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  • il y a 26 minutes
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 27 septembre 2026.

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00:12Bonjour à tous, bienvenue dans Le Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL.
00:17Bonjour Dominique de Villepin, vous êtes ancien Premier ministre et possible candidat à l'élection présidentielle,
00:23souvent qualifié d'homme de droite préféré de la gauche.
00:26C'est d'abord pour votre expertise sur l'actualité internationale que vous vous distinguez.
00:31Proche-Orient, menaces russes, désordres mondiaux, tout cela a une conséquence directe pour tous les Français,
00:37la hausse des prix de l'énergie.
00:39Quelles sont les solutions sur la dette abyssale du pays, sur les divisions profondes également de la France ?
00:45Quel est exactement votre programme Dominique de Villepin ?
00:48Bienvenue dans Ce Grand Jury.
00:51A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Stéphane Vernet de Ouest France.
00:54Bonjour.
00:54Dans ce Grand Jury, Dominique de Villepin, nous parlerons aussi d'intelligence artificielle dans notre séquence La Bataille des Idées.
01:01Et puis vous répondrez aussi aux questions des lecteurs, une nouvelle séquence du Grand Jury.
01:07Le Grand Jury, sur le terrain.
01:09Et tout d'abord Dominique de Villepin, le pape est aujourd'hui à Lourdes.
01:12Vous étiez à la messe de Léon XIV hier à Paris.
01:16Quel était le sens de votre présence ? Est-ce qu'elle était religieuse ou politique également ?
01:22Elle était humaine tout simplement.
01:27Et c'est ce qui m'a touché dans cette cérémonie.
01:30600 000, 700 000, 800 000, devant un homme dans une très grande simplicité.
01:38Et qui a commencé, quand il a pris la parole, par dire magnifique humanité.
01:46C'est d'ailleurs le titre de sa lettre encyclique sur l'intelligence artificielle.
01:50Magnifique humanité.
01:52Ce qui souligne à quel point l'humanité est grande par sa fragilité.
01:58Par opposition à tous les grands de ce monde qui font étalage de leur force, qui rivalisent de puissance.
02:04C'est cette fragilité-là que le pape célèbre.
02:07Et il suffit de regarder les déplacements qui sont les siens.
02:12La justesse de ce qu'il vient faire et dire.
02:16Justesse quand il va à la maison Barita dans le 18ème.
02:19Auprès des plus souffrants, les exilés, les immigrés.
02:23Ceux qui sont en fin de vie.
02:25Mais aussi quand il se déplace à l'UNESCO pour parler de culture.
02:29Et quand il est à Lourdes aujourd'hui, aux côtés des malades.
02:32Ou demain à Metz, pour parler d'Europe.
02:34Il met le doigt sur des sujets dont on parle trop peu.
02:37Et qui sont pourtant le cœur de ce qui nous fait bouger tous les jours.
02:41Est-ce que cette ferveur populaire qui se manifeste autour du pape, comment vous la regardez ?
02:47Il y a un côté un peu popstar, sans mauvais jeu de mots.
02:51Alors c'est peut-être le sentiment qu'on peut avoir à la télévision.
02:54Ce n'est pas du tout ce qu'on ressent et ce que j'ai ressenti hier, Place de la
02:58Concorde.
02:59Le pape n'a rien d'une rockstar.
03:02Et c'est une très grande simplicité qui est la sienne.
03:08Et avec laquelle il accueille tous ceux qui sont présents là.
03:12En quête d'espérance, de partage, de rencontre, de questionnement.
03:18Les raisons, j'imagine, sont extraordinairement multiples.
03:21Ce qui est sûr, c'est qu'il apporte quelque chose de tout à fait unique dans la vie de
03:28beaucoup d'entre nous.
03:29Qu'Emmanuel Macron fasse le choix de ne pas assister à cette messe.
03:32Est-ce que c'est sans importance à vos yeux ?
03:34Ou est-ce que c'est un rendez-vous manqué ?
03:37Les relations entre les responsables politiques et l'église sont des relations très anciennes et très compliquées.
03:45Quoi qu'il arrive, cela fait polémique.
03:47Donc moi, je respecte le choix d'Emmanuel Macron.
03:50Son épouse était là, le Premier ministre était là.
03:53La règle qu'avait établie le général de Gaulle, c'est de pouvoir participer à un office sans communier.
04:01C'est une dimension qui doit rester privée quand on incarne l'État.
04:06À propos de privé et de votre croyance, vous avez écrit
04:09« Je ne dirai pas si je crois ou si je ne crois pas, sous quelle forme ni sous quel
04:14cieux ».
04:15C'est ce que vous avez écrit sur votre site France Humaniste.
04:18Est-ce qu'assister à la messe du pape hier, comme vous l'avez fait, peut donner quand même une
04:23petite indication ?
04:27Elle donne une indication de l'esprit de recherche, de la volonté de se poser des questions, de s'interroger.
04:38Mais est-ce que vous dites « je suis croyant » ou pas ?
04:39Et je ne le dis pas à votre micro, je suis engagé en politique depuis très longtemps
04:46et surtout pas soucieux de me présenter sous cette forme-là.
04:50On peut espérer que ceux qui croient, ça se voit un peu dans ce qu'ils font.
04:54C'est d'abord ceux-là qui comptent.
04:55Mais certainement pas revendiquer.
04:57Parce que je pense que l'esprit de la laïcité a beaucoup souffert dans les dernières années.
05:03Beaucoup souffert.
05:04Et je le rappelle, la laïcité c'est une neutralité de l'État.
05:09Ce qui ne veut pas dire que l'État est indifférent.
05:10La religion a sa place dans la vie publique.
05:15Mais c'est le respect de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas.
05:19Il ne faut pas peser sur les consciences.
05:22Je crois que c'est une règle qu'il est bon de respecter.
05:26Stéphane Verne.
05:26Quand le pape Léon XIV dit que la juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace
05:32public,
05:32c'est un clin d'œil ou il vise Marine Le Pen quand il fait ce type de déclaration ?
05:37Il n'y a pas une dimension politique ?
05:38Je ne crois pas du tout que ça vise quelqu'un en particulier.
05:41Ça vise un principe.
05:42Et ce principe, il est important.
05:44C'est que nous sommes un pays républicain, nous sommes un pays laïque
05:48et nous n'avons pas à faire la chasse au voile ou à tout autre signe religieux dans la rue.
05:55La police du vêtement, ça appartient à d'autres États et nous savons à quoi ça mène.
05:59C'est quand même important que le pape le dise publiquement lors de sa visite en France ?
06:02C'est très important.
06:05Il est le représentant d'une église et à ce titre, il exprime un droit qu'il estime devoir défendre.
06:13Et j'estime aussi qu'il faut le défendre quand on est fidèle à l'esprit laïque.
06:18Dans son discours à l'Élysée, le pape a aussi mis en garde contre les dérives des sociétés
06:22et notamment contre la fin de vie ou la gestation par autrui.
06:26C'était important que Léon XIV rappelle cet engagement de l'église ?
06:33L'église comme institution a des positions très anciennes sur les sujets, les grands sujets de société.
06:40Donc vous évoquez la fin de vie, vous évoquez la GPA.
06:42Je crois qu'il faut être à l'écoute de ce questionnement, de ces positions,
06:48tout en étant fidèle à ce qu'est la vision politique que l'on défend.
06:52Donc ce sont des positions argumentées qui doivent nous interpeller,
06:57nous amener en conscience à réfléchir toujours davantage et à rechercher le juste équilibre.
07:03Sur la fin de vie, on le voit bien, nous avons à la fois une loi qui veut apporter des
07:10soins palliatifs
07:11et qui a été votée à l'unanimité, tout le monde était d'accord.
07:14Et nous avons une autre loi qui par contre fait beaucoup plus débat.
07:17Je pense que le juste équilibre, c'est sans doute de donner les moyens partout en France
07:22d'offrir des soins palliatifs.
07:24Et quand ces soins palliatifs sont offerts, on voit que les demandes deviennent alors infiniment moins nombreuses.
07:31Donc sur la fin de vie, on n'était pas dans le juste équilibre ?
07:33Le juste équilibre, je pense qu'on peut faire des progrès.
07:36Je pense que nous n'avons pas totalement poussé jusqu'au bout la réflexion et peut-être le débat.
07:43Il faut dire que le débat a été tellement long et tellement animé
07:50qu'il était difficile peut-être de trouver la très grande justesse dans ce domaine.
07:54Il a été moins animé que d'autres débats de société qu'on a pu avoir.
07:57Dans sa prière à Lourdes hier soir, Léon XIV a dit
07:59« Obtient pour la France des dirigeants sages et généreux. Le peuple fait de la politique. »
08:05Non, il dit ce que nous pensons tous. Je crois que nous souhaitons tous avoir des dirigeants.
08:10Dans la période, ce n'est pas anodin de dire des dirigeants sages, irrespectueux, capables d'affronter.
08:16Avoir des dirigeants sages, oui, nous le souhaitons tous.
