:50toute la résonance possible,
04:52mais aussi comment on fabrique
04:54au niveau local des récits
04:56qui emmènent toutes nos parties prenantes
04:59vers une feuille de route politique,
05:02vers une trajectoire.
05:04Et donc, sans plus attendre,
05:06pour introduire,
05:07je vais donner la parole à Mickaël Rustier,
05:09qui est donc directeur général
05:10de l'Association nationale
05:12des pôles territoriaux et des pays,
05:13pour qu'il puisse nous expliquer
05:15justement le choix de cette thématique
05:17« Faire récits, faire territoire »
05:18pour leur prochain congrès,
05:19comment ça fait écho chez eux.
05:21Mickaël, à vous la parole.
05:24Merci Marjolaine.
05:24Bonjour à tous.
05:25Il y a plein de têtes connues
05:26autour de l'écran, ça fait plaisir.
05:28Effectivement, nous organisons
05:29notre prochain congrès,
05:30donc qu'on appelle le Cap Congrès annuel
05:31des pôles territoriaux des pays,
05:3224 et 25 septembre,
05:34donc la semaine prochaine,
05:35à Châteauroux,
05:36sur le thème de « Père récits,
05:37faire territoire »
05:38du local, en fait,
05:40et sur la notion de projet politique.
05:43On a publié un Vademecom l'année dernière
05:46sur la question de récits,
05:48justement pour anticiper l'installation
05:50des nouveaux exécutifs locaux,
05:51qui, comme vous le savez,
05:52en mars dernier,
05:54a eu lieu,
05:55a vu l'installation
05:56de ces nouveaux exécutifs,
05:57et qui,
05:58s'il y a des élus autour de l'écran,
06:01sont en cours de réflexion
06:03sur l'élaboration
06:03de leur projet de territoire.
06:05Et en fait,
06:05on a publié la notion de récit
06:07l'année passée,
06:08parce que, justement,
06:09le récit,
06:10en fait,
06:10couvre l'ensemble
06:11de l'imaginaire
06:13sur un territoire,
06:14alors issu de l'histoire,
06:16des volontés politiques,
06:18de l'ensemble
06:19des parties prenantes,
06:20et, en fait,
06:21d'une manière co-construite,
06:22définit
06:23quelle est la vision du territoire
06:24ou quel est l'imaginaire
06:25souhaité pour ce territoire.
06:26L'objectif n'étant pas
06:28d'avoir, évidemment,
06:29un outil de communication,
06:31mais c'est vraiment
06:31pour avoir
06:33un objectif
06:34et une lecture
06:35de comment,
06:35collectivement,
06:36on peut faire commun
06:37et on peut faire ensemble
06:38pour la suite.
06:40Récit de territoire,
06:41ce n'est pas simplement élu,
06:42on est vraiment
06:43sur l'ensemble
06:43des forces vives
06:44du territoire,
06:46les élus naturellement,
06:47mais le tissu associatif,
06:48l'entrepreneuriat,
06:49le lait consulaire,
06:50et l'ensemble
06:52des acteurs
06:54et des citoyens
06:55qui concourent,
06:56justement,
06:56à cette appropriation
06:58du récit.
06:59Pour nous,
07:00il est très important
07:00dans ces périodes
07:01assez incertaines,
07:03alors,
07:03je ne vais pas tout vous lister,
07:04mais, en fait,
07:05on a quand même
07:05quelques échéances à venir,
07:07on a des sénatoriales,
07:08on a un 17 octobre
07:10qui arrive,
07:12dont on ne connaît pas
07:12encore l'ampleur,
07:13il y a des élections
07:15professionnelles
07:15à la fin d'année,
07:16évidemment,
07:18présidentielles,
07:18suivies de législatives,
07:19avec toutes les incertitudes
07:20qui s'ensuient,
07:21et nous,
07:22on a une conviction
07:22comme une cite,
07:24en fait,
07:24que c'est par le local,
07:26pour le local,
07:26et avec le local
07:27que les choses changeront,
07:29et apaisera une société
07:30qui est assez fragmentée.
07:33Du coup,
07:33ce congrès,
07:36en fait,
07:36la semaine prochaine,
07:37j'espère vous y voir tous,
07:39traitera du sujet
07:40du récit territorial,
07:41je ne vais pas déflorer
07:42l'ensemble des thématiques
07:44qui seront abordées,
07:44mais en fait,
07:45la question
07:46de l'habillage,
07:47en fait,
07:48est-ce que c'est
07:48du simple habillage
07:49ou une nécessité,
07:50on répondra à cette question,
07:51la question de la légitimité
07:53du récit
07:53et de ceux qui peuvent
07:55en fait le co-construire,
07:57on abordera également
07:59la question
08:00du récit commun,
08:01est-il encore possible ?
08:03La question de l'échelle
08:04également sera soulevée,
08:06le récit
08:07comme levier des transitions,
08:08car on sait
08:08qu'on a fait face
08:09à un été particulièrement
08:12dur,
08:13éprouvant,
08:14et en fait,
08:15on le sait tous
08:15autour de l'écran,
08:16il y aura des changements,
08:18notamment comportementaux,
08:19à opérer,
08:20et on en finira
08:21sur une dernière table ronde
08:22sur la question
08:23de la méthode
08:23de la gouvernance
08:24et de la responsabilité
08:25sur la mise en récit.
08:27J'en finis juste par là,
08:28en fait,
08:28le récit et l'imaginaire
08:30qui se traduit ensuite
08:31dans un projet de territoire,
08:32projet de territoire
08:33qui pour nous
08:34est stratégique,
08:35intégré, partagé,
08:36je vous mettrai
08:38les liens
08:38juste après,
08:40qui est la traduction,
08:41on va dire,
08:41écrite de ce récit territorial
08:43qui ensuite
08:44se décline en action.
08:45Et donc,
08:45en fait,
08:46il est important,
08:46il y a une certaine
08:47méthodologie à respecter
08:48dans la manière dont on structure
08:50et on voit le territoire demain.
08:53J'ai fait quatre minutes,
08:54je pense,
08:55et je te remercie,
08:56Marjolaine,
08:57et n'hésitez pas
08:58à poser des questions
08:59si besoin.
09:00Je vous mets les liens.
09:00Merci beaucoup,
09:03Mickaël.
09:03Simplement,
09:05avant de donner la parole
09:06à Emma,
09:07je voudrais partager
09:08les résultats
09:09d'une enquête
09:10qu'Incite avait portée
09:11avec Destin commun,
09:13Bouge ton coq
09:14et Rura
09:15sur,
09:16justement,
09:17la représentation
09:20stéréotypée
09:20ou non
09:21des ruralités.
09:22Et un des chiffres
09:24que je souhaite
09:26mettre en avant
09:27pour introduire,
09:28c'est ce chiffre
09:30de 56%
09:32de personnes
09:34qui vivent
09:34dans les territoires ruraux
09:35qui ne se sentent pas
09:36bien représentées
09:37par la presse nationale.
09:39Et vous pouvez voir
09:39sur les autres thématiques,
09:41c'est des chiffres
09:43aussi hauts,
09:44ce qui illustre
09:46cet enjeu
09:48et ce besoin
09:49de devoir
09:50créer des récits
09:52ou du moins
09:52de parler de récits,
09:54de changer les récits
09:55nationaux
09:56sur les territoires ruraux.
09:57Et donc,
09:58ça me permet
09:58de donner la parole
09:59à Emma Conquet,
10:02savoir ce que
10:02ce chiffre vous évoque,
10:04Emma,
10:05qui, pour vous,
10:06raconte les ruralités
10:08aujourd'hui
10:08et qui a le pouvoir
10:09de les raconter
10:10ou de les diffuser.
10:12Oui, merci Marjolaine.
10:14Bonjour à toutes
10:14et à tous.
10:15Alors,
10:15comme tu le disais,
10:19finalement,
10:20on a l'impression
10:21que les habitants
10:22des territoires ruraux
10:23sont un peu dépossédés
10:24de leur propre vécu,
10:25de leur propre représentation.
10:27Donc moi,
10:28en parallèle
10:29de mon travail
10:30de journaliste,
10:31j'ai développé
10:32une analyse critique
10:33des représentations
10:34des territoires ruraux
10:36et de ses habitants
10:37dans les médias.
10:38Les médias
10:39au sens large,
10:40donc ça peut être
10:40à la fois la presse,
10:41mais aussi le cinéma
10:42ou encore la littérature.
10:44Mais comme je suis journaliste,
10:46c'est vrai que je me suis
10:47beaucoup intéressée,
10:47notamment à la partie presse.
10:49Et ce que j'ai constaté,
10:51c'est que souvent,
10:53c'était une vision
10:54un peu tronquée,
10:56un peu condescendante,
10:58même parfois,
10:59une vision,
11:00j'ai l'impression,
11:01dominante
11:02des grandes métropoles,
11:04puisque c'est,
11:06et encore plus de Paris,
11:09sur les territoires ruraux.
