Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 19 minutes
Retrouvez le replay de l'après course de la 6e étape de la CRO Race 2026 du 27/09/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Ce sprint qu'on vient de voir, Pierre, non ?
00:03C'est la caricature, si on veut, d'un coureur qui est un peu tout seul.
00:10Oui, c'est ça, la situation, je parle, pas la façon de courir de Paul Magny.
00:14Il manque de renforts qui ont été piégés les deux premiers sprints.
00:21Il manque quelque chose, Paul Magny, il lui manque du soutien, il lui manque vraiment...
00:24Oui, mais en même temps, si je peux me permettre, on a joué aussi sur le fait que Paul Magny
00:30était largement le coureur à battre aujourd'hui.
00:33Et c'est la raison pour laquelle personne n'est venu aider l'équipe Soudal tout au long de cette
00:39étape, quasiment, à part vraiment dans la fin.
00:42On a épuisé les équipiers de Paul Magny et on s'est bien rendu compte qu'à la fin, il
00:47était esselé.
00:47Mais tout simplement parce que les équipes adverses ont joué le jeu de dire, écoutez, Paul est le favori, très
00:52bien,
00:52à vous de travailler, de gérer la course depuis le départ.
00:55Oui, mais ça, ça veut dire, Patrick, comme le disait Pierre, que l'équipe n'est pas assez forte.
00:59L'équipe n'est pas assez forte. Écoutez, quand vous regardez quand même Steph Kras, Van Gestel, Van Wilder, Vervak,
01:05je ne les cite pas tous.
01:07Vous citez des noms, Patrick, mais les noms, ça ne vous fait pas gagner une course.
01:10Non, ça ne fait pas gagner une course, mon cher Messaoud.
01:13En tout cas, pas ces noms-là.
01:13Non, pas ces noms-là, quoi.
01:15Non, mais ces coureurs ont tous travaillé, on les a tous vus aux avant-postes pendant un bon moment.
01:20Maîtriser un peloton de cette façon, ils se sont trouvés un petit peu seuls.
01:25Et c'est vrai que l'équipe Red Bull, l'équipe Bahrein, l'équipe UAE n'a pas de sprinteurs,
01:29par exemple.
01:29On ne les a pas du tout vus.
01:30Ils n'allaient pas prêter main forte à qui que ce soit.
01:33Ils savaient très bien qu'il n'y avait qu'une seule possibilité, un seul scénario possible, c'était une
01:36arrivée au sprint.
01:37Ils ont dit, dans ce cas-là, c'est donc à l'équipe soudaine de gérer ces affaires.
01:42Le niveau entre David et Donati et Paul Manier, si on devait comparer les deux profils, Claire, sur leur trajectoire
01:50et leur potentiel ?
01:51Je peux déjà vous parler de Donati, parce que Manier, on le connaît très bien.
01:54On sait qu'il a vécu une saison incroyable l'année dernière avec 19 succès.
01:57On l'a déjà vu arriver.
01:58C'est la première année où Donati fait autant de bons entre le World Tour et la Devo.
02:02Il est toujours dans l'équipe Devo de cette équipe Red Bull.
02:05Et là, il commence à faire beaucoup de sauts, beaucoup de bons.
02:11Patrick l'a dit, il a rappelé, il a gagné Paris-Roubaix et les Espoirs cette année.
02:14Donc, c'est quand même déjà une valeur sûre.
02:16D'ailleurs, il est né en avril.
02:16Donc, ce sera peut-être son objectif final d'aller chercher ça au fur et à mesure.
02:21Non, c'est vraiment un profil hyper intéressant.
02:24Champion d'Italie de contre la montre chez les Espoirs l'année dernière également.
02:27Et vainqueur d'une étape du Tour de Wallonie l'année dernière.
02:29C'était déjà au même niveau que cette Croix-Race-là.
02:32Donc, il égale le meilleur résultat de sa carrière aujourd'hui.
02:35C'est un coureur extrêmement jeune encore.
02:38Ce qui est sûr, c'est que c'est un sprinter.
02:40On l'a vu et qu'on va encore l'attendre beaucoup sur ce côté-là.
02:44Qu'il a gagné une étape du Giro Next Gen également cette année.
02:47Et le classement par point.
02:48Patrick, tu veux ajouter quelque chose ?
02:49Oui, il a le même âge que Paul Magnet.
02:51Il a exactement le même âge.
02:53Simplement, il y en a un qui est déjà en World Tour.
02:56L'autre, on sait déjà que Donati, l'année prochaine, il restera dans cette équipe développement.
03:00Donc, c'est vraiment deux approches différentes.
