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00:00Bonjour, c'est Alexandre. C'est un plaisir, voire un honneur de vous recevoir.
00:04Vous faites rare dans nos colonnes et c'est bien dommage.
00:07Là, on discute, évidemment, pour les sénatorias.
00:11Et donc, votre candidature, elle semble naturelle, totalement naturelle.
00:15C'est bien de me le dire.
00:16Plein de personnes, au vu de votre parcours, évidemment, mais tout le monde s'y attendait.
00:20Est-ce que pour vous, ça a été aussi simple que ça ?
00:22D'abord, bonjour. Bonjour à vous, à vos spectateurs et auditeurs.
00:27Je me fais pas grand. C'est vous qui ne m'invitez pas.
00:29C'est pas pareil.
00:31Pourtant, on vous appelle.
00:32Oui, mais là, je suis un homme de terrain.
00:35Je ne vous ai pas caché que j'ai parcouru trois, quatre fois certaines communes.
00:39Je suis un homme de terrain.
00:40J'aime le contact.
00:40J'aime le bois sur le Maroni.
00:41Ah oui, j'aime le contact.
00:44Et en plus, c'est un territoire que j'apprécie tout particulièrement,
00:48que j'ai connu depuis Édicastor.
00:50Donc, j'y vais, on va dire, pratiquement tous les deux, trois mois.
00:53Bon, depuis la défaite de 2021, j'y allais beaucoup moins.
00:58Mais parfois, j'allais avec Georges Patien.
01:01Et là, j'ai repris ce goût, cet amour d'un territoire qui est profondément enclavé et en souffrance.
01:07Est-ce que votre candidature, pour vous, elle a été simple pour le Sénat ?
01:11Est-ce qu'elle vous paraît tout aussi naturelle ?
01:13Si je vous dis modestement qu'elle me paraît naturelle, je le pense.
01:18Parce qu'à deux niveaux.
01:20Un, j'ai une certaine expérience des collectivités.
01:24Je suis opérationnel.
01:25Et la troisième, c'est que je veux partager une vision sur le législatif pour concourir à accompagner les collectivités.
01:35Et tout particulièrement sur le front, on va dire, brutal des dotations financières pour les collectivités,
01:42sur les accords de Guyane qui ne sont pas encore totalement impliqués, notamment sur le foncier,
01:47et puis sur nos ressources endogènes.
01:49Si vous êtes sénateur, élu sénateur dimanche, est-ce que vous serez un sénateur qui joue le jeu,
01:53comme le demande Georges Patien ?
01:55Georges Patien, les amis, pour être un bon sénateur, il faut jouer le jeu.
01:57Alors les deux, je vais jouer le jeu, comme Georges Patien, surtout Fénix et Boué,
02:03mais je serai ferme, je serai ferme.
02:06Je l'ai démontré déjà quand nous avons attaqué deux fois l'État au Conseil d'État
02:11pour la question d'octroi de mer et pour le permis offshore.
02:15Mais là, je vous dis franchement, il y aura parfois du frontal.
02:18Je pense aux mines, il est hors de question que 10 tonnes d'or quittent à Guyane
02:24et qu'on n'ait pas une seule retombée,
02:25alors qu'il y a des exploitants, il y a des Guyanais qui veulent s'installer
02:29sur ces mines d'or qui seraient donc délivrés des garées de Péros.
02:33Il y a la question d'exploitation forestière qui est incontournable,
02:38que l'on consomme du bois, que l'on construise tous nos lycées et nos collèges
02:42qu'on vient de faire après les accords de Guyane.
02:44Ils ont 20, 30 % d'un armature en bois.
02:49De Guyane.
02:50De Guyane, de Guyane.
02:51Et en plus, on va revenir également sur la question de la pêche idéale.
02:54Et puis, il y a un dossier sur lequel je vais me consacrer avec les collègues,
02:59ce sont les puits de pétrole et les puits de carbone.
03:03Ça, pour moi, ça me paraît indicible parce que, d'une manière générale, très, très modeste,
03:09les collectivités n'auront pratiquement plus les moyens d'exercer leurs compétences
03:14parce que l'État réduit.
03:16Il y a des dotations.
03:19La CTG était à 40 millions, elle est passée à 15 millions.
03:22Les communes comme Cayenne, Saint-Laurent, Matoury ont vu passer le rabot.
03:26Il y a un problème parce que nous, on a une population qui augmente
03:29et nous avons des handicaps qui se creusent.
