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  • hace 4 minutos
Séjourné afirma en Euronews que reequilibrar el comercio con China es existencial para la UE

El comisario de Industria de la UE advirtió de que la Unión estudia adoptar medidas comerciales punitivas si Pekín no reduce el déficit, que cuesta al bloque miles de empleos cada semana.

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Transcripción
00:08Hola y bienvenidos a esta emisión, nuestro invito hoy es el vicepresidente exécutivo de la Unión Europea, chargé de la
00:15prosperidad y de la estrategia industria, Stéphane Séjourné.
00:19Bienvenido y gracias por haber venido.
00:21Gracias y gracias por su invitación.
00:23Bueno, ahora, esta año, usted ha adoptado el concepto Made in EU, que privilégie las empresas europeas como piloto de
00:33la futura política industria de la Europa.
00:36Pero los dirigentes de las empresas advertirán que eso no resuelve los reales problemas de la Europa, es decir, los
00:42coos energéticos exorbitantes y una burocracia paralizante.
00:46Ahora, ¿la Comisión no contente-t-elle pas de traitar los síntomas sin buscar a encontrar el remédio?
00:53Bueno, d'abord, no hay solución sin problema.
00:56Y el problema, el es identificado.
00:58Un certain nombre de sectores estratégicos en Europa necesitan de contenidos locales.
01:03Es el caso de la energía y las clean tech.
01:06Las clean tech, son todas las industrias que producen de la energía.
01:11Que sea, de la pano solar, de la pompe a chaleur en pasando por la centrale nuclear.
01:15Tenemos una política de electrificación del continente.
01:20Y si no hacemos nada en las 10 próximas años, la Chine nos fournirá 100% de la clean tech
01:26que tenemos besoin.
01:27Es el nuevo gas ruso de demain, en términos de dependencia.
01:32Y entonces, nos hemos decidido, por razones de competitividad,
01:35pero también y por cuestiones lias a las exportaciones chinoas subvencionadas,
01:41y entonces, el level planfield entre las empresas europeas y las empresas chinoas,
01:46de poder condicionar un certain nombre de composantes europeas.
01:51Nos hemos decidido de cambiar de doctrine sobre este tema.
01:55Y la cuestión se pose ahora de saber cómo hacemos el Made in Europe,
02:00y más, ¿est-ce que hay que realmente le hacer?
02:03Entonces, se pose des cuestiones de coos, de surcoos, qu'il faut régler.
02:07Y a un sujet de scope geográfico, con los partenarios de confianza,
02:11y a un sujet également de scope de sectores concernados,
02:15para saber qué es estratégico y qué es menos estratégico.
02:18Entonces, no vamos a demandar del Made in Europe sobre todo,
02:22sino sobre los sectores que tenemos necesidad para el futuro.
02:25Justamente, la Francia quiere que este Made in Europe
02:29sea strictamente reservado a los Estados membres,
02:31a los Estados membres de la Unión Europea,
02:34pero ¿esto no riesce de restringir el acceso a la innovación y aumentar los coos?
02:40Porque hay países no europeos que son quizás menos chero, más innovadoras.
02:46Alors, ça fait partie des débats que je vous évoquais.
02:49Le problème du scope géographique, moi, je le dis avec conviction,
02:54nous avons des engagements internationaux à ouvrir nos marchés publics.
02:57Le Made in Europe s'applique uniquement quand il y a de l'argent public.
03:01Quand il y a de l'argent public, nous demandons à ce que certains composants soient produits en Europe.
03:08Ce scope géographique, il doit être compatible avec nos engagements internationaux.
03:13Et donc, nous avons des engagements avec certains partenaires européens et extra-européens
03:19pour pouvoir ouvrir les marchés publics à l'étranger
03:22et qu'eux-mêmes ouvrent leurs marchés publics aux entreprises européennes.
03:27Et dans ce cadre-là, moi, je crois beaucoup à la réciprocité.
03:30La réciprocité de l'ouverture de nos marchés.
03:33L'Europe a souvent ouvert ses marchés publics à d'autres entreprises extra-européennes,
03:39mais n'a pas obtenu l'ouverture des marchés de pays tiers.
