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  • il y a 52 minutes
À LA UNE / Taxer davantage l'héritage pour relancer l'économie ?
La question de la taxation des héritages revient au coeur du débat fiscal. Alors que le patrimoine se transmet de plus en plus entre générations, les écarts entre les héritiers interrogent sur le fonctionnement de notre système de distribution. Dans une nouvelle note publiée le 22 septembre 2026, Oxfam France cible notamment le pacte Dutreil, ce dispositif qui permet de réduire fortement les droits de succession lors de la transmission d'entreprises familiales. L'association propose de plafonner cet avantage fiscal, de réduire l'exonération et de la conditionner davantage au maintien de l'emploi. Elle estime que les transmissions des plus grandes fortunes bénéficient particulièrement de ces mécanismes. Le sujet dépasse toutefois le seul pacte Dutreil : faut-il plus taxer les patrimoines transmis tout en préservant les héritages les plus modestes ? Entre justice fiscale, transmission du patrimoine familial et préservation des entreprises, comment repenser la fiscalité de l'héritage sans pénaliser ceux qui transmettent et reçoivent un patrimoine construit au fil des générations ?
Invités :
- Cécile Duflot, directrice générale de l'ONG Oxfam
- Barbara Thomas-David, notaire
- Christian Saint-Étienne, économiste, membre du Cercle des économistes

Chronique : « OEil pour oeil » par Nicolas Domenach et Anna Cabana

LA QUESTION QUI FÂCHE / Carburants : de nouvelles aides suffisantes ?
« Nous avons conscience que la situation est très dure pour nos concitoyens », a déclaré le ministre de l'économie, Roland Lescure, en introduction de la conférence de presse concernant les mesures d'aide et de soutien face à la hausse des prix du carburant. Parmi les annonces majeures, les ministres ont mis en avant : la prolongation et l'élargissement de l'aide aux grands rouleurs jusqu'à décembre, le maintien du chèque énergie dans le budget 2027 avec un versement avancé au mois de janvier, le rehaussement du plafond de la prime carburant versée par les entreprises de 600EUR à 1000EUR, la création d'un bonus « territoires et ruralité » de 80EUR pour les 25 000 infirmiers ruraux, et la mise en place d'un prêt à taux zéro pour les pêcheurs. En choisissant délibérément de « concentrer les aides sur ceux qui en ont le plus besoin », le gouvernement a-t-il adopté la bonne stratégie ?
Invités :
- Alma Dufour, députée « La France Insoumise » de Seine-Maritime
- Olivier Becht, député apparenté « Ensemble Pour la République » du Haut-Rhin
- Francis Pousse, Président de la branche Distributeurs Carburants et énergies nouvelles du syndicat Mobilians

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:06Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Conte.
00:00:26Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de débat sur l'actualité et de décryptage en direct
00:00:31de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Anna Cabana.
00:00:35Bonsoir Anna.
00:00:36Bonsoir Adrien.
00:00:37Et bonsoir Nicolas Domènech.
00:00:38Et bonsoir à vous.
00:00:38Merci à tous les deux d'être là. C'est parti pour le sommaire avec d'abord le débat sur
00:00:43la taxation de l'héritage qui revient.
00:00:46Il va faire partie évidemment des thèmes de la présidentielle mais avant cela il sera aussi dans le débat sur
00:00:51le budget 2027.
00:00:52Puisqu'il faut trouver de l'argent, allons en chercher dans les poches des héritiers.
00:00:56Oui mais à partir de quel montant et avec quel taux, c'est la première partie de Chaque Voix Conte
00:01:01ce soir.
00:01:01À 20h, œil pour œil, nouveau rendez-vous dans Chaque Voix Conte chaque mardi.
00:01:06Anna Cabana et Nicolas Domènech confrontent leur point de vue.
00:01:10Et alors ce soir vous avez jeté votre dévolu sur Ségolène Royal qui on peut le dire vient de mettre
00:01:14le feu à la primaire de la gauche.
00:01:15Eh bien c'est une reine de la com.
00:01:17Non Nicolas c'est une sorcière de la petite phrase.
00:01:20Ne faites pas le débat tout de suite.
00:01:22œil pour œil c'est tout à l'heure et ça promet.
00:01:24Dans la deuxième partie de Chaque Voix Conte, le grand sujet du jour, c'est aussi le prix des carburants.
00:01:28Le gouvernement vient d'annoncer de nouvelles aides avec notamment un élargissement et une prolongation jusqu'en décembre de l
00:01:35'aide aux gros rouleurs.
00:01:36Eh bien on décryptera ces mesures et on en débattra tout à l'heure avec nos invités.
00:01:40que vous pouvez vous aussi interroger ou alors vous nous faites part de vos réflexions, vous flashez le QR code
00:01:46qui est là.
00:01:46Voilà, le voilà, il vient d'arriver.
00:01:48Et figurez-vous que ce soir, c'est moi qui ai la tablette magique, c'est moi qui transmets vos
00:01:52questions en plateau.
00:01:53Alors vous êtes indulgents, je ne suis pas sûre de très bien savoir m'en servir, mais c'est promis,
00:01:57je guette vos questions.
00:01:58Et puis on n'oublie pas Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco
00:02:02Pommier.
00:02:03Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:04Installez-vous bien, Chaque Voix Conte, c'est parti.
00:02:13Attention, voilà encore un sujet hautement inflammable.
00:02:16Un autre, donation, droit de succession, l'héritage reste évidemment un sujet clivant.
00:02:22D'un côté, les Français sont très attachés à la possibilité de transmettre à leurs proches le patrimoine accumulé au
00:02:28cours d'une vie.
00:02:28Les droits de succession sont d'ailleurs vécus comme un impôt très injuste.
00:02:32Et puis de l'autre, les très grandes fortunes transmises de génération en génération nourrissent la crainte d'une société
00:02:38d'héritier avec des inégalités toujours plus fortes.
00:02:40Ce sera donc un des grands thèmes de la campagne présidentielle et du débat budgétaire qui arrive.
00:02:45Et c'est Hélène Bonduelle qui en pose les termes ce soir.
00:02:53La génération des baby-boomers vieillit et elle s'apprête à transférer un patrimoine sans précédent.
00:02:59D'ici 2040, plus de 9000 milliards d'euros circuleront dans ce que certains appellent la grande transmission.
00:03:06Et avec elle, une question sensible dont plusieurs candidats à l'élection présidentielle se sont emparés, faut-il surtaxer les
00:03:13héritages ?
00:03:14La gauche cible ces successions qui creusent les inégalités et propose de taxer les méga riches.
00:03:20C'est-à-dire au-dessus de 2 millions d'euros.
00:03:23Et ce que ça permettra de faire, en baissant la CSG sur les salaires des travailleurs français,
00:03:28ce que ça permettra de faire, c'est qu'une personne qui gagne 2000 euros par mois,
00:03:32elle aura 120 euros de plus sur sa fiche de paire en salaire net par mois.
00:03:36On va regarder les héritages de plus de 4 millions d'euros, c'est-à-dire 1% des plus
00:03:42gros héritages.
00:03:42On veut les taxer vraiment davantage et ça dégagerait à peu près 15 milliards d'euros par an pour financer
00:03:49la transition écologique.
00:03:50La France insoumise préconise de tout prendre.
00:03:52Nous avons encore monté la barre. On a dit à partir de 12 millions, on prend tout.
00:03:57À qui on prend tout ? 0,1% de la population totale du pays.
00:04:04Et bien avec ce 0,1, je vous finance l'allocation autonomie des jeunes de 18 à 24 ans.
00:04:11À droite, au contraire, tous unis contre une hausse des taxes sur l'héritage.
00:04:17Édouard Philippe pense qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider
00:04:22la jeunesse.
00:04:23Un avis partagé par Gabriel Attal, pour qui le patrimoine doit circuler davantage, beaucoup plus tôt, par exemple avec les
00:04:30petits-enfants.
00:04:32Bruno Rotailleau enfonce le clou.
00:04:34Je ne serai pas le président qui augmentera les droits de succession, mais celui qui les baissera.
00:04:38Quant au Rassemblement national, en 2024, il proposait de supprimer totalement les impôts sur les héritages directs pour les familles
00:04:47modestes et la classe moyenne, sans en préciser les seuils.
00:04:50Alors que le gouvernement envisage, lui, de faciliter les transmissions familiales, le sujet épineux sera au cœur du prochain débat
00:04:59budgétaire.
00:05:00Voilà un beau sujet de clivage droite-gauche et on en parle ce soir avec vous, Cécile Duflo. Bonsoir.
00:05:06Bonsoir.
00:05:06Directrice générale de l'ONG Oxfam qui publie justement aujourd'hui un rapport consacré au sujet et plus précisément à
00:05:12la taxation des super-héritages.
00:05:14Merci d'être là ce soir, Cécile Duflo.
00:05:16Bonsoir Barbara Thomas-David.
00:05:18Bonsoir.
00:05:18Vous êtes notaire et vous présidez l'association Notaire aux Féminins. Merci d'être là.
00:05:22Et je salue également Christian Saint-Etienne, économiste. Bonsoir.
00:05:25Bonsoir.
00:05:26Et merci Christian d'être présent ce soir.
00:05:28Je le disais, 8 Français sur 10 s'opposent à une plus forte taxation de l'héritage alors que la
00:05:33même proportion, 8 sur 10, ne paiera jamais d'impôts de succession.
00:05:38Cécile Duflo, comment vous percevez cette impopularité ?
00:05:42Je pense qu'elle a été en partie organisée parce que c'est quand même étonnant quand on regarde qu
00:05:48'autant de Français sont contre un impôt qu'ils ne paieront jamais
00:05:51puisque l'immense majorité des Français soit ne touchent pas d'héritage, ne toucheront pas d'héritage, soit recevront un
00:05:58héritage d'un niveau tel qu'ils ne paieront pas du tout de droit de succession,
00:06:02qui sont d'ailleurs, à part pour certains, très mal connus.
00:06:05Donc nous, quand on a travaillé sur ce sujet, j'écoutais les différentes propositions des candidats, on est relativement modeste.
00:06:10On dit que la question se pose pour les super-héritages au-delà de 13 millions d'euros parce que
00:06:16c'est là qu'ont été créés des dispositifs
00:06:18qui font au final que vous payez moins d'impôts en proportion quand vous transmettez ces super-héritages que ceux
00:06:25de la classe moyenne supérieure.
00:06:27Est-ce que chez Oxfam, vous dites comme Jean-Luc Mélenchon, au-dessus de 12 millions, il faut tout prendre
00:06:31?
00:06:31Pas du tout, ce n'est pas du tout ce qu'il y a dans notre note. Nous, ce qu
00:06:33'on veut, c'est faire en sorte notamment qu'un dispositif qui, de fait,
00:06:37est celui qui est consacré au super-héritage, ce qu'on appelle le pacte d'Utreil, c'est-à-dire
00:06:41un dispositif qui avait historiquement pour vocation
00:06:43de protéger la transmission des entreprises revienne à son esprit originel et soit pas une sorte de boîte noire dans
00:06:50laquelle on met tout
00:06:51pour bénéficier d'une exonération de droits de succession. Pourquoi ? Parce que la réalité, c'est aujourd'hui que
00:06:56le patrimoine se concentre.
00:06:58C'était 30% du patrimoine des Français, le patrimoine issu de l'héritage dans les années 70, c'est
00:07:04aujourd'hui plus de 60%.
00:07:05Et ça, ça dit quelque chose parce que les inégalités de patrimoine s'accentuent entre des Français qui possèdent quasiment
00:07:11rien
00:07:11et d'autres qui possèdent des fortunes et qui deviennent des fortunes extrêmement importantes
00:07:15qui vont faire l'objet de cette grande transmission dans les années qui viennent.
00:07:19Donc c'est vraiment une question aussi de démocratie, c'est de ne pas considérer aujourd'hui qu'il peut
00:07:24y avoir un tel écart de richesse
00:07:26qui aboutit à des tensions sociales et des tensions démocratiques folles.
00:07:28Christian Saint-Etienne, est-ce que c'est un problème de démocratie, l'héritage ?
00:07:32C'est un sujet complexe. Je pense qu'il faut distinguer, avant de rentrer dans les questions politiques,
00:07:40ça a été évoqué dans la petite présentation, je pense qu'il faut distinguer l'héritage et la transmission.
00:07:49Et effectivement, on a des classes moyennes et notamment les jeunes qui sont en difficulté.
00:07:57Alors, notamment parce que la croissance française et la croissance européenne stagnent depuis 20 ans.
00:08:04Il faut toujours rappeler que nous sommes le continent qui croît le moins,
00:08:09le poids de l'Europe dans le monde s'est effondré,
00:08:11l'innovation en Europe est bien moindre qu'en Chine et aux États-Unis.
00:08:15Donc la question, c'est comment on redynamise l'économie ?
00:08:18Et de ce point de vue, l'idée selon laquelle il faudrait que les classes anciennes transmettent aux plus jeunes,
00:08:26même avant de mourir, c'est probablement une très très bonne idée,
00:08:29sous certaines conditions, c'est-à-dire par exemple l'investissement dans l'immobilier
00:08:33pour permettre aux jeunes ménages de s'installer.
00:08:36Donc je pense que ça, c'est un point clé, c'est de favoriser les transmissions.
00:08:41Il y a effectivement un problème sur le pacte d'Utreil.
00:08:45Moi, je me suis élevé depuis très longtemps sur ce point.
00:08:49Cécile Duflo a raison sur un point qui est que ça a été détourné d'une certaine façon,
00:08:57puisque au-delà de l'outil de travail, alors là, on ne sera peut-être pas tous d'accord,
00:09:02mais sur l'outil de travail, moi, je pense qu'il faut le préserver.
00:09:04Mais on a mis des bateaux, on a mis des charles à la montagne.
00:09:07Alors, ils ont été retirés lors du projet de loi de finances de 2026.
00:09:11Il y a un an, les bijoux, les yachts ne font plus...
00:09:15Ça n'a pas été complètement retiré.
00:09:17On parlera du pacte d'Utreil tout ailleurs.
00:09:18Mais c'est important de dire que quand on a une mesure qui est destinée à faciliter le développement économique,
00:09:26il ne faut pas que ça permette des détournements.
00:09:28Ça rate sa cible et on verra ça tout à l'heure.
00:09:30Barbara Thomas-David, vous êtes notaire à Paris.
00:09:33Est-ce que dans votre étude, dans votre cabinet, vous la voyez, cette France des héritiers
00:09:37que décrivent les économistes et que pourfendent, notamment, les politiques de gauche ?
00:09:43En fait, vous savez, nous, notaires, on est un peu le pouls de la société.
00:09:46C'est-à-dire qu'on a, en France, 20 millions de Français qui viennent nous voir chaque année.
