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  • il y a 3 heures
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale.

Avec :
Emmanuel DUTEIL directeur de la rédaction de Challenges
Laurie Anne TOULEMONT journaliste Radio Classique
Clement MERIC journaliste LCP
Hugo au perchoir pour Twitch

Face à vous :
Gabrielle LEGERET fondatrice de l' association « de l'OR dans les mains"

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:00Encore un peu plus d'une semaine et ce sont les retrouvailles pour les députés dans l'hémicycle.
00:00:04Tous sont inscrits à leur agenda à la date de rentrée de l'Assemblée Nationale le 1er octobre.
00:00:08LFI a déjà annoncé vouloir censurer Sébastien Lecornu sur le budget.
00:00:11Mathilde Panot, patronne du groupe des Insoumis, jouera les premiers rôles,
00:00:14avec parallèlement la campagne présidentielle à mener pour Jean-Luc Mélenchon.
00:00:17Mais d'autres sujets s'invitent déjà dans le calendrier, comme les crises internationales,
00:00:21sur lesquelles Emmanuel Macron alerte les candidats.
00:00:24Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale,
00:00:27députée du Val-de-Marne et l'invité de LCP, l'Indice et Politique.
00:00:47Bonsoir Mathilde Panot.
00:00:48Merci d'être sur le plateau de l'Indice et Politique.
00:00:50Face à vous et à mes côtés, pour vous interroger ce soir, Clément Méric.
00:00:54Bonjour Clément, ravi de vous retrouver.
00:00:55Bonjour Francis.
00:00:56Bonjour Lauriane, tout le monde, ravi de vous retrouver aussi.
00:00:59Bonjour.
00:00:59Et nous faisons la connaissance d'Emmanuel Duteil.
00:01:02Bonjour, bienvenue.
00:01:03Bonsoir.
00:01:03Sur le plateau de LCP et l'Indice et Politique, vous représentez Challenge,
00:01:06sans oublier Hugo, Hugo Couturier, Hugo Perchoir,
00:01:08en direct de la chaîne Twitch LCP à l'Assemblée Nationale, fidèle au poste.
00:01:11Vous nous relérez les questions de vos abonnés et de vos followers.
00:01:16Followers.
00:01:17En fin d'émission, vous débattrez avec la fondatrice de l'association de l'or dans les mains,
00:01:21qui promeut les métiers manuels auprès des collégiens et en les mettant en contact avec des artisans.
00:01:26Vous verrez, c'est une démarche intéressante.
00:01:28On va d'abord parler des carburants qui augmentent encore et encore.
00:01:32Sébastien Lecornu a réuni les directeurs d'administration centrale aujourd'hui
00:01:34pour faire le point sur les approvisionnements en pétrole et en gaz.
00:01:38Et cet après-midi, avec plusieurs ministres, il a été question de nouvelles mesures
00:01:41qui pourraient être débloquées pour les Français face à l'envolée des prix à la pompe.
00:01:46Pour l'instant, rien n'en est sorti.
00:01:47Mais ce matin, le ministre de l'Économie, Roland Descure,
00:01:49donnait et rappelait la ligne du gouvernement.
00:01:52Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre.
00:01:56Mais ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi,
00:01:58c'est une baisse de taxes généralisées.
00:02:00Parce que j'entends bien qu'on nous la demande, je dirais, à gauche et à droite.
00:02:04Je voudrais rappeler quand même,
00:02:0620 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises,
00:02:09c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis.
00:02:13Donc on est en train de chercher plus de 50 milliards d'euros pour l'année prochaine.
00:02:16Et certains nous disent, allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave.
00:02:20La réalité, c'est que ces 10 milliards,
00:02:22il va bien falloir que ce soit quelqu'un qui les paye.
00:02:25Mathilde Panot, l'idée c'est de privilégier,
00:02:26c'est ce que dit le gouvernement, les pêcheurs, les agriculteurs,
00:02:29tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller au travail,
00:02:31ce qu'ils appellent les gros rouleurs.
00:02:32Qu'est-ce qui vous gêne dans cette démarche ?
00:02:34D'abord, ce qui me gêne, c'est que c'est devenu insupportable pour les gens.
00:02:38Il faut comprendre que là, les gens sont en train de se priver de tout.
00:02:41Ils se privent de repas dans la journée.
00:02:44On sait qu'il y avait déjà un Français sur trois
00:02:46qui se privait régulièrement de repas pour nourrir ses enfants.
00:02:48Ils se privent des petits plaisirs, par exemple des restaurants.
00:02:51Ils se privent de soins.
00:02:52Bref, ils sont en train de se priver de tout.
00:02:54Et c'est insupportable.
00:02:55Qu'est-ce qui vous gêne dans le fait que le gouvernement privilégie
00:02:57d'abord les gens qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture,
00:03:00de leur tracteur, de leur bateau ?
00:03:01Non, le gouvernement est en train de privilégier Total.
00:03:03Et je rappelle qu'ils ont donné la légion d'honneur à M. Pouyanné,
00:03:06PDG de Total.
00:03:07Et ils sont en train de privilégier les actionnaires de Total.
00:03:10Total a fait 11,2 milliards de bénéfices en seulement six mois.
00:03:15Total est en train de se gaver sur le dos du peuple de France.
00:03:18Et lorsqu'il dit qui doit payer les milliards
00:03:20qui sont à l'origine de la spéculation qui est faite par Total,
00:03:25eh bien c'est d'abord celles et ceux qui profitent de la crise.
00:03:28Vous vous rendez compte que depuis neuf mois,
00:03:29on vient d'apprendre la semaine dernière
00:03:31que les marges des pétroliers avaient été multipliées par 7,5.
00:03:36Cette situation est insupportable.
00:03:38Donc nous, nous demandons un blocage des prix,
00:03:40un blocage des marges.
00:03:41Et c'est possible de le faire puisque à La Réunion,
00:03:44peut-être ne le savez-vous pas,
00:03:45mais le carburant est à 1,68 euros.
00:03:48Donc c'est tout à fait possible de le faire.
00:03:49Je ne connaissais pas le prix, mais je sais que c'est bloqué.
00:03:50Cependant, vous demandez au gouvernement de bloquer les prix,
00:03:52mais vous connaissez la réponse.
00:03:53Si on fait ça, c'est ce que dit le gouvernement,
00:03:54la France ne sera plus approvisionnée en carburant
00:03:57parce que ceux qui approvisionnent la France diront
00:03:59puisque c'est bloqué et qu'on ne fait pas de bénéfices,
00:04:01on ne va pas d'abord livrer à la France.
00:04:03Est-ce que c'est un vrai risque pour vous ?
00:04:04Non, ce n'est pas un vrai risque.
00:04:06D'abord parce que la France l'a déjà fait lors de la guerre du Golfe
00:04:08et il n'y a pas eu de pénurie.
00:04:09Ça, c'est la première chose.
00:04:10La deuxième chose, c'est qu'il faut réaliser
00:04:11de quoi nous sommes en train de parler.
00:04:12Nous sommes en train de parler de la France,
00:04:14septième puissance économique au monde
00:04:16avec 40 millions d'automobilistes dans notre pays
00:04:19qui se priveraient d'approvisionner la France.
00:04:22Cela n'existe pas, M. Letellier.
00:04:24Donc tout ce qui est raconté pour ne rien faire
00:04:26mène à la catastrophe que nous sommes en train de voir
00:04:28puisque peut-être que ça ne nous va pas échapper,
00:04:30mais il y a actuellement des pénuries
00:04:32en ce moment même, par exemple en Alsace.
00:04:34Donc c'est le laisser-faire qui mène au désastre.
00:04:37Donc il faut d'urgence bloquer les prix, bloquer les marges
00:04:40et je rappelle que Total n'est pas seulement un profiteur de guerre
00:04:43mais que Total n'a pas payé d'impôts sur la société
00:04:45en 2019, 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025.
00:04:49Maintenant, ça suffit.
00:04:51Vendredi, Emmanuel Macron a reçu les chefs de parti
00:04:53ou candidats à la présidentielle
00:04:54pour faire le point sur la situation internationale
00:04:56qui a des conséquences aussi sur les prix des carburants.
00:04:59Donc les deux sont liés.
00:05:00Pour vous, vous n'y étiez pas, c'est Emmanuel Bompard.
00:05:02Mais est-ce que c'était utile
00:05:04ou une opération de communication comme le disent certains ?
00:05:07Dans ces cadres-là, il y a des informations qui sont données
00:05:10qui sont le résultat des informations
00:05:12qui sont ceux du renseignement et autres.
00:05:16Le problème, c'est que derrière les informations
00:05:18et les alertes qui sont faites,
00:05:20derrière, il n'y a pas les actions qui y correspondent.
00:05:21J'explique.
00:05:23Par exemple, Emmanuel Macron a reparlé
00:05:25de la question des ingérences étrangères
00:05:27dans les élections présidentielles.
00:05:28Russes, en l'occurrence.
00:05:30Russes.
00:05:30Je rappelle que lors des élections municipales,
00:05:33trois de nos candidats insoumis
00:05:34avaient été visés par des ingérences
00:05:37qui venaient d'Israël.
00:05:38On ne sait pas exactement quel lien...
00:05:39Et lui, il n'a parlé que de la Russie.
00:05:40Oui, d'accord.
00:05:41Mais du coup, moi, je vous dis que ça s'est déjà passé
00:05:43dans le cadre des campagnes municipales.
00:05:45Nous avions demandé à ce qu'il y ait
00:05:47un projet de loi du gouvernement sur cette question
00:05:49pour qu'on puisse protéger les élections
00:05:51des ingérences étrangères.
00:05:53D'où qu'elles viennent,
00:05:54que ce soit de Russie, d'Israël,
00:05:56des États-Unis ou de je ne sais où.
00:05:58Ce projet de loi n'est toujours pas sur la table.
00:06:00Vous le demandez.
00:06:01Bien sûr.
00:06:02Donc, c'est bien de faire des alertes comme ça à tout va.
00:06:04Mais derrière, s'il n'y a pas d'action,
00:06:05eh bien oui, à la fin, ça devient de la communication.
00:06:07Donc, sur ce projet de loi,
00:06:08vous pensez qu'il pourrait être voté avant la présidentielle ?
00:06:10C'est un peu tard, là, peut-être, maintenant.
00:06:11Ah ben non, je pense qu'il y a des points
00:06:13sur lesquels on pourrait tomber immédiatement d'accord
00:06:15avec l'ensemble des forces politiques qui sont présentes
00:06:17pour présenter un projet de société au peuple de France
00:06:21et que, justement, il faut prendre les actions maintenant
00:06:23si on veut protéger l'élection présidentielle.
00:06:26Si le gouvernement ne le fait pas,
00:06:27vous allez prendre l'initiative ?
00:06:28Vous allez demander aux autres de prendre l'initiative ?
00:06:30Nous, on a déjà mis un certain nombre de mesures sur la table
00:06:33qui ont été écrites dans un courrier directement
00:06:35adressé au Premier ministre,
00:06:37remis en main propre au Premier ministre.
00:06:38Alors, quand je dis initiative,
00:06:39initiative parlementaire, j'entends.
00:06:40Ben, peut-être, mais nous, nous demandons
00:06:42à ce que ce soit le gouvernement qui le fasse pour l'instant.
00:06:44Et il y a urgence, pour vous ?
00:06:45Ah oui, puisque l'élection présidentielle,
00:06:47ça ne vous a pas échappé dans 8 mois.
00:06:48Vous pensez qu'il y aurait unanimité sur les bancs d'Assemblée ?
00:06:51En tout cas, je pense qu'il pourrait y avoir
00:06:53une large majorité pour dire que c'est au peuple de France
00:06:55et uniquement au peuple de France de décider
00:06:57et qu'aucun État étranger n'a à s'ingérer dans ce choix.
00:07:01Mais ça pourrait avoir quelles conséquences, c'est ça ?
00:07:02Parce qu'une fois que vous dites ça, c'est pour faire quoi ?
00:07:04Parce que s'il y a une ingérence russe, américaine ou autre,
00:07:08oui, OK, il faut interdire ces ingérences,
00:07:10il faut les empêcher,
00:07:11mais s'il y en a, qu'est-ce qui se passe ?
00:07:12On annule l'élection ?
00:07:13Non, par exemple, on pourrait faire de la transparence
00:07:15sur ce qui s'est passé.
00:07:17Vous savez, il y a Vigénon qui a besoin d'avoir plus de moyens,
00:07:21qui doit pouvoir faire de la transparence
00:07:22lorsqu'il y a une ingérence, pouvoir la dénoncer,
00:07:25bref, pouvoir faire en sorte qu'on ait les moyens
00:07:27de lutter contre ces ingérences
00:07:29et non pas qu'on se retrouve dans une situation
00:07:31où on nous explique qu'il y a ingérence
00:07:32et que derrière, on ne peut absolument rien y faire.
00:07:35Ce n'est pas vrai.
00:07:36On sent qu'il y a des inquiétudes.
00:07:37C'est une vraie inquiétude pour vous, ces ingérences ?
00:07:39C'est le Premier ministre lui-même
00:07:41qui a dit à Manuel Bompard, cet été,
00:07:44lorsque nous étions à Matignon,
00:07:46il a dit directement que la France insoumise
00:07:48était la force politique la plus visée
00:07:50par les ingérences étrangères.
00:07:52Donc oui, vous comprendrez que oui,
00:07:53nous avons une inquiétude sur cette question
00:07:54et nous avons d'autant plus d'inquiétudes
00:07:56que nous voyons un gouvernement français
00:08:00qui ne dit rien lorsqu'il y a une guerre illégale
00:08:02de Trump et de Netanyahou sur l'Iran
00:08:05avec les effets que ça fait évidemment
00:08:08sur le peuple iranien.
00:08:09D'abord, je pense notamment à ces 150 jeunes filles
00:08:12qui ont été tuées dès le premier jour
00:08:14par une frappe étatsunienne
00:08:15dont on n'a jamais vu dans les médias
00:08:16ni le nom, ni les visages, ni rien.
00:08:20Et évidemment, derrière,
00:08:21toutes les conséquences économiques
00:08:22que ça emporte sur les peuples du monde.
00:08:23On va parler du dernier budget du quinquennat
00:08:25qui va être peut-être un feuilleton sans fin.
00:08:27Ça va bientôt commencer.
00:08:28Sébastien Lecornu s'est engagé,
00:08:29lui, à ne pas passer en force.
00:08:30Si, dit-il, les oppositions ne font pas d'obstruction.
00:08:33Il vous a clairement nommé.
00:08:35La France insoumise ne doit pas faire d'obstruction.
00:08:36Il l'a dit, en noir sur blanc.
00:08:38Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:08:39Monsieur Lecornu est un menteur.
00:08:41Parce que si vous regardez l'année dernière,
00:08:43ceux qui ont mis le plus d'amendements,
00:08:44c'est sa propre majorité, minorité présidentielle.
00:08:47Donc vous ne ferez pas d'obstruction ?
00:08:48Donc nous, nous n'avons pas fait d'obstruction.
00:08:50Par contre, nous, nous avons gagné
00:08:51année après année des votes.
00:08:53Nous avons gagné des votes
00:08:54pour remettre des recettes
00:08:55dans les caisses de l'État.
00:08:56Je rappelle que la politique de la Macronie,
00:08:58c'est d'abord une politique de caisse vide.
00:09:00Nous avions gagné le rétablissement
00:09:01de l'impôt de solidarité sur la fortune.
