- il y a 32 minutes
Au programme de cette édition, le naufrage de la CDU en Allemagne se poursuit dans les derniers scrutins. Dans le même temps, l’AfD continue d’enregistrer des scores record dans les élections régionales de ce dimanche.
Nous reviendrons ensuite sur les élections législatives organisées en Russie malgré la guerre en Ukraine. Un scrutin, sans surprise, remporté par Vladimir Poutine et rejeté par les Occidentaux.
Et puis de retour en France, nous suivrons le lancement de la campagne de Nicolas Dupont-Aignan samedi à Yerres en Essonne. Une nouvelle démonstration du rapprochement des souverainistes.
Nous reviendrons ensuite sur les élections législatives organisées en Russie malgré la guerre en Ukraine. Un scrutin, sans surprise, remporté par Vladimir Poutine et rejeté par les Occidentaux.
Et puis de retour en France, nous suivrons le lancement de la campagne de Nicolas Dupont-Aignan samedi à Yerres en Essonne. Une nouvelle démonstration du rapprochement des souverainistes.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver au programme de cette édition.
00:19Le naufrage de la CDU en Allemagne se poursuit dans les derniers scrutins.
00:24Dans le même temps, l'AFD continue d'enregistrer des scores records dans ses élections régionales de dimanche.
00:30Nous reviendrons ensuite sur les élections législatives organisées en Russie malgré la guerre en Ukraine.
00:35Un scrutin sans surprise remporté par Vladimir Poutine et rejeté par les Occidentaux.
00:40Et puis de retour en France, nous suivrons le lancement de la campagne de Nicolas Dupont-Aignan samedi à hier
00:44en Essonne.
00:45Une nouvelle démonstration du rapprochement entre les souverainistes.
00:51Générique
00:53Nouveau séisme politique en Allemagne. Deux élections régionales avaient lieu dans l'est du pays.
00:59À Berlin, la gauche post-communiste l'emporte, tandis que dans le Mecklenburg, l'AFD arrive en tête.
01:05Et surtout, la CDU du chancelier Merz passe sous la barre des 5%.
01:09Une situation qualifiée de désastre par le chancelier plus fragilisé que jamais.
01:14Explication de Nicolas Lambertherie.
01:16Un désastre ! Voilà ce qu'a vécu la CDU allemande lors de ce dimanche électoral noir.
01:25Ce n'était encore qu'une hypothèse que nous évoquions dans votre journal vendredi dernier.
01:30C'est devenu une réalité.
01:31Pour la première fois depuis 1945, la CDU est bel et bien passée sous la barre des 5%
01:38et ne sera pas représentée dans le parlement d'un Land, d'un État fédéré allemand.
01:43Et c'est sans doute l'information la plus importante de la journée électorale de ce dimanche,
01:48même si le scrutin a également été marqué par les premières places des nationalistes de l'AFD
01:54dans le Mecklenburg-Pomeranie occidental et de la gauche post-communiste de Die Linke à Berlin.
02:00Dans le Mecklenburg, l'AFD a fait encore mieux qu'espéré, avec 38% des suffrages,
02:06devançant le SPD à 35%.
02:09Derrière, on retrouve à à peine plus de 5% les Verts et la gauche radicale Die Linke,
02:15qui seront donc les partenaires de coalition du SPD pour diriger le Mecklenburg.
02:20Et surtout donc, la CDU est passée sous la barre des 5%.
02:24Dès que les premiers résultats sont tombés, le chancelier fédéral Friedrich Merz
02:28a appris la parole pour commenter les résultats.
02:33Nous ne pouvons pas enjoliver le résultat en Mecklenburg-Pomeranie occidental.
02:38C'est un désastre.
02:40La CDU s'est battue, mais au final, elle a été écrasée dans le duel polarisant entre le SPD et
02:47l'AFD.
02:47Les réformes doivent venir.
02:50Bien sûr, cela nous met tous dans une situation difficile,
02:53mais nous assumons cette responsabilité.
02:56J'assume cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays.
03:02Pour l'AFD, il s'agit donc d'un nouveau succès,
03:05même si le score est insuffisant pour disposer d'une majorité gouvernementale à l'échelle de la région.