03:03Donati, c'est probablement un coureur que l'on veut couver,
03:07que l'on ne sent pas prêt pour accéder à des courses du World Tour.
03:11Là, on est quand même sur une course pro-série.
03:15Donc, attention, c'est la deuxième division.
03:17C'est vraiment l'antichambre du World Tour.
03:19Mais Donati, lui, il est plutôt encore à disputer des courses de moindre importance.
03:24C'est-à-dire des courses espoir, des courses de troisième catégorie.
03:28Ce qui veut dire que c'est une journée importante pour lui aujourd'hui.
03:30Mais quand Donati arrivera en World Tour, à mon avis, il sera prêt.
03:33Et c'est un coureur dont on risque de parler dans les années à venir.
03:36C'est intéressant comme parcours de voir, pardon, Messaoud,
03:38mais ces coureurs qui restent un peu en développement.
03:40D'ailleurs, parfois, c'est un choix du coureur également.
03:42J'ai déjà vu ça sur certains.
03:43Alors, vous rejoignez la question que je voulais vous poser, Claire.
03:47C'est d'expliquer ce développement, cette section de développement pour nos téléspectateurs.
03:51Qu'est-ce que c'est exactement ?
03:52Des équipes réserves, en fait.
03:53C'est ça l'idée.
03:54On a un quota dans l'année où on peut faire monter les coureurs au fur et à mesure.
03:59Et souvent, ce sont des équipes de formation qui sont là pour faire monter leurs coureurs
04:04dans leur propre structure.
04:05Et parfois, ils se font piquer les coureurs par d'autres équipes également.
04:08Et ça, ça fait des petites histoires aussi à l'intérieur.
04:10C'est un centre de formation où on est déjà au-delà du centre de formation.
04:13On est au-delà parce qu'il y a déjà un circuit, en fait, pour ces courses et ces coureurs,
04:19notamment.
04:19On les voit déjà beaucoup.
04:20Et d'ailleurs, moi, je parle de ces passages en voie-le-tour, mais ce n'est pas l'intérêt
04:24premier.
04:24Et l'intérêt premier, c'est aussi de disputer leur calendrier, leur circuit et d'aller gagner des courses
04:28comme lui l'a fait, par exemple, sur Paris-Roubaix Espoir.
04:30La différence avec les sports co, avec le foot en particulier,
04:34c'est que les parois entre les divisions ne sont pas du tout étanches.
04:38On peut, et on le fait en permanence, c'est-à-dire qu'on permet à des coureurs qui sont
04:42encore jeunes
04:43ou dans des divisions, on va dire, deuxième ou troisième division, de venir courir.
04:49Mais ça, c'est le cas des jeunes et des moins jeunes.
04:51Quand on diffuse sur la chaîne l'équipe les courses françaises comme les boucles de la Mayenne, par exemple,
04:57ou l'étoile de Bessège, on voit des équipes continentales,
05:00donc des équipes de troisième division, venir se confronter à des world teams.
05:04Donc, c'est ce qui fait aussi une saine émulation et ce qui permet aux coureurs de progresser.
05:09Et ça permet de mieux appréhender ces coureurs à fort potentiel, effectivement.
05:12On a parlé des difficultés de son équipe, Soudal Quick-Step pour Paul Magnier.
05:18On va le re-décrypter ce sprint, pardon, Pierre, Claire et Patrick,
05:24mais en s'attardant vraiment sur la performance pure de Paul Magnier,
05:27là où il peut peut-être éventuellement progresser encore dans sa gestion de ce genre de finale.
05:31Avant cela, on va découvrir le classement de cette étape officielle après la photo finish.
05:37Claire, on est bien sur une troisième place pour Paul Magnier.
05:40On est sur un doublé italien, Donati de Longhi, donc Paul Magnier en troisième place, en effet.
05:46Teuttenberg qui est là pour la Lidl Trek du côté des sprinters.
05:50Et puis, donc, Blicra et Bevorth, là, on est pour deux coureurs de l'équipe Uno X
05:54avec cette équipe qui fonctionne vraiment beaucoup.
05:56Teuttenberg, j'ajoute qu'il a 24 ans également.
05:58Donc là, on est vraiment avec des jeunes sprinters en tête.
06:01Et puis, cette équipe Uno X qui fait le plus dur, en fait, finalement, sur cette course.
06:06Le classement général, donc...
06:08Oui, c'était ma transition.
06:10On l'aura après, je ne sais pas.
06:11Non, mais il n'y a pas de bouleversement.
06:14Zvare a bien remporté le tour de Croatie, cette Croresse.