00:09:03Nous avions gagné la taxe Zuckman
00:09:04pour que les ultra-riches paient
00:09:06autant en moyenne que le reste de la population.
00:09:08Nous avions gagné beaucoup de choses
00:09:11sur des choses de partage des richesses.
00:09:13Et le résultat, c'est qu'année après année,
00:09:15il y a des 49-3.
00:09:17Moi, je rappelle que dans mon groupe parlementaire,
00:09:19j'ai des députés qui sont élus depuis 2022
00:09:21qui n'ont jamais voté un budget
00:09:24alors que c'est normalement
00:09:25une des prérogatives principales du Parlement.
00:09:27Vous n'en ferez pas plus cette année,
00:09:29c'est ce que vous dites ?
00:09:29Non, par contre, nous nous opposerons
00:09:30toutes nos forces à un budget
00:09:32qui est d'une cruauté absolument incroyable
00:09:34dans les annonces qui ont été faites pour l'instant.
00:09:35Emmanuel ?
00:09:36Alors justement, peut-être,
00:09:37entrons du côté du budget.
00:09:39Est-ce qu'il est raisonnable
00:09:40de voter finalement un budget
00:09:41qui va engager potentiellement
00:09:43l'Assemblée et le prochain président
00:09:44pour toute l'année ?
00:09:45Ou il faudrait d'euroser déjà
00:09:46se mettre d'accord sur quelque chose
00:09:48qui ferait l'affaire pendant 4 mois
00:09:50quitte à laisser le prochain gouvernement gérer ?
00:09:53En tout cas, ce qui est certain,
00:09:54là où vous avez raison,
00:09:55c'est que le prochain gouvernement
00:09:57et donc le prochain Parlement,
00:09:59puisqu'il n'y a à peu près aucun doute
00:10:00sur le fait qu'il y aura
00:10:01une dissolution de l'Assemblée nationale,
00:10:03évidemment, refera un projet
00:10:04de loi de finances rectificatif
00:10:06ou un projet de loi de finances
00:10:08s'il y a eu une loi spéciale
00:10:10qui a empêché un budget d'être adopté.
00:10:12Je vous remercie de poser la question comme ça
00:10:13parce qu'on a vu souvent une politique
00:10:15de la peur qui a été utilisée.
00:10:17On se rappelle d'Elisabeth Borne
00:10:18qui expliquait que si le gouvernement Barnier
00:10:20et donc le budget chuté avec lui,
00:10:22alors les cartes vitales ne marcheraient plus
00:10:24au 1er janvier
00:10:25et toute politique de la peur
00:10:26qui sont faite à chaque fois.
00:10:27Il y aura dans tous les cas un budget.
00:10:29La question, c'est,
00:10:30et c'est pourquoi nous nous avons annoncé
00:10:31que nous voulions censurer
00:10:33le gouvernement Lecornu,
00:10:34la question, c'est,
00:10:35est-ce qu'on fait comme le Rassemblement national
00:10:38qui a déjà sauvé au moins 10 fois
00:10:40la Macronie de la censure
00:10:41et Emmanuel Macron de la dissolution ?
00:10:43Ce genre de procédé,
00:10:44vous pourriez y souscrire ?
00:10:45Vous pourriez dire,
00:10:46là, on pourrait potentiellement voter un tel budget ?
00:10:48Mais pas du tout.
00:10:49Déjà, parce qu'on ne nous demande jamais
00:10:50de voter un budget parce qu'il y a un 49.3
00:10:52et quand le RN dit
00:10:53mieux vaut un mauvais budget
00:10:55et donc une stabilité qui continue,
00:10:58c'est insupportable d'entendre ça.
00:10:59C'est comme d'habitude,
00:11:00on se rappelle,
00:11:01la Macronie et le RN
00:11:02qui votent en cadence
00:11:03contre l'augmentation du SMIC,
00:11:04contre le gel des loyers,
00:11:06contre le rétablissement
00:11:07de l'impôt de solidarité sur la fortune,
00:11:08bref, une politique faite pour les plus riches.
00:11:10Pourquoi est-ce qu'on veut censurer
00:11:11le gouvernement Lecornu ?
00:11:13D'abord, parce que c'est la seule manière
00:11:14de voter contre le budget.
00:11:16Je rappelle,
00:11:17puisqu'il y a des 49.3
00:11:18qui sont utilisés...
00:11:19On commence à donner un budget au 1er juin
00:11:20et on part du principe
00:11:20qu'il n'y aura pas de budget.
00:11:22Il y aura une loi spéciale
00:11:24qui donc continuera...
00:11:25Donc les ordonnances.
00:11:25Vous pensez que ça va se terminer
00:11:26en loi spéciale ou ordonnance ?
00:11:28Ah bah, si c'est ordonnance...
00:11:30Alors, loi spéciale,
00:11:31Vous pensez que ça va se terminer
00:11:31en loi spéciale, vous ?
00:11:32Oui, et je pense que
00:11:34quand vous avez un gouvernement
00:11:35qui annonce entre 45 et 53 milliards
00:11:37de coupes supplémentaires,
00:11:38le budget de l'année dernière
00:11:39est une catastrophe,
00:11:40mais celui qu'ils annoncent
00:11:41est encore pire.
00:11:43Et s'il passe par ordonnance,
00:11:44il faut quand même réaliser
00:11:48qu'il passe par l'ordonnance
00:11:50et ce serait un coup de force
00:11:51qui est absolument insupportable
00:11:52et qui nécessiterait là aussi
00:11:54la censure.
00:11:55Donc, oui, la censure,
00:11:56non seulement pour voter
00:11:57contre le budget
00:11:58et pour éviter à ce gouvernement
00:11:59de faire des méfaits supplémentaires.
00:12:01Je rappelle que rien que cet été,
00:12:02ils ont réintroduit
00:12:03deux pesticides interdits
00:12:04et ils ont fait la loi
00:12:06permis de tuer
00:12:06en première lecture par force.
00:12:07Parmi les mesures
00:12:07que vous regrettiez
00:12:08et que vous citiez,
00:12:09il y avait la loi Zuckman.
00:12:10Elle a été déclarée
00:12:11totalement inconstitutionnelle
00:12:12par le Conseil d'État.
00:12:14Vous continuez d'espérer
00:12:15qu'elle puisse être mise en place ?
00:12:16Oui, oui.
00:12:17– Mais comment on met en place
00:12:18une loi anticonstitutionnelle ?
00:12:20– Parce que moi,
00:12:20je ne considère pas…
00:12:21Enfin, vous savez, par exemple…
00:12:22– C'est la loi, c'est pas…
00:12:23– Oui, mais par exemple,
00:12:24regardez, les États-Unis,
00:12:26que font-ils ?
00:12:26Lorsqu'une personne, par exemple,
00:12:28quitte le territoire des États-Unis
00:12:29et va ailleurs
00:12:31dans je ne sais quel paradis fiscal
00:12:32pour payer moins d'impôts.
00:12:33Que font les États-Unis ?
00:12:34Ils font ce qu'ils appellent
00:12:35l'impôt universel.
00:12:37C'est-à-dire que
00:12:37tant que la personne
00:12:38garde la nationalité étatsunienne,
00:12:40ils vont rechercher la personne
00:12:41pour lui faire payer
00:12:42le différentiel entre
00:12:43les impôts payés
00:12:44dans le paradis fiscal
00:12:45et les impôts qu'ils doivent au pays.
00:12:47Ça suffit que les riches
00:12:48fassent sécession dans ce pays.
00:12:50Il y a 13 000 millionnaires
00:12:51qui ne payent pas d'impôts
00:12:52sur le revenu.
00:12:53– Clément.
00:12:55Mathilde Pano, vous avez dit…
00:12:56Enfin, Elifi a dit
00:12:56qu'il censurera le budget
00:12:59quoi qu'il en soit.
00:13:01Si le gouvernement,
00:13:02le cornu, tombe sur ce budget,
00:13:04s'il est censuré,
00:13:05est-ce que vous réclamerez
00:13:06une dissolution de l'Assemblée ?
00:13:08– Je pense que le grand choix
00:13:10qui arrive devant nous,
00:13:11c'est les élections présidentielles
00:13:12et qu'il serait un peu étrange
00:13:16d'amener une dissolution
00:13:17avant les élections présidentielles,
00:13:18même s'il y a eu,
00:13:19je le rappelle,
00:13:20une inversion des calendriers
00:13:21que nous, nous avons regretté.
00:13:23Mais le faire dans ce cadre-là,
00:13:24où de nouveau,
00:13:25on aurait seulement
00:13:26trois semaines de campagne
00:13:28comme nous l'avons eu en 2024,
00:13:30je pense que ça coûterait
00:13:31très très très cher
00:13:32à la Macronie
00:13:33et je crois que là…
00:13:36– Et vous ne le souhaitez pas non plus ?
00:13:37une opportunité politique pour vous.
00:13:38– Nous, on a toujours dit
00:13:39qu'on n'avait pas peur
00:13:40du peuple de France.
00:13:41– Oui, mais en période présidentielle,
00:13:43dans tous les sens.
00:13:43– En campagne présidentielle,
00:13:44ça brouillerait la présidentielle.
00:13:45– En tout cas,
00:13:47il y a une échéance
00:13:48qui est d'ores et déjà inscrite
00:13:49dans le calendrier.
00:13:49Je rappelle les dates
00:13:50parce qu'elles sont peu connues encore.
00:13:5218 avril pour le premier tour,
00:13:532 mai pour le second tour
00:13:55et c'est dans le moment
00:13:56de la présidentielle
00:13:57qui est l'élection phare
00:13:59un peu de la Ve République
00:14:00que le peuple de France
00:14:01peut dire ce qu'il souhaite
00:14:02pour son pays.
00:14:03– Plus qu'une dissolution avancée.
00:14:04– Si on revient au fond
00:14:05du débat budgétaire,
00:14:06le gouvernement expliquait
00:14:07qu'il allait demander
00:14:08un effort à une partie
00:14:09des retraités,
00:14:10est-ce que vous y êtes hostile
00:14:12quoi qu'il en soit
00:14:13dans tous les cas de figure ?
00:14:15– Oui, bien sûr.
00:14:15J'y suis complètement hostile.
00:14:17– Même les plus aisés ?
00:14:18– Oui.
00:14:19Nous, on considère que
00:14:20s'il faut faire payer
00:14:21les plus riches de ce pays,
00:14:22c'est par l'impôt
00:14:22que ça doit se faire,
00:14:23pas par la désindexation.
00:14:25Donc, nous ne sommes pas d'accord.
00:14:26– Il y a plusieurs options.
00:14:27Il y a la désindexation
00:14:28et il y a cet abattement
00:14:29forcétaire de 10%.
00:14:30– Oui, mais je vais vous dire
00:14:31pourquoi c'est scandaleux,
00:14:32pourquoi c'est insupportable
00:14:33à entendre
00:14:33et pourquoi ce n'est pas possible
00:14:35d'accepter ça.
00:14:39ronder sur cette question.
00:14:40Pourquoi ?
00:14:41Parce que dans le même temps,
00:14:42ils ont décidé,
00:14:43après que Total les ait menacés,
00:14:45d'arrêter le plafonnement
00:14:46qu'ils font à 1,99€
00:14:47sur les prix du carburant,
00:14:49au détriment de toutes
00:14:50les petites stations d'ailleurs
00:14:51qu'ils sont en train
00:14:51de faire mourir.
00:14:52Bon, bref.
00:14:54Pourquoi est-ce que c'est insupportable ?
00:14:55Parce qu'au même moment,
00:14:57ils sont en train de baisser
00:14:57la taxe exceptionnelle
00:14:59sur les profits
00:15:00des multinationales,
00:15:02qu'il se trouve qu'il y a
00:15:03six pays européens,
00:15:04dont l'Allemagne,
00:15:05qui demandent une taxe
00:15:06sur les super profits.
00:15:07Oui, elle va être baissée,
00:15:08nous sommes d'accord.
00:15:09Oui, d'accord,
00:15:11mais Total a bien menacé
00:15:12d'enlever le plafonnement
00:15:13de ses prix si on le taxait.
00:15:14Donc, c'est quand même
00:15:15assez scandaleux.
00:15:16Donc, de même,
00:15:17sur la question
00:15:18de la taxation des super profits,
00:15:20six pays européens
00:15:20le demandent,
00:15:21dont l'Allemagne,
00:15:21la France n'en fait pas partie.
00:15:23Et nous avons toujours
00:15:24les ultra-riches
00:15:26qui sont protégés
00:15:27avec, je rappelle,
00:15:2853 milliardaires
00:15:29qui détiennent autant
00:15:30que 32 millions de Français.
00:15:32Donc, les mesures
00:15:34qui visent comme ça,
00:15:35à aller faire les poches
00:15:36des gens,
00:15:36pour continuer
00:15:37une même politique.
00:15:38Je rappelle que la France
00:15:39est au bord de la récession.
00:15:40Moi, je rappelle juste
00:15:41le principe des 10%
00:15:42d'abattement
00:15:43pour frais professionnels.
00:15:45Donc, ça s'applique
00:15:46aussi aux retraités.
00:15:46Ils n'ont pas
00:15:47de frais professionnels.
00:15:48Mais un retraité
00:15:48qui touche
00:15:493 800 euros par mois,
00:15:50il peut bénéficier
00:15:51de ces 10%.
00:15:52c'est juste socialement
00:15:54pour vous.
00:15:54Moi, je vous dis,
00:15:55nous, nous sommes d'accord
00:15:56pour faire payer
00:15:57les retraités riches
00:15:58s'il le faut,
00:15:59mais c'est les riches
00:16:01qu'il faut faire payer
00:16:01en entier,
00:16:02pas juste les retraités,
00:16:03pas juste aller chercher
00:16:04dans la poche
00:16:05de ceux qui sont
00:16:06classe moyenne,
00:16:06classe moyenne un peu supérieure
00:16:08ou autre.
00:16:08Nous ne sommes pas d'accord
00:16:09avec ça.
00:16:10Vous savez ce qu'il y a
00:16:10dans ce budget ?
00:16:11Ils s'en prennent
00:16:12aux arrêts maladie
00:16:12et aux malades.
00:16:13Ils s'en prennent
00:16:14aux APL.
00:16:15Aux APL,
00:16:16ça veut dire que ça va toucher
00:16:17des millions de gens.
00:16:18Ils s'en prennent,
00:16:19ils ont mis une mesure
00:16:20xénophobe pour plaire aux RN,
00:16:21je le dis quand même,
00:16:22parce que c'est quand même
00:16:23scandaleux de mettre ça dedans,
00:16:24qui fait que vous avez
00:16:25une carence pour toucher
00:16:26des allocations,
00:16:28notamment les allocations
00:16:29familiales pour des familles
00:16:31qui arriveraient
00:16:32sur le territoire.
00:16:33C'est scandaleux
00:16:34ce qu'ils sont en train
00:16:34de faire.
00:16:35Et dans le même temps,
00:16:36ils continuent une politique
00:16:37pour les plus riches,
00:16:38une politique pour les
00:16:39grandes multinationales
00:16:40qui est amenée
00:16:41à l'échec de la situation
00:16:42qu'on voit,
00:16:43parce que c'est quand même
00:16:43leur bilan qu'on est en train
00:16:44de voir aujourd'hui.
00:16:44Emmanuel,
00:16:45vous aviez une question
00:16:45justement sur les APL,
00:16:47les allocations familiales
00:16:48qui pourraient être
00:16:49carrément gelées
00:16:50pour les étrangers.