08:19Et quand nous regardons du côté des États-Unis, de la Russie ou ailleurs,
08:23nous regrettons de ne pas avoir des dirigeants plus sages et généreux.
08:28Un pape qui va à Lourdes, qui se penche du côté de ceux qui sont les exclus,
08:33il est dans ce qui incarne justement le plus le message de l'Évangile.
08:41Et il est donc tout à fait à sa place.
08:43Et cette générosité, on peut tout à fait, que l'on croit ou que l'on ne croit pas,
08:47espérer que la République puisse l'incarner davantage.
08:49Il y a certains catholiques qui voudraient que les racines chrétiennes de la France soient davantage assumées,
08:54voire inscrites dans la Constitution. Qu'est-ce que vous en pensez ?
08:57Mais c'est toujours la question du juste équilibre.
09:00La question s'est posée à nous, avec Jacques Chirac, au moment du grand débat de 2005.
09:05Sur la convention, sur la Constitution européenne.
09:08Sur la Constitution européenne, tout à fait.
09:10Et Jacques Chirac a choisi de ne pas s'avancer dans cette direction, une fois de plus.
09:15Parce que c'est une chose que d'être fier des racines qui sont les nôtres,
09:19de les porter quand on le souhaite.
09:21C'est autre chose que de le figer, de le graver dans le marbre et de l'imposer à tous.
09:26Et c'est là où il y a une liberté, une tolérance, la nécessité d'un esprit ouvert
09:31qui doit nous amener à accueillir chacun et à donner une place à chacun.
09:35Donc, vouloir faire de cet héritage judéo-chrétien une arme de combat, un drapeau, dans la République,
09:44je crois que ce n'est pas tout à fait dans l'esprit, ni de la laïcité, ni de l
09:49'esprit républicain.
09:50Surtout, vous parliez de circonstances, surtout en ce moment.
09:53On voit bien que ce sont des sujets qui divisent, on voit bien vers qui ils sont dirigés.
09:57Je crois que la République, elle a besoin d'être équanime, d'être ouverte à tous,
10:02et certainement pas de repartir en croisade.
10:05Hier, Dominique de Villepin, d'autres rassemblements ont réuni 120 000 personnes.
10:09C'était les rassemblements pour le climat.
10:11Une fois passé l'été, est-ce qu'on n'a pas trop oublié le défi du dérèglement climatique ?
10:16Vous avez tout à fait raison, et je fais partie de ceux qui regrettent que la mobilisation n'ait pas
10:20été plus ample.
10:22Cette marche pour le climat, ce défi climatique, il est majeur.
10:26On a passé un été qu'on peut qualifier de catastrophique.
10:30Certains veulent croire que c'est exceptionnel.
10:32On voit bien que c'est ce qui s'inscrit dans la normalité,
10:35quand vous avez 100 000 hectares qui brûlent.
10:37Vous avancez des solutions face à ça.
10:40C'est une planification de l'État et une nouvelle taxe carbone.
10:45La planification, c'est le grand mot de Jean-Luc Mélenchon.
10:48Et la taxe carbone, c'est en réaction les gilets jaunes.
10:51Est-ce que ces deux idées...
10:53Vous avez compris que c'est dans un tout haut esprit,
10:55et pour la planification, et pour ce qui est du signal carbone, que je m'avance.
11:00D'abord en tirant les leçons de ce qui a été raté dans la taxe carbone
11:04qui avait été votée il y a quelques années.
11:06Aujourd'hui, ce qu'il s'agit de faire, c'est de prendre au sérieux la question climatique.
11:12Prendre au sérieux la question climatique, c'est de mesurer à quel point
11:16la dépendance aux énergies fossiles porte atteinte à notre souveraineté.
11:21Nous sommes dépendants des pays producteurs.
11:23Aujourd'hui, chaque Français dépense chaque année 450 euros
11:28qui partent en fumée vers la Russie, les États-Unis et les pays du Golfe.
11:33Ce n'est pas sérieux.
11:33Et par ailleurs, puisque nous ne sommes pas producteurs,
11:37nous disposons d'une richesse inouïe qui est l'énergie décarbonée avec l'électricité.
11:41Donc, ce que je dis, faisons en sorte d'accélérer l'électrification de notre pays.
11:46Pour ça, il faut qu'il y ait un signal qui nous y incite.
11:49Si aujourd'hui, il n'y a que 40-45% de voitures électriques dans notre pays,
11:53c'est que nous n'avons pas suffisamment encouragé cette conversion à l'électrique.
11:57Quand vous voyez, c'est même moins.
11:59En tout cas, c'est 35% de voitures électriques vendues au mois de juillet.
12:03Dans notre pays, quand c'est en Norvège, 98%.
12:06Il y a des pays qui ont accéléré.
12:08Puisque nous sommes dépendants et vulnérables,
12:11allons vers ce qui constitue notre point fort.
12:13Faisons en sorte de raccorder notre facture d'électricité,
12:18non pas à la dernière unité de centrale nucléaire européenne,
12:22mais à nos centrales nucléaires, c'est un gain considérable pour le pouvoir d'achat des Français.
12:26C'est 180 euros par an.
12:28Et la conversion à l'électrique, si vous choisissez un véhicule électrique,
12:32c'est 1000 euros d'économiser par an par ménage.
12:35De la même façon, si vous choisissez de rénover votre logement,
12:38c'est 1000 euros d'économie par an.
12:41Donc, ce que je dis, ayons un signal
12:43qui est aujourd'hui un signal d'encouragement et de protection.
12:47La bande de fluctuation vers laquelle nous devrions aller
12:52entre 1,75 et 2,50 le litre,
12:57nous sommes aujourd'hui menacés d'aller vers les 3 euros, voire davantage.
13:02Donc, faisons en sorte que toute notre économie soit tendue vers cette transformation.
13:08Et c'est non pas seulement une planification que je préconise,
13:12mais c'est un plan de grande transformation profonde de notre économie.
13:17Si vous prenez en compte la décarbonation,
13:20si vous ajoutez la compétitivité,
13:22si vous ajoutez la souveraineté,
13:23et que vous ajoutez le pouvoir d'achat,
13:25vous voyez que les planètes sont complètement alignées aujourd'hui
13:28pour engager cette transformation.
13:30Aujourd'hui, décarbonation, souveraineté, compétitivité et pouvoir d'achat,
13:34c'est la même chose.
13:35C'est la même signification.
13:37Alors, soyons énergiques, volontaires,
13:39plutôt que de remplir le tonneau des Danaïdes
13:43avec une énergie fossile que nous n'avons pas,
13:45plutôt que de continuer à gaspiller nos moyens financiers,
13:52eh bien, reconcentrons-nous sur l'essentiel.
13:54Je veux qu'on prenne au sérieux la révolution climatique.
13:59Le Grand Jury, tout est politique.
14:01Alors, justement, on va revenir sur toutes ces questions,
14:04et notamment question du carburant.
14:05Mais tout d'abord, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français,
14:08jeudi soir, avec plusieurs messages, Dominique de Villepin,
14:10sur la guerre en Ukraine.
14:12Il a dit, parce que les Européens aident l'Ukraine,
14:14l'Europe peut être visée.
14:16Est-ce que ce n'est pas de nature à remettre en cause
14:19l'aide que nous apportons à l'Ukraine
14:20pour éviter des représailles ?
14:22Si on fait le lien direct entre eux, on aide l'Ukraine,
14:25et donc la Russie envisage de taper l'Europe.
14:30Non, je pense que la détermination du Président
14:33à apporter un soutien à l'Ukraine est entière.
14:37Et c'est un message qu'il faut maintenir avec beaucoup de force.
14:41On ne peut pas récompenser une agression
14:44contre l'Ukraine ou contre n'importe quel autre pays.
14:47La France doit défendre le droit international,
14:51elle doit le faire avec résolution,
14:53et elle doit défendre sa souveraineté,
14:54ainsi que les intérêts de l'ensemble des pays européens.
14:57Donc il faut défendre l'Ukraine,
14:58apporter son soutien à l'Ukraine,
15:00quelles qu'en soient les conséquences ?
15:02Il faut apporter notre soutien à l'Ukraine,
15:04et les conséquences de ne pas le faire
15:06sont infiniment plus graves que toutes les autres conséquences.
15:09Vous pensez bien que la Russie,
15:11qui a aujourd'hui beaucoup de mal
15:13à continuer et persévérer dans son combat,
15:16si elle ressentait la moindre faiblesse
15:19du côté des pays européens.
15:20Et on voit bien qu'elle s'installe dans la volonté
15:23d'avancer vers un conflit hybride,
15:26c'est-à-dire de saisir toutes les occasions
15:27pour une agression,
15:30pour une intervention sous le seuil,
15:34de façon à déclencher une réaction
15:37de la part des Européens.
15:39Nous devons réagir avec beaucoup de fermeté
15:41à chaque étape.