06:17Oui, oui, puisque les coureurs qui se sont disputés la victoire d'étape
06:21n'étaient pas des coureurs directement concernés par le podium.
06:24Donc, par conséquent...
06:25Il aurait perdu du temps aussi ou être décroché du peloton.
06:26Donc, en effet, il était complètement dedans.
06:28Donc, 4 secondes d'écart entre Zvare et Tiberi et 8 secondes pour le podium entre Zvare et Wellens.
06:34Et puis, on retrouve nos deux Français.
06:35Donc, quatrième et cinquième, Sam Maisonob et Adrien Boachy.
06:38De belles performances pour Sam Maisonob et Adrien Boachy.
06:41On verra la tentative de Sam Maisonob, d'ailleurs, de se détacher, de partir seul.
06:45On était à 5 kilomètres de l'arrivée à ce moment-là.
06:50C'est intéressant de décrypter ce sprint de Paul Magnier.
06:53Évidemment, c'est une pépite du cyclisme français dans ce rôle de sprinteur.
06:57Mais sur ce sprint-là, est-ce qu'il y a encore des éléments, Pierre, qui vous apparaissent
07:00sur sa manière de gérer un tel final ?
07:03Là, on voit Paul Magnier...
07:04On est dans le dernier kilomètre.
07:06...a encore un équipier.
07:07Équipier en bout de course, Dri Van Gestel.
07:10Là, il se retrouve tout seul.
07:11Voilà, c'est le moment où il double son équipier.
07:13Paul Magnier en bleu dans la roue des Bahreignes.
07:18On rappelle qu'on a vent dans le dos, que c'est un circuit très rapide.
07:22Et là, on voit Paul Magnier qui temporise.
07:24Il y a un moment où il fait un petit peu la roue libre.
07:26Et quand on fait la roue libre, on sait, quand on est sprinteur,
07:30que derrière, on peut avoir cette fameuse vague qui va nous engloutir.
07:33Et donc, il ne veut pas se faire piéger comme sur la deuxième étape.
07:37Et il lance son spring.
07:38Mais là, on est à 250 mètres de la ligne.
07:40Sur sa physionomie, sur ce qu'il dégage,
07:44on a l'impression que c'est un équipier qui emmène quelqu'un
07:46pour aller disputer le sprint.
07:48En fait, il y a tellement de vitesse qu'il est obligé de sprinter assis.
07:50En fait, là, ils vont à 70 km heure.
07:53Il n'a plus de vitesse.
07:55Il a gagné un sprint de la sorte autour de Chine.
07:59Je n'ai pas le nom exact du tour de...
08:02L'année dernière.
08:04...de Gangzhi.
08:06Voilà.
08:07Il a gagné de la sorte, c'est-à-dire assis sur la selle,
08:09tellement il y avait de la vitesse.
08:10Ils sprintaient à 75 km heure.
08:13Mais là, ça ne passe pas.
08:14Alors, est-ce qu'il est moins en forme ?
08:16Est-ce qu'il est moins dans une moins bonne spirale ?
08:19Mais en tout cas...
08:20Il a gagné hier, quand même.
08:23Il est seul, quoi.
08:24Pour moi, c'est ça qui me choque.
08:25C'est qu'il lui manque un coureur.
08:27Et un coureur comme Paul Magnier, au sein de cette Souda Quick-Step,
08:31on sait qu'il a prolongé son contrat jusqu'en 2029.
08:35On doit avoir un coureur qui l'accompagne toute l'année.
08:39Un coureur de confiance.
08:42Là, on le voit, il lance le sprint.
08:44Mais dans la roue, l'italien, il rigole.
08:47Il a eu comme poisson pilote, Paul Magnier.
08:5119 victoires la saison passée.
08:53Pour un néo-pro de 21 ans, c'est parfait.
08:55Pierre, on rappelle quand même qu'il a gagné trois étapes du Giro.
08:58C'est la différence aussi avec l'année dernière.
09:01Il avait déjà fait le Giro, mais il n'était pas allé jusqu'au bout.
09:03Est-ce que ça, ça pèse un peu sur cette fin de saison ?
09:04L'objectif était énorme.
09:06Il a ramené le Maillot-Cyclamen également.
09:07Est-ce qu'on peut sentir ça sur cette fin de saison pour Paul ?
09:11Peut-être qu'il est un peu émoussé.
09:12Mais j'ai le sentiment que c'est l'ensemble de son équipe qui est émoussé.
09:17Et sur le Tour d'Italie, je l'ai déjà dit cette semaine,
09:20mais il y avait Jasper Stuyvens, qui est actuellement le meilleur poisson pilote du peloton.