00:16:52C'est quelque chose
00:16:53du coup que vous dénoncez
00:16:54fortement Mathilde Panot ?
00:16:55Pour vous,
00:16:55c'est totalement impensable
00:16:56de faire passer ça ?
00:16:57Vous vous rendez compte
00:16:57que le Rassemblement National
00:16:59a dit que c'était
00:16:59une victoire idéologique
00:17:01de leur part.
00:17:02Donc là,
00:17:02on voit bien,
00:17:03vous avez d'un côté
00:17:04le RN qui dit
00:17:05mieux vaut un mauvais budget
00:17:06que pas de budget
00:17:07et donc qui tend la main
00:17:08à Sébastien Lecornu.
00:17:09Sébastien Lecornu,
00:17:10comme ils ont l'habitude,
00:17:11d'ailleurs ils viennent
00:17:11de reprendre quand même
00:17:12une loi de Jean-Marie Le Pen
00:17:13contre lequel on a manifesté hier.
00:17:15Mais un Français expatrié
00:17:16a aussi un délai de carence
00:17:17s'il ne retravaille pas
00:17:18immédiatement.
00:17:20Un Français expatrié ?
00:17:21Oui,
00:17:22non,
00:17:22ça s'appelle juste
00:17:23de la préférence nationale
00:17:24qu'ils sont en train de faire.
00:17:25Quand vous voyez le RN
00:17:27qui est en train de dire
00:17:28que c'est une victoire
00:17:31idéologique pour eux,
00:17:32c'est des réponses
00:17:33qu'ils se font entre eux.
00:17:34Et si le RN
00:17:35ne censure pas le gouvernement,
00:17:37ils seront comptables
00:17:38de la politique macroniste
00:17:39comme ils l'ont été
00:17:40dix fois en refusant de censurer
00:17:41et comme ils l'ont été
00:17:42lorsqu'ils ont refusé
00:17:43qu'on discute
00:17:44de la destitution
00:17:44d'Emmanuel Macron.
00:17:45Selon le gouvernement,
00:17:46pour 2027,
00:17:48il va y avoir
00:17:48plus 22 milliards
00:17:50de dépenses
00:17:50pour la sécurité sociale,
00:17:52plus 10 milliards
00:17:53pour la charge de la dette.
00:17:54Comment vous,
00:17:55avec votre contre-budget,
00:17:57vous empêchez
00:17:57les déficits
00:17:58de s'envoler ?
00:17:59On change
00:18:00de logique économique.
00:18:01Nous,
00:18:02on a fait,
00:18:03année après année,
00:18:04un contre-budget
00:18:05que tout le monde
00:18:05peut regarder,
00:18:06qui montre les recettes
00:18:07et les dépenses
00:18:08qu'on aurait.
00:18:09Notamment,
00:18:09un des problèmes
00:18:10que nous avons
00:18:10avec la Macronie,
00:18:11c'est ce que je disais
00:18:12sur l'assèchement
00:18:12des caisses,
00:18:13c'est qu'ils refusent
00:18:14d'aller chercher
00:18:15des nouvelles recettes.
00:18:16Nous,
00:18:16nous irons chercher
00:18:17l'argent
00:18:18là où il est.
00:18:18Ça,
00:18:18c'est la première chose.
00:18:19La deuxième chose,
00:18:20cette année,
00:18:21nous n'allons pas faire
00:18:21tout à fait
00:18:22un contre-budget
00:18:23puisque nous sommes
00:18:24dans une année
00:18:24présidentielle
00:18:25et donc nous allons
00:18:26avoir un chiffrage
00:18:27de notre programme,
00:18:28ce qui tiendra lieu
00:18:29de contre-budget,
00:18:30mais nous faisons
00:18:30ce travail sérieusement
00:18:31à chaque fois.
00:18:33La réalité
00:18:33de 10 années
00:18:34de Macronie,
00:18:35c'est 1300 milliards
00:18:36de dettes supplémentaires.
00:18:38C'est eux
00:18:38qui sont responsables
00:18:40de la situation
00:18:40et dans le même temps,
00:18:41il y a 1,2 million
00:18:42de personnes
00:18:42qui sont tombées
00:18:43sous le seuil
00:18:43de pauvreté.
00:18:44Je le dis,
00:18:45M. Letellier,
00:18:45parce que je tiens
00:18:46à ce que ça soit
00:18:46précisé sur ce plateau,
00:18:48savez-vous combien de temps
00:18:49mettent des gens
00:18:50pour sortir du seuil
00:18:51de pauvreté
00:18:52en termes de génération
00:18:53en France ?
00:18:54Je crois que c'est 10.
00:18:55Six générations.
00:18:57Six générations,
00:18:57c'est énorme.
00:18:58Ça veut dire que
00:18:59lorsque vous tombez
00:19:00sous le seuil de pauvreté,
00:19:01quand il y a 12 millions
00:19:01de pauvres en France,
00:19:02ça veut dire que
00:19:03votre enfant sera
00:19:04probablement pauvre,
00:19:05votre petit-enfant,
00:19:06votre arrière-petit-enfant
00:19:07et vous pouvez continuer
00:19:08jusqu'à la sixième génération.
00:19:10Ça suffit tout cela.
00:19:12Comment vous allez
00:19:12défendre tout cela
00:19:13dans les conditions
00:19:14qu'on connaît à l'Assemblée ?
00:19:15Est-ce que,
00:19:16selon vous,
00:19:17comment ça va se terminer tout ça ?
00:19:18Il y aura forcément
00:19:19un passage en force
00:19:19du gouvernement ?
00:19:20Mais vous avez un gouvernement
00:19:22qui a perdu les élections.
00:19:24Emmanuel Macron
00:19:24a perdu les élections
00:19:26de 2024.
00:19:27Le résultat,
00:19:28c'est qu'ils sont
00:19:28minoritaires à l'Assemblée nationale,
00:19:31que bien souvent,
00:19:32ils vont courir
00:19:33derrière l'extrême droite
00:19:33sur des mesures xénophobes
00:19:35comme celles
00:19:35dont nous parlions
00:19:36juste avant.
00:19:37Et donc,
00:19:38il y a deux solutions.
00:19:39Soit le Rassemblement national
00:19:40décide de laisser
00:19:41la Macronie
00:19:42continuer sa politique
00:19:43de malheur
00:19:44jusqu'aux élections présidentielles
00:19:45et ils en seront comptables
00:19:47comme ils le sont
00:19:47de ce qu'ils ont fait
00:19:48les dernières fois.
00:19:50Soit,
00:19:51effectivement,
00:19:51il y aura
00:19:52un passage en force
00:19:53et un 49-3.
00:19:54Dans tous les cas,
00:19:54de toute façon,
00:19:55l'URN ne votera pas le budget.
00:19:56Donc, il y aura
00:19:56soit 49-3,
00:19:58soit ordonnance
00:19:58et nous censurons
00:19:59ce gouvernement.
00:20:01Mais vous disiez
00:20:02que la loi spéciale,
00:20:03nous, écoutez,
00:20:04le temps que les Français
00:20:06puissent décider,
00:20:06ça nous conviendrait.
00:20:07Voilà.
00:20:08Ça serait la moins pire
00:20:09des solutions,
00:20:09on va dire ça.
00:20:10Ça, c'est nouveau.
00:20:11Lauriane.
00:20:11Les Français,
00:20:12il y a les pêcheurs,
00:20:13les agriculteurs,
00:20:14les fonctionnaires
00:20:15le 29 septembre
00:20:16dans la rue.
00:20:16Est-ce que vous espérez
00:20:17que cette gronne sociale
00:20:19qui monte
00:20:19force le gouvernement
00:20:20à revoir sa copie budgétaire ?
00:20:22Est-ce que ça pourrait marcher ?
00:20:25Je crois que personne
00:20:26n'attend plus rien
00:20:27d'Emmanuel Macron
00:20:27à part son départ.
00:20:28Enfin, je veux dire,
00:20:29il y a eu des mobilisations
00:20:30de partout, rappelez-vous.
00:20:32Les gilets jaunes,
00:20:32quand, je le rappelle,
00:20:33les carburants étaient
00:20:34à 1,40 €, 1,50 €.
00:20:36Des militants écologistes
00:20:37qui se sont reçus
00:20:38des grenades,
00:20:40se sont reçus
00:20:41des gaz lacrymogènes
00:20:42et autres.
00:20:43Vous avez la manifestation
00:20:45il y a un an,
00:20:46bloquant tout,
00:20:47du 10 septembre.
00:20:48Bref, vous avez eu
00:20:49des mobilisations populaires
00:20:50de partout.
00:20:50La seule réponse
00:20:51aux revendications
00:20:52qui a été faite
00:20:53n'a jamais été
00:20:53un changement de politique.
00:20:54Ça a toujours été
00:20:56la répression.
00:20:56Au point que la France
00:20:58est régulièrement condamnée
00:20:59par l'ONU
00:21:00sur la répression
00:21:01contre les militants.
00:21:02Donc non,
00:21:03nous, nous serons
00:21:03aux côtés des fonctionnaires,
00:21:05des pompiers,
00:21:06des pêcheurs
00:21:06dont vous parliez,
00:21:07notamment parce que
00:21:08dans le budget,
00:21:08il y a un truc scandaleux
00:21:09qui s'appelle
00:21:10le gel du point d'indice
00:21:11alors que le point d'indice
00:21:12est gelé depuis quasiment
00:21:1316 années dans ce pays.
00:21:15Après, on se demande
00:21:16pourquoi on a du mal
00:21:16à trouver des professeurs
00:21:17et autres.
00:21:18Bref,
00:21:19donc nous serons
00:21:20à leur côté
00:21:20pour dire qu'une autre politique
00:21:22est possible
00:21:22et que le plus tôt
00:21:24Emmanuel Macron sera parti,
00:21:25le mieux ça sera.
00:21:26Hugo ?
00:21:26Oui, Madame Pannot,
00:21:27il y a une question
00:21:28pour vous de Portsmoguer
00:21:29qui vous demande
00:21:29comment en bloquant les prix
00:21:31on fait une transition énergétique
00:21:32car c'est à l'opposé
00:21:33de l'urgence climatique
00:21:34que de bloquer
00:21:35les prix de l'énergie ?
00:21:36Alors non,
00:21:37justement,
00:21:37ce n'est pas à l'opposé.
00:21:39La question,
00:21:40c'est de savoir
00:21:41comment est-ce qu'on enlève
00:21:42la société,
00:21:43notamment des énergies fossiles
00:21:44parce que les énergies fossiles,
00:21:46la dépendance
00:21:46aux énergies fossiles
00:21:48est ce qui est le plus grave
00:21:49à l'heure
00:21:50du dérèglement climatique
00:21:51et on voit,
00:21:51on a vécu
00:21:52des méga-feux,
00:21:52etc.
00:21:53Pourquoi ce n'est pas à l'opposé ?
00:21:55Parce que nous,
00:21:55nous sommes partisans
00:21:56d'une écologie populaire.
00:21:57Nous ne sommes pas d'accord
00:21:58pour que les gens
00:21:58soient empêchés
00:21:59de se déplacer.
00:22:00J'entendais un maire rural
00:22:01sur une radio ce matin
00:22:03qui disait
00:22:03« Moi, la gare la plus proche
00:22:05elle est à 60 km de chez moi ».
00:22:06Donc quoi ?
00:22:07On considère
00:22:07qu'il y a des gens
00:22:08sur ce territoire
00:22:08qui n'ont plus le droit
00:22:09de se déplacer.
00:22:10C'est au contraire
00:22:11qu'il faut faire.
00:22:12Il faut commencer
00:22:13par replanifier
00:22:14à partir des besoins
00:22:15et planifier à partir
00:22:16des besoins,
00:22:17ça veut dire
00:22:18remettre des transports collectifs
00:22:19qui permet justement
00:22:20de sortir du pétrole.
00:22:22Et juste,
00:22:22je vous alerte
00:22:23sur un point
00:22:23sur le budget justement.
00:22:24Vous avez peut-être vu
00:22:25que le budget
00:22:27décide d'enlever
00:22:28300 millions d'euros
00:22:29à l'ADEME.
00:22:30L'ADEME,
00:22:31c'est l'agence
00:22:31de la transition écologique,
00:22:33notamment avec dedans
00:22:34un programme
00:22:34qui permet
00:22:36le fond chaleur,
00:22:36qui permet de produire
00:22:38avec des énergies renouvelables,
00:22:39donc en sortant justement
00:22:40des fossiles
00:22:41à la fois du froid
00:22:42et de la chaleur.
00:22:43Et c'était l'exemple
00:22:44sur lequel s'appuyait
00:22:45le gouvernement cet été
00:22:46pour montrer que quand même
00:22:48il faisait un peu quelque chose
00:22:49face aux canicules
00:22:49qui ne cessaient
00:22:50de se multiplier.
00:22:51C'est un scandale supplémentaire
00:22:53et donc ce qu'il faut faire
00:22:55c'est bloquer les prix
00:22:56pour permettre aux gens
00:22:57de survivre
00:22:58et de respirer immédiatement
00:22:59et ensuite faire
00:22:59une grande bifurcation,
00:23:01notamment en créant
00:23:02des emplois.
00:23:02Revenons sur la question
00:23:03de la dette
00:23:03si vous le voulez bien.
00:23:05Jean-Luc Mélenchon
00:23:05avait défendu l'idée
00:23:07de la suppression
00:23:07d'une partie de la dette.
00:23:10Si la France explique
00:23:11aujourd'hui
00:23:12qu'on finalement
00:23:12ne rembourse pas
00:23:13tout le temps
00:23:13toute notre dette,
00:23:15qui va bien vouloir
00:23:15nous prêter de l'argent ?
00:23:16Beaucoup de monde
00:23:17parce qu'à chaque fois
00:23:18que vous avez
00:23:18des campagnes d'emprunts
00:23:19qui sont faites
00:23:20par la France,
00:23:21il y a 4 fois plus
00:23:22de personnes
00:23:23qui veulent acheter
00:23:24des titres de dette.
00:23:25Et il y a de moins en moins
00:23:26de personnes
00:23:27qui malgré tout
00:23:27s'y intéressent.
00:23:27Pour l'instant,
00:23:28il y a toujours
00:23:284 fois plus
00:23:29d'acheteurs
00:23:30de titres
00:23:31de la dette française.
00:23:33Ce que nous proposons
00:23:34ne laisera absolument personne.
00:23:36Nous, nous proposons
00:23:36de geler
00:23:38la dette
00:23:38qui est détenue
00:23:39par la Banque Centrale Européenne.
00:23:41Ça veut dire
00:23:42qu'il y a eu
00:23:42des gens
00:23:43qui ont acheté
00:23:43des titres
00:23:44de dette française
00:23:44et que la BCE
00:23:46a acheté
00:23:47à nos créanciers
00:23:50la dette
00:23:50par de la création monétaire.
00:23:52Donc,
00:23:52tous ceux qui nous expliquent
00:23:53que ça fait de l'inflation,
00:23:54c'est faux.
00:23:54La création monétaire
00:23:55a déjà eu lieu dans le passé.
00:23:56C'est parce que je vous disais
00:23:56qui va bien vouloir nous prêter
00:23:58si on ne respecte pas
00:23:58nos engagements ?
00:23:59La question est simple.
00:24:00Qui voudra nous prêter ?
00:24:01Vous croyez que la France
00:24:02pour le coup
00:24:03ne continuera pas
00:24:04à avoir une crédibilité ?
