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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 1 heure
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 22/09/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Depuis vendredi, la première conférence de presse, nous sommes transformés en midinette.
00:04Chacune des apparitions de Zizou nous offre l'occasion de ressusciter son glorieux passé.
00:11Nous, les journalistes également, mais également les observateurs.
00:14Vous allez voir la micro de revoir à Clairefontaine aujourd'hui.
00:17Jérémy Jeanningro est allé à la rencontre d'une famille de supporters.
00:20Ça se passe le micro comme ça. Regardez cette séquence.
00:23Qui c'est qui que vous attendez le plus aujourd'hui pour cette séance d'autographe ?
00:26Zizou.
00:27Tout simplement.
00:28Pour notre génération, nous c'est Zizou.
00:30On est petit, c'est plus... Je sais qui vous ?
00:34Zidane.
00:35Et toi ?
00:36Et pour vous ?
00:39Zidane.
00:41Est-ce que vous lui pardonnerez tout à Zizou, même s'il fait des petites erreurs dans les premiers mois
00:45?
00:45Est-ce qu'en gros il a un blanc-seing ?
00:47La carte blanche, on lui fait confiance. Même si ce n'est pas grave.
00:52Échec en blanc, Zizou.
00:53Cet état de grâce, les amis, c'est quand même nouveau.
00:56On se souvient de la nomination des champs, de blancs, des champs pour les mondes.
01:00On n'a jamais eu le droit à ça. Est-ce que ça va durer ?
01:04Moi, je suis assez catégorique là-dessus. Je pense que ça va durer.
01:06Je pense qu'il y a quelque chose d'intangible avec Zizou.
01:09Je pense que c'est un personnage, quelque chose qui maintenant appartient presque au mythe, alors qu'il est vivant.
01:15C'est quelque chose d'assez rare quand les deux sont associés.
01:18Et en plus, il est loin d'être irréprochable. Il n'est pas lisse, Zidane.
01:21Il y a plein de choses qui sont associées à lui. Je pense à des cartons rouges et bon nombre
01:26en carrière.
01:2614.
01:2714, dont 13 directs.
01:30Donc, il y a plein de choses comme ça qui me font penser à lui qui ne sont pas toujours
01:33irréprochables.
01:33Il y a aussi des notions de dopage. Il y a tellement de choses qui sont autour de lui.
01:36Et pour autant, on le glorifie constamment et on lui excuse tout.
01:41Donc, c'est bien qu'il y a quelque chose d'irréel.
01:43Et donc, je pense que ça va continuer.
01:45Je pense qu'en tous les cas, même si un jour, cet état de grâce s'arrête, il s'arrêtera
01:49tout bonnement bien longtemps après les autres.
01:52Aujourd'hui, l'époque a changé.
01:54Ah, waouh !
01:58Attention, si vous êtes un peu trop fan de Zizou dans cette émission,
02:03si l'esprit critique n'est plus au rendez-vous, c'est l'alerte Zizou, je vous préviens.
02:12C'est hilarant !
02:13Vous êtes prévenus.
02:14Ça n'a pas mieux là-haut.
02:15C'est notre Zizou Christ au trop de gignoles.
02:18Alerte trop fan.
02:18Non, mais ceci dit...
02:20Attendez, attendez.
02:21Non, mais j'avais un truc, moi.
02:22Il y a eu Maradona, 2008-2010, qui a été, on va dire, à son âme, un sélectionneur argentin pitoyable.
02:30Et pourtant, aujourd'hui, Maradona, son histoire, sa stature, sa légende, n'est pas du tout écornée par ça.
02:36Et pourtant, il s'est fait sortir, je ne sais plus, par l'Allemagne, 4 à 0 en couple du
02:39monde.
02:40Ça avait été cinglant, quoi, sur ce...
02:42Est-ce que Zidane est Maradona, on va dire, dans l'appartenance qu'il a, dans l'attachement, on a
02:48la même chose.
02:48Ils ont un point commun, c'est qu'il y a une dimension...
02:51Alors, pour reprendre votre montage, honteux.
