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  • il y a 1 heure
Gisèle Pelicot apporte son soutien à la campagne contre la soumission chimique lancée par sa fille, Caroline Darian, fondatrice de l’association #MendorsPas : Stop à la soumission chimique. Toutes les deux dénoncent "un fléau qui touche tout le monde".

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Transcription
00:007h48 et Benjamin Duhamel, vous recevez la fille de Gisèle Pellicot.
00:05Bonjour Caroline Dariant.
00:06Bonjour Benjamin.
00:07Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter à l'occasion du lancement de la première grande campagne
00:11nationale de sensibilisation à la soumission chimique.
00:15Le monde entier vous a découvert, vous et votre famille, au moment du procès des viols de Mazan.
00:19Vous avez créé depuis votre association qui s'appelle Mandorpa et qui porte donc cette campagne.
00:25Votre mère Gisèle Pellicot en est l'ambassadrice, elle sera d'ailleurs avec nous en direct dans quelques minutes.
00:30Mais d'abord Caroline Dariant, en janvier dernier vous disiez à nos confrères du Parisien
00:34« Je vais bien parce que je suis quelqu'un de solide, mais je n'arrive pas à refermer ce
00:38chapitre de ma vie ».
00:39Près de deux ans après le procès des viols de Mazan, comment allez-vous Caroline Dariant ?
00:44Est-ce que vous êtes en passe de réussir à fermer ce chapitre ?
00:47Écoutez, je vais bien parce que je me bats en fait.
00:52Et c'est vrai que vous avez raison, refermer ce chapitre de ma vie, ça passait nécessairement par le lancement
00:58de cette campagne.
00:58Je m'étais fait la promesse, il y a cinq ans, quand la soumission chimique a frappé notre famille,
01:03d'en faire quelque chose pour la société, pour le collectif.
01:07C'était important pour moi, donc je me suis lancée dans ce Paris un peu fou,
01:13pour espérer aussi améliorer considérablement la prise en charge des victimes de soumission chimique.
01:18Il y a cinq ans, personne ne savait ce que c'était que la soumission chimique.
01:21On a fait un travail de fond.
01:24D'ailleurs, je remercie vraiment les équipes qui m'accompagnent,
01:27toutes les forces vives qui m'accompagnent dans ce combat,
01:29parce qu'on peut vraiment parler de combat.
01:31Ça a été un long chemin.
01:34Donc voilà, écoutez, dans la mesure où j'ai l'impression que les choses,
01:38les lignes de front ont bougé en matière de prise en charge,
01:41j'ai envie de dire, j'ai à relever une partie du défi.
01:45Une partie du défi, mais il y a toujours, Caroline Darian, cette difficulté vis-à-vis de la justice,
01:51puisque la justice a reconnu votre mère victime de votre père,
01:54votre père Dominique Pellicot, qui a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
01:57Mais vous avez de nouveau porté plainte contre lui en mars 2025.
02:01Je rappelle que des photos de vous inconscientes en sous-vêtements
02:05avaient été retrouvées dans son ordinateur.
02:07Mais il n'y a pas de suite pour l'instant.
02:10Où en est la justice quant à cette plainte que vous avez redéposée contre lui ?
02:13Vous voyez, la justice, c'est symptomatique de là où nous en sommes aujourd'hui.
02:19C'est-à-dire que moi, ça fait un an et demi que j'ai déposé plainte,
02:21et je n'ai pas de son, pas d'image de ma plainte.
02:24Et si j'ai redéposé plainte contre Dominique Pellicot,
02:27je l'ai fait pour moi, mais je l'ai fait pour toutes les victimes invisibles
02:31en France de soumission chimique.
02:33Moi, je représente 99% des victimes de soumission chimique en France
02:38qui n'avaient pas les preuves nécessaires pour prétendre
02:42à ma reconnaissance de mon statut de victime à la différence de ma maman.
02:46Et ça, pour le coup, c'est aussi en lien avec l'enquête et l'investigation,
02:51les investigations qui n'ont pas été menées.
02:53Et c'est aussi pour ça que j'ai mené ce combat, via mon association.
02:56C'est justement pour qu'on optimise et qu'on lance les analyses toxicologiques
03:01auxquelles j'aurais dû avoir droit, moi, en temps et en heure.
03:05Maintenant, il faut qu'on arrive à les systématiser.
03:08Ce combat, vous le menez donc avec cette campagne que vous lancez aujourd'hui.
03:12Il y aura notamment des spots à la télévision,
03:14avec un film magnifique qui est réalisé par Rebecca Zlotowski,
03:17des affiches dans la rue également.
03:19Est-ce que ça veut dire au fond, Caroline Darian,
03:21que l'électrochoc du procès des viols de Mazan,
03:25le fait que votre mère Gisèle Pellicot soit devenue une icône
03:28de la lutte contre les violences sexuelles dans le monde entier ?
