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Au programme de cette édition, Emmanuel Macron tente d’exister en Amérique du nord. Entre Saint-Pierre-et-Miquelon, le Groenland et le Proche-Orient, le président en fin de règne s’agite beaucoup mais semble bien incapable de peser.

Nous irons ensuite en Roumanie, où le souverainiste Calin Georgescu, privé de sa victoire à la présidentielle il y a deux ans, continue d’être persécuté par la justice roumaine.

Et nous reviendrons en France pour évoquer les élections sénatoriales et la perspective inédite d’un groupe RN à la Chambre haute.

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Transcription
00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Au programme ce soir, Emmanuel Macron tente d'exister en Amérique du Nord,
00:22entre Saint-Pierre et Miquelon, le Groenland et le Proche-Orient.
00:25Le président, en fin de règne, s'agit de beaucoup, mais semble bien incapable de peser face à Donald Trump.
00:31Nous irons ensuite en Roumanie, où le souverainiste Kaline Georgescu,
00:35privé de sa victoire à la présidentielle il y a deux ans, continue d'être persécuté par la justice de
00:41son pays.
00:42Et puis nous reviendrons en France pour évoquer les élections sénatoriales
00:45et la perspective inédite d'un potentiel groupe RN dans la Chambre haute.
00:54Macron en Amérique du Nord.
00:56Le président français tente de rassurer après les déclarations tous azimuts du président américain.
01:01Mais entre l'instabilité de l'un et l'incompétence de l'autre, difficile d'être serein.
01:06Olivier Frère-Jacques.
01:08On a eu une très bonne discussion qui a permis d'aborder à la fois la crise au Proche-Moyen
01:13-Orient,
01:14notre volonté d'essayer de tout faire pour rouvrir Hormuz, permettre de libérer les volumes.
01:19Il y a plusieurs solutions qui ont été évoquées.
01:21L'autre chose dont nous avons parlé, c'est aussi la situation en mer Rouge.
01:25Puis on a eu une longue discussion sur l'Ukraine et la Russie,
01:28la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort les amis ukrainiens en termes d'intercepteurs,
01:33parce que c'est le point clé sur le plan défensif.
01:36On a eu une très bonne discussion. Elle a été très constructive.
01:39Entre théâtre et autosatisfaction depuis New York,
01:42Emmanuel Macron joue au chef d'État après une escale à Saint-Pierre-et-Miquelon
01:46pour rencontrer le Premier ministre canadien Marc Carnet.
01:49Comme toujours avec le président français, il y a le discours qui se veut enthousiaste et rassurant
01:54et la réalité, celle d'un déclassement d'un pays et d'un chef d'État
01:58qui multiplie les artifices communicationnels pour Fermin de garder la main.
02:02Macron a proposé un moratoire sur les frappes visant les infrastructures énergétiques en Ukraine,
02:07ukrainiennes comme russes, pour apaiser la flambée des prix du pétrole.
02:10Il a évoqué une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour rouvrir le détroit d'Hormuz
02:16et une contribution française strictement défensive à la sécurisation d'installations saoudiennes
02:21sur la mer Rouge, ciblées par les outils.
02:23Trump, préoccupé par la pénurie de diesel et la colère des électeurs américains,
02:28a semblé à l'écoute.
02:29Macron a même insisté sur la nécessité d'accélérer les livraisons d'intercepteurs à Kiev
02:34alors que les stocks de patriotes sont épuisés après la guerre en Iran.
02:39Pourtant, le rôle français apparaît nettement secondaire sur l'Ukraine.
02:42Trump avait déjà précisé l'inscrit de cesser ses attaques contre les raffineries russes.
02:47Macron a presque conforté cette ligne en suggérant le moratoire sans obtenir de garanties tangibles
02:52sur les livraisons d'armes.
02:54Sur Hormuz et la mer Rouge, les initiatives parisiennes restent des propositions.
02:59La France suggère, propose, offre de contribuer.
03:02Elle ne décide pas.
03:04Ces circonvolutions sur la marge des affaires au Proche-Orient et en Europe
03:07ont succédé à une autre séquence dans laquelle Emmanuel Macron n'a guère de prise
03:11avec la visite à Saint-Pierre-et-Miquelon.
03:13On pourrait affirmer les liens franco-canadiens et la souveraineté française sur l'archipel
03:18après la publication de cartes fantaisistes du président américain
03:22absorbant les territoires français d'Amérique.