03:45Et donc, il faut utiliser ce Made in Europe, ce texte qui est en discussion aujourd'hui au Parlement et
03:50au Conseil,
03:50comme une opportunité de pouvoir aussi gagner des marchés à l'international
03:55et de trouver des nouveaux accords avec nos partenaires pour ouvrir ces marchés.
04:00Alors, un des pays non européens avec qui l'Union européenne veut resserrer les liens, c'est le Canada.
04:08En l'invitant à devenir membre associé.
04:12Alors, quand est-ce que la Commission va nous éclaircir là-dessus ?
04:16Qu'est-ce que ça implique ?
04:19D'abord, un mot peut-être sur le contexte,
04:22puisqu'une partie aujourd'hui du monde ne respecte plus les mêmes règles sur le commerce que les Européens respectent.
04:30À terme, il s'agira de créer le club de ceux qui veulent respecter les mêmes règles.
04:38Et l'objectif avec le Canada, c'est la convergence réglementaire.
04:43Que nous ayons les mêmes règles, les mêmes standards, les mêmes modes de production,
04:48les mêmes objectifs de décarbonation de notre économie,
04:51pour que nous puissions interagir plus facilement
04:54et que les entreprises canadiennes aient des facilités d'accès au marché européen
04:58et que les entreprises européennes aient des facilités d'accès au Canada.
05:02Et ça pourra se multiplier avec d'autres partenaires.
05:04Je pense au Japon, je pense y compris à un certain nombre de partenaires
05:09comme l'Australie, comme la Corée du Sud,
05:12le UK étant des partenaires qui sont susceptibles également
05:17d'avoir des liens particuliers avec l'Union européenne.
05:19Donc le membership, c'est pour l'avenir.
05:22Le membership, c'est pour l'avenir.
05:24Pour la prochaine commission.
05:24Mais en tout cas, les partenariats plus étroits, c'est pour maintenant.
05:29Alors, du Canada à la Chine,
05:31il y a une étude récente qui a révélé que le déficit commercial
05:36entre l'UE et la Chine s'élevait à plus d'un milliard d'euros par jour en juillet.
05:43Alors, il y a une date butoir en octobre
05:45pour la conclusion d'un accord avec Pékin
05:48visant à limiter les exploitations chinoises vers l'Europe.
05:54Comment l'Europe réagira-t-elle si elle n'obtient aucun engagement ferme
05:59quant au rééquilibrage des échanges commerciaux avec la Chine ?
06:03Alors, deux chiffres supplémentaires à ce que vous avez évoqué.
06:06Un, qui montre la différence d'égalité entre une entreprise européenne et une entreprise chinoise,
06:15c'est qu'un quart des entreprises chinoises qui opèrent dans le marché européen opèrent à perte.
06:23Et 3%, c'est 3% du PIB chinois qui est consacré aux aides à l'export et notamment aux
06:31aides aux entreprises directes.
06:33Pourquoi nous pensons que ce déficit de 1 milliard d'euros de déficit commercial par jour n'est pas soutenable
06:43?
06:43Parce que nous perdons aujourd'hui des milliers d'emplois par semaine.
06:48C'est à peu près 20 à 25 000 emplois dans l'industrie par jour
06:52que nous pouvons perdre dans les prochaines années
06:56et nous avons déjà perdu 250 000 emplois industriels l'année dernière.
07:01Il est urgent d'agir et il est urgent de rééquilibrer.
07:04La Commission européenne a fait une proposition à la partie chinoise
07:07de discuter secteur par secteur
07:10et de regarder comment nous pouvons rééquilibrer les choses.
07:14Ce déséquilibre n'est pas soutenable pour la Chine comme pour l'Union européenne.
07:19Et nous souhaitons qu'il y ait un accord secteur par secteur.
07:22Alors je vais donner peut-être une chance à la négociation et à la discussion.
07:29Mais la Présidente l'a dit, si ces discussions ne donnent pas de résultats,
07:35les outils de défense commerciale sont sur la table
07:38et ces outils de défense commerciale pourront être utilisés par l'Union européenne.
07:43Nous avons besoin aujourd'hui de crédibilité dans l'utilisation de ces outils
07:46et nous n'hésiterons pas à pouvoir les utiliser pour pouvoir rééquilibrer.
