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  • il y a 2 semaines
Jeudi 17 septembre, la commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi dite "intégrale" contre les violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants poursuit ses travaux. Pour conclure les auditions des membres du gouvernement avant l'examen du texte en commission, les députés auditionnent Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale. L'occasion pour le ministre de revenir sur le volet du texte consacré à la protection des enfants contre les violences sexuelles et intrafamiliales, prévoyant notamment un entretien individuel annuel obligatoire de la maternelle à la majorité de l'enfant pour détecter les violences.

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Transcription
00:00:07Bonjour, bienvenue dans la séance est ouverte. Nous suivons les travaux de la commission spéciale chargée d'examiner la loi
00:00:15dite intégrale, un texte transpartisan sur les violences faites aux femmes et aux enfants.
00:00:22Jeudi 17 septembre, la commission auditionnait Edouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Regardez.
00:00:30Depuis le début de nos travaux, les associations et les professionnels que nous avons entendus nous rappellent combien le repérage
00:00:35précoce des violences est déterminant pour protéger les enfants.
00:00:39L'école occupe à cet égard une place absolument particulière. Elle est très souvent le premier lieu où les violences
00:00:45subies par un enfant peuvent être repérées ou révélées.
00:00:47Parce qu'elle accueille les enfants presque quotidiennement, c'est aussi là qu'un changement de comportement peut être identifié,
00:00:53qu'une parole peut émerger et que l'alerte peut être donnée.
00:00:55L'article 30 introduit une nouvelle obligation dans le code de l'éducation afin d'instaurer un entretien annuel pour
00:01:01chaque élève de son entrée à l'école maternelle jusqu'à sa majorité,
00:01:05permettant d'évaluer sa santé physique et psychique et de prévenir ou de détecter d'éventuelles violences commises à son
00:01:09encontre.
00:01:10Cet entretien doit être conduit par des personnels de l'éducation nationale qui devront être formés au repérage des violences
00:01:15faites aux enfants.
00:01:16L'article 33 institue un contrôle d'honorabilité applicable à toute personne exerçant à titre professionnel ou bénévole de manière
00:01:22permanente, temporaire ou occasionnelle,
00:01:24une activité d'enseignement, d'animation, de surveillance, d'encadrement, d'accueil, de garde ou d'accompagnement auprès de mineurs
00:01:28ou de majeurs vulnérables.
00:01:30Derrière ces dispositions se pose une question essentielle, comment faire de l'école un acteur encore plus efficace de la
00:01:34prévention et du repérage des violences,
00:01:36tout en donnant au personnel les moyens, la formation et les outils nécessaires pour exercer cette responsabilité.
00:01:41Nous savons que les dispositifs proposés soulèvent des questions concrètes de mise en œuvre et d'articulation avec ce qui
00:01:45existe déjà.
00:01:47Notre commission doit pouvoir les examiner pleinement, mais l'objectif doit rester clair, mieux repérer, c'est pouvoir protéger plus
00:01:52tôt.
00:01:52C'est dans cet esprit que nous souhaitons vous entendre ce soir sur les objectifs que vous partagez, sur les
00:01:56difficultés que vous identifiez
00:01:58et sur les solutions qui permettraient, lorsqu'une disposition doit évoluer, d'en préserver pleinement l'ambition.
00:02:02Avant, dans les questions de nos rapporteurs, je donne la parole à notre rapporteur général, Mme Céline Thibault-Martinez.
00:02:07Merci, M. le Président. M. le ministre, chers collègues, merci de nous avoir rejoints à cette heure un tout petit
00:02:13peu tardive.
00:02:15Donc, on va ce soir parler, évidemment, de propositions de loi intégrale.
00:02:19Je ne vais pas être très longue, puisqu'on a déjà eu l'occasion d'en discuter avec le ministre
00:02:24à plusieurs reprises,
00:02:25depuis le lancement des travaux autour de la proposition de loi.
00:02:29Dans les questions, enfin, juste peut-être rappeler quand même, avant de me lancer dans les questions,
00:02:35que dans la proposition de loi intégrale, il y a notamment une mesure qui est très importante,
00:02:40en tout cas qui compte beaucoup pour les associations enfantistes,
00:02:44qui est celle de l'entretien annuel individuel, qui est prévu à l'article 30.
00:02:51Je pense qu'on va beaucoup, la discussion va beaucoup tourner autour de ça, forcément, ce soir.
00:02:56Donc, la question qu'on se pose, c'est quels sont les moyens et les budgets
00:03:02que le ministère de l'Éducation nationale est en mesure de mettre à disposition
00:03:07pour que cet entretien annuel, s'il était adopté, il soit effectivement mis en place.
00:03:14Ce serait donc ma première question.
00:03:17La seconde question, ça concerne le dispositif alternatif que vous avez évoqué déjà à plusieurs reprises dans les médias
00:03:25et puis qui a vaguement circulé, pas tout à fait, enfin, vous préciserez peut-être aussi si vous le souhaitez,
00:03:32concernant un questionnaire relatif à ces violences sexistes et sexuelles,
00:03:37donc un questionnaire que vous voulez comme un dispositif alternatif à l'entretien annuel
00:03:42que nous avons posé dans la proposition de loi.
00:03:46Vous souhaitez que ce questionnaire soit diffusé à l'occasion des séances des VAR et des VARS.
00:03:52Autour de ces séances, évidemment, et depuis de nombreuses années maintenant,
00:03:56il y a quelques sujets, notamment notre capacité à déployer ces séances
00:04:04pour tous les cycles qui doivent en bénéficier, avec le nombre de séances requises.
00:04:10Donc ma seconde question portera sur les leviers que vous pourriez mettre en œuvre
00:04:14pour améliorer le déploiement de l'EVAR et de l'EVARS auprès des enfants
00:04:19et du même coup garantir une diffusion, je pense que l'objectif doit être
00:04:25une diffusion systématique du questionnaire.
00:04:29J'aurai ensuite une question sur l'article 39 qui concerne la procédure disciplinaire.
00:04:35Je ne sais pas si vous souhaiterez y répondre.
00:04:37C'est dans la procédure disciplinaire de renseignement supérieur.
00:04:40Vous nous direz si vous voulez y répondre ou pas,
00:04:42puisque ce n'est peut-être pas exactement dans votre champ,
00:04:45ou pas forcément, vous n'êtes pas préparé ça.
00:04:48Avec ce questionnaire, on vient renforcer le traitement des violences sexistes
00:04:53et sexuelles dans l'enseignement supérieur.
00:04:56Est-ce que vous, de votre côté, vous avez des préconisations,
00:04:59des recommandations qui permettraient de garantir ou de venir soutenir
00:05:03la proposition qui figure dans l'article 39, qui, je le précise,
00:05:07est d'abord et avant tout une modification de la procédure disciplinaire ?
00:05:12Et dernière question, ça concerne un public qui est peut-être moins visible,
00:05:21mais néanmoins très présent.
00:05:22Ça concerne les jeunes filles étrangères qui sont victimes de violences sexistes
00:05:26et sexuelles, de mutilations sexuelles notamment, et de mariages forcés.
00:05:30Et j'aurais aimé que vous nous disiez ce que vous mettez en œuvre aujourd'hui
00:05:35pour informer, prévenir, lutter contre ces violences sexistes et sexuelles
00:05:40et ce que vous pourriez faire éventuellement en complément de ce qui est déjà fait.
00:05:44Voilà, je vous remercie.
00:05:46Monsieur le ministre, vous pouvez intervenir.
00:05:48Merci, monsieur le président de l'Oleur, mesdames et messieurs les députés.
00:05:51Merci. Alors, peut-être pour, j'allais dire, il faut répondre à vos questions
00:05:59et puis vous redonner le cadre général tel qu'on le voit actuellement
00:06:02et tel qu'on s'emploie à le faire évoluer.
00:06:06D'abord, effectivement, vous l'avez dit, monsieur le président,
00:06:08mais l'école est avant tout un lieu de confiance au sein duquel
00:06:13l'enfant est susceptible de libérer sa parole et de confier les actes
00:06:21dont il aurait pu être victime.
00:06:23Vous connaissez les chiffres mieux que moi, mais on considère que
00:06:28quasiment un enfant sur dix est victime de viol ou de réaction sexuelle.
00:06:32Donc, dans son enfance, dans tous les jeunes enfants,
00:06:36enfin, 10% des jeunes enfants, ça fait en moyenne entre 2 et 3 enfants par classe.
00:06:42Par rapport à ça, l'éducation nationale est aujourd'hui le premier signaler de France
00:06:47puisque en 2025-2026, ce sont en tout, toutes causes confondues,
00:06:53je vais venir après sur les questions non sexuelles,
00:06:5688 000 informations préoccupantes ou articles 40, donc saisines de la justice,
00:07:01qui ont été émises par l'éducation nationale contre 50 000 trois ans auparavant.
00:07:08Donc, il y a très clairement un phénomène important de signalement de la part
00:07:12de l'éducation nationale.
00:07:14Parmi ces signalements, il y en a très précisément, parce que j'ai donc demandé
00:07:19à ce qu'on arrive à extraire autant que possible en termes de suivi
00:07:22les violences sexistes et sexuelles dont ont été victimes nos élèves,
00:07:26enfin, pas forcément en tant qu'élèves, mais au titre des signalements,
00:07:29il y en a 13 269 qui ont été émis l'année dernière par l'éducation nationale.
00:07:36C'est une hausse de 32% par rapport à l'année précédente.
00:07:40Donc, évidemment, rapporter aux chiffres qu'on considère être crédibles
00:07:46de 160 000 atteintes par an, vous voyez que ça correspond à peu près
00:07:50à un peu moins de 10%, mais c'est un chiffre qui très clairement
00:07:53augmente de manière considérable.
00:07:56Et puis, évidemment, vous pourriez également me demander,
00:07:59j'allais dire, ce qui se passe s'agissant des agressions
00:08:02qui auraient lieu dans l'enceinte scolaire du fait d'adultes.
00:08:09Donc, s'agissant des cas relevant l'éducation nationale,
00:08:16il y a actuellement 266 dossiers en cours,
00:08:20tous transmis à la justice,
00:08:22et 45 révocations ont été prononcées l'année dernière
00:08:25pour l'éducation nationale.
00:08:28Et dans ce dont nous avons connaissance,
00:08:30car nous n'avons pas toujours connaissance pour le périscolaire,
00:08:33mais nous avons eu 260 remontées s'agissant du périscolaire
00:08:37du fait essentiellement d'adultes encadrants.
00:08:42Donc, moi, comme vous le savez,
00:08:44mais on a déjà eu l'occasion de parler,
00:08:45donc je vais assez vite sur cette partie-là,
00:08:47mais c'est une cause, je crois qu'on la partage tous,
00:08:51qui me tient profondément à cœur
00:08:53et sur laquelle, depuis mon arrivée,
00:08:55je n'ai cessé de prendre une série de mesures
00:08:57destinées à, si je puis dire,
00:09:00à la fois relever les herces
00:09:01pour empêcher les prédateurs d'entrer
00:09:05et sanctionner ceux qui le sont
00:09:06et apporter une réponse rapide et crédible aux familles.
00:09:10Trois éléments par rapport à ça.
00:09:12D'abord, il y a un guide de signalement
00:09:13qui a été envoyé dans chaque école,
00:09:16chaque collège et chaque lycée
00:09:17au mois de mars dernier.
00:09:19Il n'a pas été très publicisé
00:09:20parce que c'était en pleine période de réserve,
00:09:21mais je n'ai pas attendu la fin de période de réserve
00:09:22pour l'envoyer, donc dès qu'il était prêt,
00:09:24je l'ai envoyé.
00:09:24Je l'avais commandé dès mon arrivée.
00:09:26Premier élément.
00:09:27Deuxième élément, j'ai créé un poste
00:09:29de délégué à la protection des enfants à l'école,
00:09:31donc copié auprès de la maîtrise de l'éducation nationale
00:09:33avec un statut d'indépendance
00:09:35qui est assuré par Mme Gillard
00:09:38et qui peut être saisi par toute famille
00:09:43qui considère que la façon dont a été prise en charge
00:09:48le signalement d'un traitement de son enfant,
00:09:51etc., est insatisfaisante.
00:09:52Et j'ai fait en sorte qu'elle soit compétente,
00:09:54comme je le dis toujours,
00:09:56de la porte à la porte,
00:09:58c'est-à-dire sans préjudice de savoir
00:10:00qui du périscolaire ou du scolaire
00:10:02était compétent au moment où les actes se sont passés.
00:10:04Parce qu'on voit bien que,
00:10:06pardonnez-moi l'expression,
00:10:07mais le côté chat-perché
00:10:08parce que c'était du périscolaire,
00:10:09c'était à la cantine,
00:10:09c'était pas moi, etc.,
00:10:10c'est juste inaudible
00:10:12et c'est insupportable pour une famille.
00:10:14Si une famille dépose son enfant à la porte de l'école,
00:10:16il faut assurer la sécurité de la porte à la porte.
00:10:20Et donc, Mme Gillard m'a communiqué
00:10:22les premières données dont elle a été saisie.
00:10:25Elle a reçu 260 saisines
00:10:27depuis sa nomination au 1er avril.
00:10:30S'agissant donc ensuite,
00:10:32voilà ce qui a déjà été, si je puis dire, fait.
00:10:36Et puis, évidemment,
00:10:37le dernier point qui a été fait,
00:10:38c'est que depuis le 1er septembre 2025,
00:10:40donc depuis à peine un an,
00:10:43l'éducation à la vie affective relationnelle,
00:10:47et j'allais dire,
00:10:48on s'arrête là dans le 1er degré,
00:10:49et à la vie affective relationnelle et sexuelle
00:10:51dans le 2er degré,
00:10:53a été fait l'objet d'un programme
00:10:55qui est donc applicable depuis le 1er septembre 2025
00:10:57et par rapport auquel,
00:10:59donc, il y a un déploiement
00:11:00qui est encore objectivement imparfait.
00:11:03Il est assez massif dans le 1er degré,
00:11:05plus de 92% des écoles le mettent en oeuvre,
00:11:07mais seulement les deux tiers des enfants
00:11:09ont bénéficié des trois séances
00:11:12prévues par le programme.
00:11:13Et en revanche,
00:11:14quand on arrive au collège et au lycée,
00:11:16on tombe à 25% des collégiens
00:11:17et à 9% des lycéens
00:11:18qui ont eu leurs trois séances l'année dernière.
00:11:20Et donc, c'est évidemment
00:11:20un des points de progression
00:11:22dont on va reparler.
00:11:24Le deuxième élément,
00:11:26évidemment,
00:11:27GER qui a suivi
00:11:27cette première architecture globale,
00:11:30il est actuellement en débat
00:11:31devant le Parlement
00:11:32et il rejoint l'article 33
00:11:33de votre proposition de loi.
00:11:35C'est la question
00:11:37du renforcement considérable
00:11:38des contrôles d'honorabilité.
00:11:40Donc là-dessus,
00:11:41c'est l'article 5
00:11:44du projet de loi
00:11:46de protection des enfants
00:11:46qui a été adopté
00:11:47en première lecture le 21 juillet,
00:11:49dont actuellement,
00:11:50donc à la suite des travaux
00:11:51de votre Assemblée,
00:11:52le Conseil d'État a été ressaisi
00:11:54en termes d'écriture
00:11:55pour en fait s'assurer
00:11:57de la cohérence
00:11:59des différents régimes
00:12:00de contrôle d'honorabilité
00:12:01et également
00:12:02pour s'assurer
00:12:04de la cohérence
00:12:04par conséquent
00:12:05des différents régimes
00:12:06d'incapacité.
00:12:07De manière à faire en sorte
00:12:09que,
00:12:09si je résume,
00:12:10et c'est comme ça
00:12:11que je l'avais déjà,
00:12:12je dirais à la fois,
00:12:13proposé et défendu
00:12:14devant vous à l'époque,
00:12:16nous puissions faire
00:12:16un fichier
00:12:17des interdits d'école
00:12:18en ce qui concerne
00:12:19l'institution scolaire,
00:12:19c'est-à-dire qu'aucune personne
00:12:21qui a fait l'objet
00:12:22d'une coordination pénale
00:12:23qui est inscrite
00:12:23au B2,
00:12:24au FIGIIS,
00:12:25ce qui est déjà le cas aujourd'hui,
00:12:26ne puisse entrer dans l'école,
00:12:28mais également
00:12:29aucune personne
00:12:30qui aurait été écartée,
00:12:31c'est-à-dire licenciée,
00:12:32révoquée
00:12:34de l'institution scolaire,
00:12:37du périscolaire,
00:12:38d'un club de sport,
00:12:39etc.,
00:12:40ne puisse,
00:12:41en raison de son comportement
00:12:42avec les mineurs,
00:12:42bien sûr,
00:12:43ne puisse être réembauchée,
00:12:45quel que soit le motif,
00:12:47concours ou actuel,
00:12:48ne puisse remettre les pieds,
00:12:49si vous me permettez l'expression,
00:12:51dans l'un de ces différents services.
00:12:52Donc,
00:12:53cet aspect-là
00:12:54de l'article 33,
00:12:55donc,
00:12:55il est déjà dans le projet
00:12:56de loi protection des enfants
00:12:57dont vous avez eu à connaître
00:12:58et dont vous avez adopté l'article
00:13:00avec cet enjeu de réécriture
00:13:02à la suite de vos travaux,
00:13:03qui permettra donc
00:13:04de clarifier définitivement les choses.
00:13:06On arrive donc,
00:13:07si je puis dire,
00:13:08au cœur du réacteur,
00:13:09c'est-à-dire à l'article 30
00:13:11de la proposition de loi
00:13:13et sur la question
00:13:15de la façon
00:13:15dont on peut libérer la parole
00:13:17et offrir en réalité
00:13:17la possibilité à un enfant
00:13:19de rencontrer
00:13:20des adultes de confiance
00:13:21pour faire part
00:13:22des faits,
00:13:24des actes criminels
00:13:27dont il aurait pu
00:13:29être la victime.