03:25Le président a martelé qu'il n'y avait pas de débat
03:28et s'est offert une petite cure de souverainisme,
03:31un peu ridicule quand on connaît le personnage,
03:33qui n'a pas hésité à parler de moments historiques.
03:37Et donc votre visite aujourd'hui, votre présence,
03:40les échanges que nous avons pu avoir,
03:43marquent d'ores et déjà l'histoire.
03:45Et notre stratégie polaire planifie justement des exercices conjoints
03:50avec nos amis canadiens, nos amis danois,
03:53et c'est tout le sens de ce que nous avons décidé il y a quelques mois avec eux.
03:56Et ce sont ces exercices que nous allons multiplier
04:00et qui impliqueront Saint-Pierre-et-Miquelon
04:02pour renforcer notre souveraineté, assurer notre protection,
04:05marquer stratégiquement ce que signifie être une terre française.
04:10La souveraineté est un peu culottée venant d'un président
04:13qui est allé qu'émander à la Commission européenne
04:16une autorisation pour un assouplissement des spécifications européennes
04:19relatives à la qualité des carburants
04:20ou encore d'appliquer l'interdiction des réseaux sociaux
04:23qu'il n'a pas su imposer lui-même dans son propre pays.
04:26Pendant ce temps, Trump a obtenu un accord sur le Groenland,
04:30signé mardi avec le Danemark et le gouvernement groenlandais.
04:33Il affirme qu'il confère aux Etats-Unis un contrôle permanent
04:35sur la sécurité de l'île.
04:37Copenhague et Nuc insistent sur le cadre de l'OTAN
04:40et le respect de la souveraineté
04:42mais l'accord suit des mois de menaces américaines
04:44y compris le recours possible à la force économique ou militaire.
04:48Cet accord invite à la prudence
04:50quant aux déclarations d'Emmanuel Macron sur Saint-Pierre-et-Miquelon.
04:53Le Danemark a vu son bras tordu sur le Groenland.
04:56Rien n'exclut que la France dont les intérêts stratégiques
04:59en Atlantique Nord et en Europe
05:00reposent largement sur le parapluie américain,
05:03subissent un jour le même traitement.
05:05Macron multiplie les gestes et les formules
05:07mais dans le rapport de force actuel
05:09il demeure un interlocuteur très secondaire,
05:13parfois une serpillère, rarement un décideur.
05:18En Roumanie, le souverainiste Georges Escou de nouveau arrêté
05:22alors qu'il devrait aujourd'hui être président de la République.
05:25Le voilà maintenant accusé de fraude financière.
05:28Cette nouvelle persécution intervient à point nommé
05:30dans une période de très grande instabilité gouvernementale dans le pays.
05:34Nicolas de Lamberterie.
05:35Quand on veut piquer son chien,
05:38on l'accuse d'avoir la rage.
05:40Et en Roumanie,
05:41lorsque le souverainiste
05:42Kalin Georges Escou n'est pas accusé de vouloir organiser un coup d'État armé,
05:47par ceux-là même qui ont effectivement détruit l'ordre constitutionnel roumain,
05:51il est accusé d'escroquerie ou de fraude financière.
05:53C'est ainsi que,
05:55comme par hasard en présence de caméras de télévision
05:58qui se trouvaient fortuitement sur la voie publique,
06:01Kalin Georges Escou a été interpellé dans la rue
06:03afin qu'il soit conduit à son domicile en vue d'une perquisition.
06:07Il a ensuite été ultérieurement retenu 24 heures
06:10pour être entendu par les enquêteurs.
06:12Pour rappel,
06:13le calvaire judiciaire de Kalin Georges Escou a commencé fin 2024, début 2025.
06:18À ce moment,
06:19il s'était à la surprise générale,
06:21qualifié pour le second tour de la présidentielle roumaine
06:24et était en très bonne voie pour l'emporter.
06:27C'est alors qu'à 48 heures du vote du second tour,
06:30la Cour constitutionnelle de Roumanie
06:32invalidait le résultat du premier tour,
06:34prétextant d'ingérences étrangères,
06:36évidemment russes,
06:37Très rapidement,
06:38il s'était avéré que ces ingérences
06:40censément étrangères
06:42étaient le fait du parti du président roumain sortant
06:45qui ne pouvait pas se représenter à sa succession.