03:31Donc, ce sont des points irréversifs.
03:33Il y a une seconde, nous avons des ressources endogènes,
03:36une firme capable de pouvoir mettre en place des sociétés d'économie mixte
03:40ou faire venir, on va dire, des sociétés capables d'investir en Guyane
03:44et d'avoir les retombées en plus-value.
03:47Et puis, on a ce problème d'assiette fiscale qui est trop petite,
03:50qui ne peut pas s'agrandir s'énormément que ça.
03:53On a autour de 28% de gens qui payent l'impôt
03:55et on ne voit pas trop comment faire plus.
03:58Tout à fait.
03:58100 000 jeunes, 100 000 étrangers.
04:01Tout à fait.
04:01Tout à fait.
04:02Mais pourquoi peut-être ne pas prévoir des régularisations au niveau des étrangers
04:06entre la carte de séjour et l'autorisation de travailler ?
04:10Pourquoi peut-être ne pas revoir une taxe qui serait sur les services
04:14par rapport à l'octroi de mer qui permettrait non pas d'augmenter les impôts
04:18mais d'élargir l'assiette fiscale tout en modulant l'octroi de mer
04:21qui va éviter à ce moment-là l'inflation et peut-être baisser le coût de la vie ?
04:25Voyez-vous ?
04:26Donc, il faut qu'on réfléchisse, surtout qu'en fond de tous les débats,
04:31il y a l'évolution statutaire.
04:33Donc, c'est pour ça que je me suis particulièrement intéressé
04:36en discutant avec bonhomme de mer pour présenter ma candidature.
04:41Donc, on refait le point.
04:42Urgence, les mines, puis carbone, la DGF.
04:47La DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF, la DGF.
05:01Il y a tout un ensemble, mais aujourd'hui...
05:04Le 3 de mer, la part qui revient au commun, les 27 millions à peu près,
05:09ça vous paraît suffisant ?
05:11Pas trop.
05:12Mais en tout cas, c'est une opération qui avait été faite par Georges Patient
05:16avec l'appui de la CTG à l'époque qui avait présenté les différents rapports.
05:20Moi, je pense qu'il faut...
05:21C'est ça. Je prône, avec d'autres, qu'il faut toiletter l'Octroi des maires, peut-être revoir des
05:28pondérations, des critères, de façon à élargir davantage.
05:31Et c'est pour ça qu'une taxe parallèle sur les services, qui, pour l'instant, ne paie pas l
05:36'Octroi des maires, pourrait abonder l'Octroi des maires.
05:38Mais, par contre, je m'oppose.
05:41C'est quand même votre objectif de longue date à la CTG avant la région, c'est la taxe sur
05:46l'ACMS.
05:47Tout à fait.
05:47C'est quelque chose que vous avez, depuis longtemps, que vous n'avez pas osé mettre en place ?
05:51Non, non, non. On a essayé. Mais à chaque fois, on s'est heurté à l'opposition de Bercy.
05:55Parce que Bercy vous dit qu'ils n'ont pas les logiciels pour, ils ne savent pas faire, ils ne
05:58veulent pas faire.
05:59Mais, en fait, on s'aperçoit que l'État veut faire rentrer la TVA.
06:03Alors, la TVA existe, mais au taux zéro.
06:05Mais si, demain matin, vous appliquez la TVA, c'est l'État qui prend la main.
06:09Ça veut dire que vous aurez des compensations, comme on en a pour les taxes foncières, les taxes d'habitation,
06:14des TOM.
06:15Mais vous n'aurez jamais une dotation correspondante à l'augmentation de la population.
06:21C'est ça, le vrai débat. L'autonomie de la Guyane, elle commence par l'octroi de mer.
06:26Parce que ce sont nos élus qui votent l'étau et qui votent l'assiette.
06:31Pour vous, l'octroi de mer n'est pas responsable du tout d'une partie de la cherté de la
06:35pierre ?
06:35Non, pas du tout. Enfin, là, je pense que maintenant, tout le monde l'a plus ou moins compris.
06:38J'ai participé à différents collectifs. J'ai participé aux réunions auprès de l'exécutif, à la CTG.
06:43Il y a 14 strates entre le départ du produit à son arrivée en Guyane.
06:48Quand vous prenez les frais d'approche, les frais d'assurance, de transport, etc., le bénéfice net, vous apercevez que
06:54ça compte un chouïa.