00:24:05Si, elle continuera
00:24:06d'avoir une crédibilité forte.
00:24:07D'autant que nous n'avons
00:24:08jamais dit
00:24:08que nous voulions le faire seuls.
00:24:10Nous voulons le faire
00:24:11avec les autres pays
00:24:12et je crois que tout le monde
00:24:13a intérêt à le faire
00:24:14au moment où tout le monde
00:24:15a un mur d'investissement,
00:24:16notamment face
00:24:17au dérèglement climatique.
00:24:18Pour rembourser la dette
00:24:19et pour financer notre budget,
00:24:20soyons très clairs.
00:24:21Quel impôt sur les entreprises
00:24:22vous voudriez augmenter en premier
00:24:24et quel pourrait être
00:24:25son rendement ?
00:24:27Quel impôt sur les entreprises
00:24:28on voudrait augmenter en premier ?
00:24:32Déjà, remettre un lissage
00:24:34sur la manière
00:24:35dont les TPE, PME
00:24:37et multinationales
00:24:38sont imposés.
00:24:38Vous vous rendez compte,
00:24:39je vous parlais de Total
00:24:40tout à l'heure,
00:24:41qui n'a pas payé
00:24:41en 2019-2020.
00:24:42Je ne vais pas vous refaire
00:24:43toute la lille jusqu'à 2025.
00:24:44Je pense que pour les téléspectateurs,
00:24:44c'est important d'expliquer
00:24:45pourquoi Total ou d'autres
00:24:46ne paient pas d'impôts.
00:24:47C'est parce qu'ils ne font
00:24:48pas de profit en France.
00:24:49Non, c'est faux.
00:24:50Ah, c'est une réalité.
00:24:50Sur les profits en France,
00:24:51c'est une réalité.
00:24:52C'est parce qu'ils font du profit
00:24:54à l'extérieur,
00:24:55ce qui est vrai.
00:24:55Ils ne rapatrie pas
00:24:56les bénéfices en France.
00:24:57Non, on le sait,
00:24:57c'est parce qu'ils documentent mal
00:24:59l'endroit où ils font le profit.
00:25:01Évidemment que Total
00:25:02fait du profit en France.
00:25:03Sur quelle activité Total
00:25:04fait du profit en France ?
00:25:05Sur tout ce qu'ils font,
00:25:06à la fois sur...
00:25:07Les stations de service
00:25:07sont rentables chez Total en France ?
00:25:08Sur raffinage et...
00:25:10Vous parlez des stations de service,
00:25:11par exemple ?
00:25:11Non, je vous parle du raffinage,
00:25:12par exemple.
00:25:13D'accord.
00:25:13Vous croyez qu'ils sont encore
00:25:14aujourd'hui rentables ?
00:25:15Ah oui, j'en suis sûre.
00:25:16D'ailleurs, ça a été montré
00:25:17par Gabriel Zuckman lui-même
00:25:18qui montrait qu'ils étaient
00:25:19en train de cacher leurs bénéfices
00:25:20justement par des jeux d'écriture
00:25:22en Suisse.
00:25:23Et donc...
00:25:24On taxe qui ?
00:25:25On taxe Total, c'est ça ?
00:25:26Non, on fait en sorte que,
00:25:27par exemple, les TPE-PM
00:25:28qui sont taxés à hauteur
00:25:30de 33% aujourd'hui en moyenne,
00:25:32alors que les multinationales
00:25:33soit ne payent pas d'impôts
00:25:34par des jeux d'écriture fiscale
00:25:36comme ça,
00:25:37soit sont payés en moyenne
00:25:38à 25%,
00:25:39et bien qu'il y ait une inversion
00:25:40pour faire en sorte
00:25:41que les grandes entreprises
00:25:42payent plus.
00:25:42On reprend les 211 milliards d'aides
00:25:44qui sont données chaque année
00:25:45aux grandes entreprises
00:25:46et on les conditionne à des choses
00:25:47parce que c'est un scandale
00:25:49que ça ne soit pas conditionné.
00:25:49Vous évoquiez les manifestations hier
00:25:52contre la proposition de loi
00:25:54qui accorde la présomption
00:25:55d'innocence aux policiers.
00:25:57Oui.
00:25:57Il y avait des milliers de personnes
00:25:58dans la rue
00:25:59et ce texte va venir au Sénat
00:26:00où il y a des chances
00:26:01qu'il soit voté.
00:26:03Après, il reviendra
00:26:03à l'Assemblée nationale.
00:26:04S'il est voté définitivement
00:26:05ce texte,
00:26:06quel recours vous aurez ?
00:26:08Le recours devant
00:26:09le Conseil constitutionnel
00:26:10et après...
00:26:11Vous saisirez le Conseil constitutionnel ?
00:26:12Bien sûr.
00:26:12Et après l'élection présidentielle,
00:26:15évidemment,
00:26:15parce que nous,
00:26:16nous nous sommes déjà engagés
00:26:17par la voix de Jean-Luc Mélenchon.
00:26:19Si cette loi était adoptée,
00:26:20nous, nous la ferons abroger.
00:26:22Mais d'abord,
00:26:22vous saisirez le Conseil constitutionnel.
00:26:23Bien sûr,
00:26:24mais il faut comprendre
00:26:25la gravité absolue
00:26:26de ce qui est en train de se passer
00:26:27avec ce que nous,
00:26:28nous avons appelé
00:26:28la loi permis de tuer
00:26:29que eux appellent
00:26:30la présomption
00:26:31d'usage légitime
00:26:33des armes des policiers
00:26:34et des gendarmes.
00:26:35D'abord,
00:26:35c'est une proposition
00:26:36qui vient directement
00:26:37du programme de Jean-Marie Le Pen
00:26:39et la Macronie se déshonore
00:26:40en reprenant une telle proposition
00:26:42puisque c'est eux
00:26:43qui l'ont réinscrit
00:26:44à l'ordre du jour
00:26:44en juillet.
00:26:45Première chose.
00:26:46Deuxième chose,
00:26:47cette loi,
00:26:48là où elle est très grave,
00:26:49c'est qu'elle va faire exploser
00:26:50le nombre de tirs mortels.
00:26:51Vous le savez,
00:26:53la France déjà détient
00:26:54le triste record,
00:26:55l'indigne record
00:26:56du nombre de morts
00:26:57par tirs policiers
00:26:58en Europe.
00:26:59Il y a depuis 2005,
00:27:00Eziède et Bouna,
00:27:02162 personnes
00:27:03qui ont perdu la vie
00:27:05suite à un contrôle policier.
00:27:07Nous savons que
00:27:08l'assouplissement
00:27:09de l'usage des armes,
00:27:10nous le savons depuis 2017
00:27:11et la loi Cazeneuve
00:27:13qui était passée
00:27:13sous le gouvernement socialiste,
00:27:15nous savons qu'elle fait exploser
00:27:16le nombre de tirs
00:27:17puisque depuis 2017,
00:27:19qui avaient assoupli
00:27:20les tirs sur des véhicules
00:27:21en mouvement,
00:27:22ce qu'on appelle
00:27:22les refus d'obtempérer,
00:27:24il y a eu une multiplication
00:27:25par 5 des tirs mortels
00:27:27sur des véhicules
00:27:28en mouvement.
00:27:29Donc, là,
00:27:30avec cette loi,
00:27:31lorsqu'il y aura
00:27:32un tir mortel,
00:27:32il n'y aura plus d'enquêtes,
00:27:34plus de vidéos
00:27:35de caméras surveillance saisies,
00:27:37plus d'armes
00:27:38qui seront saisies,
00:27:39plus de garde à vue,
00:27:40c'est très grave
00:27:41pour les principes
00:27:42de notre état de droit.
00:27:42Parage à cette loi
00:27:43conséquent constitutionnelle
00:27:45et éventuellement suppression.
00:27:48De toutes nos forces,
00:27:49et quand vous voyez
00:27:49les images de la police,
00:27:51que ce soit à Saint-Pierre-des-Corts,
00:27:52à Carcassonne ou autre,
00:27:54il y a urgence
00:27:54à retrouver
00:27:55une police républicaine.
00:27:57Le premier grand chantier
00:27:58à venir
00:27:58du jour de l'Assemblée nationale,
00:27:59ça va être la loi intégrale
00:28:00contre les violences
00:28:01faites aux femmes
00:28:01et aux enfants.
00:28:0269 articles
00:28:04qui recoupent plein de choses,
00:28:05la prévention des violences sexuelles,
00:28:07le recueil de la parole
00:28:08de l'enfant victime,
00:28:09la réorganisation de la justice,
00:28:10plein, plein de choses.
00:28:12Clément ?
00:28:13Alors, les députés
00:28:13ont commencé l'examen
00:28:14de ce texte en commission
00:28:15aujourd'hui.
00:28:16C'est un texte transpartisan
00:28:17qui reprend les demandes
00:28:19d'un collectif
00:28:20d'associations féministes
00:28:22et d'associations
00:28:22de défense des enfants.
00:28:24Votre groupe a refusé
00:28:25de signer ce texte.
00:28:27Quels engagements
00:28:27est-ce que vous réclamez
00:28:29pour voter
00:28:30cette proposition de loi ?
00:28:32Alors bon,
00:28:32déjà moi je veux saluer
00:28:33le travail qui a été fait
00:28:34dont vous parliez à l'instant,
00:28:36à la fois par les associations
00:28:37féministes
00:28:37et les associations enfantistes
00:28:39pour dire qu'il faut
00:28:40une politique intégrale
00:28:41de lutte contre les violences
00:28:42faites aux femmes
00:28:43et aux enfants.
00:28:44On a l'exemple,
00:28:45je vais y revenir tout de suite,
00:28:46mais on a l'exemple
00:28:47de l'Espagne
00:28:48qui en 2004
00:28:48a fait une grande loi,
00:28:49une loi intégrale
00:28:50avec un budget
00:28:52qui a été attribué
00:28:53qui a permis
00:28:54de diminuer
00:28:54par deux
00:28:55le nombre de féminicides
00:28:56en Espagne,
00:28:58ce qui montre
00:28:58que quand il y a
00:28:59la volonté politique
00:29:00et les moyens,
00:29:00on arrive à faire baisser
00:29:02ces violences
00:29:02qui ne sont en rien
00:29:03des fatalités.
00:29:03Quels changements,
00:29:04quels engagements
00:29:05vous attendez
00:29:05de la première ?
00:29:06Qu'est-ce que vous attendez
00:29:07qui change ?
00:29:08Pourquoi nous,
00:29:08on n'a pas co-signé cette loi ?
00:29:10D'abord parce qu'il y avait
00:29:11des choses qui allaient
00:29:12uniquement sur le volet
00:29:14sur enchère pénale,
00:29:15mais surtout parce que
00:29:16dans cette loi,
00:29:16peut-être avez-vous vu,
00:29:17mais il y a un article
00:29:18qui dit symboliquement
00:29:19qu'on met les 3 milliards d'euros
00:29:21qui sont réclamés
00:29:22depuis des années,
00:29:233 milliards d'euros par an
00:29:24pour lutter contre
00:29:25les violences sexuelles
00:29:27et sexistes
00:29:28faites aux femmes.
00:29:29D'ailleurs,
00:29:29c'est uniquement un chiffrage
00:29:30pour les femmes,
00:29:31ça ne compte pas
00:29:32le chiffrage qui est fait
00:29:32par les enfants.
00:29:34Or, vous le savez,
00:29:35ce chiffrage est symbolique.
00:29:36Pourquoi ?
00:29:37Il se trouve que
00:29:38M. Lecornu a annoncé
00:29:39il y a quelques jours
00:29:39qu'il intégrait dans le budget
00:29:41deux lignes
00:29:42pour montrer ce que
00:29:43le gouvernement mettait en place
00:29:44sur les violences faites
00:29:46aux femmes et aux enfants.
00:29:47Et ça a été dit
00:29:48très clairement
00:29:49par son entourage,
00:29:50comme on dit dans la presse,
00:29:51que ces mesures
00:29:52ne correspondaient
00:29:53à rien de nouveau
00:29:54si ce n'est à montrer
00:29:56ce qui était déjà engagé
00:29:58et qui correspond
00:29:58à 1,5 milliard par an.
00:30:00Mais qu'est-ce que vous attendez
00:30:01qu'un changement
00:30:02sur le fond du texte ?
00:30:03Oui, ce qu'on attend,
00:30:05c'est loi intégrale,
00:30:06budget intégral.
00:30:07Voilà ce qu'on attend.
00:30:08Comme le demandent
00:30:08les associations,
00:30:09budget intégral.
00:30:10Il y a la dimension répressive
00:30:12que vous avez citée aussi.
00:30:13Loi trop répressive,
00:30:14est-ce que vous pensez
00:30:15que cet argument,
00:30:16il est audible
00:30:17pour les victimes
00:30:17de viols
00:30:18ou d'agressions sexuelles ?
00:30:19Alors, c'est notamment
00:30:20le débat qu'on a eu
00:30:21cet été
00:30:22à l'Assemblée nationale.
00:30:23D'abord,
00:30:24je voudrais rappeler
00:30:24quelque chose
00:30:25que Camille Kouchner a dit
00:30:26et qui me semble
00:30:26très très important,
00:30:28notamment sur les incestes
00:30:30puisque quand on parle
00:30:31d'enfants victimes
00:30:33de violences sexuelles,
00:30:34on parle malheureusement
00:30:35souvent d'incestes
00:30:36et de violences intrafamilielles
00:30:37qui sont la majorité
00:30:38des violences sexuelles
00:30:39sur enfants.
00:30:40L'inceste se joue
00:30:41beaucoup sur la question
00:30:42du chantage.
00:30:43On fait du chantage
00:30:44au silence à l'enfant.
00:30:45C'est comme ça
00:30:46qu'on silencie l'enfant.
00:30:47Et ce que disait
00:30:48Camille Kouchner,
00:30:48c'est s'il y avait
00:30:49la peine de mort
00:30:50qui était une des discussions
00:30:51qui existait au moment
00:30:52de l'affaire Liana,
00:30:53la prison à perpétuité
00:30:54où on dit
00:30:55tu ne peux pas parler
00:30:56sinon papa, tonton, grand-père
00:30:58et tous ceux
00:30:58qui sont aujourd'hui
00:31:00des agresseurs
00:31:00dans notre société
00:31:01vont aller en prison à vie
00:31:03ou vont être tués.
00:31:03Eh bien, ça silencie
00:31:05encore plus les enfants.
00:31:06Donc nous, nous avons
00:31:06une première inquiétude dessus
00:31:08d'autant plus
00:31:09que la première des priorités
00:31:10ne devrait pas être
00:31:10d'allonger les peines.
00:31:12La première des priorités,
00:31:13c'est d'attraper
00:31:14et de condamner
00:31:15véritablement les agresseurs.
00:31:16Je rappelle,
00:31:171% des plaintes
00:31:18seulement dans le lieu
00:31:19à des condamnations.
00:31:20Les associations réclament
00:31:21des peines plus lourdes
00:31:22pour les auteurs
00:31:22de viols en série.
00:31:23Vous vous y opposez à ça ?
00:31:24Non, mais en fait,
00:31:25je veux que vous compreniez
00:31:26ce que nous sommes
00:31:26en train de dire
00:31:27parce que si on le fait
00:31:28comme ça,
00:31:28on arrive directement
00:31:29sur la réflexion
00:31:30que fait le RN.