07:50Ça devient existentiel pour les Européens, ce rééquilibrage commercial.
07:55Sur les secteurs impactés, les machines-outils, l'automobile, la chimie, l'industrie lourde,
08:01nous devons agir rapidement.
08:03Alors le président chinois Xi Jinping était aux États-Unis pour un sommet avec le président Trump.
08:11Qu'est-ce que vous attendez de cette visite, de cette rencontre pour l'Europe ?
08:15D'abord, l'Europe parle directement à la Chine.
08:17Il n'y a pas besoin d'intermédiaires pour avoir un dialogue commercial avec la partie chinoise.
08:24Et nous le faisons, je vous l'ai dit, nous avons engagé cette discussion.
08:28Maintenant, nous avons besoin également d'un dialogue constructif entre la Chine et les États-Unis.
08:34Et on a vu l'année dernière que l'emballement commercial entre Washington et Pékin sur ces sujets-là
08:42pouvait nous créer une guerre commerciale, y compris qui peut affecter l'économie européenne.
08:48Donc oui, je souhaite que ce dialogue puisse être constructif,
08:51qu'on puisse arriver à un accord, qu'on puisse stabiliser la situation.
08:56Alors parlons énergie maintenant, de nombreux pays européens abordent l'hiver avec inquiétude,
09:02alors que les prix énergétiques montent en flèche.
09:06Est-ce que l'Union européenne est prête à faire face à ce qui l'attend
09:10si les causes de cette hausse des coûts ne sont pas traitées, ne sont pas maîtrisées ?
09:16Il y a des réponses de court terme et il y a des réponses de long terme.
09:20La réponse de long terme, on la connaît, elle est la décarbonation de notre économie,
09:25l'électrification de notre industrie et la production sur le territoire européen
09:31de manière souveraine de plus en plus d'énergie pour ne pas être directement touchée
09:37par les crises internationales.
09:38La réponse de court terme, elle est assez simple pour la Commission,
09:41elle est de donner la possibilité aux États membres de faire face à une situation de crise
09:45et donc donner des flexibilités supplémentaires.
09:48On l'a fait par le passé dans des secteurs, l'année dernière avec l'automobile,
09:53puisque nous avons annulé en quelque sorte les amendes que les constructeurs auraient dû payer
09:58au titre des lois européennes sur la décarbonation.
10:01Et nous l'avons fait vis-à-vis des États membres également
10:05en donnant des flexibilités pour subventionner ces hausses.
10:09Certains États ont les capacités, je pense notamment à l'Allemagne, à l'Espagne,
10:14qui ont décidé des baisses de taxes qui sont subventionnées.
10:18D'autres ont moins les capacités budgétaires.
10:20Et donc il y a une forme d'inégalité aujourd'hui sur les réponses de court terme
10:24qui sont données par les États membres.
10:27Et la Commission essaiera de lisser ces inégalités
10:32et de donner la capacité à tout le monde de pouvoir avoir des réponses de court terme.
10:36Dernière question.
10:37La France a réussi, après des négociations tendues,
10:41à faire retirer Alisher Ousmanov de la liste des sanctions de l'Europe contre la Russie.
10:50Décision jugée inacceptable par l'Ukraine.
10:53Quelle est votre réaction ?
10:54Je crois que les Français ont des arguments de sécurité nationale
11:00qui leur sont propres sur un élément du paquet.
11:05Donc il faut trouver une voie pour pouvoir prendre ces sanctions.
11:09Encore une fois, c'est critique,
11:10puisque nous rentrons peut-être dans le « money time »
11:15dans ce conflit qui oppose la Russie et l'Ukraine.
11:20On doit continuer à soutenir l'Ukraine.
11:23Nous devons multiplier également les sanctions pour qu'elles soient efficaces.
11:27Et donc moi, je souhaite qu'on puisse trouver un accord rapidement
11:30et qu'on lève la difficulté qui est a priori liée à une personne et un individu.
11:36Un individu ou une personne ou des questions de sécurité nationale en France,
11:42dont je n'ai pas État aujourd'hui,
11:44ne peuvent pas justifier de bloquer l'ensemble du paquet de sanctions.
11:50Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de l'Union européenne.
11:53Merci.
11:54Merci beaucoup de votre invitation.
11:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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