06:55Et si on devait comparer l'octroi de mer à la TVA, il y a quelques petits centimes de différence.
07:01Ce n'est pas ça.
07:02Peut-être qu'on pourrait retirer, par exemple, les frais de transport.
07:05Mais le problème réel du coût de la vie, ce sont les monopoles, les oligopoles,
07:10qui, quelque part, donc, maîtrisent totalement la chaîne de production à la vente.
07:16Après, quand même, ça pèse au moins sur les trésoreries, puisqu'il faut payer l'octroi de mer avant de
07:21vendre...
07:22Alors, il y a des solutions, c'est ça. Il y a des solutions.
07:25Ce sont les zones franches ou les zones d'entrepôt douanières.
07:28Par exemple, toutes les grandes compagnies d'automobiles...
07:31Qu'est-ce qu'ils font ?
07:32Ils ont un entrepôt qui permet, pendant trois mois, de pouvoir distiller, de pouvoir, après, réguler sur la vente.
07:38C'est-à-dire qu'en fait, comme ça, comme c'est en douane, on ne paye pas l'octroi
07:40de mer et on paye et on écoule le stock.
07:42Au fur et à mesure qu'on écoule le stock.
07:44Donc, je pense que ça, c'est des questions que, dans une réforme, on peut entrevoir.
07:48Par exemple, j'ai beaucoup parlé des communes comme Ouanary, Saint-Élie, Sahut.
07:52Comment voulez-vous qu'elles aient un développement économique ?
07:54Avec l'octroi de mer, elles ont à peine 130-140 000 euros.
07:58Ce n'est pas possible.
07:58Donc, est-ce que peut-être qu'il n'y a pas un fonds de solidarité qu'on pourrait faire,
08:02tournant,
08:03qui puisse permettre à ces communes, enfin, d'avoir les moyens, de plus que de recevoir...
08:07Une sorte de péréquation.
08:08Une péréquation.
08:09Ou alors une tontine, une sorte de tontine municipale.
08:13Non, je n'aime pas tontine, mais vers péréquation.
08:14Parce que ça, voyez-vous, c'est l'expérience de l'intercommunalité.
08:18Quand on a franchi le seuil de la communauté des communes en agglomération,
08:24eh bien, la CACL a fait un bond en avant, parce qu'il y avait un coefficient multiplicateur
08:28qui permettait à l'État de doter davantage la CACL.
08:33Avec une discussion, vous étiez à l'époque de la 3CL, une discussion justement sur Cayenne
08:39qui recevait plus.
08:40Et en fait, on avait prouvé que non, Cayenne ne recevait pas plus que les autres au niveau
08:44de l'argent dépensé.
08:45Cayenne, c'est plus de mémoire, plus de 17-18 millions.
08:49C'est un peu vrai.
08:51Mais Cayenne, en fait, quelque part, le répercute en recevant tous les habitants
08:55des différentes communes pour les écoles, pour l'administration, pour les parkings,
08:59pour la circulation.
09:00Donc, si vous voulez, ce n'est pas à moi de le dire, c'est avec les maires qui se
09:03débattent.
09:04Peut-être qu'il y a des pondérations à voir.
09:06Ville capitale, Saint-Laurent, Ville Nouvelle en pleine force dynamique, Matoury.
09:11Il y a des choses que l'on peut entrevoir entre nous qui puissent permettre de revoir
09:14les critères de pondération sur la ventilation des crédits.
09:18Mais ça, c'est une donne.
09:19C'est une donne qu'on ne doit pas écarter pendant qu'on débat de l'autonomie.
09:25Et la deuxième donne, c'est tout ce qui est endogène.
09:27Les mines, le bois, la pêche.
09:30Et puis, la base spatiale.
09:31Il faut être très franc.
09:33On n'est pas contre la base spatiale, mais on souhaiterait avoir un effet induit plus important.
09:38On est encore sur les accords de FEDRE.
09:40L'époque de M. Élie Castor.
09:42FEDRE 1, FEDRE 2, c'était la majorité Alexandre.
09:45FEDRE 3, c'est la majorité Serville.
09:47Il y a peut-être quelque chose à revoir.
09:49La Guyane ne peut pas, on va dire, ignorer que 80 millions de dotations,
09:54pratiquement face à 3 milliards d'Amazon, face au plan Vega ou autre, il y a quelque chose.