00:31:31Je rappelle,
00:31:31ce même RN
00:31:32qui, à Carpentras,
00:31:33enlève des subventions
00:31:34au planning familial
00:31:35qui explique que
00:31:36quand nous nous opposons
00:31:37avec les associations
00:31:38à la peine de perpétuité,
00:31:39que nous serions...
00:31:40Les féministes deviendraient
00:31:41celles qui protègent
00:31:42les pédocriminels.
00:31:43Nous, nous disons
00:31:44une chose simple.
00:31:45Aujourd'hui,
00:31:46il y a seulement 1%
00:31:47des violeurs
00:31:48qui sont condamnés.
00:31:491%.
00:31:49Sachant que beaucoup
00:31:50ne portent même pas
00:31:51à plainte des victimes.
00:31:52Donc, nous,
00:31:53nous voulons plus
00:31:55de justice
00:31:56qui soit donnée
00:31:57sur cette question-là.
00:31:58Ça, c'est le premier
00:31:59des points.
00:31:59Et la deuxième chose
00:32:00dont on ne parle jamais,
00:32:01nous, nous voulons
00:32:03arrêter que des femmes
00:32:04et des enfants
00:32:05soient violées
00:32:05dans notre société.
00:32:07Est-ce trop demander
00:32:07que d'aller à la racine
00:32:09de ce problème ?
00:32:09Vous savez,
00:32:10la droite et l'extrême droite
00:32:11ne cessent de s'opposer
00:32:12à une loi,
00:32:13une loi qui existe déjà,
00:32:15une loi qui date de 2001,
00:32:16c'est-à-dire d'il y a 25 ans,
00:32:18qui n'est toujours pas appliquée.
00:32:19Cette loi, c'est cette loi
00:32:21qui vise à ce qu'il y ait
00:32:22une éducation à la sexualité
00:32:23à l'école.
00:32:24Vous savez,
00:32:24c'est le moment
00:32:25où on apprend aux enfants
00:32:25que leur corps leur appartient
00:32:27et que personne n'a le droit
00:32:28d'y toucher.
00:32:29C'est le moment
00:32:29où on leur apprend
00:32:30ce qu'est le consentement.
00:32:31Eh bien,
00:32:32seuls 15% des élèves
00:32:33ont ces trois séances
00:32:34obligatoires d'éducation
00:32:35à la sexualité.
00:32:36C'est ça qu'il faut faire
00:32:37pour prévenir les violences
00:32:39et repérer les enfants
00:32:40qui en sont.
00:32:40Un autre sujet
00:32:41à l'ordre du jour
00:32:41de l'Assemblée nationale,
00:32:42c'est le projet de loi
00:32:43sur la transparence salariale.
00:32:45Emmanuel ?
00:32:46Alors,
00:32:46ce projet prévoit
00:32:47que les entreprises
00:32:48donnent accès
00:32:49aux moyennes de salaire
00:32:51pour réduire
00:32:51les inégalités
00:32:52entre les femmes
00:32:53et les hommes au travail.
00:32:54Cette inégalité
00:32:55est tout à fait réelle
00:32:56encore aujourd'hui.
00:32:58Est-ce que vous seriez favorable
00:32:59à ce qu'on aille plus loin ?
00:33:00Le patronat est plutôt contre
00:33:01cette disposition.
00:33:02Mais est-ce que vous seriez d'accord
00:33:03à ce qu'on aille plus loin ?
00:33:04Genre,
00:33:04à ce qu'on connaisse
00:33:05une transparence totale
00:33:06des salaires au sein des entreprises ?
00:33:07De tout le monde,
00:33:08de chacun, c'est ça ?
00:33:09Exactement.
00:33:09Oui, mais moi,
00:33:10je vais même aller plus loin.
00:33:11La question n'est pas
00:33:12juste celle de la transparence.
00:33:13Là, on est en train
00:33:13de parler d'une proposition
00:33:15de loi
00:33:15qui est une transcription
00:33:18d'une disposition
00:33:19de la transparence
00:33:20dans laquelle on a tardé
00:33:20à mettre en place.
00:33:21D'une directive européenne
00:33:22qu'il devait faire
00:33:22depuis le 7 juin.
00:33:23Donc, ils le font
00:33:24avec trois mois de retard.
00:33:25Et si j'ai bien regardé le texte,
00:33:27il y a six travailleurs
00:33:29sur dix
00:33:30qui sont exclus
00:33:30de cette proposition
00:33:31et de cette transposition
00:33:32puisque ce sont les entreprises
00:33:34de plus de 100 salariés.
00:33:35Bref, rien ne va
00:33:36dans la manière...
00:33:37Vous vous dites
00:33:37qu'il faut mettre
00:33:38les salaires
00:33:38de tout le monde
00:33:39ou quoi ?
00:33:40Pourquoi il faut aller
00:33:40plus loin que la transparence ?
00:33:42La question,
00:33:42c'est celle des sanctions.
00:33:43Comment est-ce possible
00:33:45qu'aujourd'hui,
00:33:45encore en France,
00:33:46en 2026,
00:33:47les femmes soient
00:33:4822% moins payées
00:33:50que les hommes
00:33:51à valeur égale
00:33:52de travail ?
00:33:53Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:33:54Il faut sanctionner.
00:33:56Financièrement, oui.
00:33:57Bien sûr.
00:33:57Vous avez des sanctions
00:33:58qui, aujourd'hui,
00:33:58n'existent pratiquement jamais
00:34:00et sont tellement anecdotiques
00:34:01que toutes les entreprises
00:34:03n'en ont que faire
00:34:03de sanctionner
00:34:04ou de ne pas sanctionner.
00:34:05Donc, ce qu'il faut faire,
00:34:07c'est évidemment
00:34:08avoir des sanctions
00:34:08plus fortes.
00:34:09Et je rappelle
00:34:10que lorsque nous proposons,
00:34:11par exemple,
00:34:11d'augmenter le SMIC
00:34:12à 1 700 euros net,
00:34:14c'est une mesure
00:34:15qui est féministe
00:34:16puisque deux tiers
00:34:17des salariés au SMIC
00:34:18sont des femmes.
00:34:19Je reviens à la question
00:34:20d'Emmanuel qui vous posait
00:34:21cette question.
00:34:22Est-ce que vous seriez favorable
00:34:23à aller jusqu'à ce que
00:34:24tout le monde
00:34:25mette son salaire
00:34:25sur la table ?
00:34:27Oui, pourquoi pas ?
00:34:28Je ne sais pas si c'est
00:34:28la mesure la plus efficace.
00:34:30Ça existe dans certaines entreprises.
00:34:31Il faudrait demander aux syndicalistes.
00:34:32Mais ce que demandent
00:34:32les syndicalistes aujourd'hui,
00:34:34ce n'est pas uniquement
00:34:35la question de la transparence.
00:34:36Ce que demandent
00:34:37les syndicalistes,
00:34:38c'est qu'il puisse y avoir
00:34:38derrière des sanctions
00:34:40lorsqu'il n'y a pas
00:34:41égalité salariale.
00:34:42Je rappelle que la CGT,
00:34:43par exemple,
00:34:44dit que la France
00:34:44est 48e pays
00:34:46sur l'égalité de salaire
00:34:47entre les femmes et les hommes.
00:34:48Toujours sur la session
00:34:49parlementaire.
00:34:50Le gouvernement espère
00:34:51faire passer le projet de loi
00:34:52sur la transparence salariale
00:34:54avant la fin de l'année.
00:34:55Mais la session parlementaire
00:34:57est très très courte,
00:34:58à peine 5 mois,
00:34:59avec le débat
00:35:00qui va en prendre 3.
00:35:01Sur le budget.
00:35:02Voilà, le débat sur le budget.
00:35:04Qu'est-ce que vous espérez
00:35:05faire passer comme texte
00:35:06avant la fin février ?
00:35:08Moi, j'espère surtout
00:35:10que ce gouvernement
00:35:10ne va pas s'entêter
00:35:11à faire passer des textes
00:35:13jusqu'au bout
00:35:13comme la loi permis de tuer XXL
00:35:15dont je parlais,
00:35:16la loi sur les polices municipales
00:35:18juste avant.
00:35:20Bref, qu'on puisse avoir
00:35:21des textes qui...
00:35:22Bon, ce texte, par exemple,
00:35:24est assez vide.
00:35:25Le texte dont on parlait
00:35:25à l'instant
00:35:26sur l'égalité salariale
00:35:28entre les femmes et les hommes.
00:35:29Mais bon, c'est une directive
00:35:31qu'il faut transposer
00:35:32et qui fait avancer
00:35:33un peu la situation.
00:35:34Bon, par exemple,
00:35:34ça, c'est un des textes
00:35:35qu'on pourrait mettre
00:35:36à l'ordre du jour.
00:35:37Moi, ce que je crains,
00:35:38c'est que vous avez
00:35:39un pouvoir qui court
00:35:41de plus en plus
00:35:42derrière l'extrême droite,
00:35:43derrière les idées
00:35:44d'extrême droite,
00:35:45qui réutilise les mots
00:35:46de l'extrême droite
00:35:47et qu'il nous fasse
00:35:48sur les cinq derniers mois
00:35:51des textes
00:35:51qui soient des textes...
00:35:53Mais vous,
00:35:53vous allez avoir
00:35:53une niche parlementaire.
00:35:54Qu'est-ce que vous allez
00:35:55mettre dedans ?
00:35:55Qu'est-ce que vous espérez
00:35:56faire passer ?
00:35:57Alors, dans notre niche parlementaire,
00:35:58nous avons déjà annoncé
00:35:59certains textes.
00:36:00Donc, je vous dis
00:36:01ceux que nous avons déjà annoncé.
00:36:02Et des nouveaux,
00:36:03certainement,
00:36:03que vous allez nous annoncer ce soir.
00:36:04Nous allons interdire
00:36:05les deux pesticides
00:36:06qui ont été réintroduits
00:36:07cet été.
00:36:08Je rappelle que
00:36:09même Elisabeth Borne
00:36:10avait déposé un amendement
00:36:11pour pouvoir supprimer
00:36:12la réintroduction
00:36:14de ces deux pesticides.
00:36:15C'était une promesse
00:36:15du gouvernement.
00:36:16Et le gouvernement
00:36:17nous a empêchés de voter
00:36:18dans la niche parlementaire
00:36:19de la France
00:36:20en ce mis le 29 octobre.
00:36:21On interdira
00:36:22l'acétamipride
00:36:22et le flupir à du fur.
00:36:24Oui, j'ai plus de mal
00:36:25à le dire.
00:36:26Donc, ça, c'est la première chose.
00:36:27La deuxième chose,
00:36:28on aura un texte
00:36:29sur l'augmentation
00:36:30du SMIC,
00:36:31du minimum vieillesse
00:36:32et l'indexation
00:36:33des salaires
00:36:34sur l'inflation.
00:36:35Donc, ça,
00:36:35c'est un texte
00:36:36que nous présenterons
00:36:37là aussi.
00:36:38Et c'est d'ailleurs
00:36:38une des premières mesures
00:36:39que nous ferons
00:36:40avec Jean-Luc Mélenchon
00:36:41à l'Elysée
00:36:42pour déclarer
00:36:42l'état d'urgence sociale
00:36:43dans ce pays.
00:36:44Nous aurons un texte
00:36:45sur les AESH,
00:36:46les accompagnantes d'élèves
00:36:47en situation de handicap
00:36:48pour créer un corps
00:36:49de fonctionnaires
00:36:50parce qu'il est insupportable
00:36:51que 50 000 enfants
00:36:52en situation de handicap
00:36:53soient mal scolarisés
00:36:55ou déscolarisés
00:36:56et que les AESH
00:36:57soient payés
00:36:57en moyenne
00:36:58900 euros par mois.
00:37:00Et puis,
00:37:01nous avons annoncé
00:37:02un autre texte
00:37:03qui est un texte
00:37:04qui est peut-être
00:37:05plus étonnant
00:37:05mais qui va,
00:37:06je suis sûr,
00:37:07intéressé,
00:37:07qui est pour protéger
00:37:09les droits
00:37:09des joueurs
00:37:10de jeux vidéo
00:37:11notamment sur la question
00:37:13de la dématérialisation.
00:37:14Pour que quand on achète
00:37:15un VUVO,
00:37:16on ait vraiment
00:37:16quelque chose en main
00:37:17et pas seulement
00:37:17quelque chose en ligne
00:37:18qui peut disparaître
00:37:18à tout moment.
00:37:19et qu'on ne soit pas dépendante
00:37:19du fait qu'on puisse
00:37:20effacer le jeu.
00:37:21C'est Hugo Bernalicis
00:37:22qui portera ce texte
00:37:23pour nous.
00:37:24Hugo ?
00:37:24Oui,
00:37:25Madame Panot,
00:37:25la semaine prochaine,
00:37:26LFI arrivera peut-être
00:37:29au Sénat
00:37:30avec les élections sénatoriales.
00:37:32On parle de Gabriel Amar
00:37:34dans le Rhône
00:37:34ou de Marta Pechinha
00:37:35chez les Français
00:37:36de l'étranger.
00:37:37Si vous n'obtenez pas
00:37:38de sénateur,
00:37:39qu'est-ce que ça symbolisera
00:37:40pour vous ?
00:37:40Et si vous en obtenez un,
00:37:42quel sera le rôle
00:37:43d'un sénateur LFI
00:37:44au Sénat ?
00:37:45Si on en obtient
00:37:46un ou une,
00:37:48vous imaginez l'effet
00:37:49que ça va faire
00:37:49sur le Sénat
00:37:50parce que vous avez vu
00:37:51que les Insoumis
00:37:53ont quand même le propre
00:37:54de revisifier
00:37:55un peu la démocratie
00:37:55parlementaire.
00:37:56prendrait autant d'espace
00:37:58que 10 ?
00:37:59Ah oui,
00:37:59rappelez-vous,
00:37:59quand on était 17,
00:38:00on prenait déjà
00:38:01beaucoup d'espace.
00:38:01Sans groupe,
00:38:02c'est compliqué au Sénat
00:38:03quand même.
00:38:03C'est vrai.
00:38:04Mais quel serait donc
00:38:04le rôle d'un ou deux
00:38:06ou trois sénateurs LFI ?
00:38:07On a choisi notre rôle
00:38:08de parlementaire
00:38:09en disant un pied dedans,
00:38:10un pied dehors.
00:38:11Donc à la fois participer
00:38:12aux luttes qui se passent
00:38:13dans la société
00:38:13et les ramener
00:38:14à l'intérieur de l'hémicycle
00:38:15et expliquer à l'extérieur
00:38:17ce qui est en train
00:38:17de se passer
00:38:18dans l'hémicycle
00:38:19et les politiques
00:38:19qui sont faites
00:38:20contre les gens
00:38:21bien souvent
00:38:22depuis 10 ans.
00:38:23Donc le sénateur
00:38:24ou la sénatrice,
00:38:25sinon nous en avons un,
00:38:27aura aussi ce rôle-là
00:38:28et puis ça sera
00:38:28la première fois
00:38:29qu'on a un relais.
00:38:30Donc la première fois
00:38:31qu'on rentre
00:38:32à l'Assemblée nationale,
00:38:32c'est en 2017.
00:38:33C'est la première fois
00:38:34qu'on aura un relais
00:38:35au Sénat
00:38:36donc ça serait formidable.
00:38:37Si ce n'est pas le cas,
00:38:38eh bien nous attendrons
00:38:39le prochain renouvellement
00:38:41sénatorial
00:38:41mais je crois que vu
00:38:43le poids électoral
00:38:44que nous avons dans le pays
00:38:44et le nombre de gens
00:38:45que nous représentons,
00:38:46il nous faut être représentés
00:38:48dans toutes les choses.