00:09:51On règle des successions pour 5 milliards d'euros chaque année.
00:09:56Et en fait, nous, notre rôle, c'est quoi ?
00:09:58C'est de liquider les successions.
00:10:01C'est-à-dire qu'on est collecteur d'impôts pour l'État, mais avant, on liquide.
00:10:04C'est-à-dire que c'est nous qui annonçons à quelle sauce les familles vont fiscalement être mangées.
00:10:10Donc, on a le retour immédiat des familles sur le ressentiment qu'ils ont par rapport à l'impôt de
00:10:17succession.
00:10:17Et justement, je parlais tout à l'heure d'impopularité.
00:10:20Comment les familles perçoivent le fait que leur bien va être à nouveau taxé quand ils en héritent ?
00:10:27Alors, en fait, il y a un double sentiment.
00:10:30Il y a un sentiment d'injustice qui se décline à deux niveaux.
00:10:33Un premier sentiment d'injustice qui dit qu'on est en train de nous taxer sur un patrimoine qui a
00:10:38déjà subi l'impôt.
00:10:39Puisqu'évidemment, mon père, ma mère, mon conjoint a payé ses impôts toute sa vie.
00:10:44Et moi, j'hérite et je vais devoir payer de l'impôt sur un patrimoine qu'il a déjà subi.
00:10:49Mais au-delà de ça, vous parliez de la différence entre transmission et succession.
00:10:54Et c'est vraiment des mots qui sont justes.
00:10:56Parce que la transmission, c'est la transmission de l'être et de l'avoir.
00:11:00Et quand vous transmettez un avoir, quelque part, vous transmettez un peu de votre être.
00:11:04C'est un peu la continuation de votre personne.
00:11:07C'est pour ça que les personnes qui, même lorsqu'elles n'héritent pas, s'insurgent sur les droits de
00:11:12succession,
00:11:13ont un vrai ressenti.
00:11:15Parce que, et la question, c'est le vrai débat de société,
00:11:19est-ce que la société, pour le bien de tous, pour le bien public,
00:11:23a le droit de, finalement, taxer l'héritage ?
00:11:27Et en taxant cet héritage, a le droit de faire que vous allez avoir l'obligation
00:11:32de vendre toute ou partie de votre patrimoine pour pouvoir payer ses droits ?
00:11:37C'est le vrai débat de société.
00:11:38C'est ce que vous voyez, vous, dans votre étude de notaire ?
00:11:41Ce sont des familles qui sont obligées, qui refusent d'une certaine façon l'héritage,
00:11:45qui sont obligées de le vendre parce que l'impôt sur cet héritage sera trop élevé ?
00:11:50C'est-à-dire qu'ils ne vont pas le refuser, ils vont l'accepter,
00:11:53mais ils vont être obligés, lorsque, je vais dire,
00:11:55la succession n'est pas suffisamment liquide,
00:11:57c'est-à-dire qu'elle n'a pas suffisamment de liquidité par rapport à une entreprise,
00:12:01à une entreprise, à une exploitation agricole,
00:12:03par rapport à un bien immobilier, une propriété de famille,
00:12:06eh bien, ils vont être obligés de vendre un bout du patrimoine
00:12:10pour pouvoir payer les droits.
00:12:11Et je rappelle que les droits de succession en France
00:12:14sont à payer dans les six mois du décès,
00:12:16donc très rapidement.
00:12:17Donc c'est assez violent.
00:12:19Alors, d'abord, il faut dire de quoi on parle.
00:12:21Effectivement, quand on le dit comme ça,
00:12:23de la manière dont vous le dites, ça paraît très violent.
00:12:25D'abord, ce qu'il faut dire, c'est que l'immense majorité des Français
00:12:28ne vont jamais se retrouver dans cette situation
00:12:30parce que soit ils hériteront de dettes,
00:12:32auquel cas ils refuseront l'héritage,
00:12:34soit ils hériteront d'un patrimoine tellement limité
00:12:38qu'ils ne perdront pas de droits de succession.
00:12:39Je parle sous votre contrôle,
00:12:41mais si on organise bien la transmission de ces actifs,
00:12:44on peut exonérer de droits de succession
00:12:46jusqu'à un million et demi de valeurs par enfant.
00:12:51Donc c'est quand même pas une petite somme.
00:12:54C'est la réalité de la possibilité qui existe aujourd'hui.
00:12:58Donc on parle de succession qui sont très importantes.
00:13:02Et même en vendant ces biens,
00:13:03les gens vont recevoir beaucoup d'argent.
00:13:05La difficulté, c'est qu'on donne le sentiment
00:13:08que même quand c'est la maison qui vaut 300 000 euros,
00:13:11les trois enfants vont devoir vendre la maison.
00:13:14Ce n'est pas du tout le cas aujourd'hui.
00:13:15Donc on parle de très gros patrimoines.
00:13:17Et le problème, c'est sur la logique de l'héritage,
00:13:19je rappelle que les droits de succession
00:13:20ont été créés par la Révolution française,
00:13:22c'est que sinon, vous avez un patrimoine
00:13:24qui se concentre, qui se concentre, qui se concentre.
00:13:26Et comme l'a très bien écrit Thomas Piketty,
00:13:29vous aurez des gens qui seront multi-multi-propriétaires
00:13:31et d'autres dont le destin sera d'être locataires
00:13:34d'enfants de propriétaires.
00:13:36Donc il y a une question de redistribution
00:13:37qui peut se faire à différents moments.
00:13:39Et le moment de l'héritage,
00:13:40parce que si on est un peu brutal,
00:13:42on dit en quoi il est légitime,
00:13:43parce que ce n'est pas comme ça dans toutes les sociétés,
00:13:45que ce soit uniquement les enfants,
00:13:48parce qu'en France, les enfants sont très protégés,
00:13:50qui reçoivent l'héritage.
00:13:51Vous ne pouvez pas déshériter vos enfants,
00:13:53alors que dans d'autres pays, c'est possible.
00:13:55Donc ce que je veux dire à cet instant,
00:13:56c'est que si on veut remettre de l'huile dans la société,
00:13:59si on veut remettre du mouvement,
00:14:00il faut qu'il y ait des moments de redistribution.
00:14:03Ça se fait en partie sur les revenus.
00:14:05Mais là, on est en train de gripper la machine,
00:14:07de faire une société de rentiers
00:14:09versus des gens qui jamais n'auront à se poser
00:14:11la question des droits de succession,
00:14:12parce qu'ils n'hériteront de rien.
00:14:13On ne peut pas parler vraiment de société de rentiers.
00:14:15Pour l'instant, on peut parler du pays
00:14:18dans lequel les prélèvements obligatoires
00:14:20sont les plus élevés en Europe et dans le monde.
00:14:23Donc on ne peut pas dire que c'est une société de rentiers.
00:14:26Et Madame avait raison sur un point,
00:14:28tout de même, c'est que les héritages
00:14:30ont payé l'impôt pour la constitution de ce patrimoine.
00:14:34Alors néanmoins,
00:14:36parce que j'essaye de prendre en compte tous les points de vue,
00:14:39effectivement, il faut se méfier d'une accumulation
00:14:42par une toute petite fraction de la population
00:14:46d'un patrimoine excessif.
00:14:47mais la question centrale à ce moment-là,
00:14:50c'est quelle est la nature de ce patrimoine.
00:14:52Si c'est un patrimoine productif
00:14:54qui fait vivre des dizaines de milliers de personnes,
00:14:57moi, je ne connais pas Bernard Arnault.
00:14:58Je pense que dans l'esprit de beaucoup,
00:15:00on parle d'un patrimoine immobilier,
00:15:01par exemple, de personnes qui vont hériter d'immeubles entiers.
00:15:04Oui, mais dans ce cadre-là,
00:15:09les grandes fortunes actuelles,
00:15:11elles sont très largement constituées,
00:15:14comme c'est indiqué justement dans le rapport d'Oxfab,
00:15:17elles sont très largement constituées d'actions représentatives
00:15:20de titres de société.
00:15:22Et donc, tout le monde a en tête,
00:15:25quand on parle des méchants riches qu'il faut ratiboiser,
00:15:27c'est Bernard Arnault, c'est Bolloré, c'est les autres.
00:15:30Donc la question,
00:15:32ces gens-là font vivre aussi des dizaines de milliers de personnes.
00:15:35À l'occasion de la transmission,
00:15:37je ne dis pas qu'il ne faut pas qu'ils ne payent pas d'impôts,
00:15:39je dis simplement,
00:15:40il faut que le pays s'interroge sur la souveraineté de notre pays,
00:15:47la capacité d'action politique
00:15:49et la préservation des centres de décision sur notre territoire.
00:15:53Donc ça, c'est un point qui doit être pris en compte dans cette question-là.
00:15:57Madame Cabana.
00:15:58Qu'est-ce qui est prioritaire à vos yeux, Cécile Duflo ?
00:16:00C'est-à-dire, c'est de relancer la croissance
00:16:02ou de lutter contre les inégalités ?
00:16:04En fait, le problème, c'est que ça ne s'oppose pas.
00:16:05Non, mais s'il faut choisir.
00:16:08C'est ça qui est intéressant, c'est que vous opposez les deux choses.
00:16:13Je ne les oppose pas, je ne m'intéresse pas.
00:16:14La situation actuelle, c'est une situation qui est assez fossilisante,
00:16:18notamment parce qu'une grande partie des actifs français
00:16:20sont immobilisés dans du patrimoine qui n'est pas productif.
00:16:24Le prix de l'immobilier en France est tel
00:16:26que tout l'argent que vous mettez pour rembourser votre prêt immobilier,
00:16:29vous ne l'utilisez pas pour faire autre chose,
00:16:31ni pour consommer d'ailleurs,
00:16:32ce qui pose des problèmes de pouvoir d'achat.
00:16:32C'est vrai dans les zones d'ense, pas dans les zones d'ense.
00:16:34Ce n'est pas du tout vrai, c'est vrai partout en France maintenant.
00:16:36Ah non, non, si, le prix...
00:16:37Vous trouvez des maisons à 200 000 balles dans 90% du territoire.
00:16:41Qui valaient 70 000 euros il y a 10 ans.
00:16:43C'est ça le problème.
00:16:45Et 200 000 euros pour plein ménage français,
00:16:47c'est quasiment inaccessible.
00:16:48Oui, oui, bien sûr.
00:16:49Ce n'est pas le sujet, mais...
00:16:50Et donc, nous, notre conviction, c'est que justement,
00:16:53la question de l'aggravation des inégalités bloque la société.
00:16:58Elle crée des tensions sociales très fortes,
00:16:59elle crée un sentiment d'injustice,
00:17:01et pour répondre à ce que vous venez de dire,
00:17:03nous, on n'est pas opposés à ce qui est des dispositifs
00:17:05qui permettent la transmission d'entreprise.
00:17:07Pas du tout.
00:17:08Justement, c'est exactement ce que vous avez dit.
00:17:10Nous, ce qui nous indigne, c'est que ce dispositif,
00:17:13qui d'ailleurs, au tout départ, c'est intéressant, son histoire,
00:17:16c'est un amendement d'un député RPR en 1995,
00:17:19qui est ensuite, qui se fait censurer par le Conseil constitutionnel,
00:17:23qui est ensuite reproposé par un partenariat
00:17:26entre Didier Migaud et Yvon Gattaz,
00:17:28pour ceux qui se souviennent, représentant des patrons.
00:17:31Et on veut revenir à cette vision originelle,
00:17:35c'est-à-dire une vision où l'objectif,
00:17:37c'est bien le maintien de l'emploi,
00:17:39le maintien de l'activité,
00:17:40c'est une obligation de détention à l'époque de 8 ans,
00:17:43et le but n'est pas juste d'exonérer une partie de son patrimoine
00:17:47pour ensuite pouvoir le revendre.
00:17:48Parce que la réalité, c'est que les engagements
00:17:50qui ont été faits avec le pacte du travail sont très limités
00:17:52et ne permettent pas d'atteindre cette objectif.
00:17:53Sur ce point, je suis d'accord, je pense qu'il faudrait allonger
00:17:56la durée de détention après qu'on ait bénéficié du pacte.
00:18:02Mais si vous devez choisir,
00:18:04c'est-à-dire qu'il faut choisir entre relancer la croissance
00:18:08et lutter contre les inégalités.
00:18:10Madame Kavanaugh, pourquoi il faudrait choisir ?
00:18:12Une société moins inégalitaire,
00:18:15c'est une société qui va mieux en termes de santé,
00:18:17y compris pour les plus riches, c'est très intéressant.
00:18:19C'est une société qui est aussi plus capable d'être productive
00:18:22et plus capable de faire face à des défis,
00:18:25parce que sinon, vous avez une société crispée, tendue,
00:18:28où on a bien vu ce qui s'est passé au moment des Gilets jaunes
00:18:31et à d'autres moments.
00:18:32Et donc, je crois vraiment qu'en fait, avoir un dispositif où,
00:18:37je rappelle, c'est Michel Barnier qui avait dit cette phrase fabuleuse,
00:18:40je ne suis pas contre un peu moins d'injustice fiscale.
00:18:45C'était quand même fabuleux.
00:18:46On peut être d'accord avec vous sur le fond,
00:18:49je suis d'accord, moi, pour qu'on travaille contre les inégalités.
00:18:52Sauf que les Français ne veulent rien entendre
00:18:55sur l'histoire de l'héritage.
00:18:56Ce n'est pas question, c'est l'impôt sur la mort.
00:18:58À partir du moment où on a dit ça, on a quasiment tout dit,
00:19:00je termine en disant, je vois d'ailleurs,
00:19:02quand je parle à mes enfants, je leur dis, je ne vous lèguerai rien,
00:19:04à part le sens de l'humour, ils détestent.
00:19:07Vous avez dit deux choses très intéressantes.
00:19:09D'abord, l'impôt sur la mort, les Français sont contre.
00:19:12Nous, on a demandé, est-ce que les Français étaient favorables
00:19:14à une taxation des super-héritages au-delà de 13 millions ?
00:19:17Et bien là, 59% des Français sont pour.
00:19:19Parce qu'effectivement, quand vous dites
00:19:21les droits de succession comme ça, sans rien dire,
00:19:23y compris...
00:19:24Mais c'est piégé dans les deux sens.
00:19:25Parce que si vous dites, on va taxer les gens
00:19:28de plus de 13 millions d'héritage,
00:19:31sans évoquer, dans la question ou autour,
00:19:35la question de la souveraineté industrielle,
00:19:37et ainsi de suite, tout le monde va être d'accord
00:19:38sur le fait de taxer les grosses sommes.
00:19:40Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
00:19:41et donc si on devait aller plus loin,
00:19:43nous, on est aussi pour qu'il y ait un changement.
00:19:45Aujourd'hui, vous êtes énormément taxés
00:19:46quand vous ne léguez pas à vos enfants.