10:01Parce que, comme je le disais au maire de Kourou, vous n'êtes pas que la ville spatiale.
10:06Vous êtes la capitale du port spatial européen.
10:10Donc, il y a une dette envers la Guyane.
10:11Il y a une reconnaissance envers la Guyane.
10:13On revient sur le palais du Luxembourg.
10:16Où ségez-vous si vous êtes élu ?
10:17Alors, tout de gauche, je vous dirais, dans le même groupe parlementaire que Georges Patien,
10:22groupe parlementaire ou assiégé Georges Otilly, centre...
10:27Dans le centre, il y a un côté quand même un petit peu à gauche, quoi.
10:31À gauche.
10:31Vous savez ce qu'on disait de Georges Otilly ?
10:33Il est à gauche en Guyane, à droite en France.
10:36Non, je ne sais pas.
10:37Non, non.
10:38Alors, si vous voulez un jour, on fera un débat sur Georges Otilly,
10:40parce que j'aurais vraiment souhaité le réhabiliter.
10:42Et j'ai commencé, j'ai fait 2-3 conférences sur lui, ainsi qu'Élé Castor,
10:46si vous voulez un jour, parce que vous ne me voyez pas souvent,
10:48donc je vous relance la balle, vous m'invitez et je vais prendre un débat sur Otilly.
10:52Non, Otilly est toujours resté un homme fiable, pragmatique, pragmatique.
10:55Il me disait, on n'est pas à une humiliation près pour arriver au but.
11:00Et donc, je rappelle qu'Otilly, alors il a été certes sénateur de la Guyane,
11:05mais il a joué un rôle aussi important au niveau national qu'au niveau local.
11:10C'est quand même lui qui a fait avancer la haute cour de justice,
11:12les questions judiciaires, prison, sécurité sociale, etc.
11:18Oui, vraiment, il se spécialisait sur le droit.
11:21C'est vrai.
11:23Donc, moi, c'est le RDPI.
11:24Le RDPI, il faut répondre.
11:26Oui, on voit plutôt le centre.
11:28C'était l'ancien groupe de la majorité présidentielle.
11:32Et du coup, les présidentielles, ça vient, c'est ma prochaine question.
11:35C'est très amorphe pour l'instant.
11:37Il y a juste Fabien Coviz qui a dit qu'il a pu faire voter Retailleau,
11:41mais autrement, il n'y a rien.
11:42Et les fils, pour l'instant, il n'y a pas.
11:43Il y a eu une réunion hier à Réunir.
11:46Vous, pour les présidentielles, pour qui vous allez vous engager, voire militer ?
11:50En 2007, vous avez milité.
11:52Je vous réponds sans me cacher des airs de petite voix.
11:57Pour l'instant, nos comètes, j'observe, je regarde.
12:01Moi, ce que je veux, c'est qui va se positionner par rapport à la Guyane ?
12:05Qui va véritablement aider la Guyane ?
12:07La route du fleuve, les retombées du spatial, les problèmes, comme je l'ai dit, d'empaillage illégal, la question
12:14de l'immigration.
12:15Si vous voulez régulariser pas mal des projets, là, vous allez avoir du mal à obtenir ça à droite.
12:23Tout dépend.
12:23Je pense que dans la carte de séjour, il y a ceux qui ont la carte de séjour et qui
12:27n'ont pas le permis de travail.
12:29Ça, c'est des points sur lesquels il faut revoir.
12:31Plutôt que de tricher et d'être dans l'illégalité, allons voir comment on peut le faire.
12:34Aujourd'hui, dans la pêche, s'il n'y a pas la licence accordée par le préfet, il n'y
12:40a pratiquement plus de pêche.
12:42Dans l'exploitation forestière, il y a également des problèmes.
12:45Et puis, il y a des questions naturelles.
12:46Vous allez à Grand-Senti, 50% de la population n'est pas régulière.
12:50Alors que même s'ils ont des cousins ou des voisins, ils font la navette entre la rive surinamienne et
12:55la rive française,
12:56il y a un problème parce qu'ils vont dans les écoles françaises.
12:58Donc, il faut parfois arriver à la régularisation.
13:01Je reviens en même temps parce que je ne m'attendais pas à ça sur le puits de carbone.
13:06Vous êtes le seul à y penser et franchement, c'est quelque chose que je trouve essentiel et qu'on
13:13peut obtenir de suite.