00:38:48Avant de parler
00:38:49d'élection présidentielle en France,
00:38:50je voudrais vous dire un mot
00:38:53sur ce qui se passe en Allemagne.
00:38:54Les élections d'hier
00:38:56mais d'il y a 15 jours aussi
00:38:57qui montrent la montée
00:38:58de l'AFD
00:38:59dans plusieurs lenders allemands
00:39:00et parallèlement à Berlin
00:39:02la victoire de Die Linke
00:39:03qui sont vos alliés
00:39:04au Parlement européen.
00:39:05Quels enseignements
00:39:06vous en tirez ?
00:39:06Est-ce que vous faites
00:39:07un parallèle
00:39:08avec la situation en France ?
00:39:09Alors déjà,
00:39:10sur l'Allemagne,
00:39:11je veux évidemment
00:39:12féliciter Elif Héral
00:39:14qui pourrait être
00:39:15la nouvelle maire de Berlin.
00:39:16Je le dis parce que...
00:39:16À condition que les écologistes
00:39:18et les socialistes
00:39:18soient d'accord avec elle.
00:39:19qui était la tête
00:39:20de Die Linke
00:39:22et qui pourrait donc
00:39:22être la première maire de Berlin
00:39:24issue de l'immigration.
00:39:26Bien sûr.
00:39:26Non mais je précise pourquoi
00:39:27parce que voilà,
00:39:28oui mais je l'explique.
00:39:29Et qui a fait notamment
00:39:30toute sa campagne
00:39:30pour montrer
00:39:31comment est-ce qu'il serait possible
00:39:32d'arracher le logement
00:39:34des mains de la spéculation.
00:39:36Et je crois qu'elle a fait
00:39:37une excellente campagne.
00:39:38Alors je vous repose ma question.
00:39:40Une leçon ?
00:39:41Quelle leçon en a un tiers ?
00:39:41Est-ce que vous faites
00:39:42un parallèle
00:39:42entre la situation en Allemagne
00:39:43et la France ?
00:39:45Alors on a...
00:39:46Il faut toujours semer...
00:39:48Vous savez, je vous dites souvent
00:39:49il faut toujours se méfier
00:39:50des comparaisons
00:39:51mais oui, on est arrivé en Allemagne
00:39:52du moment où entre eux et nous
00:39:54c'est exactement
00:39:54ce qui est en train de se passer.
00:39:56La première chose c'est
00:39:57qu'est-ce qui fait monter
00:39:57l'extrême droite ?
00:39:58Ce sont les grandes coalitions
00:39:59SPD, CDU
00:40:00qui se mettent ensemble
00:40:02et où à la fin
00:40:03il n'y a plus d'autres alternatives
00:40:04que l'extrême droite.
00:40:05Donc, si je suis sur votre raisonnement
00:40:06en France, ce serait quoi
00:40:07cette grande coalition ?
00:40:08Quand vous entendez
00:40:10M. Glucksmann dire
00:40:11qu'il ne veut pas s'allier
00:40:11à la France insoumise
00:40:12donc peut-être qu'il veut s'allier
00:40:13avec M. Attal, M. Philippe
00:40:14ou je ne sais qui
00:40:15quand vous voyez que déjà
00:40:16vous avez la Macronie
00:40:17et la droite qui gouvernent ensemble
00:40:19donc vous avez déjà des formes
00:40:21de...
00:40:21D'ailleurs on nous appelle
00:40:22à ça pour le budget
00:40:23il faut quand même trouver
00:40:24un budget
00:40:24et faire une grande coalition
00:40:25de je ne sais quoi
00:40:26moi je ne suis pas d'accord
00:40:27avec ça parce qu'à la fin
00:40:28s'il n'y a plus
00:40:29d'alternatives possibles
00:40:30à la fin il ne reste
00:40:31effectivement que l'extrême droite
00:40:32fort heureusement
00:40:33il y a Die Linke
00:40:33comment Die Linke
00:40:34a réussi à percer à Berlin
00:40:36ils ont fait reculer
00:40:38avancer pardon
00:40:40la mobilisation de 15 points
00:40:41donc reculer
00:40:42l'abstention de 15 points
00:40:44c'est comme ça
00:40:45qu'ils arrivent
00:40:45à arriver en tête
00:40:46et vous remarquerez
00:40:48quelque chose
00:40:48de très intéressant
00:40:49à Berlin M. Letellier
00:40:50il se trouve que
00:40:51dans les sondages
00:40:52et bien Die Linke
00:40:53était largement sous-estimé
00:40:55et l'AFD
00:40:56était largement
00:40:56sur-estimé
00:40:58et donc
00:40:59vous attirez des conclusions
00:41:00aussi en France
00:41:00bien sûr
00:41:01nous ne faisons que dire
00:41:02que les sondages
00:41:03ne correspondent pas
00:41:03à ce qui va se passer
00:41:04dans la réalité
00:41:05et que c'est les gens
00:41:06qui par leur bulletin de vote
00:41:08le jour du vote
00:41:08vont faire l'élection
00:41:10et écrivent l'histoire
00:41:10de leur pays
00:41:11vous l'avez cité
00:41:12Raphaël Glucksmann
00:41:13il sera à la télévision
00:41:14sur LCI
00:41:14mercredi soir
00:41:15est-ce que vous allez regarder
00:41:17le premier débat
00:41:18des candidats
00:41:18à la primaire socialiste ?
00:41:20non je ne crois pas
00:41:21pourquoi ?
00:41:22parce que vous savez
00:41:23on a plein de choses
00:41:24à faire en même temps
00:41:25et d'ailleurs
00:41:26je crois même
00:41:27que je serai à ce moment-là
00:41:28en audition
00:41:28sur une résolution européenne
00:41:31que je fais
00:41:31pour protéger
00:41:32les fleuristes
00:41:32des pesticides
00:41:33qu'elle touche
00:41:35de manière
00:41:36enfin sans le savoir
00:41:37peut-être avez-vous entendu
00:41:38parler de Lorme Arrivain
00:41:39et de sa fille Amy
00:41:40qui est décédée
00:41:41à l'âge de 11 ans
00:41:42parce qu'elle a été
00:41:43empoisonnée
00:41:44par les fleurs
00:41:45c'est silencieuse
00:41:46et donc j'aurai
00:41:47une résolution
00:41:48qui va bientôt
00:41:49être montrée
00:41:51donc vous ne regarderez pas
00:41:52les débats
00:41:52du parti socialiste
00:41:53jusqu'à l'année mi-octobre
00:41:54en commission
00:41:55des affaires européennes
00:41:55si c'est Raphaël Glucksmann
00:41:57ou Olivier Faure
00:41:58ou Ségolène Royal
00:41:58pour ne citer qu'eux
00:41:59qu'est-ce que ça change
00:42:01pour la campagne
00:42:01de Jean-Luc Mélenchon ?
00:42:02qui gagne
00:42:03pas grand chose
00:42:04pas grand chose
00:42:06quand on dit
00:42:06on ne fait pas la même chose
00:42:07c'est réel
00:42:08eux ils sont en train
00:42:08d'essayer de gagner
00:42:09un congrès
00:42:10nous on veut gagner le pays
00:42:11pourquoi est-ce qu'on était
00:42:11opposé à la primaire ?
00:42:12j'explique
00:42:13la primaire
00:42:14le principe
00:42:14c'est que tout le monde
00:42:15se met des couteaux
00:42:16dans le dos
00:42:16et donc vous expliquez
00:42:18pourquoi vous êtes
00:42:18plus beau
00:42:18plus intelligent
00:42:19avec la cravate rouge
00:42:20ou la cravate verte
00:42:21ou la cravate violette
00:42:22et en...
00:42:23non Ségolène Royal
00:42:24n'a pas de cravate
00:42:25oui tout à fait
00:42:26vous avez raison
00:42:27ou avec une veste
00:42:28ou je ne sais quoi
00:42:29on pourrait dire ça comme ça
00:42:31donc et vous vous parlez
00:42:33entre personnes convaincues
00:42:35or nous
00:42:35nous pensons
00:42:36que la seule manière
00:42:38de battre l'extrême droite
00:42:39et de tourner la page
00:42:40de la Macronie
00:42:41c'est de redonner
00:42:42le goût de la politique
00:42:43aux gens
00:42:43d'aller chercher
00:42:44ceux qui sont dégoûtés
00:42:45de la politique
00:42:45cette primaire
00:42:46n'empêchera pas
00:42:47la campagne de Jean-Luc
00:42:47Blanchon
00:42:48ce ne sera pas un obstacle
00:42:48du tout
00:42:49vous avez vu
00:42:49qu'elle monte en puissance
00:42:50à chaque moment
00:42:51et d'ailleurs tout le monde
00:42:52peut aller nous rejoindre
00:42:53sur mélenchon2027.fr
00:42:54même après
00:42:55pour les législatives
00:42:56dans le cadre d'un éventuel
00:42:58accord électoral
00:42:59le profil de la
00:43:00ou du candidat socialiste
00:43:02ne change rien
00:43:03mais nous
00:43:03nous avons eu lié
00:43:04la campagne présidentielle
00:43:06avec la campagne législative
00:43:07donc nous avons dit
00:43:08jusqu'à cet automne
00:43:09en fonction de qui sort
00:43:12de la primaire
00:43:13ça peut changer
00:43:14les négociations
00:43:14pour les législatives
00:43:15vous savez que
00:43:16si c'est Raphaël
00:43:17avec Duxman
00:43:17il ne veut pas discuter
00:43:18avec vous
00:43:18mais d'autres peut-être plus
00:43:19donc c'est peut-être ça
00:43:20qui se joue
00:43:20je crois que là
00:43:22quand nous avons proposé
00:43:23la nouvelle alliance populaire
00:43:25aux écologistes
00:43:25et aux communistes
00:43:26il y avait une raison à cela
00:43:27d'abord parce que
00:43:28nous votons très souvent
00:43:29ensemble à l'Assemblée nationale
00:43:30et c'est parce que
00:43:32aussi eux sont restés fidèles
00:43:33au mandat populaire
00:43:34qui leur avait été donné
00:43:35par le nouveau Front populaire
00:43:36notamment d'être une alternative
00:43:38et une opposition
00:43:39au monde d'Emmanuel Macron
00:43:40c'est-à-dire de participer
00:43:42à toutes les censures
00:43:43Olivier Faure il a fait
00:43:43le NFP avec vous
00:43:44oui d'accord
00:43:45et après il a arrêté
00:43:46de censurer le gouvernement
00:43:47d'Emmanuel Macron
00:43:47oui mais pour les législatives
00:43:48il y a une porte ouverte
00:43:49alors que si c'est Raphaël
00:43:50Guxman
00:43:50elle est fermée tout de suite
00:43:51mais enfin
00:43:52on n'est pas là-dedans
00:43:52nous on veut gagner
00:43:53l'élection présidentielle
00:43:55pour offrir
00:43:55un autre projet de société
00:43:57au pays
00:43:58et pour l'imprison
00:43:58moi je suis comme
00:43:59le reste du peuple de France
00:44:01je ne comprends pas grand-chose
00:44:02à la primaire
00:44:02à ce qui est en train de se passer
00:44:04bon je ne sais pas
00:44:05combien de personnes
00:44:05iront voter à 15 euros
00:44:07parce que c'est quand même
00:44:08extrêmement cher
00:44:09et donc je conseille
00:44:10tout le monde
00:44:10s'ils ont un ou deux euros
00:44:12à mettre ici et là
00:44:13de nous aider
00:44:14à la campagne de Jean-Luc Mélenchon
00:44:15il y aura donc potentiellement
00:44:16un candidat de plus à gauche
00:44:18est-ce que vous faites le pari
00:44:19à la France Insoumise
00:44:20que plus il y a de candidats
00:44:22à gauche
00:44:22plus il peut y avoir
00:44:24un effet vote utile
00:44:25en faveur de Jean-Luc Mélenchon
00:44:28je vais reprendre
00:44:29ce que disait Jean-Luc Mélenchon
00:44:30qui me semblait assez juste
00:44:32le problème c'est pas
00:44:32le nombre de candidats
00:44:33et d'ailleurs il y a souvent eu
00:44:34un nombre de candidats à gauche
00:44:35y compris lorsque la gauche a gagné
00:44:37je pense à François Mitterrand
00:44:38il y a souvent eu
00:44:38plusieurs candidats à gauche
00:44:40mais la question
00:44:41c'est le nombre d'électeurs
00:44:42et d'électrices
00:44:42et c'est pourquoi je parlais
00:44:44du fait que nous
00:44:44nous faisions campagne
00:44:46notamment pour
00:44:47l'inscription des gens
00:44:48sur les listes électorales
00:44:49vérifiez tous votre inscription
00:44:50sur les listes électorales
00:44:51campagne que l'État refuse
00:44:52de faire depuis 2016
00:44:54nous essayons d'aller
00:44:55d'allons convaincre
00:44:56autour de nos idées
00:44:57nous essayons d'avoir
00:44:58un débat politique
00:44:58de fond sur des idées
00:45:00mais est-ce que la concurrence
00:45:01peut faire une émulation
00:45:02justement à gauche ?
00:45:03oui pourquoi pas
00:45:04s'ils peuvent rassembler
00:45:06des gens qui nous aideront
00:45:08au second tour
00:45:08tout ça est très bien
00:45:09mais je vous donne juste
00:45:10un chiffre qui moi
00:45:11me donne beaucoup d'espoir
00:45:12vous savez que
00:45:12ça désespère beaucoup de familles
00:45:16à plein d'endroits
00:45:17et même de journaux
00:45:18y compris je pense
00:45:19par exemple au Point
00:45:20vous savez que
00:45:21quasiment 50% de la jeunesse
00:45:23compte voter pour
00:45:24le programme
00:45:25l'avenir en commun
00:45:25et Jean-Luc Mélenchon
00:45:26il se trouve qu'entre
00:45:272022 et 2027
00:45:29il y a 4,2 millions
00:45:31de nouveaux électeurs
00:45:32et je le dis
00:45:33si la jeunesse de ce pays
00:45:34s'empare de cette élection
00:45:35qui concerne directement
00:45:36son avenir
00:45:37alors oui
00:45:38nous pouvons l'emporter
00:45:38Hugo
00:45:38oui c'est un débat
00:45:40qu'on a souvent
00:45:41ce sujet là
00:45:42avec ma communauté
00:45:42sur la majorité absolue
00:45:44pour les élections
00:45:45puisque tout votre programme
00:45:45se base sur une majorité absolue
00:45:47ce qui semble quasiment impossible
00:45:49dans la composition actuelle
00:45:50du pays
00:45:51comment vous faites
00:45:52si Jean-Luc Mélenchon
00:45:52est élu président
00:45:53et que vous n'avez pas
00:45:53de majorité absolue
00:45:54à l'Assemblée nationale
00:45:58on travaillera
00:45:59des coalitions
00:45:59texte par texte
00:46:00exactement comme on l'avait dit
00:46:01au moment du nouveau
00:46:02Front populaire
00:46:03déjà je pense
00:46:04qu'il faut imaginer
00:46:05si nous gagnons
00:46:06l'élection présidentielle
00:46:07plutôt quand nous gagnerons
00:46:08l'élection présidentielle
00:46:09il faut imaginer
00:46:09que Jean-Luc Mélenchon
00:46:11arrive avec un gouvernement
00:46:12et que le premier décret
00:46:13qu'il plan
00:46:13c'est pour augmenter
00:46:15le SMIC dans ce pays
00:46:16qu'on abroge la réforme
00:46:18de la retraite
00:46:18à 74 ans
00:46:19vous serez dans le gouvernement
00:46:19ça met une petite ambiance
00:46:21pour les élections législatives
00:46:23vous voyez ce que je veux dire
00:46:23ça met une ambiance
00:46:24vous serez dans le gouvernement vous
00:46:25je ne sais pas
00:46:26je serai là où je serai utile
00:46:28c'est une question
00:46:29qui vient à l'esprit comme ça
00:46:30qu'est-ce qui vous intéresserait
00:46:31comme ministère
00:46:31qui m'intéresse
00:46:32tant qu'on peut gagner
00:46:33cette élection présidentielle
00:46:35comment ?