03:11Mais la satisfaction est de mise chez les nationalistes,
03:13qui sont durement réprimés et régulièrement menacés d'interdiction par le gouvernement fédéral de Friedrich Merz.
03:22Il est absolument clair que nous avons remplacé la CDU en tant que parti populaire.
03:28CDU qui, pour la première fois de son histoire, ne sera pas représentée dans un parlement régional.
03:35Cela est également le résultat d'une politique extrêmement stupide de pare-feu contre l'AFD.
03:41Et la CDU a décidé de poursuivre cette politique.
03:45On notera également que le BSV de la gauche populiste de Sarah Wagenknecht
03:50est resté juste en dessous de la barre des 5%, aussi bien dans le Mecklenburg qu'à Berlin.
03:55Ce jeune parti, issu d'une scission avec Die Linke,
03:58rencontre des difficultés à s'insérer durablement dans le paysage politique allemand,
04:03même si le suspense est grand, pour savoir s'ils franchiront le Rubicon en Sachsenhalt
04:09en osant former d'une manière ou d'une autre une coalition avec l'AFD.
04:13Et justement, en ce qui concerne la gauche radicale,
04:16Die Linke poursuit plus que jamais sa résurrection,
04:19entamée lors des élections fédérales de début 2025,
04:22en arrivant en tête à Berlin avec 25% des suffrages.
04:26Reste à voir quelle coalition se constituera pour gouverner Berlin,
04:30Die Linke n'étant pas encore assuré de diriger la capitale.
04:33Au sein de l'État de Berlin, deux coalitions sont désormais possibles.
04:37La première réunissant les postes communistes de Die Linke,
04:39les sociodémocrates du SPD et les écologistes,
04:42alors que la deuxième rassemble les démocrates chrétiens de la CDU,
04:47les sociodémocrates du SPD et les écologistes.
04:51La candidate du parti poste communiste Die Linke au poste de ministre président est Elif Heralp.
04:57Elle est née à Munich de parents turcs.
05:00Le programme de Die Linke à Berlin consiste à plafonner le prix des loyers
05:06et également à nationaliser les appartements qui sont détenus par des grosses entreprises immobilières.
05:14Désormais, l'automne de la politique allemande sera donc essentiellement constituée
05:19de la gestion postélectorale des trois élections régionales qui viennent d'avoir lieu.
05:23Le casse-tête habituel de la constitution de coalition régionale va pouvoir commencer,
05:28de même que la stabilité du gouvernement fédéral allemand.
05:32De plus en plus de voix estiment que Friedrich Merz n'arrivera pas à terminer l'année à la chancellerie
05:38et fera l'objet d'un remplacement en interne.
05:41Pas certain toutefois, au vu des conjonctures continentales et mondiales,
05:45que cela suffise à enrayer les vagues contestataires chez nos voisins d'Outre-Rhin.
05:55Des élections sous une pluie de drones.
05:58Ces derniers jours, les Russes s'étaient appelés aux urnes pour le scrutin législatif qui renouvelait la Douma.
06:03Sans grande surprise, Russie unie, le parti de Vladimir Poutine est arrivé en tête
06:08après plus de quatre ans de guerre. Le point tout de suite.
06:11C'était un scrutin que les Occidentaux rejetteraient dans tous les cas,
06:15tout comme ils rejettent le grand vainqueur de l'opération, Vladimir Poutine.
06:19Trois jours durant, les Russes se sont rendus aux urnes pour choisir leur représentant en la Douma,
06:25le Parlement russe qui compte 450 sièges.
06:28Une première depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine le 24 février 2022.
06:33Ces élections étaient d'ailleurs étroitement liées au conflit
06:36et Vladimir Poutine voulait clairement les transformer en référendum sur le soutien à la guerre.
06:41Dans ce cadre, son parti Russie unie a réuni près de 58% des voix en tête devant les communistes,
06:49sous les 14% des communistes patriotes qui ne ressemblent pas vraiment à Fabien Roussel.
06:54En troisième place, à presque 9%, le parti dit libéral-démocrate,
06:58un mouvement nationaliste à droite de Vladimir Poutine,
07:02qui aurait plutôt tendance à appuyer sur l'accélérateur dans le conflit contre Kiev.