00:13:30Alors,
00:13:32là-dessus,
00:13:32très clairement,
00:13:34nous partageons,
00:13:34je crois,
00:13:35un même objectif,
00:13:36y compris dans le cadre
00:13:37du processus
00:13:39que j'ai lancé
00:13:39pour cette année.
00:13:40Je vais peut-être commencer
00:13:41par celui-là,
00:13:42qui, à mon sens,
00:13:43enfin, en tout cas,
00:13:43que je ne conçois pas
00:13:44comme un processus alternatif
00:13:46à l'entretien
00:13:46que vous mentionnez tout à l'heure
00:13:47parce que vous avez employé
00:13:48cette expression,
00:13:48Madame la rapporteure,
00:13:50mais qui, pour moi,
00:13:50est plutôt un processus
00:13:51en réalité préparatoire.
00:13:55Quelle est l'idée ?
00:13:55L'idée,
00:13:56c'est bien d'avoir
00:13:56un dispositif
00:13:58dans lequel nous avons
00:14:00un processus,
00:14:01si je puis dire,
00:14:01complet,
00:14:02un continuum
00:14:03qui permet
00:14:04la libération
00:14:04de la parole
00:14:06et dont le questionnaire
00:14:07dont vous avez parlé
00:14:07et sur lequel je vais revenir
00:14:08est en réalité
00:14:09l'une des étapes.
00:14:12Quelle est l'idée ?
00:14:13L'idée,
00:14:13c'est que,
00:14:15à la suite,
00:14:15enfin,
00:14:16adossée à une séance
00:14:18des VAR ou des VAR,
00:14:20selon qu'on est dans le premier degré
00:14:20et dans le second degré,
00:14:21donc dans le prolongement
00:14:22d'une séance,
00:14:23qui aurait donc pu
00:14:24travailler sur la notion
00:14:25de respect de corps,
00:14:26de consentement,
00:14:28etc.,
00:14:28les personnes
00:14:29de l'éducation nationale
00:14:32présentent
00:14:33à tous les élèves
00:14:34de la grande section
00:14:35à la terminale
00:14:36un questionnaire
00:14:38leur permettant
00:14:39de faire état,
00:14:40un questionnaire très simple
00:14:41sous forme de réponse
00:14:42oui ou non,
00:14:44etc.,
00:14:44de faire état
00:14:45d'actes
00:14:46ou de situations
00:14:47qu'ils auraient subies.
00:14:50Ce questionnaire,
00:14:51il est actuellement
00:14:51en cours d'élaboration.
00:14:53Alors, il y a eu,
00:14:54pour être tout à fait
00:14:54transparent avec vous,
00:14:55mais je me permets
00:14:56de le dire ici
00:14:56parce que ça m'a
00:14:57un tout petit peu chagriné.
00:14:58Il y a eu une première version,
00:15:00par exemple,
00:15:01un brouillon,
00:15:02entre guillemets,
00:15:03un premier jet,
00:15:05qui a été travaillé
00:15:06par l'administration,
00:15:06que je n'ai pas vu moi-même
00:15:07et pas validé,
00:15:09tout simplement
00:15:09pour avoir une base de travail,
00:15:10une première base de discussion
00:15:12avec un certain
00:15:12de partenaires.
00:15:13Nous avons d'abord
00:15:13un comité d'experts
00:15:15qui comprend un représentant
00:15:16de la civile,
00:15:17un pédopsychiatre,
00:15:18une magistrate spécialisée,
00:15:19etc.
00:15:21Nous avons ensuite
00:15:22des associations
00:15:23agrées pour la protection
00:15:24de l'enfance,
00:15:2414,
00:15:25très précisément,
00:15:27des organisations
00:15:28représentatives
00:15:29des représentants
00:15:29du personnel,
00:15:30donc les organisations
00:15:30syndicales,
00:15:32et les associations
00:15:32de parents d'élèves.
00:15:33L'idée,
00:15:34c'est que dans chacune,
00:15:35avec chacun
00:15:35de ces groupes
00:15:37de personnes
00:15:37ou de groupes
00:15:38d'associations,
00:15:40ce questionnaire
00:15:41puisse être travaillé,
00:15:43remanié,
00:15:43etc.,
00:15:44jusqu'à ce qu'on arrive
00:15:45à une version
00:15:45qui soit la plus
00:15:47co-construite
00:15:48et consensuelle possible
00:15:49et idéalement
00:15:51parfaitement consensuelle.
00:15:52En réalité,
00:15:53quand je dis
00:15:53ce questionnaire,
00:15:54c'est plutôt
00:15:54ces questionnaires,
00:15:55puisque l'idée aussi,
00:15:56c'est que les questionnaires
00:15:56en question soient adaptés
00:15:57à l'âge des enfants,
00:15:59probablement,
00:15:59grande section,
00:16:00c'est PCE1,
00:16:00CE2,
00:16:01CM1,
00:16:01CM2,
00:16:02collège,
00:16:02lycée,
00:16:03donc probablement
00:16:03quatre ou peut-être
00:16:04cinq versions
00:16:04du questionnaire,
00:16:05on verra.
00:16:06Dans ce cadre-là,
00:16:07cette première version,
00:16:08qui était une version
00:16:09préparée par mon administration,
00:16:11enfin mes services,
00:16:12a donc été,
00:16:13si je puis dire,
00:16:14communiquée
00:16:15aux partenaires
00:16:16et s'est retrouvée
00:16:17très concrètement
00:16:17dans la presse
00:16:18sous la forme
00:16:18de le questionnaire
00:16:19du ministère
00:16:20de la Commission nationale,
00:16:20alors que ça avait
00:16:21évidemment vocation
00:16:22à être profondément,
00:16:24pour ne pas dire
00:16:24complètement remanié.
00:16:25Donc,
00:16:26je me permets de préciser ça
00:16:27parce que s'il y a eu
00:16:28malentendu,
00:16:29autant que le malentendu
00:16:30soit levé.
00:16:31Donc,
00:16:31ce questionnaire,
00:16:32il est actuellement
00:16:33en cours d'élaboration
00:16:34avec l'ensemble
00:16:35des personnes
00:16:37et entités
00:16:38que je viens
00:16:39de vous mentionner.
00:16:41Il sera donc
00:16:43disponible
00:16:44après l'ensemble
00:16:45des consultations
00:16:45et de l'association
00:16:46début octobre,
00:16:47ainsi que le guide
00:16:47de passation
00:16:48qui sera également
00:16:49communiqué aux professeurs
00:16:50pour leur permettre
00:16:50de se préparer
00:16:51et de faire passer
00:16:51le questionnaire en question
00:16:53et qui est également
00:16:53concerté dans les mêmes conditions.
00:16:55Et donc,
00:16:56tout ceci sera envoyé
00:16:57à la mi-octobre
00:16:58aux personnes
00:16:59d'éducation nationale
00:17:00et donc dans tous
00:17:01les établissements
00:17:02et il pourra commencer
00:17:04à être passé progressivement
00:17:05au gré des séances
00:17:06des VAR et VAR
00:17:06et donc avec,
00:17:07j'allais dire,
00:17:08de la souplesse
00:17:09et surtout de manière
00:17:10bien insérée
00:17:11dans la vie,
00:17:12si je puis dire,
00:17:12de l'élève
00:17:13et dans le programme
00:17:14des VAR et VAR
00:17:15tout au long
00:17:16des mois de novembre
00:17:17et de décembre.
00:17:18À l'issue de ce questionnaire,
00:17:20donc,
00:17:20un séance des VAR et VAR,
00:17:21deux questionnaires.
00:17:22À l'issue de ce questionnaire,
00:17:24deux possibilités sont,
00:17:25si je puis dire,
00:17:26offertes à l'élève.
00:17:28Première possibilité,
00:17:28c'est pour lui
00:17:29de garder son énigme.
00:17:32Autrement dit,
00:17:33on imagine ici
00:17:34une classe,
00:17:35un enfant fait état de fait,
00:17:36donc il indique
00:17:38qu'il a été
00:17:39qu'il a subi
00:17:40tel type d'attouchement
00:17:41ou d'agression,
00:17:41bon,
00:17:42mais il ne se faut pas
00:17:43révéler son identité.
00:17:45Dans ce type d'hypothèse,
00:17:46évidemment,
00:17:47l'idée,
00:17:47c'est qu'on puisse déclencher,
00:17:48comme on le fait d'ailleurs
00:17:49pour le harcèlement
00:17:50dans cette hypothèse,
00:17:51une intervention en classe
00:17:54avec infirmière scolaire,
00:17:55association partenaire,
00:17:57etc.,
00:17:57autour,
00:17:57idéalement,
00:17:58d'une deuxième séance
00:17:59des VAR et VAR,
00:17:59mais en ayant en tête
00:18:00qu'un ou plusieurs enfants
00:18:02dans la classe
00:18:03ont subi des actes
00:18:05et peuvent avoir besoin
00:18:07par conséquent
00:18:08d'exprimer un mot
00:18:11ou un autre séffet,
00:18:12donc une forme
00:18:13de mise à disposition
00:18:14avec évidemment
00:18:14toutes les indications
00:18:15selon lesquelles ensuite
00:18:16tous les personnels compétents
00:18:17et tous les adultes
00:18:18de confiance de l'école
00:18:19sont à disposition de l'enfant.
00:18:21Donc ça,
00:18:22c'est la première hypothèse.
00:18:23La deuxième hypothèse,
00:18:24c'est celle dans laquelle
00:18:24l'enfant,
00:18:25et c'est une possibilité
00:18:26qu'on va lui laisser,
00:18:28souhaitera laisser son nom
00:18:30et son prénom
00:18:31pour être contacté
00:18:32par des adultes de confiance.
00:18:33Et c'est là en réalité
00:18:34quand on arrive à l'entretien,
00:18:36je crois que nous poursuivons
00:18:37tous de nos voeux,
00:18:38c'est-à-dire faire en sorte
00:18:39que l'enfant victime,
00:18:40donc potentiellement
00:18:41les 10% d'enfants victimes,
00:18:43puissent effectivement
00:18:44accéder à un entretien
00:18:46avec des adultes de confiance
00:18:47dont le rôle sera
00:18:48de recueillir la parole,
00:18:50pas de mener une enquête,
00:18:52mais de recueillir la parole.
00:18:53Et sur la base
00:18:54de ce premier recueil de la parole,
00:18:55comme on a déjà fait
00:18:56donc malheureusement
00:18:5713 629 fois l'année dernière,
00:18:59269 fois l'année dernière,
00:19:00de pouvoir évidemment,
00:19:02à la lumière
00:19:02des faits racontés
00:19:04par l'enfant,
00:19:05saisir la justice
00:19:05et déclencher
00:19:06l'intégralité
00:19:08de l'accompagnement.
00:19:09Pour mener ces entretiens,
00:19:10donc concrètement,
00:19:11nous avons la possibilité
00:19:12de mobiliser
00:19:13l'ensemble des personnels
00:19:14sociaux et de santé
00:19:15d'éducation nationale,
00:19:16principalement,
00:19:17donc ça veut dire
00:19:18les 8 000 infirmières,
00:19:19les 8 600 psychologues
00:19:20d'éducation nationale,
00:19:21les 700 médecins
00:19:22d'éducation nationale
00:19:24et les quelques 3 500
00:19:26assistantes
00:19:27et assistants sociaux.
00:19:29Donc,
00:19:29ça a évolué
00:19:30à près de
00:19:31près de 18 000 personnes
00:19:34qui sont susceptibles
00:19:35d'être mobilisées.
00:19:36Sachant également
00:19:37que nous travaillons
00:19:38actuellement
00:19:38aux accords interministériels
00:19:39pour mobiliser
00:19:40des personnels,
00:19:41notamment du ministère
00:19:42de la Santé,
00:19:43pour pouvoir faire appel
00:19:44à des moyens complémentaires,
00:19:45en termes de psychologues
00:19:47notamment,
00:19:47dans l'hypothèse
00:19:48où l'afflux
00:19:50de demandes
00:19:52nécessiterait,
00:19:53j'allais dire,
00:19:53une prise en charge
00:19:54massive et évidemment
00:19:56rapide.
00:19:57Et dans tous les cas,
00:19:58donc,
00:19:59à l'issue
00:19:59de cette procédure,
00:20:02de ce processus,
00:20:04dans tous les cas,
00:20:05pour un élève
00:20:06qui n'aurait pas pu
00:20:08tout de suite,
00:20:09n'aurait pas voulu
00:20:09remplir le questionnaire,
00:20:10on n'aurait pas pu
00:20:10libérer sa parole,
00:20:11etc.
00:20:12J'allais dire
00:20:12toute l'année,
00:20:13mais permanente.
00:20:16Moi,
00:20:16je souhaite que
00:20:17dans l'établissement
00:20:18soit un niqué
00:20:18la possibilité
00:20:19pour l'enfant
00:20:20de solliciter
00:20:21un entretien
00:20:22avec un adulte
00:20:23de référence
00:20:23ou tout simplement
00:20:24d'ailleurs
00:20:24de remplir le questionnaire
00:20:25et de le mettre
00:20:26directement dans la boîte
00:20:27aux lettres
00:20:27de l'infirmière scolaire
00:20:29ou d'un adulte
00:20:30de confiance
00:20:30au sein d'établissement.
00:20:32Donc,
00:20:32voilà le schéma
00:20:33qui est actuellement
00:20:35en cours
00:20:35puisque ce schéma-là
00:20:37a été faisable
00:20:37d'un point de vue
00:20:38réglementaire
00:20:38et compte tenu
00:20:40de l'ampleur
00:20:41du sujet,
00:20:42d'où trois enfants
00:20:42par classe.
00:20:43Moi,
00:20:44j'ai considéré
00:20:44qu'il fallait pouvoir
00:20:45d'ores et déjà
00:20:46avoir une libération
00:20:47universelle de la parole
00:20:49et pouvoir prendre en charge
00:20:50effectivement
00:20:50les enfants concernés.
00:20:53Peut-être simplement
00:20:54pour vous dire
00:20:55de ce point de vue-là
00:20:56un dernier point,
00:20:58c'est que
00:20:59ce qui fait aussi
00:21:00que j'ai plutôt retenu
00:21:01ce schéma-là
00:21:02que le schéma
00:21:03de l'entretien
00:21:04annuel universel,
00:21:05c'est deux raisons.
00:21:06La première raison,
00:21:07c'est que
00:21:08l'entretien annuel
00:21:10universel
00:21:10qui a évidemment
00:21:11beaucoup de sens,
00:21:12ne me semble pas
00:21:13absolument évident
00:21:14à mener face
00:21:16à deux adultes
00:21:17sans pour le coup
00:21:18véritablement de préparation
00:21:19parce que par définition,
00:21:20comme c'est individuel
00:21:21et que ce sera successif,
00:21:22c'est forcément déconnecté
00:21:23d'une session
00:21:24des var-et-vars.
00:21:25On n'est pas capable
00:21:26de mener 20 entretiens
00:21:27simultanés à l'issue
00:21:27d'une session.
00:21:28C'est forcément décorrélé
00:21:29d'une session
00:21:30des var-et-vars.
00:21:33Et il n'est pas forcément
00:21:34évident pour les 90%
00:21:36d'enfants qui,
00:21:36heureusement,
00:21:37ne sont pas concernés
00:21:38de se retrouver
00:21:39dans une situation
00:21:39où ils sont en tête-à-tête
00:21:41avec deux adultes
00:21:43qui cherchent à savoir
00:21:44si l'enfant était victime
00:21:45de quelque chose
00:21:46qui n'a même pas forcément
00:21:48conscience et pour cause.
00:21:49Et évidemment,
00:21:50c'est ce qu'on lui souhaite.
00:21:52La deuxième chose,
00:21:53c'est qu'en termes
00:21:54de faisabilité,
00:21:55si on généralise
00:21:56un tel entretien,
00:21:57il faut deux adultes,
00:21:58forcément,
00:21:59pour chaque enfant.
00:22:01Ça veut dire qu'à supposer,
00:22:03par exemple,
00:22:03qu'on parte sur une hypothèse
00:22:04où on serait sur des entretiens
00:22:06d'une demi-heure,
00:22:06ça représente 12 millions d'heures.
00:22:09C'est l'équivalent
00:22:09de 7500 équivalents
00:22:11en plein qui ne feraient
00:22:12que ça,
00:22:13ce qui est évidemment impossible.
00:22:14Personne ne peut faire
00:22:14que ça toutes les journées,
00:22:15mais c'est pour vos dernières
00:22:15de grandeur.
00:22:16Donc, si nous avions
00:22:18des personnels
00:22:19qui ne faisaient que ça
00:22:20en permanence,
00:22:21tout au long de l'année,
00:22:24ça équivaudrait
00:22:24à 7500 en plein.
00:22:27Si on partait
00:22:27sur l'entretien d'une heure
00:22:28qui était, je crois,
00:22:29au départ,
00:22:30le schéma notamment
00:22:30voulu par l'association,
00:22:31et on comprend évidemment
00:22:32pourquoi,
00:22:32parce que si un enfant
00:22:33a besoin de libérer la parole,
00:22:35je pense que 10%
00:22:35d'enfants victimes,
00:22:36il y a évidemment
00:22:36un enjeu majeur
00:22:37à ce qu'ils aient
00:22:38ce temps-là.
00:22:39En réalité,
00:22:39ce serait plutôt le double,
00:22:41c'est-à-dire 15 000
00:22:42équivalents en plein.
00:22:43Et en réalité,
00:22:44ce n'est pas une question,
00:22:46ce n'est pas tant
00:22:46une question financière
00:22:47qu'une question,
00:22:47en fait,
00:22:48de viviers.
