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Pour la deuxième année consécutive, de Dakar à Changsha, de jeunes judokas sénégalais passent leur été à s’entraîner, grandir et se dépasser.
À 17 ans, Serigne Ibrahima Diop a grandi, gagné en force et laissé beaucoup de sueur sur les tatamis. Mais ces deux années lui ont aussi offert de belles amitiés et des souvenirs inoubliables.
En octobre, il quittera Changsha pour rejoindre les Jeux Olympiques de la Jeunesse et représenter le Sénégal.
Derrière chaque médaille, il y a des années de travail, des chutes, des doutes et la volonté de se relever.
Pendant deux jours, nous avons partagé le quotidien de l’équipe sénégalaise et de l’équipe masculine du Hunan.
Cette vidéo est pour eux. Pour leur courage, leur passion et leur rêve.
Bon courage à tous les jeunes athlètes !
#CgtnFDigital #ChineAfrique #Dakar2026 #YouthOlympicGames #JeuxOlympiquesDeLaJeunesse #JOJ2026

Catégorie

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Sport
Transcription
00:00Le judo est plus qu'un sport, c'est une passion et une partie importante de ma vie.
00:09Parce que de là où je viens, c'est la terre des guerriers.
00:18Je m'appelle Sering Ibrahimou Diop et j'ai 17 ans.
00:22Je viens du Sénégal et je suis ici en Chine pour continuer à s'améliorer et à progresser dans le
00:27judo.
00:27Au début, c'était juste pour le président, mais avec le temps, ça a devenu une véritable passion pour moi.
00:33Ce que j'aime dans le judo, c'est qu'il ne faut pas être fort physiquement, discipliné, savoir se
00:39concentrer et savoir se dépasser.
00:41Ça a changé beaucoup de choses avant, parce que dans ce sport, il faut savoir respecter son adversaire d'abord,
00:47la première des choses.
00:48L'année dernière, quand nous étions là, les ateliers chinois nous ont bien accueillis.
00:52Ils parlaient avec nous pour créer une complicité.
00:55Beaucoup de choses m'ont marqué ici.
00:57Les judoques chinois ont un très bon niveau et ils travaillent beaucoup.
01:02Cela me pousse à donner le meilleur de moi-même.
01:05Et aussi, certains des athlètes m'ont vraiment marqué, parce que nous sommes comme des frères.
01:09On partage beaucoup de choses ensemble.
01:12Quand on s'entraîne d'habitude, je fais d'abord une démonstration, je lui montre et il comprend très vite.
01:18Grâce au mouvement que je fais, il sait comment réagir.
01:21Depuis l'année dernière jusqu'à maintenant, on s'accorde de mieux en mieux.
01:25Un regard ou un geste de la main et il sait ce que je vais faire et je sais aussi
01:28ce qu'il va faire.
01:29Aujourd'hui, quand on s'est affronté, j'ai senti qu'il s'était amélioré techniquement, qu'il faisait plus
01:35attention aux détails.
01:37Cette année, il ose faire des mouvements alors que l'année dernière, il était plus hésitant.
01:42L'année dernière, quand on avait fait notre premier test, genre au soulevé de terre, j'avais soulevé, je pense,
01:5070, je pense.
01:52La dernière fois, j'ai pu soulever 90 kilos.
02:01Serin va participer aux Jeux Olympiques de la jeunesse.
02:04Il était déjà venu l'année dernière. Il aime me taquiner du regard comme ça. Il a de grands yeux,
02:09il est vraiment très mignon.
02:10J'ai l'impression que les enfants sénégalais m'aiment plutôt bien aussi.
02:13Je communique avec eux en japonais et en anglais assez simple.
02:16Et parfois, je leur parle aussi en chinois.
02:18De temps en temps, je leur dis quelques mots simples en français.
02:21Pour les encourager, je leur dis...
02:25En judo, la saisie est très importante, mais je trouve qu'ils ne tirent pas encore assez sur le judoji
02:30et qu'ils ne sont pas assez proches de l'adversaire.
02:32Je le répète souvent, tire davantage, reste plus près.
02:35Par rapport à l'année dernière, ils ont quand même progressé.
02:37Par exemple, la vitesse de leurs attaques s'est améliorée.
02:40Et puis, j'ai l'impression qu'ils ont encore un peu grandi.
02:44Sincèrement, l'entraîneur est tellement disponible, très serviable.
02:48Et puis, elle a un esprit de partage.
02:50Je l'admire beaucoup.
02:52Et puis, c'est une grande pédagogue.
02:54Chaque fois, il met l'accent sur les détails, sur les choses qui sont fondamentales.
02:57Mais le constat que j'ai à faire ici en Chine, le judo, c'est une religion.
03:02C'est comme une religion.
03:03Sur le tapis, on voit surtout l'esprit martial, contrairement au Sénégal.
03:07Au Sénégal, la lutte, c'est notre sport national.
03:10On la pratique dans la rue, à l'école.
03:14Maintenant, à travers la lutte, on parvient à développer des habiletés motrices
03:17qui sont très fondamentales dans l'apprentissage du judo.
03:21Donc, je juge que la lutte peut contribuer positivement au niveau des apprentissages.
03:27La lutte sénégalaise et le judo, c'est la même chose.
03:29La différence, c'est juste le kimono.
03:31Au niveau de la lutte, on n'a pas de kimono.
03:33Contrairement aux autres, sur le plan technique, il est très bien.
03:37Sur le plan physique, il a aussi un mental de béton.
03:40À l'entraînement, il se donne à fond, il ne se laisse pas faire.
03:42Et chaque fois aussi, il a envie de montrer à ses pères que c'est lui le meilleur dans sa
03:46catégorie.
03:47Je porte beaucoup d'espoir sur ce genre.
03:49Je l'encourage.
03:51Je le motive, je le pousse à aller vers l'avant et surtout à dépasser ses limites.
03:56Et chaque fois, je le rappelle qu'une médaille olympique, c'est deux mois ou bien quatre ans de souffrance.
04:00Ce n'est pas donné à tout le monde.
04:02Je demande à ces jeunes d'aller mouiller le kimono dignement pour défendre les couleurs du Sénégal,
04:06mais aussi pour faire retentir l'hymne national.
04:09Dans notre langue nationale, on dit « Gour, Fitte, Diom, Ndam, Sénégal, Sikanamkwa ».
04:18C'est-à-dire qu'il faut avoir la volonté et se donner à fond et la victoire viendra initialement.
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