07:06Le parti de Vladimir Poutine conserve donc une large majorité à la Douma,
07:10avec environ 355 sièges.
07:13Le seul mouvement anti-guerre, Yabloco, avait vu sa liste nationale écartée par la Cour suprême le 10 août dernier,
07:20après un signalement par le parti nationaliste Rodina,
07:23qui accusait le mouvement d'être extrémiste et financé par une puissance étrangère.
07:27Il y avait toutefois des candidats locaux pour représenter Yabloco.
07:31Il n'y a pas d'impact national.
07:34Sans nul doute critiquable, comme une part non négligeable des élections occidentales,
07:38le scrutin est accusé d'irrégularités diverses et variées,
07:42notamment à cause des votes électroniques,
07:44lesquels ont été perturbés par des pirates informatiques,
07:47mais aussi des accusations de bourrage d'urne
07:49et la présence de militaires dans les bureaux de vote.
07:52Une précaution pourtant difficilement contournable en temps de guerre.
07:56C'est d'ailleurs sans doute des dispositions qui seront prises en Ukraine
07:59si un jour Volodymyr Zelensky décide d'organiser des élections.
08:03Pour le moment, ce dernier s'est contenté d'agrémenter le scrutin russe de drones.
08:08En réalité, quelle que soit la régularité du scrutin,
08:11les Occidentaux n'avaient pas l'intention de donner de la valeur à ces votes,
08:15auxquels étaient également conviés les populations des territoires de l'Est de l'Ukraine,
08:19de Donetsk, Lugansk, Kherson et Zaporizhia, annexés ou rattachés à la Russie depuis 2022.
08:26Ainsi, l'UE, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et bien sûr l'Ukraine
08:32ont qualifié ce vote d'illégal.
08:35Notons que ce n'est pas le cas des États-Unis.
08:37D'ailleurs, Donald Trump, qui s'est entretenu avec Volodymyr Zelensky ce lundi à New York,
08:42a une nouvelle fois accusé le président ukrainien de faire durer la guerre.
08:49Nous avons eu une réunion avec Zelensky aujourd'hui et ça ne s'est pas bien passé.
08:53De son point de vue, je pense qu'il a vraiment trop joué la carte de l'escalade.
08:57Je cherche la paix, pas une guerre de dix ans et des jeux, nous voulons la paix.
09:01Lui, il veut continuer, il veut se battre, se battre et se battre.
09:06Nous voulons arrêter la mort.
09:08Deux mille personnes sont mortes la semaine dernière,
09:10des jeunes russes et des jeunes ukrainiens.
09:12Certains diraient « Pourquoi vous souciez-vous des soldats ukrainiens et russes ? »
09:16« Je m'en soucie, nous ne faisons pas ça. »
09:19Le président Poutine veut y mettre fin.
09:21Zelensky veut nous engager pour dix ans.
09:23Ça n'arrivera pas à notre pays. »
09:28Depuis quelques semaines, les affrontements entre russes et ukrainiens
09:32se sont largement portés sur de nouvelles cibles.
09:35Et Kiev attaque les raffineries de pétrole,
09:37des cibles que Donald Trump voit d'un très mauvais œil
09:40alors que sa guerre contre l'Iran a déjà provoqué un choc pétrolier
09:43avec la fermeture des détroits d'Hormuz et maintenant de Bab el-Mandeb.
09:47Dans ce cadre, le président ukrainien a clairement désobéi à son bailleur américain
09:51en poursuivant ses attaques.
09:53De quoi peut-être faire basculer Washington du côté de la paix à l'Est
09:56d'ici les élections demi-mandat.
10:02Les retours en France.
10:04Nicolas Dupont-Aignan lançait officiellement sa campagne.
10:08Samedi, le président de Boula France a réuni un ensemble de souverainistes
10:11dans sa ville de hier en Essonne.
10:13L'occasion de retrouver des personnalités déjà présentes
10:16aux assises de la souveraineté d'Arras la semaine précédente.
10:19Et TVL était sur place.
10:20Les signatures vont bien, on les aura, c'est pas facile, mais on les aura.
10:27Et la campagne est lancée, il y a eu un monde fou aujourd'hui.