15:42Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie,
15:44et nous devons continuer sur cette ligne exigeante,
15:47mais nous devons apporter notre soutien
15:49très ferme et très continu à l'Ukraine.
15:52Justement, Stéphane Verne.
15:53Quand Marine Le Pen dit que nous n'avons plus
15:55les moyens d'aider l'Ukraine,
15:56comment est-ce que vous lisez ça ?
15:58En fait, c'est un abandon de l'Ukraine,
15:59un soutien implicite à la Russie,
16:01une forme de populisme ?
16:02C'est une forme de résignation.
16:04De résignation ?
16:05De résignation.
16:06Manifestement, l'enjeu de souveraineté
16:08n'est pas majeur pour le Rassemblement National.
16:10Et quand on écoute les positions
16:12du Rassemblement National,
16:13on voit que la tentation de baisser les bras
16:16sur beaucoup de sujets est très grande.
16:19Aujourd'hui, la bataille de la souveraineté,
16:21c'est un point de départ absolu pour nous, Français.
16:25Le général de Gaulle avait mené cette bataille
16:27sur le nucléaire,
16:29pour assurer la défense de la France.
16:31Aujourd'hui, il faut la mener,
16:32cette bataille de la souveraineté,
16:33sur les questions technologiques,
16:35sur l'intelligence artificielle,
16:37sur la géopolitique,
16:39sur la question majeure de l'énergie.
16:42Et c'est pour cela que nous devons aussi décarboner.
16:45C'est parce que c'est la souveraineté française
16:47et européenne qui est en jeu.
16:48Il y a aussi la peur de la guerre.
16:50En fait, vous avez plusieurs partis,
16:51le Rassemblement National,
16:52mais la France Insoumise aussi,
16:53le Parti Communiste,
16:54qui porte des messages de désescalade,
16:56qui propose des solutions pacifistes.
16:59Vous y voyez une forme de sincérité,
17:01ou c'est une forme d'incoïntance avec Moscou ?
17:04Je ne veux pas moi de faire de procès l'intention.
17:06Ce que je dis, c'est que c'est une immense erreur.
17:08C'est une faute,
17:10une erreur de calcul.
17:12Parce qu'être faible,
17:13aujourd'hui,
17:14vis-à-vis d'un pays,
17:16et d'un président russe,
17:19qui cherche la limite,
17:22être faible,
17:23c'est encourager,
17:24ce président,
17:25à multiplier les provocations.
17:26Lui et tous ceux qui veulent en découdre
17:29avec l'Europe.
17:29Donc, nous devons montrer la limite,
17:32tenir cette limite avec beaucoup de fermeté,
17:35la capacité,
17:37le pouvoir de dire non,
17:38c'est un devoir français,
17:40historique,
17:41et nous n'avons pas,
17:42parce que ce serait dangereux,
17:44parce que nous avons peur des conséquences,
17:47montrer le moindre signe de faiblesse.
17:49Très bien, mais très concrètement,
17:51qu'est-ce qui se passe le jour
17:51où un drone explose sur un aéroport européen,
17:53par exemple ?
17:54C'est ce qui a failli arriver à Leipzig,
17:56on aurait pu avoir des morts.
17:57Quand ça arrive,
17:58comment on répond ?
17:59Eh bien, justement,
18:00c'est peut-être...
18:00Parce que ça arrivera.
18:01...clé.
18:01Merci de prendre cet exemple très simple,
18:03puisque vous avez cité Leipzig,
18:05on pourrait citer aussi
18:08la gare polonaise
18:09où les drones ont explosé
18:11à l'arrivée de trains
18:12avec un certain nombre de personnes...
18:13Du côté ukrainien encore,
18:14mais c'était juste avant la frontière.
18:16Exactement.
18:17Aujourd'hui,
18:18ne mélangeons pas les choses.
18:19Et de ce point de vue-là,
18:21nommé, bien nommé,
18:22fait partie de l'exigence absolue.
18:24Nous avons des provocations
18:26qui sont faites
18:27sous le seuil
18:28qui auraient pu avoir des conséquences.
18:30Le président de la République l'a rappelé.
18:31Il y aurait pu avoir des morts.
18:33Mais nous sommes aujourd'hui
18:35dans des agressions non déclarées.
18:39La différence avec la...
18:40Vous pensez à des sabotages
18:41dans certains pays européens ?
18:43Sabotages,
18:43multiplication de percées de drones
18:45sur le territoire de l'OTAN,
18:49des gestes
18:50sous la tour Eiffel,
18:51des cercueils alignés,
18:53les mains rouges
18:54sur le mur de la Shoah.
18:56Autant
18:57signe de provocation.
18:59Face à cela,
19:00il faut nommer.
19:02Ça ne veut pas dire la guerre.
19:03Beaucoup de gens
19:04se servent du terme
19:05guerre hybride
19:05qui est très mal approprié.
19:07Guerre hybride
19:07et qui disent
19:08ça n'a plus rien d'hybride.
19:09On sait maintenant...
19:10Ça veut dire quoi nommé ?
19:11Ça veut dire
19:11il faut dire
19:11c'est les russes ?
19:12Non.
19:12Il faut d'abord dire
19:14la réalité.
19:15Il ne s'agit pas
19:16d'une guerre hybride,
19:17il s'agit d'un conflit hybride.
19:19Et ce conflit
19:20a un certain nombre
19:21de traductions,
19:22de provocations,
19:23qui ne sont pas
19:24pour autant
19:25des raisons
19:25d'entrer en guerre.
19:27Certains vont beaucoup
19:28trop vite
19:28à la conclusion.
19:29Ça ne veut pas dire
19:30parce que nous savons
19:31que c'est la Russie
19:31que c'est une guerre.
19:32Et donc,
19:33traitons chaque chose
19:34à son niveau
19:35et apportons
19:36à chaque provocation
19:37sa réponse.
19:38On a une gamme
19:39de moyens
19:40pour répondre.
19:41On a une gamme
19:42pas forcément publique
19:43mais qui peut être
19:44très efficace
19:45en termes de réponses
19:46cyber,
19:47en termes de réponses
19:49ciblées
19:50par le biais
19:50de nos services
19:51de renseignement,
19:52par le biais
19:53de ripostes diplomatiques.
19:55Veillons à utiliser
19:56toute cette gamme
19:57mais ne cédons
19:58sur rien.
19:59Notre fermeté
20:00doit être absolue.
20:01Ce qui ne veut pas dire
20:02et là vous parlez
20:03à un ancien diplomate
20:04que nous n'avons pas
20:05en permanence
20:06à montrer
20:06qu'il y a
20:07un autre chemin
20:08qui est possible.
20:08Et c'est à cela
20:09que les Etats-Unis
20:10ne jouent plus leur rôle
20:11avec quelques diplomates
20:13fantoches
20:14qui font semblant
20:15de s'agiter
20:16sur la scène diplomatique.
20:18Il faut que l'Europe
20:19fasse davantage
20:20dans sa capacité
20:21à proposer
20:22en permanence
20:24même si aujourd'hui
20:25ça paraît
20:25totalement utopique
20:27à proposer
20:28en permanence
20:28et à la Russie
20:29et à l'Iran
20:31dans le Golfe
20:31et aux autres Etats
20:33des stratégies
20:34de sortie
20:34de crise.
20:36Il faut jouer
20:37des deux côtés.
20:38Il n'y a pas
20:39de fatalité
20:39à la guerre.
20:40À aucun moment
20:41nous ne devons
20:42prendre la responsabilité
20:43d'un engrenage
20:45quelconque
20:45et c'est pour ça
20:46que la logique
20:46de l'escalade
20:47doit être
20:48extraordinairement mesurée.