00:46:35la présidence de l'Assemblée
00:46:36mais moi je serai là
00:46:37où je serai utile
00:46:38à la rigueur
00:46:38ce n'est même pas important
00:46:39moi ce que j'ai envie
00:46:40c'est qu'enfin dans ce pays
00:46:42on puisse réouvrir
00:46:43un horizon heureux
00:46:44mais attendez
00:46:45juste je termine là-dessus
00:46:46donc je dis
00:46:46on met une ambiance de travail
00:46:47avant les élections législatives
00:46:49je vous assure que
00:46:50déjà c'est pas la même chose
00:46:51que ce qui se passe d'habitude
00:46:53ensuite l'inversion du calendrier
00:46:54a créé quelque chose
00:46:55qui fait que bien souvent
00:46:56on dit souvent d'ailleurs
00:46:58quand il y a un nouveau président
00:46:59il faut lui laisser sa chance
00:47:00il faut quand même
00:47:01lui donner les moyens d'agir
00:47:02donc nous pouvons obtenir
00:47:04cette majorité absolue
00:47:05et si on ne le tient pas
00:47:06et bien nous ferons des majorités
00:47:07nous créerons des majorités
00:47:09taxe par taxe
00:47:09y compris avec les socialistes
00:47:10s'il le faut
00:47:11quitte à nommer un premier ministre
00:47:12RN
00:47:13si c'est le RN qui arrive en tête
00:47:14certainement pas
00:47:15mais vous nous prenez pour qui ?
00:47:16pas jamais
00:47:17jamais
00:47:17si le RN est une majorité absolue
00:47:19Jean-Luc Mélenchon président
00:47:20ne nommera pas
00:47:21un premier ministre RN
00:47:22attendez mais là
00:47:23vous êtes en train de me dire
00:47:24que Jean-Luc Mélenchon
00:47:25gagnerait les élections présidentielles
00:47:26et ça serait le RN
00:47:27qui gagnerait une majorité
00:47:28ça n'existe pas
00:47:30ça n'existe pas comme situation
00:47:32c'est pourquoi
00:47:32je l'écarte immédiatement
00:47:34alors on va parler maintenant
00:47:35non juste
00:47:35on fera une majorité
00:47:38texte par texte
00:47:39y compris avec les socialistes
00:47:40s'il le faut
00:47:40mais bien sûr
00:47:41ils ne sont pas exclus totalement
00:47:42et c'est surtout
00:47:42c'est ça que je voulais dire
00:47:43c'est que
00:47:44la mobilisation populaire
00:47:45elle commence quand on est élu
00:47:47c'est pas on a gagné
00:47:48et puis c'est fini
00:47:48ça commence quand on est élu
00:47:50comment ils ont gagné des choses
00:47:51en 36 au moment du Front Populaire
00:47:53parce qu'il y a eu des grèves partout
00:47:55des mobilisations partout
00:47:56je vous assure qu'après
00:47:57vous avez vu
00:47:58au moment de la retraite à 64 ans
00:47:59les députés au départ
00:48:01ça devait passer
00:48:01la retraite à 64 ans
00:48:02à la fin ça ne passait plus
00:48:03ils ont utilisé le 100ème 49.3
00:48:05de la 5ème République
00:48:07pourquoi ?
00:48:08parce que tout le monde
00:48:08avait un peu de pression
00:48:09de voir 40 000
00:48:1050 000 personnes défiler
00:48:11dans leur circonscription
00:48:12donc voilà
00:48:13là aussi
00:48:14il faudra que
00:48:15on va parler d'un événement
00:48:17en fin de semaine
00:48:18c'est le pape qui arrive en France
00:48:19Clément
00:48:19oui je voulais en parler avec vous
00:48:20parce que je lisais dans le Parisien
00:48:21hier que Marine Le Pen
00:48:23a été invitée à la messe
00:48:24que va célébrer le pape
00:48:26Place de la Concorde
00:48:27samedi à Paris
00:48:28elle y a été invitée
00:48:28en tant que présidente
00:48:29du groupe du Rassemblement National
00:48:30elle va y assister
00:48:32vous êtes présidente du groupe LFI
00:48:33est-ce que vous avez été invitée ?
00:48:35oui je crois
00:48:36et vous y serez ?
00:48:37les insoumis ne vont jamais
00:48:39à un office religieux
00:48:40en tant que député insoumis
00:48:41et en tant que président
00:48:42de groupe non plus
00:48:43pourquoi ça pose un problème
00:48:45aux yeux du respect
00:48:46de la laïcité pour vous ?
00:48:47oui oui
00:48:47c'est ça le problème ?
00:48:48mais oui oui
00:48:50ça pose un problème
00:48:51on n'assiste jamais
00:48:51en tant que député
00:48:52en tant que parlementaire
00:48:53à un office religieux
00:48:56oui non mais du coup
00:48:57si je suis invitée
00:48:57comme président du groupe
00:48:58vous ne comprenez pas
00:48:59comme une individu
00:48:59mais en tant qu'individu
00:49:00mais juste pour vous signaler
00:49:03quand même que
00:49:03Bali Bagayoko
00:49:05maire de Saint-Denis
00:49:06vous allez m'en parler
00:49:07l'accueillera lui
00:49:07à Saint-Denis
00:49:08et qu'il devrait rencontrer
00:49:09le pape au stade de France
00:49:11là où se tiendra
00:49:11une veillée de prière
00:49:12donc la question se pose
00:49:13différemment pour un maire LFI
00:49:15que pour un député LFI
00:49:16non mais il l'accueille
00:49:16à Saint-Denis
00:49:17donc c'est un peu différent
00:49:18vous comprenez ?
00:49:19vous l'accueillez en France
00:49:20en tant que représentant
00:49:20oui mais pas dans une église
00:49:23voilà
00:49:23s'il y avait une rencontre
00:49:24à l'Assemblée nationale
00:49:25je voudrais participer
00:49:26avec plaisir
00:49:27la concorde n'est pas plus
00:49:28une église que le stade de France
00:49:29oui d'accord
00:49:30mais dans un office religieux
00:49:32dirons-nous
00:49:32voilà
00:49:32bon en tout cas
00:49:33Bali Bagayoko
00:49:34lui a exprimé
00:49:35je le cite
00:49:35sa joie
00:49:36d'accueillir le pape
00:49:37vendredi
00:49:38dans sa commune
00:49:39donc de Saint-Denis
00:49:40vous ça vous met pas
00:49:41autant en joie
00:49:42si je comprends bien
00:49:43non je ne comprends pas
00:49:45la polémique
00:49:45que vous essayez de faire
00:49:46je vous dis juste
00:49:46que je ne participe
00:49:47à un office religieux
00:49:48point
00:49:49d'accord
00:49:49mais je viens de dire
00:49:51à l'instant
00:49:52s'il était venu
00:49:52à l'Assemblée nationale
00:49:53je l'aurais rencontré
00:49:54avec plaisir
00:49:55et alors Jean-Luc Mélenchon
00:49:56lui fait souvent référence
00:49:57aux propos du pape
00:49:58il lit toutes les encycliques
00:49:59voilà sur les migrants
00:50:00sur l'écologie également
00:50:01est-ce que le pape
00:50:03peut être aussi
00:50:03une source d'inspiration
00:50:04pour la France insoumise
00:50:05en tout cas
00:50:07ces dernières années
00:50:08nous avons eu
00:50:09des papes
00:50:10qui ont dénoncé
00:50:11haut et fort
00:50:11le génocide
00:50:12qui a été fait
00:50:13au peuple palestinien
00:50:14les guerres illégales
00:50:15qui étaient menées
00:50:17l'inhumanité
00:50:18qu'il y a autour
00:50:19de la question
00:50:20migratoire
00:50:21je pense notamment
00:50:22à l'avenue
00:50:23qu'il y avait eu
00:50:24à Marseille
00:50:25à ce moment-là
00:50:25avec des mots très forts
00:50:26qui avaient été prononcés
00:50:27donc oui
00:50:29et d'ailleurs
00:50:30si Jean-Luc Mélenchon
00:50:31lit les encycliques
00:50:32aussi régulièrement
00:50:33c'est parce qu'il y en a eu
00:50:33plusieurs notamment
00:50:34sur la question
00:50:35du dérèglement climatique
00:50:36de comment ça mettait en jeu
00:50:37l'humanité tout entière
00:50:38donc oui
00:50:39il peut y avoir
00:50:40des discussions intéressantes
00:50:42avec le pape
00:50:43vous n'avez pas entendu
00:50:44Mathilde Panot
00:50:45dites redites
00:50:46convergence des luttes
00:50:47avec le pape
00:50:47je vous demande
00:50:48oui sur certains sujets
00:50:50oui
00:50:50sur d'autres non
00:50:51par exemple
00:50:52par exemple sur
00:50:53moi j'ai fait constitutionnaliser
00:50:55le droit à l'avortement
00:50:56ou l'euthanasie
00:50:56parce qu'il se peut
00:50:57que le pape parle
00:50:58de l'euthanasie
00:50:58oui c'est possible aussi
00:51:00ça va être un problème
00:51:01ça s'il le fait
00:51:02non je pense
00:51:04qu'il peut être libre
00:51:04ce qui est un problème
00:51:05c'est quand par exemple
00:51:06lors de la précédente venue
00:51:07le gouvernement avait décidé
00:51:09de reporter un texte
00:51:09qui était prévu
00:51:10à l'Assemblée nationale
00:51:11après le pape peut exprimer
00:51:12ce qu'il veut
00:51:13ça c'est pas à moi
00:51:14d'en juger
00:51:15mais moi je veux dire
00:51:16que je suis très fière
00:51:17que le groupe parlementaire insoumis
00:51:18ait pris toute sa place
00:51:19notamment avec Élise Leboucher
00:51:20qui était co-rapporteur
00:51:22sur cette loi
00:51:22dans le fait de rester
00:51:23maître de sa personne
00:51:25jusqu'au bout
00:51:26jusqu'au choix
00:51:27de pouvoir éteindre la lumière
00:51:29lorsqu'on le souhaite
00:51:29nous allons accueillir
00:51:30dans un instant
00:51:31Gabrielle Legeret
00:51:32qui est fondatrice
00:51:33de l'association
00:51:33de l'or dans les mains
00:51:34pour qui les métiers manuels
00:51:36doivent être mieux mis en valeur
00:51:37et ça passe
00:51:38par la sensibilisation des jeunes
00:51:40dès le collège
00:51:41son portrait est signé
00:51:42Cathy Gilder
00:51:44Face à vous Mathilde Panot
00:51:46une jeune femme
00:51:47qui a de l'or dans les mains
00:51:48c'est le nom de l'association
00:51:50qu'elle a fondée
00:51:51il y a 5 ans
00:51:52en sortant de Sciences Po
00:51:53l'or
00:51:54c'est ça
00:51:54les métiers manuels
00:51:56notre invité
00:51:57veut les remettre
00:51:58au coeur de l'école
00:51:59avec ses ateliers
00:52:00animés par des artisans
00:52:02les élèves manipulent
00:52:04fabriquent
00:52:04expérimentent
00:52:05et découvrent parfois
00:52:06des métiers
00:52:07qu'ils ne connaissaient pas
00:52:08on va s'adresser à la fois
00:52:10à des très bons élèves
00:52:11à qui on va forcément dire
00:52:12de devenir ingénieur
00:52:13et pour qui
00:52:14découvrir la menuiserie
00:52:16peut être aussi
00:52:16un formidable levier
00:52:17pour exploiter les mathématiques
00:52:18qu'ils adorent
00:52:19et on va aussi avoir
00:52:20des élèves
00:52:21plutôt en difficulté
00:52:22pour qui
00:52:23en fait fabriquer un objet
00:52:24va être un élan
00:52:25de confiance en soi
00:52:27de revalorisation
00:52:28de soi-même
00:52:29ces ateliers
00:52:30en lien avec
00:52:31les programmes scolaires
00:52:32ont bénéficié
00:52:33à plus de 5300 élèves
00:52:35dans une cinquantaine
00:52:36de collèges
00:52:36avec plus de 100 métiers
00:52:38représentés
00:52:38alors que les ateliers
00:52:40ferme faute de repreneurs
00:52:42notre invité veut donc
00:52:43valoriser l'artisanat
00:52:44menuisier mécanicien
00:52:46couturier
00:52:46des filières manuelles
00:52:48moins prestigieuses
00:52:49souvent considérées
00:52:50comme des voies de garage
00:52:51or pour notre invité
00:52:53l'intelligence de la main
00:52:55compte autant
00:52:56que les capacités cérébrales
00:52:57elle veut changer le regard
00:52:59sur les métiers manuels
00:53:00elle y voit un chemin d'avenir
00:53:02à l'heure où le niveau scolaire
00:53:04est en chute
00:53:04où les collégiens
00:53:05sont surexposés
00:53:06aux écrans
00:53:07alors faut-il remettre
00:53:09de l'or
00:53:09dans les mains
00:53:10des collégiens
00:53:10face à vous ce soir
00:53:12Gabrielle Légeret
00:53:15Gabrielle Légeret
00:53:16fait son entrée
00:53:17sur ce plateau
00:53:17je vous laisse saluer
00:53:18Mathilde Panot
00:53:19bonsoir
00:53:20merci d'être avec nous
00:53:21installez-vous
00:53:22je vous en prie
00:53:22et je vous laisse
00:53:24dialoguer
00:53:25avec Mathilde Panot
00:53:26pendant quelques minutes
00:53:28et vous voulez parler
00:53:29de quoi en premier ?
