Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 minute
🇨🇲🏭 200 milliards de FCFA, c'est ce que le groupe kényan Kipchimchim promet d'investir pour racheter la Sosucam.
Ce groupe se positionne avec le soutien de la banque camerounaise Afriland First Bank, alors que Somdiaa avait déjà signé un accord pour vendre ses 82 % à cinq investisseurs camerounais.
Sauf que le gouvernement a bloqué cet accord et mis en place un comité pour étudier le dossier. Derrière cette bataille, c'est l'avenir de près d'un tiers du sucre consommé au Cameroun et l'emploi de 9 500 travailleurs qui se joue.

Alors, pourquoi l'État a-t-il bloqué cette vente, et que propose exactement ce nouveau candidat ?

On vous explique tout dans cette vidéo.👇

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00200 milliards de francs s'effacent à la somme que le groupe kenyan Kip Shimshi prévoit d'investir pour acheter
00:05la Soussicam avec le soutien de la banque camerounaise Afri Land First Bank,
00:08alors que l'entreprise avait déjà été promise à 5 investisseurs camerounais et que le gouvernement a bloqué cette première
00:13vente.
00:13Alors pourquoi l'État a-t-il refusé la vente aux Camerounais et que propose exactement ce groupe kenyan ?
00:18D'abord, il faut comprendre que la Soussicam n'est pas une entreprise ordinaire.
00:22La société sucréère du Cameroun exploite les deux grandes usines de Banjok et de Koteng.
00:26Elle produit à elle seule près d'un tiers du sucre consommé dans le pays et les syndicats de l
00:30'entreprise parlent au nom d'environ 9500 travailleurs.
00:33Or, son principal propriétaire veut partir.
00:36Le groupe français Somdia, qui appartient au groupe Castel, a annoncé son départ après avoir perdu près de 140 milliards
00:41de francs s'effacent.
00:42Le premier acheteur s'est manifesté le 13 août 2026 quand Somdia a signé un accord pour vendre ses 82
00:48% à un groupe de 5 investisseurs camerounais
00:50conduit par l'avocat Joseph Pagop-Noupoué avec l'agro-industriel Henriette Noutchungoué,
00:55le financier William Kontchou, l'ingénieur Igor Djoukoué, spécialiste des machines de sucrerie et l'expert comptable Marcel Tchagongom.
01:03Ensemble, ils promettent d'investir environ 138 milliards de francs s'effacent pour moderniser l'usine et relancer la production.
01:09Mais cette vente entre Somdia et les cinq Camerounais n'a pas plu au gouvernement.
01:12Et voici pourquoi.
01:13Quelques jours avant la signature, le service du premier ministre Joseph Djongouté avait déjà écrit au groupe français pour lui
01:19demander d'arrêter immédiatement toute démarche de vente.
01:22Somdia a donc signé cet accord alors que l'État lui avait déjà dit non.
01:26Yaoundé a aussitôt bloqué cette vente et mis en place un comité chargé d'étudier tous les aspects du dossier
01:31avec une exigence précise.
01:32Somdia doit d'abord terminer la récolte de canne à sucre en cours pour que la production ne s'arrête
01:37pas.
01:37C'est dans ce dossier bloqué que le groupe Kenyan Kip Shim Shim est entré et il arrive avec des
01:41arguments solides.
01:42Ce grand groupe possède plus d'une vingtaine d'entreprises, dirige sept usines de thé et fait déjà tourner une
01:47sucrerie capable de traiter 1250 tonnes de cannes par jour.
01:51Autrement dit, il fabrique déjà du sucre au quotidien.
01:54Et le dossier est pris tellement sérieux qu'une délégation camerounais s'est déjà déplacée jusqu'à la vallée du
01:59Rivo Kenya pour aller visiter ces usines.
02:01Le choix de l'État est donc difficile.
02:03D'un côté des Camerounais qui veulent remettre l'économie de leur pays entre leurs mains et de l'autre
02:07un groupe africain qui met plus d'argent sur la table et qui connaît déjà le métier.
02:11Et derrière ce choix, il y a le portefeuille du consommateur parce que lorsque la production locale baisse, il faut
02:16acheter à l'étranger.
02:17En 2021, le Cameroun a importé 208 443 tonnes de sucre pour une facture de 69,3 milliards de francs
02:24CFA.
02:25Et les pénuries comme la hausse des prix en période de fête viennent directement de cette faiblesse.
02:29Alors, entre les investisseurs camerounais et le groupe Kenya, qui pourrait mieux relancer la société sucréère du Cameroun ?
02:35Donne ton avis en commentaire et n'oublie pas d'être abonné.
Commentaires

Recommandations

  1. Yoca
    il y a 1 semaine