06:48Entre-temps,
06:48Kalin Georges Escou se trouvait accusé
06:50d'avoir voulu renverser l'ordre constitutionnel roumain
06:53ou organiser un coup d'État violent.
06:55Qu'importe,
06:56à Bruxelles,
06:57ce récit grotesque soviétoïde
06:59avait été accepté tel quel
07:01et l'élection avait été rejouée
07:03sans que Kalin Georges Escou n'ait le droit de se présenter.
07:06Au final, le maire de Bucarest,
07:08l'euro-mondialiste Nico Chouardane,
07:11finissait par se faire élire à la présidence de la République.
07:14Et désormais, on accuse donc en plus Kalin Georges Escou
07:16d'escroquerie financière.
07:18Alors, on pourrait dire que c'est un nouvel épisode
07:20dans le serpent de mer
07:22des ennuis judiciaires de Kalin Georges Escou.
07:26Par le passé,
07:28alors soit il s'agissait carrément
07:30de procès idéologiques,
07:33donc de justice inquisitoriale.
07:35Il était accusé de fascisme.
07:37Alors, allez démontrer que c'est vrai ou que c'est faux.
07:39Il était accusé d'avoir voulu renverser
07:41l'ordre constitutionnel par les armes,
07:44donc en organisant un putsch armé.
07:46Il ne l'a pas fait.
07:47Il a, au contraire, appelé au calme.
07:48Donc, dire qu'après avoir raté volontairement
07:51une occasion pareille,
07:53tout d'un coup, vers janvier ou février de l'année suivante,
07:55il se serait mis en tête
07:56avec trois barbouzes récupérées
07:59de je ne sais quelle opération de mercenariat africain,
08:02ce n'était pas très crédible.
08:03Alors, cette fois-ci,
08:04on a un peu changé de registre, si j'ose dire.
08:06On revient un peu, j'allais dire,
08:07dans les bonnes vieilles traditions
08:09de la barbouserie roumaine,
08:12des procès politiques,
08:13mais où, en fait,
08:14les accusations ne sont jamais politiques.
08:16Donc, cette fois-ci,
08:17il est tout simplement accusé d'escroquerie,
08:19d'avoir soulagé un homme d'affaires italien
08:21d'un million d'euros
08:22en prétendant pouvoir servir d'intermédiaire
08:24avec je ne sais quelle banque roumaine.
08:27Et donc, à supposer qu'il y ait un agenda politique,
08:30qui a pu vouloir faire quoi politiquement
08:32en lançant cette nouvelle affaire Georgescu ?
08:35Alors, en fait, compte tenu
08:36de la passion des Roumains
08:38pour l'intrigue politique
08:39et, il faut bien le dire,
08:40de leur grand talent
08:41dans ce genre artistique,
08:44en fait, le nombre des hypothèses,
08:47des théories conspiratives
08:49qu'on peut échafauder là-dessus
08:50est assez élevé.
08:51Et une chose est sûre,
08:52cette nouvelle persécution
08:54contre Georgescu
08:55intervient à un moment
08:56extrêmement périlleux
08:57de la vie politique intérieure roumaine.
08:59En effet, depuis six mois,
09:01la Roumanie n'a plus de gouvernement,
09:03mais uniquement un gouvernement renversé
09:05qui expédie les affaires courantes,
09:07depuis que le gouvernement
09:08d'Ilié Bolojane
09:09a été censuré par le Parlement.
09:11L'actuel Parlement roumain
09:12est en effet très fracturé,
09:14avec à droite
09:14trois partis dits souverainistes
09:16qui représentent
09:17un bon tiers des sièges,
09:18tandis qu'à gauche,
09:19le PCD,
09:20le Parti Social-Démocrate,
09:22a mis un terme
09:22à sa participation gouvernementale
09:24au printemps 2026.
09:26Dès lors,
09:26les partis du bloc central
09:27euro-mondialiste
09:28se retrouvent donc en minorité
09:30au sein du Parlement.
09:31Désormais,
09:32la pression est maximale
09:33sur le PCD
09:34pour qu'il accepte
09:35au forceps
09:36la nomination
09:36d'un nouveau Premier ministre
09:38en la personne
09:39de l'eurodéputé
09:40Siegfried Moureshan,
09:42qui est bel et bien roumain
09:43comme son nom
09:44ne l'indique pas forcément.