10:31Ça prouve qu'il y a une soif de souveraineté,
10:34une soif d'une souveraineté sincère, cohérente,
10:38et qui participe aussi d'un effort.
10:40Écoutez, c'est important pour moi de soutenir le souverainisme en général,
10:43et surtout que nous avons la chance d'avoir en France un souverainisme de qualité.
10:47En tout cas, c'est mon avis.
10:48C'est parce qu'il nous faut l'union des souverainistes
10:51pour faire un carton à l'élection présidentielle.
10:53Écoutez, quand on m'invite, je viens.
10:55La semaine dernière, on avait invité Nicolas Dupont-Aignan aux assises d'Arras.
10:58Il m'a invité à sa fête des libertés ailleurs.
11:02Naturellement, je viens, parce que c'est toujours l'occasion
11:04de rencontrer beaucoup de gens, d'abord,
11:06qui sont les combattants de la souveraineté de la France,
11:10de nos libertés, de la paix.
11:11Et Dieu sait que c'est important en ce moment.
11:13C'est jamais perdu. Jamais.
11:15Il n'y a qu'à voir l'histoire de France.
11:17Qui aurait pu croire que Jeanne d'Arc y arrive ?
11:19Qui aurait pu croire que Clémenceau y arrive ?
11:21Qui aurait pu croire que De Gaulle y arrive ?
11:22Il y a eu 6 millions de Français qui ont été voir le film De Gaulle.
11:25Ça veut dire quelque chose.
11:26Ça veut dire qu'ils n'en peuvent plus, cette classe politique soumise,
11:31défaitiste, résignée.
11:32Parce que c'est la classe politique qui est résignée.
11:34Et moi, je veux redonner une liberté à la France.
11:37Parce que toute forme d'initiative, quelle qu'elle soit,
11:40Nicolas Dupont-Aignan cette semaine,
11:42Florian Philippouara cette semaine dernière,
11:44c'est des initiatives qui permettent de se réunir
11:45pour discuter de la question européenne,
11:47de la question de la souveraineté française.
11:48Et moi, personnellement, j'essaye de penser mal.
11:51C'est-à-dire de penser contre la doxa juridique française
11:54et pas mal de gens qui m'ont formé, d'ailleurs, que j'ai pu connaître.
11:57Les souverainistes n'ont pas le droit de se diviser.
11:59Les gaullistes, les patriotes, les amoureux de la France.
12:03On n'a pas le droit.
12:04Parce qu'il y a des millions de Français qui ne votent plus.
12:06Parce qu'il y a des millions de Français qui ont voté non en 2005
12:09qui attendent un candidat souverainiste.
12:11Avec un programme clair.
12:13Et ce programme, je l'ai détaillé.
12:14J'ai fait un gros effort.
12:15J'ai écrit un livre, La liberté ou la mort.
12:18Il est achevé, ce programme.
12:20J'ai un chemin à proposer.
12:22Quand on s'intéresse de près aux juges européens,
12:24à tout ce qui nous entrave, en fait,
12:25on rentre dans un système qui n'est pas fait de règles,
12:28mais de figures et de personnalités.
12:29Une école comme l'ENA en France
12:31avait été créée pour des enfants de résistants.
12:35Donc des gens qui avaient payé le prix du sang et de l'engagement
12:38et qui étaient spontanément au service du bien commun.
12:40Puis ces écoles, on le sait depuis 40 ans,
12:43se sont transformées dans un entre-soi,
12:45d'une soi-disant élite.
12:47Parce que l'élite, ce n'est pas ça.
12:48L'élite, ce sont les gens qui se consacrent justement au bien commun.
12:52Et donc tout ça s'est progressivement dévoyé.
12:54Nous avons maintenant une élite qui travaille pour son propre intérêt.
12:56Moi, ce n'est pas la souveraineté pour raser gratis.
13:00C'est reprendre en main notre destin et puis récompenser le travail,
13:04assainir nos comptes, rétablir un État régalien qui se fait respecter,
13:10produire en France.
13:11Voilà, c'est une souveraineté pour redresser le pays.
13:15Le contrôle social numérique, on en a parlé avec les influenceurs
13:19qui veulent tout censurer pour faire taire les peuples.