13:14En fait, la Guyane, comme on a beaucoup de forêts et qu'on a très peu d'industries,
13:18on bascule dans le compte de la France.
13:20On leur permet de polluer ailleurs grâce à nos crédits carbone à nous.
13:24Donc, ça, ça doit se mollier, mani militari, de manière instantanée.
13:29Ce sont des dossiers qui sont en cours.
13:31Et pourquoi on n'y arrive pas ?
13:32Ça doit être simple de dire, voilà, notre forêt, moi je l'ai estimé à 2,5 milliards.
13:36C'est-à-dire, vous prenez, on a eu 1 million d'hectares.
13:401 hectare, c'est 100 euros la tonne.
13:42C'est 100 milliers de voilà.
13:43Après, voilà.
13:44Par an, merci de nous donner ça.
13:46On fait moitié-moitié.
13:47On est quoi ?
13:47Mais ça, c'est de suite.
13:48Oui, oui.
13:49Ça, il faut décloisonner les ministères, il faut décloisonner Bercy.
13:53Vous savez, c'est dossier contre dossier.
13:55Je ne cesserai de répéter, quand on a attaqué l'État au Conseil d'État pour les dotations de la
14:02douane,
14:02je suis monté à Bercy avec maître de l'NGB.
14:05Et donc, le directeur général, ce n'est pas fréquent de voir un directeur général de Bercy,
14:11il a mis deux paraffeurs sur la table.
14:13Un paraffeur, vous retirez votre plainte, un paraffeur, vous pratiquez le chèque
14:16et demandez à mettre l'NGB, on est parti avec 8 millions d'eux.
14:20Et le chèque permettait de réabonder à la fois les communes, la CACL à l'époque et la région à
14:26l'époque.
14:26Ça m'appelle l'histoire du projet Guyane, mais c'était des rumeurs, donc je n'ai jamais écrit dessus.
14:31Vous savez, vous partez, je crois que c'est scellé, mais il faut faire un accord.
14:35Et puis finalement, le transport, vous décidez que non.
14:38Vous ne vous rappelez pas de ça, d'une histoire avec ce projet Guyane, 4 millions que c'était ?
14:42Ah non, peut-être que vous parlez, non, on n'y a jamais...
14:45Vous ne vous parlez pas de ça ?
14:45La Guyane, 4 millions.
14:46C'était déjà encore en Guyane.
14:47Peut-être le pacte d'avenir, vous le parlez.
14:49Le pacte d'avenir.
14:50Le pacte d'avenir.
14:50Ah non, c'était un bluff.
14:52C'était un bluff.
14:53Alors tout le monde était compte, et puis après, parce qu'on donne des miettes, on dit, on est d
14:57'accord.
14:57Ah non, moi, vous savez, il y a des choses sur lesquelles, en toute modestie, je ne vais pas y
15:01revenir.
15:02Parce que je pense que l'histoire nous donnera raison.
15:04Le pacte d'avenir, c'était un bluff.
15:06Et en fait, on a vu après la répercussion, soit avec les transporteurs, le monde économique, ça n'a jamais
15:12été 4 millions.
15:13Ça n'a jamais été 4 millions.
15:14C'était combien ?
15:15C'était à peu près, même pas un milliard.
15:17En fait, il y avait des dotations réparties dans les fameux PIF.
15:20Ah non, beaucoup moins que les accords de Guyane.
15:23D'accord.
15:24Roderick Alexandre, autre question.
15:26Si vous êtes élu, est-ce que votre élection scelle votre avenir à la CTG ?
15:34Je ne vais pas vous répondre.
15:35C'est pas ?
15:36Moi, je vais dans une élection.
15:40En tout cas, s'il faut aider une équipe, des jeunes, des maires, pour donner une parole également, une expression
15:47à la CTG, je vais contribuer à le faire.
15:51Mais là, pour l'instant, moi, je ne vois pas quel est le souci.
15:53Je me présente à une élection, qui est une élection sénatoriale.
15:56J'expliquais le pourquoi, le comment.
15:59Et donc, j'y vais, quoi.
16:00Vous y allez.
16:00Mais en 2028, vous continuez à être sénateur.
16:04Ah oui ?
16:05Oui.
16:05Pour l'instant, je ne veux pas...
16:06Je ne sais pas, c'est vous seul qui m'avez posé la question.
16:08Mais j'avoue que ce n'est pas dans mon intérêt.
16:11J'ai fait le choix d'aller vers une élection.