20:49Et c'est pour cela
20:50que quand le président
20:51de la République
20:52décide
20:52d'envoyer
20:55des radars
20:56des soldats
20:57en Arabie Saoudite
20:59il reprend d'ailleurs
21:00ce qu'a été
21:00pour défendre
21:02les installations
21:02pétrolières
21:03pour défendre
21:03l'Iran
21:03et donc
21:04manifestement
21:05c'est la volonté
21:07de défendre
21:08une infrastructure
21:08énergétique
21:09et le calcul
21:10du président
21:10qui est de ce point
21:11de vue là
21:12tout à fait défendable
21:13c'est de dire
21:13si nous soutenons
21:15cette infrastructure
21:16énergétique
21:175 millions
21:19de barils
21:20donc c'est tout à fait
21:21considérable
21:22et bien
21:23nous allons
21:24alléger
21:24la souffrance
21:26des français
21:26face à la hausse
21:27des prix de l'essence
21:28ce calcul
21:29il est tout à fait défendable
21:30et c'est celui
21:31qui a présidé
21:32en 2019
21:33quand nous avons apporté
21:34notre soutien
21:35à l'Arabie Saoudite
21:35de l'autre côté
21:37de cet oléoduc
21:37à la suite
21:38des attaques
21:39outils également
21:40mais
21:41ça c'est pas nous engager
21:42dans la guerre
21:42mais
21:43mais
21:44nous devons être
21:45extraordinairement vigilants
21:46des soldats
21:48des radars
21:49et des systèmes
21:51défensifs
21:51c'est une chose
21:52mais attention
21:54Yann Bou
21:55aujourd'hui
21:55est
21:57directement
21:57la cible
21:59de tir
21:59outil
22:00attention
22:00à ce que nous
22:02nous placions pas
22:03dans une situation
22:05qui a changé
22:05y compris par rapport
22:06à 2019
22:07puisque c'est une situation
22:08de guerre ouverte
22:09qui est très largement
22:11le fait des américains
22:12avec le soutien
22:13des israéliens
22:14attention
22:15de ne pas nous retrouver
22:16piégés
22:17dans un dispositif
22:19qui ferait de nous
22:21une cible privilégiée
22:23et donc
22:24engagée
22:25dans un jeu
22:25d'escalade
22:26est-ce que ça veut dire
22:26derrière ça
22:27Dominique de Villepin
22:28qu'une action internationale
22:29peut aujourd'hui
22:30faire baisser
22:31les prix du carburant
22:32ou ça relève
22:32de toute façon
22:33et d'abord
22:34de Donald Trump
22:34et de l'Iran
22:35alors ma conviction
22:37c'est que oui
22:37il y a
22:39aujourd'hui
22:40des états
22:40qui peuvent
22:41considérablement
22:42peser
22:42en ce sens
22:43on a vu
22:45la visite
22:46du président
22:47Xi Jinping
22:47à Washington
22:48qui a défendu
22:49les intérêts
22:50de la Chine
22:50moi j'aurais
22:51personnellement aimé
22:52en solution pour l'Iran
22:54en solution pour l'Iran
22:55je pense que
22:56les pays européens
22:58en liaison
22:58avec les pays du Golfe
22:59on est de l'Arabie Saoudite
23:00on est directement
23:01concerné donc
23:02par la stratégie
23:04des pays arabes
23:05les pays arabes
23:05ne sont pas
23:06sans capacité
23:07de pression
23:07sur les Etats-Unis
23:08on voit bien
23:09le jeu de Washington
23:11vis-à-vis des pays du Golfe
23:12il y a des intérêts
23:14il y a des liens
23:14qui sont extrêmement
23:15profonds
23:16et bien
23:17faisons en sorte
23:18que ce qui
23:19aujourd'hui
23:20pèse sur la vie mondiale
23:22l'Europe
23:22mais aussi
23:23tous les pays
23:24du sud global
23:24il y a des pays
23:25aujourd'hui
23:26qui sont dans une situation
23:27d'effondrement
23:28et de souffrance
23:29d'approvisionnement alimentaire
23:30qui était extrêmement grave
23:32donc veillons
23:33aujourd'hui
23:33à accroître
23:34cette mobilisation
23:35et à faire pression
23:36sur les Etats-Unis
23:37et sur tous les Etats
23:38qui sont susceptibles
23:40de s'accorder
23:41pour lever
23:43l'incertitude
23:44qui pèse
23:45aujourd'hui
23:45dans le Golfe
23:45il y a quand même
23:46un paradoxe
23:46une vraie question
23:47pourquoi est-ce que
23:47ce n'est pas les Etats-Unis
23:48qui protègent
23:49leurs alliés
23:50saoudiens
23:50pourquoi est-ce que
23:51c'est la France
23:51qui doit mobiliser
23:53des moyens
23:54et intervenir
23:55pour sécuriser
23:56le port de Yombou
23:57c'est je pense
23:58au coeur
23:58de la stratégie
23:59du président de la république
24:00à partir du moment
24:02où à plusieurs reprises
24:03les Etats-Unis
24:04disent non
24:05à l'Arabie saoudite
24:07et
24:07en fait
24:08ils n'honorent pas
24:08leurs accords de défense
24:09en fait
24:09ils n'honorent pas
24:10leurs accords de défense
24:11ils ne protègent pas
24:11leurs alliés
24:12nous-mêmes
24:12nous n'avons pas
24:13d'accord de défense
24:13avec l'Arabie saoudite
24:14nous avons des accords
24:15de coopération
24:17et des accords militaires
24:18mais nous n'avons pas
24:19d'accord de défense
24:20en bonne et due forme
24:20et donc j'imagine
24:21que dans la stratégie
24:22présidentielle
24:23il y a l'idée
24:23de reprendre pied
24:24dans une relation
24:25privilégiée
24:26avec l'Arabie saoudite
24:27et
24:28parce que
24:29il y a une reconnaissance
24:30très grande
24:31des pays du Golfe
24:32vis-à-vis de la France
24:33dans le soutien
24:33qui a été apporté
24:34dans la période
24:35du conflit
24:37essayer de valoriser
24:39l'attitude de la France
24:41vis-à-vis de cette région
24:42mais je pense
24:43qu'il faut mesurer
24:44et peser
24:45les risques
24:46il faut bien sûr
24:47dans la mesure
24:48où on peut
24:48dans une version défensive
24:50nous mobiliser
24:51mais veiller
24:52à aucun moment
24:53à ce que nous puissions
24:55rentrer
24:56dans une escalade
24:57très concrètement
24:59Dominique de Villepin
24:59sur le plan français
25:01est-ce que vous êtes
25:01plutôt
25:02pour faire face
25:03à la flambée
25:04des carburants
25:04politique du chèque
25:06ciblée
25:07ou baisse générale
25:08des taxes
25:09je suis pour
25:10une politique
25:11d'équilibre
25:12qui défend
25:13les intérêts
25:13des français
25:14bien sûr
25:15et les intérêts
25:16de la France
25:17dans un moment
25:18où il faut
25:19engager
25:19un changement profond
25:20de notre économie
25:21et c'est là
25:22où il faut
25:23combiner
25:23deux objectifs
25:25qui peuvent paraître
25:26difficiles à combiner
25:27premièrement
25:28aider tous ceux
25:29qui sont les plus
25:30en difficulté
25:30ça veut dire
25:31toutes les filières
25:32économiques
25:32qui sont menacées
25:33tous les français
25:34qui sont dépendants
25:35de leur voiture
25:36les gros rouleurs
25:37donc là c'est les
25:37activités
25:38les chèques
25:38tous ceux qui
25:39dans les petites
25:41communes rurales
25:42sont dépendants
25:43de leur voiture
25:43l'aide soignante
25:44en Corrèze
25:45qui fait 50 kilomètres
25:46par jour
25:46et qui n'en peut plus
25:47de payer des pleins
25:49et qui mangent
25:51sa paye
25:5120% des français
25:53qui
25:56on reviendra
25:57sur la façon
25:58de financer tout ça
25:59dans la seconde partie
26:00du Grand Jury
26:04Question Express
26:04oui ou non
26:05pour ou contre
26:06je sais que vous n'aimez
26:06pas l'exercice
26:07mais quand Emmanuel Macron
26:08à la tribune de l'ONU
26:09cette semaine
26:10a affirmé que le Hamas
26:10n'avait jamais sévi
26:12en Cisjordanie
26:13c'est une erreur
26:14diplomatique
26:15oui ou non ?
26:16Oui ce n'est pas
26:17le mot juste
26:17Pour ou contre
26:18taxer davantage
26:20les héritages
26:22Oui avec
26:23une exigence
26:24de justice
26:25Faut-il supprimer
26:26les agences de l'Etat
26:27pour redonner au ministère
26:28le pilotage
26:29des politiques publiques
26:30celles qui sont inutiles
26:32Lesquelles ?
26:33On ne va pas les énumérer ici
26:35elles sont très nombreuses
26:36mais il y a certainement
26:37du ménage à faire
26:38et je suis d'ailleurs
26:39pour ouvrir
26:40les niches fiscales
26:41et sociales
26:41et pour établir
26:42avec la plus grande
26:43vérité
26:47l'utilité
26:48ou au contraire
26:48l'inutilité
26:49de certaines de ces niches
26:50Est-ce que vous êtes
26:51pour ou contre
26:52des quotas
26:53pour l'immigration
26:54quotas par profession
26:55par origine ?
26:56Je suis pour une immigration
26:58maîtrisée
26:59et donc
26:59que l'on choisisse
27:01les seuils
27:02de cette immigration
27:03par grande catégorie
27:04je ne suis pas
27:05en faveur de quotas
27:07au sens stricto sensu
27:08du terme
27:08Dernière question
27:10internationale
27:11et puis on reviendra
27:11en seconde partie
27:12sur la politique
27:13Est-ce qu'il faut sortir
27:14du commandement intégré
27:15de l'OTAN ?