13:24Pas seulement le peuple français, comme l'a dit Panos,
13:27tous les peuples d'Europe.
13:29Déjà, nous, on subit la censure sur les réseaux comme jamais.
13:32Je dirais que ça fait un an, un an et demi que ça s'intensifie.
13:36Pourquoi ? Pourquoi on subit cette censure ?
13:38Parce qu'ils ont compris que les réseaux, aujourd'hui,
13:40étaient une des femmes, si ce n'est la première source d'information.
13:44Moi, je crois à la fois beaucoup, d'une part,
13:47aux médias classiques, mainstream, dans lesquels j'interviens,
13:51notamment parce qu'ils ont des moyens,
13:52et je crois également, d'autre part, aux médias indépendants.
13:55Et je défends les médias indépendants,
13:57parce que, justement, ils peuvent faire entendre une voix différente.
14:00En fait, je pense que les deux sont complémentaires.
14:02Et pourquoi ça fonctionne aussi ?
14:03C'est parce qu'on se rend compte qu'il y a des gens de la vie de tous les
14:05jours
14:05qui vous aident et qui poussent justement ces sujets.
14:07Quand quelqu'un réclame de l'aide ou veut mettre un sujet sur la table,
14:09en fait, il va en faire une vidéo, il va se prendre un visage découvert.
14:12Ça aura beaucoup plus d'incidence et d'impact
14:13que de passer par les biais historiques, en fait.
14:16Face à ça, il y a des gens qui s'appellent les souverainistes,
14:18qui sont aujourd'hui majoritaires en France,
14:20qui sont patriotes, qui aiment leur pays,
14:21et qui disent qu'on peut sauver nos paysans,
14:23on peut aller vers la paix plutôt que la Troisième Guerre mondiale,
14:26on peut sauver nos libertés, on peut relancer l'économie,
14:28on peut arrêter l'immigration, etc.
14:30à condition de reprendre en main notre destin.
14:32Tout est possible et on gagnera les élections,
14:34très clairement, parce qu'il y a une soif de Frexit,
14:37les Français ont compris qu'il faut sortir de l'Union Européenne
14:39pour régler tous leurs problèmes.
14:40Et on ne pourra bien vivre en France que si on est libre.
14:43Je veux faire le lien entre la protection des Français
14:46et la liberté de la France.
14:48Seule une France libre pourra protéger les Français.
14:51Tout le reste, c'est de la littérature.
14:53Un peuple qui veut reprendre sa liberté,
14:55un peuple qui a conscience du danger,
14:56un peuple qui veut vivre,
14:58rien ne l'arrête.
14:59Rien ne l'arrête.
15:18Et à présent, passons à l'actualité.
15:20En bref, en France.
15:24Emmanuel Macron va encore squatter le poste.
15:27Jeudi, le président de la République, en fin de règne,
15:29sera interrogé à partir de 20h sur TF1 et France 2
15:31par Caroline Roux et Gilles Boulot.
15:33Les deux journalistes,
15:34peu connus pour leurs questions mordantes à l'égard du pouvoir,
15:37devraient permettre aux chefs de l'État
15:38de dérouler ces éléments de langage
15:40en se concentrant sur les questions géopolitiques.
15:42Ainsi, les troubles au Moyen-Orient,
15:44où la France n'a plus aucune voix,
15:45devraient être évoqués pour justifier
15:47la fonte du pouvoir d'achat des Français
15:48qui peinent à mettre du carburant dans leur voiture.
15:50Le gros morceau du programme
15:51devrait être réservé au péril russe.
15:54En effet, depuis des mois,
15:55il est clair que le pouvoir en place
15:56mise sa survie sur l'agitation
15:58d'un épouvantail venu de Moscou.
16:00En guise de note humoristique,
16:01Emmanuel Macron devrait rappeler sa volonté
16:03de jouer son rôle de garant
16:05de l'élection présidentielle en 2027.
16:08Marine Le Pen, bientôt candidat des droites
16:10ou lâché par ses alliés.
16:12Dimanche, le maire de Nice
16:13et président de l'UDR Éric Ciotti
16:14a appelé Bruno Retailleau,
16:16le patron de ce qu'il reste
16:17des Républicains,
16:18à le rejoindre dans une maison
16:20de droite forte.