03:30Ça n'a pas suffi.
03:31S'il y a besoin d'une telle campagne, ça veut dire que ça n'a pas suffi,
03:35qu'il faut encore un électrochoc supplémentaire ?
03:37Il faut aller chercher les victimes, il faut leur envoyer un message.
03:40Cette campagne, c'est un signal fort pour les victimes,
03:42ça doit être une boussole de leur dire,
03:45on vous croit, nous on vous croit,
03:47vous n'êtes plus seuls,
03:48et vous méritez d'être reconnus,
03:50d'être écoutés et d'être accompagnés.
03:52Si vous avez un doute, au moment où on se parle,
03:54Benjamin, je voudrais juste dire quelque chose,
03:56au moment où on se parle,
03:57il y a plusieurs milliers de victimes de soumissions chimiques en France
04:01qui soit s'ignorent,
04:03soit ne savent pas vers qui se tourner pour trouver de l'aide,
04:06et espérer se réapproprier une part de leur histoire.
04:11La soumission chimique, c'est voler une part de votre histoire.
04:14Donc, oui, on avait besoin de lancer cette campagne,
04:17on sait ce que la communication peut faire de mieux
04:18quand elle se met au service de l'intérêt général,
04:21et cette campagne, justement, elle montre,
04:23elle rend visible ce qui n'est pas palpable.
04:25Elle montre le calvaire très spécifique
04:28des victimes de soumissions chimiques
04:30qui n'ont pas de souvenirs,
04:31et qui ne sont pas en capacité de raconter
04:33ce qu'elles ont vécu.
04:35C'est pour ça que vous utilisez cette expression,
04:37vous parlez d'un chiffre noir,
04:39puisque les statistiques font état
04:40d'environ 1200 cas suspects par an
04:43de soumissions chimiques,
04:44mais en réalité, c'est un chiffre
04:46qui est très largement sous-estimé.
04:47C'est absolument pas le reflet de la réalité.
04:51On est à plusieurs milliers de victimes en France.
04:53En fait, ce chiffre, il remonte via les réquisitions,
04:57c'est du recensement,
04:58mais aujourd'hui, il y a des tas de victimes
05:00qui ne déposent pas plainte,
05:01il y a des tas de victimes
05:01qui ne savent pas ce qu'elles vibrent.
05:03Nous, on n'a pas su décrypter
05:04ce qu'a vécu ma mère pendant dix ans.
05:06Donc, je veux dire, il faut vraiment
05:08qu'on aille chercher ce réservoir de victimes,
05:10et c'est tout l'enjeu de cette campagne.
05:14Et vraiment, j'insiste,
05:15aujourd'hui, pour vous donner quand même juste une idée,
05:18ça touche toutes les classes de la société,
05:20ça touche tous les genres,
05:22tous les genres.
05:23Mais à plus de 85%,
05:25on parle de femmes et d'enfants
05:27âgés de neuf mois
05:28à 90 ans.
05:31C'est ça qu'il faut avoir en tête.
05:33Donc, cette campagne,
05:34elle est vitale
05:35pour sauver des vies.
05:37Qu'est-ce que vous dites, Caroline Darian,
05:39à quelqu'un qui nous écouterait ce matin
05:41et qui se poserait la question
05:42soit de savoir
05:44si il ou elle a été victime
05:45de soumission chimique
05:46ou si un proche a pu l'être.
05:48Dans ce cas-là,
05:49quels sont les éléments
05:50qui doivent interpeller,
05:51qui doivent inquiéter
05:53et qui doivent aboutir
05:54à ce qu'on se tourne
05:55vers la médecine
05:56ou vers la justice ?
05:57Ces fameuses amnésies
06:00partielles ou totales
06:02qui doivent vous interpeller.
06:05Si vous avez un doute,
06:07investiguez le doute.
06:09Tournez-vous vers le centre
06:10de référence des agressions
06:11facilitées par les substances
06:12qui a été fondée
06:13par la formidable docteure
06:15Leïla Shawashi
06:15avec qui je collabore
06:16depuis le début.
06:17C'est une plateforme d'écoute.
06:19Vous êtes reçus par des experts
06:21qui vont vous aider
06:22à avoir accédé à des preuves.
06:25Ce que je veux dire,
06:25c'est que ce n'est pas parce
06:26qu'on n'a pas de souvenirs,
06:27qu'on ne peut pas retrouver
06:29des traces,
06:30des traces de substances,
06:31des traces ADN,
06:32des traces numériques.
06:34Et c'est hyper important
06:35de se tourner vers cette plateforme
06:37qui est la seule qui existe
06:38en France à l'échelle européenne.