27:16Non
27:16C'est une idée
27:17qu'on pouvait défendre
27:18et que j'ai défendue
27:19avant qu'on y rentre
27:22mais je pense
27:22qu'aujourd'hui
27:23ce serait absurde
27:23A tout de suite
27:24Dominique De Villepan
27:25on se retrouve
27:25pour la seconde partie
27:26du Grand Jury
27:27A tout de suite
27:28Le Grand Jury
27:30RTL
27:30Public Sénat
27:31Ouest France
27:32M6
27:34Merci d'écouter RTL
27:42RTL
27:45Votre radio
27:56Suite du Grand Jury
27:57présenté par Olivier Bost
27:59Dominique De Villepan
28:00ancien Premier Ministre
28:01et notre invité
28:02Stéphane Vernet
28:03de Public Sénat
28:04est à mes côtés
28:04pour vous interroger
28:05Ouest France
28:06Pardon
28:07Ouest France
28:08Le Grand Jury
28:09Quel président
28:10à l'Elysée
28:12L'Élysée
28:12C'est ceux qui nous manquent
28:13aujourd'hui
28:13parce qu'il y a
28:14des élections sénatoriales
28:15on va en parler
28:16dans un instant
28:16mais tout d'abord
28:17Dominique De Villepan
28:18la campagne présidentielle
28:19a-t-elle commencé ?
28:21Non
28:21Elle n'a pas commencé
28:24Quand on voit
28:25tous les candidats
28:26déclarés
28:29Nous sommes
28:29dans les préliminaires
28:30et la meilleure preuve
28:31c'est que nous sommes encore
28:32dans les primaires à gauche
28:33les primaires au centre
28:35et les primaires à droite
28:37donc cette situation
28:39n'a pas encore décanté
28:40et je crois qu'il faudra
28:42il faudra attendre
28:44quelques mois
28:45il y a des premières idées
28:47qui sont lancées
28:48ici et là
28:48mais il y a surtout
28:49deux grands blocs
28:50qui se sont affirmés
28:51et qui font la course en tête
28:53aujourd'hui
28:53d'un côté
28:54l'extrême droite
28:55et de l'autre côté
28:55la gauche radicale
28:57qui occupe
28:57ça s'est installé
28:58ça s'est installé
28:59qui occupe l'essentiel
29:00du terrain
29:00alors c'est pas très difficile
29:04parce qu'ils sont
29:06tous les deux
29:07très largement déconnectés
29:08du réel
29:09ne cherchent pas
29:10à apporter des solutions
29:11aux problèmes
29:12de la France
29:13et des Français
29:14puisque toutes les solutions
29:16qu'ils préconisent
29:16se situent en général
29:17en dehors
29:19de nos textes
29:20en dehors
29:21de la Constitution
29:21et en dehors
29:23des traités
29:23donc à partir de là
29:24on peut effectivement
29:25promettre la nuit
29:26en même temps
29:26c'est leur solution
29:27qui passe aujourd'hui
29:28le mur du son
29:29oui et pour cause
29:31la colère prédomine
29:32c'est aussi un autre élément
29:34quand la colère est là
29:37on n'a pas forcément
29:38la sérénité
29:39pour penser
29:40les intérêts de la France
29:42et l'intérêt général
29:43donc on peut imaginer
29:44que d'ici quelques mois
29:45la colère
29:47s'étant estompée
29:48puisque
29:49dix années
29:50de macronisme
29:51s'achevant
29:52on pourra regarder
29:53vers l'avenir
29:54et se poser la question
29:55quel est l'intérêt
29:56de la France
29:57l'intérêt des françaises
29:58et des français
29:58et je crois que le prochain président
30:00ou la prochaine présidente
30:01aura d'abord pour mission
30:03de protéger
30:05les françaises
30:05et les français
30:06de protéger notre pays
30:07de refonder l'état
30:09parce que
30:09sans un état fort
30:11qui retrouve sa place
30:12qui redonne
30:13toute sa force
30:14à nos services publics
30:15à nos grandes missions
30:16de liberté
30:18d'égalité
30:18et de fraternité
30:19sans la capacité
30:20d'opérer
30:21cette grande transformation
30:22dont je parlais tout à l'heure
30:23qui est une transformation
30:25écologique
30:26géopolitique
30:27technologique
30:27et bien
30:28il n'y a pas d'avenir
30:29pour notre pays
30:29moi je ne me résigne pas
30:31à une France
30:32qui s'efface
30:34vous ne vous résignez pas
30:35Dominique de Villepin
30:35mais vous êtes vous-même
30:36vous n'êtes toujours pas
30:37entré officiellement
30:38en campagne
30:39vous avez dit au début du mois
30:40je veux être candidat
30:42qu'est-ce qui vous empêche
30:42aujourd'hui de dire
30:43je suis candidat
30:44c'est quoi
30:45parce qu'il vous manque
30:46les 500 signatures
30:47parce qu'il y a un problème
30:48d'argent
30:48qu'est-ce que vous attendez
30:50en fait
30:50il y a les conditions
30:52pour être candidat
30:53c'est effectivement
30:54un long travail
30:55et difficile
30:55les signatures
30:56les moyens financiers
30:58la définition
30:59du projet
31:00le plus vaste possible
31:01donc ces conditions
31:02déjà ne sont pas remplies
31:03aujourd'hui
31:04non mais c'est
31:06c'est
31:07c'est d'abord
31:08parce que
31:10le véritable débat
31:11n'a pas commencé
31:12et que je pense
31:13qu'il faut respecter
31:14le rythme des français
31:15aujourd'hui
31:15la question que se posent
31:16les français
31:16c'est de savoir
31:17comment ils vont faire
31:18leur plein d'essence
31:19comment ils vont pouvoir
31:21remplir leur caddie
31:22au supermarché
31:22et donc la question
31:24de l'élection présidentielle
31:25s'exprime d'abord
31:26soit par la peur
31:27et on la comprend
31:28soit par la colère
31:29et on la comprend aussi
31:30donc
31:31mais très bien
31:31mais le bon rythme
31:32c'est quoi ?
31:33Quand est-ce que les choses
31:33devraient vraiment commencer
31:34selon vous ?
31:35Au sortir des primaires
31:36les primaires déclarées
31:38et officielles
31:38qui sont celles de la gauche
31:39les primaires sauvages
31:40qui sont celles de la droite
31:41parce qu'on a bien compris
31:42que les candidats s'observaient
31:44celles-là
31:45elles peuvent durer très longtemps
31:45vous n'avez pas la date de fin
31:47Vous savez
31:47il arrive parfois
31:48qu'on dévisse malgré soi
31:50et donc on se retrouve
31:50dans une situation
31:51où ça n'a pas beaucoup de sens
31:52de maintenir une candidature
31:53donc on peut penser
31:54qu'il se passera des choses
31:55à droite et au centre
31:56et donc
31:57quand ces préliminaires-là
31:59seront passés
32:00et bien
32:01je m'exprimerai
32:02et prendrai mes responsabilités
32:03vous savez
32:03j'ai dit très clairement
32:05que je voulais
32:07participer à ce combat
32:08je suis gaulliste
32:09nous sommes dans des circonstances
32:11exceptionnelles
32:12il n'appartient pas
32:13à moi-même de dire
32:14si je suis l'homme
32:17capable de faire face
32:19à ces circonstances
32:19mais ma détermination
32:21et ma volonté
32:22de participer
32:24à ce combat
32:25sont entières
32:26Est-ce que vous avez
32:27un meeting en vue ?
32:29Alors
32:29nous avons
32:30de nombreux rendez-vous
32:32en préparation
32:34nous ne sommes pas encore
32:35dans le temps des meetings
32:36qui vont avec
32:37la campagne électorale
32:38Le premier tour
32:39de l'élection présidentielle
32:40c'est dans 203 jours
32:41où sont vos troupes
32:43vos alliés
32:44vos ralliés ?
32:44Nous avons aujourd'hui
32:46un mouvement
32:46qui a beaucoup travaillé
32:48tout au long de l'été
32:49nous avons
32:50près de 80 000 adhérents
32:52nous avons
32:52le premier parti
32:53de jeunes de France
32:54et ça c'est une vraie
32:55signification pour moi
32:56avoir 100 000 jeunes
32:58qui aujourd'hui
32:58se mobilisent
32:59sur
33:01ce que sont
33:01nos réseaux sociaux
33:02qui sont parmi
33:03les plus actifs
33:04et qui
33:05se déploient
33:06dans tout le pays
33:07au contact des maires
33:08pour aller chercher
33:09des signatures
33:09des élus
33:10c'est une mobilisation
33:11tout à fait considérable
33:13et je ne pense pas
33:14qu'il y ait autant
33:16de mobilisation
33:17du côté
33:18des autres partis politiques
33:19Vous les aurez
33:20vos 500 signatures ?
33:21Vous en avez
33:21combien de promesses
33:23aujourd'hui ?
33:23Je me bats pour ça
33:24nous sommes dans une équation
33:25politique
33:26qui est compliquée
33:27parce que d'abord
33:28les partis politiques
33:29traditionnels
33:30ne veulent pas partager
33:31mais il y a
33:32je crois
33:32du côté des maires
33:33et de tous les élus
33:34de France
33:36la volonté
33:37que ce scrutin
33:37soit démocratique
33:38et donc je crois
33:40que les esprits
33:41peu à peu
33:42se préparent
33:43et nous voyons
33:44affluer
33:44Excusez-moi de revenir
33:45au passé
33:46mais en 2012
33:46vous vouliez vous présenter
33:48vous n'avez pas réussi
33:49à vous présenter
33:49vous n'aviez pas
33:50les signatures
33:50C'est radicalement différent ?