11:11Ce n'est pas si étonnant
11:13que ça,
11:13parce que la France
11:14a quand même
11:15la particularité
11:16d'être un pays
11:18ultra concentré,
11:20hyper centralisé
11:21autour de Paris.
11:21Et c'est là
11:22où se trouvent
11:23la plupart des sphères
11:25de pouvoir,
11:26mais aussi les sphères
11:27médiatiques
11:27et politiques.
11:29Et on le voit,
11:31donc,
11:32c'est depuis Paris
11:33qu'on parle finalement
11:34des territoires ruraux.
11:36Donc,
11:36c'est pour ça que moi,
11:38j'ai,
11:40un concept,
11:42en tout cas,
11:42une expression
11:43pour reprendre
11:44un peu le male gaze.
11:46Je parle d'urban gaze
11:47pour parler justement
11:48de ce prisme urbain
11:50un peu déformant
11:51qui tantôt
11:52va romantiser
11:54les campagnes,
11:55tantôt va les rendre
11:56un peu misérabilistes
11:58qu'on peut souvent lire
11:59dans la presse.
12:02Et je tiens
12:03à quand même préciser
12:04que c'est souvent
12:06un prisme urbain,
12:07mais plutôt
12:08aussi qui est situé
12:10sur l'échelle sociale
12:12plutôt
12:13de personnes
12:14qui sont aisées,
12:15bourgeoises,
12:16des CSP+,
12:17etc.
12:18Parce que
12:20on peut remarquer aussi
12:21que,
12:22par exemple,
12:22une partie
12:23des catégories
12:23socio-professionnelles
12:26populaires
12:27des villes
12:28sont aussi peu représentées.
12:30On pense beaucoup
12:31aux quartiers populaires,
12:33aux banlieues,
12:33etc.,
12:34qui ont énormément
12:35de points en commun
12:35finalement avec les campagnes,
12:36à savoir qu'elles sont
12:38en marge des grands centres
12:39de pouvoir
12:40et qu'elles sont
12:41mal représentées.
12:43Donc c'est pour ça
12:44que je parle
12:45d'urban gaze aussi
12:46parce que
12:48il y a ce gaze,
12:50c'est le regard un peu.
12:51Donc ça va être
12:52un regard qui est
12:53un peu déformé.
12:55Et ce que
12:55Pierre Bourdieu disait
12:56déjà il y a quelques années,
12:58il disait
12:58« Les paysans
13:00ne parlent pas,
13:01ils sont parlés ».
13:02Et j'ai l'impression
13:04que
13:06tous les habitants
13:07des territoires ruraux
13:08aujourd'hui
13:09ont un peu
13:09hérité
13:10de ce souci.
13:13Ce qui va produire
13:14à mon sens
13:15des récits
13:16qui sont
13:17parfois
13:17un peu hors sol.
13:19Donc
13:20je distingue
13:21un peu
13:21deux manières
13:22de voir les choses.
13:22ça va être
13:23soit
13:24depuis le Covid
13:25une forme
13:26de romantisation
13:27des espaces ruraux
13:28en disant
13:29que c'est des espaces
13:30de lenteur.
13:32Il y a souvent
13:33des expressions
13:33en anglais
13:33qui reviennent
13:34comme la slow life,
13:37des espaces
13:38un peu
13:38qui sont ressourçants
13:40pour les urbains.
13:41Donc toujours
13:42ce prisme urbain,
13:43c'est-à-dire
13:43qu'on va définir
13:45les campagnes
13:45par rapport
13:45à ce qu'on...
13:47comment on les vit.
13:50C'est-à-dire
13:50le week-end
13:51ou pendant les vacances
13:52ou via notre maison secondaire
13:53pour une partie
13:55de ceux qui écrivent
13:55sur les campagnes.
13:56Donc c'est pour ça
13:57que c'est biaisé
13:59et que ça peut paraître
14:00très romantique,
14:01très ressourçant
14:02et tout.
14:02Or, ça invisibilise
14:04aussi tout un tas
14:05de problèmes
14:06structurels
14:06à savoir
14:09l'abandon
14:09des services publics,
14:12le fait de devoir
14:14prendre la voiture,
14:15faire plusieurs kilomètres
14:16pour aller au travail,
14:17pour aller chercher
14:17les enfants,
14:20au quotidien.
14:22et voilà,
14:23il y a en gros
14:25tout un tas
14:26de problèmes
14:27qui ne rentrent pas
14:29dans un peu
14:30cette grille
14:30de lecture citadine,
14:32un peu ressourçante,
14:34bien-être,
14:35etc.
14:36Et de l'autre côté
14:37du spectre,
14:38j'ai un peu identifié
14:40un aspect plus misérabiliste,
14:42comme un territoire
14:43un peu à sauver.
14:44C'est-à-dire
14:45qu'on va avoir
14:46tous les éléments
14:47de langage
14:48autour du désenclavement.
14:49on va venir désenclaver
14:51les territoires ruraux
14:52pour leur apporter
14:53la culture,
14:54on va venir leur apporter
14:58le savoir un peu.
14:59C'est un peu ça,
15:00il y a quelque chose
15:01où ce sont des personnes
15:03peut-être un peu arriérées,
15:04un peu rétifs,
15:05rétifs au progrès,
15:06aux évolutions
15:07et aux innovations,
15:09des territoires
15:10un peu à l'abandon
15:11et très passéistes
15:12qu'il faudrait
15:13venir sauver
15:14de l'extérieur.
15:15donc voilà,
15:17c'est un peu ça.
15:18Et en soi,
15:22sur un récit,
15:23alors il y a souvent
15:24un récit qui est homogène,
15:26c'est-à-dire
15:26on va parler
15:27de la campagne
15:27au singulier.
15:29Maintenant,
15:30sur la manière
15:30dont on est représenté,
15:32moi je pense que
15:34c'est effectivement difficile
15:36de nous représenter
15:37toutes et tous
15:38tellement il y a
15:39de la nuance
15:40à apporter,
15:41de la complexité,
15:42etc.
15:42Mais ce qui m'interroge
15:44aussi,
15:44c'est qui est-ce
15:47que ces discours,
15:48ces représentations
15:49servent
15:50et quelles en sont
15:51les conséquences politiques.
15:52On peut se questionner
15:53sur est-ce qu'il y a
15:56vraiment besoin
15:57d'hôpitaux publics
16:00dans les campagnes
16:01si c'est des territoires
16:03qui sont par essence
16:04ressourçants
16:05ou qui sont
16:06des espaces
16:07de bien-être.
16:08Voilà,
16:10là c'est pour donner
16:12un exemple
16:12mais en gros
16:13je me pose la question
16:14quand même
16:15des conséquences politiques
16:17de ces représentations.
16:19Merci beaucoup Emma
16:20pour cette première réponse
16:22et j'avais une deuxième
16:24question pour toi
16:24et notamment sur
16:26le travail
16:27que vous menez
16:27avec le collectif
16:29Champs Libres
16:30et qu'est-ce qu'aujourd'hui
16:31les ruralités
16:31pourraient raconter
16:32d'elles-mêmes
16:33que le récit national
16:34ne raconte pas,
16:35ne voit pas
16:35ou raconte mal justement ?
16:38Oui,
16:39alors avec
16:40plusieurs consœurs
16:41basés,
16:42donc moi je suis basée
16:43dans le Lot,
16:44d'autres sont en Aveyron,
16:46dans le Tard,
16:46un peu on va dire
16:47l'ancienne région
16:48Médipyrénée.
16:49On a constitué
16:50un collectif de pigistes
16:51qui s'appelle
16:51Champs Libres
16:53et le but
16:54c'était aussi
16:55d'avoir une force
16:58professionnelle
16:58et politique,
16:59c'est-à-dire
16:59porter une voix
17:00pour
17:03que les rédactions
17:05qui sont basées
17:06à Paris,
17:06les rédactions nationales
17:07pour lesquelles
17:07on travaille
17:08puissent nous laisser
17:10un peu aussi
17:13certaines pages
17:14pour aussi
17:15qu'on puisse
17:16à notre tour
17:17laisser la parole
17:17aux habitants
17:19des territoires ruraux.
17:20L'idée
17:20c'est de politiser
17:22un peu
17:22la question
17:23de ces représentations
17:24et la question
17:25de
17:25voilà
17:28on va dire
17:30la distance
17:31entre
17:33la réalité
17:34des gens
17:34des campagnes
17:35et ce qu'on retrouve
17:36dans les pages
17:38par exemple
17:38du Monde
17:39de Libération
17:40etc.