09:45Et tout ce cirque politicien
09:47intervient au moment
09:48où la Roumanie
09:49est priée
09:49de mener une politique
09:50d'austérité
09:51d'une férocité inouïe
09:53afin d'être éligible
09:54au fameux fonds
09:55de relance Covid de Bruxelles.
09:56Parmi les mesures d'austérité,
09:58on retrouve par exemple
09:59des suppressions
10:00d'allocations
10:01pour mères célibataires
10:02ou enfants handicapés
10:03ou une réduction drastique
10:05du salaire des enseignants.
10:06Il faut rappeler
10:07que, alors même
10:08que le niveau
10:09d'endettement
10:10de la Roumanie
10:10est très très loin
10:11de celui de la France,
10:12oui, mais contrairement
10:13à la France,
10:14la Roumanie ne fait pas
10:15partie de la zone euro.
10:16Elle a conservé
10:16sa monnaie nationale,
10:18le Léo,
10:18ce qui la rend,
10:19comme c'est une petite monnaie,
10:21ça rend la Roumanie
10:21beaucoup plus fragile
10:22sur les marchés financiers,
10:24ce qui fait que
10:25le risque d'une baisse
10:27de la note souveraine
10:28qui plane depuis
10:29un certain temps
10:30est un risque très sérieux,
10:31qui fait miroiter
10:32en perspective
10:33le risque
10:34d'une faillite d'État.
10:35Ça explique
10:36l'importance
10:37disproportionnée
10:38en réalité
10:38que prend dans ce contexte
10:40l'acheminement
10:40effectif
10:41des sommes
10:42dues par Bruxelles
10:44à la Roumanie
10:44au titre
10:45du fameux
10:46PNRR.
10:47Et puis,
10:48il s'est avéré
10:48que ces enveloppes
10:49allaient être
10:50politiquement conditionnées
10:51par tant Ursula.
10:53Parmi ces conditions
10:54imposées,
10:55il y a une réduction
10:56de déficit public.
10:57Le gouvernement
10:58Bologian
10:59a choisi
10:59les recettes grecques,
11:01couper des dépenses
11:02partout
11:02et en plus
11:03augmenter des impôts
11:04médicals,
11:04des impôts indirects.
11:06Donc résultat,
11:06effondrement de la consommation
11:07et la spirale grecque.
11:09La Roumanie,
11:10économiquement,
11:10est en train
11:11de s'effondrer
11:11et les gens
11:13qui ont provoqué
11:14cet effondrement
11:15sont en train
11:16d'expliquer aux Roumains
11:16qu'il faut à tout prix
11:17qu'il reste au pouvoir.
11:18Donc c'est le pyroman
11:20qui vous explique
11:21qu'il ne faut surtout
11:21pas le déranger
11:23parce qu'il est le seul
11:23capable d'éteindre l'incendie.
11:25Lorsque les pays
11:26de l'Europe centrale
11:27et orientale
11:27post-communiste
11:28avaient rejoint
11:29l'Union Européenne
11:30durant la décennie 2000,
11:32nombreux étaient ceux
11:33qui prédisaient
11:33une convergence
11:34entre les pays
11:35de l'Europe occidentale
11:36et les pays
11:37de l'Europe
11:37dite de l'Est.
11:39À en juger
11:39les pratiques politiques
11:41désormais observables
11:42à Paris
11:43comme à Bucarest
11:43et le niveau
11:44de vie respectif
11:45des Français
11:46et des Roumains,
11:47on peut effectivement
11:48constater
11:48qu'une certaine convergence
11:49a bel et bien eu lieu,
11:51mais peut-être pas
11:52dans la direction escomptée.
11:54D'une certaine façon,
11:55la Roumanie
11:56incarne un avenir
11:57qui semble
11:58de moins en moins
11:59éloigné
12:00ou abstrait
12:01pour les Européens
12:02de l'Ouest,
12:03les Français en tête.
12:07Le RN va-t-il
12:09se renforcer
12:09au Sénat ?
12:10Les élections
12:11ont lieu dimanche
12:12et le parti
12:12de Marine Le Pen
12:13pourrait bien
12:13obtenir un groupe
12:14parlementaire.
12:15De quoi changer
12:16la répartition
12:17des forces
12:17dans la Chambre haute ?
12:18Explication
12:19de Renaud de Bourleuf.
12:20Du suspense
12:21pour les élections
12:22sénatoriales.
12:23Dimanche,
12:23le Sénat va être
12:24renouvelé de moitié,
12:25178 sièges
12:26sur les 348
12:27et le Rassemblement
12:29national
12:29pourrait obtenir
12:31un groupe parlementaire.