33:52La situation de 2012
33:53n'est pas celle d'aujourd'hui
33:55Chacun a bien compris
33:56que ce qui allait se passer
33:57en 2027
33:59allait déterminer
34:01l'avenir de la France
34:02pour très longtemps
34:03vous savez
34:03on est dans un moment
34:04d'accélération de l'histoire
34:05on le voit dans le domaine
34:06de l'intelligence artificielle
34:07la loi de l'intelligence artificielle
34:09c'est une loi exponentielle
34:10c'est-à-dire que tout va très vite
34:12toutes les semaines
34:13les choses changent
34:14les investissements
34:15des grandes entreprises américaines
34:17c'est 3 milliards de dollars
34:18par jour
34:19quand la levée de fonds
34:21de notre plus grande pépite
34:23dans ce domaine
34:24c'est 3 milliards de levée de fonds
34:25pour la dernière
34:26donc nous sommes
34:27dans un décalage
34:28de niveau
34:29et bien si nous voulons
34:30nous donner les chances
34:31de participer
34:32si nous voulons défendre
34:33notre souveraineté
34:34et bien nous devons
34:35nous mobiliser
34:36et il est bien évident
34:37que le scrutin de 2027
34:38si c'est Marine Le Pen
34:40qui doit conduire
34:41le navire France
34:43et bien l'avenir
34:44ne sera pas le même
34:45et que nous rentrerons
34:46alors dans des eaux
34:47qui sont des eaux
34:48tumultueuses
34:49qui vraisemblablement
34:51ne permettront pas
34:52à la France
34:53de se rassembler
34:54et de relever
34:55les défis du temps
34:56je reviens un instant
34:57sur votre candidature
34:59ou pas
34:59est-ce que vous regarderez
35:01vous pouvez enlever
35:01le ou pas
35:03vous n'êtes pas candidat
35:04je vous ai dit
35:05que ma détermination
35:07était entière
35:07et que je choisirais
35:08le moment pour l'annoncer
35:09d'accord
35:10donc à l'heure
35:10où on se parle
35:11vous n'êtes pas candidat
35:11est-ce qu'au moment
35:12de choisir
35:13de faire ce choix
35:14ce qui vous reste
35:14quand même un choix
35:15à faire
35:15est-ce que vous regarderez
35:16les sondages
35:17aujourd'hui vous êtes crédité
35:18de 2 à 4%
35:20des intentions de vote
35:20plus près de 5%
35:23que de 2%
35:24donc merci
35:25de cette pesée
35:27aux doigts mouillés
35:27mais la réalité
35:29c'est que les sondages
35:30les sondages
35:31ne sont pas mon affaire
35:32Jacques Chirac
35:33s'est souvent exprimé
35:34sur ce qu'il pensait
35:35des sondages
35:36et bien j'en pense
35:37exactement la même chose
35:38ce qui compte
35:39ce qui compte
35:39c'est le combat
35:41et de la capacité
35:42à le mener
35:43aujourd'hui
35:43il faut être capable
35:45de proposer
35:46une alternative
35:47et je ne vois pas
35:48beaucoup de projets
35:48alternatifs
35:49une fois de plus
35:50il y a des plans
35:50sur la comète
35:51et il y a
35:52un certain nombre
35:53de propositions virtuelles
35:54de partis politiques
35:55justement pour l'instant
35:56sur votre site internet
35:58il y a des chroniques
35:59sur tout un tas
36:00de sujets
36:01quand est-ce que
36:02celles-ci vont se transformer
36:03en véritable programme ?
36:05dans les prochaines semaines
36:05nous avons défini
36:07les termes de ce programme
36:08ce programme
36:09et je le dis
36:10de façon la plus claire
36:11c'est un programme
36:12qui propose
36:13aux français
36:14aux organisations
36:15sociales
36:17associatives
36:18qui propose
36:19une marche à suivre
36:20mais surtout
36:21qui définit
36:22un chemin
36:22de responsabilité
36:23mon souci
36:24c'est de montrer
36:25que nous pouvons
36:27redresser nos finances publiques
36:28dans une période courte
36:30c'est-à-dire
36:31avant la fin
36:31du prochain quinquennat
36:32dès 2031
36:33passé en dessous
36:34de 3%
36:35ça implique
36:36une affirmation
36:37une loi organique
36:39une loi de programmation
36:40pluriannuelle
36:41qui va marquer
36:42le redressement français
36:44donc de ce point de vue-là
36:45on va s'imposer
36:46un effort considérable
36:48on va revenir sur le budget
36:49précisément
36:49mais
36:50ça implique aussi
36:51d'être capable
36:52de faire les investissements
36:53d'avenir
36:54sans quoi
36:55tous
36:55les efforts que nous ferons
36:56ne relèveront
36:57que d'une simple cure
36:58d'austérité
36:59et
37:01noirons le moteur
37:02plutôt que de le relancer
37:03Qu'est-ce que vous répondez
37:04à ceux qui disent
37:05que vous ne serez pas candidat
37:07car il faudra publier
37:08votre patrimoine
37:09et vos déclarations d'intérêt ?
37:10Je publie mes comptes
37:12chaque année
37:12la transparence est totale
37:14Oui mais l'élection présidentielle
37:15c'est un autre
37:16niveau de transparence
37:17Aucun souci
37:18Aucun souci
37:20et croyez bien
37:21que la transparence
37:23sera totale
37:23Vous avez été entendu
37:25fin juillet
37:25par le parquet financier
37:26pour vous expliquer
37:27sur le fait d'avoir accepté
37:28en cadeau
37:28lorsque vous étiez ministre
37:29des affaires étrangères
37:31deux statuettes
37:32de la part du président
37:32du Burkina Faso
37:34Non
37:35Par intermédiaire ?
37:36Non, non, non
37:37pas par intermédiaire
37:38J'ai reçu
37:39deux cadeaux personnels
37:40qui ont été présentés
37:42dans le cadre
37:43d'une campagne politique
37:44et qui est assumée
37:45par la personne concernée
37:47et donc
37:48ne travestissons pas l'histoire
37:49Vous avez reconnu
37:50une erreur
37:50et vous avez rendu
37:52au ministère
37:52des affaires étrangères
37:53ce cadeau
37:53Est-ce que vous avez
37:54des nouvelles
37:55de la procédure judiciaire ?
37:56Ce que j'ai dit
37:57c'est que si j'avais su
37:59que la présentation
38:00qui était faite
38:01était vraie
38:02jamais je n'aurais
38:03évidemment accepté cela
38:04D'accord
38:04ce n'était pas le mot erreur
38:05Vous n'avez pas utilisé ?
38:06Et je n'ai pas rendu
38:07j'ai donné
38:08puisqu'il s'agit
38:09d'un don que j'ai fait
38:10au Quai d'Orsay
38:12Vous dites
38:12si la France bascule
38:13à l'extrême droite
38:14il n'y a pas de ticket
38:15retour avant longtemps
38:17qu'est-ce que ça veut dire ?
38:18Ça veut dire que
38:19nous sommes
38:20je l'ai dit tout à l'heure
38:21dans une phase
38:21d'accélération de l'histoire
38:23si nous ne redressons pas
38:25nos finances publiques
38:26très rapidement
38:27si nous ne reprenons pas
38:28nos positions
38:29sur la scène internationale
38:30très rapidement
38:31si nous ne sommes pas capables
38:33de décarboner notre économie
38:35et de redresser
38:36notre compétitivité
38:37et bien la France
38:39va tout simplement
38:39décrocher
38:40Or
38:41ce que je vois
38:41c'est que ce décrochage
38:43il est assumé
38:43par le Rassemblement National
38:44quand le Rassemblement National
38:46dit
38:46nous allons changer
38:48la constitution
38:48par référendum
38:49et nous allons
38:51discuter les traités
38:52et discuter en particulier
38:54la contribution française
38:55à l'Union Européenne
38:56il est clair
38:57que nous sortons
38:59de l'Europe
38:59cette stratégie
39:01elle peut flatter
39:02des colères
39:03mais elle est catastrophique
39:05pour l'avenir de la France
39:06Un mot sur les élections
39:08sénatoriales
39:08qui se déroulent aujourd'hui
39:09la moitié du Sénat
39:10est renouvelée
39:11l'un des résultats attendus
39:12c'est la progression
39:12du Rassemblement National
39:14qui pourrait obtenir
39:14et constituer un groupe
39:16est-ce que vous y voyez encore
39:17un signal de la progression
39:19du RN vers le pouvoir
39:20ou il ne faut pas faire
39:21cette lecture-là ?