02:56Oui, c'est de l'IA, oui.
02:58On avait vu que ce n'était pas un document, on avait bien compris.
03:01Non, non, mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une dimension christique pour les deux.
03:04En tout cas, mystique et christique pour Maradona.
03:07Il y a d'ailleurs une église maradonienne en Argentine, c'est-à-dire, c'est encore un autre niveau.
03:11Mais Zidane a un peu ce truc-là.
03:13C'est-à-dire qu'au moment où c'est lui qui pêche, c'est celui qui a pris son
03:18coup de tronche, qui est accusé de tous les mots.
03:20Je veux dire, c'est Materazzi qui devient l'ennemi public numéro un, pas Zidane.
03:23Je pense que n'importe quel autre joueur français dans l'histoire fait ce qu'a fait Zidane en finale
03:28de Coupe du Monde.
03:29Je pense que derrière, ça ne se passe pas bien.
03:30On avait quelqu'un qui était dans le vestiaire le soir de la Coupe du Monde.
03:33À chaque fois qu'il y a quelqu'un de 2006, on lui pose la même question à la fin
03:36du match.
03:39Certains disaient qu'on lui en a voulu.
03:41On avait les boules, on avait les machins à l'intérieur même de l'équipe.
03:44Moi, j'en ai voulu d'avoir joué à ma place.
03:46Je n'ai même pas besoin de...
03:47Il n'avait même pas attendu que le boule soit.
03:50Je ne vais pas se mentir, je ne comprends toujours pas.
03:56Vous imaginez bien le coup de boule, ça mettait un peu de dos à mon moulin, vous voyez.
04:00Ça reste l'erreur de vous.
04:02Et vous, personnellement, quel lien vous entretenez ?
04:07Le lien que vous entretenez avec Zidane, avec le personnage de médiatique ?
04:11Moi, il est un joueur de ma génération, il est un an plus vieux que moi, contre qui j'ai
04:15joué et avec qui j'ai joué.
04:16Aussi avec qui j'étais d'une certaine manière en concurrence dans le nombre, puisqu'il était un joueur du
04:21milieu de terrain.
04:21Donc voilà, j'ai un regard différent en sachant qu'aussi, je suis capable de regarder ce joueur-là comme
04:26un joueur extraordinaire, incroyable.
04:28Et avoir beaucoup de chances d'avoir pu le côtoyer jusqu'au bout.
04:33Et puis moi, je ne lui en veux pas de ce coup de boule.
04:35D'ailleurs, sur le moment, on ne l'a pas vu, nous.
04:38On a su vraiment le lendemain qu'on a pu voir les images.
04:42On a compris que c'était grave quand il est sorti, sans résister.
04:46Il est rentré et à la fin du match, il s'est excusé.
04:51Voilà, nous, on était un peu choqués aussi par la défaite.
04:54Mais vous, vous n'êtes pas dans un état de béatitude ?
04:56Là, vous le voyez, en fait, pas comme un personnage historique.
04:59Je ne peux pas être dans un état de béatitude.
05:00Les joueurs contre qui j'ai joué, avec qui j'ai joué, ça n'existe pas.
05:04J'ai vraiment joué contre lui.
05:06Ou on lui piquait la balle, ou il faisait des fautes, on faisait des fautes.
05:09Et on a gagné, on a perdu.
05:10C'était un adversaire.
05:12Comme j'ai joué avec des ballons d'or au Milan AC,
05:13je ne me suis pas mis à les regarder et à leur demander des autographes.
05:17Vous avez l'idol, vous ?
05:19Oui, Maradona.
05:20Diego Maradona.
05:21Au-delà de ce côté mystique, mythique,
05:25il est aussi un type qui a pris des grosses positions très fortes,
05:29notamment vers le peuple argentin, contre la FIFA.
05:31Et c'est aussi ça qui a fait qu'il était adulé et pardonné pour plein de choses.
05:38Il vient du peuple, il n'a pas oublié d'où il venait.
05:40Il prend des positions.