09:26Il y en a eu d'autres.
09:27Il y a eu Mark Renshaw dans le passé, il y a eu Morkov.
09:29Là, c'est Jasper Stuyvens.
09:30Quand il est présent, d'ailleurs, il a quitté Lidl Trek.
09:33Et on a vu Jonathan Milan sur le Tour d'Italie.
09:36Il a peiné à aller remporter des étapes parce qu'il y avait Stuyvens à ses côtés.
09:42C'est hyper important d'avoir quelqu'un de confiance,
09:45quelqu'un qui va nous sortir de situations délicates,
09:48qui va aller te déposer au bon endroit.
09:50Et je suis convaincu qu'on aurait eu Jasper Stuyvens présent sur la Croix-Race.
09:55On aurait eu quatre victoires de Paul Magnier.
09:56C'est une évidence.
09:57C'est important ce que dit Pierre parce que j'ai l'impression que Pierre,
10:01on n'entend pas toujours ce qu'il dit.
10:02C'est-à-dire que ce que Pierre est en train de dire,
10:04c'est que Paul Magnier n'a rien à se reprocher.
10:06Il est même dans une excellente condition.
10:08Mais oui.
10:10Et là, moi, j'ai envie de dire...
10:11Pourquoi vous ne le dites pas mieux, Pierre ?
10:12Non, non, mais le poisson pilote...
10:13Je dis que ce n'est pas sa faute.
10:14Je dis que c'est parce qu'il n'a pas un équipier capable de l'amener dans de bonnes
10:17conditions.
10:18Ce n'est pas la sienne.
10:18On dit souvent d'ailleurs que le vélo,
10:20ils remercient tous leurs équipiers, etc. à l'arrivée.
10:22Là, il ne va pas remercier ses équipiers.
10:24Il va le dire par politesse.
10:25Mais bon, après, il va appeler sa copine ou sa femme.
10:29Il va dire bon, pas ouf.
10:31Ça veut dire que Paul Magnier, là où il peut progresser, c'est...
10:35Attendez.
10:37Vous aussi, vous voulez absolument que Paul Magnier progresse.
10:40Mais il n'a pas progressé.
10:41Laissez-nous finir.
10:42Là où il peut progresser, c'est maintenant qu'il a un statut qui est différent,
10:46d'être capable d'aller voir son patron d'équipe pour lui dire qu'il faut du renfort.
10:51Le renfort, je vais vous dire, il était dans ce sprint.
10:54Très bien.
10:55C'est Teuttenberg qui a pris la quatrième place,
10:57qui a été placé d'ailleurs toute la semaine sur les sprints.
11:00Il était à chaque fois présent.
11:03Teuttenberg...
11:03Il est chez Lidltrek pour le moment.
11:04Il est chez Lidltrek.
11:06Il a fait deux fois troisième et il fait quatrième aujourd'hui.
11:09L'année prochaine, il sera au service de Paul Magnier.
11:12Oui, on est tous d'accord.
11:13Bon.
11:14On peut avoir peut-être un...
11:16Un cran au-dessus ?
11:17Oui, ou un autre coureur, ou deux.
11:19Mais c'est parce qu'il faut rappeler que dans cette équipe Soudalco-Ixel,
11:22il y a Tim Merlier aussi.
11:23Il y a un deuxième sprinter.
11:24Donc il faut du monde.
11:26Il faut du monde pour la compagnie.
11:27Cette discussion, elle est intéressante pour éclairer nos téléspectateurs.
11:30On en sourit un petit peu.
11:31Mais c'est le statut de Paul Magnier, sa progression dans la suite de sa carrière.
11:36Pour continuer à franchir des caps, il faut qu'il ait un statut privilégié dans son équipe
11:41et qu'on lui mette les moyens pour aller remporter des courses.
11:43Il a un statut privilégié.
11:45C'est avec Tim Merlier.
11:47Ça va discuter là à l'inter-saison pour savoir qui va aller faire le Tour de France.
11:50Il y a aussi cette interrogation.
11:52Il n'a pas encore disputé le Tour de France, Paul Magnier.
11:56Mais maintenant, il lui faut vraiment des coureurs qui l'accompagnent toute l'année.
12:02C'est-à-dire sur toutes ses compétitions, sur tous ses stages.
12:06Mais il n'y a pas de petites courses.
12:09Ce que Paul Sexas a fait chez Decathlon, c'est MACI.
12:12Ce qu'on est en train de faire.
12:15Y compris en équipe de France.
12:16Paul Magnier, c'est ce qu'il doit installer dans son équipe dans les mois qui viennent, c'est ça
12:21?