16:21Une main tendue visant à alerter
16:23le Vendéen sur la tentation
16:24à laquelle il pourrait céder
16:25de rejoindre l'ancien Premier ministre
16:26Édouard Philippe.
16:27Il faut dire que le maire du Havre
16:28aura servi les intérêts du macronisme
16:30à l'instar de Bruno Retailleau.
16:32Il n'en reste pas moins
16:33que la tentative de rapprochement
16:34d'Éric Ciotti avec son ancien collègue
16:35peut être perçue comme un essai
16:37de reconstituer une droite conservatrice
16:38qui compte.
16:39Néanmoins, l'initiative peut aussi
16:41être perçue comme un éloignement
16:43de son allié Marine Le Pen.
16:45Un éloignement que certains
16:46prédisent également cause
16:47de la potentielle participation
16:48du maire de Cannes,
16:49David Linard, à la présidentielle
16:50alors qu'Éric Ciotti avait soutenu
16:52les deals lors des élections municipales
16:54et non le candidat du RN.
16:57La banlieue de Tours s'embrase.
16:58Dans la nuit de samedi à dimanche,
17:00des émeutes ont éclaté
17:00à Saint-Pierre-des-Cors
17:01dans le quartier de la Rabatière
17:02à proximité immédiate
17:04du centre de Tours.
17:05L'élément déclencheur,
17:06un rodéo urbain
17:07qui a provoqué l'intervention
17:08de la police nationale.
17:09Un véhicule de police
17:11a heurté l'une des motos.
17:12Le conducteur à jeu de 20 ans
17:13a été grièvement blessé à la jambe.
17:15Notons qu'il a été hospitalisé,
17:17opéré avec succès,
17:18que son pronostic vital
17:19n'était pas engagé
17:21et qu'il devrait conserver
17:22l'usage de sa jambe
17:23après rééducation.
17:24Mais le prétexte était suffisant
17:25pour déclencher
17:26des jets de projectiles,
17:27des tirs de morcier d'artifice
17:29et des barricades.
17:30Les affrontements même débordaient
17:31sur les communes voisines
17:32de Tours et jouaient les Tours.
17:34Cinq personnes âgées
17:35de 16 à 21 ans,
17:36sans attécédent judiciaire,
17:37ont été interpellées,
17:38quatre d'entre eux ont été relâchées
17:39dimanche soir,
17:40tandis que le cinquième
17:41restait en garde à vue prolongée.
17:45Déplacement présidentiel
17:45à Saint-Pierre-et-Miquelon.
17:47Samedi, Emmanuel Macron
17:48s'est rendu dans la collectivité
17:49d'outre-mer,
17:50située à proximité immédiate
17:51du Canada et du Groenland.
17:52Il aura attendu la fin
17:53de son mandat pour s'y rendre,
17:54la dernière visite
17:55d'un chef d'État
17:55remontant à François Hollande
17:57en 2014.
17:58Il a visité le nouveau village
17:59de Miquelon,
18:00relocalisé face à la montée des eaux
18:01et au recul du trait de côte.
18:03Il a reçu dimanche
18:04le Premier ministre du Canada,
18:05Marc Carnet.
18:14Sans doute une allusion
18:15à la carte du monde
18:16publiée par Donald Trump
18:17sur les réseaux sociaux.
18:18Plusieurs territoires,
18:18dont Saint-Pierre-et-Miquelon,
18:19étaient recouverts
18:20du drapeau américain,
18:21de quoi agacer
18:22la population locale.
18:24La légitimité de la France
18:25à Saint-Pierre-et-Miquelon,
18:26elle est souvent posée
18:26à travers l'histoire.
18:28Parfois, des personnes écrivent
18:29pourquoi ce territoire-là
18:30ne serait pas vendu
18:31aux États-Unis, au Canada, etc.
18:34Et de tout temps,
18:35il y a eu une très grande affirmation
18:37de la part de la population
18:38de l'archipel de dire
18:39non, nous sommes français,
18:40nous voulons rester français.
18:42Enfin, vraiment,
18:42c'est même choquant
18:43et presque blessant
18:45qu'une personne puisse affirmer
18:47que Saint-Pierre-et-Miquelon
18:48devrait être canadien ou américain.