00:19:48C'est-à-dire que si vous êtes célibataire,
00:19:49aide-soignante, que vous avez accumulé
00:19:5130 000 euros d'économie que vous voulez
00:19:53léguer à votre filleul ou à votre neveu,
00:19:56il va payer des droits de succession
00:19:57très, très élevés.
00:19:58Barbara Thomas-David, je vous voyais réagir
00:19:59à l'impôt sur la mort.
00:20:01C'est aussi quelque chose que vous ressentez
00:20:03dans votre étude.
00:20:03Vous avez immédiatement parlé
00:20:04de votre histoire personnelle.
00:20:05Parce que c'est vrai que c'est pour ça
00:20:06que c'est compliqué de parler de ce sujet,
00:20:08parce que ça fait référence à votre propre famille.
00:20:10Les histoires de succession,
00:20:11ce n'est pas des histoires uniquement d'argent.
00:20:13C'est aussi des histoires extrêmement compliquées
00:20:15entre les frères et sœurs.
00:20:16C'est des histoires compliquées
00:20:17entre les enfants des deux femmes différentes.
00:20:21Donc on sait bien que tout ça derrière,
00:20:23il y a une myriade d'histoires personnelles
00:20:25qui fait que c'est un sujet
00:20:26sur lequel c'est très difficile
00:20:28d'avoir des dépêtaux des passionnés.
00:20:28Vous voyez ces histoires, Barbara ?
00:20:30Pardon ?
00:20:30Je vous voyais réagir tout à l'heure
00:20:31quand elle a parlé de l'impôt sur la mort.
00:20:32Je vous ai vu en dire.
00:20:35En fait, encore une fois,
00:20:36nous, on est des observateurs du droit
00:20:38et on a le ressenti de l'ensemble des Français
00:20:41tout le temps et on discute beaucoup
00:20:42avec mes confrères et mes consoeurs.
00:20:44Et je réagissais à l'impôt sur la mort.
00:20:47Oui, c'est un impôt sur la mort.
00:20:49Mais nous, on a finalement une solution.
00:20:52C'est qu'en fait, l'idée,
00:20:55c'est qu'en fait, si vous voulez,
00:20:57vous parliez tout à l'heure de choisir,
00:20:59il y a une possibilité de ne pas choisir,
00:21:01c'est d'anticiper la transmission.
00:21:03Et vous en avez parlé tous les deux.
00:21:04Parce que quand vous anticipez la transmission,
00:21:07vous avez un tiercé gagnant.
00:21:09Qui est-ce qui gagne ?
00:21:10L'héritier en devenir ?
00:21:12Qui est-ce qui gagne ?
00:21:13L'État qui va recevoir plus tôt.
00:21:15Et qui est-ce qui gagne ?
00:21:16L'économie française.
00:21:18Parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
00:21:20Quand on hérite,
00:21:21et qu'on n'a pas fait de testament
00:21:23et qu'on n'a pas anticipé les choses,
00:21:24on hérite à un moment où on est déjà à la retraite.
00:21:27Il y a encore 40 ans,
00:21:29l'héritage avait une fonction de redistribution,
00:21:31c'est-à-dire qu'on hérite.
00:21:32Quand on était en pleine vie active,
00:21:34ça nous permettait d'acheter un bien immobilier,
00:21:37de créer son entreprise.
00:21:38Sauf qu'avec l'allongement de l'espérance de vie,
00:21:40on hérite quand on a déjà fait tout ça tout seul.
00:21:42Vous héritez à un moment où vous ne réinjectez plus
00:21:45l'argent dans l'économie.
00:21:47Donc nous, ce qu'on conseille fortement,
00:21:50c'est d'anticiper les choses.
00:21:52Vous anticipez les choses,
00:21:54donc vous allez payer moins d'impôts
00:21:55parce que vous allez bénéficier
00:21:56des abattements attractifs
00:21:58que le droit fiscal actuel vous permet d'avoir.
00:22:01Vous payez des impôts plus tôt.
00:22:04Donc le Trésor public reçoit plus rapidement
00:22:07les droits de succession,
00:22:08les droits de donation en l'occurrence,
00:22:10et puis ça permet justement
00:22:12de réinjecter l'argent dans l'économie.
00:22:14Mais pour ça, il faut une fiscalité des donations
00:22:17par rapport aux successions
00:22:19qui soit un peu plus attractive
00:22:21pour justement que personne ne dise
00:22:23après moins d'éluge.
00:22:24Vous avez vu que Sébastien Lecornu
00:22:25justement demande au Parlement
00:22:27d'introduire des mesures
00:22:28dans le budget 2027
00:22:29qui arrive en débat à l'Assemblée nationale
00:22:32dans quelques jours.
00:22:33Il demande des mesures justement
00:22:34pour faciliter la transmission
00:22:35aux jeunes générations.
00:22:37Ça s'appelle le plan transmission 2027,
00:22:41notamment pour le don familial
00:22:42de sommes d'argent
00:22:43qui seraient exonérées jusqu'à 50 000 euros
00:22:46et non plus 30 000
00:22:47ou un peu plus aujourd'hui.
00:22:48l'idée étant de pouvoir hériter
00:22:51en quelque sorte beaucoup plus jeunes
00:22:54et de pouvoir peut-être changer
00:22:56la trajectoire de la vie de nos enfants
00:22:58en leur léguant tout de suite
00:23:00une somme d'argent ou un bien.
00:23:02Et je voudrais vous montrer ce reportage
00:23:03parce qu'on est quand même
00:23:04sur un marché immobilier
00:23:05où on estime que 25% des jeunes ménages
00:23:07n'ont que 3% de chance
00:23:09de devenir propriétaires sans aide familiale.
00:23:13Exemple concret, pardon,
00:23:14ce soir avec Eli qui a 25 ans
00:23:16et la semaine dernière il a enfin pu acheter
00:23:17un studio à Paris
00:23:18parce que ses parents chez qui il vit encore
00:23:20l'ont bien aidé.
00:23:21Reportage d'Alicia Rogue et Eva Billon.
00:23:23Regardez.
00:23:28Donc ça c'est l'appartement que j'ai acheté
00:23:31qui fait 30 mètres carrés.
00:23:32Donc c'est en fait c'est un studio
00:23:34où j'ai la chambre
00:23:35et une cuisine ouverte
00:23:38tout dans le séjour.
00:23:41Sur ces vidéos,
00:23:42le futur appartement d'Eli
00:23:44acheté la semaine dernière.
00:23:46A seulement 25 ans,
00:23:48le jeune homme vient de devenir
00:23:49propriétaire d'un studio à Paris.
00:23:51Un achat rendu possible
00:23:52en partie grâce à l'aide financière
00:23:55de ses parts.
00:23:56Si je n'avais pas eu l'apport
00:23:57de mes parents,
00:23:57je n'aurais pas pu le faire.
00:23:58L'achat du bien était à 280 000 euros.
00:24:01Donc là j'ai fait financer
00:24:02230 000 euros sur les 280 000.
00:24:04Donc le restant était en apport.
00:24:06Donc un peu plus de 50 000 euros.
00:24:09Donc c'était un don de mes parents.
00:24:11Donc là je gagne à 3 000 euros brut par mois
00:24:14en région parisienne.
00:24:16Et donc là-dessus,
00:24:17ce n'était pas suffisant.
00:24:19Jusqu'ici,
00:24:20Eli vivait gratuitement
00:24:21chez ses parents.
00:24:22Mais il a décidé de quitter
00:24:23le domicile familial.
00:24:25Face à lui,
00:24:26deux possibilités,
00:24:27louer ou acheter.
00:24:29Et pour lui,
00:24:30le calcul était rapide.
00:24:31Là je serais,
00:24:33si on prend la mensualité bancaire
00:24:34avec toutes les charges,
00:24:36on est plus autour de...
00:24:37Et la taxe foncière,
00:24:38on est autour de 1 500 euros par mois.
00:24:40Je cherche à me loger
00:24:41dans Paris Intramuros.
00:24:42Et donc les loyers seuls
00:24:44sont extrêmement chers.
00:24:46Donc quitte à payer autant,
00:24:48autant les mettre
00:24:48dans un bien qui nous appartient.
00:24:50Et même s'il a emprunté
00:24:51sur 25 ans,
00:24:53ce cadre s'estime très chanceux.
00:24:55Clairement c'est quelque chose
00:24:56d'exceptionnel,
00:24:57entre guillemets,
00:24:59dans le sens où
00:25:00je n'ai aucun de mes amis
00:25:01aujourd'hui qui est propriétaire.
00:25:03C'est aussi une réalité,
00:25:04c'est que mes parents
00:25:05en avaient les moyens.
00:25:06Donc ils avaient
00:25:06une épargne conséquente
00:25:07pour le faire.
00:25:08Les parents d'Elie
00:25:09ont alors apporté
00:25:10environ 18%
00:25:12du prix total du bien
00:25:13en étant entièrement
00:25:14exonérés d'impôts.
00:25:16Un coup de pouce significatif
00:25:17pour Eli
00:25:18qui emménagera
00:25:19dans cet appartement
00:25:20fin novembre.
00:25:22Il a de la chance
00:25:23et il le reconnaît
00:25:24mais Barbara,
00:25:25Thomas et David,
00:25:25est-ce que ce sont
00:25:26des cas de figure
00:25:26que vous voyez
00:25:27de plus en plus souvent
00:25:27aujourd'hui ?
00:25:28L'entraide
00:25:31intragénérationnelle,
00:25:32oui bien sûr.
00:25:32En plus de ça,
00:25:33on voit que les taux
00:25:33d'emprunts ont beaucoup
00:25:34augmenté.
00:25:35Donc les parents se disent
00:25:36plutôt que mon enfant
00:25:39se retrouve à louer,
00:25:40on va mettre
00:25:41un petit peu au pot.
00:25:42Là, 50 000 euros,
00:25:43on est dans les abattements
00:25:44de 31 865 euros
00:25:46par enfant
00:25:47et par parent.
00:25:48Donc effectivement,
00:25:48si Eli a la chance
00:25:50d'avoir des parents
00:25:51qui peuvent le faire,
00:25:54c'est très bien.
00:25:54Et encore une fois,
00:25:55ça permet
00:25:55de relancer l'économie
00:25:57et là,
00:25:58le logement.
00:25:58ça, c'est une évidence.
00:26:00Christian Saint-Etienne,
00:26:01est-ce que ça stimule
00:26:02réellement l'économie ?
00:26:03Parce que c'est l'objectif
00:26:04de Sébastien Lecornu
00:26:05avec cette mesure,
00:26:06parce que ça réduit
00:26:07quand même les droits
00:26:08de succession,
00:26:08donc mécaniquement,
00:26:09ça réduit l'argent
00:26:10qui rentre aussi
00:26:10dans les caisses
00:26:11de l'État.
00:26:12Est-ce qu'on est bien sûr
00:26:12que derrière,
00:26:14l'argent ne va pas
00:26:15être épargné,
00:26:16par exemple ?
00:26:17Alors,
00:26:18il y a eu des études
00:26:19sur ce sujet.
00:26:21Ça stimule effectivement
00:26:22l'économie,
00:26:22mais pas du montant
00:26:24de l'aide.
00:26:25Si vous avez des aides
00:26:27d'un milliard,
00:26:30enfin,
00:26:31des transmissions
00:26:31de ce type
00:26:33qu'on vient de voir
00:26:34à l'instant
00:26:34d'un milliard,
00:26:36ça va avoir
00:26:37un impact
00:26:38autour de 15 à 20%
00:26:40d'accélération
00:26:43de l'économie,
00:26:44mais également,
00:26:45il n'y a pas
00:26:46que l'aspect financier,
00:26:48ça conduit
00:26:49à une meilleure répartition
00:26:53entre les générations
00:26:54de l'argent.
00:26:56La question centrale,
00:26:58c'est...
00:26:59Alors,
00:26:59il y a une question
00:27:00qui a été évoquée
00:27:01par Cécile Duflo,
00:27:02c'est les successions
00:27:03avec les tiers,
00:27:05c'est-à-dire
00:27:05en dehors des enfants.
00:27:06Je crois qu'on arrive
00:27:07à 60%...
00:27:0860% de droits
00:27:09entre étrangers.
00:27:10Donc là,
00:27:10ça pourrait être
00:27:12certainement corrigé.
00:27:13Il y a des propositions
00:27:14pour descendre
00:27:15à 30 ou 40%.
00:27:16On pourrait peut-être
00:27:17coupler les choses
00:27:18et dire que
00:27:19si vous voulez
00:27:21faire une donation
00:27:22à quelqu'un
00:27:23qui n'est pas
00:27:23votre enfant
00:27:25de votre vivant,
00:27:27vous aurez
00:27:27une réduction
00:27:28de la fiscalité.
00:27:30Mais là,
00:27:30c'est une loi d'airain,
00:27:31on est d'accord,
00:27:32on ne peut pas
00:27:33déshériter ses enfants.
00:27:34Alors,
00:27:35en fait,
00:27:35c'est le droit fiscal,
00:27:37il suit le droit civil.
00:27:38En droit civil,
00:27:39vous avez une cote-part
00:27:40de la succession
00:27:40qui s'appelle
00:27:41la réserve héréditaire
00:27:42dont vous ne pouvez pas
00:27:43déshériter vos enfants.
00:27:44Quand vous avez un enfant,
00:27:45c'est la moitié
00:27:46de la succession.
00:27:47Deux enfants,
00:27:47c'est un tiers,
00:27:48chacun vous fait
00:27:49ce que vous voulez
00:27:49du troisième tiers.
00:27:50Trois enfants au plus,
00:27:51vous avez un quart chacun
00:27:54et le quatrième quart,
00:27:55il est dévolu
00:27:56à qui vous souhaitez.
00:27:57Donc,
00:27:58en fait,
00:27:58vous avez quand même
00:27:59la possibilité
00:28:00de déshériter vos enfants
00:28:01mais le quantum
00:28:02est réduit.
00:28:03Et donc,
00:28:04la loi fiscale
00:28:05suit ensuite...
00:28:05Est-ce qu'avec
00:28:06l'évolution de la famille
00:28:07d'aujourd'hui,
00:28:08c'est un cas de figure
00:28:09qui se présente souvent
00:28:10à vous aujourd'hui ?
00:28:11Des parents
00:28:12qui veulent déshériter
00:28:14leurs enfants
00:28:15ou qui souhaitent donner
00:28:17une œuvre que sache ?
00:28:18Ça,
00:28:18c'est toujours vu
00:28:19mais vous savez,
00:28:20en fait,
00:28:20il y a deux grands courants
00:28:21de pensée.
00:28:22Notre droit romano-germanique
00:28:24qui dit
00:28:24il faut protéger
00:28:25les enfants,
00:28:26il faut protéger
00:28:27les héritages
00:28:28parce que ça a une vocation
00:28:29justement d'entraide
00:28:31intergénérationnelle.