05:41Voilà, ça reste quelqu'un de...
05:42Et aussi ?
05:43Oui, c'est ça.
05:44Il avait un côté contre-pouvoir chez Maradona qui pouvait aussi transcender un peu.
05:48Exubérant.
05:49Il y a plus de contrôle.
05:51Virginie, vous aviez quel âge en 2006 ?
05:54Ah, waouh !
05:55Un an.
05:56T'étais né ?
05:57Non, il existe.
05:588 ans.
05:5917.
06:00Donc, c'était pour vous, Zidane, la France, tout ça, c'était votre joueur fétiche ou pas du tout ?
06:04Ah oui, oui.
06:05Zidane, de toute façon, c'est l'élégance, c'est la technique, la tactique.
06:09C'est magnifique, vraiment, mais pour répondre à la question, j'aimerais beaucoup croire à ce que Héloïse et Dave
06:16nous racontent.
06:17Et c'est magique, c'est beau de vous entendre parler, mais on sait très bien que le football, ça
06:21va vite.
06:22Et on sait très bien que si Zidane, il n'a pas de résultat, ça va commencer à le critiquer.
06:27Évidemment.
06:27Il n'aura pas un blanc-seing.
06:29Moi, ils m'ont fait rire dans la vidéo.
06:30C'est très mignon ce qu'ils ont dit.
06:31Ils ne seront pas allumés dès vendredi.
06:32C'est très mignon ce qu'ils ont dit.
06:34Mais ce seront les mêmes qui seront les premiers à dire si ça ne marche pas.
06:39S'ils perdent vendredi, Dave, s'ils perdent vendredi, vous aurez la question.
06:44Faut-il rappeler d'urgence d'idée déchée ?
06:47Vous, vous, parce que Zizou, c'est critiquer Zizou.
06:52Est-ce que pour vous, ça va être quelque chose ?
06:55Ça va être un petit effort.
06:57Il y a quelques mois, quand c'était seulement une rumeur, mais persistante,
07:01je me souviens, j'avais fait un podcast et mon interlocuteur était un peu choqué
07:05par ce que je disais, parce qu'il connaissait ma passion pour Zidane.
07:08Et je lui avais dit, écoute, moi, je ne suis pas forcément très heureux
07:12que Zidane devienne sélectionneur.
07:13Pourquoi ?
07:13Parce qu'on peut le démystifier comme ça.
07:15Il y a un peu de ça.
07:16C'est-à-dire que, tu sais, c'est un peu comme quand tu demandes le retour
07:19de quelqu'un sur Terre, mais en fait, il ne faut pas qu'il revienne.
07:21Il faut qu'il reste un peu intouchable.
07:23Et Zidane, compte tenu de notre fonction, il y aura des moments où ça se passera moins bien.
07:28C'est comme ça, je dirais, on ne va pas faire quatre ans à tout te ravager.
07:30Bon, je le souhaite, mais forcément, tu as des moments sans.
07:33Et nous, notre boulot, Mémé, va être aussi de le critiquer, de dire ce qui ne va pas, etc.
07:39C'est plus dur avec...
07:40On critique les gens.
07:41Légèrement.
07:41Non, mais c'est plus dur avec quelqu'un pour qui tu as de l'affect,
07:44une espèce d'admiration, un frisson, quelque chose de un peu mystique,
07:47que pour Didier Deschamps, contre qui je n'ai rien du tout, mais je n'ai pas d'affect.
07:51Par rapport à ce que disait Mémé tout à l'heure,
07:53Maradona, il passe deux ans, c'est catastrophique.
07:56C'est ces deux ans-là qui sont à juger.
07:58Ça ne restera pas dans l'histoire.
07:59Il reste le Maradona d'avant et le Maradona d'après.
08:02Et Zizou, ce sera la même chose.
08:03On va le juger sur cette période-là, en espérant que ça réussisse pour lui.
08:07Et puis, si ça ne marche pas, ça va être dur de lui poser des questions difficiles.
08:10Mais ce passage-là, il ne viendra pas annuler tout ce qu'il a fait avant.