12:21Oui, alors ce n'est pas trop dans la philosophie de l'équipe Soudal
12:24de fonctionner comme ça.
12:25C'est-à-dire qu'on n'a jamais fonctionné de cette façon avec un leader unique
12:30pour qui on met au service toute une équipe, etc.
12:33C'est plutôt le Wolfpack, comme on l'appelait cette équipe.
12:37Elle se faisait appeler au départ.
12:39C'est-à-dire la meute de loups.
12:40Ça voulait bien dire ce que ça voulait dire.
12:42C'est-à-dire que par exemple, chez une EX, aujourd'hui, les loups, ils sont chez une EX.
12:45N'importe quel coureur peut avoir sa chance un jour de gagner.
12:48Chez Soudal, les victoires sont importantes, mais elles sont peut-être moins abondantes que dans le passé
12:53et où on n'a pas dans la culture de se dire, allez hop, toute l'équipe, on va faire
12:57le boulot pour Paul Magnier.
12:58Dans cette équipe, il y avait un Steph Krasse qui avait pour objectif de faire le classement général.
13:02D'ailleurs, il termine dans le top 10.
13:03Donc, vous voyez, on est un petit peu, on essaye de brûler par tous les moyens possibles, de briller par
13:11tous les moyens possibles.
13:12Le laps, parfois, peut être un peu...
13:15Sans brûler les étapes.
13:17Il ne faut pas brûler Paul Magnier, en tout cas.
13:18C'est ça qu'on ne veut pas de la part de Soudal Quick-Step.
13:22Son sacro reste, son tour de Croatie, réussit quand même à Paul Magnier puisqu'il a remporté une étape hier
13:29ou pas.
13:29On va revoir son étape, sa victoire d'hier.
13:31Vous vous dites que ce n'est pas suffisant pour lui ?
13:32Bien sûr que non.
13:33Bien sûr que non.
13:35C'était le minimum syndical.
13:37On avait dit deux victoires.
13:38Enfin, j'avais dit, mais je pense que tout le monde ici était d'accord avec moi.
13:41Deux victoires d'étape.
13:43Il en a une.
13:44Bon, on peut s'en satisfaire.
13:46Bon, c'est mieux que rien.
13:47Mais Paul Magnier, avec son statut, c'était minimum deux victoires d'étape.
13:51On avait un joker sur un sprint.
13:53Hier, ils ont eu vraiment un...
13:55Les images qu'on revoit, là.
13:56Hier, c'était vraiment un sursaut d'orgueil collectif.
14:00C'était vraiment très bien.
14:01Avec un final difficile, avec une ascension, on l'a parfaitement accompagné.
14:06Il a suivi les coups.
14:06On l'a amené, on l'a déposé.
14:08Regardez.
14:08On dépose Paul Magnier à 200 mètres.
14:11Il lance.
14:12Et il gagne.
14:13Et il gagne.
14:14Mais c'est tout.
14:14Ce n'est pas compliqué.
14:16Il a besoin d'avoir plus de soutien.
14:20On ne peut pas se débrouiller tout seul quand on a un sprint.
14:22Ça va marcher un coup.
14:23Et puis, le coup d'après, ça ne va pas marcher.
14:25Et il est capable de les gagner et de les enchaîner.
14:28Normalement, quand il commence à gagner sur une course à étapes, derrière, il les enchaîne.
14:32Deux, trois, voire quatre victoires d'étapes sur certaines courses à étapes.
14:34Est-ce qu'il est arrivé à la maturité qui lui donne ce statut-là aujourd'hui, Paul Magnier ?
14:40Est-ce qu'il est encore dans une phase où il a des choses à cocher avant d'arriver à
14:46ce statut-là ?
14:47Parce que c'est une discussion qui est intéressante.
14:49Mais essayons d'être objectifs.
14:52Vous ne connaissez pas beaucoup de coureurs quand même dans le peloton qui ont 35 victoires à 22 ans.
14:58Donc, c'est vraiment, Paul Magnier, c'est un coureur qui a déjà donné des assurances.
15:05Ce qu'on dit là, bien sûr, c'est une course qui est diffusée à la télévision, le Tour de
15:09Croatie.
15:10Mais on aurait pu le dire la semaine dernière sur le Tour de Slovaquie avec le même Paul Magnier.
15:14Paul Magnier, il a fait, il y a eu un sprint.
15:16Bon, certes, il a gagné les deux premières étapes.
15:18Mais il y a eu un sprint en fin de Tour de Slovaquie.
15:21Il a pris la troisième place.