17:40de la presse nationale
17:41et
17:43et donc
17:44c'est pour ça
17:45qu'on a monté
17:46ce collectif
17:47et
17:47ensemble
17:48on va
17:49essayer
17:50de mettre
17:51en avant
17:52on va dire
17:52en tout cas
17:53de donner la parole
17:54à des personnes
17:55qu'on a moins
17:56l'habitude d'entendre
17:57moi je me dis
17:58toujours que
17:59un des signes
18:00qui me fait dire
18:02que je suis
18:03à la bonne place
18:04lors d'un reportage
18:05c'est quand les personnes
18:06me disent
18:06non mais
18:07ça va intéresser
18:08personne ça
18:09vous êtes sûr
18:09que vous voulez
18:10faire un reportage
18:11sur moi
18:12et là je me dis
18:13que je suis
18:14à la bonne place
18:14parce qu'en fait
18:16il y a une forme
18:16de paresse aussi
18:17dans le journalisme
18:18à aller voir
18:19les gens
18:19qui nous contactent
18:20ou en tout cas
18:21qui sont bons
18:21en communication
18:24on va aller chercher
18:25via les réseaux sociaux
18:26on va aller chercher
18:27des sujets
18:27via internet
18:29etc
18:29et ça va être
18:30souvent les mêmes
18:31personnes
18:31les mêmes structures
18:32les mêmes associations
18:33qui en fait
18:34sont déjà reconnues
18:36parce que soit
18:37c'est des néo-ruraux
18:39néo-arrivants
18:40soit c'est des revenants
18:42qui sont déjà
18:43CSP plus
18:44et qui ont
18:44tous les codes
18:45de communication
18:46qui vont un peu
18:47marketer
18:48on va dire
18:50leurs initiatives
18:51qui arrivent
18:52à donner envie
18:54aux journalistes
18:56parisiens
18:57de venir
18:57mais nous
18:59ce qui nous intéresse
18:59dans le collectif
19:00c'est justement
19:00tous ceux
19:01qui ne passent pas
19:02par cette communication
19:03ces méthodes-là
19:03pour attirer
19:05et qui n'ont
19:06pas l'impression
19:07que leur mode de vie
19:08que leurs initiatives
19:10que leurs aussi
19:12doléances
19:12sont importantes
19:13et donc
19:14on va aller chercher
19:15ces personnes-là
19:17grâce au bouche à oreille
19:18grâce au terrain
19:19grâce aux rencontres
19:20qu'on fait sur le terrain
19:21au quotidien
19:22en fait
19:22et c'est ça
19:23qui est important
19:24d'être journaliste
19:25sur le terrain
19:27on va essayer
19:28de mettre en avant
19:30ce qu'on peut appeler
19:31des formes
19:32de résistance discrète
19:33ou des formes
19:34d'écologie discrète
19:36en fait
19:36ce qui n'est pas
19:40reconnu
19:41on va dire
19:42dans ce qui peut être
19:44comme les éco-gestes
19:46de l'écologie dominante
19:48où voilà
19:50par exemple
19:50rouler à vélo
19:52consommer en vrac
19:53etc
19:54et c'est pour montrer
19:56qu'il y a d'autres
19:57modes de vie écologiques
19:58par exemple
19:59là c'est un exemple
20:00dans les territoires ruraux
20:01qui ne portent pas
20:02forcément leur nom
20:03et dont les gens
20:05qui les pratiquent
20:06ne les revendiquent pas
20:08forcément comme écologiques
20:09voilà
20:10donc c'est un peu l'idée
20:11d'aller
20:13déterrer un petit peu
20:14et mettre en lumière
20:16en tout cas
20:16des pratiques
20:17et des modes de vie
20:18et des doléances
20:19qui sont
20:20moins reconnues
20:22moins représentées
20:23dans les
20:24territoires ruraux
20:25et dans la presse
20:26Merci beaucoup
20:27Emma
20:28et justement
20:29on va pouvoir passer
20:30la parole
20:31à une résistance
20:32plus si discrète
20:33que ça
20:33puisque Gérard
20:35et
20:36Béatrice
20:37sont là
20:38pour nous parler
20:39de leurs trois initiatives
20:40la SCOP Ardelaine
20:42l'association
20:43Les Bergerades
20:44et leur édition
20:46Repas
20:47Alors pardon
20:48Béatrice et Gérard
20:50est-ce que vous coupez
20:51votre micro
20:53le temps que vous pose
20:54la question
20:55Vous m'entendez ?
20:57Oui
20:57Oui
20:59On vous écoute donc
21:01Je vous coupe
21:02juste le micro
21:03le temps que vous pose
21:03la question
21:04Ah d'accord
21:07Pardon
21:07c'était pour l'écho
21:08simplement
21:09Béatrice et Gérard
21:10est-ce que vous pouvez
21:12revenir sur votre expérience
21:14avec justement
21:14la SCOP Ardelaine
21:15donc là on est du côté
21:16de l'Ardèche
21:17comment vous avez
21:19construit un récit de territoire
21:20quelle était la méthodologie
21:22que vous avez utilisée
21:22quels ont été les effets
21:24les enseignements
21:24voilà
21:25racontez-nous
21:27votre expérience
21:28donc là sur
21:29comment on construit
21:30un récit de territoire
21:31avec les habitants
21:33avec les entreprises
21:34avec les institutions
21:35etc
21:36à l'échelle locale
21:38Béatrice
21:48je réactive
21:50donc bonjour à tous
21:51et toutes
21:53donc l'histoire
21:54d'Ardelaine
21:55elle a débuté
21:56dans les années 70
21:59dans un petit village
22:01donc à une heure
22:03de la première ville
22:04donc assez isolée
22:05dans la moyenne montagne
22:07en Véchoise
22:07et sur la réhabilitation
22:11d'une ancienne filature
22:13de laine
22:13donc un patrimoine
22:14mais qui était
22:15en très mauvais état
22:16dans un contexte
22:19du bout du bout
22:21de l'exode rural
22:23on va dire
22:23vraiment
22:25de déprise
22:28des ruines
22:29un peu partout
22:29et des gens
22:31assez désespérés
22:33on va dire
22:33et nous
22:36jeunes
22:36de ces années-là
22:38en fait
22:39on avait un autre regard
22:40et on voyait
22:41tous les potentiels
22:42mais on a fait
22:44le pari
22:45qu'il était peut-être
22:46possible
22:47de restructurer
22:49une filière laine
22:50locale
22:50à cet endroit
22:52sur ce patrimoine
22:54mais on était bien conscient
22:56et on nous le faisait dire aussi
22:59qu'on était idéaliste
23:02et que notre projet
23:03n'était pas trop crédible
23:05c'est sûr
23:06et donc on avait
23:08le sentiment
23:08d'être des expérimentateurs
23:10de faire une expérience
23:12et puis si ça marche
23:13tant mieux
23:13si ça marche pas tant pis
23:15mais au moins d'essayer
23:17et avec cette conscience-là
23:19en fait
23:19on avait toujours
23:20en tête
23:21le fait que
23:22c'était une expérience
23:24et qu'il fallait en témoigner
23:26il fallait la partager
23:27et surtout
23:28il fallait pas rester isolé
23:31et qu'il fallait échanger
23:35rencontrer d'autres expériences aussi
23:38donc on est allé
23:40voir aussi partout ailleurs
23:42qu'est-ce qui bougeait
23:43qu'est-ce qui se faisait
23:46et on s'en est inspiré
23:48de la même manière
23:49que racontant ce qu'on faisait nous
23:52c'était inspirant
23:53pour d'autres
23:54et aussi
23:56en faisant un réseau
23:58quoi finalement
24:00alors les méthodes
24:02qu'on a utilisées
24:03c'est à la fois
24:05accueillir sur notre site
24:07des visiteurs
24:08donc il y a
24:08deux parcours muséographiques
24:10il faut vous dire en gros
24:11les gens qui ne connaissent pas
24:12de laine
24:13aujourd'hui
24:14c'est
24:1660 salariés
24:1870 tonnes de laine
24:19travaillées
24:21un pôle
24:22multiactivité
24:24avec des parcours
24:25muséographiques
24:26un restaurant
24:27un café
24:28librairie
24:30et
24:31un atelier
24:33de transformation
24:33alimentaire
24:34enfin
24:34voilà
24:35c'est une démarche
24:36de développement local
24:38pluriactivité
24:39avec un centre
24:41autour du travail
24:42de la laine
24:42voilà
24:43et donc
24:44accueillir sur notre site
24:45et chaque fois
24:46raconter un peu
24:48qui on est
24:48d'où on vient
24:50comment on est arrivé là
24:51donc ça
24:52c'est à la fois
24:53par les guides de musée
24:54mais aussi
24:55par les audiovisuels
24:57on a toujours eu
24:57un audiovisuel
24:59d'une vingtaine de minutes
25:01et puis
25:02à partir des années 2000
25:04là
25:05on s'est dit
25:05il faut passer
25:06à l'écrit
25:07quoi
25:07c'est
25:08c'est vraiment
25:10enfin l'écrit
25:11c'est très engageant
25:13mais il faut
