00:00Monsieur Retailleau, puisque invité hier sur LCI, Brune Retailleau a dévoilé la réforme des retraites qu'il souhaite réaliser s
00:07'il était élu l'an prochain.
00:08Elle instaurerait un âge de départ minimal à 63 ans, le départ à taux plein à 65 et la capitalisation
00:14pour les plus jeunes.
00:17Effectivement, elle fait âge minimal de départ à 63 ans.
00:24Faut réformer, évidemment, tout le monde est d'accord.
00:26On a souvent cet échange avec la jeune génération, donc je me tourne vers Alain Maïlène.
00:32Non, vous expliquez à la jeune génération comment est-ce que ça devrait se passer.
00:36Mais non ! Par exemple, j'ai appris hier qu'il y avait quand même une transmission annuelle de 415
00:44milliards.
00:45Les vieux transmettent 415 milliards par an, c'est plus que les pensions quand même.
00:49Donc les égoïstes de vieux...
00:52Les personnes âgées ou de les cibler. Le but, c'est de comprendre qu'il y a une fracture générationnelle
00:57qui est certes là.
00:57Et deux, il y a un système qui est en train de s'effondrer.
00:59Et c'est ce que reconnaît complètement Bruno Retailleau en disant,
01:02n'oubliez pas que le trou de la dette dans les 20-25 prochaines années, ça serait plus de 400
01:06milliards.
01:07C'est le premier poste de dépense sociale de l'État.
01:09Donc c'est normal que l'État s'y intéresse dans une période de crise.
01:14Ensuite, là, on voit que Bruno Retailleau, par exemple, propose des options pour les jeunes
01:17et des options pour les retraités d'aujourd'hui, qui ne seraient donc pas touchés par la capitalisation.
01:21Politiquement, d'abord, ce qui est intéressant, c'est que Bruno Retailleau a coupé l'herbe sous le pied à
01:24Édouard Philippe.
01:25Édouard Philippe était attendu demain dans l'heure de vérité.
01:28C'est loupé parce qu'Emmanuel Macron prendra la parole, donc Édouard Philippe est décalé.
01:31Édouard Philippe, vous savez bien qu'il a un petit sparadrap qui lui colle à la peau.
01:35C'est la question de l'âge de 67 ans.
01:37On attendait justement qu'il soit un peu plus clair sur ces questions.
01:40Eh bien, Bruno Retailleau s'est imposé et lui coupe l'herbe sous le pied.
01:43Donc stratégiquement, c'est intéressant.
01:47État qui parle, et pour les jeunes, et pour les personnes plus âgées et les retraités,
01:51et qui reconnaît d'office, d'emblée, au début, que c'est un système qui ne pourra pas tenir.
01:55Au moins, on est sûr qu'il n'y a pas de véritable démagogie dans sa démarche.
01:59Il faut parler maintenant de la retraite des fonctionnaires.
02:02Olivier Delagarde, oui.
02:03Et ça, c'est un sujet qui est évidemment très intéressant,
02:06parce qu'on s'aperçoit qu'en fait, l'État dépense des sommes absolument colossales pour la retraite.
02:13Mais vous le découvrez ? Non, mais vous êtes sérieux ?
02:15Attendez, vous êtes dans le privé.
02:17Moi, dans le privé, je sais que le problème de la retraite, ce n'est pas le privé.
02:20On est à l'équilibre, le privé.
02:22Et toutes les réformes qui ont été faites ces dernières années,
02:24c'est pour attaquer le privé, alors que c'est les fonctionnaires qui plombent le système.
02:28Donc là, en tout cas, il y a des...
02:43fonctionnaires contre salariés du privé, blancs contre noirs, actifs contre retraités.
02:50C'est-à-dire que vous allez avoir une France...
02:52Oui, mais vous avez une France qui va être en opposition sur tous les sujets.
02:58Je suis d'accord avec vous.
03:00En même temps, c'est la politique.
03:01Oui, mais là...
03:03Vous s'opposez.
03:03Là, quand on discute de la question des retraites, capitalisations ou par répartition,
03:08ce sont des sujets de fonds.
03:09Oui, alors la déclaration de Roland Lescure...
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