15:23Devant lui, c'était deux coureurs issus de Conti, d'équipe continentale.
15:27Donc, de troisième division.
15:28Je crois qu'au Tour d'Allemagne également, il a eu une mésaventure comme ça.
15:31Encore une fois, parce qu'au Tour d'Allemagne, au Tour de Slovaquie et sur cette Cro-Race,
15:36on veut être présent.
15:37Et c'est normal, il y a beaucoup de courses.
15:39Donc, les équipes, elles doivent être présentes sur plusieurs fronts à la fois.
15:42Plus sur le championnat du monde.
15:43Et il y a les championnats du monde, évidemment, cette semaine.
15:45Donc, c'est très difficile.
15:46Et les championnats du monde, ce n'est pas anodin, ce que dit Claire.
15:48Parce qu'effectivement, l'équipe ne décide pas d'une certaine façon.
15:53Ces meilleurs éléments sont pris au championnat du monde.
15:56Donc, du coup, on fait avec les moyens du bord.
15:59Ce n'est pas une période de l'année qui est facile.
16:01Alors que quand on est sur un grand tour, évidemment, on va mettre la grosse armada.
16:05Ce qui veut dire, pardon, qu'il ne faut pas juger Soudal Quick-Step sur ces courses-là.
16:09Mais est-ce que votre réflexion, elle est quand même valable globalement ?
16:14Il doit y avoir un petit mouvement pendant l'intersaison au niveau de la Soudal Quick-Step pour mieux l
16:20'accompagner.
16:20C'est une évidence.
16:22Rééquilibrer un petit peu les forces.
16:24Quand on a deux sprinters, on se doit d'avoir deux trains.
16:28Ce n'est plus tellement la mode des trains où on a une équipe 100% dédiée aux sprinters.
16:33Mais on doit avoir deux ou trois coureurs capables de l'accompagner dans le dernier kilomètre et demi.
16:37Et un poisson pilote attitré qui le suit toute la saison.
16:41Pour moi, c'est l'idéal.
16:42Les plus grands fonctionnaient comme ça.
16:44Et Paul Magnier, s'il veut être l'un des plus grands, s'il veut être maillot vert un jour
16:48du Tour de France,
16:49il doit avoir un lieutenant pendant peut-être deux, trois ans, quatre ans.
16:54Ça va changer.
16:55Une carrière, ça évolue.
16:56Il y a des changements.
16:57On n'évolue jamais dans la même équipe toute sa carrière.
16:59Mais il doit avoir quelqu'un de confiance qui l'accompagne.
17:01On parle d'un talent exceptionnel.
17:03Paul Magnier, d'ailleurs, on vous recommande encore une fois le fabuleux documentaire
17:06« L'équipe explore » sur le site ou l'application de l'équipe.
17:10On vous emmène dans les coulisses de la vie et de la préparation de Paul Magnier.
17:14Vous le découvrirez sous un autre jour.
17:17Et vous verrez à quel point on tient une pépite absolue pour le cyclisme français dans ce rôle de sprinter.
17:22Une dernière image avant que le podium ne nous parvienne pour la fin de cette Cro-Race.
17:28La mésaventure de Paul Magnier sur ce Tour de Croatie, Claire, c'était face à Davide Donati déjà, lorsqu'il
17:35avait été déclassé.
17:37Oui, on va le revoir là avec ses mouvements du coude, en effet, où il s'est ouvert un petit
17:42peu le chemin.
17:42Parce que justement, là, il se trouvait enfermé.
17:44Mais c'est ça la différence avec aujourd'hui.
17:46Et c'est pour ça que d'ailleurs, le sprint a été aussi emmené aussitôt pour Paul.
17:50Paul qui ensuite a un incident mécanique derrière Donati-Dossard 42, que vous apercevez ici également.
17:56Bon, là, on ne joue même plus.
17:57De toute façon, on la gagne.
17:58Mais peut-être qu'en effet, ce sprint a pesé aujourd'hui dans cette idée de ne pas se faire
18:01enfermer.
18:02Et de lancer ce sprint un petit peu trop tôt aussi.
18:05Et d'avoir ce petit coup, pas de stress, mais de panique quelque part un petit peu.
18:09Et puis, encore une fois, le fait de ne gagner qu'une fois sur cette Cro-Race, ça crée aussi
18:12de la panique.
18:13Voilà, un état d'esprit qui n'est pas forcément positif.
18:16Et on le comprend.
18:17Quand on est sprinteur, on préfère déclencher son sprint trop tôt, quitte à être enfermé.
18:24Si on est enfermé, on ne va pas sprinter, on ne va pas livrer de sprint.