00:28:32Et puis,
00:28:32vous avez le droit
00:28:33anglo-saxon
00:28:33qui est beaucoup plus libéral
00:28:34où on fait ce qu'on veut
00:28:35et c'est à chacun son mérite.
00:28:37Nous,
00:28:38en France,
00:28:39on est plus
00:28:40pour la réserve héréditaire
00:28:42et c'est vrai
00:28:42qu'à chaque fois
00:28:43qu'il y a eu des lois
00:28:44qui ont voulu
00:28:45casser cette réserve héréditaire,
00:28:47il y a eu un frein
00:28:48et les Français
00:28:49en disent non.
00:28:50Voilà,
00:28:50c'est deux courants de pensée
00:28:51qui sont
00:28:52très différents.
00:28:52Mais je pense à Warren Buffett
00:28:53ou Sting
00:28:53qui ont choisi
00:28:54de déshériter leurs enfants,
00:28:55alors pas parce qu'ils ne les aiment pas
00:28:56mais parce qu'ils voulaient
00:28:57que leurs enfants
00:28:58se débrouillent eux-mêmes
00:28:59et n'aient pas en permanence
00:29:01cette cuillère d'argent
00:29:01dans la bouche.
00:29:02Bien sûr,
00:29:03il y a assez
00:29:04une philosophie de vie,
00:29:05chacun.
00:29:06Par ailleurs,
00:29:07c'est parfois un cadeau empoisonné.
00:29:08On a vu des grandes successions
00:29:11françaises récentes
00:29:12où en fait,
00:29:12les héritiers ne sont pas faits
00:29:13pour être des grands industriels
00:29:15ou entrepreneurs
00:29:16et ça produit l'effet inverse
00:29:19de ce qu'on a dit.
00:29:20Vous pensez à un exemple
00:29:20en particulier ?
00:29:21Je pense à un exemple
00:29:22en particulier
00:29:22que tout le monde connaît
00:29:23qui est celui du groupe Lagardère
00:29:24mais de façon plus générale,
00:29:27des études ont été faites
00:29:28à l'international,
00:29:29en France et aussi en Europe
00:29:29qui montrent
00:29:30qu'une entreprise
00:29:31qui reste dans les mains
00:29:33des héritiers
00:29:34est moins performante
00:29:36économiquement
00:29:36qu'une entreprise transmise
00:29:37et donc quand on parle
00:29:38de succession à des tiers,
00:29:40on pourrait aussi imaginer
00:29:41pour garder ces entreprises
00:29:42et continuer
00:29:43à les faire fonctionner
00:29:44sans les financiariser
00:29:45qu'il puisse y avoir
00:29:46un travail
00:29:46en destination
00:29:48des salariés,
00:29:49d'une reprise en scope,
00:29:51de fondations,
00:29:52de dispositifs
00:29:52qui existent
00:29:53à l'international.
00:29:53Ça en l'état aujourd'hui
00:29:54ce n'est pas possible
00:29:55en l'état aujourd'hui.
00:29:56Oui, ça existe.
00:29:56Ça existe mais c'est pas du tout
00:29:59aussi...
00:29:59Les transmissions au cadre
00:30:00bien sûr.
00:30:01Mais la fiscalisation
00:30:02n'est pas du tout
00:30:03celle du pacte d'Utreil
00:30:04aujourd'hui.
00:30:05elle ne s'applique
00:30:05qu'aux enfants
00:30:06ce qui pose là aussi
00:30:07question.
00:30:08Pourquoi on protège
00:30:09la transmission
00:30:09des entreprises
00:30:10uniquement auprès des enfants ?
00:30:12Mais je veux revenir
00:30:12sur ce que vous disiez
00:30:13sur les annonces
00:30:14du gouvernement.
00:30:15Je pense que les gens
00:30:16qui nous regardent le savent.
00:30:17C'est des propositions.
00:30:18Il n'y a pas beaucoup de parents
00:30:19qui peuvent transmettre
00:30:2050 000 euros
00:30:20à leurs enfants.
00:30:21Ce n'est pas le cas
00:30:22général de ce pays.
00:30:23Et donc quand on dit
00:30:24c'est ça qu'on va faire,
00:30:26on voit bien qu'on exclut
00:30:27toute une grande partie
00:30:28des gens qui se disent
00:30:28ah bah ok,
00:30:29donc en fait,
00:30:30soit vous êtes héritier
00:30:32et vous pouvez acheter
00:30:33un appartement,
00:30:34soit vous ne pouvez plus
00:30:35acheter d'appartement.
00:30:35Vous l'avez dit,
00:30:37pour 25% des jeunes ménages,
00:30:393% de chance
00:30:40de devenir propriétaire.
00:30:41Parce que de plus en plus
00:30:42ne vont pouvoir acheter
00:30:43des logements
00:30:44que ceux qui sont
00:30:45déjà propriétaires.
00:30:46Et ça,
00:30:47ça va rajouter
00:30:48à ces inégalités
00:30:49parce que le logement
00:30:50c'est le carburant
00:30:52des inégalités.
00:30:53quand jamais vous avez
00:30:54la perspective
00:30:54de devenir propriétaire
00:30:56et d'être locataire à vie,
00:30:57vous paierez d'ailleurs
00:30:58beaucoup plus cher finalement
00:30:59que si vous aviez pu emprunter.
00:31:01Donc on voit bien
00:31:01qu'autour de ces questions,
00:31:02ce noue quand même
00:31:03un enjeu qui est
00:31:04un enjeu d'égalité
00:31:05et si on ne s'y appelle
00:31:06pas politiquement...
00:31:07Oui mais est-ce que l'égalité
00:31:07dans ce contexte
00:31:08est le seul critère
00:31:09parce qu'on ne va pas débattre
00:31:11longtemps sur ce sujet
00:31:12mais les deux sociétés,
00:31:14les deux économies
00:31:15les plus dynamiques
00:31:16dans le monde
00:31:17qui sont les économies
00:31:18américaines et chinoises
00:31:20sont les deux sociétés
00:31:21les plus inégalitaires
00:31:23au monde
00:31:23puisque en Chine
00:31:24c'est un pays
00:31:26communiste politiquement
00:31:27mais ultra capitaliste
00:31:28sur le plan économique
00:31:29et aux Etats-Unis
00:31:30ils font plus d'enfants
00:31:31et aux Etats-Unis
00:31:32l'espérance de vie diminue.
00:31:34Du coup je ne sais pas
00:31:35si il y a à quoi choisir.
00:31:36C'est pour ça
00:31:37que tout calé
00:31:39sur les inégalités
00:31:40il y a aussi
00:31:41la question de l'innovation
00:31:42de la croissance.
00:31:44Une des raisons
00:31:44de l'insatisfaction majeure
00:31:46justifiée des classes moyennes
00:31:47en Europe aujourd'hui
00:31:48c'est que l'Europe
00:31:49croit à 1% par an
00:31:50depuis 20 ans
00:31:51alors que les Etats-Unis
00:31:52sont à 2
00:31:53et la Chine à 3
00:31:54donc on a une insuffisance
00:31:55de croissance chez nous.
00:31:56Barbara, sur le sujet
00:31:57de l'inégalité
00:31:58je voulais revenir
00:31:59sur le sujet
00:32:00des droits des femmes
00:32:01moi c'est un sujet
00:32:02qui me...
00:32:03Oui puisque je rappelle
00:32:04que vous présidez
00:32:05les notaires aux féminins.
00:32:06Alors le but
00:32:07de l'association
00:32:07c'est l'indépendance économique
00:32:09et financière des femmes
00:32:09parce qu'on a beaucoup parlé
00:32:11des violences physiques
00:32:12faites aux femmes
00:32:13on parle beaucoup moins
00:32:14des violences économiques
00:32:15qui sont ce qu'on appelle
00:32:16des violences silencieuses
00:32:18et qui sont vraiment prégnantes.
00:32:19Le but de l'association
00:32:20c'est de dire
00:32:22mesdames vous allez voir
00:32:23un notaire
00:32:24à tous les moments clés
00:32:24de la vie
00:32:25vous vous mariez
00:32:26vous achetez un appartement
00:32:28vous divorcez
00:32:29vous héritez
00:32:30on vous donne
00:32:30et si vous n'avez pas
00:32:31les bons réflexes
00:32:32et bien ces inégalités
00:32:34on va dire économiques
00:32:35vont se recréer
00:32:37encore, encore et encore
00:32:38et donc...
00:32:39Voir s'aggraver
00:32:40à certains moments clés.
00:32:42C'est un peu l'idée
00:32:42de l'association
00:32:44pour que les femmes
00:32:44prennent en main
00:32:45leur indépendance
00:32:46économique et financière
00:32:47et se retrouvent pas
00:32:49encore
00:32:50dans une situation
00:32:51où elles ne peuvent pas
00:32:52avoir la liberté
00:32:54de claquer la porte
00:32:56de leur entreprise
00:32:56ou de leur famille néfaste.
00:32:59Et par rapport
00:33:00au sujet des successions
00:33:01qu'ils notent ce soir
00:33:02je dirais que quand même
00:33:04lorsqu'une femme
00:33:05elle hérite
00:33:06ça lisse un peu
00:33:08les inégalités
00:33:08parce qu'elle va hériter
00:33:10de la même chose
00:33:11que son frère
00:33:12ou que sa soeur.
00:33:13Oui c'est pas vrai.
00:33:13C'est pas vrai Cécile Duflo ?
00:33:15Alors vraiment d'un mot
00:33:16parce qu'on a plus que fini.
00:33:17Ça permet par rapport
00:33:18à un conjoint toxique
00:33:20de pouvoir
00:33:21c'est une opportunité
00:33:22de dire
00:33:22là en ce moment
00:33:23j'hérite
00:33:23certes d'une petite sonne
00:33:25mais ça me permet
00:33:26de quitter
00:33:27d'aller de l'avant
00:33:28d'aller de l'avant
00:33:29pour justement
00:33:32avoir une autonomie
00:33:33financière
00:33:33par rapport
00:33:34à l'entreprise
00:33:35dans laquelle
00:33:35on travaille
00:33:36et où il y a
00:33:37une ambiance
00:33:37un peu délétère
00:33:38ou par rapport
00:33:39à un couple toxique
00:33:40et ça vraiment
00:33:41nous notaires
00:33:42on le voit
00:33:43dans les milieux
00:33:44dans les milieux modestes
00:33:45comme dans les milieux
00:33:46qui le sont.
00:33:47Cécile Duflo
00:33:47je vous donne le mot
00:33:48de la fin
00:33:48vous n'aviez pas l'air d'accord.