25:14cette histoire
25:15elle mérite
25:16d'être partagée
25:17dans tous ses détails
25:18finalement
25:19dans sa complexité
25:21et pas seulement
25:22le bon résultat
25:24d'aujourd'hui
25:24quoi
25:25et il ne s'est rien passé
25:27entre le début
25:27et la fin
25:28donc
25:29donc partager
25:30finalement
25:31les méthodes
25:32le parcours
25:35les obstacles
25:36comment on les a franchis
25:38ça c'est
25:39donc
25:39l'écrit
25:40le permettait
25:40et comme dit Gérard
25:42souvent
25:43l'écrit
25:44c'est un passeport
25:45c'est-à-dire qu'on passe
25:46à une autre dimension
25:47quand on s'est
25:49le récit
25:50il reste
25:50trop identitaire
25:52de toute façon
25:53et donc
25:54par rapport
25:56c'est une dimension
25:58et en fait
25:59on est passé
26:00à l'écrit
26:01et surtout
26:02à faire
26:03en sorte
26:04que
26:04des collectifs
26:06qui étaient déjà
26:07avaient
26:09des réalisations
26:11intéressantes
26:11en transformation
26:14arrivent
26:14on les a aidés
26:15on les a aidés
26:17à écrire
26:17eux-mêmes
26:18leur histoire
26:19et en fait
26:20l'espagnance
26:22a été faite
26:22il y a une trentaine
26:23de livres
26:24mais l'espagnance
26:25a été faite
26:25que ça change
26:26complètement
26:28leur propre histoire
26:29et donc
26:30pour voir ça
26:31en fait
26:32il faut travailler
26:32le recul
26:33en fait
26:34toujours
26:34prendre la distance
26:36avec les événements
26:37avec l'action
26:39que l'on est en train
26:41de mener
26:41et prendre du recul
26:42pour se dire
26:43bon alors
26:43qu'est-ce qui se passe là
26:45on en est où
26:47toujours en recul
26:49sur le projet
26:51pour l'observer
26:52nous-mêmes
26:53et le donner
26:54à observer à d'autres
26:55lui donner
26:56de la visibilité
26:57lui donner de la crédibilité
26:58et aussi
27:01de la notoriété
27:02quelque part
27:02parce qu'avec un livre
27:04on va beaucoup plus loin
27:05il y a 6 000 livres
27:08qui ont été vendus
27:09quand même
27:09sur l'histoire d'Arvelaine
27:11et donc
27:12on ne sait pas
27:12qui les achetaient
27:14mais c'est un peu partout
27:16je veux intervenir
27:18sur une chose
27:18c'est que
27:19nous
27:20à cette époque là
27:21puisque maintenant
27:22on a des endroits
27:24qui ont fonctionné
27:24où il y a eu
27:25des anniversaires
27:26de 50 ans
27:27plus d'autres
27:27de 40 ans
27:28etc
27:29donc on n'était pas
27:30dans ce monde
27:31actuel
27:32de la communication
27:34donc en gros
27:35c'est pour ça
27:36qu'on fonctionnait
27:37en réseau
27:37et on écoutait
27:41tous les gens
27:42qui circulaient
27:44faisaient le travail
27:45de connaissance
27:48d'interconnaissance
27:49entre les choses
27:50qui bougeaient
27:51et on avait même
27:52dépassé
27:53la France
27:54on montait facilement
27:56à Paris
27:56et quand Paris
27:57bougeait
27:58etc
27:59et c'était spontané
28:01de cette époque
28:01parce qu'on n'avait pas
28:02de système
28:03de communication
28:04au point
28:04pour quoi que ce soit
28:05donc c'est pas transposable
28:07avec ce qui se passe
28:08actuellement
28:09voilà
28:09et l'important aussi
28:10enfin toujours
28:11ça a été de témoigner
28:12témoigner
28:13de cette aventure
28:16parce que c'est
28:16vraiment une aventure
28:19et pour aussi
28:21inspirer
28:22enfin ce que souvent
28:23les gens nous disent
28:23c'est inspirant
28:25donc être inspirant
28:27c'est pas un modèle
28:29nous on se défendait bien
28:30d'être un modèle
28:31mais donner envie
28:33quoi
28:34donner envie
28:34de finalement
28:35passer des frontières
28:36et des limites
28:38qu'on se met
28:38tout le temps
28:39devant soi
28:40en disant
28:41c'est pas possible
28:41non on ne pourra pas
28:42puis on n'a pas l'argent
28:43puis on n'a pas ci
28:44puis on n'a pas là
28:45alors que
28:46alors que
28:48avec d'autres méthodes
28:49avec d'autres façons
28:50de faire
28:51plus patientes
28:52plus exigeantes aussi
28:55en fait
28:55il peut se passer
28:56des trucs
28:57qu'on n'imaginait pas
28:57quoi
28:59et le fait
29:00que certains
29:01ont eu
29:03finalement
29:03de certains succès
29:04aussi
29:05ça permet aussi
29:07de faire tomber
29:09quelques barrières
29:10et donner envie
29:11donner envie
29:12surtout
29:13et j'ai une question
29:15à vous poser
29:17sur votre rapport
29:18au territoire
29:19alors attendez
29:20il faut que je coupe
29:22votre micro
29:29oui ma question
29:31c'était sur votre
29:32le rapport au territoire
29:33parce que
29:33Ardelaine
29:34comme vous le disiez
29:35c'est d'abord été
29:36la relance
29:37d'une filière
29:38de laine
29:39maintenant
29:39vous parlez
29:40de plusieurs activités
29:41autour
29:41de plusieurs salariés
29:42avant ça
29:43comment on embarque
29:44les habitants
29:46comment on embarque
29:47les élus
29:47comment ça s'est passé
29:49pour développer
29:53cette activité
29:54sur le territoire
29:54et embarquer
29:55les personnes
29:56qui y vivent
29:57qui y décident
29:58comment ça s'est passé
29:59comment vous avez
30:00travaillé avec eux
30:04alors il faut que je vous
30:05remette votre son
30:08on est originaire
30:10de l'Ardèche du Sud
30:12et là
30:13donc on était
30:14dans une autre Ardèche
30:15quoi
30:15qui fonctionnait
30:17pas géographiquement
30:18et en fait
30:19on était
30:21à l'époque
30:23dans le fait
30:24que l'Ardèche du Sud
30:26était en train
30:27de devenir
30:28voilà
30:29un endroit
30:31qui est touristique
30:34incroyable
30:35etc.
30:36et on voyait déjà
30:37presque des dégâts
30:38de ça
30:39qu'il y avait du trop
30:42voilà
30:42et donc
30:44on a
30:45passé une montagne
30:47un décolle
30:48et on s'est retrouvé
30:49dans un endroit
30:50assez extraordinaire
30:51puis moi j'étais
30:52dans l'archéologie
30:52j'étais dans le patrimoine
30:54donc je sais reconnaître
30:55à peu près
30:56les choses
30:58structurelles
30:58infrastructurelles
30:59tout ça
31:00et en fait
31:01c'était
31:01un monde
31:03désespéré
31:03dans les relations
31:04avec les gens
31:05qui même
31:06ont demandé
31:06notre route
31:07pour arriver là
31:09c'était
31:09assez étonnant
31:11et en fait
31:11on voyait aussi
31:12des traces
31:13pré-industrielles
31:14énormes
31:15c'est-à-dire
31:16qu'il y avait eu
31:17une vie
31:20assez exceptionnelle
31:21qui était en ruines
31:22donc tout était
31:23en
31:23et donc
31:24ça a été
31:26une recherche
31:27de restauration
31:28et en fait
31:29elle a été
31:31territoriale
31:31dans le fait
31:32qu'on s'est rendu compte
31:33qu'il y avait
31:34des endroits
31:35en Ardèche
31:35pas si loin que ça
31:36à Bolgoiseau
31:38qui n'avait
31:39plus d'avenir
31:40alors que
31:41parce que
31:42la vallée du Rhône
31:42à pied
31:43c'était
31:44facile
31:45de partir
31:46et donc
31:47et c'est ça
31:48qui a été
31:49une découverte
31:51et
31:52donc nous
31:53on cherchait
31:54des projets
31:54on cherchait
31:55on était
31:55dans des réseaux
31:56où on pouvait
31:57nous embarquer
31:5910-15 personnes
32:01sur des projets
32:02et c'est ce qu'on a fait
32:03et petit à petit
32:05on a commencé
32:06par de la restauration
32:07de bâtiments
32:09et c'est parce
32:09qu'on a été actifs
32:11qu'on a été reconnus
32:14un peu
32:15assez facilement
32:16oui c'est tout
32:17c'est tout un chemin
32:19c'est-à-dire qu'on a été
32:19bien conscients
32:20qu'il était impossible
32:21d'embarquer
32:22qui que ce soit
32:23localement
32:24sur un projet
32:25aussi aventurier
32:27quoi
32:27c'était
32:29voilà
32:29et donc
32:30le parti pris
32:31c'était
32:31d'agir
32:33de faire
32:33et surtout pas
32:35de chercher
32:36à convaincre
32:37parce que
32:38parce qu'en fait
32:39c'était pas le moment
32:40c'était pas
32:41et puis
32:42c'était pas recevable
32:43non plus
