00:00Et ce qui fait que ce film est aussi réussi, c'est que parfois en tant que spectateur, on est
00:05stressé, on est angoissé.
00:07À quel détail de mise en scène ça se joue pour qu'on ressente ces émotions qui sont quand même
00:11très particulières ?
00:12Il y a beaucoup déjà de scénarios, de montages parallèles un peu, c'est une séquestration qui a lieu dans
00:18deux maisons en même temps.
00:20Et en fait c'est comment faire monter l'attention d'une maison à l'autre en se disant où
00:24est-ce que ça va déraper,
00:25donc c'est vraiment de la dramaturgie. Après c'est du montage avec Yorgos Lamprinos, le monteur.
00:30Qui tend bien, bien, bien les choses lui. Il a une manière de monter, il avait monté jusqu'à la
00:34gare des The Father aussi.
00:36Jusqu'à la gare c'est bien tendu aussi. Et je pense qu'il a une manière de monter qui
00:40fait que c'est à la fois très fluide et très tendu toujours sur un fil.
00:44Et ensuite il y a beaucoup de son et de musique aussi. Parce qu'au début du film il ne
00:50se passe pas grand chose mais on sait qu'il va se passer des choses.
00:52Et la musique de Florencia Di Concilio, la compositrice, il y a une sorte de métronome comme ça et elle
00:58est très tendue.
00:59Et en fait ce qu'on a fait c'est qu'au début cette musique elle met une tension comme
01:03ça pour tenir en haleine alors qu'il ne se passe pas grand chose.
01:07En tout cas c'est la vie quotidienne du personnage de Monica et puis de la famille Bergogne à côté.
01:13Et en fait au fur et à mesure que le film se déploie et que dramaturgiquement c'est plus angoissant,
01:18la musique elle à contrario devient plus émouvante et tout ça pour qu'on accompagne les sensations des personnages et
01:25qu'on soit avec eux.
01:25Que ce soit pas seulement un thriller mais aussi un drame quoi.
01:27Oui complètement.
01:28C'est pour ça que vous pouvez me dire.
01:28Merci beaucoup.