12:32Rappelons que les élections
12:33sénatoriales se déroulent
12:34selon un suffrage
12:35universel indirect.
12:37Environ 94 000 élus votent,
12:39principalement les délégués
12:40des conseils municipaux,
12:41les députés,
12:42sénateurs
12:43et conseillers départementaux
12:44et régionaux.
12:45A l'heure actuelle,
12:45c'est une majorité
12:46de droite et du centre
12:47qui règne sur la Chambre haute
12:48avec 229 élus.
12:50L'opposition est constituée
12:51de trois groupes,
12:52socialistes,
12:53communistes
12:53et écologistes,
12:54et d'une réunion
12:55administrative des sénateurs
12:56n'appartenant à aucun groupe.
12:57Quatre élus y figurent,
12:59Stéphane Ravier,
13:00élu sous les couleurs
13:01du RN
13:01et siégeant désormais
13:02comme indépendant
13:03après son rapprochement
13:04avec Éric Zemmour,
13:05et les trois sénateurs
13:06RN élus en 2023.
13:08Alors que le scrutin
13:09a lieu dans certains
13:09territoires favorables
13:10au RN tels que
13:11les Bouches-du-Rhône,
13:12le Var ou l'Aisne,
13:13l'élection de sept nouveaux
13:15sénateurs permettrait
13:15d'atteindre le seuil
13:16des dix élus
13:17et constituer ainsi
13:18un groupe parlementaire.
13:20Le député Philippe Schreck,
13:21candidat pour le Sénat
13:22dans le Var,
13:22nous explique ce qu'induirait
13:24un tel changement.
13:24Ce serait quelque chose
13:25de tout à fait logique
13:26puisque nous sommes quand même
13:27le premier parti de France,
13:29le premier groupe
13:30à l'Assemblée nationale.
13:31Les dernières élections
13:32municipales ont quand même
13:33prouvé que nous remportions
13:34beaucoup de villes
13:35et de villages.
13:36Donc il est un petit peu logique
13:38que nous soyons enfin
13:40représentés au Sénat
13:41qui est le co-législateur
13:43avec l'Assemblée nationale,
13:45ce qui nous permettra
13:47d'avoir une niche parlementaire,
13:48des moyens d'expression
13:50et tous les moyens politiques
13:52d'un groupe dans une Assemblée.
13:53Concrètement,
13:53un groupe parlementaire dispose
13:54d'un budget plus important
13:55avec la mise à disposition
13:56de bureaux et de salles de réunion
13:58et de nombreux collaborateurs.
13:59Les élus disposent
14:00d'un temps de parole plus long
14:01avec un minimum de 5 minutes
14:02en discussion générale
14:03contre 3 minutes
14:04pour un sénateur isolé.
14:05Mais surtout,
14:05les présidents de groupe
14:06obtiennent des postes
14:07à la conférence des présidents
14:08tandis que les élus
14:09peuvent siéger au bureau
14:10et dans les commissions d'enquête.
14:12Notons qu'à l'issue de ce scrutin,
14:13certains groupes parlementaires
14:14pourraient être fragilisés.
14:16Ainsi,
14:16les Républicains,
14:17premier parti du Sénat
14:18qui domine donc encore
14:19quelque chose dans ce pays,
14:20comptent 131 élus.
14:22Environ la moitié
14:22de leur siège est renouvelé.
14:24Elle conservera
14:25sans doute sa majorité
14:26mais en perdant peut-être
14:27une dizaine de sièges
14:28affaiblis à la fois
14:29par la concurrence du RN
14:30dans le sud
14:30et par des divisions internes
14:32et des dissidents à droite.
14:33A gauche,
14:34le Parti Socialiste
14:35constitue le premier groupe
14:36d'opposition
14:36mais il pourrait perdre
14:375 sièges
14:38voire perdre sa place
14:39de deuxième force politique
14:40du Sénat
14:41en étant rattrapé
14:42par le groupe Union Centriste,
14:43une formation regroupant
14:44Horizon,
14:45le Modem et l'UDI.
14:47Le recul des deux premières forces
14:48du Sénat
14:49reflèterait leur défaite
14:50dans plusieurs villes
14:50lors des dernières municipales.