32:43et que c'était plutôt
32:45la démonstration
32:46par le faire
32:47qui amenait
32:49de la crédibilité
32:50petit à petit
32:51et nous-mêmes
32:53on s'étonnait
32:53nous-mêmes
32:54d'avancer
32:55comme on a avancé
32:57on comprenait bien
32:58que
32:58on pouvait pas
33:00que les autres
33:01aussi
33:01avaient besoin
33:02de vérifier
33:03de
33:04voilà
33:05en milieu rural
33:07comment dire
33:08on écoute pas
33:09n'importe quoi
33:10on croit pas
33:11n'importe quoi
33:12on veut voir
33:12quoi
33:14et donc
33:16c'est vraiment ça
33:17qui a cheminé
33:19petit à petit
33:19les élus
33:22nous considéraient
33:23plutôt comme
33:23une initiative
33:26économique
33:28et privée
33:29dans le domaine privé
33:30nous on chantait
33:31partout
33:32que c'était
33:33de l'économie sociale
33:34et solidaire
33:35et qu'on n'était pas
33:36des privés
33:36comme les autres
33:37mais c'était difficile
33:38à entendre aussi
33:39de l'action publique
33:41des institutions
33:42qui elles
33:43voyaient le prisme
33:45public
33:46avant tout
33:46quoi
33:46et bien sûr
33:47ils ont
33:48beaucoup investi
33:50d'ailleurs
33:50sur notre village
33:51Saint-Pierreville
33:52et les maires
33:53se sont démenés
33:54pour que l'investissement
33:55nous on faisait
33:56de l'investissement
33:56privé
33:58et eux
33:59de l'investissement
34:00public
34:00et il faut dire
34:02que Saint-Pierreville
34:02le maire
34:03vous pourra vous en dire
34:04il y a de quoi
34:05être fier
34:06et bien justement
34:07ça me donne
34:08la bonne occasion
34:10de donner la parole
34:11à Florent Dumas
34:13qui est maire
34:13de Saint-Pierreville
34:14s'il est bien
34:15toujours avec nous
34:18Florent
34:19monsieur le maire
34:20de Saint-Pierreville
34:21le projet d'Arbelaine
34:22est devenu un élément
34:23fort d'identité
34:24du territoire
34:25comment vous
34:26en tant que maire
34:27vous avez pu
34:28vous approprier
34:29son récit
34:30et qu'est-ce que
34:30cela produit
34:31concrètement
34:31pour la commune
34:34bonjour à tous
34:35du coup
34:37j'ai peut-être
34:38pas beaucoup de réseau
34:38mais je vais essayer
34:39de tenir avec la caméra
34:40du coup
34:41ce que représente
34:42Arbelaine
34:42c'est déjà
34:42une formidable aventure
34:43Gérald et Baptiste
34:44l'ont dit
34:44il y a plus de 40 ans
34:46que Arbelaine existe
34:48mais c'est pas seulement
34:49une réussite
34:51économique
34:52touristique
34:54pour moi
34:54d'un point de vue
34:55personnel
34:55j'ai grandi
34:56et je me suis construit
34:57avec
34:58mais ça a fait
34:59toute une génération
35:01c'est un peu
35:02la preuve
35:02par l'exemple
35:04qu'il était possible
35:05de faire des choses
35:05dans un petit village
35:07reculé
35:09on a un territoire
35:10Béatrice l'a dit
35:11à une heure
35:11de la première ville
35:12mais en Ardèche
35:12une ville
35:12c'est 3000 habitants
35:13en fait
35:14donc
35:15on est très loin
35:16des gros centres
35:18métropolitains
35:18et
35:19c'est pas pour ça
35:20qu'on n'arrive pas
35:21à vivre
35:21et à se construire
35:22à innover
35:24et faire des choses
35:25donc
35:25Arbelaine a vraiment
35:26ouvert une voie
35:27pour le village
35:29il a montré
35:30qu'ici
35:30c'était possible
35:31de développer
35:31des projets
35:32ambitieux
35:33de faire naître
35:34des initiatives
35:36territoriales
35:36et c'est là dessus
35:37qu'aujourd'hui
35:38nous en tant qu'élus
35:39on surfe
35:40on aime accueillir
35:41du monde
35:41on aime accueillir
35:42des étudiants
35:43on est fiers
35:43de notre territoire
35:44on est fiers
35:45de ce qu'il se développe
35:46et voilà
35:48on aime beaucoup
35:48partager
35:50transmettre
35:52Béatrice parlait
35:53de témoignages
35:53c'est vraiment
35:53quelque chose
35:54qui transpire
35:56sur notre territoire
35:58ça se mérite
35:59de venir chez nous
35:59et donc du coup
36:00c'est vrai
36:01quand les gens viennent
36:02on aime bien
36:03qu'ils repartent
36:03avec le sourire
36:04et qu'ils soient contents
36:06donc découvrir de l'aide
36:07mais pas seulement
36:08on est un village vivant
36:10on est des commerces
36:12on a des maisons de santé
36:13des écoles
36:13on a une école
36:14voilà
36:15donc on est un petit bourg
36:16qui vit bien
36:17on sait expérimenter
36:19on sait que tout est possible
36:20et peut-être que le plus beau
36:22dans le récit d'Ardelaine
36:23c'est ce qu'a dit Béatrice
36:26c'est qu'elle a donné
36:29aux autres
36:30l'envie d'écrire une suite
36:32en fait sur ce territoire
36:33voilà
36:35beaucoup de personnes
36:35s'inscrivent là-dedans
36:36on veut écrire une suite
36:37sur notre territoire
36:38sur notre petit village
36:39et le faire partager
36:42Super
36:42merci beaucoup
36:44Gérard et Béatrice
36:45vous avez du coup
36:46créé les éditions Repas
36:48pour justement
36:49aider
36:50d'autres initiatives
36:52à écrire
36:53leurs récits
36:54à valoriser
36:55leurs expériences
36:57et vous avez
36:58donc
36:59dans cette édition Repas
37:00tout un travail
37:02d'accompagnement
37:03à l'écriture
37:03du récit
37:05peut-être qu'on pourra
37:06en reparler
37:06sur le temps
37:07de questions réponses
37:08comme il est 40
37:09et qu'on veut laisser
37:10de la place aussi
37:10aux questions réponses
37:11je vais tout de suite
37:14redonner la parole
37:16à Emma
37:16pour conclure
37:18notre échange
37:19et notamment
37:20reprendre
37:20cette échelle nationale
37:23et se dire
37:24se poser la question
37:25comment on peut faire
37:26comment on peut faire
37:27que ces récits territoriaux
37:29qu'on vient d'écouter
37:29ils peuvent alimenter
37:31un récit national
37:32et permettre
37:32une plus juste
37:33et plus large résonance
37:34et en fait
37:35ma question c'est
37:36qu'est-ce qui manque
37:37aujourd'hui
37:37pour changer
37:38les récits nationaux
37:39sur les territoires ruraux
37:40qu'est-ce qui nous manque
37:41pour que les récits
37:43d'Ardelaine
37:45de Saint-Pierreville
37:47puissent donner
37:48une résonance
37:49au niveau
37:50des récits nationaux
37:51Emma
37:55Oui merci Marjolaine
37:59je pense que
38:00le problème est structurel
38:01un peu comme
38:02dans tous les rapports
38:03de domination
38:03on le voit
38:05par exemple
38:05à l'échelle
38:06je vais
38:06pour faire la comparaison
38:09avec le patriarcat
38:10c'est pas en faisant
38:12des petites réformes
38:13par-ci par-là
38:14qu'on va réussir
38:15à mettre un terme
38:19aux inégalités
38:19entre les hommes
38:20et les femmes
38:20c'est qu'il faut
38:21vraiment repenser
38:22toute la structure
38:23de la société
38:25tous les fondements
38:29de comment on fait
38:30démocratie
38:32et je pense que
38:35concernant
38:36ça va peut-être
38:37être ambitieux
38:38mais concernant
38:39aussi les territoires
38:41ruraux
38:41et les récits
38:42je pense vraiment
38:43qu'il y a un enjeu
38:43structurel
38:45à décentraliser
38:47absolument
38:49le pays
38:51on voit
38:52qu'au-delà
38:54des déserts
38:55médicaux
38:56des déserts
38:57de services
38:58publics
38:59on a aussi
38:59des déserts
39:00éditoriaux
39:01on pourrait très bien
39:03concevoir
39:03qu'il y ait
39:04plusieurs médias
39:05à l'échelle
39:05régionale
39:06départementale
39:09pour que ces récits
39:10émergent davantage
39:12et puis
39:13pourquoi pas
39:16je pense
39:17dans la presse
39:18qu'elle soit télévisuelle
39:20ou écrite
39:22ou radiophonique
39:23davantage aussi
39:24de local
39:26juste dans les territoires
39:27quoi
39:29aujourd'hui
39:30c'est plutôt
39:30l'effet inverse
39:31qui est en train
39:32de se produire
39:32c'est à dire
39:33que
39:33par exemple
39:35les antennes
39:36de France Bleue
39:37donc
39:38qui est
39:42la version publique
39:44de la radio