00:22:49Il n'existe pas aujourd'hui
00:22:5015 000,
00:22:52il n'existe pas de viviers,
00:22:53ni de 7 000,
00:22:54ni de 15 000 personnes.
00:22:55Aujourd'hui,
00:22:56nous avons d'ores et déjà,
00:22:58enfin, nous arrivons,
00:22:59mais honnêtement,
00:23:00nous arrivons un peu
00:23:01en limite,
00:23:01de charge,
00:23:02à recruter
00:23:034 ou 500,
00:23:04par exemple,
00:23:05infirmières chaque année,
00:23:06infirmières scolaires chaque année.
00:23:08Vous voyez bien
00:23:08que par rapport à 7 500,
00:23:09on n'est pas à la maille.
00:23:11Et donc,
00:23:12très concrètement,
00:23:13entre nous mettre
00:23:14en situation,
00:23:15si je puis dire,
00:23:15de ne pas pouvoir tenir
00:23:19ce qui serait
00:23:20une volonté universelle
00:23:22du législateur
00:23:22et nous mettre en situation,
00:23:24justement,
00:23:24de pouvoir tenir
00:23:25ce que je crois être
00:23:26la volonté du législateur,
00:23:27c'est-à-dire de permettre
00:23:27aux 10 % d'enfants concernés
00:23:29d'avoir cet entretien,
00:23:31de l'avoir quoi qu'il arrive,
00:23:32de pouvoir le solliciter
00:23:33à tout moment
00:23:34et singulièrement,
00:23:35de manière adossée
00:23:36à une séance
00:23:37des VAR et VAR,
00:23:38c'est donc en ayant été,
00:23:39si je puis dire,
00:23:40autant que possible,
00:23:41en ayant créé
00:23:42l'environnement
00:23:43un peu protecteur
00:23:44et de facilitation
00:23:45je crois que c'est
00:23:46cette deuxième option
00:23:46qui, en tout cas,
00:23:47permet de répondre
00:23:48au mieux
00:23:48à votre objectif.
00:23:51Toute dernière chose,
00:23:52et je m'arrête,
00:23:53mais pardonnez-moi,
00:23:53mais le sujet
00:23:54est évidemment d'importance.
00:23:56Vous m'avez posé
00:23:57deux questions
00:23:57sur lesquelles
00:23:57je me permets de compléter.
00:24:00Alors, d'abord,
00:24:01il y a évidemment
00:24:01la question des moyens.
00:24:02Donc, je vous ai dit
00:24:02ce que représenterait
00:24:03le besoin moyen
00:24:04pour faire l'entretien,
00:24:06j'allais dire,
00:24:06pour tous, etc.
00:24:08si on part du principe
00:24:10que, évidemment,
00:24:11on concentre
00:24:12sur les élèves
00:24:13qui sont effectivement
00:24:15victimes supposées,
00:24:18enfin, victimes probables.
00:24:21On n'a évidemment,
00:24:22c'est évidemment pas du tout
00:24:23les mêmes ratios.
00:24:24Et là, pour le coup,
00:24:24on a la capacité
00:24:25de mobiliser
00:24:25l'intégralité de nos personnels
00:24:26plus, comme je vous le disais,
00:24:27des personnels extérieurs.
00:24:29Et par ailleurs,
00:24:29l'enjeu pour moi,
00:24:30c'est de poursuivre
00:24:31les créations de postes
00:24:32que je vous ai déjà proposées
00:24:34dans le projet de 2026,
00:24:35qui a donc 300 créations de postes
00:24:37qui ont été faites
00:24:38l'année dernière.
00:24:38Nous proposons en 2027
00:24:40à nouveau 300 créations de postes.
00:24:41Donc, ça fera plus 600 créations
00:24:42de postes en deux ans
00:24:43sur les personnels de santé
00:24:44et de santé et sociaux,
00:24:46tout simplement parce que
00:24:48ça correspond aussi
00:24:48à une capacité,
00:24:49en réalité,
00:24:50à suivre réellement
00:24:50la croissance du vivier
00:24:52et de manière crédible
00:24:54en termes de niveau de sélection.
00:24:56Et puis, le deuxième point,
00:24:58c'est que vous m'avez demandé
00:24:58également quels étaient
00:24:59les leviers pour augmenter
00:25:02les cours des VAR et VAR.
00:25:02Donc, comme je vous le disais,
00:25:03l'année dernière,
00:25:04on n'a pas été
00:25:05on n'a pas couvert
00:25:06les 100% de séances
00:25:08loin de là
00:25:09pour le collège et le lycée,
00:25:10beaucoup plus pour l'école,
00:25:12avec probablement
00:25:12deux phénomènes
00:25:13à l'origine de ça.
00:25:14Un premier phénomène,
00:25:15c'est que comme les programmes
00:25:16ont été mis en oeuvre,
00:25:17entrés en vigueur
00:25:18au 1er septembre,
00:25:19il y avait à la fois
00:25:19un enjeu de formation
00:25:21et probablement aussi
00:25:21au tout début
00:25:22un enjeu un peu de crainte
00:25:23des réactions de parents,
00:25:24etc.
00:25:24Or, il s'est avéré
00:25:25que les cours des VAR et VAR
00:25:26se sont installés
00:25:27dans le paysage
00:25:28sans difficulté.
00:25:29Pour le coup,
00:25:30les remontées sont
00:25:31quasi unanimes
00:25:32pour dire qu'il n'y a pas
00:25:32eu de difficulté
00:25:33et il n'y a eu aucun
00:25:34incident majeur
00:25:35autour des VAR et VAR.
00:25:36Et donc maintenant,
00:25:37les collègues le savent
00:25:38et peuvent le mettre en oeuvre.
00:25:39Et en termes de formation,
00:25:40nous avons formé
00:25:4080 000 personnels
00:25:41l'année dernière.
00:25:42Nous allons en former
00:25:4360 000 autres
00:25:44d'ici le mois de décembre
00:25:46et ainsi de suite,
00:25:46de manière à ce que
00:25:47les choses s'installent.
00:25:48Et puis tout dernier point,
00:25:49nous avons demandé
00:25:50au chef établissement,
00:25:51au directeur d'école
00:25:52d'organiser la programmation
00:25:54de ces séances
00:25:55et de les communiquer
00:25:56en conseil d'école
00:25:57dans le premier degré,
00:25:58en CESCE
00:25:58ou dans le second degré,
00:25:59de manière à ce que
00:26:00l'ensemble de la collectivité
00:26:02s'en empare
00:26:02et qu'on soit sûr
00:26:03qu'effectivement
00:26:03ces trois séances
00:26:04soient programmées
00:26:04et donc faites.
00:26:06Voilà, mesdames et messieurs
00:26:07les députés,
00:26:08mes rapporteurs,
00:26:08monsieur le président,
00:26:09ce que je pourrais partager
00:26:10avec vous
00:26:13autour de...
00:26:14Pardonnez-moi
00:26:14de le dire
00:26:16avec autant d'énergie,
00:26:17mais parce que
00:26:17j'y crois profondément,
00:26:19autour d'une conviction
00:26:20très profonde.
00:26:22C'est qu'en fait,
00:26:24en ouvrant
00:26:25la possibilité
00:26:26universelle
00:26:27de libérer la parole,
00:26:30on n'est pas seulement
00:26:31sur un défi,
00:26:32évidemment,
00:26:33d'organisation,
00:26:33etc.,
00:26:34on est sur un
00:26:35changement de culture.
00:26:37Quand on sait
00:26:38que 10% des enfants
00:26:39qui sont en eau classe,
00:26:40je répète ce chiffre monstrueux
00:26:41qui, pour moi,
00:26:41devrait faire s'arrêter
00:26:43la société entière.
00:26:44Enfin, je veux dire,
00:26:45la première fois
00:26:46que j'ai entendu ça,
00:26:46je me suis dit
00:26:46pourquoi est-ce qu'on n'en parle pas plus ?
00:26:47Chaque fois que je le répète
00:26:48dans les médias,
00:26:49etc.,
00:26:49je me dis mais pourquoi
00:26:50est-ce que personne
00:26:50ne s'arrête, en fait ?
00:26:52Personne n'interrompt jamais
00:26:52un interview pour dire
00:26:53pardon, mais 10%.
00:26:54Mais c'est ça le chiffre.
00:26:56Si on veut sortir
00:26:57de ce fait social
00:26:59monstrueux,
00:27:00nous n'avons pas
00:27:00d'autre possibilité
00:27:01que d'avoir
00:27:02une rupture majeure
00:27:03qui donne universellement
00:27:04la parole à nos enfants
00:27:05et ensuite, évidemment,
00:27:06leur garantir
00:27:07un cadre sécurisé
00:27:08pour prendre en charge
00:27:09cette parole
00:27:10et pour la transmettre
00:27:11à l'autorité judiciaire,
00:27:12ce qui est aussi
00:27:13le sens du travail
00:27:13qu'on a avec la justice,
00:27:15l'intérieur
00:27:16et la santé.
00:27:17Je vous remercie.
00:27:18Merci, M. le ministre,
00:27:19pour ces éléments de cadrage.
00:27:20Maintenant,
00:27:20on va passer aux questions
00:27:21en commençant
00:27:22par notre rapporteur,
00:27:23madame Bourouin.
00:27:27Merci, M. le président,
00:27:29M. le ministre,
00:27:31chers collègues.
00:27:33La protection des mineurs,
00:27:36vous l'avez dit,
00:27:36est un des enjeux fondamentaux
00:27:39de la proposition
00:27:40de loi intégrale
00:27:41que nous allons examiner
00:27:42dans le cadre
00:27:42de cette commission spéciale
00:27:45sur l'article 30
00:27:47qui vise à instaurer
00:27:48un entretien annuel
00:27:49individuel obligatoire
00:27:50de la première année
00:27:51à la maternelle
00:27:52jusqu'à la majorité d'âge
00:27:54visant à évaluer
00:27:55la santé physique,
00:27:57psychique et physique
00:27:58de l'élève
00:27:58et à dépister
00:27:59toute forme de violence.
00:28:01Vous avez instauré
00:28:03depuis cette rentrée scolaire
00:28:04ce questionnaire,
00:28:05vous venez nous en parler,
00:28:06obligatoire,
00:28:07sur ces violences
00:28:08sexuelles,
00:28:10sexistes et sexuelles
00:28:11qui est adressée
00:28:11aux élèves de grandes sections
00:28:13à la terminale.
00:28:14Elle est en cours
00:28:15d'élaboration
00:28:16pour la mise en place
00:28:17après,
00:28:18vous venez de le dire,
00:28:19après les vacances
00:28:21de la Toussaint
00:28:22suite aux réserves
00:28:23qui ont été exprimées
00:28:25très largement
00:28:25par la communauté éducative
00:28:27mais pas simplement,
00:28:28bien au-delà.
00:28:30Donc,
00:28:31on le sait,
00:28:32il y a des organisations
00:28:33représentatives
00:28:34des personnels
00:28:34ont cependant
00:28:35exprimé
00:28:36plusieurs inquiétudes
00:28:37sur les conditions
00:28:38de la mise en œuvre,
00:28:39le manque de personnel,
00:28:41médico-sociaux,
00:28:42le besoin
00:28:43de formation
00:28:44en psychotraumatisme
00:28:46mais aussi
00:28:48cette adaptation
00:28:49à la question
00:28:50de l'âge de l'enfant.
00:28:51Alors,
00:28:52on parle beaucoup
00:28:52de libérer la parole
00:28:54des élèves,
00:28:54vous avez beaucoup
00:28:55insisté là-dessus
00:28:56mais permettez-moi
00:28:58de dire que
00:28:58quand on libère
00:29:00la parole,
00:29:01il faut protéger
00:29:02celles et ceux
00:29:03qui recueillent
00:29:05la parole
00:29:05et qui donnent
00:29:06l'alerte.
00:29:08Je vous ai adressé
00:29:09un courrier
00:29:10en fin de semaine
00:29:12dernière
00:29:12qui a été signé
00:29:13par l'ensemble
00:29:15des députés
00:29:16de la Seine-Saint-Denis
00:29:17ainsi que du maire
00:29:18d'Estaing.
00:29:19Cela concerne
00:29:20un des lycées
00:29:21de ma circonscription,
00:29:22le lycée
00:29:23Utrilo à Estaing,
00:29:25deux faits
00:29:26qui sont présumés
00:29:26à caractère
00:29:28sexiste,
00:29:29sexuel
00:29:29et raciste
00:29:30qui ont été signalés
00:29:31par les élèves
00:29:32et par le personnel
00:29:33donc il y a eu
00:29:34une enquête
00:29:35qui a été diligentée
00:29:36pourtant
00:29:37deux enseignants
00:29:39qui ont participé
00:29:40à la remontée
00:29:40de ces alertes
00:29:41ont été convoqués
00:29:42par le rectorat
00:29:43et font face
00:29:44à des procédures
00:29:46qu'elles-mêmes
00:29:47et leur soutien
00:29:48conteste
00:29:50cette situation
00:29:51a provoqué
00:29:51une importante mobilisation
00:29:53au sein de l'établissement
00:29:54je sais qu'il y a eu
00:29:54ce matin même
00:29:55une mobilisation
00:29:56au rectorat de Créteil
00:29:58je voulais en savoir
00:29:59un petit peu plus
00:30:00si vous avez eu le temps
00:30:01peut-être
00:30:02de lire le courrier
00:30:03et puis de suivre
00:30:04ce dossier
00:30:06donc voilà
00:30:07je voudrais simplement
00:30:09vous poser
00:30:09vous demander
00:30:11comment demander
00:30:12au personnel
00:30:13de repérer
00:30:13les violences
00:30:14et d'accompagner
00:30:15la parole
00:30:15des élèves
00:30:16si ceux qui donnent
00:30:17l'alerte
00:30:17craignent ensuite
00:30:19des mesures
00:30:20de retorsion
00:30:21comme c'est le cas
00:30:22dans cet établissement
00:30:25c'est tout
00:30:26merci beaucoup
00:30:27merci
00:30:28je donne la parole
00:30:29à monsieur Ménager
00:30:32merci monsieur le président
00:30:33mesdames les rapporteurs
00:30:35monsieur le ministre
00:30:36donc l'article 30
00:30:37de ce texte
00:30:38créé pour chaque enfant
00:30:39de la première année
00:30:40de la maternelle
00:30:40jusqu'à la majorité
00:30:41vous êtes revenu
00:30:42à un entretien individuel
00:30:43annuel obligatoire
00:30:44confidentiel
00:30:44mené par un professionnel
00:30:45formé au repérage
00:30:46des violences
00:30:47cela représente
00:30:49vous l'avez dit
00:30:4912 millions d'entretiens par an
00:30:50l'intention
00:30:51en fait on la partage tous
00:30:52elle est louable
00:30:53de pouvoir libérer la parole
00:30:54donner ce temps d'échange
00:30:55mais ma question
00:30:56elle devait porter
00:30:58elle portera encore
00:30:58sur les moyens
00:30:59même si vous avez déjà
00:30:59apporté un certain nombre
00:31:00de réponses
00:31:01puisque c'est vrai
00:31:01que les chiffres
00:31:02qu'on trouve
00:31:02sur le ministère
00:31:04vos chiffres
00:31:04transmis à la commission
00:31:05des finances
00:31:06pour le budget 2026
00:31:07montrent déjà
00:31:08les difficultés
00:31:09en la matière
00:31:09puisqu'en 10 ans
00:31:10la France est passée
00:31:11de 1167 médecins scolaires
00:31:14à 704
00:31:15soit 40% de moins
00:31:17dans l'académie
00:31:18d'Orléans-Tours
00:31:18que je connais
00:31:18en tant que député
00:31:20ils étaient 34 en 2015
00:31:21ils sont aujourd'hui 11
00:31:22pour les infirmiers
00:31:24et les infirmières
00:31:24c'est la même chose
00:31:2586% seulement
00:31:27des postes offerts
00:31:27au concours
00:31:28ont été pourvus
00:31:29en 2023
00:31:30et vos services
00:31:31prévoient parallèlement
00:31:32250 à 280 départs
00:31:34en retraite
00:31:34chaque année
00:31:35d'ici 2028
00:31:36vous en avez parlé
00:31:38ces questions
00:31:39de recrutement
00:31:39sont un enjeu majeur
00:31:42et dans le Loiret
00:31:43vraiment directement
00:31:43dans ma circonscription
00:31:45on compte seulement
00:31:45un personnel médico-social
00:31:47pour 1000 élèves
00:31:47et 0,5 psychologue
00:31:49du premier degré
00:31:50pour 1000 élèves
00:31:51ratio
00:31:51parmi les plus faibles
00:31:52du pays
00:31:53donc j'avais
00:31:54un certain nombre
00:31:55de questions
00:31:55vous avez apporté
00:31:56des réponses
00:31:56des réponses
00:31:57qui malheureusement
00:31:57ne sont pas positives
00:31:59concernant cet article 30
00:32:01puisque vous avez cité
00:32:027500 équivalents
00:32:03temps plein