08:15C'est de le faire qui va me coûter.
08:16C'est pour ça que la question de l'état de grâce va-t-il durer ?
08:19Ça va durer.
08:19Parce qu'en fait, même s'il y a des erreurs,
08:21on ne va pas forcément retenir que ça.
08:23Et je pense que Laurent Blanc, Deschamps,
08:25on les a critiqués au bout d'un certain moment.
08:27Je pense que Zidane, il va avoir un petit peu plus de temps avant qu'on le...
08:31Moi, je ne suis pas sûre.
08:32Ce qui faisait partie aussi de la légende de Zizou,
08:35c'était qu'il était très peu présent dans les médias.
08:37Il parlait très peu, on ne le voyait pas.
08:39Il y avait ce côté inaccessible qui n'existera plus.
08:42Oui, mais non, parce que je trouve que Zidane,
08:44de par son personnage, que ce soit dans le verbal,
08:47le non-verbal ou le para-verbal,
08:48il exprime quelque chose à chaque fois.
08:50Son attitude en conférence,
08:51ou son attitude quand il sera sur un terrain,
08:53je ne pense pas qu'elle va évoluer tant de ça.
08:54On pourra l'entendre plus parler,
08:56mais son attitude restera la même.
08:57Il va comprendre ce que c'est
08:58que d'être sélectionneur de l'équipe de France
09:00après une défaite.
09:01Il va falloir parler à la France entière,
09:03à des journalistes,
09:04avant le match, après le match, tout le temps.
09:06Et là, il va falloir...
09:08Il a déjà coaché.
09:09Il a déjà coaché.
09:09Pas pour l'équipe de France.
09:10Non, il a déjà coaché.
09:12On ne sait pas comment ça se passait là-bas.
09:13On ne voyait pas ce qui se passait là-bas.
09:14Il a dû se réjustifier avant, pendant et après.
09:17Pendant, non.
09:18Pendant, on le laissait faire.
09:20On retourne à Clairefontaine.
09:21Zizou est tellement aveuglant,
09:22vous allez voir,
09:23que les supporters rencontrés
09:24sont obligés d'assister à l'entraîneur
09:26avec des lunettes de soleil.
09:27Oh ouais !
09:29C'est une éclipse.
09:30Écoutez bien le témoignage
09:31du monsieur de la fin.
09:34On les écoute.
09:37J'espère avoir une réponse.
09:38C'est pas un mot de relancer.
09:39C'est pas un mot de relancer.
09:41Tant que je réponds,
09:41c'est pas un mot que je sais.
09:46On a déjà vu des échantillons hier
09:48et c'était plutôt pas mal.
09:50On a vu qu'il avait encore quelques restes.
09:53C'est vrai que c'est agréable.
09:55Moi, j'ai toujours une admiration
09:57pour sa gestuelle et sa classe.
09:59De voir Dembele, Kylian, Nao Lize,
10:02tous ces joueurs sous les ordres de Zizou,
10:05c'est ça qu'on attend le plus.
10:06On veut voir une nouvelle dynamique.
10:07On est excité par Zizou.
10:09Je suis un fan de Deschamps,
10:10mais je pense qu'avec l'équipe
10:11qu'il avait aux US,
10:13on devait aller au bout.
10:14Voilà.
10:16J'ai l'impression que vous en êtes assez fiers
10:18de cette trouvaille.
10:19On est en alerte, mes petits.
10:21On est en alerte.
10:22Zizou Chris a encore séduit.
10:25Premier témoignage vous a intéressé
10:27sur sa gestuelle et tout ça.
10:28Le mec, c'est l'idéalâtrie pure.
10:30Mais c'est génial.
10:31Mais il est loin d'être le seul.
10:32Souvenez-vous,
10:33après l'annonce de la liste,
10:35sortie des bureaux de la FEDE,
10:37j'ai l'impression que c'était
10:39une sortie de concert.
10:40C'était Céline Dion.
10:41Exactement.