39:45a fermé
39:46beaucoup d'antennes
39:47et en train
39:48de se fusionner
39:50pour faire
39:51des énormes locales
39:54qui sont
39:54encore une fois
39:55plutôt basées
39:56dans les métropoles
39:58de proximité
39:59les correspondants
40:01régionaux
40:02des rédactions
40:05nationales
40:05par exemple
40:06pour Le Monde
40:06les correspondants
40:08sont basés
40:08pour couvrir
40:10le Lot
40:10et Midi-Pyrénées
40:11à Toulouse
40:13donc
40:13il y a
40:14un enjeu
40:14d'avoir plus
40:15de correspondants
40:16plus de
40:17plus d'antennes
40:19et c'est pareil
40:20pour les écoles
40:21de cinéma
40:22les écoles
40:22d'art
40:23les écoles
40:24autour de l'écriture
40:26et tout
40:26il faut absolument
40:27délocaliser
40:28toutes ces sphères-là
40:30de Paris
40:31et pouvoir
40:31en implanter
40:33ailleurs qu'à Paris
40:34dans les régions
40:35dans les territoires
40:35ruraux
40:36et ça passe aussi
40:37par des financements
40:39par des aides
40:41et voilà
40:42donc
40:43et pour ça
40:44il faut aussi
40:45qu'il y ait
40:45de la considération
40:46et j'ai l'impression
40:47que c'est ce qui manque
40:48un peu
40:48il manque un peu
40:49de considération
40:51et on a
40:53encore une fois
40:53un long travail
40:55et un long chemin
40:56à faire
40:57pour
40:57pour décentraliser
40:59un tout petit peu
41:00ces sphères médiatiques
41:02et redonner
41:03un peu la parole
41:05aux habitants
41:06des territoires ruraux
41:08Merci beaucoup
41:09pour toutes ces pistes
41:10qui sont très intéressantes
41:12et donc
41:12ça permet
41:14aux participants
41:15et participantes
41:16de prendre la parole
41:18et peut-être réagir
41:19ou poser
41:20ces questions
41:21à Mickaël
41:22à Béatrice
41:23à Gérard
41:23et à vous Emma
41:25est-ce qu'on a des questions
41:27n'hésitez pas
41:28à ouvrir votre micro
41:30et poser directement
41:31la question
41:37oui Etienne
41:41bonjour Etienne
41:42je suis acteur associatif
41:47président d'une association
41:48qui s'appelle
41:48Tissage
41:49qui fait de l'accompagnement
41:49de personnes âgées
41:50fragilisées
41:51je suis aussi nouvellement
41:52élu dans une petite commune
41:54Génie-sur-Saône
41:55en Saône-et-Loire
41:57et donc c'est
41:58voilà
41:58c'est l'expérience
41:59d'un urbain
42:02qui débarque
42:03et qui s'inscrit
42:04dans une dynamique
42:05je suis architectur
42:06urbaniste
42:06en plus de ça
42:07donc fin de défaut
42:11et je m'intéresse
42:12justement sur la manière
42:13de faire commun
42:16à travers
42:17ces mises en récit
42:19et j'ai l'impression
42:20qu'il y a pas mal
42:20d'écueils
42:22et dans le dernier propos
42:24je me dis
42:24qu'il y a une notion
42:26de décentraliser
42:27mais j'ai l'impression
42:28qu'on reste encore
42:28dans du descendant
42:30et je me dis
42:31qu'il faut qu'on trouve
42:32une capacité
42:33à plutôt
42:34à retourner
42:37la structure
42:38et que des récits
42:39émergent d'eux-mêmes
42:40et qu'on soit
42:41dans la mise
42:42dans des récits émergents
42:45et ce qui n'est pas
42:46toujours facile
42:47c'est qu'on va rentrer
42:48dans des territoires
42:48qui souvent ont le sentiment
42:50de ne pas avoir
42:50grand chose à raconter
42:53parce qu'ils ont du mal
42:54à se mettre
42:55en action commune
42:56et en même temps
42:57c'est le récit
42:58c'est quand même
42:59le récit
42:59et l'imaginaire
43:02qui nous permet
43:03de se projeter
43:04donc
43:05je me dis
43:06quels sont
43:07les moyens
43:08qu'on peut se donner
43:11pour produire
43:12du récit
43:16en commun
43:17sur les territoires
43:17sans qu'il y ait
43:20des effets
43:20de représentation
43:24pour que j'en crois
43:25Merci Etienne
43:26c'était un peu compliqué
43:27à entendre
43:27parce qu'il y avait
43:27un écho
43:28sur votre ordinateur
43:30mais j'entends
43:31que c'est la question
43:31des moyens
43:32est-ce que
43:33Mickaël
43:34Thibaut
43:34Gérard
43:35Béatrice
43:35Emma
43:36souhaitez-vous répondre ?
43:38Sur la question
43:39des moyens
43:40je me permets
43:40de prendre la réponse
43:41en fait
43:42que ce soit
43:43l'animation
43:43territoriale
43:44que ce soit
43:44définition d'un récit
43:45s'il n'y a pas
43:45de financement
43:46s'il n'y a pas
43:46d'ingénierie
43:47pour accompagner
43:48en fait
43:49ce narratif
43:51en tout cas
43:52ces différents collectifs
43:53et c'est le financement
43:54de l'ingénierie
43:55nous ça fait des années
43:56qu'on porte le 1%
43:57ingénierie
43:57d'arrêter
43:58de considérer
43:59qu'il faille couper
44:00des rubans
44:00à tout va
44:01c'est pas couper des rubans
44:02et faire des bâtiments
44:03qui importent
44:04c'est de donner du sang
44:05et en fait
44:05l'animation
44:06passe par cette ingénierie
44:07de projet
44:07que nous retrouvons
44:09je vois quelques têtes
44:09autour de la table
44:11autour de l'écran
44:11et c'est bien ça
44:12en fait
44:13c'est-à-dire
44:13que c'est pas forcément
44:14des moyens extraordinaires
44:16dont on doit disposer
44:17c'est en fait
44:17de l'ingénierie
44:18publique territoriale
44:19de projet
44:20pour être précis
44:21et ça n'est pas
44:22je fais un clin d'œil
44:23à Thibaut
44:23c'est pas les marchés
44:24à bonne commande
44:25en fait de la NCT
44:26ou en fait
44:27des cabinets extérieurs
44:28qui viennent ponctuellement
44:29sur le territoire
44:30alors absolument nécessaire
44:31sur certaines tâches
44:33très techniques
44:34sur lesquelles
44:35évidemment
44:35on n'a pas toutes
44:36les compétences en interne
44:37mais c'est de faire
44:38confiance au territoire
44:39en finançant
44:40en fait
44:40cette ingénierie
44:41donc 1%
44:42c'est qu'on sanctuarise
44:431% de l'ensemble
44:44des enveloppes
44:45dédiées à l'investissement
44:46c'est grosso modo
44:471,6 milliard
44:49si on compte
44:49la DZIL
44:50et la DETR
44:51et donc 1 milliard
44:521 million
44:52enfin un peu plus d'un million
44:54qui soit dédié
44:55en fait
44:55à ce financement
44:56que l'État rechigne
44:58à financer
44:58que ce soit
44:59via le Fonds vert
44:59le FNADT
45:00ou d'autres
45:01lignes budgétaires
45:02finançons l'ingénierie
45:04merci pour cette réponse
45:06on a Sophie
45:08qui a levé la main
45:09Sophie
45:10on t'écoute
45:11oui merci
45:12bonjour à toutes et tous
45:13je suis très heureuse
45:14de croiser
45:15Béatrice et Gérard
45:17que j'ai rencontré
45:19il y a 30 ans
45:20enfin il y aura 30 ans
45:21l'an prochain
45:22j'ai fait partie
45:23de la première promo
45:24du réseau repas
45:25de compagnonnage
45:27et
45:29leur témoignage
45:30leur
45:30enfin
45:31partager
45:32en immersion
45:34une expérience
45:35chez eux
45:36a été très inspirant
45:37pour moi
45:37et aujourd'hui
45:38je suis porteuse
45:39de projet
45:40dans mon territoire
45:41sur Arvieux
45:42en Aveyron
45:42et responsable
45:44d'un tiers lieu
45:46voilà
45:46ça a été vraiment
45:47très marquant
45:48ce récit
45:49et ce partage
45:50d'expériences
45:51que j'ai reçu
45:51grâce au réseau repas
45:52donc je voulais
45:54souligner
45:55la richesse
45:55de ce qu'ils ont porté
45:59de ce que ça
46:00moi m'a apporté
46:01ça a sans doute
46:02apporté à plein d'autres
46:03donc
46:04et aujourd'hui
46:05je suis partenaire
46:06d'Inside
46:06puisqu'on accueille
46:07aussi régulièrement
46:08des volontaires
46:11rurales
46:11sur notre
46:13territoire
46:14merci
46:15merci beaucoup
46:15pour ce témoignage
46:16et effectivement
46:17n'hésitez pas
46:18à regarder
46:18ce que fait
46:19les éditions repas
46:21porté par Béatrice
46:22et Gérard
46:23et on a aussi
46:23Baptiste
46:26qui a levé la main
46:31on vous écoute
46:32Baptiste
46:32et vous êtes en muet
46:33pour l'instant
46:36est-ce que
46:37du son derrière
46:38ça va ?