18:51Emmanuel Macron
18:52est resté à Saint-Pierre-et-Miquelon
18:53jusqu'à lundi
18:54avant de s'envoler
18:54pour les États-Unis.
18:59Et l'on poursuit
19:00pour l'actualité internationale.
19:06Une rencontre Trump-Macron
19:07à New York ce lundi soir.
19:09Alors que l'Assemblée Générale
19:10des Nations Unies
19:10va se réunir cette semaine,
19:11le président français
19:12rencontrera son homologue
19:13peu avant minuit,
19:14hors de Paris,
19:15après son passage
19:16à Saint-Pierre-et-Miquelon,
19:17ce territoire français
19:17de l'Atlantique Nord
19:18qui semble attirer
19:19les vérités de Donald Trump.
19:21Emmanuel Macron
19:22devrait évoquer le Moyen-Orient
19:23bien que son action
19:24soit inexistante dans le conflit
19:25et que l'Élysée
19:25tente d'organiser une rencontre
19:27avec certains dirigeants
19:27de la région
19:28dont Massoun Pézekian,
19:29le président iranien.
19:30Pour se consoler,
19:31Emmanuel Macron
19:32pourra toujours rencontrer
19:32son fidèle ami
19:33Volodymyr Zelensky
19:34à qui l'Union Européenne
19:35vient de faire
19:36un nouveau gros chèque.
19:38Remigration à l'américaine.
19:40Selon une enquête
19:40de Radio France Internationale
19:41dévoilée ce lundi,
19:43plus de 25 000 clandestins
19:44ont été expulsés
19:45des États-Unis
19:45depuis le retour
19:46de Donald Trump
19:47à la Maison Blanche.
19:48Une grande majorité,
19:52est partie dans d'autres destinations
19:53alors que Washington
19:53a signé des accords
19:54avec 35 pays
19:55dont une douzaine en Afrique.
19:57Or, pour certaines expulsions,
19:59il est nécessaire
19:59de les renvoyer
20:00vers un pays tiers,
20:01soit parce que le pays d'origine
20:02ne veut pas reprendre
20:03son ressortissant,
20:04soit parce qu'un tel retour
20:05serait dangereux
20:06pour le clandestin expulsé.
20:07C'est ainsi que des Vietnamiens
20:08se retrouvent en Eswatini
20:10pendant que des Colombiens
20:10sont envoyés
20:11en République démocratique du Congo.
20:14L'Arabie saoudite
20:15fait les frais
20:15de la guerre israélo-américaine.
20:17Plus de six mois après
20:18l'entrée en guerre
20:18de Donald Trump
20:19et Benjamin Tenehu
20:20contre l'Iran,
20:20la pétromonarchie
20:21a pris de plein fouet
20:22les ripostes.
20:23Après avoir été ciblée
20:24à plusieurs reprises
20:24par les représailles de Téhéran,
20:26l'entrée officielle
20:26dans la danse de Ansar Allah
20:27a terminé de déstabiliser
20:29le pouvoir de Mohamed Ben Salman.
20:31Dimanche,
20:31c'est même sur la capitale,
20:32Riyad,
20:33que des missiles balistiques
20:34outils auraient été lancés.
20:35L'Arabie saoudite,
20:36largement démunie,
20:37ne cesse d'appeler à l'aide
20:38tandis que Donald Trump
20:39s'est quant à lui contenté
20:40de s'entendre avec Ansar Allah
20:41pour qu'il ne cible pas Washington
20:43en promettant
20:44que son pays ne s'en mêlerait pas.
20:45Décidément,
20:46Riyad a dû comprendre
20:47qu'avec des alliés
20:47comme l'oncle Sam,
20:48pas besoin d'ennemis.
20:50Des djihadistes
20:51aux papiers français
20:51devant la justice irakienne.
20:53Dimanche à Bagdad,
20:54le procès de six individus
20:55de nationalité française
20:56s'est ouvert
20:56avant d'être ajourné
20:58et reporté au 5 octobre.
20:59Charlie Saint,
21:00Kamel Ben Marek,
21:02Mehdi Ismail Sida,
21:03Ibrahim Azaf,
21:04Noureddin El Mansouri
21:05et Najib Megherbi
21:07sont soupçonnés
21:07d'avoir rejoint l'Etat islamique
21:08en passant par la Turquie.