00:32:04je voulais savoir
00:32:04si vous aviez
00:32:05un chiffrage
00:32:05pour qu'on ait aussi
00:32:06une adéquation
00:32:06sur la totalité
00:32:08de la proposition de loi
00:32:09c'est à dire
00:32:09en milliards
00:32:10combien ça représenterait
00:32:11dans un monde
00:32:12où il y aurait
00:32:13le vivier de recrutement
00:32:15ces 7500 équivalents
00:32:17temps plein
00:32:18et donc en fait
00:32:18ma question
00:32:19va être assez directe
00:32:21c'est
00:32:21est-ce que je vous ai
00:32:22bien compris
00:32:22c'est à dire que
00:32:24vous y êtes favorable
00:32:25dans un monde idéal
00:32:26mais vous considérez
00:32:26que c'est infaisable
00:32:27techniquement
00:32:28aujourd'hui
00:32:30et que ça pourrait
00:32:31créer un espoir
00:32:33malheureusement déçu
00:32:33puisqu'on n'aurait pas
00:32:34la capacité de mener
00:32:36réellement
00:32:36cet entretien individuel
00:32:38puisque nous n'aurions pas
00:32:39les personnels en face
00:32:40est-ce que vous allez
00:32:41déposer un amendement
00:32:42de suppression
00:32:42donner un avis
00:32:44défavorable
00:32:44en fait
00:32:44sur cet article 30
00:32:46et qu'est-ce que vous proposez
00:32:47accepter le dispositif actuel
00:32:48en solution de repli
00:32:49au moins temporairement
00:32:52merci madame Melchior
00:32:55merci monsieur le président
00:32:57monsieur le ministre
00:32:58mesdames les rapporteurs
00:32:59chers collègues
00:33:01voici 10 ans
00:33:02que le mouvement
00:33:02MeToo a éclaté
00:33:03et que nous avons demandé
00:33:04aux victimes de parler
00:33:05et elles ont parlé
00:33:06aujourd'hui
00:33:07c'est à la société
00:33:08toute entière
00:33:08de les entendre
00:33:09et à nos institutions
00:33:10de les considérer
00:33:11et de les protéger
00:33:12dans cet objectif
00:33:13il incombe
00:33:14à l'éducation nationale
00:33:15d'y contribuer
00:33:16car je crois
00:33:16monsieur le ministre
00:33:17que l'école
00:33:18lieu d'instruction
00:33:19doit être aussi
00:33:20un lieu de protection
00:33:21depuis ce que l'on a appelé
00:33:23l'affaire Betaram
00:33:23et à la suite
00:33:24notamment de la commission
00:33:25d'enquête conduite
00:33:26à l'assemblée nationale
00:33:27votre ministère
00:33:28a mis en oeuvre
00:33:29plusieurs mesures
00:33:30notamment à travers
00:33:30le plan
00:33:31brisons le silence
00:33:32en outre
00:33:33le 1er juin dernier
00:33:34nous avons adopté
00:33:35à l'unanimité
00:33:36la loi de notre collègue
00:33:37Violette Pilebou
00:33:38pardon
00:33:39trois mois plus tard
00:33:40nous examinons
00:33:41la proposition
00:33:41de loi intégrale
00:33:42contre les violences sexistes
00:33:43et sexuelles
00:33:44dans laquelle des mesures
00:33:45concernant l'éducation
00:33:46concernent l'éducation nationale
00:33:48le texte pose le principe
00:33:50du contrôle d'honorabilité
00:33:51pour toute personne
00:33:52travaillant avec des enfants
00:33:53et prévoit un entretien annuel
00:33:55à l'école
00:33:56pour chaque enfant
00:33:56afin d'évaluer son bien-être
00:33:58et prévenir
00:33:59ou dépister
00:33:59toute forme de violence
00:34:01néanmoins je crois
00:34:02que nous pouvons aller plus loin
00:34:03par le biais
00:34:03de cette proposition de loi
00:34:04et c'est la raison
00:34:05pour laquelle
00:34:06j'ai déposé
00:34:06plusieurs amendements
00:34:07l'un concerne
00:34:08la possibilité
00:34:09de mettre en demeure
00:34:10des établissements scolaires
00:34:11qui ne mettraient pas en oeuvre
00:34:13les VAR ou les VARS
00:34:15un autre de mes amendements
00:34:16vise à écarter
00:34:17les personnes
00:34:17travaillant avec des enfants
00:34:19lorsqu'il y a un risque grave
00:34:20comme cela est prévu
00:34:21dans le texte
00:34:22pour le personnel soignant
00:34:23je précise
00:34:24que la mesure
00:34:25que je propose
00:34:25est conservatoire
00:34:26et conditionnée
00:34:27enfin j'ai déposé
00:34:28un amendement
00:34:29qui prévoit
00:34:29de renforcer
00:34:30les sanctions
00:34:31pour viol
00:34:31et agression sexuelle
00:34:32lorsqu'il s'agit
00:34:33de personnes
00:34:34travaillant
00:34:34dans les secteurs
00:34:35liés à l'enfance
00:34:36et à la petite enfance
00:34:37en l'état
00:34:38le droit prévoit
00:34:39qu'une aggravation
00:34:40des peines
00:34:40pour des personnes
00:34:41ayant autorité
00:34:42mais cela ne concerne pas
00:34:44me semble-t-il
00:34:45toutes les personnes
00:34:45oeuvrant auprès d'enfants
00:34:47pourriez-vous nous dire
00:34:48si vous pensez
00:34:49que ces différentes propositions
00:34:50pourraient contribuer
00:34:51à renforcer
00:34:52la protection des enfants
00:34:53je vous remercie
00:34:55merci mon ami député
00:34:56par la tassar le grain
00:34:58merci monsieur le président
00:34:59monsieur le ministre
00:35:01de l'éducation nationale
00:35:02alors en août
00:35:02vous avez sorti
00:35:03de votre chapeau
00:35:04un questionnaire
00:35:05anonyme
00:35:06pour interroger
00:35:06les 10 millions d'élèves
00:35:08sur les violences
00:35:08qu'ils et elles subissent
00:35:10questionnaire
00:35:10s'ajoutant à celui
00:35:11sur le harcèlement
00:35:12pour lequel je rappelle
00:35:13que nous n'avons toujours
00:35:14aucune évaluation
00:35:15de son impact
00:35:16en matière de protection
00:35:17des enfants victimes
00:35:18qui parlent
00:35:20pourquoi cette annonce
00:35:21en plein été
00:35:21et bien vous venez
00:35:22de le reconnaître
00:35:23vous même
00:35:24il s'agit pour vous
00:35:25d'une alternative
00:35:26à cet entretien annuel
00:35:27universel
00:35:28mesure qui est demandée
00:35:29depuis très longtemps
00:35:30par la civile
00:35:31qui est portée
00:35:32par la coalition intégrale
00:35:33féministe et enfantiste
00:35:35qui est portée
00:35:36par ma collègue
00:35:37Gabrielle Catala
00:35:37dans son proposition de loi
00:35:38qu'elle a déposée
00:35:39déjà il y a quelques mois
00:35:39et qui est présente
00:35:40dans cette loi intégrale
00:35:42que nous allons étudier
00:35:44patatrales et critiques
00:35:45confusées
00:35:45que ce soit de la part
00:35:46des associations
00:35:47d'accompagnement des victimes
00:35:48soit de la part
00:35:48des syndicats
00:35:49de l'éducation nationale
00:35:49il faut dire
00:35:50que vous n'aviez pas
00:35:50pris la peine
00:35:51de les informer
00:35:51ni de les consulter
00:35:52en amont
00:35:54et je crois
00:35:55que ce questionnaire
00:35:56est dangereux
00:35:56Alice Guéraud
00:35:58responsable
00:35:59de plaidoyer de la civile
00:35:59montre tout ce qu'il y a
00:36:01de problématique
00:36:01dans le contenu
00:36:03de cette première version
00:36:03qui a circulé
00:36:04qui montre quand même
00:36:05des questions
00:36:05qui tournent complètement
00:36:06le dos
00:36:07à 25 années de recherche
00:36:09avec une question fermée
00:36:10as-tu déjà subi
00:36:11une agression sexuelle
00:36:12avec donc des termes précis
00:36:14alors que toutes les enquêtes
00:36:15de victimes et de victimation
00:36:17montrent
00:36:17qu'il faut décrire
00:36:19les actes
00:36:20sans mot
00:36:20catégorie
00:36:21parce que les victimes
00:36:22elles-mêmes ne connaissent pas
00:36:23forcément ce qu'elles subissent
00:36:23mais il est problématique
00:36:25par le format même
00:36:25du questionnaire
00:36:26quand bien même
00:36:27les questions changeraient
00:36:28alors qu'il faut un mouvement
00:36:29de l'adulte vers l'enfant
00:36:30dans une relation de confiance
00:36:32vous vous proposez
00:36:32une case à cocher
00:36:33quel enfant victime
00:36:34aura assez confiance
00:36:35pour écrire son nom
00:36:36sur une feuille
00:36:37sans savoir
00:36:37qui lira sa réponse
00:36:38ni ce qui va se passer ensuite
00:36:40d'autant que les élèves
00:36:41entendent que leurs réponses
00:36:42peuvent être communiquées
00:36:43aux parents
00:36:44ou à des responsables légaux
00:36:45alors que pour une immense
00:36:46majorité de ses enfants on le sait
00:36:47l'agresseur est un membre
00:36:48de la famille
00:36:49qui obtient en général
00:36:50le silence par la menace
00:36:51enfin les conditions
00:36:53dans lesquelles ce questionnaire
00:36:54doit être administré
00:36:55sont elles-mêmes
00:36:56en décalage
00:36:56et les syndicats le dénoncent
00:36:58avec la situation réelle
00:36:59dans les établissements
00:37:00vous voulez le faire
00:37:00dès maintenant
00:37:01mais on sait qu'il y a
00:37:02un médecin scolaire
00:37:03pour 13 000 élèves
00:37:034 postes sur 10
00:37:04qui sont non pourvus
00:37:05une infirmière
00:37:06pour 1500 élèves
00:37:07donc on voit bien
00:37:08que ce binôme enseignant
00:37:09personnel médico-social
00:37:10sera de toute façon
00:37:11introuvable en l'état actuel
00:37:12et les chiffres
00:37:13que vous nous annoncez là
00:37:14je vois mal
00:37:15comment ils permettent
00:37:16de couvrir vraiment
00:37:17ce que chiffrent les syndicats
00:37:18et ces syndicats
00:37:19ils vous demandent
00:37:20de reporter le vote
00:37:21sur le décret
00:37:22la civise nous dit
00:37:23que la révélation
00:37:24sans protection
00:37:25est une mise en danger
00:37:26supplémentaire
00:37:27c'est un sur-traumatisme
00:37:28pour les victimes
00:37:29un mauvais outil de repérage
00:37:30est non seulement inutile
00:37:31mais il peut être dangereux
00:37:32pour ces enfants
00:37:33qui cocheront la case oui
00:37:34et auquel
00:37:35aucune aide ne sera apportée
00:37:37faute de moyens nécessaires
00:37:38donc c'est ma première question
00:37:40est-ce que face à toutes ces critiques
00:37:41vous acceptez de retirer
00:37:43ce questionnaire
00:37:44et puis j'en viens
00:37:44à ma seconde question
00:37:45puisque nous sommes ici
00:37:46à l'Assemblée nationale
00:37:47si ici
00:37:48le législateur décide
00:37:50d'adopter cet entretien annuel
00:37:51qui est demandé
00:37:52par la coalition
00:37:53féministe et infantiste
00:37:54en suivant ses recommandations
00:37:56qu'est-ce que vous
00:37:56vous ferez
00:37:57en tant qu'exécutif
00:37:58est-ce que vous prenez
00:37:59aujourd'hui devant nous
00:38:00l'engagement
00:38:01que vous mettrez en oeuvre
00:38:02ce qui sera demandé
00:38:03par le législateur
00:38:04en termes de recrutement
00:38:05de revalorisation
00:38:06puisqu'on sait que c'est des enjeux
00:38:07quand les postes
00:38:08ne sont pas pourvus
00:38:08en termes de formation
00:38:10car on sait l'importance
00:38:11que tous les personnels
00:38:11concernés soient formés
00:38:13en termes d'accessibilité
00:38:14pour les enfants
00:38:15y compris en situation
00:38:15de handicap
00:38:16y compris allophone
00:38:17est-ce que vous prenez
00:38:18l'engagement
00:38:19que vous respecterez
00:38:20la décision du législateur
00:38:21et que avec
00:38:23vous renforcerez
00:38:24parce qu'on en a besoin
00:38:25les moyens pour les VAR
00:38:25et les VAR
00:38:26car les alertes sont grandes
00:38:27et les associations
00:38:28nous disent qu'il faut
00:38:28622 millions d'euros par an
00:38:31pour que cette mise en oeuvre
00:38:32soit effective
00:38:33Merci
00:38:33Madame Émilie Bonivard
00:38:36Oui alors moi
00:38:37je vais vous dire à peu près
00:38:38tout le contraire
00:38:39voilà de ce qui vient
00:38:40d'être dit
00:38:42cette loi
00:38:43elle nous permet
00:38:44d'agir
00:38:44sur un phénomène
00:38:46avec une urgence
00:38:48radicale
00:38:49on a besoin
00:38:51de recueillir
00:38:51la parole des enfants
00:38:54c'est fondamental
00:38:55je vois même pas
00:38:56comment on peut
00:38:57dire
00:38:58il faut repousser
00:38:59l'article
00:38:59en fait
00:39:00après toutes les commissions
00:39:01qu'on a eues
00:39:03l'enfant
00:39:03si on ne lui pose
00:39:04pas la question
00:39:05d'une manière
00:39:05ou d'une autre
00:39:07il n'a pas la possibilité
00:39:08de parler
00:39:08il ne parlera pas
00:39:10et
00:39:11pour moi
00:39:12c'est pas
00:39:12j'ai beaucoup de respect
00:39:14pour vous
00:39:14mais
00:39:16pour moi
00:39:17ça me fait
00:39:18ça me fait mal
00:39:19excusez-moi
00:39:19on ne se coupe pas
00:39:20on ne se coupe pas
00:39:21on n'est pas
00:39:22on n'est pas au restaurant
00:39:23c'est normal en fait
00:39:23de me dire que
00:39:24demain
00:39:24on va avoir
00:39:26avec ce dispositif
00:39:27et notamment celui
00:39:28qui a été présenté
00:39:29par le ministre
00:39:29qui me paraît positif
00:39:30à bien des égards
00:39:32la possibilité
00:39:33que des enfants
00:39:34puissent parler
00:39:35et donc être protégés
00:39:36alors que si on attend
00:39:38et bien ils ne parleront pas
00:39:39et donc ne seront pas protégés
00:39:41donc moi je pense
00:39:41qu'il faut agir vite
00:39:42et je trouve que
00:39:43ce qui est proposé
00:39:44par le ministre
00:39:45répond évidemment
00:39:46à la question des moyens
00:39:47mais aussi à une autre question
00:39:48qui est comment on accueille
00:39:49et on recueille
00:39:50la parole des enfants
00:39:51moi je ne suis pas du tout
00:39:53pour que ce soit des gens
00:39:54qui ne sont pas professionnels
00:39:55qui accueillent
00:39:56et qui recueillent
00:39:57la parole des enfants
00:39:59donc je trouve
00:39:59que la question du questionnaire
00:40:00avec la possibilité d'anonymat
00:40:02elle est très intéressante
00:40:04parce qu'un enfant
00:40:05un petit enfant
00:40:06qui se retrouve face
00:40:06à deux adultes
00:40:07même si ce sont des professionnels
00:40:09même dans un cadre préparé
00:40:11c'est très compliqué
00:40:12alors que le questionnaire
00:40:14il lui donne un cadre
00:40:15en gros anonyme
00:40:16et sécurisé
00:40:16il est dans son monde
00:40:17et il peut dire
00:40:19il peut déposer sa parole
00:40:20on le voit avec les boîtes aux lettres
00:40:22comme ça a marché
00:40:22voilà
00:40:23voilà
00:40:24donc ça c'est une première étape
00:40:26et ensuite
00:40:27que le
00:40:29comment dire
00:40:30le
00:40:31l'accueil
00:40:32et le recueil
00:40:32de la parole
00:40:33à un enfant
00:40:34qui pourrait être soumis
00:40:36soit fait par des professionnels
00:40:37pour moi c'est absolument essentiel