16:13Disons qu'on est à votre conseil qui est en train de réfléchir à une candidature, qui se fait sur
16:18en féminine.
16:20Et donc, effectivement, par contre, vous pouvez donner un élan.
16:22Au niveau territorial ?
16:24Au niveau territorial.
16:24Ah ben, vous allez voir.
16:27Faites des enquêtes de visu, j'en ai déjà aperçu plus de six.
16:32Six candidats.
16:33C'est ça.
16:33Mais de votre camp ?
16:34Non, non, non.
16:35Pas de mon camp.
16:36Pas de mon camp.
16:37Autour de moi.
16:38Au niveau de bien de rassemblement.
16:39Parce que c'est vrai que souvent...
16:40On n'a pas débattu.
16:41Je ne sais pas d'où vous donnez vos sources.
16:43Je ne sais pas.
16:43Mais on n'a pas débattu.
16:45Vous savez, moi, je suis très démocrate.
16:47C'est un parti qui se rassemble, qui commence à faire des commissions et qui dit, voilà.
16:51Alors, peut-être qu'il y a des personnes qui émergent.
16:54Il n'y a aucun doute.
16:56Mais pour l'instant, je suis dans l'élection sénatoriale.
16:59C'est vrai, d'accord.
17:00Parce que celle-là...
17:02Non, parce que je vais faire comprendre qu'elle est clé.
17:05Non, sincèrement, ce n'est pas parce que je suis candidat.
17:07Elle est clé.
17:08Parce que le débat va avoir lieu au niveau, essentiellement, du Parlement et de la Chambre.
17:16En 2020, alors on revient au Sénat, on fait de la pure fiction politique, mais c'est dimanche, donc c
17:22'est bientôt.
17:23En 2020, vous n'étiez pas du tout candidat.
17:25Georges Passion a été élu au premier tour.
17:27Il y a un second tour et on connaît tous l'histoire.
17:31Il faut recevoir un coup de fil de M. Lecornu qui est au môme.
17:34Il y a une discussion et finalement, Marie-Laure Finera-Hort arrive à vous faire arracher des consignes de vote
17:42en sa faveur.
17:43Elle est élue à 220 voix contre 190 pour M. Blacodon.
17:47Là, on imagine que vous êtes élue au premier tour.
17:50Pour qui vous appelez à voter ?
17:52Alors, d'abord, je vais rectifier l'histoire.
17:55Et si elle me permet en toute modestie et en vérité, ce n'est pas du tout ça.
17:59Ah, allez-y alors.
18:00Je n'ai pas un homme à obéir ou à me soumettre à un appel téléphonique.
18:07Il y a eu un appel téléphonique, certes, quelques jours auparavant, mais pas le jour de l'élection.
18:11Pas le jour de l'élection.
18:12Par contre, il y a eu un accord un mois avant avec M. Lecornu, en présence de Georges Passion et
18:19Naïc Adam.
18:21Et donc, c'est vrai qu'à l'époque, nous cherchions une alliance pour aller au territorial.
18:26Et c'est vrai qu'à l'époque, on a donné pratiquement notre parole pour dire que si Mme Finera
18:31se présente
18:32et qu'à la limite, elle nous apporte un accompagnement, nous irons avec elle.
18:36Ça, voilà la vraie histoire.
18:38Donc, je pense que...
18:39Et finalement, elle n'est pas le théâtre.
18:41Non, qu'importe, non, qu'importe.
18:42Mais de dire qu'on a reçu un appel à midi, j'ai entendu, sur d'autres réseaux à 13h,
18:47totalement faux.
18:48Totalement faux.
18:50Simplement, simplement, il y avait un accord de principe.
18:53Au moment des élections au second tour, elle est venue nous voir.
18:56Elle s'est présentée à nous.
18:58Vous savez, j'aurais dû faire comme les Américains.
18:59On filme à ce moment-là, quand on fait un challenge, quand on fait un pacte.
19:03Et avec tout mon groupe, on a pris la décision.
19:07Voilà.
19:07Bon, après, l'histoire a démontré le contraire.
19:09Mais, en ce qui me concerne, s'il y a un second tour, je ne serai pas la même erreur.
19:14Et je plaide pour mon mea culpa.
19:17Je vais, avec les maires, nous asseoir et on va discuter.
19:22Mais, la dernière fois, j'ai peut-être été un peu dans la précipitation.