21:10Le juge a ajourné l'audience
21:11pour laisser le temps
21:12à la défense
21:12d'examiner le dossier.
21:13Des avocats commis d'office
21:14ont été désignés.
21:15En effet,
21:16les autorités irakiennes
21:17ne reconnaissent pas pleinement
21:18les avocats français
21:18dans la procédure locale.
21:21En Italie,
21:21le voile intégral
21:22sera bientôt
21:23au fond des cartables.
21:24Dimanche,
21:25la présidente du conseil
21:25Georgia Meloni
21:26a annoncé un décret
21:27visant à interdire
21:28la burqa et le niqab
21:29à l'école.
21:30Le texte doit bientôt
21:31être présenté
21:31en Conseil des ministres.
21:32Il devrait s'appuyer
21:33sur une loi de 1975
21:35qui interdit déjà
21:36les vêtements ou accessoires
21:37rendant difficile
21:38l'identification.
21:39Le décret prévoit aussi
21:40un plafond légal
21:41du nombre d'élèves étrangers
21:42par classe,
21:43ce qui est déjà prévu
21:44par une circulaire de 2010.
21:45Beaucoup de directeurs d'école
21:46estiment qu'une telle mesure
21:47est difficile à appliquer
21:48dans certains quartiers.
21:49Enfin,
21:50certains parents d'élèves étrangers
21:51ayant de graves difficultés
21:52d'intégration
21:53pourraient avoir l'obligation
21:54d'apprendre l'italien.
21:59Et voilà,
21:59nous approchons
22:00de la fin de cette édition.
22:01Dès à présent,
22:02retrouvés Politique et Éco,
22:03Pierre Bergerot
22:04reçoit Cyril Gatté
22:05pour évoquer
22:05le crédit social européen
22:06en préparation à Bruxelles
22:08pour faire face
22:09aux prochaines pénuries alimentaires
22:11annoncées
22:11par Christine Lagarde.
22:13En Chine,
22:14partout
22:15où les Chinois se rendent,
22:16ils doivent scanner
22:16un QR code.
22:17Ils rentrent dans le taxi,
22:18ils doivent scanner
22:19un QR code.
22:20Et certaines personnes
22:21vous diront
22:21que c'est très pratique.
22:23Enfin,
22:23je recevais quelqu'un
22:24l'autre jour
22:24qui nous disait
22:25mais quand on arrive
22:26à l'aéroport,
22:27finalement,
22:27c'est beaucoup plus rapide.
22:29Qu'est-ce que vous répondrez
22:30à ces gens-là
22:31qui vous diront
22:31mais la vie est beaucoup
22:32plus simple
22:33avec tous ces QR codes,
22:34ça nous facilite,
22:35ça nous fait gagner du temps ?
22:37C'est le but.
22:39Forcément,
22:39il faut qu'il y ait
22:39des avantages.
22:40S'ils nous présentent
22:41l'inconvénient tout de suite,
22:42personne ne va l'accepter.
22:43Donc forcément,
22:44il faut qu'il y ait
22:44un avantage derrière.
22:45Et l'inconvénient,
22:46ce serait quoi alors ?
22:47L'inconvénient,
22:49c'est le contrôle.
22:51C'est-à-dire que
22:51si on met ça en place,
22:54on connaît
22:54toute notre vie privée.
22:56Également au programme,
22:57le Zoom du jour
22:57avec Jean-Yves Léandry
22:59pour son ouvrage
23:00sur la colonisation française.
23:02Demain,
23:02dès 7h,
23:03un nouveau Zoom
23:03avec Bruno Gaillat,
23:04enseignant.
23:05Il dénonce le communautarisme
23:07à l'école
23:08dans son roman
23:08Blancassé.
23:10C'est à présent
23:10la fin de cette édition.
23:12Merci à tous
23:13pour votre fidélité.
23:14Rendez-vous demain.
23:15Bonsoir.
23:15Sous-titrage Société Radio-Canada
23:25Sous-titrage Société Radio-Canada
23:25Sous-titrage Société Radio-Canada
23:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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