46:39c'est tout bon
46:40ok
46:42je voulais rebondir
46:43sur deux choses
46:45ce qui a été partagé
46:46de
46:46il faut reconsidérer
46:47le récit
46:49et la presse locale
46:50je partage
46:51complètement ça
46:52sur la question
46:53de comment on fait
46:54évoluer
46:55le récit national
46:56c'est plutôt
46:56comment on recentre
46:57l'attention
46:58sur les récits locaux
46:59en se disant
47:00qu'ils sont
47:00plus importants
47:01ou aussi importants
47:02qu'un récit national
47:03donc il y a un combat
47:05sur les médias
47:06comme ça a été noté
47:07et je rebondis aussi
47:09sur l'imaginaire
47:10qu'on véhicule
47:11à travers les récits
47:12et du coup
47:13moi ce qui m'occupe
47:14avec une activité
47:15pour l'instant individuelle
47:17sur la mise en récit
47:19c'est les formes
47:21y compris
47:21la mise en objet
47:22sur les récits
47:24du coup
47:24je connais un petit peu
47:25les éditions repas
47:26et je sais que
47:27actuellement
47:28il y a une grosse question
47:28qui se pose
47:29sur la pérennité
47:29et du coup
47:30voilà
47:32ce que j'ai envie
47:32de visibiliser
47:33c'est effectivement
47:34depuis le local
47:35qu'est-ce sont les capacités
47:36de mise en récit
47:37et de production
47:39et entre autres
47:40après
47:40ça a été évoqué
47:41sur les tiers-lieux
47:42donc moi je fais partie
47:43du réseau
47:43des tiers-lieux
47:44Auvergne-Rhône-Alpes
47:46sur la commission
47:47où on parle
47:48de documentation
47:48aussi
47:49et donc
47:50on commence à
47:52essayer d'aller voir
47:52des tiers-lieux
47:53pour faire des portraits
47:55de tiers-lieux
47:55donc c'est une petite étape
47:57de la mise en récit
47:57mais
47:58voilà
47:58où sont les bons endroits
48:00donc les tiers-lieux
48:01qui sont peut-être
48:01pas trop institutionnalisés
48:03et proches
48:03des actions locales
48:05sont peut-être
48:06des bons endroits
48:07pour recueillir des paroles
48:08et effectivement
48:09quelles sont les méthodologies
48:10de récolte de paroles
48:12bref
48:12et je vais m'arrêter
48:13assez vite
48:13mais du coup
48:14il y a aussi
48:14toutes les radios locales
48:15un ensemble parfois
48:16foisonnant
48:17d'initiatives
48:18et comment on donne
48:19plus de place à ça
48:20j'ai dit
48:22merci beaucoup
48:23n'hésitez pas à partager
48:24si vous avez des liens
48:27d'initiatives
48:28à nous mettre
48:28dans le chat
48:29comme ça on pourra
48:29les rappeler
48:30dans le mail
48:32est-ce qu'on a
48:34d'autres questions
48:35ou remarques ?
48:44ou est-ce que
48:45nos intervenants
48:46veulent ajouter
48:46quelque chose
48:47par rapport
48:48à ce qu'ils viennent
48:48d'entendre ?
48:50Béatrice
48:50oui
48:55oui la question
48:56des moyens
48:57est une
48:58mais pas une question
48:59c'est une affirmation
49:01c'est à dire
49:01que sans moyens
49:03c'est très difficile
49:04nous on a beaucoup
49:05fait de bons bénévolats
49:07mais quand on voit
49:09qu'effectivement
49:10les éditions repas
49:11sont un peu
49:12en difficulté
49:13actuellement
49:14pour produire
49:15des nouveaux livres
49:16en fait
49:17mais on se dit
49:18mais quand même
49:19toute cette collection
49:22qu'on appelle
49:23pratiques utopiques
49:24c'est de la documentation
49:27on devrait être payé
49:28pour faire du documentaire
49:30pour documenter
49:31les initiatives
49:34plutôt collectives
49:36en tout cas coopératives
49:38de développement local
49:40et pour montrer
49:44qu'il y a des possibles
49:46et que des gens
49:47l'expérimentent
49:48mais ça
49:50on a bien cherché partout
49:52franchement
49:53du soutien
49:55on ne l'a pas trouvé
49:55c'est incroyable
49:58alors qu'on est prêt
50:00aussi à faire
50:00des heures tant et plus
50:02sans forcément
50:03être minéré
50:04mais quand même
50:05à un moment donné
50:06il faut
50:07il faut quand même
50:08de l'ingénierie
50:09comme disait Michael
50:10il faut
50:11il faut
50:12de la disponibilité
50:13de la compétence
50:17mais il faut juger
50:18que c'est
50:19que c'est
50:20que c'est
50:21nécessaire
50:21sinon
50:22toutes ces
50:23toutes ces histoires
50:24qui sont pleines
50:25d'enseignement
50:27tombent
50:27dans l'oubli
50:28tout simplement
50:29la perte de mémoire
50:30c'est notre
50:31ce qui nous
50:32nous me lasse tous
50:34mais
50:34on va devenir
50:36idiot
50:36vraiment
50:37et justement
50:38il y a une question
50:39pour vous
50:39gardez votre micro
50:41on a Vittemar
50:42Eudroll
50:42qui pose la question
50:43est-ce que l'expérience
50:44Ardelen
50:44serait-elle encore
50:45possible aujourd'hui ?
50:54on observe
50:55ce qui se passe
50:57ce qui s'est passé
50:58les formes ont changé
51:00il y a beaucoup de choses
51:00on n'est plus dans les mêmes sociétés
51:03ni les mêmes problématiques
51:04mais en fait
51:05moi je suis optimiste
51:07dans la durée longue
51:08parce qu'en gros
51:10on a tous
51:11et chacun
51:12une capacité de rebondir
51:16et nous
51:17on l'a traversé
51:18c'est d'ailleurs
51:19que par exemple
51:20moi je pourrais aussi
51:21à une époque
51:22passer des nuits
51:23à discuter
51:24avec des gens
51:26et puis ça ne produisait rien
51:28on se rendait compte
51:29à la fin
51:30qu'on avait perdu notre temps
51:31parce que voilà
51:32et à partir du moment
51:33où en fait
51:34on met le centre de gravité
51:36de notre manière
51:37de prendre les choses
51:39sur le faire
51:41et donc nous
51:42on a dit
51:43on va faire
51:44et après
51:44on a cherché
51:46à se positionner
51:47c'est des choses
51:48très simples
51:50on a dit
51:52est-ce qu'on va faire pour
51:54non non
51:54il ne faut pas faire pour
51:56il faut faire avec
51:58on parle de l'existant
52:00on parle de ce qui existe là
52:02ce qui a existé
52:03on parle de l'existant
52:04et donc
52:05c'est entre le pour et avec
52:07ça change complètement
52:08le centre de gravité
52:09et autre chose
52:10il y a des territoires
52:11où en fait
52:12on soit arrivés tous les deux
52:14parce que nous
52:14on avait des moyens
52:15pour faire de la restauration
52:17des ruines
52:18et tout ça
52:19tranquillement
52:21et bien
52:21ce n'est pas suffisant
52:23il fallait être
52:24un collectif
52:26parce qu'ici
52:27pour survivre
52:28il y avait des familles
52:29il y avait des familles
52:29avec dix enfants
52:30et puis deux générations
52:32ou trois générations
52:33et c'est dans ce genre
52:35de difficulté
52:37de pente
52:37à vivre
52:39mais il va y avoir
52:40des problèmes
52:41transposables
52:42de nature différente
52:44ailleurs
52:45et bien en fait
52:46on ne fait rien
52:48à deux
52:48on ne fait rien
52:50et même
52:51moi j'ai travaillé
52:52avec Guy Linger
52:53la perspective territoriale
52:55à un moment
52:55et on se disait
52:58il faut arrêter
52:59que les gens
52:59arrivent au niveau familial
53:01parce que vous êtes
53:02sur une montagne
53:03voilà
53:04et puis
53:05quand il y a des enfants
53:06il faut s'occuper des enfants
53:08etc
53:08donc ça veut dire
53:10que vous avez 25 ans
53:11ou 30 ans
53:12et vous tapez
53:13il n'y a pas de problème
53:15ensuite
53:16il faut des déplacements
53:17pour s'occuper des enfants
53:19etc
53:19et ça a créé
53:20des drames
53:22donc on a dit
53:24il y avait les institutions
53:25il faudrait faire
53:27c'est un peu
53:27une question
53:28qui est en train d'arriver
53:29sur ce qu'on appelle