10:42Il y avait un côté Céline Dion
10:43et tu avais des pitchounes
10:44peut-être d'une dizaine d'années
10:45qui étaient là,
10:45Zizou Zizou.
10:47Vraiment, c'est sûr,
10:48ils ne l'ont jamais vu jouer.
10:49Mais ce qui est intéressant,
10:49c'est qu'il y en a beaucoup
10:51qui ne viennent pas voir le sélectionneur.
10:53En fait,
10:53ils viennent voir l'ancien joueur.
10:55C'est-à-dire que là,
10:56tout le monde est en train de baver
10:57pour deux pauvres passes
10:59par-dessus, en retrait.
11:00Pauvre parle bien quand même.
11:01Non, mais d'accord.
11:02Est-ce que je veux dire
11:02que tu mets Dikash,
11:03il va faire la même,
11:04peut-être même mieux ?
11:05Ce n'est pas sûr.
11:06Ce n'est pas sûr.
11:06Non, mais ce que je veux dire,
11:07c'est que il y a ce côté...
11:09Il essaie de tailler Zizou.
11:11Ça rejoint ce que disait Héloïse,
11:13c'est-à-dire que pour un moment,
11:15en tout cas,
11:15il va y avoir une espèce
11:16de béatitude.
11:16Oui.
11:17Voilà.
11:18Et c'est un fait,
11:19c'est-à-dire que personne
11:19n'attendait Didier Deschamps,
11:21qui a été un immense joueur aussi.
11:22Je veux dire,
11:23personne n'était là
11:23en train de dire
11:24« Waouh, ce n'est pas
11:25ce qu'il a fait en remise. »
11:26Non, non, on n'a pas fait ça.
11:27Mais déjà,
11:28quand il jouait,
11:29on ne se disait pas
11:29« Quelle passe de Didier Deschamps ? »
11:31Attention là,
11:32en chantant,
11:32Laurent Blanc.
11:33Laurent Blanc,
11:34c'est un joueur.
11:34Alors, Didier Deschamps,
11:35quand il y a deux touches,
11:36c'est en touches.
11:39C'est ce qu'il disait
11:41en équipe de France.
11:42C'est terrible, vous.
11:42Mais non,
11:44excusez-moi,
11:44je relaie les choses.
11:45Il n'y avait jamais trois touches.
11:47Quand c'est deux touches,
11:48Didier,
11:49c'est en touches.
11:49Vous savez ce qu'il m'avait dit
11:50Didier Deschamps
11:51quand je l'avais interviewé
11:51la première fois ?
11:52Il m'a dit
11:52« Bon, quand même,
11:53il ne faut pas exagérer.
11:54J'avais deux pieds,
11:54même si ce n'était pas
11:55ce Zidane.
11:56C'était mon titre. »
11:56Oui, ok.
11:57Mais je veux dire,
11:58Laurent Blanc,
11:59un joueur qui a été
12:00un joueur magnifique,
12:01il n'y avait pas
12:01cette béatitude-là.
12:02Et on parle de Laurent Blanc
12:03qui est un mythe.
12:03Mais Zidane,
12:04il y a quelque chose
12:05d'au-dessus.
12:06Alors, bien sûr,
12:06ça n'a pas duré
12:07quatre ans comme ça.
12:08Effectivement,
12:09il y aura un retour sur terre.
12:10Mais franchement,
12:10je pense que le temps
12:11se retirera un peu plus
12:12pour lui que pour d'autres.
12:13Pourquoi aime-t-on le football ?
12:15Ça renvoie ça, finalement.
12:16Est-ce que finalement,
12:17tous là,
12:18on est tous là,
12:19et tous les gens
12:19qui nous regardent,
12:20aiment le foot
12:21parce qu'à un moment,
12:22on a idolâtré un champion.
12:24On a idolâtré,
12:25vous, c'était Maradona,
12:26moi, c'était Michel Platini,
12:29Noah Prostino et tout ça.
12:30J'en passe,
12:30c'est des meilleurs.