14:52A l'inverse,
14:52bien qu'il s'agisse
14:53d'un suffrage indirect,
14:54une victoire pour le RN
14:55serait un signal positif
14:56pour le Parti
14:57à l'approche
14:57de l'élection présidentielle.
14:58Ce serait dans la continuité
15:00du précédent message
15:02des Français
15:03en 2022,
15:05en 2024.
15:07Les Français voulaient
15:07majoritairement
15:08que nous gouvernions
15:09le pays
15:10et ce ne sont que
15:11les alliances contre nature
15:12qui l'ont empêchée.
15:14Et même si c'est
15:15le suffrage indirect,
15:17les grands électeurs
15:18les grands électeurs
15:19sont attachés
15:20à ce que ressent
15:22la population.
15:23C'est la raison
15:24pour laquelle
15:25je connais pas mal
15:26de grands électeurs
15:26qui ne sont pas forcément
15:27adhérents ou affiliés
15:28au Rassemblement national
15:29mais qui vont voter
15:30pour des listes
15:31présentées par notre mouvement
15:33et celui de nos alliés
15:34de l'UDR
15:35tout simplement
15:35parce qu'ils comprennent,
15:37c'est le cas par exemple
15:37dans le Var,
15:39ils comprennent
15:39les aspirations
15:40et la volonté de changement
15:41de leurs administrés.
15:43Une lente progression
15:44qui se fait
15:44à pas de sénateurs.
15:49Et nous poursuivons
15:50à présent
15:51avec l'actualité
15:51en bref
15:52en France.
15:56Une goutte d'eau
15:56face à l'explosion
15:57des prix du carburant.
15:58Ce mardi,
15:59l'État a autorisé
15:59à titre exceptionnel
16:00les distributeurs
16:01de carburant
16:01à vendre du gazole
16:02de qualité été
16:03jusqu'au 15 novembre
16:04au lieu du 1er novembre.
16:06Notons que les distributeurs
16:07et utilisateurs
16:07doivent assumer
16:08l'entière responsabilité
16:09de tout problème
16:10tel que le risque
16:11de figage par grand froid
16:12surtout en zone montagneuse.
16:14Selon les gouvernants,
16:15ils n'ont qu'à se débrouiller.
16:16D'autres annonces
16:17sont attendues
16:17alors qu'une conférence
16:18de presse
16:18a commencé à 17h
16:19à Bercy.
16:20Des nouveaux dispositifs
16:21d'aide et de soutien
16:22destinés aux ménages,
16:23entreprises et secteurs
16:24les plus exposés
16:25à la flambée des prix
16:25sont à l'étude.
16:26Les retraités
16:27mis à contribution.
16:28Lundi,
16:28le ministre de l'économie
16:29Roland Lescure
16:29a affirmé
16:30qu'environ la moitié
16:31de retraités
16:31doit faire un effort.
16:33Pour le budget 2027,
16:34le gouvernement prévoit
16:35en effet une sous-indexation
16:36de la pension
16:36de certains retraités.
16:38Concrètement,
16:38ceux qui touchent
16:38plus de 2034 euros net
16:40par mois
16:40devraient voir
16:41leurs pensions gelées.
16:42Notons aussi
16:43que les retraités
16:43touchant moins de 2000 euros
16:45pourraient être affectés aussi.
16:46Ainsi,
16:47les pensions
16:47entre 1260
16:48et 2034 euros par mois
16:50seront augmentées
16:51mais moins que l'inflation.
16:52Le gouvernement
16:53n'a pas encore dit
16:53de combien.
16:55Un des boulots nobles
16:56d'Hati,
16:56lundi,
16:57l'ancien garde des Sceaux
16:57était interrogé
16:58par le tribunal correctionnel
16:59de Paris
16:59dans son procès
17:00pour corruption.
17:01Rachida Dati
17:02est soupçonné
17:02d'avoir perçu
17:02la coquette somme
17:03de 900 000 euros
17:04de la part de l'entreprise
17:05Renault en tant qu'avocat
17:06alors qu'elle était
17:07également député européen.
17:08La justice
17:08soupçonne l'élu
17:09d'avoir servi
17:10de cheval de troie
17:10à Carlos Ghosn,
17:11ancien patron
17:12du constructeur automobile,
17:13probablement pour favoriser
17:14les textes
17:14qui satisfaisaient la marque.
17:16Une activité de lobbying
17:17en somme.
17:18Rachida Dati
17:18estime quant à elle
17:19qu'il n'y a jamais eu
17:20de situation
17:20de conflit d'intérêt
17:21ni même d'ambiguïté.