19:26Enfin, en tout cas, je respectais ma parole.
19:29Aujourd'hui, ce que les Guyanais veulent, c'est une voie consensuelle.
19:35Il ne faut pas faire une voie, on va dire, de parti politique à parti politique.
19:39Là, c'est une voie consensuelle.
19:40Les maires ont leur mot à dire.
19:42La CTG sûrement a son mot à dire, s'il y a un deuxième tour.
19:45Et puis, les grands électeurs, il faut les écouter.
19:48Je ne pense pas qu'aujourd'hui, tout le monde est dans des dictats.
19:51Voilà, en fait.
19:52D'ailleurs, même quand on a voté, il y a des amis qui n'ont pas voté, dans mon sens.
19:55D'autres qui ont suivi la consigne qu'on avait donnée.
19:58Moi, je prête pour le consensuel.
20:00Pour le consensuel.
20:02Une figure consensuelle ou un binôme consensuel ?
20:05On verra.
20:06De toute façon, on est condamné à travailler.
20:08Moi, ce que je pense, c'est que, vous savez, il y a des critères.
20:13La chambre, c'est l'expérience.
20:15C'est les modalités de gestion, les modalités de consultation, les réseaux.
20:21Il y a des critères.
20:22Donc, on verra.
20:23Ce sont les grands électeurs qui vont décider.
20:25Vous pouvez me faire sortir un nom, majeur.
20:27Je ne vous sortirai pas.
20:29J'ai quand même essayé.
20:31On voit Hélène Sirder.
20:34Ça serait la loyauté, le choix.
20:37Monsieur Lecomte, vous faites des appels du pied.
20:40Que je connais.
20:42De manière claire et nette.
20:45Vous n'avez rien de perso, qui est un peu votre padawad.
20:48Et avec moi, oui.
20:49Vous avez recruté dès la sortie d'école.
20:51Tout de suite.
20:52Vous avez lancé.
20:53Sans hésitation.
20:53Un peu votre padawad, très jeune.
20:55Il représente un peu le milieu des secteurs professionnels.
20:57C'est quelqu'un qui travaille.
20:58Ce n'est pas un politicien.
21:00Et puis, le dernier.
21:02Donc, on n'en a pas.
21:03Roger Aron.
21:04Roger Aron.
21:05Avec qui j'aime militer.
21:05Votre année d'enfant.
21:07On a fait du karaté, etc.
21:08Non, je ne vous donnerai pas de nom.
21:11Je vais attendre l'issue.
21:14Et qui vous dit qu'il y aura un second tour ?
21:16Peut-être que les deux passeront du premier tour.
21:18Donc, l'important, c'est que vraiment, je suis très sincère,
21:22le consensu.
21:23Le consensu.
21:24Parce qu'il y a des maires vraiment qui sont offensifs,
21:29qui ont une vision pour le territoire.
21:31Parce que moi, j'ai rencontré des maires.
21:32Je ne suis pas allé pour dire que je suis candidat.
21:34Je suis d'abord allé pour dire qu'est-ce que tu penses, qu'on en pense.
21:36Certains m'ont interpellé.
21:37Certains m'ont interpellé.
21:39Je ne dirais pas que je serais prétentieux de dire qu'on a été plébiscités.
21:42Mais moi, je veux partager la vision des maires.
21:45Et dernière question, le consensus que vous réclamez avec les deux députés,
21:49il sera possible aussi ?
21:50Totalement.
21:51Totalement.
21:51Quand on se voit, on se salue, on discute.
21:54On a participé à des commissions au sein de la CTG
21:57sur la question de l'évolution statutaire.
22:00Il y a des fois, on est arrivé, on va dire, en parité.
22:03Certains ont écouté avec attention nos interventions,
22:06que ce soit celle de Boris ou la mienne,
22:07ou d'autres.
22:08Quand on parle, par exemple, de la fiscalité,
22:11quand on parle de la question européenne,
22:12quand on parle du type de compétence,
22:14je pense qu'on a su avoir une oreille de leur côté.
22:18Et idem pour la CTG.
22:20Je ne fais pas une affaire d'homme.
22:21Je fais une affaire pragmatique d'intérêt du territoire.
22:25Parfait.
22:26Merci beaucoup.
22:26Merci de le voir.
22:27Merci.
22:28Merci.
22:29Merci.
22:29Merci.
22:31Merci.
22:32Merci.
22:33Merci.
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