06:40Donc se tourner vers cette plateforme
06:42et aussi savoir,
06:42on parlait des statistiques
06:44qui sont largement sous-évaluées,
06:46savoir aussi que
06:47quand on parle
06:47de soumission chimique,
06:48on peut avoir cette image
06:50de quelqu'un qui,
06:51dans un milieu festif,
06:53se retrouve avec du GHB,
06:54de la drogue,
06:55du violeur
06:55qui est versé dans un verre.
06:56En fait,
06:57ça c'est une image
06:58qui n'est pas la bonne.
07:00Dans 75% des cas,
07:02et vous en êtes hélas
07:03un exemple,
07:04vous, votre famille,
07:04Caroline Darian,
07:05c'est dans le cadre familial.
07:07Dans la majorité des cas,
07:08les victimes connaissent
07:09leur agresseur
07:10et en effet,
07:10ce sont des proches.
07:11C'est un parent,
07:12c'est un collègue.
07:14Je veux dire,
07:15il faut sortir
07:16de cette idée préconçue,
07:17c'est une idée reçue.
07:19Malheureusement,
07:19les victimes connaissent
07:20leur agresseur
07:21et je voudrais juste dire
07:22qu'en fait,
07:22la soumission chimique,
07:23ce n'est pas une histoire
07:24de vigilance,
07:25c'est une histoire
07:26de confiance rompue.
07:29Et cette campagne,
07:30je tiens quand même
07:31à le signer,
07:32on l'a co-construite
07:33avec les équipes
07:34d'Avas Paris
07:35qui m'accompagnent,
07:37qui m'épaulent
07:37depuis plus de 5 ans.
07:39Cette campagne,
07:39elle est aussi soutenue
07:40par le ministère
07:41à l'égalité femmes-hommes
07:42sans qui,
07:43vraiment,
07:44j'insiste,
07:45cette campagne
07:45n'aurait pas vu le jour.
07:46Mais ça,
07:47c'est un travail collectif.
07:49Et c'est le plus important.
07:51Ce que je veux dire,
07:52c'est que j'ai juste envie
07:54de dire aux victimes
07:56qu'il y a quand même
07:57des solutions
07:58pour se faire prendre en charge
08:00et que la vie
08:02ne s'arrête pas là.
08:03Un travail collectif
08:04et une ambassadrice,
08:05Caroline Darian,
08:06en la personne de votre mère,
08:07Gisèle Pellicot.
08:07Et elle est en ligne avec nous.
08:09Elle a souhaité
08:09vous dire un mot
08:10en direct ce matin.
08:11Bonjour Gisèle Pellicot.
08:13Bonjour Benjamin Duhamel.
08:14Merci beaucoup
08:15d'être avec nous ce matin.
08:16Vous venez d'entendre
08:17votre fille parler
08:18de cette campagne.
08:20Je rappelle que
08:20vous aviez raconté
08:22dans votre livre
08:23le lien parfois distendu
08:25qu'il y avait pu avoir
08:26dans votre famille,
08:27la façon dont
08:28ce que vous aviez subi
08:29avait pu agir
08:30comme une sorte
08:30de bombe à fragmentation.
08:32Est-ce que vous êtes fière
08:33aujourd'hui du combat
08:34que mène votre fille
08:35Gisèle Pellicot ?
08:37Bien évidemment
08:38que je suis très fière
08:39de ma fille
08:40et je suis profondément
08:42reconnaissante
08:42pour tout ce qu'elle a fait.
08:44parce que cette campagne
08:45pour Caroline
08:46ça a été cinq années
08:47de travail acharné.
08:49Je l'ai vue s'investir
08:50jour et nuit,
08:51mes week-ends,
08:52passer peu de temps
08:54avec sa famille
08:55tellement cette campagne
08:56lui tenait à cœur.
08:57Et il faut savoir quand même
08:58qu'à travers
08:59son association
09:00M'en dort pas,
09:01elle a su lever le voile
09:02sur cette violence,
09:04ce fléau,
09:05faire connaître
09:06les mots
09:06soumission chimique,
09:08bien au-delà
09:09de nos frontières
09:10parce qu'il peut toucher
09:11chacune et chacun
09:12d'entre nous.
09:13C'est pour ça
09:14que j'ai tenu
09:15à lui apporter
09:16tout mon soutien
09:17d'être à ses côtés
09:18parce qu'il faut
09:19en effet
09:20combattre cette violence
09:21universelle.
09:22Moi, je le vois
09:23lors de mes voyages
09:24à la rencontre
09:25de ces victimes
09:25qui sont totalement
09:27perdues,
09:27qui ne savent pas
09:28ce que c'est
09:28que la soumission chimique.
09:30Et Caroline,
09:30à travers ce qu'elle
09:31a entendu,
09:32elle a parfaitement raison.
09:33Ça concerne chacun
09:35et chacune d'entre nous.