00:40:39et pas des professionnels
00:40:40qui sont simplement formés
00:40:41au repérage des violences
00:40:42par des professionnels
00:40:43de santé
00:40:44par des psychologues
00:40:45par des psychiatres
00:40:46par des médecins
00:40:46c'est un métier
00:40:47et on ne peut pas faire
00:40:49n'importe comment
00:40:49donc moi je suis
00:40:51plutôt rassurée
00:40:52par ce que vous proposez
00:40:54je pense qu'il faut
00:40:55le mettre en charge
00:40:56en place tout de suite
00:40:57comment dire
00:40:58Muriel Salmona
00:40:58elle a dit
00:40:59les effets psychosautraumatiques
00:41:00qui sont
00:41:01c'est toute une vie
00:41:02la dépression
00:41:04les tentatives de suicide
00:41:05l'addiction
00:41:06le cerveau
00:41:07je veux dire
00:41:07même si c'est pas parfait
00:41:09parce qu'on n'a pas
00:41:091500 ETP
00:41:11à déployer maintenant
00:41:12mais c'est vital
00:41:13je veux dire
00:41:14c'est vital
00:41:14il faut qu'on agisse
00:41:16même si on estime
00:41:16qu'on pourrait faire
00:41:17toujours mieux
00:41:17je trouve que le cadre
00:41:19qui est proposé ici
00:41:20en tout cas
00:41:22est rassurant
00:41:23et moi je suis très très heureuse
00:41:25de cet article
00:41:26et je pense qu'il va permettre
00:41:27de sauver des millions d'enfants
00:41:28donc allons-y
00:41:31Merci madame la députée
00:41:32Monsieur Arnaud Bonnet
00:41:39Merci monsieur le Président
00:41:41pour rappel préalable
00:41:42les 160 000 enfants
00:41:43victimes par an
00:41:44donc prosélètes par classe
00:41:45ce ne sont que
00:41:46les violences sexuelles
00:41:47donc il peut y avoir aussi
00:41:49toutes les autres violences
00:41:49et là ça fait beaucoup
00:41:50plus d'enfants tout de suite
00:41:52les problématiques
00:41:53à l'école primaire
00:41:54et secondaire
00:41:54sont différentes
00:41:55ne serait-ce que
00:41:56par définition
00:41:57les professeurs des écoles
00:41:57qui ont toute la charge
00:41:59de travail
00:41:59lorsqu'on rajoute des mesures
00:42:02et également
00:42:04la conscience
00:42:05qui peut être restreinte
00:42:06des enfants
00:42:06sur ce qu'est la normalité
00:42:07et la normalité
00:42:08dans leur famille
00:42:10pour ce qui est
00:42:10de les vars
00:42:11et les vars
00:42:11il est logique
00:42:12d'avoir des mises
00:42:13en oeuvres différentes
00:42:14du coup
00:42:15moi je le redis
00:42:16donc il n'y aura pas
00:42:17d'heure fléchée
00:42:17dans le secondaire
00:42:18ce ne sera pas
00:42:19effectif à 100%
00:42:20c'est mon avis
00:42:23une question
00:42:23par rapport aux enfants
00:42:25en situation de handicap
00:42:26pour ce qui est
00:42:26du questionnaire écrit
00:42:27est-ce qu'un questionnaire
00:42:29simplifié
00:42:29leur serait adressé
00:42:30ça n'a pas été dit
00:42:31dans votre déclaration
00:42:33préalable
00:42:35évidemment
00:42:36il y a une différence
00:42:37entre l'oral
00:42:38et l'écrit
00:42:38j'ai une préférence
00:42:39pour l'oral
00:42:40c'est une certitude
00:42:41pour autant
00:42:42est-ce qu'on a
00:42:43des retours internationaux
00:42:44sur des exemples
00:42:45de questionnaires écrits
00:42:46et les retours
00:42:46que ça peut avoir
00:42:47ou des interrogations
00:42:49orales d'ailleurs
00:42:50pour moi
00:42:51c'est 1500 temps plein
00:42:52si on le souhaite
00:42:53on peut dégager
00:42:53cette volonté
00:42:54budgétaire
00:42:55ça
00:42:56c'est mon avis à moi
00:42:59ensuite
00:43:00quels outils
00:43:01aura le corps enseignant
00:43:02en cas de retour
00:43:04alarmant
00:43:05par exemple
00:43:05un enfant
00:43:06qui écrirait
00:43:07qu'il est violé
00:43:07tous les jours
00:43:09voilà
00:43:10parce que
00:43:11quid
00:43:11on le remet
00:43:12en contact
00:43:13des parents
00:43:13immédiatement
00:43:14et pour rappel
00:43:15un adulte
00:43:16peut faire
00:43:17une information
00:43:18préoccupante
00:43:18quelle qu'il soit
00:43:19même si
00:43:20évidemment
00:43:20dans le cadre
00:43:20de l'éducation nationale
00:43:21il faut que la hiérarchie
00:43:22soit informée
00:43:23pour autant
00:43:23les enseignants
00:43:24par eux-mêmes
00:43:25peuvent faire
00:43:25des informations
00:43:26préoccupantes
00:43:28ensuite
00:43:28je vais essayer
00:43:29d'aller vite
00:43:30désolé
00:43:33effectivement
00:43:33si jamais
00:43:34l'entretien individuel
00:43:35était retenu
00:43:35la mise en oeuvre
00:43:36est compliquée
00:43:37je pense que
00:43:38c'est à privilégier
00:43:39pour l'école primaire
00:43:40pour les enfants
00:43:40qu'on a dit
00:43:41et puis pour les enfants
00:43:42en situation d'illettrisme
00:43:44le quid également
00:43:45de ces enfants
00:43:46en situation d'illettrisme
00:43:47qui n'ont pas de handicap
00:43:49particulier forcément
00:43:50excusez-moi
00:43:50mais je crois
00:43:51que j'ai fait à peu près
00:43:52le tour de mes questions
00:43:53pour ne pas être trop long
00:43:54merci
00:43:55madame Maude Petit
00:43:58merci beaucoup
00:43:59monsieur le président
00:44:00chers collègues
00:44:01monsieur le ministre
00:44:02vous l'avez rappelé
00:44:04l'école
00:44:05est le lieu
00:44:06par définition
00:44:07où les enfants
00:44:07peuvent exprimer
00:44:08une parole
00:44:09qu'ils ne peuvent pas
00:44:10exprimer
00:44:11souvent au sein
00:44:12de leur propre famille
00:44:13alors mes collègues
00:44:14ont posé
00:44:15beaucoup de sujets
00:44:16je vais probablement
00:44:16répéter quelques-uns
00:44:18mais je voudrais
00:44:19vraiment qu'on puisse
00:44:20vous entendre
00:44:21sur la détection
00:44:22et l'obligation
00:44:23de signalement
00:44:24le traitement
00:44:25des violences
00:44:25au sein même
00:44:26de l'institution
00:44:26et je vais revenir
00:44:28un tout petit peu
00:44:28aussi sur les moyens
00:44:29humains et budgétaires
00:44:30en ce qui concerne
00:44:32la détection
00:44:32et l'obligation
00:44:33de signalement
00:44:34je fais un petit focus
00:44:36sur l'accompagnement
00:44:37juridique
00:44:38des personnels
00:44:38et des agents
00:44:39quelle protection
00:44:40juridique et psychologique
00:44:42garantit l'état
00:44:43aux enseignants
00:44:44ou aux personnels
00:44:45ça peut être
00:44:46des personnels
00:44:46médicaux sociaux
00:44:47ça peut être
00:44:47des AESH
00:44:48qui émettent
00:44:49un signalement
00:44:50face aux pressions
00:44:52parentales
00:44:52ou hiérarchiques
00:44:54ou d'autres collègues
00:44:56pourquoi je pose
00:44:57cette question
00:44:57c'est que j'ai été
00:44:59sollicité
00:44:59à plusieurs reprises
00:45:01par des personnes
00:45:03qui sont dans
00:45:04une situation
00:45:05relativement inquiétante
00:45:06sur le traitement
00:45:08des violences
00:45:08au sein de l'institution
00:45:09petite question aussi
00:45:10sur la gestion
00:45:11des personnels
00:45:12qui sont mis en cause
00:45:14est-ce qu'il y a
00:45:14un délai moyen
00:45:15actuel
00:45:16d'instruction administrative
00:45:18lorsqu'un agent
00:45:19fait l'objet
00:45:20d'un signalement
00:45:20ou d'une plainte
00:45:22pour violence sexuelle
00:45:24je vais aller
00:45:25un petit peu au-delà
00:45:26ou éducative
00:45:27sur un mineur
00:45:29est-ce que vous pensez
00:45:30qu'il faut prévoir
00:45:30une suspension
00:45:32conservatoire
00:45:33systématique
00:45:33de plein droit
00:45:34dès l'ouverture
00:45:35d'une enquête pénale
00:45:36par exemple
00:45:38et puis je vais revenir
00:45:39un petit peu
00:45:40sur les moyens humains
00:45:41et budgétaires
00:45:41le repérage
00:45:43repose
00:45:43vous l'avez rappelé
00:45:44largement
00:45:45sur les infirmières
00:45:46les assistants
00:45:47sociaux scolaires
00:45:48notamment
00:45:50alors que de nombreux
00:45:51postes restent vacants
00:45:52vous l'avez rappelé aussi
00:45:53quelle trajectoire
00:45:54budgétaire
00:45:55se fixer
00:45:56pour garantir
00:45:57au moins
00:45:57un soignant
00:45:58et un travailleur social
00:45:59à temps plein
00:46:00par établissement
00:46:03pourquoi c'est
00:46:04relativement important
00:46:06certains collègues
00:46:07l'ont dit aussi
00:46:08déjà
00:46:08nous sommes tous d'accord
00:46:10bien évidemment
00:46:10pour ouvrir
00:46:11et permettre
00:46:12la libération
00:46:13de la parole
00:46:13des enfants
00:46:14mais nous avons
00:46:15une grande inquiétude
00:46:16sur la suite
00:46:17parce que quand on libère
00:46:19la parole
00:46:19il faut qu'on soit
00:46:20en capacité
00:46:21après
00:46:21de pouvoir écouter
00:46:23et de pouvoir agir
00:46:25il ne faut pas laisser
00:46:26les enfants
00:46:26qui auront pris
00:46:27la peine de parler
00:46:27de dire
00:46:28moi j'ai besoin
00:46:29d'un soutien
00:46:30et d'une écoute
00:46:30il ne faudra pas
00:46:31les laisser tout seuls
00:46:32dans la nature
00:46:33face à eux-mêmes
00:46:34ça c'est très important
00:46:35et enfin dernier point
00:46:36et qui regroupe
00:46:37l'ensemble des questions
00:46:38qui vous a été posées
00:46:39cruides
00:46:40de la situation
00:46:41en outre-mer
00:46:43nous savons que
00:46:44sur les territoires
00:46:45ultramarins
00:46:45qui sont essentiellement
00:46:46donc insulaires
00:46:47ces problématiques
00:46:49auxquelles nous faisons face
00:46:50ici
00:46:50sont décuplées
00:46:52je pense à Mayotte
00:46:56je pense à la Guyane
00:46:58l'immensité du territoire
00:46:59mais aussi bien évidemment
00:47:01à la Martinique
00:47:02etc.
00:47:02où tout le monde se connaît
00:47:03il se passe des choses
00:47:04assez catastrophiques
00:47:05en fait
00:47:06donc personne n'ose parler
00:47:08je vous remercie
00:47:08monsieur le ministre
00:47:11merci
00:47:12la parole est à madame
00:47:14Fatia Keloachi
00:47:16merci monsieur le président
00:47:17monsieur le ministre
00:47:18le repérage systématique
00:47:21à l'école
00:47:21est la première
00:47:22la première
00:47:23des 82 préconisations
00:47:25formulées par la civise
00:47:26dans son rapport
00:47:27publié en 2023
00:47:28elle est le pilier
00:47:30essentiel
00:47:30de la culture
00:47:31de la protection
00:47:32des enfants
00:47:33qu'il nous faut
00:47:34d'urgence
00:47:35installer en France
00:47:36alors qu'au moins
00:47:38160 enfants
00:47:39sont victimes
00:47:40de violences
00:47:40et vous l'avez dit
00:47:41de violences sexuelles
00:47:42chaque année
00:47:43il faut repérer
00:47:45un enfant victime
00:47:46et ce n'est pas
00:47:49attendre qu'il parle
00:47:50et révèle
00:47:51la violence
00:47:51les violences
00:47:52par lui-même
00:47:53à fort sérieur
00:47:54sur une feuille de papier
00:47:56comme un questionnaire
00:47:57il faut un mouvement
00:47:58de l'adulte vers l'enfant
00:47:59et ça c'est ce que
00:47:59la civise nous dit
00:48:00donc à quoi sert
00:48:02le questionnaire
00:48:02s'il est majoritairement
00:48:04anonyme
00:48:04à quoi il sert
00:48:05quand un enfant
00:48:05de maternelle
00:48:06de CP
00:48:07voire de CE1
00:48:07ne sait pas écrire
00:48:09à quoi sert le questionnaire
00:48:11à part peut-être
00:48:13puisqu'il ne peut pas
00:48:14vraiment détecter
00:48:15des victimes
00:48:15quantifier le problème
00:48:17sensibiliser le personnel
00:48:18et là
00:48:19on ne va pas au bout
00:48:20de l'article 30
00:48:20en réalité
00:48:21et de sa mission
00:48:23depuis l'apparution
00:48:24du rapport
00:48:25de la civise
00:48:25en 2023
00:48:26nous savons
00:48:27ce qu'il faut faire
00:48:27pour mieux repérer
00:48:29les enfants victimes
00:48:30il faut que chaque professionnel
00:48:31pose
00:48:32la question
00:48:33des violences
00:48:33à chaque enfant
00:48:34dans un entretien
00:48:35un entretien
00:48:36avec l'enfant
00:48:37instauré par l'école
00:48:38c'est ce que propose
00:48:39l'article 30
00:48:41votre projet
00:48:42de questionnaire
00:48:43ne serait
00:48:44si
00:48:44il substitue
00:48:46pardon
00:48:46le substituer
00:48:48cet entretien
00:48:49il faut aussi
00:48:50des moyens
00:48:50et ça on l'a dit
00:48:51très largement
00:48:52pour former
00:48:52les professionnels
00:48:53de l'éducation
00:48:54en en recrutant
00:48:55davantage
00:48:56leur permettre
00:48:56de faire un travail
00:48:57de protéger
00:48:58les enfants
00:48:58lorsqu'ils parlent
00:49:00car un enfant
00:49:01victime
00:49:01qui va
00:49:02révéler
00:49:03des violences
00:49:04s'il n'est pas
00:49:05cru tout de suite
00:49:06s'il n'est pas
00:49:07protégé par l'adulte
00:49:09il ne fera plus
00:49:09confiance en l'institution
00:49:11et on perdra
00:49:11sa parole à jamais
00:49:13or les écoles
00:49:14les collèges
00:49:14les lycées
00:49:15ont un manque
00:49:17chronique
00:49:17de moyens
00:49:18et nous le savons
00:49:19tous
00:49:19la France est à la traîne
00:49:21et largement
00:49:22quand par exemple
00:49:23on va prendre
00:49:24juste le pôle
00:49:25médico-social
00:49:25et les infirmières
00:49:26nous avons 8000 infirmières
00:49:28soit une
00:49:29pour 1500 élèves
00:49:30il en faudrait
00:49:3215000 de plus
00:49:33en réalité
00:49:33donc ma question
00:49:35quels moyens
00:49:36vont être alloués
00:49:37à l'éducation nationale
00:49:38pour renforcer
00:49:39l'attractivité
00:49:40des métiers
00:49:41médicaux sociaux
00:49:42permettre un recrutement
00:49:44de personnel nécessaire
00:49:45en médico-sociaux
00:49:47je parle
00:49:47et bien sûr
00:49:49les former
00:49:49ainsi nous mettrions
00:49:51en oeuvre
00:49:52les préconisations
00:49:52de la civise
00:49:54et afin de restaurer
00:49:55une véritable culture
00:49:57de la protection
00:49:57je vous remercie
00:49:59merci
00:50:00encore une question
00:50:00de Mathilde Feld
00:50:05pardon
00:50:06désolé
00:50:07alors bon
00:50:08on a
00:50:08est-ce qu'on peut avoir
00:50:10vos réponses
00:50:10non
00:50:11ah excusez-moi
00:50:12désolé
00:50:15merci monsieur le président
00:50:16monsieur le ministre
00:50:17malgré les nombreux
00:50:18signalements faits
00:50:19par le corps enseignant
00:50:20dont il faut se féliciter
00:50:22à l'origine
00:50:23de nombreuses poursuites
00:50:25et donc de mises
00:50:25sous protection
00:50:26la détection