00:53:30Eh bien aujourd'hui
00:53:31au collège
00:53:32la pratique manuelle
00:53:33c'est-à-dire
00:53:34les apprentissages
00:53:35qui se font au contact
00:53:35de la matière
00:53:36donc du bois
00:53:37du vivant
00:53:37des outils
00:53:38est quasiment absente
00:53:40alors que dans les années 80
00:53:41on avait 97%
00:53:43des établissements scolaires
00:53:44qui avaient des enseignements
00:53:45pratiques et manuels
00:53:46pour tous les élèves
00:53:48aujourd'hui
00:53:49c'est quasiment
00:53:49cantonné uniquement
00:53:50aux jeunes de secpa
00:53:51ça tire 2%
00:53:52et a des fins
00:53:53uniquement d'orientation
00:53:54or on le sait
00:53:55la pratique manuelle
00:53:56les savoirs pratiques
00:53:57c'est un levier
00:53:58d'apprentissage
00:53:59donc de réussite éducative
00:54:00parce qu'en fait
00:54:01quand vous faites
00:54:01des maths
00:54:02en meniserie
00:54:03pour fabriquer
00:54:04un échoir en bois
00:54:05ça peut vraiment
00:54:06transformer votre relation
00:54:08et des disciplines
00:54:09très théoriques
00:54:10sur la santé physique
00:54:11et mentale
00:54:12des jeunes
00:54:12parce que vous allez
00:54:12travailler la motricité fine
00:54:14ça va réduire le stress
00:54:16ça va permettre aussi
00:54:17de réduire la sédentarité
00:54:18et travailler
00:54:19sur les capacités
00:54:20attentionnelles
00:54:21et puis enfin
00:54:21c'est un vrai levier
00:54:22de bifurcation écologique
00:54:24aujourd'hui
00:54:24la majorité des jeunes
00:54:25ne savent pas
00:54:27distinguer
00:54:27une courgette
00:54:28d'une aubergine
00:54:29on ne sait plus
00:54:31que la chaise
00:54:31elle vient de la forêt
00:54:32et donc ce qu'on ne connaît pas
00:54:34on ne peut pas le protéger
00:54:35et donc ma question
00:54:36c'est
00:54:37comment est-ce que
00:54:38dans l'école du 21ème siècle
00:54:40qui est censée outiller
00:54:41les enfants
00:54:41au monde qui vient
00:54:42vous voyez la place
00:54:44de l'intelligence manuelle ?
00:54:45Alors je suis très convaincue
00:54:47par ce que vous dites
00:54:48je fais juste
00:54:49une petite bifurcation
00:54:51mais qui rejoint
00:54:52ce que vous disiez
00:54:52à la fin
00:54:54je ne sais pas
00:54:54si vous avez lu
00:54:55le dernier livre
00:54:56de Caspar Dalens
00:54:56qui est journaliste
00:54:58et écrivain
00:54:59et qui montrait par exemple
00:55:00que les enfants
00:55:01aujourd'hui
00:55:01en 2025
00:55:032026
00:55:04passent moins de temps dehors
00:55:05qu'un détenu
00:55:06avec moins de deux heures dehors
00:55:08et vous parliez
00:55:09de reconnaître
00:55:10une courgette
00:55:11d'une aubergine
00:55:12mais par exemple
00:55:13vous avez dû voir ça
00:55:14à plein de moments
00:55:14si vous montrez
00:55:15des logos de marques
00:55:17à des enfants
00:55:17sans le nom des marques
00:55:19ils savent les distinguer
00:55:20immédiatement
00:55:20si vous leur montrez
00:55:21des feuilles d'arbres
00:55:22ils ne savent plus le faire
00:55:23et donc il y a une question
00:55:24aussi de reconnexion
00:55:26à notre écosystème
00:55:27et qui doit aussi rentrer
00:55:29par exemple
00:55:29moi j'ai beaucoup travaillé
00:55:30avec les forestiers
00:55:32de l'Office national des forêts
00:55:33qui me disaient
00:55:34avant on faisait
00:55:35beaucoup de sorties scolaires
00:55:36maintenant qu'on nous a diminué
00:55:37de 40% de nos effectifs
00:55:38c'est typiquement
00:55:39le genre de choses
00:55:40qu'on ne fait plus
00:55:41et qui permet justement
00:55:41à des enfants
00:55:42de redécouvrir
00:55:44l'écosystème
00:55:45dans lequel on vit
00:55:46et dont nous sommes
00:55:46d'ailleurs dépendants
00:55:47je veux le dire
00:55:48donc moi je trouve ça
00:55:49très convaincant
00:55:51nous on le
00:55:51bon ça nous parle
00:55:53d'autant plus
00:55:53qu'avec Jean-Luc Mélenchon
00:55:55je rappelle que Jean-Luc Mélenchon
00:55:56était ministre
00:55:57de la formation professionnelle
00:55:58donc il y a à la fois
00:55:59ce que vous dites sur
00:55:59dans l'école
00:56:01remettre des savoirs
00:56:02manuels
00:56:03pratiques
00:56:03et puis dans la formation
00:56:05professionnelle
00:56:06vous le disiez dans un sens
00:56:07moi je vais le dire aussi
00:56:08dans l'autre sens
00:56:08nous ne sommes pas du tout
00:56:09d'accord avec le fait
00:56:10qu'on ait réduit
00:56:11le bac professionnel
00:56:12de 4 ans
00:56:13à 3 ans
00:56:14en enlevant notamment
00:56:16toutes les matières générales
00:56:17enfin des heures de cours
00:56:19de matière générale
00:56:20parce que
00:56:20de même que ça ne doit pas
00:56:21être une voie de garage
00:56:22quand on va
00:56:23dans
00:56:24c'était l'expression
00:56:25qui était utilisée
00:56:26dans le documentaire
00:56:28d'aller justement
00:56:29dans de l'enseignement
00:56:30technique ou professionnel
00:56:31mais justement
00:56:32de même justement
00:56:32il faut pouvoir faire en sorte
00:56:34que les deux se répondent
00:56:35à chaque fois
00:56:36sauf que vous disiez
00:56:36vous dès le collège
00:56:37mais oui en fait
00:56:38si on veut vraiment
00:56:39que l'intelligence manuelle
00:56:39redevienne un projet de société
00:56:41et un projet de société
00:56:42pour la transformation sociale
00:56:43et écologique
00:56:44en fait c'est quand même compliqué
00:56:45de dire à un jeune de 3ème
00:56:46devient boulanger
00:56:48devient événiste
00:56:48alors qu'à aucun moment
00:56:50en fait ces compétences manuelles
00:56:51elles ont été encouragées
00:56:52elles ont été valorisées
00:56:53elles ont été...
00:56:54Mais ça vous dites vous
00:56:54dès le collège ça doit se faire
00:56:55c'est ça à l'époque
00:56:56moi j'ai construit un thermomètre
00:56:58en 3ème
00:56:59il faut le faire dès le collège
00:57:00il faut le faire dès la maternelle
00:57:01en fait
00:57:01il faut que ça refasse partie
00:57:03des apprentissages
00:57:04et si on dézoome
00:57:05et on regarde nos voisins européens
00:57:06notamment les pays
00:57:07qui sont un peu meilleurs que nous
00:57:09notamment dans le classement PISA
00:57:10en fait on voit que 75%
00:57:11des pays européens
00:57:12ont des enseignements
00:57:13pratiques et manuels
00:57:14soit ils les ont fait perdurer
00:57:16depuis des années
00:57:16soit ils l'ont
00:57:17ils ont redonné une place
00:57:18et en fait
00:57:19les impacts
00:57:20sur l'engagement
00:57:22sur la motivation scolaire
00:57:23même avant la question d'orientation
00:57:24elle est fabuleuse
00:57:25on aurait vraiment à apprendre de ça
00:57:27Oui oui
00:57:27je trouve ça
00:57:28Oui d'accord
00:57:29mais pourquoi
00:57:30tout ça ça a été abandonné ?
00:57:32Pourquoi tout ça
00:57:32ça a été abandonné ?
00:57:34Est-ce qu'il n'y a pas eu un moment ?
00:57:35Vous demanderez aux politiques
00:57:35qui ont fait ça
00:57:36année après année
00:57:38mais en tout cas
00:57:39enfin
00:57:41si je prends
00:57:42la grande image
00:57:44c'est catastrophique
00:57:45je veux dire
00:57:46on a détruit
00:57:46l'éducation nationale
00:57:48il y a 15 millions d'heures
00:57:49de cours
00:57:50qui sont non remplacées
00:57:51qui sont bien souvent
00:57:52d'abord des enfants
00:57:53de villes populaires
00:57:55avec des professeurs
00:57:57non remplacés
00:57:57qui généralement
00:57:58sont à Vitry
00:57:58et à Ivry
00:57:59et pas dans des villes
00:58:00très riches
00:58:00et après
00:58:01il y a une question
00:58:02de qu'est-ce qu'on met ?
00:58:03Vous parliez
00:58:03de tout ce qui est
00:58:05de l'intelligence manuelle
00:58:07on pourrait faire
00:58:08des remarques similaires
00:58:09sur ce qu'il faudrait faire
00:58:10en termes de sport
00:58:11aussi pour les enfants
00:58:12donc moi je pense
00:58:13qu'il y a des choses
00:58:14à repenser
00:58:15sur effectivement
00:58:16quel est
00:58:18le parcours scolaire
00:58:19de ce qu'on veut
00:58:19pour les enfants
00:58:20moi je suis très opposée
00:58:21je le dis
00:58:22c'est pas du tout
00:58:22ce que vous avez dit
00:58:23mais je le dis quand même
00:58:23parce qu'il faut faire attention
00:58:25à ça
00:58:25vous parliez
00:58:26même avant l'orientation
00:58:27je suis d'accord avec vous
00:58:28y compris pour que les jeunes
00:58:30sachent
00:58:31découvrent des choses
00:58:32mais par contre
00:58:33je suis très défavorable
00:58:35à faire ce qu'ont fait
00:58:35par exemple
00:58:36nos voisins allemands
00:58:37c'est-à-dire
00:58:38mettre une orientation
00:58:38très tôt
00:58:39je crois qu'eux
00:58:40c'est à 13 ans
00:58:41et en fait
00:58:41qui à la fin
00:58:42devient une orientation
00:58:43quasiment sociale
00:58:44vous allez me dire
00:58:45en France
00:58:46on a un problème aussi
00:58:47ce que vous disiez
00:58:48sur la question
00:58:49de la valorisation
00:58:50des métiers manuels
00:58:51on a un problème
00:58:52de reconnaître
00:58:53presque comme un échec
00:58:54le fait d'aller
00:58:56après un cursus plus long
00:58:57d'aller en filière
00:58:59pro ou technique
00:59:00alors que ça ne devrait pas
00:59:01être des échecs
00:59:02donc il y a aussi
00:59:03cette question
00:59:03du regard apporté
00:59:05sur des métiers
00:59:06qui sont extrêmement utiles
00:59:07à la société
00:59:07et très important
00:59:08dans le cadre
00:59:09de la bifurcation écologique
00:59:10et c'est pour ça
00:59:10qu'en fait
00:59:11ça doit se faire
00:59:11au service des apprentissages
00:59:12ça ne doit pas être
00:59:13une matière
00:59:13juste la matière manuelle
00:59:15ou la pratique manuelle
00:59:15mais de vraiment
00:59:16en faire des projets
00:59:18transdisciplinaires
00:59:18au sein des établissements
00:59:19scolaires
00:59:19où en fait
00:59:20on va faire un projet collectif
00:59:21on va refaire le banc
00:59:23du parc de la mairie
00:59:24et donc du coup
00:59:25on va mobiliser les élèves
00:59:26on va mobiliser
00:59:27les sciences et vies de la terre
00:59:27on va mobiliser les maths
00:59:29et après les enfants
00:59:30quand ils iront au collège
00:59:32ou même à l'école primaire
00:59:33ils seront très fiers
00:59:34de passer devant
00:59:35Est-ce que vous mettez
00:59:35une limite aussi
00:59:36comme Mathilde Panot
00:59:36qui dit attention
00:59:37de ne pas en profiter
00:59:38pour réorienter les élèves
00:59:39dès l'âge de 14 ans
00:59:40vers des métiers manuels
00:59:41parce qu'on estime
00:59:41qu'ils ne sont pas bons ailleurs
00:59:42Non en fait
00:59:43c'est vraiment la question
00:59:43comment est-ce qu'on fait
00:59:44pour que ces voix
00:59:45elles deviennent aussi
00:59:46précigieuses
00:59:47aussi valorisées
00:59:48et valorisées par la société
00:59:50et pas que par les parents
00:59:51pour en faire
00:59:52un vrai projet de société
00:59:53Oui alors ça justement
00:59:55Mathilde Panot
00:59:55c'est pas que à l'école
00:59:56que ça se joue
00:59:56Ah oui bien sûr
00:59:58Comment on fait
00:59:58pour revaloriser
00:59:59tous ces métiers ?
01:00:00Déjà je le dis
01:00:01il y a quand même
01:00:01une question
01:00:02de précarité financière
01:00:04qui est insupportable
01:00:06Dans les métiers manuels
01:00:07vous voulez dire ?
01:00:07Ah oui bien sûr
01:00:10ça c'est une des premières
01:00:11choses à faire
01:00:12et puis ensuite
01:00:12il faut reconstruire
01:00:13un vrai enseignement
01:00:15professionnel et technique
01:00:16digne de ce nom
01:00:17Là il y a deux choses
01:00:18dans ce qu'on est
01:00:19en train de parler
01:00:20il y a ce que vous dites
01:00:20tout au long
01:00:21de la scolarité
01:00:22d'un enfant
01:00:22de pouvoir
01:00:24dans des projets collectifs
01:00:26avec plusieurs matières
01:00:27ce qui s'intègre
01:00:29d'ailleurs dans ces matières
01:00:29
01:00:31on redonne la place
01:00:32à l'intelligence manuelle
01:00:33dont vous parliez
01:00:34juste avant
01:00:35et puis il y a ensuite
01:00:36des enfants
01:00:37qui sont vraiment orientés
01:00:38qui ont vraiment envie
01:00:39de s'orienter
01:00:40vers l'enseignement
01:00:41professionnel et technique
01:00:42pour ça il faut leur redonner
01:00:43les moyens
01:00:44parce que c'est comme ça
01:00:45aussi qu'on revalorisera
01:00:46et qu'on créera des choses
01:00:47qui à la fois émancient
01:00:48et sont des filières
01:00:49d'excellence
01:00:50Mais en fait
01:00:51pour revaloriser
01:00:51financièrement ces métiers
01:00:52là il faut recréer
01:00:53un marché
01:00:54c'est à dire qu'aujourd'hui
01:00:55c'est quand même plus simple
01:00:56d'acheter des vêtements
01:00:56sur chaîne
01:00:57que d'acheter des vêtements
01:00:58Manifrance
01:00:59et où est-ce que vous les achetez
01:01:00aujourd'hui quand vous êtes collégien
01:01:02en fait quand vous allez au collège
01:01:03vous passez quand même
01:01:04plus facilement devant Carrefour
01:01:05que devant une couturière
01:01:07et donc vous n'avez pas
01:01:07la question de la valeur des choses
01:01:09C'est tout un imaginaire
01:01:10de la société
01:01:10qu'il faut refaire
01:01:11Oui oui
01:01:11mais ça va
01:01:12avec plein de choses
01:01:15sur la rupture
01:01:16nous on dit
01:01:16de mode de production
01:01:17et de consommation
01:01:18c'est quand on dit
01:01:21augmenter les salaires
01:01:22faire en sorte
01:01:23que les gens
01:01:23puissent retrouver de l'air
01:01:25c'est aussi
01:01:25pour pouvoir mieux consommer
01:01:26en termes de nourriture
01:01:27pour pouvoir mieux consommer
01:01:29en termes de meubles
01:01:30de vêtements
01:01:31enfin de tout ce qu'on achète
01:01:32en fait qu'on a autour de nous
01:01:33et il faut arrêter
01:01:34avec une société du tout jetable
01:01:35Merci Gabrielle Légeret
01:01:36d'être venue sur le plateau
01:01:37de l'Indice et Politique
01:01:38Merci Mathilde Panot
01:01:38d'avoir accepté
01:01:39notre avisation sur ce plateau
01:01:40L'Indice et Politique
01:01:41revient évidemment lundi prochain
01:01:42Demain soir vous retrouvez
01:01:44Chaque Voix Compte
01:01:44avec Nadine François
01:01:45Bonne semaine
01:01:46Merci
01:01:46Merci Erlundi
01:01:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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