39:22Tout souligne cette progression
39:24et pas seulement en France
39:26on le voit en Allemagne
39:27semaine après semaine
39:28on le voit au Royaume-Uni
39:29dans d'autres pays européens
39:30aujourd'hui
39:31la tragédie
39:32c'est que
39:34cette progression
39:35du Rassemblement National
39:37s'accompagne
39:38d'une pression
39:39des nouveaux empires
39:40extrêmement grande
39:41qui place
39:43la France
39:44en situation
39:46d'être influencée
39:47par des intérêts
39:48qui ne sont pas les nôtres
39:49à un moment
39:50où nous sommes
39:51en train
39:51de lever le pied
39:52et de nous désarmer
39:54de nous désarmer
39:56politiquement
39:56de nous désarmer
39:57dans la relation
39:58que nous avons
39:59avec l'Union Européenne
40:00de nous désarmer
40:01dans la capacité
40:01de mobilisation
40:02de la France
40:03pour défendre sa sécurité
40:04et sa souveraineté
40:05c'est-à-dire
40:06que la France
40:06va devenir
40:08un tout petit pays
40:09et qu'elle ne dirigera
40:11pas désormais
40:12son propre destin
40:13une dernière question
40:13sur l'enjeu politique
40:15quel regard portez-vous
40:16sur la stratégie
40:16de François Hollande
40:17une stratégie
40:18totalement assumée
40:20de l'embusquer
40:21si son parti politique
40:22le parti socialiste
40:23n'a pas de champion
40:24à l'hiver
40:24il se présentera
40:25qu'est-ce que vous en pensez ?
40:26c'est un choix
40:27qui lui appartient
40:28de faire
40:29il a déjà été
40:30président de la République
40:31je ne crois pas
40:32pour ma part
40:33que tous ceux
40:34qui ont une responsabilité
40:36dans la situation
40:37de la France
40:37depuis 20 ans
40:39aient quelque chance
40:40que ce soit
40:41c'est plutôt habile
40:41parce que
40:42les 20 dernières années
40:43effectivement
40:43c'est pas vous
40:44mais avant c'était vous
40:45c'est pas ça
40:45c'est qu'il y a une césure
40:47il y a une césure
40:48dans la façon
40:49de gouverner la France
40:50et pour cela
40:50que je veux redéfinir
40:51la démocratie française
40:52je pense que nous avons besoin
40:54d'une démocratie politique
40:55profondément rénovée
40:56d'une démocratie sociale
40:57regarder avec quelle suspicion
40:59sont tenues les partenaires sociaux
41:00ce qui nous prive
41:01de la possibilité
41:02de faire des réformes
41:03sereinement
41:04et je pense en particulier
41:05à la réforme des retraites
41:05vous comptez sur les syndicats
41:07pour être courageux
41:09mais bien sûr
41:09je pense surtout
41:11qu'il faut leur donner
41:12la possibilité
41:12de prendre leur responsabilité
41:14et parmi
41:15les gestes importants
41:17au lendemain d'une élection
41:18je crois qu'il faudra
41:19valoriser ce rôle
41:21des partenaires sociaux
41:22dans
41:23des grandes réformes
41:25comme la réforme
41:25des retraites
41:26valoriser le rôle
41:27des syndicats
41:28qui doit être
41:29beaucoup plus important
41:30nous avons besoin
41:30d'une démocratie active
41:32de la même façon
41:33sur le plan territorial
41:34où je pense qu'il faudra
41:35renforcer le pouvoir
41:36des maires
41:37nous avons besoin
41:38aujourd'hui
41:38de libérer
41:41un certain nombre
41:42de forces
41:43et d'énergie
41:43pour que chacun
41:44puisse prendre
41:45ses responsabilités
41:46au bon endroit
41:48le grand jury
41:50question des lecteurs
41:51question des lecteurs
41:53et dans ces questions
41:53des lecteurs
41:54recueillies par
41:54West France
41:55beaucoup portent
41:56sur votre bilan
41:57Stéphane Vernet
41:58j'ai compilé
42:00les questions
42:01trois lecteurs
42:02Samuel de Benet
42:03en Vendée
42:03Philippe de Saint-Nazaire
42:05en Loire-Atlantique
42:05et Georges de Rennes
42:06en Ile-et-Vilaine
42:07qui vous demandent
42:07pourquoi avoir privatisé
42:08les autoroutes
42:09et ainsi
42:09privé l'état
42:10d'une importante
42:11ressource financière
42:12dont nous aurions
42:12bien besoin aujourd'hui
42:13alors d'abord
42:13je leur répondrais
42:14qu'on n'a pas privatisé
42:15les autoroutes
42:16eux c'est ce qu'ils retiennent
42:17oui bien sûr
42:18mais les autoroutes
42:19et il faut peut-être y penser
42:20les autoroutes
42:21vont revenir
42:21dans l'escarcelle de l'état
42:22à partir de 2031
42:23et elles seraient revenues
42:25sensiblement plus tôt
42:26si les gouvernements
42:27socialistes
42:28n'avaient pas prolongé
42:29ces concessions
42:29donc première chose
42:31et vous président
42:32en 2027
42:32première chose
42:33si nous l'avons fait
42:34à l'époque
42:34c'est parce que le mouvement
42:35avait été engagé
42:36à commencer par le gouvernement
42:37de Lionel Jaspin
42:38et qu'il y avait
42:39à l'époque
42:40plus rien dans les caisses
42:41pour rénover et moderniser
42:42les autoroutes
42:43mais je reconnais volontiers
42:44que si nous avions pu le faire
42:46nous aurions dû
42:47renégocier
42:48les cahiers des charges
42:49beaucoup plus profondément
42:50et si
42:51je suis président de la république
42:52en 2031
42:53je changerais
42:56la façon
42:57de diriger les autoroutes
42:59en revenant
43:00à une régie directe
43:01je crois qu'il faut
43:02reprendre la main
43:03sur ces sociétés
43:05et nous reprendrons
43:06la main sur des autoroutes
43:08modernisées
43:08en bonne et due forme
43:09qui reviendront
43:10pleinement dans le patrimoine
43:12de l'État
43:12Autre question sur le bilan
43:13Didier de Rennes
43:14nous dit
43:15quand vous étiez
43:16premier ministre
43:16vous aviez lancé
43:17le contrat
43:18premier embauche
43:18pour les jeunes chômeurs
43:20ce texte rédigé
43:21avec votre directeur
43:22de cabinet de l'époque
43:23un certain Bruno Le Maire
43:24n'a jamais été appliqué
43:26car il a mis
43:26les jeunes dans la rue
43:27quelles leçons
43:28en avez-vous tirées ?
43:30Toutes les leçons possibles
43:31la nécessité
43:32d'une concertation
43:33très profonde
43:34c'est pour cela
43:34que je veux inscrire
43:36dans la loi
43:37et même la constitution
43:38la nécessité
43:39de passer par la négociation
43:41la nécessité
43:42en premier rang
43:43de donner
43:44au syndicat
43:45à travers une charte sociale
43:47la primauté
43:49dans ce travail
43:52de négociation
43:53et bien sûr
43:54de prendre le temps
43:56et c'est pour cela
43:57que dans la réforme
43:57des retraites
43:58que je proposerai
43:59et qui est une proposition
44:00il y a d'abord
44:02la réunion
44:02d'une commission d'experts
44:03ensuite une conférence sociale
44:05ensuite une convention citoyenne
44:07qui se réunira
44:07parallèlement
44:08à la conférence sociale
44:09voire même
44:10un référendum
44:11si c'est nécessaire
44:12dans une réforme
44:13des retraites
44:14que je crois
44:14devoir être
44:16libre
44:17le choix
44:18doit être donné
44:18totale liberté
44:19à chacun
44:20de choisir
44:21son âge
44:21de la retraite
44:22mais aussi
44:23une exigence
44:24d'équilibre
44:25et c'est là
44:25où les partenaires sociaux
44:26auront à fixer
44:27puisque je propose
44:28une réforme à points
44:29auront à fixer
44:30la valeur du point
44:31en fonction
44:32de l'espérance de vie
44:33et par secteur professionnel
44:35encore une question
44:36d'électeur
44:37Mathilde de Nantes
44:38en Loire-Atlantique
44:38qui dit
44:39après avoir été
44:39le premier ministre
44:40d'un gouvernement de droite
44:41vos idées se rapprochent
44:42nettement des idéologies
44:43de gauche
44:44et en particulier
44:44de la France insoumise
44:45notamment sur Gaza
44:46et contre Israël
44:48êtes-vous sincère
44:49sur ces questions
44:50ou est-ce de la démagogie
44:51pour flatter
44:51un certain électorat
44:52alors d'abord
44:53j'ai défendu
44:53à Gaza
44:55le droit international
44:56et une certaine idée
44:59de notre humanité
45:01et à aucun moment
45:02contre Israël
45:03contre la politique
45:04du gouvernement Netanyahou
45:05ça
45:06c'est une certitude
45:07et
45:08au-delà de cela
45:10ma conviction
45:11aujourd'hui
45:12en 2026
45:13pour cette élection
45:14c'est qu'on ne pourra
45:15rien faire en France
45:16si on ne part pas
45:18d'une exigence
45:18de justice sociale
45:20alors si ça
45:21ça vous place à gauche
45:22très bien
45:22mais je rappelle
45:23que dans le même élan
45:24je suis très engagé
45:26pour la restauration
45:27d'un ordre républicain
45:28que je crois indispensable
45:29et j'apporte quelque chose
45:31que n'apporte ni
45:31le Rassemblement National
45:33ni la France insoumise
45:34c'est que je crois
45:35au progrès écologique
45:37certains y croient aussi
45:38mais aussi économique
45:39c'est-à-dire qu'on peut
45:40redonner à la France
45:41une perspective de croissance
45:43je crois que les 2%
45:44ne sont pas impossibles
45:45pour nous
45:46à condition
45:46de faire les investissements
45:48qui sont indispensables
45:50et qui passent
45:51par une mobilisation
45:52de l'ensemble
45:53de notre société
45:54à commencer par l'Etat
45:55et nos services publics
45:56le grand jury
45:58la bataille des idées
46:00vous dites que
46:01tous ceux
46:02Dominique de Villepin
46:03qui disent
46:04qu'ils n'augmenteront pas
46:05les impôts
46:05sont des menteurs
46:06vous augmenterez
46:07quel impôt ?