00:50:27reste insuffisante
00:50:29le questionnaire
00:50:30semble donc
00:50:31un bon moyen
00:50:32au moins un moyen
00:50:33supplémentaire
00:50:34de détecter
00:50:35des cas de maltraitance
00:50:36car je rappelle
00:50:37ce chiffre inquiétant
00:50:39d'un enfant
00:50:40qui décède
00:50:40tous les 5 jours
00:50:41ou tous les 3 jours
00:50:43selon certaines sources
00:50:44des suites
00:50:45de maltraitance
00:50:47cependant
00:50:47il serait logique
00:50:49que les parlementaires
00:50:50puissent avoir
00:50:50un regard
00:50:51sur leur contenu
00:50:52afin de vous faire
00:50:53remonter
00:50:55leurs observations
00:50:56notamment
00:50:56les membres
00:50:58ayant participé
00:50:59aux commissions spéciales
00:51:00ou d'enquête
00:51:01sur l'inceste
00:51:02et l'AZEU
00:51:02la semaine dernière
00:51:04j'interrogeais
00:51:05le rectorat
00:51:05pour savoir
00:51:06si les parlementaires
00:51:07pourraient avoir
00:51:08connaissance
00:51:09du contenu précis
00:51:10du questionnaire
00:51:10et l'idéal
00:51:11serait bien sûr
00:51:12en amont
00:51:13préalablement
00:51:14à sa rédaction
00:51:15définitive
00:51:16enfin
00:51:17l'association
00:51:18Les Papillons
00:51:19dont le président
00:51:20a lui-même
00:51:21été victime
00:51:21de viol
00:51:22par son frère
00:51:23a eu l'idée
00:51:24géniale
00:51:25à mon sens
00:51:25d'installer
00:51:27des boîtes aux lettres
00:51:28dans les écoles
00:51:29afin de libérer
00:51:30la parole
00:51:30des enfants
00:51:31avez-vous eu
00:51:33contact
00:51:33avec cette association
00:51:35est-ce que
00:51:36l'éducation nationale
00:51:37aurait éventuellement
00:51:39pour projet
00:51:40d'étendre
00:51:40ces boîtes aux lettres
00:51:41dans la totalité
00:51:42des établissements
00:51:43scolaires
00:51:44je vous remercie
00:51:46merci monsieur le ministre
00:51:47est-ce qu'on
00:51:48arrive à répondre
00:51:49à toutes les questions
00:51:50merci beaucoup
00:51:53à tous
00:51:54alors
00:51:55je vais essayer
00:51:56de vous répondre
00:51:57dans un ordre
00:51:58qui répond à vos questions
00:51:59et qui en même temps
00:51:59suit peut-être un peu
00:52:00quelque chose
00:52:00de chronologique
00:52:03d'abord
00:52:04pardonnez-moi
00:52:04juste
00:52:05madame députée Bourrat
00:52:07vous avez dit tout à l'heure
00:52:08que finalement
00:52:09on avait décalé
00:52:10le questionnaire
00:52:11après la Toussaint
00:52:12en raison des réserves
00:52:13la réponse est non
00:52:13j'ai toujours dit
00:52:14que c'était au retour
00:52:14des vacances de la Toussaint
00:52:16je l'ai annoncé
00:52:17dès le 25 août
00:52:18j'ai dit
00:52:18au retour des vacances
00:52:20de la Toussaint
00:52:20parce qu'il y a un cadre
00:52:21réglementaire adopté
00:52:21qui s'appelle
00:52:21un décran conseil d'état
00:52:22parce qu'on passe par
00:52:23un décran conseil d'état
00:52:24pour le faire
00:52:25je souhaite que tous les élèves
00:52:26puissent
00:52:27à compter du retour
00:52:28des vacances de la Toussaint
00:52:30adosser une séance
00:52:30dévare et vars
00:52:31passer le questionnaire
00:52:32donc il n'y a jamais eu
00:52:32aucun report de quoi que ce soit
00:52:33tout était prévu comme ça
00:52:35en revanche
00:52:36j'ai souhaité dilater
00:52:37le temps de concertation
00:52:38au mois de septembre
00:52:38jusqu'au 1er octobre
00:52:40avec le conseil de périodication
00:52:41pour que chacun soit en mesure
00:52:43précisément de
00:52:44si je puis dire
00:52:44malaxer
00:52:45ce questionnaire
00:52:46qui a vocation
00:52:47à être travaillé
00:52:48ça c'est la première chose
00:52:49la deuxième chose
00:52:50c'est que
00:52:51dans l'élaboration
00:52:52de ce questionnaire
00:52:52et pour moi c'est important
00:52:54parce que d'abord
00:52:55avant d'enrières
00:52:56peut-être
00:52:56la deuxième chose
00:52:57pour moi qui est importante
00:52:58c'est qu'au bout d'un moment
00:52:58il faut agir
00:53:00on a 10% de nos enfants
00:53:01qui sont victimes
00:53:03et il y a matière
00:53:04à agir
00:53:05à mon avis
00:53:06vite
00:53:06et de manière massive
00:53:10moi je suis
00:53:11et
00:53:12pardon
00:53:12mais de ce point de vue là
00:53:15l'idée
00:53:15qu'il puisse y avoir
00:53:17pour tous les élus
00:53:18c'est de manière universelle
00:53:20un moment
00:53:21adossé une fois encore
00:53:22à une séance
00:53:23dévare et vars
00:53:23c'est bien l'adulte
00:53:24qui va vers l'enfant
00:53:27mais qui lui permet
00:53:28ensuite justement
00:53:30protégé par l'anonymat
00:53:33protégé par l'anonymat
00:53:34mais alors que l'adulte
00:53:34a fait le pas vers lui
00:53:36de dire quelque chose
00:53:37par écrit
00:53:38et de se contenter
00:53:40justement
00:53:40avec des questions
00:53:41qui seront travaillées
00:53:42par des experts
00:53:42pas par moi
00:53:43c'est pas un questionnaire
00:53:43j'effraie
00:53:45c'est un questionnaire
00:53:45d'experts
00:53:46et d'associations
00:53:47auxquelles tous les élus
00:53:48participent
00:53:49de pouvoir précisément
00:53:50peut-être ne cocher
00:53:51qu'une case
00:53:52mais par ce simple
00:53:53cochage de cases
00:53:55déclencher l'alerte
00:53:55qui permettra de le sauver
00:53:57je considère
00:53:57que ça vaut la peine
00:53:59parce que sinon
00:54:00et je suis d'accord
00:54:01pour dire que
00:54:02il y aurait peut-être
00:54:02un monde idéal
00:54:03dans lequel il y aurait
00:54:04des entretiens
00:54:04pour le monde
00:54:04etc
00:54:04alors simplement
00:54:05le monde idéal
00:54:05il pose deux problèmes
00:54:07et un premier problème
00:54:08c'est que
00:54:08comme je vous l'ai dit tout à l'heure
00:54:09à supposer même
00:54:10qu'on arrive à trouver
00:54:11des gens qui ne fassent
00:54:12que ça toute la journée
00:54:13il faudrait identifier
00:54:14un vivier de 7500 personnes
00:54:16immédiatement recrutables
00:54:17ce vivier n'existe pas
00:54:20madame Legrin
00:54:20il n'existe pas
00:54:22il n'y a pas aujourd'hui
00:54:237500 personnes
00:54:24supplémentaires
00:54:25à celles que nous avons
00:54:26qui seraient disponibles
00:54:27sur le marché du travail
00:54:28pour faire ce métier là
00:54:29et quand je dis 7500
00:54:30c'est si c'est une demi-heure
00:54:32et qui ne font que ça
00:54:33en réalité
00:54:33il en faut 15 000
00:54:34et le 15 000 existe encore moins
00:54:36et donc
00:54:37madame Legrin
00:54:38madame Legrin
00:54:39madame Legrin
00:54:39m'a demandé
00:54:39si j'étais prêt
00:54:41à accomplir
00:54:41avant le législateur
00:54:42évidemment
00:54:43l'objet même
00:54:44de l'exécutif
00:54:45c'est de mettre en oeuvre
00:54:46la loi
00:54:46je passe ma vie
00:54:47et c'est de la mettre en oeuvre
00:54:48justement
00:54:49quand l'exécutif a posé
00:54:50le principe
00:54:50de l'Evarevars
00:54:52vous savez que ça a duré 20 ans
00:54:54j'ai fait partie de ceux
00:54:55quand j'étais des GESCO
00:54:56qui ont fait en sorte
00:54:57qu'il y a un problème
00:54:57d'Evarevars
00:54:58et je vais partir maintenant
00:54:59de ceux qui font en sorte
00:54:59de le porter
00:55:00et de faire en sorte
00:55:01qu'il y a les 3 séances
00:55:02et je serai intraitable là-dessus
00:55:04et pourtant
00:55:04ça met un peu de temps
00:55:05c'est moins qu'on veut se dire
00:55:05mais voyez je veux dire voilà
00:55:06donc oui évidemment
00:55:09quelle que soit la loi
00:55:10par définition
00:55:11la vocation de l'exécutif
00:55:12est de l'appliquer
00:55:13mais l'honnêteté
00:55:14m'oblige à dire
00:55:15et c'est une réalité
00:55:16pardon
00:55:16technique
00:55:17qu'il n'y a pas aujourd'hui
00:55:1915 000 personnes formées
00:55:20sur le marché du travail
00:55:21disponibles
00:55:22quelles que soient
00:55:22les modalités d'embauche
00:55:23pour pouvoir mener
00:55:24de manière pleine
00:55:25et entière
00:55:25ces entretiens immédiatement
00:55:28alors on peut se dire
00:55:28on va attendre
00:55:29que le marché
00:55:30que les formations existent
00:55:32que tout le monde soit formé
00:55:33qu'il y ait effectivement
00:55:3415 000 personnes supplémentaires
00:55:35qui ont envie de le faire
00:55:35etc
00:55:36mais on perdra des années
00:55:38et ça pour moi
00:55:38c'est inconcevable
00:55:40donc y arriver
00:55:41peut-être un jour
00:55:42sans problème
00:55:42mais en attendant
00:55:43se donner moins d'agir
00:55:44c'est important
00:55:46que nous dit la civise
00:55:47la civise participe
00:55:48à nos travaux
00:55:49la civise d'ailleurs
00:55:49a publié un communiqué de presse
00:55:51je le rappelle
00:55:51en disant que
00:55:53l'idée de ce questionnaire
00:55:54constituait une rupture
00:55:56majeure
00:55:56c'est le terme
00:55:57qui est un point de rupture
00:55:57majeure dans la prise en charge
00:55:59et dans l'accueil
00:55:59et la libération
00:56:00de la parole de l'enfant
00:56:01et en revanche évidemment
00:56:02elle a juste titre
00:56:03et je suis le premier
00:56:03moi-même à me désapproprier
00:56:05elle a juste titre
00:56:06et mis un certain nombre
00:56:07de réserves de précautions
00:56:09et d'ailleurs
00:56:10elle est associée
00:56:10à notre questionnaire
00:56:12précisément sur
00:56:12les conditions
00:56:13avec lesquelles ça avait lieu
00:56:14c'est-à-dire
00:56:14c'est pas quelque chose
00:56:15qu'on parachute
00:56:15en disant
00:56:16tous les enfants de France
00:56:17lundi matin
00:56:17à 8h vont passer un questionnaire
00:56:19c'est juste
00:56:19qui est adossé
00:56:20à la séance des Vars
00:56:21pour que l'adulte
00:56:21aille vers l'enfant
00:56:23d'où l'intérêt
00:56:23du guide de passation
00:56:24qui est travaillé
00:56:24précisément avec la civise
00:56:28on les voit
00:56:28chaque semaine
00:56:30pour précisément
00:56:31faire en sorte
00:56:31que l'adulte
00:56:32aille vers l'enfant
00:56:33que l'enfant
00:56:33puisse ensuite
00:56:34donc déposer
00:56:35cette parole
00:56:37et puis qu'il puisse
00:56:38derrière être pris en charge
00:56:40et vraiment
00:56:41enfin je crois
00:56:42qu'il y a quelque chose
00:56:43d'important
00:56:44enfin de très
00:56:45structurel
00:56:46à faire là-dessus
00:56:46et une fois encore
00:56:48pour moi
00:56:48je ne me conçois pas
00:56:49comme quelque chose
00:56:49d'alternatif
00:56:50à la volonté
00:56:50que je crois
00:56:51on partage tous
00:56:52mais plutôt
00:56:53comme quelque chose
00:56:53de préparatoire
00:56:56parce que précisément
00:56:57ça permet
00:56:58justement
00:56:59de ne pas avoir
00:56:59ce côté
00:57:00j'allais dire
00:57:00un petit peu frontal
00:57:01du simple entretien
00:57:02convoqué à l'école
00:57:03parce qu'il faut
00:57:04se projeter
00:57:05un entretien
00:57:06à l'école
00:57:06pour tous les élèves
00:57:07ça veut dire qu'à 8h20
00:57:09Corentin sort de la classe
00:57:10devant tout le monde
00:57:10il revient à 8h50
00:57:12à 8h50
00:57:12c'est Sarah
00:57:13qui sort devant tout le monde
00:57:14et toi
00:57:14qu'est-ce que tu leur as dit
00:57:15qu'est-ce qu'ils t'ont posé
00:57:16comme question
00:57:16etc etc
00:57:17c'est ça qui se passe
00:57:18concrètement
00:57:18ça se fera à la chaîne
00:57:20l'avantage d'avoir
00:57:21un dispositif type
00:57:22Evarevars avant
00:57:23c'est qu'on a précisément
00:57:24une séquence collective
00:57:25pédagogique etc
00:57:27qui est
00:57:28effectivement bien faite
00:57:28qui dure deux heures
00:57:29une séquence d'Evarevars
00:57:30c'est deux heures
00:57:30et à l'issue de laquelle
00:57:32dans le prolongement
00:57:32de laquelle
00:57:37ce n'est à mon sens
00:57:38qu'une étape
00:57:39de ce processus
00:57:40alors ensuite
00:57:41par rapport aux différentes
00:57:42questions
00:57:43que vous avez posées
00:57:45donc non effectivement
00:57:46l'objet n'est pas
00:57:47de retirer le questionnaire
00:57:48l'objet c'est de le travailler
00:57:49avec la civile
00:57:50avec les professionnels
00:57:51avec les associations
00:57:52pour faire en sorte
00:57:52qu'ils s'insèrent
00:57:53dans ce continuum
00:57:55mais précisément
00:57:56parce que je crois
00:57:56qu'il y a une forme
00:57:57en tout cas moi je considère
00:57:58qu'il y a une urgence morale
00:57:59et vitale
00:58:01à agir
00:58:03sur les questions
00:58:05que vous m'avez posées
00:58:05ensuite pardon excusez-moi
00:58:06je reprends mes notes
00:58:09hop pardon
00:58:10je cherche ma deuxième page
00:58:11voilà
00:58:12sur la question
00:58:13c'était monsieur le député
00:58:14pardonnez-moi
00:58:15sur la question
00:58:16de l'adaptation
00:58:17des questionnaires
00:58:18alors pour moi
00:58:19enfin pour moi
00:58:20je dis ça
00:58:21mais c'est une fois encore
00:58:22c'est pas un questionnaire
00:58:22geffray
00:58:23c'est pas moi qui le fais
00:58:23professionnels qui le font
00:58:24mais c'est un échange
00:58:25qu'on a eu
00:58:26le questionnaire
00:58:27doit être adapté
00:58:27à la fois à l'âge
00:58:29et j'allais dire
00:58:30aux éventuelles facultés
00:58:32enfin l'état de développement
00:58:33des facultés de l'enfant
00:58:34à l'âge où il est posé
00:58:35bon
00:58:36donc ça va être un questionnaire
00:58:37qui va être complètement adapté
00:58:39y compris
00:58:39alors je vous dis ça
00:58:41ne prenez pas ça
00:58:41pour un argent comptant
00:58:42parce que précisément
00:58:43ils y travaillent
00:58:44mais ça peut être
00:58:45un système de smiley
00:58:46ou de rond rouge
00:58:48rond vert
00:58:48rond jaune
00:58:49on va voir comment
00:58:50ils vont nous préparer ça
00:58:51mais en tout cas
00:58:52très clairement
00:58:52c'est adapté à l'âge
00:58:55on a évidemment
00:58:56une vigilance
00:58:56très particulière
00:58:57sur les questions
00:58:57de situation de handicap
00:58:58et notamment de troubles
00:58:59des fonctions cognitives
00:59:01de la parole
00:59:02puisse être recueillie
00:59:02dans des conditions
00:59:03qui soient évidemment
00:59:04qui soient évidemment
00:59:05adaptées
00:59:06etc
00:59:08il y aura évidemment
00:59:08un questionnaire
00:59:09falc aussi
00:59:10donc tout ça va être
00:59:11tout ça pour le coup
00:59:12va être très très travaillé