18:28Donc, lui, il le sent.
18:30Il est, nous, dans notre fauteuil.
18:31Mais lui, il le sent que derrière, ça va revenir, qu'il va y avoir une vague et qu'il
18:35va se faire enfermer.
18:36Et quand on est enfermé, ça donne les images qu'on a là.
18:39On ne sprint pas, on est obligé de faire un peu le kamikaze.
18:42Donc là, il a dû sentir que c'était le moment ou jamais et que derrière, ça allait revenir.
18:47Mais malheureusement, c'était un peu trop loin de la ligne d'arrivée.
18:49Il y a forcément un truc qui pèse aussi dans le mental de Paul, mais c'est un peu injuste.
18:53C'est qu'on n'arrête pas de rabâcher qu'il a gagné 19 fois l'année dernière,
18:57en oubliant que cette fois, il y a en plus trois victoires sur le Giro.
19:00Mais si nous, on le rabâche, on peut vous dire qu'à mon avis, dans sa tête, c'est aussi
19:03là.
19:04En plus, je me souviens d'une discussion avec lui au Vélodore où il avait dit
19:07« J'aurais bien aimé aller chercher la 20e, prolonger la saison. Je le sentais bien. »
19:11Il y a aussi ça, en fait. C'est sûr que mentalement, il y a tout ça qui rentre.
19:15Mais c'est plutôt positif. Ça va le galvaniser.
19:17Il n'y a aucun souci du côté de Paul Manier, mais il y a forcément ça aussi.
19:19On aurait pu faire la saison de crosse.
19:21On aurait été ravis de commander les crosses.
19:25Adrien Boachini, mais à l'envers.
19:28Pourquoi pas ?
19:29Avant le podium, on écoute le vainqueur du jour.
19:33Davide Donati, après cette victoire d'étape, la deuxième pour son équipe sur cette croresse.
19:38Davide Donati, félicitations.
19:41Vous pouvez nous parler de ce sprint très rapide à Zagra.
19:48Je me suis manqué hier.
19:53Je vais absolument arriver avec le sprint aujourd'hui.
20:01J'étais trop loin après, hier, après la bosse.
20:05Aujourd'hui, on a vraiment tout fait pour changer en tant qu'équipe et d'aller chercher cette victoire.
20:11Je suis ravi de l'avoir fait.
20:16Et là, aujourd'hui, il y avait vraiment ça.
20:21J'ai trouvé la meilleure roue possible dans ce peloton, celle de Manier.
20:25Et puis, j'ai sprinté une petite position en suite.
20:28Qu'est-ce que vous avez fait comme changement par rapport aux autres précédents ?
20:36J'ai commencé cette croresse avec une petite maladie.
20:43Et j'avais un petit peu mal à respirer.
20:48Les derniers jours, je ne me sentais pas super sur le vélo.
20:50Et ça allait mieux de son milieu.
20:53Aujourd'hui, je me sentais vraiment bien, donc j'ai essayé.
20:58Qu'est-ce que vous allez continuer l'année prochaine ?
21:02Vous avez l'air bien cette année.
21:07Je vais continuer à faire quelques courses en Italie.
21:14Et pour l'année prochaine, on verra.
21:17Dans une des meilleures équipes du monde.
21:20J'espère que je vais trouver Manche.
21:22Comment est-ce que vous aimez la croix ?
21:24Oui, c'est vraiment bien.
21:25La course, c'est vraiment bien.
21:30J'ai demandé à venir l'année prochaine avec l'équipe.
21:33Parce que c'est vrai que je n'étais jamais venue ici en Croatie.
21:35J'ai beaucoup aimé le pays.
21:37Et j'ai beaucoup aimé aussi comment va la course.
21:39Merci.
21:40Il n'est pas venu que pour admirer la Croatie, puisqu'il gagne.
21:45Peut-être que parce qu'il gagne, il se dit que c'est pas mal de revenir aussi.
21:48Et parce qu'il n'a pas beaucoup plu sur cette course.
21:49Et il prolongera.
21:51Il restera un petit peu.
21:52Il n'y a pas besoin de se presser pour prendre l'avion.
21:53Il peut parfaitement rester en profiter.
21:55Je peux apporter un petit rectificatif.
21:57Et on verra une image dingue.
21:59C'était dans le marathon de Berlin.
22:00On est passé à côté du record féminin du marathon avec des circonstances assez incroyables.
22:06Non, juste un rectificatif.
22:07J'ai dit que Donati, l'année prochaine, sera encore dans l'équipe rookie.
22:10En fait, j'avais mal lu.