00:33:50Alors il y a un mot vrai
00:33:50qui est le fait
00:33:51que les femmes
00:33:52puissent administrer
00:33:53librement leurs biens
00:33:54ce qui n'était pas le cas
00:33:55il y a 100 ans
00:33:55c'est-à-dire que
00:33:56dès qu'elles étaient mariées
00:33:57en fait
00:33:57même si elles étaient propriétaires
00:33:58c'est leur mari
00:33:59qui décidait
00:33:59ce qu'on en faisait
00:34:00c'est une grande liberté
00:34:01la question de
00:34:02l'indépendance économique
00:34:03des femmes est clé
00:34:04en revanche
00:34:04l'héritage
00:34:05reproduit les inégalités
00:34:06de genre
00:34:07il y a un livre
00:34:07qui a été publié
00:34:08qui montre que souvent
00:34:09les femmes héritent
00:34:10davantage
00:34:10d'un équivalent monétaire
00:34:13du bien
00:34:13qui lui
00:34:14est encore aujourd'hui
00:34:16c'est pour ça
00:34:17Madame Duflo
00:34:18qu'on a créé
00:34:18cette association
00:34:19pour que les femmes sachent
00:34:20parce qu'on minore
00:34:22la valeur
00:34:23du bien immobilier
00:34:24et donc on donne
00:34:25le même montant monétaire
00:34:26et au final
00:34:27finalement
00:34:27on accroît
00:34:28les inégalités
00:34:28au monde de l'héritage
00:34:29et c'est pour ça
00:34:29que les notaires
00:34:30sont des gardes fous
00:34:31l'association encore plus
00:34:32mais les notaires
00:34:33qui ont un devoir
00:34:34d'impartialité
00:34:35justement
00:34:36et un garde-fou
00:34:37contre ce que vous exposez
00:34:39Merci en tout cas
00:34:40à tous les trois
00:34:41évidemment ce débat
00:34:42reste ouvert
00:34:42puisqu'il sera
00:34:43dans l'hémicycle
00:34:45de l'Assemblée nationale
00:34:46à l'occasion
00:34:46de la discussion
00:34:47budgétaire qui arrive
00:34:48Merci à tous les trois
00:34:50vraiment d'être venus
00:34:50ce soir sur le plateau
00:34:51de chaque voix
00:34:51qu'on en parle
00:34:52et dans un instant
00:34:53un autre sujet
00:34:54hautement inflammable
00:34:55le prix de l'essence
00:34:56et les nouvelles aides
00:34:57annoncées il y a
00:34:58quelques instants
00:34:59par le gouvernement
00:34:59on va les détailler
00:35:01et les décrypter
00:35:01ensemble avec nos invités
00:35:03mais avant cela
00:35:03nouveau rendez-vous
00:35:04c'est chaque mardi
00:35:05dans chaque voix compte
00:35:06c'est
00:35:06oeil pour oeil
00:35:15Vous le faites si bien
00:35:17oeil pour oeil
00:35:18face à face
00:35:19Anna Cabana
00:35:20Nicolas Domenac
00:35:21et ce soir
00:35:22c'est Ségolène Royal
00:35:23qui a droit
00:35:24à votre oeil pour oeil
00:35:25parce que là
00:35:26il faut bien le dire
00:35:27exécuter
00:35:28Raphaël Glucksmann
00:35:28dans le journal Libération
00:35:30ouvrez les guillemets
00:35:31pour diriger un pays
00:35:32il faut déjà avoir un métier
00:35:34vous mettez pas un stagiaire
00:35:35à la tête d'une entreprise
00:35:36bon ben voilà
00:35:37elle a réussi à mettre
00:35:38le feu à la primaire
00:35:39Anna
00:35:39c'est une sorcière
00:35:40de la petite phrase
00:35:42Adeline
00:35:43alors sur Raphaël Glucksmann
00:35:44le stagiaire
00:35:45en plus elle en a remis
00:35:45une couche sur le plateau
00:35:47de BFM TV dimanche soir
00:35:49quand Marc Fauvel
00:35:50l'a interrogé
00:35:51sur cette formule lapidaire
00:35:52elle a insisté
00:35:53avec un petit sourire
00:35:54il est stagiaire en politique
00:35:56oui
00:35:56mais regardez là
00:35:57enfoncer le clou
00:35:59la situation du pays
00:36:00est telle
00:36:00que les français
00:36:02vont choisir ensuite
00:36:03quelqu'un d'expérience
00:36:04et il n'en a pas assez
00:36:05selon vous
00:36:06il n'a jamais géré
00:36:08quoi que ce soit
00:36:09dans sa vie
00:36:10il est élu
00:36:11ok à la tête d'une liste
00:36:12mais il n'a jamais
00:36:13il n'a jamais géré
00:36:14quoi que ce soit
00:36:16il n'a pas de métier
00:36:17d'origine
00:36:17il n'a jamais géré
00:36:18même une collectivité locale
00:36:19une entreprise
00:36:20etc
00:36:20vous ne pouvez pas passer
00:36:21si vous voulez
00:36:22d'un
00:36:23d'un
00:36:24voilà
00:36:25d'une activité
00:36:26respectable
00:36:27à diriger un état
00:36:29si vous n'avez jamais
00:36:30été élu
00:36:30au suffrage universel
00:36:31direct
00:36:32ou fait vos preuves
00:36:34dans la gestion
00:36:35des affaires publiques
00:36:37alors elle a 73 ans
00:36:39Ségolène Royal
00:36:40aujourd'hui
00:36:41oui c'est son anniversaire
00:36:42et elle sait mettre le feu
00:36:43mettre le feu
00:36:43une campagne
00:36:44là où d'autres
00:36:45cherchent le bon angle
00:36:46elle
00:36:47et bien elle trouve
00:36:47la mèche Adeline
00:36:48en même temps
00:36:49ça a toujours été
00:36:49un peu la spécialiste
00:36:50de l'attaque personnelle
00:36:51une multirécidiviste
00:36:53vous voulez dire
00:36:53en septembre 2011
00:36:54quand elle avait donné
00:36:55une interview au Figaro
00:36:56pour désinguer
00:36:57ses deux principaux
00:36:58concurrents
00:36:59à la primaire socialiste
00:37:00qui était alors
00:37:00Martine Aubry
00:37:01d'un côté
00:37:02François Hollande
00:37:03de l'autre
00:37:03elle avait carrément
00:37:04eu droit
00:37:04à une réprimande
00:37:05publique
00:37:06de ce qui s'appelait
00:37:08la haute autorité
00:37:09des primaires
00:37:10haute autorité
00:37:11qui lui avait rappelé
00:37:12à l'époque
00:37:12que la charte éthique
00:37:14de la primaire
00:37:15interdisait
00:37:16je cite
00:37:16le dénigrement personnel
00:37:18des candidats
00:37:18que fait la haute autorité
00:37:21Adeline
00:37:21on se le demande
00:37:22on en appelle
00:37:23à la haute autorité
00:37:24ce soir
00:37:24sur le plateau
00:37:25de LCP
00:37:26alors là ça y est
00:37:27qu'elle avait
00:37:27à l'époque
00:37:28ciselé
00:37:29contre Martine Aubry
00:37:30on n'est pas
00:37:30sans rappeler
00:37:31celle d'aujourd'hui
00:37:32contre Raphaël Glucksmann
00:37:33écoutez
00:37:33je vous cite ça
00:37:35sa seule expérience électorale
00:37:37disait-elle
00:37:37de Martine Aubry
00:37:38c'est une législative
00:37:39perdue en 2002
00:37:40passer de rien
00:37:42à une campagne présidentielle
00:37:43ce n'est pas facile
00:37:44fin de citation
00:37:46et François Hollande
00:37:48dans cette même interview
00:37:49lui aussi
00:37:50il avait droit
00:37:50à une exécution
00:37:51en règle
00:37:52je cite
00:37:52est-ce que les français
00:37:54peuvent citer
00:37:54une seule chose
00:37:55qu'il aurait réalisé
00:37:57en 30 ans
00:37:57de vie politique
00:37:58une seule
00:37:59point d'interrogation
00:38:00venant de la mère
00:38:02de ses 4 enfants
00:38:03Aline
00:38:04oui mais Anna
00:38:04c'est la femme blessée
00:38:05peut-être qui parlait
00:38:06à l'époque
00:38:06attendez Aline
00:38:07Ségolène Royal
00:38:07elle n'a jamais eu besoin
00:38:09d'être blessée
00:38:10pour être sans pitié
00:38:11dans Femmes debout
00:38:13son livre d'entretien
00:38:14avec Françoise de Gouac
00:38:15qui est paru en février 2009
00:38:17c'est Nicolas Sarkozy
00:38:18qui s'était vu
00:38:19refaire le portrait
00:38:20je cite
00:38:20c'est vraiment un matuvu
00:38:22avec sa petite étoile de shérif
00:38:24et son pistolet en plastique
00:38:25son déguisement de cow-boy
00:38:27il est monté
00:38:28sur le plus grand cheval
00:38:29et il a décroché
00:38:31le pompon
00:38:32fin de citation
00:38:34il faut savoir une chose
00:38:35provoquer
00:38:36ça la comble
00:38:36Ségolène Royal
00:38:37même quand je ne dis rien
00:38:38cela fait du bruit
00:38:39telle qu'a dit ça
00:38:40c'était en 2006
00:38:42on l'a dit avec un certain ravissement
00:38:44et à l'époque
00:38:45ça lui avait valu
00:38:45le prix presse club
00:38:47humour et politique
00:38:48elle est prête
00:38:49à prendre
00:38:50tous les risques
00:38:51pourvu
00:38:51pourvu
00:38:52que cela braque sur elle
00:38:53les projecteurs médiatiques
00:38:54vraiment tous les risques ?
00:38:56des risques
00:38:56d'erreurs lourdes
00:38:58en tout cas Adeline
00:38:59hier matin
00:38:59Raphaël Glucksmann
00:39:00a d'ailleurs rappelé
00:39:01sur France Info
00:39:02certaines de ses dérives
00:39:04pendant la pandémie
00:39:05elle avait
00:39:05souvenez-vous
00:39:06défendu
00:39:07l'hydroxychloroquine
00:39:09la fameuse
00:39:09et soutenu
00:39:10le fameux professeur
00:39:12d'Ida Raoult
00:39:12avant de supprimer
00:39:15ses tweets
00:39:15en septembre 2022
00:39:17elle avait
00:39:18c'était sur BFM TV
00:39:19mis en doute
00:39:20et la réalité
00:39:21et l'ampleur
00:39:22du bombardement russe
00:39:23de la maternité
00:39:24de Mariupol
00:39:25avant
00:39:26de reconnaître
00:39:27c'était un peu plus tard
00:39:28que c'était
00:39:29je la cite
00:39:30trois phrases
00:39:31à l'improviste
00:39:31et puis
00:39:33il y a un autre risque
00:39:34c'est le risque
00:39:35du ridicule
00:39:35et alors là
00:39:36sa plus célèbre
00:39:37perle
00:39:38elle date
00:39:38du 6 janvier 2007
00:39:40on est en pleine
00:39:41campagne présidentielle
00:39:43et alors je ne résiste pas
00:39:44au plaisir
00:39:44et de vous la faire revoir
00:39:45et de la revoir
00:39:46moi aussi
00:39:48comme le disent
00:39:49les chinois
00:39:49qui n'est pas venu
00:39:50sur la grande muraille
00:39:51n'est pas un brave
00:39:53et qui vient
00:39:54sur la grande muraille
00:39:55conquiert la bravitude
00:39:57et voilà
00:39:58la bravitude
00:39:59cette phrase
00:40:00elle avait fait
00:40:01à l'époque
00:40:01le tour du monde
00:40:02et pour Ségolène Royal
00:40:04et bien c'est ça
00:40:05c'est la seule chose
00:40:06qui compte
00:40:06bon oeil pour oeil
00:40:07Nicolas Domenac
00:40:09oui
00:40:09vous trouvez
00:40:10qu'Anna est sévère
00:40:11là je vous voyais
00:40:11un peu froncer
00:40:12les sourcils
00:40:12pas trop sévère
00:40:13si j'avais à faire
00:40:14votre portrait
00:40:14ou le sien
00:40:15par exemple
00:40:15je commencerais
00:40:16par souligner
00:40:16vos défauts
00:40:17non mais ça prouve
00:40:18que vous vous connaissez
00:40:18très mal
00:40:20parce que
00:40:21écoutez
00:40:22est-ce qu'on aurait
00:40:22parlé de la petite
00:40:24primaire socialiste
00:40:25si elle n'avait pas
00:40:26mis son grain de sel
00:40:26et de poivre
00:40:27ouais d'accord
00:40:29ok
00:40:30quasiment pas
00:40:30faut dire les choses
00:40:31comme elles sont
00:40:32et puis bon
00:40:33elle a quand même
00:40:33eu les signatures
00:40:34par Olivier Faure
00:40:35pour pouvoir se présenter
00:40:36il fallait bien
00:40:37qu'elle rende
00:40:38le service
00:40:39attendu
00:40:40et puis quand même
00:40:41elle a un statut
00:40:41de flingueuse
00:40:42Madalton
00:40:43à faire respecter
00:40:44quand même
00:40:44je vous rappellerai
00:40:45que c'est la première femme
00:40:46à s'être qualifiée
00:40:46pour le second tour
00:40:47de la présidentielle
00:40:48s'il vous plaît
00:40:49et elle garde encore
00:40:50le record du nombre
00:40:52de voix recueillis
00:40:52par une femme
00:40:53soit je cite
00:40:55au nombre près
00:40:55au chiffre près
00:40:5616 790 440
00:41:00faites mieux
00:41:00mesdames
00:41:01alors que Marine Le Pen
00:41:02n'en a obtenu
00:41:03que 13 288 686
00:41:06donc respect
00:41:06d'autant qu'elle a marqué
00:41:08l'histoire
00:41:08par quelques polémiques
00:41:09et engagements aussi
00:41:10ah bon des engagements
00:41:11vous pouvez nous rafraîchir
00:41:12un peu la mémoire
00:41:12écoutez
00:41:12l'ordre juste
00:41:14par exemple
00:41:14ça a franchi
00:41:15le temps
00:41:16les années
00:41:16ça nous reste
00:41:17comme ça
00:41:17une exigence
00:41:19qui pourrait revoir
00:41:19le jour
00:41:20et puis elle a accentué
00:41:21la place des femmes
00:41:23dans un monde d'hommes
00:41:24même si les boys band
00:41:26continuent à jouer
00:41:27pour eux
00:41:28souvenez-vous quand même
00:41:30de quelques-unes
00:41:31de ces réflexions
00:41:32par exemple
00:41:32que Laurent Fabius
00:41:34qui avait dit
00:41:34elle l'a rappelé
00:41:35mais qui va garder
00:41:36les enfants
00:41:37ou à l'adresse de DSK
00:41:39qui lui avait dit
00:41:39elle aurait mieux fait
00:41:41d'éviter de dire
00:41:41ses fiches cuisine
00:41:42après un débat
00:41:43et bien sans parler
00:41:44de la façon
00:41:44dont elle a répliqué
00:41:45à Nicolas Sarkozy
00:41:46lors du débat
00:41:46d'entre les deux tours
00:41:47elle avait quand même
00:41:48du tempérament
00:41:49elle a montré
00:41:49du tempérament
00:41:50et bien écoutez
00:41:50pour qu'on se rafraîchisse
00:41:51la mémoire
00:41:52et notamment celle
00:41:52d'Anna Cabana
00:41:54je ne sais pas
00:41:55pourquoi Madame Royal
00:41:56d'habitude calme
00:41:58a perdu ses nerfs
00:41:59non je ne perds pas mes nerfs
00:42:00je suis en colère
00:42:00ça n'est pas pareil
00:42:02pas de mépris
00:42:02monsieur Sarkozy
00:42:03pas de mépris
00:42:04je n'ai pas perdu mes nerfs
00:42:05je suis en colère
00:42:07est-ce que je peux répondre
00:42:08vous permettez
00:42:09il y a des colères
00:42:09très saines
00:42:10et très utiles
00:42:11c'est vrai qu'on avait
00:42:12presque oublié ça aussi
00:42:13je vous sens encore bluffée
00:42:15et oui parce que
00:42:16je n'oublie pas
00:42:16qu'elle a aussi
00:42:17il y a eu d'autres avantages
00:42:18elle a réintroduit
00:42:19le drapeau tricolore
00:42:20dans les meetings socialistes
00:42:21on savait eu son importance
00:42:22le patriotisme à gauche
00:42:23c'était pas une évidence
00:42:24forcément tout le temps
00:42:25et puis bon
00:42:26je vous ai dit
00:42:26la place des femmes
00:42:27elle l'a quand même agrandie
00:42:29même s'il leur reste
00:42:29beaucoup de travail à faire
00:42:31mais c'est ce qui explique
00:42:32que d'autres l'aient accablée
00:42:34d'autres qu'Anna Cabana
00:42:35de leur mépris
00:42:36en la surnommant
00:42:37la dinde du Poitou
00:42:37couscous royal
00:42:38à cause des boulets
00:42:39j'ai pas dit ça moi
00:42:40attendez là
00:42:41maintenant si vous permettez
00:42:43une dernière remarque
00:42:44évidemment allez-y
00:42:45compte tenu de ces zigzags
00:42:46pathétiques
00:42:47de ces dernières années
00:42:47que Anna a soulié
00:42:48avec abondance
00:42:49je pense qu'elle va
00:42:51par ces attaques violentes
00:42:52et méprisantes
00:42:53permettre à Raphaël Guzman
00:42:54de montrer qui c'est
00:42:55qui c'est
00:42:56qu'il a un tempérament
00:42:57de guerrier
00:42:58sinon tout ça
00:42:59profitera à qui
00:43:00à François Hollande
00:43:01ce qui ne manquera pas
00:43:02de piquant non plus
00:43:03ah oui
00:43:04ce serait un sacré retournement
00:43:05merci à tous les deux
00:43:06pour ce premier
00:43:07oeil pour oeil
00:43:09tout de suite
00:43:09c'est la question
00:43:10qui fâche
00:43:10dans chaque voix compte
00:43:11c'était en fin d'après-midi
00:43:20à Bercy
00:43:20le gouvernement
00:43:21est venu annoncer
00:43:22de nouvelles aides
00:43:23pour atténuer
00:43:24la facture carburant
00:43:25des français
00:43:25alors que les prix
00:43:26à la pompe
00:43:27continuent de s'envoler
00:43:28dernier relevé de prix
00:43:30litre de gasoil
00:43:312,41 euros
00:43:32litre de sans plomb
00:43:3395
00:43:342,22 euros
00:43:35bonsoir Olivier Becht
00:43:36bonsoir
00:43:37merci d'être là
00:43:38vous êtes député ensemble
00:43:39pour la république du Haut-Rhin
00:43:40et ex-ministre du commerce extérieur
00:43:42bonsoir Alma Dufour
00:43:43bonsoir
00:43:44député de la France insoumise
00:43:45de Seine-Maritime
00:43:46merci de votre présence
00:43:47et je salue Francis Pouce
00:43:49bonsoir Francis
00:43:49bonsoir
00:43:50toujours président
00:43:51de la branche
00:43:51station service
00:43:52et énergie nouvelle
00:43:53Gémobilien
00:43:54exactement
00:43:54merci de votre présence
00:43:56avant de vous entendre
00:43:57on regarde d'abord
00:43:58le détail des mesures
00:43:59qui ont été annoncées
00:44:00tout à l'heure
00:44:00avec Elsa Mondingava
00:44:04pas moins de 6 ministres
00:44:06dépêchés à Bercy
00:44:07pour une réponse
00:44:09amplifiée et élargie
00:44:11selon le gouvernement
00:44:12le dispositif
00:44:14grand rouleur
00:44:14est renouvelé
00:44:15100 euros
00:44:16pour 3 mois
00:44:17octobre
00:44:18novembre
00:44:18et décembre
00:44:19c'est 40 centimes
00:44:20d'euros par litre
00:44:22son versement
00:44:23sera simplifié
00:44:245,5 millions
00:44:26de français
00:44:26pourront en bénéficier
00:44:27c'est 2 millions
00:44:29et demi de plus
00:44:30que la première version
00:44:31et c'est justifié
00:44:32parce que
00:44:33cette crise dure
00:44:34qu'elle s'installe
00:44:35dans le quotidien
00:44:36des français
00:44:36que l'usure
00:44:37se fait ressentir
00:44:38sur des catégories
00:44:39de population
00:44:40de plus en plus importantes
00:44:41la prime carburant
00:44:42défiscalisée
00:44:43que les entreprises
00:44:44peuvent verser
00:44:45à leurs salariés
00:44:46passe de 600
00:44:47à 1000 euros
00:44:48les aides sectorielles
00:44:49sur le GNR
00:44:50le gazole non routier
00:44:51sont maintenues
00:44:5220 centimes par litre
00:44:54pour le BTP
00:44:5515 pour les agriculteurs
00:44:57jusqu'au 31 décembre
00:44:59une attention particulière
00:45:01est accordée
00:45:02aux pêcheurs
00:45:02l'Etat couvrira
00:45:04jusqu'à 70%
00:45:05des coûts
00:45:06liés à la hausse
00:45:07des carburants
00:45:08en tout
00:45:09ce nouveau paquet d'aides
00:45:10représente
00:45:11450 millions d'euros
00:45:12qui s'ajoutent
00:45:13aux 1,4 milliard d'euros
00:45:15déjà dépensés
00:45:16depuis février
00:45:17des aides
00:45:18élargies donc
00:45:19mais pas généralisées
00:45:21celles et ceux
00:45:22qui nous appellent
00:45:23à des baisses
00:45:23généralisées
00:45:24de taxes
00:45:24pour tout le monde
00:45:26mentent
00:45:27c'est préparer
00:45:28des notes salées
00:45:30qu'il faudra payer
00:45:30ensemble
00:45:31alors que les prix
00:45:33des carburants
00:45:33sont au plus haut
00:45:34et que les français
00:45:35s'inquiètent
00:45:36ces annonces
00:45:37suffiront-elles
00:45:38à rassurer
00:45:40alors je voudrais
00:45:41entendre vos premiers
00:45:41commentaires sur les mesures
00:45:43qui ont été annoncées
00:45:44ce soir
00:45:44Alma Dufour
00:45:45vous attendiez plus
00:45:47forcément
00:45:48ah oui
00:45:49non mais c'est
00:45:49parfaitement insuffisant
00:45:50c'était déjà insuffisant
00:45:52en février dernier
00:45:52ça allait encore
00:45:53il faut quand même
00:45:54comprendre qu'entre
00:45:55le début de la crise
00:45:56de février
00:45:57et maintenant
00:45:57l'économie
00:45:58elle est en quasi-récession
00:45:59et si elle est en quasi-récession
00:46:01les fondamentaux
00:46:02étaient déjà très mauvais
00:46:03mais on avait alerté
00:46:04que laisser le prix
00:46:05de l'essence
00:46:05s'envoler à ce point-là
00:46:07ça allait attaquer
00:46:08trop sérieusement
00:46:09la capacité de consommer
00:46:11des classes populaires
00:46:11et des classes moyennes
00:46:12il y a même des intérimaires
00:46:13qui arrêtent de bosser
00:46:14des gens qui se mettent
00:46:15en arrêt maladie
00:46:15parce que quand vous avez
00:46:16500 euros de plein
00:46:18par mois
00:46:18pour aller bosser
00:46:19si vous gagnez le SMIC
00:46:20ou un peu plus
00:46:20vous voyez que là
00:46:22on ne parle pas de gens
00:46:22qui sont feignés
00:46:23là on parle de gens
00:46:24où les intérêts
00:46:25ne matchent plus
00:46:26mais est-ce que le gouvernement
00:46:27pouvait faire plus
00:46:28que doubler l'aide
00:46:29et la prolonger jusqu'en décembre
00:46:30alors que les caisses sont vides
00:46:31alors déjà les caisses
00:46:32elles ne sont pas vides
00:46:33pour tout le monde
00:46:34mais surtout
00:46:34nous ce qu'on avait dit
00:46:35c'est que le gros du problème
00:46:37ce n'est pas le niveau des taxes
00:46:39qui est certes élevé sur l'essence
00:46:40on ne va pas dire le contraire
00:46:41mais quand même
00:46:42il n'a pas bougé
00:46:43le niveau des taxes
00:46:44depuis 10 ans
00:46:44ce qui a bougé
00:46:45c'est quoi ?
00:46:46c'est la part du privé
00:46:47c'est la part du privé
00:46:48et surtout des raffineurs
00:46:50les marges des raffineurs
00:46:51de pétrole
00:46:51on ne le dit pas assez
00:46:53elles ont augmenté
00:46:54d'un facteur 8
00:46:54c'est colossal
00:46:56d'ailleurs Total
00:46:56nous a annoncé
00:46:57des résultats absolument
00:46:58mirobolants
00:46:58puisque c'est notre
00:46:59majeure pétrolière
00:47:00à nous on va dire
00:47:02qui font à la fois
00:47:02l'extraction
00:47:03mais aussi le raffinage
00:47:04qui maîtrisent
00:47:05toute la chaîne
00:47:05et j'alerte aussi
00:47:06les consommateurs
00:47:07parce que Total
00:47:08aujourd'hui plafonne le prix
00:47:09à 2 euros le litre
00:47:11alors les gens
00:47:11les prennent
00:47:12pour des bons samaritains
00:47:13s'ils peuvent se permettre ça
00:47:14c'est parce que c'est eux
00:47:15qui se font les marges
00:47:15les plus grosses
00:47:16et c'est pas les distributeurs
00:47:17de carburant
00:47:17qui eux achètent
00:47:19au prix auquel on leur vend
00:47:20ils sont un peu obligés
00:47:21de faire ce qu'ils peuvent
00:47:21donc ils sont très malins
00:47:23je dirais même
00:47:24qu'ils sont diaboliques
00:47:24puisque c'est eux
00:47:25qui gagnent aujourd'hui
00:47:26de cette crise
00:47:27donc nous notre solution
00:47:28c'est déjà bloquer les marges
00:47:30et après voir ce qu'on peut faire
00:47:31pour atteindre un niveau de prix
00:47:33qui soit celui d'avant la crise
00:47:34c'est à dire 1,75
00:47:351,70 le litre
00:47:36Olivier Becht
00:47:37bah écoutez
00:47:38moi je considère
00:47:39que c'est toujours mieux
00:47:39que si c'était pire
00:47:40comme on dit
00:47:41c'est à dire que
00:47:42c'est ce qu'on peut faire
00:47:44lorsque les caisses sont vides
00:47:45alors évidemment
00:47:46toutes les idées de dire
00:47:47on va baisser les taxes
00:47:48majeures etc
00:47:49bah à la fin
00:47:50bloquer les prix
00:47:50voilà
00:47:51bloquer les prix
00:47:52bloquer les prix
00:47:53c'est une excellente idée madame
00:47:54parce que à la fin
00:47:55on n'aura plus de carburant du tout
00:47:56c'est à dire qu'on aura
00:47:57un prix à 1,60
00:47:59à 3,80
00:47:59plus personne n'a pourra se le payer
00:48:00on aura un prix à 1,60
00:48:03voilà on arrivera à la pompe
00:48:04c'est déjà le cas d'ailleurs
00:48:05dans une station de service sur 5
00:48:07voilà vous arrivez
00:48:08mais il n'y a plus d'essence
00:48:10à la pompe
00:48:10bon honnêtement
00:48:11je pense que personne
00:48:12ne sera gagnant
00:48:13dans cette operation là
00:48:13vous avez pour ambition
00:48:15de flinguer Total
00:48:16très bien
00:48:16c'est votre programme politique
00:48:17bah si
00:48:18je vous donne
00:48:18c'est factuel
00:48:19ils ont augmenté
00:48:20leur marge de 8%
00:48:21il y a quelqu'un
00:48:21qui profite de la crise
00:48:22aujourd'hui
00:48:23c'est Total
00:48:23c'est tout
00:48:24d'accord
00:48:24je vous ai laissé parler
00:48:25oui oui bien sûr
00:48:26mais dites pas
00:48:26flinguer Total
00:48:27c'est quand même
00:48:28un peu votre ambition
00:48:29c'est de dire
00:48:29il faut
00:48:29on a aujourd'hui
00:48:32c'est ce que Total fait déjà
00:48:34plafonne ses marges
00:48:34puisqu'il est à 1,99
00:48:35sur le litre
00:48:36lorsque il y a de l'essence
00:48:37les marges de raffinage
00:48:38pas les marges de vente
00:48:39de gardiens
00:48:39on s'écoute
00:48:40on se laisse parler
00:48:41parfaitement compris
00:48:42et les marges de raffinage
00:48:43excusez-moi
00:48:44mais elles se retrouvent
00:48:45dans les prix de vente
00:48:47donc la question
00:48:48aujourd'hui
00:48:49c'est comment est-ce qu'on aide
00:48:50les françaises et les français
00:48:51c'est ça le sujet
00:48:53et on n'est qu'au début du problème
00:48:54parce que les détroits
00:48:55vont rester malheureusement
00:48:57probablement
00:48:58durablement fermés
00:49:00que ce soit Hormuz
00:49:01ou des problématiques
00:49:03sur Babel Mended
00:49:04et je rappelle
00:49:05que le prix du gaz
00:49:06va augmenter
00:49:06sur l'année 2026
00:49:07de 30%
00:49:08le prix d'électricité
00:49:09de 2,5%
00:49:11ça veut dire que
00:49:12la réalité
00:49:12c'est qu'on va rentrer
00:49:13dans cet hiver
00:49:15avec une facture énergétique
00:49:17globale
00:49:18qui va exploser
00:49:19et ça
00:49:20ça veut dire très concrètement
00:49:21qu'il y a beaucoup de gens
00:49:21qui aujourd'hui
00:49:22ne peuvent plus se payer un plat
00:49:23mais que demain
00:49:24il y a beaucoup de gens
00:49:24qui ne pourront plus
00:49:25se chauffer en hiver
00:49:26il y a des gens
00:49:27qui vont malheureusement
00:49:28être obligés
00:49:29de réduire
00:49:31non seulement leur consommation
00:49:32mais aussi leur chauffage
00:49:33donc c'est une baisse globale
00:49:34du niveau de vie des français
00:49:35et donc face à ça
00:49:37on a besoin de mesures
00:49:38de court terme
00:49:38mais on a aussi besoin
00:49:39de mesures de moyen terme
00:49:41qui permettent de faire en sorte
00:49:42qu'on ne revive plus ceci
00:49:44et ça c'est notre dépendance
00:49:45aujourd'hui
00:49:46à l'importation
00:49:46des énergies fossiles
00:49:47d'où le plan d'électrification
00:49:49dont a beaucoup parlé
00:49:50aussi le gouvernement
00:49:50cet après-midi
00:49:51mais juste
00:49:52j'ai vu que vous
00:49:53vous proposez autre chose
00:49:54vous proposez
00:49:55d'agir sur le prix
00:49:56de l'électricité
00:49:57pour amortir
00:49:58la facture de carburant
00:49:59oui
00:49:59pourquoi ?
00:50:00parce que l'électricité
00:50:01c'est la seule chose
00:50:02qu'on produit
00:50:03nous en France
00:50:04c'est nos centrales du clair
00:50:05on en produit beaucoup
00:50:06et on en produit d'ailleurs
00:50:08même plus
00:50:08qu'on en a besoin
00:50:09et donc si vous voulez
00:50:10ma proposition
00:50:10c'est de dire que
00:50:11le surplus d'électricité
00:50:13on peut le vendre
00:50:14au coût marginal
00:50:15c'est à dire
00:50:15à un coût extrêmement faible
00:50:17ce qui aurait pour objectif
00:50:18de faire baisser
00:50:20globalement
00:50:20la facture d'électricité
00:50:22de chacune
00:50:22et chacun des français
00:50:25et de faire en sorte
00:50:26ainsi qu'on redonne
00:50:27du pouvoir d'achat
00:50:28et je propose
00:50:29une seconde chose
00:50:30c'est de revoir
00:50:30un tout petit peu plus loin
00:50:31et de faire
00:50:32ce qu'on a fait
00:50:33dans les années 60
00:50:34pour le nucléaire
00:50:35on a fait un grand programme
00:50:36pour que la France
00:50:36ait son indépendance énergétique
00:50:38et bien il faut faire
00:50:39la même chose aujourd'hui
00:50:39pour les hydrocarbures
00:50:40on a une solution
00:50:41qui s'appelle
00:50:42les carburants de synthèse
00:50:43aujourd'hui ça coûte
00:50:43très cher de les fabriquer
00:50:44mais on sait les fabriquer
00:50:45et bien il faut massifier
00:50:47la fabrication
00:50:47de ces carburants de synthèse
00:50:48ce sera une grande révolution
00:50:50à la fois patriotique
00:50:51et écologique
00:50:52puisqu'on gagnera
00:50:53notre indépendance énergétique
00:50:54c'est quoi un carburant de synthèse ?
00:50:55un carburant de synthèse
00:50:56c'est en fait
00:50:56un carburant
00:50:57que vous fabriquez
00:50:58à base d'hydrogène
00:50:59avec de l'électricité décarbonée
00:51:00et de l'eau dessalée
00:51:01on en a pas ?
00:51:01mais si
00:51:01l'électricité décarbonée
00:51:03on en a
00:51:03on a même encore
00:51:04150 Tera sous la pédale
00:51:06dans la capacité de production
00:51:08si on remonte
00:51:09le taux de charge
00:51:09de nos centrales nucléaires
00:51:10on peut produire
00:51:11jusqu'à 480 Tera
00:51:14d'électricité
00:51:15et on a derrière
00:51:16l'éolien et le solaire
00:51:17avec ça
00:51:18on prend de l'eau dessalée
00:51:19on fait de l'hydrogène
00:51:21on capte le carbone
00:51:23à la cheminée des usines
00:51:24dans les cimenteries
00:51:24voire directement
00:51:25dans l'atmosphère
00:51:25on fait une chimie
00:51:27et on a à la sortie
00:51:28en fait un produit
00:51:29qui a exactement
00:51:30les mêmes qualités
00:51:31que l'essence
00:51:33le diesel
00:51:34le mazout
00:51:35le kérosène
00:51:36mais totalement décarboné
00:51:37c'est à dire
00:51:37que c'est une révolution
00:51:38à la fois patriotique
00:51:39de sous-réchéance
00:51:40ça c'est pour dans 40 ans
00:51:42non c'est un plan à 10 ans
00:51:43si vous voulez
00:51:44c'est un plan à 10 ans
00:51:44mais heureusement
00:51:45qu'on a eu dans les années 60
00:51:46des gens qui ne voyaient pas
00:51:47simplement à 3 mois
00:51:48mais à 10 ans
00:51:49parce que je peux vous dire
00:51:50on est dans un monde de choc
00:51:52et dans un monde de choc
00:51:53et dans un monde de choc
00:51:54des crises comme ça
00:51:55pour l'avenir
00:51:56on en aura malheureusement
00:51:57beaucoup
00:51:57donc il faut protéger
00:51:58la France et les Français
00:51:59il faut les mettre
00:52:00à l'abri de ces chocs
00:52:01et retrouver notre souveraineté énergétique
00:52:02en même temps
00:52:03qu'on décarbonera
00:52:04totalement nos énergies
00:52:05donc ce sera aussi excellent
00:52:06pour la planète
00:52:06Francis Pousse
00:52:08les petites stations
00:52:10les stations indépendantes
00:52:11que vous représentez
00:52:12c'est-à-dire les stations
00:52:13où ce ne sont pas
00:52:14les distributeurs
00:52:15les grandes enseignes
00:52:16de la grande distribution
00:52:17comment elles vont
00:52:18les petites stations
00:52:19en ce moment ?
00:52:20Ben mal
00:52:21elles vont très mal
00:52:22puisque la moitié
00:52:23de mes adhérents
00:52:24sont sous pavillon national
00:52:25Total Energy
00:52:26donc eux
00:52:26ils sont plutôt bien
00:52:28quand ils ont du carburant
00:52:30en revanche
00:52:31ceux qui ne sont pas
00:52:32sous le pavillon national
00:52:34trinquent
00:52:34excusez-moi du terme
00:52:36trinquent de malheur
00:52:37puisque on sait
00:52:39par sondage régulier
00:52:40que les ventes
00:52:41sont en baisse
00:52:41de l'ordre de moins 20
00:52:42à moins 40%
00:52:43Moins 19% en septembre
00:52:44disait le gouvernement
00:52:45cet après-midi
00:52:46on est dans cette fouchette-là ?
00:52:48On est plus précisément
00:52:48à moins 6
00:52:50et moins 15
00:52:51moins 6 sur le sans-plomb
00:52:52moins 15 sur le gasoil
00:52:53ça c'est les ventes générales
00:52:54mais après dans les réseaux
00:52:55compte tenu de la concurrence
00:52:56et des prix attractifs
00:52:58de Total
00:52:58forcément tout le monde y va
00:52:59c'est d'ailleurs pour ça
00:53:00qu'elles sont à sec
00:53:01Voilà merci
00:53:02c'est la pénurie
00:53:03c'est pas ce qu'ils font exprès
00:53:04c'est une manœuvre de marché
00:53:05Il n'y a pas de pénurie
00:53:05sur le territoire national
00:53:07On est d'accord
00:53:08En revanche
00:53:09ceux qui ne sont pas
00:53:10donc sous pavillon Total
00:53:11qui sont
00:53:12même quand vous avez
00:53:13une marque du genre
00:53:14Esso
00:53:14ou Avia
00:53:15ce ne sont plus
00:53:16que des distributeurs
00:53:17il n'y a plus de réseaux
00:53:18intégrés
00:53:18le seul étant Total
00:53:20donc il n'y a pas
00:53:21toute la chaîne de valeur
00:53:22pour pouvoir s'acheter
00:53:24son carburant
00:53:24choix même moins cher
00:53:26et là je crains
00:53:27beaucoup pour
00:53:28en particulier
00:53:29le maillage territorial
00:53:30la France rurale
00:53:32qui aura besoin
00:53:33encore de carburant
00:53:34ou de produits
00:53:35de synthèse
00:53:35parce que ça j'y crois
00:53:36encore plusieurs années
00:53:38mais si de toute façon
00:53:39on est mort
00:53:41dans plusieurs années
00:53:42le carburant de synthèse
00:53:43on ne pourra pas
00:53:43le distribuer
00:53:45Est-ce qu'il y a aujourd'hui
00:53:46des doutes
00:53:47sur l'approvisionnement ?
00:53:48Quel stock
00:53:49on a devant nous ?
00:53:50Aujourd'hui
00:53:51on a des stocks commerciaux
00:53:52qui sont évalués
00:53:53entre 1 et 2 mois
00:53:55Mais 2 mois c'est demain ?
00:53:56Oui mais de toute façon
00:53:57depuis le début de la crise
00:53:58on ne voit qu'à 1 ou 2 mois
00:54:01les prix on les voit
00:54:01même que
00:54:02enfin moins en tout cas
00:54:03que la veille pour le lendemain
00:54:04d'ailleurs bonne nouvelle
00:54:05la tension sur le gasoil
00:54:07diminue depuis quelques jours
00:54:09et on devrait avoir
00:54:11si ça continue
00:54:12une baisse relative
00:54:13du gasoil
00:54:14dans les jours à venir
00:54:14Calma
00:54:15Non mais alors du coup
00:54:17vous parlez de planification
00:54:18c'est quand même
00:54:19c'est quand même
00:54:20à mourir de rire
00:54:21parce que
00:54:22l'électrification des véhicules
00:54:23tout le monde est d'accord
00:54:24sauf qu'en 2024
00:54:25et en 2025
00:54:27le gouvernement
00:54:28a décidé de faire
00:54:28des économies
00:54:29tout azimuts
00:54:30y compris sur cette politique
00:54:32absolument majeure
00:54:33quand on pense au futur
00:54:34et qu'on se dit
00:54:35il faut réduire la dépendance
00:54:36des ménages
00:54:37aux énergies fossiles
00:54:38vu ce qui se passe
00:54:39internationalement
00:54:39on ne divise pas par deux
00:54:41les aides à l'achat
00:54:42de voitures électriques
00:54:43ce que votre gouvernement a fait
00:54:44il a mis un coup d'arrêt
00:54:45très violent
00:54:46au leasing social
00:54:47alors que tout le monde
00:54:47s'était jeté dessus
00:54:48et pardon
00:54:49mais pour revenir
00:54:50sur la crise géopolitique
00:54:51nous ça fait depuis
00:54:52fin 2023
00:54:53qu'on dit que si
00:54:54on n'agit pas
00:54:55plus fortement
00:54:56diplomatiquement
00:54:57économiquement
00:54:57contre
00:54:58je suis désolée
00:54:58Israël
00:54:59et les Etats-Unis
00:55:00qui sont les responsables
00:55:01aujourd'hui
00:55:02de la crise au Moyen-Orient
00:55:03la Banque mondiale
00:55:04en novembre 2023
00:55:05elle rend un rapport
00:55:07où elle dit
00:55:07si on laisse la région
00:55:08s'embraser
00:55:09on va connaître
00:55:10une crise énergétique
00:55:11bien pire
00:55:12qu'est-ce qu'on a connu
00:55:13avec l'Ukraine
00:55:14vous voyez bien que
00:55:16là moi je pense
00:55:16d'abord à
00:55:17par exemple
00:55:18aux gens
00:55:18qui sont en train
00:55:18de renoncer
00:55:19à aller voir des patients
00:55:21on ne va pas refaire
00:55:22l'histoire ce soir
00:55:22parce que monsieur
00:55:23vous prouvez une planification
00:55:24qu'ils n'ont pas fait
00:55:25depuis 4 ans
00:55:25alors que nous
00:55:26on n'a pas arrêté
00:55:26d'alerter
00:55:27donc maintenant
00:55:27je ne suis pas sûre
00:55:28qu'ils soient en capacité
00:55:29de la mener
00:55:30sur les prix des voitures électriques
00:55:31ils ne font rien non plus
00:55:32pour que les constructeurs
00:55:33baissent un peu leurs marges
00:55:34ils vendent en Chine
00:55:35des véhicules à 14 000 euros
00:55:36en Europe
00:55:37c'est exactement
00:55:42ce que je suis en train
00:55:43de vous dire
00:55:43là vous êtes tous
00:55:44en train de dire
00:55:44c'est grave ici
00:55:46on est en récession
00:55:47mais on n'a pas d'argent
00:55:48pour baisser les taxes
00:55:49ok
00:55:49mais on ne veut pas
00:55:50bloquer rien du tout
00:55:52même pas contraindre
00:55:53les raffineurs
00:55:54ensuite
00:55:54pour reprendre
00:55:55vos propos
00:55:56sur le blocage
00:55:57des prix
00:55:57de raffinerie
00:55:57je peux vous donner
00:55:58un exemple
00:55:59je peux vous donner
00:56:00des exemples
00:56:00qui marchent
00:56:01attendez on écoute
00:56:02Francis
00:56:02je vous redonne la parole
00:56:03on consomme 50%
00:56:05du carburant
00:56:05que l'on produit
00:56:0750% est importé
00:56:08sur le gasoil
00:56:09pas sur l'essence
00:56:10non
00:56:10si
00:56:11non
00:56:12désolé
00:56:1210% de l'essence
00:56:13je connais un peu
00:56:1550% c'est sur le gasoil
00:56:16non
00:56:17vous faites grosso
00:56:18avec le pétrole
00:56:19vous faites grosso
00:56:20on écoute Francis
00:56:21allez au bout
00:56:22de votre argument
00:56:23allez au bout
00:56:24de votre explication
00:56:25vous apportez 50%
00:56:26du carburant
00:56:26d'accord
00:56:27comment allez-vous
00:56:28avoir la main
00:56:29sur les raffineurs
00:56:30extérieurs
00:56:32pour bloquer les prix
00:56:33alors
00:56:33bon déjà
00:56:34je vais vous donner
00:56:35des exemples
00:56:35qui fonctionnent
00:56:36et pour l'instant
00:56:36il n'y a pas de pénurie
00:56:37la Corée du Sud
00:56:37a bloqué les prix
00:56:38d'accord
00:56:39et pourtant
00:56:40elle ne fabrique pas
00:56:40tout son pétrole
00:56:41elle en apporte aussi
00:56:43la Tchéquie
00:56:43qui est loin d'être
00:56:45le pays le plus puissant
00:56:46économiquement d'Europe
00:56:46a bloqué les prix
00:56:48Total
00:56:48aujourd'hui
00:56:49encore une fois
00:56:49pourquoi
00:56:50attendez
00:56:51parce que là
00:56:51on parlait
00:56:52des marges
00:56:52des raffineurs
00:56:53bloquer les prix
00:56:53en intervenant
00:56:54évidemment
00:56:55donc le gouvernement
00:56:56rembourse la différence
00:56:57entre le prix marché
00:56:58et le prix affiché
00:56:59blocage des prix
00:57:00blocage des prix
00:57:01sinon ça s'appelle
00:57:02une baisse de taxes
00:57:02mais ce que je voulais
00:57:03vous dire
00:57:03c'est que du coup
00:57:04Total
00:57:05pourquoi je ne parle
00:57:05que de Total
00:57:06parce que c'est notre
00:57:08producteur
00:57:08parce que ça vous obsède
00:57:09non
00:57:09laissez-moi
00:57:10non arrêtez
00:57:11franchement
00:57:11c'est super caricatural
00:57:13avant déjà
00:57:14Total était public
00:57:15enfin Total et Elle
00:57:16sont issus
00:57:17oui dans les années 90
00:57:18ça ne fait pas
00:57:19si longtemps que ça
00:57:20ensuite les raffineries
00:57:21vous avez tout à fait raison
00:57:22est-ce qu'on n'a pas
00:57:23alerté nous
00:57:24quand les raffineries
00:57:25Total a fermé
00:57:26une dizaine de raffineries
00:57:27en France
00:57:27et maintenant
00:57:27effectivement
00:57:28on ne raffine plus
00:57:29tout le carburant
00:57:29que l'on importe
00:57:30ensuite Total
00:57:31produit à l'échelle
00:57:32internationale
00:57:33justement la consommation
00:57:34de la France
00:57:35en termes de barils
00:57:36ce que je veux dire
00:57:37c'est que
00:57:37on ne peut pas dire
00:57:39d'un côté
00:57:39c'est très grave
00:57:40d'un côté
00:57:41pas vouloir baisser les taxes
00:57:42et d'un côté
00:57:43rien vouloir faire
00:57:43sur le secteur privé
00:57:44en menaçant d'une pénurie
00:57:46qui n'arrivera
00:57:47sans doute pas
00:57:47parce que la France
00:57:48est quand même
00:57:48le premier marché
00:57:49mais c'est démontré
00:57:49et la preuve en est
00:57:50chez Total Energy
00:57:51à partir du moment
00:57:52où vous bloquez les prix
00:57:52vous créez
00:57:53une plus forte demande
00:57:54et donc une pénurie
00:57:55mais parce que là
00:57:55ce serait tous les
00:57:56en bloquant
00:57:57tous les économistes
00:57:57mais ce que je comprends
00:57:59madame
00:57:59enfin là si Total
00:58:01en fait là c'est pas
00:58:02que Total bloque les prix
00:58:02c'est que Total
00:58:03essaye de tuer
00:58:04le marché
00:58:05et ses concurrents
00:58:06lui il se fait plein d'argent
00:58:07c'est ce que je vous ai expliqué
00:58:08si le blocage vient
00:58:09sur les marges
00:58:10de raffinage de Total
00:58:11toutes les stations essence
00:58:13peuvent se vendre
00:58:13moins cher
00:58:14c'est le but
00:58:14et donc il n'y a plus
00:58:15ce phénomène de pénurie
00:58:16il n'y aura pas
00:58:17d'autre solution
00:58:17de toute manière
00:58:18la France elle est en train
00:58:19d'entrer en récession
00:58:20donc soit vous baissez
00:58:21vraiment les taxes
00:58:21et c'est 15 millions
00:58:22de milliards pardon
00:58:2315 milliards
00:58:24c'est 15 milliards de factures
00:58:26alerte temps de parole
00:58:27Alma Dufour
00:58:28excusez
00:58:29Olive Despech
00:58:29qui seront les taxes
00:58:31en question
00:58:31enfin si vous baissez
00:58:33les taxes de 15 milliards
00:58:34vous donnez 15 milliards
00:58:35aux français
00:58:36que vous reprenez
00:58:37immédiatement
00:58:37dans l'autre poche
00:58:38c'est-à-dire que c'est
00:58:39un système de vaste
00:58:40communique
00:58:40les 15 milliards
00:58:41c'est du déficit
00:58:42donc le déficit
00:58:42c'est de la dette
00:58:43à un moment ou en autre
00:58:43ça se paye
00:58:44on peut aussi ne pas
00:58:44baisser la superimposition
00:58:46sur les profiteurs de crise
00:58:47c'est comme ce que vous allez faire
00:58:48bah désolé
00:58:49c'est vrai que en fait
00:58:50vous vous plaignez
00:58:52en fait des malheurs
00:58:53que vous créez vous-même
00:58:53c'est-à-dire que
00:58:54j'ai pas compris
00:58:55si parce que vous voulez
00:58:56je relais
00:58:57vous voulez flinguer Total
00:58:58et ensuite vous dites
00:58:59mais il faut aussi
00:59:00taxer les superprofits Total
00:59:01donc d'un côté
00:59:03il faut bloquer les prix
00:59:03de le côté
00:59:04il faut taxer les superprofits
00:59:04ce que je veux dire
00:59:05c'est que si vous décidez
00:59:06d'aller sur la baisse des taxes
00:59:07vous ne le récupérez pas forcément
00:59:08un tout petit mot
00:59:09Francis Pouce
00:59:09je vous dis juste
00:59:10l'impuissance organisée
00:59:11il faut régler
00:59:13les problèmes des français
00:59:14c'est ça le sujet
00:59:14aujourd'hui
00:59:15il y a des gens qui souffrent
00:59:16qui n'arrivent plus
00:59:16à payer les factures
00:59:17on va essayer de se projeter
00:59:18un tout petit peu
00:59:18Francis Pouce
00:59:19je sais que c'est très difficile
00:59:20et qu'on n'a pas de boule de cristal
00:59:21le baril là
00:59:22il frémit un petit peu
00:59:24vers le bas
00:59:24ces dernières heures
00:59:2698 dollars là
00:59:27tout à fait récemment
00:59:27c'est ça
00:59:29et cette fameuse cotation
00:59:32au Rotterdam
00:59:32qu'il faut plutôt regarder
00:59:34d'ailleurs que le Brent
00:59:35depuis le début de cette crise
00:59:36qui est en baisse
00:59:37de plus de 100 dollars
00:59:38la tonne
00:59:39donc ça c'est plutôt
00:59:40encourageant
00:59:41malheureusement
00:59:41on a depuis le début
00:59:43de la crise
00:59:43des effets de yo-yo
00:59:44avec yo-yo toujours plus haut
00:59:46donc je suis très très prudent
00:59:48mais c'est quand même
00:59:49encourageant
00:59:50je crois avoir entendu
00:59:51que dans les actualités
00:59:52internationales
00:59:53il y a en ce moment
00:59:54un din entre l'Iran
00:59:55et Donald Trump
00:59:58sur un possible
01:00:00éventuel accord
01:00:01d'ici une semaine
01:00:02ce qui permettrait
01:00:03de dégonfler les choses
01:00:04et même si on a des problèmes
01:00:05d'approvisionnement
01:00:05ces simples informations
01:00:07pour un peu
01:00:07qu'elles soient sûres
01:00:08et pas signées
01:00:09sur un coin de table
01:00:10pourraient faire rapidement
01:00:11baisser le baril
01:00:12bon bah vous savez quoi
01:00:13vous reviendrez nous en parler
01:00:14avec plaisir
01:00:15merci à tous les trois
01:00:16en tout cas
01:00:16d'être venus ce soir
01:00:18réagir à chaud
01:00:19sur le plateau
01:00:19de chaque voix compte
01:00:20tout de suite
01:00:20c'est Bourbon Express
01:00:21le journal de l'Assemblée
01:00:22avec Marco Pommier
01:00:28bonsoir Marco
01:00:29bonsoir Adeline
01:00:30bonsoir Marco
01:00:31donc à la une de Bourbon Express
01:00:32ce soir
01:00:32d'abord Philippe Brun
01:00:33qui contre-attaque
01:00:34une semaine après
01:00:35sa suspension du PS
01:00:36et son éviction
01:00:36de la primaire socialiste
01:00:38il ne compte pas
01:00:39en rester là
01:00:40ce matin
01:00:40le député de l'heure
01:00:41annonçait
01:00:42que la justice examinée
01:00:43ce mardi
01:00:44son référé
01:00:45contre le parti socialiste
01:00:46son objectif
01:00:47être réintégré
01:00:48au PS
01:00:49et à la primaire
01:00:49pour rappel
01:00:50Philippe Brun
01:00:51a été suspendu
01:00:52après des accusations
01:00:53de violence
01:00:54à l'encontre
01:00:54d'une ex-collaboratrice
01:00:56lui conteste
01:00:57ses accusations
01:00:58et parle d'une vengeance
01:00:59personnelle
01:00:59il dénonce aussi
01:01:01une exécution politique
01:01:03orchestrée selon lui
01:01:04par la direction du PS
01:01:05je ne comprends même pas
01:01:06l'esprit de ces magouilleurs
01:01:07du parti socialiste
01:01:08je n'ai rien à voir avec eux
01:01:09avec ces appareils chics
01:01:10ces professionnels
01:01:11de la politique
01:01:12qui ont tué le parti
01:01:13de Jean Jaurès
01:01:13donc moi je les laisse
01:01:14à leur médiocrité
01:01:15je ne sais pas
01:01:15ce qui les a amenés
01:01:16à vouloir me tuer
01:01:17ils se sont déshonorés
01:01:18moralement
01:01:19et moi ce que je souhaite
01:01:19c'est que la justice
01:01:20aujourd'hui rétablisse mon honneur
01:01:22et le tribunal
01:01:23rendra sa décision
01:01:24demain mercredi
01:01:25si la justice
01:01:26lui donne raison
01:01:27Philippe Brun
01:01:28espère réintégrer
01:01:29le PS
01:01:30et la primaire
01:01:31dans la foulée
01:01:31pour participer
01:01:32au premier débat
01:01:33entre candidats
01:01:34organisés demain soir
01:01:35on poursuit avec
01:01:36la loi intégrale
01:01:37contre les violences
01:01:37sexistes et sexuelles
01:01:38hier les députés
01:01:39se sont prononcés
01:01:40contre
01:01:41contre les enquêtes
01:01:42pour sonder
01:01:43les antécédents sexuels
01:01:44d'une victime
01:01:45oui le vote
01:01:46a eu lieu
01:01:46en commission spéciale
01:01:48objectif
01:01:49éviter
01:01:50les questions
01:01:50des enquêteurs
01:01:51sur la vie privée
01:01:52l'attitude
01:01:53ou la tenue vestimentaire
01:01:55de la plaignante
01:01:56pour se concentrer
01:01:57sur les faits
01:01:58qu'elle dénonce
01:01:58combien de victimes
01:01:59ont renoncé
01:02:00à porter plainte
01:02:00parce qu'elles redoutaient
01:02:01d'avance
01:02:02ceux qui les attendaient
01:02:02elles ont compris
01:02:03que trop souvent
01:02:04la victime doit d'abord
01:02:05prouver
01:02:05qu'elle est la victime
01:02:06parfaite
01:02:07or on le sait
01:02:07les victimes parfaites
01:02:08ça n'existe pas
01:02:09on a eu trop de pratiques
01:02:10trop de pratiques
01:02:11jusqu'à maintenant
01:02:12avec une remise en cause
01:02:13de la parole
01:02:14avec une pathologisation
01:02:15aussi parfois
01:02:16des victimes
01:02:17et une décrédibilisation
01:02:19hystérique
01:02:19j'en passe
01:02:20etc etc etc
01:02:21et là
01:02:22on vient justement
01:02:23rééquilibrer
01:02:24et protéger
01:02:25et donc
01:02:26l'enjeu
01:02:26c'est de se recentrer
01:02:27sur la crédibilité
01:02:28des faits
01:02:29et la mesure
01:02:30a été adoptée
01:02:31mais attention
01:02:32tout ça n'est pas encore
01:02:33définitif
01:02:34on en discutera
01:02:35à nouveau
01:02:36dans l'hémicycle
01:02:36à partir du 1er octobre
01:02:38car vous connaissez peut-être
01:02:39comment ça marche
01:02:40le principe d'abord
01:02:41on examine
01:02:41et on vote
01:02:42les articles en commission
01:02:43puis on recommence
01:02:44quelques semaines plus tard
01:02:45quelques jours plus tard
01:02:46plutôt
01:02:46dans l'hémicycle
01:02:47mais ça sert aussi à ça
01:02:48Bourbon Express
01:02:49à nous rappeler
01:02:50les règles
01:02:50du débat parlementaire
01:02:52cette loi intégrale
01:02:53on le sait
01:02:54et on vous l'a montré
01:02:55à plusieurs reprises
01:02:56dans chaque voix compte
01:02:57les débats sont
01:02:58très sérieux
01:02:59très lourds
01:03:00mais hier soir en commission
01:03:01il y a eu
01:03:02un petit moment de légèreté
01:03:03oui
01:03:04est-ce la fatigue
01:03:04est-ce la nervosité
01:03:06on ne sait pas
01:03:06hier en fin de séance
01:03:07les députés
01:03:08examinaient
01:03:08un article
01:03:10sur l'envoi
01:03:11de contenu sexuel
01:03:12non consenti
01:03:13en gros
01:03:13quand quelqu'un
01:03:14envoie une photo
01:03:15de lui nu
01:03:16sans que le destinataire
01:03:17les demandait
01:03:18on appelle ça
01:03:19une dick pic
01:03:20et la socialiste
01:03:21Colette Capdevieille
01:03:22a son avis
01:03:23sur le sujet
01:03:23moi je suis d'une autre génération
01:03:26on était plus romantique
01:03:27et on mettait
01:03:28dans une enveloppe
01:03:29avec un timbre
01:03:31mais bon
01:03:32merci
01:03:33merci madame
01:03:34les députés
01:03:35peuvent revenir
01:03:35à votre amendement
01:03:36mais c'était
01:03:37non mais
01:03:38mais j'envoie des photos
01:03:40mais pas les mêmes
01:03:41mais pas les mêmes
01:03:42mais volontairement
01:03:44enfin
01:03:47on envoyait des jolies photos
01:03:48des paysages
01:03:51voilà
01:03:52Colette Capdevieille
01:03:53il est obligé
01:03:54de préciser
01:03:55elle est obligée
01:03:56de préciser
01:03:56qu'elle n'envoyait pas
01:03:57ce type de photos
01:03:58elle c'était
01:03:58beaucoup plus romantique
01:03:59avec un timbre
01:04:00sur l'enveloppe
01:04:01mais Colette Capdevieille
01:04:02on ne veut pas
01:04:03en savoir plus
01:04:05on termine
01:04:06avec le coup d'envoi
01:04:07de la session parlementaire
01:04:08ça y est
01:04:09ça arrive
01:04:09c'est jeudi prochain
01:04:10c'est le 1er octobre
01:04:11programme chargé en perspective
01:04:12on le précise
01:04:13les députés
01:04:14n'étaient pas en vacances
01:04:15à la plage
01:04:15ces dernières semaines
01:04:16ils ont recommencé
01:04:17à siéger en commission
01:04:19début septembre
01:04:20mais jeudi prochain
01:04:21ils reprendront
01:04:21leurs travaux
01:04:22dans l'hémicycle
01:04:22avec d'abord
01:04:23on vient d'en parler
01:04:24la loi intégrale
01:04:25contre les violences
01:04:26sexuelles et sexistes
01:04:27vote solennel
01:04:28prévu le 13 octobre prochain
01:04:30dans la foulée
01:04:31vous allez beaucoup
01:04:32en entendre parler
01:04:33le budget de l'état
01:04:34et celui de la sécurité sociale
01:04:36c'est le PLF
01:04:37et le PLFSS
01:04:37vous avez bien appris
01:04:38la leçon
01:04:39un an LCP
01:04:40c'est bon
01:04:41Sébastien Lecornu
01:04:42a annoncé un effort
01:04:43de 54 milliards d'euros
01:04:45le PS parle de provocation
01:04:47LFI veut censurer
01:04:48et le RN
01:04:49attend de voir
01:04:50ce qui est certain
01:04:51c'est qu'aujourd'hui
01:04:52on ne s'oriente
01:04:52rien sur les carburants
01:04:53rien sur le pouvoir d'achat
01:04:54une sous-indexation
01:04:56des retraites
01:04:57voire une désindexation
01:04:58pour certains retraités
01:04:59qui ne sont pas des retraites riches
01:05:00c'est à dire au-delà de 2000 euros
01:05:01et que là
01:05:01on s'oriente
01:05:02si le gouvernement
01:05:04ne change pas sa copie
01:05:05mais ce n'est pas encore la copie
01:05:06donc on attendra de voir
01:05:07c'est quelque chose
01:05:08sur lequel on pourrait
01:05:08bien entendu censurer
01:05:10bref vous l'avez compris
01:05:11l'automne budgétaire
01:05:12s'annonce particulièrement
01:05:14périlleux pour le gouvernement
01:05:15alors il y aura
01:05:16d'autres textes bien sûr
01:05:17mais le timing est serré
01:05:18la session parlementaire
01:05:20s'arrêtera
01:05:20dès la fin du mois de février
01:05:23présidentielle oblige
01:05:23mais nous on ne s'arrêtera pas
01:05:25non on va continuer
01:05:26à vous informer bien sûr
01:05:28merci à tous les trois
01:05:29d'être venus ce soir
01:05:30dans chaque voix compte
01:05:31un grand merci à Anna
01:05:32et à Nicolas
01:05:33merci à vous
01:05:33et merci à Marco
01:05:34et merci à vous chez vous
01:05:36de nous avoir suivi
01:05:37cette émission
01:05:37et rediffusée tout à l'heure
01:05:38à 23h30
01:05:39si vous avez manqué le début
01:05:40et puis vous la retrouvez aussi
01:05:41à tout moment
01:05:42sur lcp.fr
01:05:43et sur notre chaîne YouTube
01:05:44je vous souhaite de passer
01:05:45une excellente soirée
01:05:46sur la 8
01:05:47à demain en direct
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