53:31la vulnérabilité
53:32donc il faut partir
53:33de la vulnérabilité
53:35et donc ça veut dire
53:36que nous
53:37on a fait un collectif
53:38et en fait
53:39à un moment
53:40simplement
53:40sur le fait
53:41qu'on projetait
53:41quelque chose
53:42et les gens
53:43n'étaient pas
53:45obligatoirement
53:46et contraints
53:47on était
53:48quelquefois
53:49une vingtaine
53:49à faire des choses
53:50et c'est le fait
53:52qu'on a pénétré
53:53sans chercher
53:54à avoir des amis
53:55être du pour
53:56du contre
53:57ou dire
53:59on a des idées
54:00ou le faire
54:02de la leçon
54:02on a simplement
54:05fait
54:06mais en tenant
54:07compte
54:08de toutes les réalités
54:09de notre environnement
54:10et c'est là
54:11où ça devient
54:11territorial
54:12ça peut pas être
54:14oh ben oui
54:15tiens une filature
54:15on refait une filature
54:16et puis on part
54:17non non non
54:18après on s'est renseigné
54:19sur la déstructuration
54:20industrielle
54:21de l'état français
54:23etc etc
54:24et en fait
54:25c'est toujours
54:26des projets
54:28et des enquêtes
54:29successives
54:30et après
54:30c'est des compréhensions
54:31avec justement
54:33ce qui est intéressant
54:34parce que
54:35le compagnonnage
54:36c'était plutôt
54:37éducatif
54:38c'est que
54:38quand on a
54:39cette manière de faire
54:40on rencontre des gens
54:42et on devient
54:44plus riches
54:44et nous
54:45on a utilisé ça
54:46pour
54:48traiter les problèmes
54:49de non compétences
54:50qu'on avait
54:51et on rencontrait
54:53des gens
54:53qui étaient
54:54hyper compétents
54:55sur des sujets
54:55et nous
54:56ça a été des professeurs
54:59c'est à dire
54:59on a appris
55:00avec eux
55:01ce qu'il fallait faire
55:03dans ce domaine là
55:04pour ne pas faire
55:05super
55:06merci beaucoup
55:07d'avoir complété
55:08votre témoignage
55:09avec ces apports
55:10il est 13h59
55:12et donc on va devoir
55:13conclure ce webinaire
55:14Mickaël et Thibaut
55:16je vous laisse conclure
55:17Mickaël avec
55:18peut-être
55:19une conclusion
55:20sur aussi
55:20ce que tu viens d'entendre
55:22comment ça fait écho
55:24chez toi
55:24et Thibaut
55:25tu auras la parole
55:26de la fin
55:27ça fait toujours du bien
55:28de se retrouver
55:29dans un écosystème
55:30où en fait
55:30on peut parler
55:31sénément
55:32et en fait
55:33avec ce qu'on appelle
55:34les valeurs
55:35et les principes
55:35du développement local
55:36et que nous sommes
55:40j'ai pas envie de dire
55:41qu'on est parmi
55:42les derniers mohicans
55:43mais en fait
55:43il y a quand même
55:44un certain recul
55:45de cette compréhension
55:47en tout cas
55:47du mode de fonctionnement
55:48territorial
55:49je redis une chose
55:50félicitations
55:51à toutes ces initiatives
55:52c'est par pour
55:54et avec le local
55:55en fait
55:55que les choses changeront
55:56au niveau national
55:57mon engagement
55:58personnel et professionnel
55:59dans mon début de carrière
56:00était de me dire
56:01que mon volontarisme
56:02au national
56:03aurait des conséquences
56:04alors du coup
56:05c'était peut-être
56:05très peu humble
56:07et je m'en excuse
56:07mais j'ai très rapidement
56:09vu que ça n'était pas le cas
56:10et ça n'était que
56:11par le local
56:11qu'on arriverait
56:12à bouche-puler les choses
56:13au niveau national
56:15et que je pense aussi
56:16pour répondre
56:17ce que tu disais Béatrice
56:18il y a tous ces enjeux
56:19il y a aussi la confiance
56:20et que l'État ne fait pas
56:21confiance à ses territoires
56:22et je pense que c'est là
56:23où le bas blesse
56:26les différents textes
56:28qu'on a pu voir récemment
56:29en fait
56:29le démontrent encore et encore
56:31j'appelle comme Emma
56:32en fait
56:32à la décentralisation
56:35et que l'État
56:36confond avec déconcentration
56:38ce qui n'est pas
56:38la même chose
56:41Merci beaucoup
56:41Miquel
56:42merci beaucoup
56:43Marjolaine
56:44pour l'animation
56:45de ce café de campagne
56:46merci Florent
56:47Béatrice
56:47Gérard
56:48Emma
56:48et toi Miquel
56:50qu'est-ce qu'on s'est dit là
56:51on s'est dit
56:52c'est une confirmation
56:54supplémentaire
56:54il se fait des choses
56:55extraordinaires
56:56partout dans ce territoire
56:57il faut qu'on arrive
56:58maintenant
56:59à témoigner de ça
57:00alors il y a plein d'outils
57:01il y a ce que fait
57:02Gérard et Béatrice
57:03je l'ai mis en chat
57:04il y a un petit outil aussi
57:05qui est au service
57:06de tout ça
57:06c'est Village Magazine
57:07je vous invite à vous abonner
57:08à Village Magazine
57:09on a réinvesti
57:10dans cette nouvelle scope
57:12c'est une SCIC
57:14maintenant
57:14il faut investir
57:15c'est un bel outil
57:16et c'est au service de ça
57:17un mot de conclusion
57:19un peu général
57:20de tout ce qu'on s'est raconté
57:23on a une impérieuse nécessité
57:26de sortir
57:27de ce temps
57:28de l'infantilisation
57:29des citoyens
57:30et des acteurs
57:31et ce qu'a dit
57:32Mickaël
57:32ce qu'a dit Emma
57:33également
57:35décentralisons
57:37décentralisons
57:37il faut renverser la table
57:39sur cette question
57:40de la confiance
57:41aux acteurs
57:42des territoires
57:42mais c'est vrai
57:43pour tout le monde
57:44les acteurs
57:45des territoires ruraux
57:46mais ça a été dit aussi
57:47les acteurs
57:47des territoires
57:48de la politique
57:48de la ville
57:49tous ces territoires
57:50qui sont en fragilité
57:51en difficulté
57:52toutes ces administrations
57:54qu'il faut aussi
57:54redécentraliser un peu
57:56tous ces gens
57:57qui ont besoin
57:58de reprendre du souffle
57:59et de la responsabilité
58:01et donc
58:02qui dit responsabilité
58:03dit aussi témoignage
58:04témoignons de ce que nous faisons
58:06renvoyons des images
58:07positives
58:08de la société
58:09dans laquelle nous vivons
58:10et arrêtons aussi
58:11d'être dans une société
58:14je dirais
58:15difficile
58:16où on ne se renvoie
58:17que des choses
58:17qui dysfonctionnent
58:18il y a énormément
58:18de choses
58:19qui dysfonctionnent
58:20mais il y a beaucoup
58:20de choses qui fonctionnent
58:21dans notre société
58:22on vient de le montrer
58:23une nouvelle fois
58:24et pour ça
58:25revenons à hauteur
58:26des regards
58:27à hauteur de nos territoires
58:28dans la connexion
58:30des uns
58:30avec les autres
58:31c'est pour moi
58:32tout à fait essentiel
58:33merci d'être venus nombreux
58:35pour ce Café Tampagne
58:36on a dépassé un peu
58:37les objectifs
58:38Olivier
58:38on a eu 100 connexions
58:40100 personnes
58:41prochain rendez-vous
58:42ça sera le 22 octobre
58:44sur Europe et ruralité
58:46là encore
58:47on va prendre
58:47un petit
58:48un petit cran
58:49de hauteur
58:50pour voir comment
58:51au-delà en France
58:52comment est-ce qu'on
58:53pense plus global
58:54nos problématiques
58:54se posent aussi ailleurs
58:56il faut qu'on pense aussi
58:57de façon plus globale
58:58merci beaucoup
58:59faites attention à vous
59:02et bonne chance
59:03pour la suite
59:04et croyons un avenir meilleur
59:06on va changer le monde
59:06c'est évident
59:07mais on va le faire ensemble
59:08à très bientôt
59:10à bientôt
59:11merci
59:11merci
59:11merci
59:11merci
59:12merci
59:12merci
59:13merci
59:13merci
59:14merci
59:14merci
59:15Sous-titrage FR ?

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