17:22Reste que la justice
17:23semble peinée
17:23à trouver des traces
17:24du travail d'avocat
17:25de l'élu.
17:25En revanche,
17:26trois questions écrites
17:27en lien avec la législation automobile
17:28présentées par l'eurodéputé
17:30sont citées.
17:30Le chirurgien des stars
17:32a les mêmes travers.
17:33Sidney O'Hanna,
17:34réputée pour ses
17:34nombreuses chirurgies esthétiques
17:36sur des personnalités
17:36du monde entier,
17:37est désormais ciblée
17:38par dix femmes
17:39pour des faits
17:40allant du harcèlement sexuel
17:41au viol
17:41en passant par une agression
17:42sexuelle sur mineurs.
17:44Les faits auraient été commis
17:44entre 2007 et 2023
17:46et Sidney O'Hanna
17:47est d'ores et déjà
17:47mise en examen
17:48pour cinq des dix plaintes.
17:50Chevalier de la Légion d'honneur,
17:51ancien président
17:51du syndicat français
17:52de la chirurgie esthétique,
17:54l'habitude des plateaux TV
17:54est bien intégrée
17:55dans le gratin.
17:56Il multiplie les photos
17:57avec les stars
17:57et même avec des politiques,
17:59sauf si on a
17:59avec Nathalie Portman
18:00mais aussi Simone Veil.
18:02Sidney O'Hanna
18:02avait également accompagné
18:03Carla Brunier
18:04lorsque Nicolas Sarkozy
18:05était président
18:05dans un hospital israélien
18:07en 2008.
18:08Une des victimes présumées
18:09rapporte avoir été
18:10l'équivalent d'une esclave
18:11sexuelle pour le chirurgien
18:12qui lui imposait
18:13des rapports forcés
18:13avec lui
18:14mais aussi avec
18:14certains de ses amis.
18:16Sidney O'Hanna estime
18:17qu'il s'agit
18:17de dénonciations calomnieuses
18:19visant à le faire chanter.
18:24Et maintenant
18:24l'actualité internationale.
18:28En difficulté
18:30au Proche-Orient,
18:30Trump ne se facilite
18:32pas la tâche
18:32au pays.
18:33CBS, ABC, NBC
18:34et Fox
18:35ont cessé
18:36de participer
18:37au pool télévisé
18:38présidentiel
18:39privant d'image
18:40l'inauguration
18:41lundi
18:41d'une plateforme
18:42d'hélicoptères
18:42en réaction
18:43au bannissement
18:44de CNN,
18:45MS Now
18:46et Politico
18:46de la Maison Blanche.
18:47Le discours du président
18:48en partance
18:49pour l'ONU
18:50n'était audible
18:51que sur les seules images
18:53diffusées par l'exécutif.
18:54La Maison Blanche
18:55a réagi
18:55en lançant Trump TV,
18:57un flux YouTube
18:58rediffusant en continu
18:59d'anciens discours du président.
19:01Cette initiative
19:02vise à contourner
19:03les médias traditionnels
19:04avec lesquels
19:04les tensions
19:05n'ont cessé
19:06de s'exacerber
19:07depuis le début
19:07du second mandat.
19:08Reste à savoir
19:09si ce dispositif
19:10atteindra le large public
19:12habitué aux chaînes classiques.
19:13à quelques semaines
19:14des élections
19:15de mi-mandat
19:15se mettre à dos
19:17les chaînes télévisées
19:18notamment la Fox
19:18réputée proche
19:19de la droite américaine
19:20n'est pas forcément
19:21un très bon calcul.
19:23Les invasions barbares
19:25se poursuivent au Canada
19:2623 ans
19:26après le célèbre film
19:28sur l'euthanasie.
19:28Une nouvelle illustration
19:30des ravages
19:30de la mort assistée
19:32a pu être donnée.
19:33Dimanche,
19:34dans l'Ontario,
19:34la police
19:35a confirmé
19:35la tenue d'une enquête
19:36sur le décès
19:37d'une femme
19:37de 83 ans
19:38le 10 juillet
19:39alors que la dite
19:40aide à mourir
19:41lui a été administrée.
19:43Sa petite fille
19:43titulaire de la procuration
19:44pour soins personnels
19:45a déposé plainte
19:46en août
19:47dénonçant notamment
19:48une absence de capacité.
