00:00200 milliards de francs s'effacent à la somme que le groupe kenyan Kip Shimshi prévoit d'investir pour acheter
00:05la Soussicam avec le soutien de la banque camerounaise Afri Land First Bank,
00:08alors que l'entreprise avait déjà été promise à 5 investisseurs camerounais et que le gouvernement a bloqué cette première
00:13vente.
00:13Alors pourquoi l'État a-t-il refusé la vente aux Camerounais et que propose exactement ce groupe kenyan ?
00:18D'abord, il faut comprendre que la Soussicam n'est pas une entreprise ordinaire.
00:22La société sucréère du Cameroun exploite les deux grandes usines de Banjok et de Koteng.
00:26Elle produit à elle seule près d'un tiers du sucre consommé dans le pays et les syndicats de l
00:30'entreprise parlent au nom d'environ 9500 travailleurs.
00:33Or, son principal propriétaire veut partir.
00:36Le groupe français Somdia, qui appartient au groupe Castel, a annoncé son départ après avoir perdu près de 140 milliards
00:41de francs s'effacent.
00:42Le premier acheteur s'est manifesté le 13 août 2026 quand Somdia a signé un accord pour vendre ses 82
00:48% à un groupe de 5 investisseurs camerounais
00:50conduit par l'avocat Joseph Pagop-Noupoué avec l'agro-industriel Henriette Noutchungoué,
00:55le financier William Kontchou, l'ingénieur Igor Djoukoué, spécialiste des machines de sucrerie et l'expert comptable Marcel Tchagongom.
01:03Ensemble, ils promettent d'investir environ 138 milliards de francs s'effacent pour moderniser l'usine et relancer la production.
01:09Mais cette vente entre Somdia et les cinq Camerounais n'a pas plu au gouvernement.
01:12Et voici pourquoi.
01:13Quelques jours avant la signature, le service du premier ministre Joseph Djongouté avait déjà écrit au groupe français pour lui
01:19demander d'arrêter immédiatement toute démarche de vente.
01:22Somdia a donc signé cet accord alors que l'État lui avait déjà dit non.
01:26Yaoundé a aussitôt bloqué cette vente et mis en place un comité chargé d'étudier tous les aspects du dossier
01:31avec une exigence précise.
01:32Somdia doit d'abord terminer la récolte de canne à sucre en cours pour que la production ne s'arrête
01:37pas.
01:37C'est dans ce dossier bloqué que le groupe Kenyan Kip Shim Shim est entré et il arrive avec des
01:41arguments solides.
01:42Ce grand groupe possède plus d'une vingtaine d'entreprises, dirige sept usines de thé et fait déjà tourner une
01:47sucrerie capable de traiter 1250 tonnes de cannes par jour.
01:51Autrement dit, il fabrique déjà du sucre au quotidien.
01:54Et le dossier est pris tellement sérieux qu'une délégation camerounais s'est déjà déplacée jusqu'à la vallée du
01:59Rivo Kenya pour aller visiter ces usines.
02:01Le choix de l'État est donc difficile.
02:03D'un côté des Camerounais qui veulent remettre l'économie de leur pays entre leurs mains et de l'autre
02:07un groupe africain qui met plus d'argent sur la table et qui connaît déjà le métier.
02:11Et derrière ce choix, il y a le portefeuille du consommateur parce que lorsque la production locale baisse, il faut
02:16acheter à l'étranger.
02:17En 2021, le Cameroun a importé 208 443 tonnes de sucre pour une facture de 69,3 milliards de francs
02:24CFA.
02:25Et les pénuries comme la hausse des prix en période de fête viennent directement de cette faiblesse.
02:29Alors, entre les investisseurs camerounais et le groupe Kenya, qui pourrait mieux relancer la société sucréère du Cameroun ?
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