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  • il y a 4 minutes
Au micro de Pascal Praud ce vendredi matin, Nicolas Sarkozy a évoqué l'exercice du pouvoir en France alors que se profile l'élection présidentielle de 2027. S'il refuse de donner le nom d'un homme providentiel, il estime que le pouvoir dans l'Hexagone doit s'exercer de manière verticale.

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Transcription
00:00Je vais vous remercier, M. le Président.
00:03On n'a pas parlé de politique, on n'a pas parlé de cette campagne présidentielle,
00:10de cet avenir pour la France qui nous inquiète,
00:14de ce sentiment que nous avons tous,
00:16que cette élection est peut-être la plus importante depuis bien longtemps,
00:22que nous sommes à la croisée des chemins,
00:25que certains ont le sentiment, c'est vrai, de ne plus reconnaître cette France
00:29dans laquelle ils ont grandi, ils ont vécu,
00:31avec ces fractures qui sont là, fractures multiples,
00:35d'ailleurs jeunes contre vieux, blancs contre noirs, actifs contre retraités,
00:39je pourrais multiplier, hommes contre femmes.
00:43Jeunes contre vieux, ça me frappe, par exemple, aujourd'hui, ce clivage,
00:46et que nous aurions besoin, dans cette période-là, de quelqu'un qui rassemble.
00:54Et je pense que vous faites sans doute le même constat que moi,
00:57dans ces périodes-là, que la France est un pays qui traverse parfois des très grandes difficultés,
01:05mais qu'elle a besoin de se réunir,
01:08et qu'il lui faut un chef, elle est comme ça, un homme providentiel.
01:12On veut bien être vassal quand le suzerain est grand,
01:15et que de Gaulle l'avait fait au moins deux fois,
01:18et que cette France-là attend, sinon son messie,
01:22pour rester sur un vocabulaire chrétien, mais elle attend.
01:27Non mais, d'abord vous êtes d'une habileté redoutable,
01:31je vous vois venir,
01:33mais je vais quand même répondre aux questions.
01:36D'abord, je pense que la France, comme toute société, est verticale.
01:42Et contrairement à ce que disent les réseaux, je ne crois pas à l'horizontalité.
01:47Je ne connais pas de famille, d'entreprise, d'association, de pays, de commune.
01:53De football ?
01:54Encore plus.
01:56Ce qu'on aime d'ailleurs dans le sport, on le conteste dans la vie.
01:59Oui, ça n'a aucun sens.
02:01Bon, moi je crois à la différence davantage qu'au nivellement.
02:06Donc, la verticalité.
02:08Oui, oui, oui, oui.
02:11Surtout en France.
02:13La France a besoin d'être incarnée, fortement.
02:16Et c'est vrai dans toute son histoire.
02:19Où il y a des grands rois, des grands présidents, et d'autres, normaux.
02:26Et dans mon esprit, la normalité n'est pas forcément une qualité.
02:31Deuxième chose, je voudrais vous dire, je ne fuis pas votre question par l'acheter.
02:36Mais je trouve qu'il y a, comment dire, une grande vulgarité à critiquer ses successeurs.
02:47J'ai suffisamment été dans le combat.
02:50Je sais que c'est difficile.
02:52Au fond de moi, je sais ce que je pense, et je vois les choses.
02:57Mais je ne sais pas.
02:58Et troisièmement, il viendra un moment où la situation peut être si difficile, si douloureuse,
03:06qu'il faudra qu'il y ait des gens qui parlent à tout le monde.
03:11Merci.
03:12C'est moi qui vous remercie.
03:13Merci grandement.
03:15Merci.
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