19:49La victime
19:50n'était plus capable
19:51de répondre
19:52à des questions
19:52élémentaires
19:53sur sa propre famille.
19:54Par ailleurs,
19:55elle était malentendante
19:56et l'anglais
19:56n'était pas
19:57sa langue maternelle.
19:58De plus,
19:58sa petite fille
19:59dit ne pas avoir
20:00été informée
20:01comme la procédure
20:02l'exige.
20:02Le personnel du centre
20:03de soins
20:04aurait rempli
20:05les formulaires
20:05de demande
20:06d'euthanasie
20:07alors qu'elle était
20:07en vacances.
20:08Enfin,
20:09claraient quelques mois
20:10plus tôt
20:11qu'elle était
20:11opposée à l'euthanasie.
20:13Des soignants
20:14lui auraient fait
20:14signer sa déclaration
20:15en lui disant
20:16qu'elle ne souffrirait pas
20:18sans employer
20:19les termes
20:19mort ou euthanasie.
20:21Le matin
20:21de la mise à mort,
20:22elle était silencieuse
20:23et n'a pas exprimé
20:24clairement sa volonté.
20:27Campagne mortelle
20:28au Pérou,
20:29la journaliste
20:29et candidate
20:30Suzy Abonte Polo
20:31dite la China Polo
20:33a été abattue
20:34d'une balle
20:34dans la tête
20:35samedi
20:35sur un marché
20:36de caras
20:36dix jours
20:37après avoir dénoncé
20:38un plan d'assassinat
20:39attribué au chef
20:40de la DIRINCRI,
20:42la direction
20:42de l'investigation
20:43criminelle.
20:44Candidate à la présidence
20:45régionale
20:46dans le cache
20:47pour les élections
20:47du 4 octobre,
20:48elle enquêtait
20:49sur la corruption
20:50notamment dans la police.
20:51Un tueur à gage
20:52vénézuélien
20:53et deux complices
20:53ont été arrêtés.
20:55Le parquet
20:55a requalifié l'affaire
20:56en assassinat commandité.
20:58Cette mort
20:58s'ajoute
20:59à une série
20:59d'attaques
21:00contre des journalistes
21:01dans un contexte
21:02de criminalité galopante.
21:03Les médias locaux
21:04dénoncent
21:05une campagne
21:06teintée de sang
21:07et s'inquiètent
21:07d'une démocratie
21:08menacée
21:09par l'impunité
21:10et le crime organisé.
21:13La tyrannie
21:14covidienne
21:14plus forte
21:15que l'immunité
21:15et diversité
21:16à Granit Xhaka,
21:18capitaine
21:18de l'équipe de Suisse
21:19d'origine kosovare
21:20et milieu
21:20de Sunderland,
21:21est visée
21:22par une procédure
21:23du parquet
21:24de Lucerne
21:24pour usage
21:25d'un faux certificat
21:26de vaccination
21:27Covid.
21:27Un médecin
21:28est également soupçonné.
21:29L'association
21:30suisse de football
21:31a annoncé
21:31d'un commun accord
21:32son absence
21:33du rassemblement
21:33et des prochains matchs
21:34de la Ligue des Nations.
21:36Sur Instagram,
21:36le joueur a reconnu
21:38les faits
21:38et s'est dit
21:38en proie à la peur
21:40face aux vaccins
21:40et présentant
21:41des excuses.
21:42Granit Xhaka
21:43vient que non vacciné
21:44est en parfaite santé
21:46et joue toujours
21:46au très haut niveau
21:47après déjà 16 années
21:49de carrière
21:49et plus de 800 matchs
21:51professionnels
21:51au compteur.
21:56Et voilà,
21:57nous approchons
21:57de la fin
21:57de cette édition.
21:58Dès à présent
21:59retrouvé Choc du Monde,
22:00Edouard Chaneau
22:01reçoit l'essayiste
22:01Laurent Ouzon
22:02pour évoquer
22:03l'agitation
22:04de la menace russe
22:05par Macron
22:05et la crise du pétrole.
22:07C'est à présent
22:08la fin de cette édition.
22:09Merci à tous
22:10pour votre fidélité.
22:11Rendez-vous demain
22:11même mieux même heure.
22:12En attendant,
22:13portez-vous bien.
22:14Bonsoir.
22:14Sous-titrage Société Radio-Canada
22:18Sous-titrage Société Radio-Canada
22:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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