00:59:14pour pouvoir
00:59:16être complètement
00:59:17enfin voilà
00:59:19épouser si je puis dire
00:59:20la capacité de l'enfant
00:59:22à à à à à à à à à à à comprendre
00:59:24c'est pour ça qu'il y a un guide
00:59:25de passation aussi
00:59:26à comprendre
00:59:27et puis à à répondre
00:59:29deuxième chose
00:59:30vous avez dit
00:59:30tout à l'heure
00:59:31qu'est ce qui se passe
00:59:32si on découvre
00:59:32qu'un enfant est vieillé
00:59:33tous les jours
00:59:34alors là pour le coup
00:59:35pour le coup
00:59:36c'est j'allais dire
00:59:37pardon on retombe
00:59:38dans les choses
00:59:38qui sont
00:59:39on retombe dans les situations
00:59:41entre guillemets
00:59:42tristement
00:59:43je ne sais pas dire
00:59:44classique
00:59:45mais mais mais
00:59:45mais tristement récurrente
00:59:47de signalement
00:59:47c'est à dire par définition
00:59:48si un enfant
00:59:49à partir du moment
00:59:50où un enfant
00:59:51signale une agression
00:59:52un viol
00:59:53ou une chose comme ça
00:59:54qui serait passé
00:59:55c'est même pas tous les jours
00:59:56s'il dit hier soir
00:59:58j'ai été violé par mon père
00:59:59c'est article 40 immédiat
01:00:01donc là pour le coup
01:00:02le déclenchement
01:00:03de la réponse pénale
01:00:04il est immédiat
01:00:05c'est à dire que la question
01:00:05ne se pose pas
01:00:07donc à partir du moment
01:00:08où il y aurait un signalement
01:00:09de cette nature là
01:00:09je veux dire
01:00:10on n'a même pas besoin
01:00:11par des moyens d'expression
01:00:11mais de passer par l'étape
01:00:14de l'entretien
01:00:15c'est évidemment
01:00:16enfin d'abord évidemment
01:00:17on l'accueille d'entretien
01:00:18mais c'est immédiat
01:00:18mais surtout on l'accueille d'entretien
01:00:19en vue de la sénine
01:00:21de l'autorité judiciaire
01:00:21et de la mise évidemment
01:00:22sous protection immédiate
01:00:24par l'autorité judiciaire
01:00:26de l'enfant en question
01:00:27et malheureusement
01:00:28ce sont des situations
01:00:29qu'on connaît
01:00:31comme je vous l'ai dit tout à l'heure
01:00:33régulièrement
01:00:35Madame Petit
01:00:36vous m'interrogez
01:00:37pardon Madame Petit
01:00:38vous m'interrogez
01:00:39sur les traitements
01:00:40des violences
01:00:41au sein même
01:00:41de l'institution
01:00:42qui pour moi
01:00:43est un enjeu majeur
01:00:44et comme vous le savez
01:00:45depuis mon arrivée
01:00:46c'est quelque chose
01:00:47que j'ai toujours dit
01:00:47c'est à dire que
01:00:48pour que le lien de confiance
01:00:49qui existe
01:00:50entre l'école
01:00:51l'enfant et la famille
01:00:53puissent être
01:00:54j'allais dire
01:00:54pleinement actifs
01:00:55il ne peut pas être
01:00:57entaché
01:00:57souillé
01:00:58ou écorné
01:00:58par un crime
01:00:59à l'intérieur
01:01:00de l'espace scolaire
01:01:01ça c'est pas possible
01:01:02bon
01:01:04et pourtant malheureusement
01:01:05ça arrive encore
01:01:06c'est à dire
01:01:06qu'on s'est très bien
01:01:08filtré à l'entrée
01:01:09pour le coup
01:01:10à l'entrée
01:01:10on a vraiment
01:01:11si je puis dire
01:01:11des herses étanches
01:01:13enfin des portes étanches
01:01:14en revanche
01:01:15si une personne
01:01:16j'allais dire
01:01:17comment dire
01:01:18déclenche un comportement criminel
01:01:20alors qu'il n'y a jamais déclenché
01:01:21ailleurs avant
01:01:21etc etc
01:01:22à l'intérieur d'espace scolaire
01:01:23ça pour le coup
01:01:24c'est quelque chose
01:01:24qu'on ne sait pas forcément
01:01:26par définition
01:01:26on ne sait pas forcément
01:01:27se prémunir
01:01:27mais dans ce cas là
01:01:28la réaction évidemment
01:01:29de l'institution est immédiate
01:01:30alors deux choses
01:01:31par rapport à ça
01:01:32moi j'ai envoyé des consignes
01:01:33très claires
01:01:34à tous les recteurs
01:01:35au moment de
01:01:36enfin ça devait être
01:01:37au mois de mai
01:01:37ou de juin
01:01:38dans le prolongement
01:01:38à la décision précédente
01:01:39que j'avais prise
01:01:40j'ai fait d'abord
01:01:40le guide pour tout le monde
01:01:41parce qu'avant
01:01:41il n'y avait pas de guide
01:01:42de signalement
01:01:42c'est-à-dire qu'on ne savait pas
01:01:43comment signaler
01:01:44donc j'ai fait un guide
01:01:44de signalement
01:01:45article 40
01:01:46informations préoccupantes
01:01:47qui a été donc communiqué
01:01:48à tous les personnels
01:01:49ce guide prévoit
01:01:51y compris l'hypothèse
01:01:52dans laquelle c'est un collègue
01:01:53ou un supérieur hiérarchique
01:01:55qui se rend coupable des actes
01:01:57c'est-à-dire qu'il y a
01:01:58la marche à suivre
01:01:58dans l'hypothèse
01:01:59où c'est votre chef d'établissement
01:02:00votre inspecteur
01:02:01etc etc
01:02:01ou votre chef de bureau
01:02:02si vous avez une administration
01:02:03enfin bref
01:02:05ces hypothèses-là
01:02:06sont évidemment traitées
01:02:08au-delà de ça
01:02:09moi ce que j'ai donné
01:02:10comme consigne au recteur
01:02:10c'est deux éléments
01:02:12à partir du moment
01:02:13où des faits
01:02:15de violences sur mineurs
01:02:16par un adulte
01:02:16agression sexuelle
01:02:17ou autre
01:02:18vous l'avez dit tout à l'heure
01:02:19il y a aussi de la violence physique
01:02:20qui ne serait pas
01:02:22à caractère sexuel
01:02:23à partir du moment
01:02:24où des faits de cette nature
01:02:25sont dénoncés
01:02:27et ne sont pas
01:02:27j'allais dire
01:02:28manifestement fantaisistes
01:02:30ce qui
01:02:31au priori n'arrive pas
01:02:32mais enfin on ne sait jamais
01:02:33il faut quand même
01:02:33que ce n'est pas manifestement fantaisiste
01:02:34mais à partir du moment
01:02:34ils ne sont pas manifestement fantaisistes
01:02:37ça donne lieu immédiatement
01:02:38à la suspension de l'agent
01:02:40la suspension
01:02:41en droit de la force publique
01:02:42n'est pas une sanction
01:02:45c'est bien une mesure de sauvegarde
01:02:46c'est une suspension
01:02:47donc ça a eu lieu
01:02:48à la suspension immédiate de l'agent
01:02:49ça c'est la première chose
01:02:50la deuxième consigne
01:02:51que j'ai donné au recteur
01:02:52et au DAZEN
01:02:53c'est de faire en sorte
01:02:55que dès lors
01:02:55que des faits
01:02:57de violences physiques
01:02:59ou sexuelles
01:02:59sont dénoncés
01:03:01de la part d'un personnel
01:03:03à l'encontre
01:03:03d'un mid-ordre
01:03:04nous avons la charge
01:03:06les premiers
01:03:07les premiers actes
01:03:09d'enquête
01:03:09doivent débuter
01:03:11dans les 48 heures
01:03:12qui suivent le signalement
01:03:14donc la suspension
01:03:16est immédiate
01:03:17les premiers actes
01:03:18commencent dans les 48 heures
01:03:20et après l'enquête
01:03:21se déroule
01:03:21c'est une enquête
01:03:22donc administrative
01:03:23qui à tout moment
01:03:25peut évidemment
01:03:25dès lors que les faits
01:03:27sont
01:03:28j'allais dire
01:03:29présentent un caractère
01:03:30plausible ou sérieux
01:03:31il donne lieu
01:03:32évidemment
01:03:33à l'article 40
01:03:33en parallèle
01:03:34à la saisine
01:03:35de l'institution judiciaire
01:03:36mais on continue
01:03:37l'enquête administrative
01:03:38pour répondre à votre question
01:03:40en tout cas de tête
01:03:41mais je ne sais pas
01:03:42si on l'a
01:03:43je n'ai pas
01:03:45connaissance
01:03:45d'un délai moyen
01:03:47de traitement
01:03:48des procédures administratives
01:03:49dans ce domaine
01:03:50la règle
01:03:51c'est qu'on essaye
01:03:51de faire tenir ça
01:03:52à l'intérieur
01:03:53de la durée de suspension
01:03:54qui est de 4 mois
01:03:54c'est qu'aujourd'hui
01:03:55ce délai est limité
01:03:56à 4 mois
01:03:57ce qui est d'ailleurs
01:03:57une des difficultés
01:03:58qu'on a
01:03:59puisqu'en réalité
01:04:00il n'est pas prévu
01:04:01formellement
01:04:02de capacité
01:04:03de renouveler ce délai
01:04:04donc derrière
01:04:04on est obligé
01:04:04d'avoir recourir
01:04:05à d'autres dispositifs
01:04:07pour empêcher
01:04:09l'agent en question
01:04:10d'être au contact
01:04:11des mineurs
01:04:12mais en tout cas
01:04:13la cible
01:04:14c'est évidemment
01:04:15de pouvoir prendre
01:04:16une éventuelle décision
01:04:17en ces 4 mois
01:04:17tout en respectant
01:04:18le contradictoire
01:04:18parce qu'il y a évidemment
01:04:19une progression contradictoire
01:04:20à respecter
01:04:20et c'est normal aussi
01:04:21en termes de protection
01:04:22y compris parce que
01:04:23nous avons aussi
01:04:24le cas de figure
01:04:24je tiens à le dire
01:04:25où des personnes
01:04:26de l'éducation nationale
01:04:27ont été mis en cause
01:04:27pour des actes graves
01:04:29au titre d'actes graves
01:04:30qu'ils auraient commis
01:04:31sur des mineurs
01:04:32et donc on s'est aperçu
01:04:33en fait qu'ils étaient
01:04:33mis en cause
01:04:34parce que le mineur
01:04:36cherchait en réalité
01:04:36à dénoncer un tiers
01:04:38en l'occurrence familiale
01:04:39et que pour eux
01:04:40le fait de dénoncer
01:04:41les faits
01:04:41était en fait
01:04:42un moyen de déclencher
01:04:43une protection
01:04:44contre l'agresseur familial
01:04:45mais en réalité
01:04:46au détriment du professeur
01:04:47qui n'avait rien fait
01:04:47donc c'est aussi arrivé
01:04:49malheureusement
01:04:49éluièrement
01:04:51donc en tout cas
01:04:51voilà comment les choses
01:04:52se passent
01:04:54très concrètement
01:04:55quant au signaleur
01:04:56alors à partir du moment
01:04:57où une personne
01:04:57a signalé
01:04:59donc suspension
01:05:00de l'auteur
01:05:01enquête administrative
01:05:02dans les délais
01:05:03que j'ai indiqué
01:05:04la règle évidemment
01:05:05c'est que la personne
01:05:06qui signale
01:05:06doit être protégée
01:05:07et donc pour revenir
01:05:08au cas de figure
01:05:09que vous avez évoqué
01:05:10madame la députée
01:05:11tout à l'heure
01:05:13de l'établissement
01:05:14et le trio
01:05:15à Stain
01:05:16alors permettez-moi
01:05:17juste simplement
01:05:17je n'expose pas
01:05:19je pense que cette audience
01:05:20est filmée
01:05:21et donc voilà
01:05:21je n'expose
01:05:22aucune situation individuelle
01:05:24dans un cadre
01:05:25filmé collectif
01:05:27simplement
01:05:28ma règle
01:05:28est très claire
01:05:29et donc je peux vous donner
01:05:30mon orientation générale
01:05:31sans préjudice
01:05:32du cas d'espèce
01:05:33la première chose
01:05:34c'est que si un personnel
01:05:35se rend coupable
01:05:35des actes
01:05:36que vous avez mentionné
01:05:38sur
01:05:39enfin de manière générale
01:05:40d'ailleurs
01:05:40bref
01:05:41dans l'exercice de ses fonctions
01:05:43parce qu'il n'y a pas
01:05:44forcément
01:05:44que des violences
01:05:45au sens physique
01:05:46du terme
01:05:47ou sexuel
01:05:47il y a aussi du racisme
01:05:48il y a des choses
01:05:49très différentes
01:05:50qui peuvent intervenir
01:05:51un personnel
01:05:52qui fait ça
01:05:53dans le cadre
01:05:54de ses fonctions
01:05:56il y a enquête
01:05:56administrative
01:05:58et il y a sanction
01:05:59à l'accueil
01:06:01il n'y a pas
01:06:02tergiversé
01:06:02quant au quantum
01:06:04de la sanction
01:06:05ensuite
01:06:05il dépend
01:06:05de la gravité
01:06:06d'effet
01:06:06etc
01:06:07et en l'occurrence
01:06:08je n'ai pas vocation
01:06:10à dire quoi que ce soit
01:06:10sur le cas d'espèce
01:06:11pour ne pas
01:06:13que les personnes
01:06:14puissent s'identifier
01:06:15quant au signaleur
01:06:17un signaleur
01:06:18il doit être protégé
01:06:18au titre de son signalement
01:06:20au titre de son signalement
01:06:21si par ailleurs
01:06:22il a d'autres comportements
01:06:23qui éventuellement
01:06:24posent problème
01:06:24ça c'est autre chose
01:06:25mais en tout cas
01:06:26au titre de son signalement
01:06:26il a évidemment vocation
01:06:28à être protégé
01:06:30à être accompagné juridiquement
01:06:31et à être accompagné
01:06:32psychologiquement aussi
01:06:33parce que dénoncer
01:06:34des faits de cette nature
01:06:35c'est jamais complètement simple
01:06:36quand il s'agit de dénoncer
01:06:36un collègue
01:06:37surtout quand on a travaillé
01:06:38avec lui pendant longtemps
01:06:38et qu'on n'avait pas
01:06:39une minute imaginé
01:06:40que lui-même pouvait
01:06:40se rendre coupable
01:06:41et donc il peut y avoir
01:06:42un environnement psychologique
01:06:42également dans ce cadre
01:06:44et la règle là aussi
01:06:45je dis bien la règle
01:06:46c'est qu'on le met en place
01:06:47après ça vous garantir
01:06:48que dans 100% des cas
01:06:49l'humanité est infaillible
01:06:50et que tout se passe bien
01:06:51ce serait probablement
01:06:52à vous mentir
01:06:53surtout sur une institution
01:06:54d'un million de 200 000 personnes
01:06:55mais en tout cas
01:06:56la règle
01:06:56ça doit bien être celle-là
01:06:57elle est posée
01:06:58elle est répétée
01:06:59et chaque fois que j'en ai
01:06:59l'occasion
01:07:00je verrai à ce qu'elle soit
01:07:01pleinement respectée
01:07:03sur donc les trajectoires budgétaires
01:07:05alors comme je vous le disais
01:07:06on a un sujet aujourd'hui
01:07:07il faut être très honnête
01:07:08et enfin vous savez
01:07:10je vous caractéristique
01:07:11de jamais
01:07:13enfin de toujours dire
01:07:13ce que je sais
01:07:14et ce que je crois
01:07:16on a objectivement
01:07:17un problème de vivier
01:07:19qui n'est pas
01:07:20je vais dire seulement
01:07:21un problème
01:07:22de vivier
01:07:23éducation nationale
01:07:24j'en ai un problème
01:07:25de vivier au sens
01:07:25les personnels de santé
01:07:26pour les recruter
01:07:27c'est objectivement compliqué
01:07:28je signale juste
01:07:29qu'au cours des 3 dernières années
01:07:30on a augmenté
01:07:31les médecins scolaires
01:07:32de 22%
01:07:33et les infirmières scolaires
01:07:33de 21%
01:07:34donc il y a un travail
01:07:36qui a déjà été fait
01:07:36de revalorisation
01:07:37pour les infirmières scolaires
01:07:38et les médecins scolaires
01:07:40soit au titre
01:07:41de l'augmentation
01:07:41du point d'analyse
01:07:42etc.
