00:00Il y a un quart d'heure, juste avant de venir, j'ai un peu encore ébranlé parce que ce
00:04qui s'est passé,
00:06j'étais devant une pompe qui était à 2,90, le gaz.
00:102,90 ?
00:102,90.
00:11Alors, dans Paris, on va quand même le remplir.
00:13Oui, mais ça veut dire qu'on a un peu d'avance sur le reste du pays.
00:15Et tout à coup, il y a un taxi qui fait un demi-tour, qui baisse sa vie, qui me
00:20fait, vous êtes le monsieur des gueux ?
00:22Oui.
00:23Il me dit, et il lâche, il se met à parler.
00:26Et il me dit qu'il fait des journées non plus de 8 heures, mais de 16 heures, parce qu
00:31'il n'a pas le choix.
00:32Et qu'il n'est pas loin du suicide.
00:35Et qu'il ne le fait pas parce qu'il a des enfants.
00:37Il vous le dit comme ça ?
00:38Oui, comme ça.
00:40Et il y a un quart d'heure.
00:42Et tout à coup, si cet homme dit ça, vous vous rendez compte ?
00:47Oui, c'est ce que je dis, on est au-delà du désespoir.
00:48C'est-à-dire, quand un être humain passe à des journées de 16 heures, ça veut dire qu'il
00:53explose en route.
00:55Et tout ce qu'on entend dans le mouvement des gueux, en ce moment, ce sont beaucoup de maires qui
00:59disent que les gens ne peuvent plus venir.
01:02Et que donc, leurs services municipaux s'arrêtent.
01:04Parce que les gens ne peuvent pas travailler.
01:05Avec des équipes de cantines, tout à coup, il manque du monde pour faire tourner les cantines des enfants.
01:11Donc, là, en ce moment, il est en train de se passer quelque chose qui n'a plus rien à
01:15voir avec ce que nous connaissons.
01:16C'est-à-dire que les gens ne peuvent pas travailler.
01:22Donc, on ne fait même pas des émissions pour le dire.
01:25Nous, ce qu'on dit avec le mouvement des gueux, on dit deux choses.
01:28Vous téléchargez sur votre téléphone référendum citoyen.
01:31Vous dites si vous voulez devenir, avoir le pouvoir référendaire des citoyens d'initiative.
01:37Est-ce qu'on est des gueux ?
01:39Ou est-ce qu'on est encore des citoyens capables de se lever ?
01:42Donc, vous allez voter avec votre carte d'identité.
01:45On se met debout.
01:46Et le 17 octobre, puisqu'il va y avoir des mouvements,
01:49le mouvement des gueux demande quelque chose aux Français.
01:52On fait la grève de l'essence.
01:54Ah, mais il y a des gens qui n'ont peut-être pas le choix, mon ami.
01:56Ce jour-là, on fera avant.
01:59Mais marquons le coup.
02:00On ne doit plus coopérer avec un gouvernement qui ne voit pas.
02:05Et il y a deux possibilités pour baisser de 50 centimes.
02:08C'est très simple.
02:10Il y a 23 centimes qu'on peut aller chercher en coupant les certificats d'économie d'énergie.
02:15Ce n'est pas le moment de subventionner.
02:18Ce n'est pas l'urgence.
02:19Les gens sont en train de choisir entre le frigo et le plein.
02:23Entre le frigo et le plein.
02:24Donc, les 23 centimes, ils en ont besoin.
02:27Donc ça, on peut suspendre.
02:28Et on peut revenir sur les 7 milliards qui,
02:33et je cite un chiffre qui vient de la creux,
02:35c'est-à-dire de l'organisme officiel,
02:37les 7 milliards de subventions directes aux industries éoliennes.
02:41Pour l'instant, on a une électricité qui est déjà excédentaire de 20%.
02:44Ce n'est pas notre urgence.
02:46Les gens sont en train de crever.
02:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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