12:31Et en fait,
12:32ça nous renvoie finalement
12:33à pourquoi, finalement,
12:35on est là ce soir
12:36sur le plateau
12:36et pourquoi on continue
12:37de refaire les matchs
12:39comme des grands malades.
12:40Parce qu'en sport,
12:40Zidane, en fait, finalement,
12:42c'est...
12:42Parce qu'en sport,
12:43le sentiment le plus puissant,
12:44c'est l'enfance
12:46et c'est la nostalgie.
12:47Oui.
12:48Et Zidane,
12:49il incarne ça particulièrement.
12:51C'est-à-dire que c'était souvenir
12:52de mômes, d'ados,
12:53de jeunes adultes, etc.
12:55Et il y a cette nostalgie
12:56de se dire,
12:56waouh,
12:57depuis,
12:57je n'ai jamais retrouvé ça vraiment
12:58parce que le rapport
13:00aux sportifs d'aujourd'hui
13:01n'est pas le même.
13:01Ils font d'autres choses
13:02pour t'en battre.
13:02Oui, c'est un peu
13:03football à l'ancienne.
13:04Il y a un peu ce truc
13:05qui est un peu gracieux
13:06comme ça
13:07et qui fait que tu te dis
13:08tu ne retrouveras jamais ça.
13:09Bon, on le retrouvera
13:10certainement.
13:11On le retrouve régulièrement.
13:12Pardon ?
13:13Les joueurs s'arrêtent,
13:13d'autres arrivent et continuent.
13:14Oui, bien sûr, bien sûr.
13:15D'ailleurs, entre-temps,
13:15il y a eu l'essai
13:16avec la Ronaldo.
13:17Les copains et les copines,
13:19je rebondis parce que
13:20le deuxième,
13:21la canadette de Soleil,
13:22dit avec le même matos
13:25en équipe de France,
13:27Zidane serait devenu
13:27champion.
13:27Enfin, ils auraient fait mieux.
13:29C'est...
13:30Non, mais...
13:31Non, mais pardon,
13:32je ne demande pas
13:32si c'est vrai ou c'est faux.
13:33Mais en fait,
13:34est-ce que c'est l'objectif
13:35de Zidane
13:36que de faire mieux jouer
13:38l'équipe de France ?
13:39Il l'a dit
13:39en conférence de presse.
13:40Il a dit...
13:41On lui a demandé
13:42comment il allait faire
13:43jouer cette équipe.
13:43Il a parlé un peu
13:44du système,
13:44de l'équilibre,
13:45de la structure.
13:46Puis après,
13:46il a dit,
13:46vous me connaissez,
13:47vous savez quel genre je suis.
13:48Donc, je vais bien jouer.
13:50Donc, on a hâte de voir ça.
13:51Mais ça lui met une pression terrible
13:52parce que ça ne peut pas
13:53être autre chose
13:54que bien jouer.
13:54Ça ne peut pas être défendre.
13:56Il va falloir
13:57qu'il se passe quelque chose
13:58de la beauté,
13:59de l'émotion,
14:00de la classe.
14:01Je ne trouve pas non plus
14:04renverser les canons du four.
14:06Il a plutôt fait du management
14:07comme tous les autres.
14:09Ça veut dire
14:09qu'il est très fort
14:09dans le management.
14:09Attendons de voir.
14:10Dans quelques minutes,
14:11mes amis,
14:12Bappé rêve de gagner
14:13le ballon d'or.
14:14Dans une interview
14:15aujourd'hui à RFI,
14:16il a annoncé le contraire.
14:17Le ballon d'or,
14:18ce n'est pas mon obsession.
14:19Tu parles.
14:22C'est évidemment
14:22une reconstitution.
14:24On n'était pas
14:25au domicile de Kylian.
14:27Ça a bossé aujourd'hui
14:28au troisième.
14:28Vraiment ?
14:29Ça a bossé au troisième.
14:30Le dégradé est très bien fait.
14:31Assez rapidement
14:31mais très efficace.
14:33Allez,
14:33à tout de suite.
14:34Allez,
14:34à tout de suite.
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