01:07:42soit au titre
01:07:42de mesures catégorales
01:07:43spécifiques
01:07:44qui ont notamment
01:07:45été portées
01:07:45en 2024
01:07:47où il y a eu
01:07:48un phénomène
01:07:51bon c'est peut-être pas suffisant
01:07:52mais important quand même
01:07:55néanmoins
01:07:55donc on a aujourd'hui
01:07:56un problème de vivier
01:07:58ma conviction
01:07:58alors il y a
01:08:00la situation très particulière
01:08:01des médecins scolaires
01:08:01sur lesquelles on a
01:08:03en fait on a
01:08:04les ETP
01:08:04entre guillemets
01:08:05votés en l'aide de finances
01:08:05chaque année
01:08:06on a 1600 ETP
01:08:07votés en l'aide de finances
01:08:08on arrive à pourvoir
01:08:09un peu plus de 50%
01:08:10donc on a un très grand problème
01:08:12la bonne nouvelle
01:08:13c'est que cette année
01:08:13pour la première fois
01:08:14depuis très longtemps
01:08:15au concours
01:08:17les concours
01:08:17de recrutement
01:08:18de médecins scolaires
01:08:19ont très sensiblement
01:08:20augmenté en termes
01:08:20de taux de couverture
01:08:21puisqu'on tournait habituellement
01:08:23à 50-60%
01:08:24on est monté à 89%
01:08:25cette année
01:08:25c'est plutôt mieux
01:08:27et sur les infirmières scolaires
01:08:29les psychodéducations nationales
01:08:31et les assistantes et assistants sociaux
01:08:33psychologues et assistantes
01:08:34et assistants sociaux
01:08:34on n'a pas trop de difficultés
01:08:36infirmières scolaires
01:08:37on est à peu près
01:08:38j'allais dire à l'étiège
01:08:38c'est-à-dire qu'on n'arrive
01:08:39pas complètement
01:08:40à satisfaire le besoin
01:08:41au stade du recrutement
01:08:42et donc j'ai lancé un chantier
01:08:43j'en ai d'ailleurs
01:08:43ce matin parlé
01:08:44avec les institutions syndicales
01:08:46autour du
01:08:48des modalités de recrutement
01:08:49c'est-à-dire autour du format du concours
01:08:50du type d'épreuve
01:08:51et puis autour de
01:08:54aussi de la publicité
01:08:55de ces concours
01:08:55puisqu'on parle beaucoup
01:08:56des concours de recrutement
01:08:56de professeurs
01:08:57à juste titre
01:08:57on parle pas toujours
01:08:58de ces concours
01:08:58donc on va évidemment se vanter
01:09:00dans ce cadre là
01:09:01qui est donc un cadre
01:09:02j'allais dire contraint
01:09:03par le vivier
01:09:04plus que par la demande
01:09:07on a donc créé 300 postes
01:09:09dans le cadre du projet
01:09:09de la finance 2026
01:09:10donc ils sont recrutés
01:09:12pour cette rentrée
01:09:14et qui correspond
01:09:15à une capacité d'absorption
01:09:17par rapport à un vivier
01:09:18qui est donc limité
01:09:19on en propose
01:09:21le premier ministre
01:09:22l'a rendu public
01:09:22dans un article
01:09:23il y a quelques jours
01:09:24on propose d'en recréer
01:09:26300 supplémentaires
01:09:27dans le PLF 2027
01:09:29en toute objectivité
01:09:30s'il y en avait plus
01:09:31je pense que je ne serais
01:09:32pas capable de recruter
01:09:34donc voilà
01:09:36on peut parler
01:09:37du signal politique
01:09:38mais en réalité
01:09:39je ne serais pas capable
01:09:39de recruter
01:09:40cela en revanche
01:09:41je pense qu'on est capable
01:09:41et ma conviction profonde
01:09:42je l'ai dit l'année dernière
01:09:43d'ailleurs je suis conforme
01:09:44à ce que j'ai dit cette année
01:09:46c'est qu'en réalité
01:09:46il faudrait idéalement
01:09:48que nous puissions
01:09:49tenir cette cadence
01:09:50année après année
01:09:51pour au moins 5 ou 6 ans
01:09:53de manière à maintenir
01:09:57un ou augmenter
01:09:58progressivement notre capacité
01:09:59mais dans des conditions
01:10:00qui soient conformes
01:10:00au vivier disponible
01:10:03voilà
01:10:03est-ce qu'avec ça
01:10:05pardon je vérifie
01:10:06si j'ai répondu
01:10:07à tout le monde
01:10:11alors oui voilà
01:10:12c'est ça
01:10:12j'avais tourné ma page
01:10:13vous voyez à l'instant
01:10:14alors sur les outre-mer
01:10:15on a effectivement
01:10:16une situation
01:10:17assez
01:10:20atypique
01:10:20alors historiquement
01:10:22surtout
01:10:22il y a historiquement
01:10:25entre guillemets
01:10:26en proportion
01:10:26une sous
01:10:28enfin
01:10:28une sous-déclaration
01:10:29ou un sous-témoignage
01:10:31enfin
01:10:31par rapport
01:10:32au reste du territoire national
01:10:35ce qui est intéressant
01:10:36c'est que le travail
01:10:37que nous menons
01:10:38même si les chiffres
01:10:39restent encore
01:10:40probablement assez faibles
01:10:41mais le travail
01:10:42que nous menons
01:10:43marque une très très
01:10:44forte progression
01:10:45je suis pour vous donner
01:10:46une idée
01:10:46en 2022-2023
01:10:48on avait 44 signalements
01:10:50pour 100 000 élèves
01:10:52en 2025-2026
01:10:53on était à 112
01:10:56si je prends juste
01:10:57l'exemple de Mayotte
01:10:57Mayotte c'est
01:10:59plus 225%
01:11:01de signalements
01:11:02en un an
01:11:04la Martinique
01:11:05plus 22%
01:11:06la Réunion
01:11:07plus 73
01:11:07la Guyane
01:11:08plus 21
01:11:09la Guadeloupe
01:11:09plus 20
01:11:11il y a quand même
01:11:12un phénomène
01:11:13et un travail
01:11:14qui est fait
01:11:15autour de ça
01:11:15évidemment
01:11:15mais il y a un phénomène
01:11:17de libération
01:11:17de la parole
01:11:21dans les collectivités
01:11:22d'outre-mer
01:11:23comme dans les territoires
01:11:24nationales
01:11:25mais avec notamment
01:11:25un rattrapage à Mayotte
01:11:26qui est assez important
01:11:27donc sans doute pas suffisant
01:11:29par rapport
01:11:30à un historique
01:11:32de sous-déclaration
01:11:33mais qui néanmoins
01:11:35existe
01:11:35et donc je pense
01:11:36qu'on peut collectivement
01:11:38si ce n'est nouveau jour
01:11:39du moins en tout cas
01:11:39l'enregistrer
01:11:40comme étant
01:11:41un progrès
01:11:45et puis
01:11:46avec ça
01:11:47alors si pardon
01:11:47il y avait aussi
01:11:48donc une question
01:11:49sur
01:11:49alors la question
01:11:51de savoir
01:11:51si les parlementaires
01:11:52peuvent avoir
01:11:52un regard
01:11:53sur le contenu questionnaire
01:11:54écoutez moi
01:11:55en soi
01:11:55j'ai de problème
01:11:57avec
01:11:58aucune consultation
01:11:59donc au contraire
01:12:01simplement
01:12:01je ne vous cache pas
01:12:02que
01:12:03bon d'abord
01:12:03il faut qu'on trouve
01:12:05dans ce cas là
01:12:05un modus operandi
01:12:07et par ailleurs
01:12:08pour moi
01:12:08le point de départ
01:12:09c'est vraiment
01:12:09les professionnels
01:12:10du métier
01:12:10voilà donc j'ai fait appel
01:12:11à la civise
01:12:12qui fait donc partie
01:12:13d'une comité
01:12:15un pédopsychiatre
01:12:18une magistrate
01:12:18donc spécialisée
01:12:19enfin etc
01:12:21mais en revanche
01:12:22je suis évidemment
01:12:23tout à fait disposé
01:12:24à partager
01:12:25la version intermédiaire
01:12:26avec vous
01:12:26à un moment
01:12:27ou à un autre
01:12:27et quant à l'association
01:12:29les papillons
01:12:29alors
01:12:30de manière générale
01:12:31les papillons ou autres
01:12:32donc l'association
01:12:33les papillons
01:12:33je n'ai pas directement
01:12:34eu de contact
01:12:35avec le directeur
01:12:35mais l'institution scolaire
01:12:37j'allais dire
01:12:37a eu l'occasion
01:12:38de les rencontrer
01:12:39plusieurs fois
01:12:40notamment au niveau
01:12:41territorial
01:12:42le principe de la boîte aux lettres
01:12:43est un principe intéressant
01:12:45d'ailleurs
01:12:46qui est assez intéressant
01:12:47c'est que
01:12:48on peut dans le même mouvement
01:12:49vous voyez
01:12:49se dire qu'un écrit
01:12:51c'est quand même pas grand chose
01:12:52etc
01:12:52que qui va parler par écrit
01:12:53mais c'est-à-dire que les papillons
01:12:54finalement ça marche pas si mal
01:12:55et que pourquoi pas une boîte aux lettres
01:12:56ce qui prouve
01:12:57qu'il y a quand même
01:12:57enfin comme quoi
01:12:58l'écrit n'est pas totalement
01:12:59disqualifié je veux dire
01:13:00mais
01:13:01et en revanche
01:13:02il y a deux choses
01:13:03ma première conviction
01:13:04c'est que
01:13:05je le redis
01:13:05mais je pense que
01:13:06l'écrit
01:13:07enfin l'écrit au sens du questionnaire
01:13:09a une portée
01:13:10est une étape
01:13:11et a une portée singueur
01:13:12ce qui est le prolongement
01:13:13une fois encore
01:13:14d'une séance des var et var
01:13:15ça je crois profondément
01:13:16parce qu'en réalité
01:13:16et je reviens sur ce que vous avez dit tout à l'heure
01:13:17madame Epthé
01:13:18je suis d'accord avec vous en plus là-dessus
01:13:19comme avec la civile
01:13:21c'est
01:13:21pas que là-dessus d'ailleurs
01:13:22c'est
01:13:23il y a bien une démarche
01:13:24de l'adulte vers l'enfant
01:13:25mais à l'école
01:13:26c'est forcément
01:13:27ça passe par un cadre
01:13:28j'allais dire pédagogique
01:13:29collectif
01:13:29qui aussi d'ailleurs permet
01:13:30à l'enfant
01:13:31j'allais dire
01:13:32d'être plus à l'aise
01:13:33et d'être dans un environnement
01:13:34j'allais dire
01:13:34ordinaire pour lui
01:13:36donc voilà
01:13:37mais en l'occurrence
01:13:38ça peut faire partie
01:13:39de vie possible
01:13:40la simple difficulté
01:13:42que j'ai aujourd'hui
01:13:43avec ce dispositif
01:13:44c'est que
01:13:44les
01:13:46les papiers
01:13:48sont ramassés
01:13:48par des tiers
01:13:50et donc
01:13:51voilà
01:13:51et
01:13:52si vous voulez
01:13:54dans un mouvement
01:13:54enfin dans un moment
01:13:55où on travaille collectivement
01:13:56et je crois qu'on est en plus
01:13:57tous d'accord
01:13:57pour dire qu'il faut renforcer
01:13:58considérablement
01:13:59le contrôle de l'honorabilité
01:14:00de toutes les personnes
01:14:01qui sont au contact
01:14:02des mineurs
01:14:04il y a quelque chose
01:14:05sur lequel je m'interroge
01:14:06c'est le fait
01:14:07pour des bénévoles
01:14:08d'entrer dans un établissement
01:14:10pour reclure des paroles
01:14:10de mineurs
01:14:11sans que je sache
01:14:12à aucun moment
01:14:13ni qui ils sont
01:14:13ni qui ils veulent passer
01:14:15ça c'est quelque chose
01:14:16sur lequel il faut
01:14:16manifestement qu'on travaille encore
01:14:17mais sous cette réserve
01:14:19le principe même
01:14:20est plutôt intelligent
01:14:21et positif
01:14:22et donc
01:14:22fait partie des choses
01:14:23qu'on peut regarder
01:14:24mais dans ce cadre là
01:14:25comme dans d'autres
01:14:27alors merci
01:14:28mais entre temps
01:14:28notre rapporteur
01:14:29Erwan Balanon
01:14:30est arrivé
01:14:31et évidemment
01:14:31comme c'est le sujet
01:14:32qui le concerne
01:14:33je lui laisse la parole
01:14:34je suis désolé
01:14:35de ne pas pouvoir être
01:14:37je ne pouvais pas
01:14:38arriver à l'heure
01:14:40voilà
01:14:41juste
01:14:41je vais être très rapide
01:14:43parce que
01:14:43beaucoup de choses
01:14:44ont été dites
01:14:44et je crois que vous avez
01:14:45eu un dialogue
01:14:46je l'ai suivi en partie
01:14:48en arrivant avec la télé
01:14:50je pense que
01:14:51le dialogue
01:14:52il est là
01:14:53et là
01:14:54moi ce que je constate
01:14:55quand même
01:14:55c'est qu'il y a une volonté
01:14:56mutuelle
01:14:57de faire
01:14:58de transformer
01:14:58vraiment ce qu'est
01:15:00l'école
01:15:01l'école
01:15:01jusqu'à maintenant
01:15:02n'a pas été
01:15:03le lieu de l'écoute
01:15:05et de la libération
01:15:06de la parole
01:15:07c'est d'ailleurs pour ça
01:15:08que la civise
01:15:09avait cette intuition
01:15:10de faire
01:15:12cet entretien
01:15:14obligatoire
01:15:14annuel
01:15:15vous avez bien vu
01:15:16vous avez bien expliqué
01:15:17la difficulté
01:15:18de faire un entretien
01:15:20annuel
01:15:21obligatoire
01:15:22vous avez cité
01:15:2415 000 équivalentes
01:15:26en plein
01:15:2715 000 équivalentes
01:15:28en plein
01:15:28en plus par des gens
01:15:30qui doivent être
01:15:30ultra formés
01:15:31au recueil
01:15:32de la parole
01:15:33de l'enfant
01:15:35on ne peut pas le faire
01:15:36du jour au lendemain
01:15:37je rappelle juste
01:15:38que dans notre pays
01:15:38il y a 25 000 infirmières
01:15:40qui sortent des écoles
01:15:42d'infirmières par an
01:15:43donc
01:15:44si on doit en recruter
01:15:4515 000 là
01:15:46maintenant
01:15:47je ne sais pas
01:15:47tout à fait
01:15:48comment on fait
01:15:49mais par contre
01:15:50je pense que
01:15:52il ne faut pas
01:15:54lâcher
01:15:54sur cette
01:15:56nécessité
01:15:56qui est la bonne
01:15:57intuition de la civise
01:15:58et qui est portée
01:15:59par les associations
01:16:00que l'école doit être
01:16:01le lieu
01:16:01où l'enfant
01:16:03peut parler
01:16:03et moi je rajoute
01:16:05un point
01:16:05et c'est un point
01:16:06que je trouve
01:16:07qu'il faut qu'on se pose
01:16:08aussi
01:16:08c'est que l'école
01:16:09ne doit pas être
01:16:10le seul endroit
01:16:11qui participe
01:16:12à ce grand mouvement
01:16:14de l'écoute
01:16:15de l'enfant
01:16:16il faut que
01:16:17la médecine
01:16:19l'hôpital
01:16:21tous les lieux
01:16:22où on passe
01:16:23peuvent être
01:16:24ces endroits là
01:16:25et plus généralement
01:16:26l'enjeu
01:16:27et l'intuition
01:16:27derrière cet entretien
01:16:28c'est de dire que
01:16:29notre société
01:16:31doit être à l'écoute
01:16:32des enfants
01:16:32et doit mettre
01:16:33les chemins possibles
01:16:34pour que les enfants
01:16:35trouvent un endroit
01:16:37un espace
01:16:38et un lien de confiance
01:16:39pour parler
01:16:40alors on ne va pas rentrer
01:16:42dans le détail
01:16:42mais moi j'ai juste
01:16:44une question technique
01:16:45sur un sujet
01:16:46que j'avais porté
01:16:47et que l'on porte
01:16:48dans le texte
01:16:49qu'on avait écrit
01:16:50avec Sandrine Rousseau
01:16:52sur
01:16:53issue
01:16:53de la commission
01:16:55d'enquête
01:16:55sur les violences
01:16:56dans le monde
01:16:56de la culture
01:16:59sur la question
01:17:00de la suspension
01:17:00de l'agent
01:17:01aujourd'hui
01:17:02on a un délai
01:17:02qui est de 4 mois
01:17:03objectivement
01:17:04il faudrait
01:17:04qu'on puisse avoir
01:17:05une possibilité
01:17:06de le reconduire
01:17:08automatiquement
01:17:09une deuxième fois
01:17:10voilà
01:17:10et pour qu'il passe
01:17:11plus loin
01:17:12on nous a expliqué
01:17:13parfois
01:17:13que 4 mois
01:17:14le temps de mettre
01:17:15en place
01:17:16les modalités
01:17:17l'enquête interne
01:17:19les délais sont finis
01:17:20et on se retrouve
01:17:21avec un agent
01:17:21dont on ne sait pas
01:17:23objectivement
01:17:24qu'est-ce qu'on doit faire
01:17:25donc est-ce que vous seriez
01:17:26favorable
01:17:26à ce qu'on dépose
01:17:28un amendement
01:17:28qui va dans ce sens
01:17:29c'est un article en plus
01:17:30madame
01:17:31je sais que voilà
01:17:32mais je pense
01:17:33qu'il sera très consensuel
01:17:36voilà
01:17:36est-ce que vous serez
01:17:37plutôt favorable
01:17:38à ça
01:17:38et voilà
01:17:39et le deuxième
01:17:41le dernier point
01:17:41pour conclure
01:17:42je crois qu'il ne faut pas
01:17:43abandonner
01:17:44l'idée
01:17:46d'avoir la possibilité
01:17:48de ces
01:17:49et je crois que vous l'avez dit
01:17:51aussi monsieur le ministre
01:17:52à terme
01:17:52d'avoir la possibilité
01:17:54que chaque année
01:17:55ou au moins régulièrement
01:17:57l'enfant puisse
01:17:59parler
01:17:59au sein de l'école
01:18:01et donc
01:18:02on aura
01:18:03une série d'amendements
01:18:05qui sera peut-être
01:18:06un amendement
01:18:06non pas de compromis
01:18:08mais de construction
01:18:10d'une possibilité
01:18:12de faire
01:18:13cette question
01:18:14voilà
01:18:15et désolé encore
01:18:16du retard
01:18:18merci monsieur
01:18:18Dubité
01:18:18vous pouvez répondre
01:18:20juste en deux mots
01:18:22sur la suspension de l'agent
01:18:23alors je ne suis pas
01:18:23ministre de la fonction publique
01:18:24donc je ne vais pas répondre
01:18:25pour toute la fonction publique
01:18:26mais enfin
01:18:27à titre personnel
01:18:28je suis très clairement favorable
01:18:30il faut juste vérifier
01:18:31qu'après
01:18:32enfin en gros
01:18:33pour être clair d'ailleurs
01:18:33il faut juste s'assurer
01:18:34que ça aboutit pas
01:18:35à des choses un peu dilatoires
01:18:36de la part d'administration
01:18:37qui se met à faire en 8 mois
01:18:38ce qu'elle pourrait faire en 4
01:18:39voilà
01:18:39c'est juste ça
01:18:40où il faut faire un petit peu attention
01:18:41parce que
01:18:41quand des agents sont mis en cause
01:18:42à tort
01:18:43ça veut dire aussi
01:18:44qu'à l'inverse
01:18:44ils restent potentiellement
01:18:45longtemps suspendus
01:18:46et c'est très difficile
01:18:47pour un agent
01:18:48donc il faudrait vraiment dire
01:18:50que voilà
01:18:50il faudrait préciser
01:18:52que vraiment
01:18:52lorsque les nécessites
01:18:54des procédures
01:18:54ne permettent pas
01:18:55au terme des 4 mois
01:18:56de ce délai
01:18:58peut être prolongé
01:18:58vous voyez
01:18:59mais pour dire
01:19:00qu'il y a une pression
01:19:01sur l'administration
01:19:02pour faire en sorte
01:19:03que la procédure
01:19:03ait lieu dans des délais raisonnables
01:19:05mais moi
01:19:06sur cette réserve
01:19:06j'y serai
01:19:07à titre personnel
01:19:08en tout cas favorable
01:19:10et puis la deuxième chose
01:19:11c'est le à tout moment
01:19:11en réalité
01:19:12je pense qu'on a
01:19:13si vous voulez
01:19:13pour moi
01:19:14il y a deux choses à faire
01:19:15il y a un peu
01:19:16le côté déclencheur universel
01:19:19autour de
01:19:20Eva Revers pour tous
01:19:22questionnaire
01:19:22possibilité de mon entretien
01:19:24et il y a à côté de ça
01:19:25un enjeu de communication
01:19:26pour nous
01:19:27dans l'establissement
01:19:29sur
01:19:30à tout moment
01:19:32tu peux faire appel
01:19:33à quelqu'un
01:19:34à tout moment
01:19:35tu peux récupérer
01:19:36y compris le questionnaire
01:19:37d'ailleurs peut être pratique
01:19:38parce qu'une fois
01:19:38qu'ils l'auront vu une fois
01:19:39ils ne vont pas
01:19:39c'est ce qu'on a fait
01:19:40pour le harcèlement
01:19:40le harcèlement
01:19:41maintenant le questionnaire
01:19:42il reste à la vie scolaire
01:19:43vous avez des gamins
01:19:44qui le prennent
01:19:45qui le remplissent
01:19:45et qui le reglissent
01:19:46le soir en partant
01:19:47c'est une façon
01:19:48de dire à l'aide
01:19:49ils l'ont vu une fois
01:19:49ils ne l'ont pas rempli
01:19:50la première fois
01:19:50mais ils savent qu'il existe
01:19:51ils en connaissent les termes
01:19:52et idéalement
01:19:53il faudrait que
01:19:54enfin mon souhait
01:19:55c'est que derrière
01:19:56au delà de la passation
01:19:58à un instant T
01:19:59voilà ça c'est à disposition
01:20:00il y a un adulte
01:20:01à ta disposition
01:20:01quand tu as besoin
01:20:02d'abord
01:20:03si ça t'arrive
01:20:04il faut mettre des mots
01:20:05si ça t'arrive
01:20:06il y a un adulte
01:20:08et si tu ne veux pas
01:20:09ou si tu préfères
01:20:10passer par l'écrit
01:20:11tu vois ce questionnaire
01:20:12tu peux le remplir
01:20:13tu peux le déposer
01:20:14et ça pour le coup
01:20:15pour moi c'est dû
01:20:16à tout moment
01:20:18voilà c'est la fin
01:20:19de cet épisode
01:20:20bonne suite de programmes
01:20:21sur les chaînes parlementaires

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