09:36Et ce combat,
09:37il est celui de Caroline,
09:38bien sûr,
09:38il est le mien,
09:39mais il est surtout
09:40désormais celui
09:41de toute la société.
09:42Et ça,
09:43il faut que les pouvoirs
09:44publics s'emparent
09:44de ce sujet
09:45qui est vraiment
09:46un fléau
09:47qui touche tout le monde.
09:48Gisèle Pellicot,
09:49il y a quelques instants,
09:49votre fille disait,
09:51y compris avec ma mère,
09:52comme on ne savait pas
09:53ce qu'était
09:53la soumission chimique
09:54pendant des années,
09:55on s'est posé la question
09:56de ce qui arrivait
09:56et on ne le savait pas.
09:58Si vous aviez su vous
09:59ce qu'était
09:59la soumission chimique,
10:00ce qu'étaient
10:01ces conséquences,
10:02l'histoire
10:02eût été
10:03tout à fait différente ?
10:05Eh bien,
10:06l'histoire aurait été
10:06tout à fait différente
10:07pour moi
10:07parce que je n'aurais
10:08pas perdu
10:09dix ans de ma vie.
10:10Moi,
10:10j'ai consulté
10:11trois neurologues,
10:12j'ai consulté
10:12des médecins
10:13qui étaient
10:15complètement démunis
10:15face à la soumission chimique
10:16parce qu'ils ne savaient
10:17pas ce que c'était.
10:18La soumission chimique,
10:19on n'en parlait pas.
10:20On parlait,
10:21en effet,
10:21de cette drogue
10:22dans les boîtes de nuit
10:22qui est le GHB,
10:24mais au sein
10:24de son foyer familial.
10:25Comment imaginer
10:26que la personne
10:27qui est la plus proche
10:28de vous
10:30a été dix ans
10:32d'errance médicale,
10:33dix ans d'errance
10:34thérapeutique,
10:35ces amnésies
10:35que je ne comprenais pas
10:37parce que j'ai vécu
10:38des anesthésies générales.
10:40Ça a été une angoisse
10:41permanente
10:41pendant ces dix ans.
10:43Et c'est vrai
10:43que si j'avais eu
10:44quelqu'un
10:45qui avait témoigné,
10:46ne serait-ce que
10:47cette association,
10:49j'aurais eu un doute,
10:50je serais allée
10:51consulter tout de suite
10:52pour faire une prise de sang.
10:53Malheureusement,
10:53j'ai perdu dix ans.
10:55Mais ce que je sais
10:56aujourd'hui,
10:57c'est que mon histoire
10:57va servir aux autres.
10:58Et Caroline,
10:59en créant cette association,
11:00elle va aider
11:01toute la société.
11:02Caroline Darian,
11:03sur ce que dit votre mère,
11:05vous aviez admis
11:05vous être ressentie
11:06très seule
11:07pendant le procès
11:07des viols de Mazan
11:08et on avait effectivement
11:10parlé,
11:10vous aviez vous-même
11:11évoqué la distance
11:12qui avait pu se mettre
11:13entre votre mère et vous,
11:15l'entendre dire
11:15qu'elle est fière de vous.
11:16Je suis très émue.
11:20Maman, je t'aime
11:21et c'est moi
11:22qui suis très fière de toi.
11:24C'est ce que je peux lui dire
11:25parce que
11:27je vous assure,
11:27on revient de loin.
11:28Mais c'est aussi
11:29un message fort
11:30que je voudrais envoyer
11:31aux victimes.
11:32C'est que
11:34malgré les épreuves,
11:36surtout quand on est frappé
11:37par des violences sexuelles
11:38au sein du foyer,
11:40ça ne veut pas dire
11:41qu'on ne peut pas se retrouver
11:42à un certain moment donné.
11:43Et vous voyez,
11:43avec ma mère,
11:44on est plus unis
11:45que jamais aujourd'hui.
11:46Et c'est ça
11:46le plus important.
11:48Gisèle Pellicot,
11:49ce combat,
11:50c'est une façon
11:50de vous rapprocher
11:52de nouveau
11:52et de cheminer ensemble.
11:55Parce que nous avons été victimes
11:56mais aujourd'hui,
11:57on est des combattantes
11:58et je pense qu'on est là aussi
11:59pour aider toutes les autres
12:00qui ne comprennent pas
12:01ce qui leur arrive aujourd'hui.
12:03Merci infiniment.
12:04Je vous en prie.
12:05Merci infiniment,
12:06Gisèle Pellicot,
12:06d'être venue vous parler
12:08et à travers ce micro,
12:10d'avoir entendu ces mots.
12:11Merci beaucoup,
12:12Caroline Darian.
12:12Je rappelle donc aujourd'hui
12:13le lancement de cette grande campagne
12:14pour la sensibilisation
12:16à la soumission chimique.
12:17Merci.

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