22:12Non, non.
22:13C'était l'année dernière et cette année.
22:14L'année prochaine, je ne sais pas s'il ne passera pas ou s'il restera dans cette équipe.
22:18Bref, pour l'instant, ce n'est pas clair.
22:20On ne connaît pas encore réellement son avenir au sein de cette formation Red Bull.
22:23On va surveiller ça, évidemment, avant de filer au triathlon avec Cassandre Beaugrand qui peut aller chercher un deuxième titre
22:29de championne du monde pour la grande finale de la saison.
22:32Comme promis, marathon de Berlin.
22:33Regardez ça parce qu'on a failli écrire l'histoire aujourd'hui sur la chaîne.
22:37C'était ce matin, le marathon de Berlin dans la course femme.
22:41Attention, attention, attention.
22:42Ça devient peut-être compliqué pour Tix Assefa.
22:44On sent, elle boite, elle boite.
22:46Elle parle beaucoup avec son meneur d'allure qui l'encourage.
22:49On sent qu'elle est crispée.
22:50On voit le visage grimaçant.
22:53Comme si elle sprintait, mais j'ai l'impression qu'elle est blessée.
22:56Elle boite.
22:57C'est terrible, là.
22:58C'est terrible ce qu'on est en train de vivre avec Tix Assefa qui était parfaitement lancée vers un
23:05record du monde.
23:07Ah non, non, non, non, non, tête basse.
23:10Ah oui, puis elle boite, là.
23:11Elle boite.
23:14Elle est passée au 40e kilomètre, Christelle, en 2h03.
23:18En 2h03, elle est encore en avance pour quelques secondes sur le record du monde.
23:22C'est peut-être pour ça qu'elle veut continuer.
23:24Ah oui, mais là, ça va être au mental.
23:26Au mental avec son meneur d'allure qui va l'accompagner jusqu'à la porte de Brandebourg.
23:30Mais c'est dur, c'est terrible.
23:31C'est terrible cette image parce que Tix Assefa est à moins de 2 km de l'arrivée.
23:36Mais c'est long, c'est long.
23:37On ne sait pas ce qu'il se passe dans le corps.
23:39Oui, c'est long, c'est long, c'est long.
23:41Mais il faut arriver dans 55 secondes.
23:44C'est une mission quasi impossible.
23:46Non, il n'y aura pas.
23:47Il n'y aura pas de record du monde.
23:49Tix Assefa.
23:50Oh là là, qui est quasiment à cloche-pieds, là.
23:53C'est terrible cette image.
23:56Incroyable.
23:58Quelle immense championne de Tix Assefa.
24:01Qui va améliorer son record.
24:04On le rappelle, 2h11,53.
24:06Et qui va peut-être devenir la deuxième performeuse mondiale de tous les temps.
24:11Il reste quelques secondes.
24:14Peut-être un chrono sous les 2h11.
24:16Malgré tout,
24:18Tix Assefa qui remporte ce marathon de Berlin
24:21au bout d'un immense combat,
24:24notamment sur les deux derniers kilomètres.
24:26En un peu plus de 2h11,
24:29elle améliore son record
24:30d'une cinquantaine de secondes.
24:32On va voir le chrono exact.
24:342h11,04.
24:36Elle améliore son record personnel
24:39de 49 secondes.
24:41Elle est allée au bout d'elle-même.
24:42Elle remporte ce marathon de Berlin.
24:45Image complètement folle.
24:47On est tous subjugués.
24:50Les sentiments sont tous mêlés.
24:52Entre l'exploit,
24:53on y était presque,
24:54et quand même l'exploit de finir ce marathon de Berlin
24:56dans ces conditions-là.
24:57Et la douleur.
24:58Elle est aussi loin dans la douleur.
25:00On ne va pas aussi loin que la douleur.
25:05On se retrouve samedi prochain
25:06pour les championnats d'Europe.
25:08Vendredi.
25:08Vendredi déjà.
25:09Le 3, c'est vendredi.
25:11Vendredi pour les espoirs
25:12parce que cette année,
25:13on pourra vivre les championnats d'Europe.
25:14Espoir pour, on espère,
25:16aller chercher de belles médailles
25:17du côté de l'équipe de France.
25:18Merci infiniment
25:18pour cette belle semaine de Crorest.
25:21Et restez avec nous
25:21parce que cette fois,
25:22on accompagne Cassandre Beaugrand,
25:23notre championne olympique,
25:24pour la grande finale de la saison
25:25de triathlon
25:26dans les conditions du direct
25:27pour aller chercher
25:28un nouveau titre de championne du monde.
25:40Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations