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  • 12 minutes ago
Пересмотр торговли с Китаем — «вопрос выживания» ЕС, заявил Сежурне в интервью Euronews

Еврокомиссар по промышленности предупредил, что ЕС может прибегнуть к штрафным торговым мерам, если Пекин не сократит торговый дефицит, который каждую неделю обходится блоку в тысячи рабочих мест.

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Transcript
00:07Здравствуйте.
00:30Les entreprises européennes comme pilier essentiel de la future politique industrielle de l'Europe.
00:36Mais les dirigeants d'entreprises avertissent que cela ne résout pas les véritables problèmes de l'Europe,
00:41c'est-à-dire des coûts énergétiques exorbitants et une bureaucratie paralysante.
00:46Alors, la Commission ne contente-t-elle pas de traiter les symptômes sans chercher à trouver le remède ?
00:53Bon, d'abord, il n'y a pas de solution sans problème.
00:56Et le problème, il est identifié. Un certain nombre de secteurs stratégiques en Europe ont besoin de contenu local.
01:03C'est le cas dans l'énergie et les clean tech.
01:06Les clean tech, ce sont toutes les industries qui produisent de l'énergie,
01:11que ça a du panneau solaire, de la pompe à chaleur en passant par la centrale nucléaire.
01:16Nous avons une politique d'électrification du continent.
01:19Et si nous ne faisons rien dans les dix prochaines années, la Chine nous fournira 100% des clean tech
01:26dont nous avons besoin.
01:27C'est le nouveau gaz russe de demain en termes de dépendance.
01:32Et donc, nous avons décidé, pour des raisons de compétitivité, mais aussi surtout pour des questions liées aux exportations chinoises
01:40subventionnées,
01:41et donc le level planfield entre les entreprises européennes et les entreprises chinoises,
01:46de pouvoir conditionner un certain nombre de composants européens.
01:51Nous avons décidé de changer de doctrine sur ce sujet-là.
01:55Et la question se pose maintenant de savoir comment nous faisons le Made in Europe,
02:00et plus est-ce qu'il faut réellement le faire.
02:03Donc, il se pose des questions de coût, de surcoût, qu'il faut régler.
02:07Il y a un sujet de scope géographique avec nos partenaires de confiance.
02:11Et il y aura un sujet également de scope des secteurs concernés,
02:15pour savoir qu'est-ce qui est stratégique et qu'est-ce qui est moins stratégique.
02:19On ne va pas demander du Made in Europe sur tout,
02:22mais sur des secteurs dont nous avons besoin pour l'avenir.
02:25Justement, la France veut que ce Made in Europe soit strictement réservé aux États membres,
02:31aux États membres de l'Union européenne.
02:34Mais cela ne risque-t-il pas de restreindre l'accès à l'innovation et d'augmenter les coûts ?
02:40Parce qu'il y a des pays non-européens qui sont peut-être moins chers, plus innovants.
02:46Alors, ça fait partie des débats que je vous évoquais.
02:49Le problème du scope géographique, moi je dis avec conviction,
02:54nous avons des engagements internationaux à ouvrir nos marchés publics.
02:57Le Made in Europe s'applique uniquement quand il y a de l'argent public.
03:01Quand il y a de l'argent public, nous demandons à ce que certains composants soient produits en Europe.
03:08Ce scope géographique, il doit être compatible avec nos engagements internationaux.
03:13Et donc, nous avons des engagements avec certains partenaires européens et extra-européens
03:19pour pouvoir ouvrir les marchés publics à l'étranger
03:22et qu'eux-mêmes ouvrent leurs marchés publics aux entreprises européennes.
03:27Et dans ce cadre-là, moi je crois beaucoup à la réciprocité.
03:30La réciprocité de l'ouverture de nos marchés.
03:33L'Europe a souvent ouvert ses marchés publics à d'autres entreprises extra-européennes,
03:39mais n'a pas obtenu l'ouverture des marchés de pays tiers.
03:44Et donc, il faut utiliser ce Made in Europe,
03:47ce texte qui est en discussion aujourd'hui au Parlement et au Conseil,
03:50comme une opportunité de pouvoir aussi gagner des marchés à l'international
03:55et de trouver des nouveaux accords avec nos partenaires pour ouvrir ces marchés.
04:00Alors, un des pays non européens avec qui l'Union européenne veut resserrer les liens,
04:07c'est le Canada, en l'invitant à devenir membre associé.
04:12Alors, quand est-ce que la Commission va nous éclaircir là-dessus ?
04:16Qu'est-ce que ça implique ?
04:19D'abord, un mot peut-être sur le contexte,
04:22puisqu'une partie aujourd'hui du monde ne respecte plus les mêmes règles
04:26sur le commerce que les Européens respectent.
04:31À terme, il s'agira de créer le club de ceux qui veulent respecter les mêmes règles.
04:38Et l'objectif avec le Canada, c'est la convergence réglementaire,
04:42que nous ayons les mêmes règles, les mêmes standards,
04:46les mêmes modes de production, les mêmes objectifs de décarbonation de notre économie
04:51pour que nous puissions interagir plus facilement
04:54et que les entreprises canadiennes aient des facilités d'accès au marché européen
04:58et que les entreprises européennes aient des facilités d'accès au Canada.
05:01Et ça pourra se multiplier avec d'autres partenaires.
05:04Je pense au Japon, je pense y compris à un certain nombre de partenaires
05:09comme l'Australie, comme la Corée du Sud,
05:13le UK étant des partenaires qui sont susceptibles également
05:17d'avoir des liens particuliers avec l'Union Européenne.
05:19Donc, le membership, c'est pour l'avenir.
05:22Le membership, c'est pour l'avenir.
05:24Pour la prochaine Commission.
05:24Mais en tout cas, les partenariats plus étroits, c'est pour maintenant.
05:29Alors, du Canada à la Chine, il y a une étude récente
05:33qui a révélé que le déficit commercial entre l'UE et la Chine
05:38s'élevait à plus d'un milliard d'euros par jour en juillet.
05:43Alors, il y a une date butoir en octobre
05:45pour la conclusion d'un accord avec Pékin
05:49visant à limiter les exploitations chinoises vers l'Europe.
05:54Comment l'Europe réagira-t-elle
05:56si elle n'obtient aucun engagement ferme
05:59quant au rééquilibrage des échanges commerciaux avec la Chine ?
06:03Alors, deux chiffres supplémentaires à ce que vous avez évoqué.
06:07Un qui montre la différence d'égalité
06:12entre une entreprise européenne et une entreprise chinoise.
06:15C'est qu'un quart des entreprises chinoises
06:19qui opèrent dans le marché européen opèrent à perte.
06:23Et 3%, c'est 3% du PIB chinois
06:27qui est consacré aux aides à l'export
06:29et notamment aux aides aux entreprises directes.
06:33Pourquoi nous pensons que ce déficit
06:36de 1 milliard d'euros de déficit commercial par jour
06:41n'est pas soutenable ?
06:43Parce que nous perdons aujourd'hui
06:45des milliers d'emplois par semaine.
06:47C'est à peu près 20 à 25 000 emplois dans l'industrie par jour
06:53que nous pouvons perdre dans les prochaines années.
06:56Et nous avons déjà perdu 250 000 emplois industriels l'année dernière.
07:01Il est urgent d'agir et il est urgent de rééquilibrer.
07:04La Commission européenne a fait une proposition
07:06à la partie chinoise
07:07de discuter secteur par secteur
07:10et de regarder comment nous pouvons rééquilibrer les choses.
07:14Ce déséquilibre n'est pas soutenable pour la Chine
07:17comme pour l'Union européenne.
07:19Et nous souhaitons qu'il y ait un accord secteur par secteur.
07:22Alors je vais donner peut-être une chance
07:27à la négociation et à la discussion.
07:29Mais la Présidente l'a dit.
07:32Si ces discussions ne donnent pas de résultats,
07:35les outils de défense commerciale sont sur la table
07:38et ces outils de défense commerciale
07:41pourront être utilisés par l'Union européenne.
07:42Nous avons besoin aujourd'hui de crédibilité
07:45dans l'utilisation de ces outils
07:46et nous n'hésiterons pas à pouvoir les utiliser
07:48pour pouvoir rééquilibrer.
07:50Ça devient existentiel pour les Européens,
07:53ce rééquilibrage commercial.
07:55Sur les secteurs impactés,
07:56les machines-outils, l'automobile,
07:59la chimie, l'industrie lourde,
08:01nous devons agir rapidement.
08:03Alors le président chinois Xi Jinping
08:06était aux États-Unis
08:08pour un sommet avec le président Trump.
08:10Qu'est-ce que vous attendez de cette visite,
08:13de cette rencontre pour l'Europe ?
08:15D'abord, l'Europe parle directement à la Chine.
08:18Il n'y a pas besoin d'intermédiaires
08:20pour avoir un dialogue commercial
08:23avec la partie chinoise.
08:24Et nous le faisons, je vous l'ai dit,
08:26nous avons engagé cette discussion.
08:28Maintenant, nous avons besoin également
08:30d'un dialogue constructif
08:32entre la Chine et les États-Unis.
08:34Et on a vu l'année dernière
08:36que l'emballement commercial
08:38entre Washington et Pékin
08:40sur ces sujets-là
08:42pouvait nous créer une guerre commerciale,
08:44y compris qui peut affecter
08:45l'économie européenne.
08:48Donc oui, je souhaite que ce dialogue
08:50puisse être constructif,
08:51on puisse arriver à un accord,
08:53qu'on puisse stabiliser la situation.
08:56Alors parlons énergie maintenant,
08:58de nombreux pays européens
09:00abordent l'hiver avec inquiétude,
09:02alors que les prix énergétiques
09:04montent en flèche.
09:06Est-ce que l'Union européenne
09:07est prête à faire face
09:09à ce qui l'attend
09:10si les causes de cette hausse
09:12des coûts ne sont pas traités,
09:14ne sont pas maîtrisés ?
09:16Il y a des réponses de court terme
09:17et il y a des réponses de long terme.
09:20La réponse de long terme,
09:21on la connaît,
09:23elle est la décarbonation
09:24de notre économie,
09:25l'électrification de notre industrie
09:28et la production
09:29sur le territoire européen
09:31de manière souveraine
09:32de plus en plus d'énergie
09:33pour ne pas être directement touchée
09:37par les crises internationales.
09:38La réponse de court terme,
09:39elle est assez simple pour la Commission,
09:41elle est de donner la possibilité
09:43aux États membres
09:43de faire face à une situation de crise
09:45et donc donner des flexibilités supplémentaires.
09:48On l'a fait par le passé
09:49dans des secteurs,
09:51l'année dernière avec l'automobile,
09:53puisque nous avons annulé,
09:55en quelque sorte,
09:56les amendes
09:56que les constructeurs auraient dû payer
09:58au titre des lois européennes
10:00sur la décarbonation.
10:01Et nous l'avons fait vis-à-vis
10:03des États membres également,
10:05en donnant des flexibilités
10:06pour subventionner ces hausses.
10:09Certains États ont les capacités,
10:12je pense notamment à l'Allemagne,
10:13à l'Espagne,
10:14qui ont décidé des baisses de taxes
10:16qui sont subventionnées.
10:18D'autres ont moins les capacités budgétaires.
10:20Et donc, il y a une forme d'inégalité
10:22aujourd'hui sur les réponses de court terme
10:24qui sont donnés par les États membres.
10:27Et la Commission essayera
10:29de lisser ces inégalités
10:32et de donner la capacité
10:33à tout le monde
10:34de pouvoir avoir des réponses
10:35de court terme.
10:36Dernière question.
10:37La France a réussi,
10:39après des négociations tendues,
10:41à faire retirer
10:43Alisher Ousmanov
10:45de la liste des sanctions
10:46de l'Europe contre la Russie.
10:50Décision jugée inacceptable
10:51par l'Ukraine.
10:53Quelle est votre réaction ?
10:54Je crois que les Français
10:57ont des arguments
10:59de sécurité nationale
11:00qui leur sont propres
11:01sur un élément du paquet.
11:05Donc, il faut trouver une voie
11:07pour pouvoir prendre ces sanctions.
11:09Encore une fois, c'est critique
11:10puisque nous rentrons
11:12peut-être dans le money time
11:14dans ce conflit
11:16qui oppose la Russie
11:19et l'Ukraine.
11:20On doit continuer
11:21à soutenir l'Ukraine.
11:23Nous devons multiplier
11:25également les sanctions
11:26pour qu'elles soient efficaces.
11:27Et donc, moi, je souhaite
11:28qu'on puisse trouver
11:29un accord rapidement
11:30et qu'on lève
11:32la difficulté
11:33qui est a priori
11:34liée à une personne
11:35et un individu.
11:37Un individu
11:38ou une personne
11:38ou des questions
11:39de sécurité nationale
11:40en France
11:42dont je n'ai pas État
11:43aujourd'hui
11:43ne peuvent pas justifier
11:46de bloquer
11:47l'ensemble du paquet
11:48de sanctions.
11:50Stéphane Séjourné,
11:51vice-président exécutif
11:52de l'Union européenne.
11:53Merci.
11:54Merci beaucoup
11:54de votre invitation.
11:55Sous-titrage Société Radio-Canada
11:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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