46:09alors moi j'ai dit
46:09les choses
46:09les plus clairement
46:10possible
46:11ma première décision
46:13ce sera
46:14de nettoyer
46:16de nettoyer les écuries
46:17d'Ogias
46:17c'est-à-dire
46:19d'ouvrir
46:20la boîte noire
46:21des niches
46:22sociales et fiscales
46:23nous avons
46:23180 milliards d'euros
46:25qui échappent
46:26à toute transparence
46:27et qui sont
46:28reconduites
46:28année après année
46:29il faut faire
46:30la lumière
46:31et je ne propose pas
46:32de le faire
46:33dans une volonté
46:35de table rase
46:36je propose
46:37de le faire
46:38à travers une loi
46:38d'extinction
46:39qui par cinquième
46:41jouera pendant
46:42les cinq années
46:42du quinquennat
46:43et qui chaque année
46:44par tiers
46:45permettra
46:46soit
46:46de maintenir
46:48un certain nombre
46:49de soutien
46:49quand c'est nécessaire
46:50sur chaque niche
46:51soit
46:52d'utiliser
46:54le deuxième tiers
46:54pour de nouvelles
46:55politiques publiques
46:56soit
46:57et c'est le troisième tiers
46:58pour
47:00apurer
47:01notre dette
47:02et réduire
47:03nos déficits
47:03la cour des comptes
47:04chiffre à 100 milliards
47:05c'est une niche fiscale
47:06derrière chaque niche
47:07il peut y avoir aussi
47:08des emplois
47:08par exemple
47:09sur les emplois
47:10qu'on dit familiaux
47:12derrière
47:12il peut y avoir
47:13des gens
47:13qui ne sont plus déclarés
47:14il n'est pas question
47:14de toucher
47:15au service à la personne
47:16il est question
47:17d'être plus efficace
47:19à travers des politiques publiques
47:20que nous mettrons en place
47:21aujourd'hui nous avons
47:22des dispositifs
47:23très souvent
47:23qui ne sont pas
47:25conditionnés
47:25les aides aux entreprises
47:26par exemple
47:27nous le savons
47:28quel que soit le chiffre
47:28qu'on retienne
47:29celui de Fabien Gey
47:30plus de 200 milliards
47:31ou celui de 120 milliards
47:32qui paraît plus raisonnable
47:34il n'y a pas de conditions
47:35qui ont été posées
47:36le CICE
47:38le crédit impôt recherche
47:40je crois qu'il faut
47:41rentrer dans une logique
47:42de conditionnement
47:43conditionnement à l'emploi
47:45conditionnement
47:46à un certain nombre
47:47d'engagements
47:48pris par les entreprises
47:49si l'on veut revenir
47:50dans une logique
47:52d'efficacité
47:53et être capable
47:55d'avancer
47:56avec lucidité
47:57et c'est pour cela
47:58que dans le même élan
47:59je propose
48:00la suppression
48:01des impôts de production
48:01je ne suis pas
48:03avec
48:03je ne reviens pas
48:04avec l'idée
48:05d'aller matraquer
48:06aveuglément
48:07et je crois
48:08qu'il faut jouer
48:09avec beaucoup
48:10de délicatesse
48:11des impôts
48:12la suppression
48:13des impôts de production
48:14bien évidemment
48:15on ne peut pas demander
48:16à nos entreprises
48:16d'avancer
48:17avec des ferrois
48:17de la TVA par exemple
48:19pour financer
48:20une partie du modèle social
48:21là je crois
48:22qu'il y a
48:23un choix à faire
48:25choisir
48:26la TVA
48:27peut présenter
48:28certains avantages
48:29notamment
48:29du côté
48:30des exportations
48:32mais présente
48:33l'immense des avantages
48:34de toucher
48:35à la consommation
48:35et donc toucher
48:36à la situation
48:37de beaucoup
48:38de nos compatriotes
48:38je crois qu'il est
48:39beaucoup plus intéressant
48:40de se reposer
48:42sur la CSG
48:44la CSG touche
48:45l'ensemble
48:46des revenus
48:46ceux du travail
48:47ceux du capital
48:48et donc touchent
48:50tous les revenus
48:51et à partir de là
48:52je crois que nous pourrons
48:54déplacer
48:54200 milliards
48:55qui aujourd'hui
48:56pèsent sur le travail
48:57et qui seront
48:59plus utilement financés
49:00par le biais
49:01de cette CSG
49:03Dominique de Villepin
49:04je le fais
49:04dans le cadre
49:05d'une stratégie
49:06qui est celle
49:07d'un grand fonds
49:08de souveraineté
49:08et de solidarité
49:10qui aura vocation
49:10à défendre
49:11les investissements
49:12et qui permettra
49:13de relancer
49:14la croissance en France
49:14vous savez
49:15l'important
49:16c'est pas la mesurette
49:17là c'est la vision
49:19paramétrique
49:20moi je suis dans
49:21une vision
49:21systémique
49:22comment on fait
49:23pour que chaque mesure
49:25s'insère
49:26dans une vision globale
49:27du développement
49:28de notre pays
49:28très vite
49:29vous utilisez
49:30l'intelligence artificielle
49:30j'utilise
49:32l'intelligence artificielle
49:33absolument
49:33y compris pour écrire
49:34par exemple
49:35vos chroniques
49:36pour corriger
49:37certains textes
49:38pour corriger
49:38certains textes
49:39et pour dicter
49:40qu'est-ce que vous avez pensé
49:41des accusations
49:41qui visent
49:42l'écrivain
49:43Télison Aurélien
49:44soupçonné
49:45d'avoir eu recours
49:46à l'intelligence artificielle
49:47vous l'avez lu ou pas déjà ?
49:49j'ai pas lu le roman
49:50mais c'est une alerte
49:52pour l'ensemble
49:52de ceux qui
49:53aujourd'hui
49:54écrivent et publient
49:56c'est une nécessité
49:59de pouvoir travailler
50:00en toute transparence
50:01et c'est pour cela
50:01que je suis pour un label
50:03d'intelligence artificielle
50:04on doit savoir
50:05ce qui relève
50:06de l'intelligence humaine
50:07vous êtes aussi
50:07pour taxer l'IA
50:08je suis pour que l'IA
50:10dans la mesure
50:11où un certain nombre
50:12d'emplois vont disparaître
50:13l'IA apporte son concours
50:15il n'y a pas de raison
50:16que les robots
50:17ne soient pas taxés
50:18dès lors qu'on taxe
50:20les humains
50:20donc il faut
50:21de ce point de vue là
50:23que l'IA apporte
50:24sa contribution
50:24mais nous devons
50:26pouvoir déterminer
50:27la frontière
50:27entre l'intelligence humaine
50:29et l'intelligence artificielle
50:30mais c'est un des grands combats
50:31que nous devons mener
50:32nous devons nous engager
50:33résolument
50:34dans la voie
50:34de l'intelligence artificielle
50:36je rappelle que
50:37tout va aujourd'hui
50:38être raccordé
50:39à cette intelligence
50:40la santé
50:41l'éducation
50:41la formation
50:42donc nous avons besoin
50:44de ce point de vue là
50:44d'engager une politique
50:46avec un grand consortium européen
50:48qui nous donnera
50:49les moyens
50:49d'avancer dans tous les domaines
50:50celui d'un cloud souverain
50:52celui des bus
50:53celui de centres de données
50:55avec des conditions
50:56pour être au bénéfice
50:58de nos compatriotes
50:59merci beaucoup
50:59Dominique de Villepin
51:00pour ce grand jury
51:02bon dimanche à tous
51:03on se retrouve la semaine prochaine
51:04Merci d'avoir regardé la vidéo !
51:04merci d'avoir regardé la vidéo !
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